Culture & Démocratie

Aller au contenu principal

Annonces

Un prochain évènement à ne pas manquer ; la présentation d’une publication récente et incontournable ; une prise de position par rapport à l’actualité ; un communiqué de presse : retrouvez ici les urgences de Culture & Démocratie et de son réseau…

Appel au boycott du « service communautaire »

Non au travail gratuit comme condition du Revenu d'Intégration Social !

La loi du 21 juillet 2016, votée à l'initiative du Ministre BORSUS, a instauré un Service communautaire prétendument volontaire, auquel seront assignés les usagers des CPAS. La définition en est très vague : «Le Service communautaire consiste à exercer des activités, sur base volontaire, qui constituent une contribution positive tant pour le parcours personnel de l'intéressé que pour la société. »

Mais, les intentions réelles sont nettement plus claires : il s'agit d'un travail gratuit en échange, voire commme condition d'octroi, du RIS (Revenu d'Intégration Sociale). Ce travail pourra être presté dans un nombre important de secteurs : administrations publiques, CPAS, communes, ASBL, associations. A peu près partout, sauf dans le privé purement marchand.

Deux éléments de ce projet nous semblent particulièrement inadmissibles :

  • prétendre que le Service communautaire se fera sur base volontaire est clairement un leurre ;
  • ce service communautaire constituera, de toute évidence, une concurrence déloyale avec le travail salarié.

En conséquence, nous refusons l'imposition de ce qui n'est rien d'autre qu'un travail forcé, à peine déguisé. Nous nous joignons à cet appel et invitons les syndicats, le secteur social, le monde associatif, les responsables et travailleurs de CPAS, les travailleurs, usagers et défenseurs des services publics, à la résistance contre ce projet intolérable.

Plus particulièrement, puisque la loi consacre explicitement le caractère facultatif de celui-ci pour les CPAS, nous les invitons solennellement à se déclarer « Hors Service communautaire ». Et nous lançons un appel aux ASBL et associations de fait, aux communes et à tous les « utilisateurs » potentiels d'une telle main d'oeuvre, sans doute bénévole mais tout sauf volontaire, à prendre l'engagement public de refuser toute collaboration à ce dispositif qui organise l'exploitation d'une main d'oeuvre gratuite.

-> Lire le texte complet de l'appel