Culture ET démocratie
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Photo: Frédéric Pauwels (détail)

Culture et solidarité: Actions

Art de la scène et intégration sociale

Du 11 au 13 mars 2008, le British Council (www.britishcouncil.be) invitait à Londres, dans le cadre du séminaire « « Performing arts and social inclusion », des représentants d’associations qui mènent une réflexion et des actions culturelles et artistiques dans le champ du social. Les participants étaient issus des pays de l’Europe de l’ouest. L’objectif était de créer et renforcer des réseaux internationaux de partage d’expériences et de réflexions au départ de la présentation d’une série d’expériences menées en Angleterre.

L’Angleterre a traditionnellement toujours accueilli très largement sa population dans ses grandes galeries et musées puisque dès 1850, nous rappelle François Matarasso (essayiste, consultant et chercheur indépendant), la culture était un moyen d’intégration urbaine. Les arts communautaires britanniques poursuit-il prennent racine dans une longue tradition d’investissement de la culture comme « bien public ». Ces pratiques artistiques incluent la participation des publics les plus divers. Ces actions sont subventionnées aujourd’hui par le conseil des arts, les gouvernements locaux et sponsorisées également par des privés.

Suite à leur participation à ce séminaire, Claire Walthery et Sabine Verhelst, ont réalisé un inventaire (document pdf - 111ko) de projets artistiques menés en Angleterre avec et pour des publics généralement exclus. Le lecteur est ainsi invité à visiter leurs site web pour en savoir plus et pourquoi pas, à prendre contact directement avec les responsables pour des collaborations et des échanges d’idées ou de projets.


Art sans marges

L'ASBL Art en Marge - Centre de Recherche et de Diffusion d'art outsider - défend depuis sa création en 1986 des artistes qui ne s'inscrivent pas dans le circuit culturel officiel. Actuellement appelés " outsiders ", ces créateurs autodidactes travaillent isolément ou dans des ateliers créatifs pour personnes malades ou handicapées mentales. Par des expositions, des publications et une collection qui compte à ce jour plus de 1500 oeuvres d'artistes belges et internationaux, le Centre présente au public des oeuvres qui sont des alternatives saisissantes à nos évidences culturelles.

Le 11 janvier 2007, Culture et Démocratie et Art en Marge ont organisé, dans le cadre de l’exposition « L’art sans marges - Qu’est-ce qu’elle a ta gueule ?» proposée par l’artiste plasticien Jacques Lennep autour du thème du visage, de la figure, une rencontre-débat rassemblant des acteurs qui se confrontent à ces expressions issues de la marginalité. Des artistes, des animateurs d’atelier, un journaliste, un psychiatre, un psychanalyste et un directeur de musée d’art contemporain ont témoigné de leur vision, de leur approche ou de leur lecture de cet art. Une publication, réalisée par Culture et Démocratie et Art en Marge, présente les différentes interventions ainsi que les échanges et réactions qu’elles ont suscitées lors de cette soirée. Cette publication est téléchargeable (document pdf - 598 Ko).


La formation culturelle des futurs travailleurs sociaux

Culture et Démocratie a développé une réflexion sur la formation « culturelle » des futurs assistants sociaux. En effet, une mise en œuvre durable et efficace des projets de participation culturelle nécessite une ouverture des travailleurs sociaux à la plus-value de ce type d’actions. Les écoles de formation des futurs travailleurs sociaux sont donc les lieux privilégiés de sensibilisation au rôle de la culture dans le champ du social.

Depuis 2006, un groupe de travail, coordonné par Culture et Démocratie, constitué d’enseignants en écoles sociales et d’acteurs culturels mène une réflexion commune sur cette thématique. Au départ de plusieurs constats, des recherches et échanges d’expériences, le groupe de travail s’est fixé comme objectif de construire un argumentaire sur la nécessité d’introduire, de renforcer ou d’accorder plus de lisibilité aux pratiques culturelles dans la formation des travailleurs sociaux et d’aboutir à des propositions d’actions en matière de formation.

En février 2007, un atelier basé sur les échanges de pratiques et d’expériences a été organisé autour d’un premier état des lieux (document à télécharger) sur la place de la culture dans les écoles sociales. Cette recherche visait à identifier ce qui est mis en place dans les écoles sociales, au niveau du programme de cours et des stages, pour sensibiliser les futurs assistants sociaux à la culture et à la créativité. En juillet 2007, une personne du groupe est intervenue sur La place des expressions créatrices dans la formation des travailleurs sociaux lors du Congrès Quelles formations aux métiers du social pour quel travail social ? (document à télécharger)

En 2008, une stagiaire assistante sociale a approfondi l’état des lieux avec des entretiens avec des enseignants et des étudiants en écoles sociales. Un rapport, rassemblant des notes de lecture issues de divers ouvrages en lien avec le sujet, a également été réalisé par un membre du groupe de travail. Ce document (document à télécharger) se présente en trois volets construits selon une logique de progressivité (constats, pourquoi et à quoi). La première partie reprend toute une série de réflexions sur le lien entre culture et social. La deuxième est toujours basée sur des extraits d’ouvrages expliquant le pourquoi sensibiliser les assistants sociaux à la culture. Et la troisième propose des pistes en matière de formation.

 


Epanouissement social, sportif et culturel
Nouvelle donne pour les CPAS (à l'initiative de ou en collaboration avec Culture et Démocratie)

Depuis avril 2003, le Ministre fédéral de l’Intégration Sociale accorde un subside de 6.200.000 €, à répartir entre les 589 communes belges. Son ambition est de promouvoir la participation sociale, culturelle et sportive des usagers des Centres Publics d’Action Sociale (CPAS).

Rapports d'évaluation (2004 et 2008)

En 2003, Culture et Démocratie/Kunst en Democratie a réalisé un rapport d’évaluation de l’utilisation de ce subside. Ce dernier est disponible auprès du SPP Intégration sociale, Lutte contre la Pauvreté et Economie sociale (rapport en ligne). Le résumé de ce rapport est également téléchargeable (document word - 1065 Ko).

En 2008, le SPP Intégration sociale, Lutte contre la Pauvreté et Économie sociale a chargé Culture et Démocratie/Kunst en Democratie de réaliser un second rapport d'évaluation du subside, après quatre années d'utilisation, et en lien avec le premier rapport. Le rapport d'évaluation, publié en janvier 2008, est téléchargeable (document pdf - 895 Ko).

Colloque

Culture et Démocratie/Kunst en Democratie a également organisé le 27 avril 2004, à la Raffinerie du Plan K (Bruxelles), une journée de réflexion et de synthèse autour des activités réalisées dans le cadre de la subvention (Actes du colloque - Document pdf - 332 ko).

Guide pratique et journée de rencontres

A la demande du Ministre fédéral de l'Intégration Sociale, Culture et Démocratie et Kunst en Democratie ont publier un Guide Pratique pour les CPAS qui souhaitent mettre en place des projets culturels ou sportifs avec leurs usagers. Participation culturelle, sportive et sociale. Nouvel horizon pour les CPAS. CLÉ Ann, Guide pratique. Comment utiliser le subside octroyé aux CPAS pour promouvoir la participation sociale et l'épanouissement culturel et sportif de leurs usagers?, SPP Intégration sociale, Lutte contre la Pauvreté et Économie sociale, Bruxelles, septembre 2005 est en rupture de stock. Il reste cependant téléchargeable (document pdf - 779 ko).

En 2005, La Communauté française Wallonie-Bruxelles (Service formation des cadres culturels), l’asbl Culture et Démocratie et le Centre de formation de la Fédération des CPAS de l’Union des Villes et des Communes de Wallonie ont organisé quatre journées de rencontres formatives, une par province. Ces journées s’adressaient aux travailleurs sociaux et à leur responsable au sein des CPAS ainsi qu’aux acteurs sociaux et culturels de la province.

L’objectif de ces rencontres était de susciter la réflexion, de répondre aux questions relatives à l’utilisation du subside, de proposer une méthode de travail, d’encourager les rencontres entre travailleurs sociaux et acteurs culturels, de présenter des exemples d’actions intéressantes, d’échanger les pratiques ainsi que d’initier des collaborations et la mise en place de projets innovants au niveau local. Les interventions de Claire Walthery (document pdf - 133 ko) et Jean Blairon (document word - 77 ko) sont téléchargeales.

Jean Blairon, directeur de l'asbl RTA, a réalisé une évaluation des actions visant à promouvoir la participation sociale et l'épanouissement culturel et sportif des usagers des CPAS. Ce document est téléchargeable (document word - 71.5 ko).

Dix lieux à découvrir

En 2006, dix institutions culturelles et scientifiques fédérales se sont réunies pour créer une offre commune de visites originales, variées et attractives adaptés aux usagers des CPAS dans le cadre du subside pour l'épanouissement et la participation culturelle, sociale et sportive. Cette offre commune est présentée dans la brochure Dix lieux à découvrir, publiée par les asbl Culture et Démocratie et Kunst en Democratie, avec le soutien du Ministère de l'Intégration sociale. La brochure est téléchargeable (document pdf - 1,31 Mo)

Conscients que les richesses et les beautés du patrimoine culturel de notre pays appartiennent à tous, la Bibliothèque royale de Belgique, le Musée des enfants, le Musée des Instruments de Musique, le Musée royal de l’Afrique centrale, les Musées royaux d’Art et d’Histoire, les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, l’Orchestre National de Belgique, le Palais des Beaux-Arts, le Planétarium de l’Observatoire royal de Belgique et le Théâtre Royal de La Monnaie proposent un accueil, un accompagnement et des activités destinées aux enfants, aux jeunes, aux adultes ou aux familles. Concrètement, chaque visite coûte un montant forfaitaire unique de 95 € pour un groupe de 15 personnes maximum. Ce prix comprend l'entrée, la réunion de préparation, l'animation, le matériel didactique, l'évaluation...

30 ans des CPAS

Le 1er mars 2007, les CPAS fêtaient leurs 30 ans d'existence. A cette occasion, le SPP Intégration sociale a organisé une fête au Brussels Event Brewery, à Molenbeek. Près de 2.000 personnes y ont participé (assistants sociaux, usagers de CPAS, politiques...). Culture et Démocratie/Kunst en Democratie étaient chargés de sélectionner la programmation artistique parmi les projets artistiques mis en place, au sein des CPAS, dans le cadre du subside pour l'épanouissement social et la participation culturelle et sportive.

Du Sel dans les épinards

Le répertoire d'artistes de Culture et Démocratie présente près de deux cents artistes soucieux de partager leur talent et leur savoir-faire avec des publics différents. Actifs en Communauté française de Belgique, ceux-ci proposent des ateliers collectifs d’expression. Afin de faire connaître cet outil, Culture et Démocratie a organisé, en partenariat avec des associations locales, provinciales ou régionales, deux journées de rencontres Du Sel dans les épinards autour d'artistes de ce répertoire :

- Le 30 novembre 2007, à la Maison des Cultures et de la Cohésion Sociale de Molenbeek-Saint-Jean, en partenariat avec le Forum bruxellois de Lutte contre la pauvreté et la Maison des Cultures et de la Cohésion Sociale de Molenbeek-Saint-Jean). Le compte-rendu est téléchargeable (document pdf - 149 Ko).

- Le 26 février 2008, à la Maison de la Culture de la Province de Namur, en partenariat avec la Province de Namur et la Maison de la Poésie. Le compte-rendu est téléchargeable (document pdf - 165 Ko).

Destinée aux travailleurs sociaux désireux de réaliser des activités artistiques de toutes disciplines avec leurs publics, ces journées avaient pour objectif de favoriser les échanges entre artistes, professionnels de la culture et travailleurs sociaux et d’encourager les partenariats et les pratiques culturelles à travers des projets innovants, notamment dans le cadre du subside pour l'épanouissement et la participation culturelle, sociale et sportive des usagers des CPAS.

Durant la journée, les participants ont eu l’occasion de prendre part à un atelier, au choix, et de vivre ainsi l'expérience d’un projet artistique. Des moments de réflexion et d’échanges sur les outils, les méthodes de travail, le sens des pratiques artistiques et les bénéfices de ces approches auprès des publics visés ont également eu lieu.

 


Prix des Musées

L’initiative de l’OKV (Openbaar Kunstbezit in Vlaanderen vzw) s’inscrit dans un courant important. Au-delà de leur mission première – conserver, étudier, montrer - les musées peuvent-ils être, par leur impact éducatif, des agents du changement social et du développement ? Il semble bien que nous soyons nombreux à le penser. Le dernier numéro des « Nouvelles de l’ICOM » (n° 1, 2008) l’annonce, en titre…

Pour la troisième année consécutive, l’OKV, soutenu par le cabinet international d’avocats en droit des affaires Linklaters De Bandt, fidèle à sa tradition d’engagement social (Community Investment), a organisé le Prix des Musées / Museum Prijs 2008*.

S’il est remarquable que ce Prix concerne les différentes régions du pays, sa caractéristique principale est de considérer prioritairement, au-delà de la qualité intrinsèque des musées concernés, des critères spécifiques. Les services éducatifs y jouent un rôle primordial : projets développés pour renouveler les publics ; initiatives en faveur d’une implication active du visiteur ; efforts particuliers vers les enfants, les jeunes, les malvoyants et les handicapées, les personnes défavorisées, etc.

Dans un premier temps, un « Jury des Nominations », composé de plus de 500 personnalités des médias et du monde muséal ou académique, artistes, visiteurs des musées, a été chargé de désigner - anonymement - trois musées pour chacune des trois régions. Cinq musées en Flandre, autant en Wallonie et à Bruxelles ont ainsi été présélectionnés, le « petit » musée le mieux classé remplaçant cependant le dernier des « grands » musées.

Le choix final s’est arrêté, pour Bruxelles, aux : Musée des Instruments de musique ; Musée Belvue ; Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique ; Musée des Beaux Arts d’Ixelles, Musée Horta.

Pour la Flandre : MuKHA Antwerpen ; PMMK Oostende ; In Flanders Fields, Ieper ; Museum Dhondt-Dhaenens, Deurle ; Museum voor Schone Kunsten, Gent.

Pour la Wallonie : Centre de la Gravure et de l’Image imprimée à La Louvière ; BAM, Musée des Beaux-Arts de Mons ; Musée de la Photographie à Charleroi ; Musée provincial Félicien Rops à Namur ; CEDARC / Musée du Malgré-tout à Treignes.

Le Jury final, neuf personnes** sous la présidence d’Eliane De Wilde, a longuement analysé les dossiers soumis par les nominés et décidé des Prix !

Lauréats des Prix 2008 (2.500 euros) :

  • Pour la Flandre, le MUKHA – Museum voor Hedensdaagse Kunst, Antwerpen,
  • Pour la Région bruxelloise, les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique,
  • Pour la Wallonie, le Musée provincial Félicien Rops, à Namur.

Les Prix du public (1.000 euros) ont été désignés par Internet, par quelque 15.000 votants :

  • Memorial museum Passchendaele 1917
  • MIM, Musée des Instruments de musique, Bruxelles
  • CEDARC / Musée du Malgré-Tout, Treignes

* en partenariat avec Kunst en Democratie, Culture et Démocratie, l’Association francophone des Musées de Belgique, le Conseil bruxellois des Musées, le Vlaamse Museumveriniging, Musée et Société en Wallonie, le GAMAH (accessibilité aux handicapés), Vlaams Expertisecentrum Toegangelijkheid, EXQI (chaîne culturelle) et le FARO.

** Anne Brumagne (Brussel deze week), Eliane De Wilde, présidente, Guy Gilsoul (Le Vif/L’Express), Anna Luyten (Knack), Yves Randaxhe (Banque nationale), Bert Schreurs (Vlaams Steunpunt voor cultureel erfgoed, FARO), Roger Pierre Turine (La Libre Belgique), Georges Vercheval (Culture et Démocratie), Peter Wouters OKV).

www.prixdesmusees.be


Travailler avec des publics « fragilisés » (à l'initiative de ou en collaboration avec Culture et Démocratie)

Culture et Démocratie, le CESEP et le Service formation des cadres culturels de la Communauté française, en collaboration avec le Théâtre Les Tanneurs, les Musées Royaux d’Art et d’Histoire, les Musées Royaux des Beaux-Arts, le Musée de Mariemont et le Théâtre de la Place, ont organisé un cycle de rencontres formatives : "Travailler avec des publics « fragilisés »".

Depuis quelques années, nous assistons à la création et au développement d’initiatives en faveur de l’accueil de publics « fragilisés » de la part de certains services éducatifs du champ culturel (musées, théâtres, …). L’heure est au bilan et au partage d’expériences. Qu’entend-on par publics fragilisés ? Pourquoi parle-t-on de ces publics aujourd’hui dans les institutions culturelles ? Comment approcher et travailler avec ces publics ? Comment surmonter les obstacles et difficultés ? Quelles sont les principes à respecter et les méthodologies à utiliser ? Quelles sont les définitions, les repères minimum communs que nous avons, que nous pourrions construire ?

Destinée aux responsables des services éducatifs, cette formation se présentait sous forme d’un échange supervisé sur des pratiques professionnelles. Celui-ci était pensé dans la perspective de recommandations à construire collectivement avec et par les participants afin de faciliter l’accès et la participation des publics « fragilisés » au champ culturel. Les participants apportaient des situations concrètes. L’échange était balisé par un apport de repères théoriques minimum nécessaires et des exercices pratiques de réappropriation des contenus et de transfert dans les pratiques professionnelles des participants. L’aspect privilégié était bien la question du « comment travailler avec des "publics fragilisés" ? ».

Claire Frédéric (praticienne de l’action socioculturelle et animatrice formatrice) et Danièle Peto (sociologue, enseignante et formatrice) animaient ces cinq séances de formation. Elles travaillent depuis quelques années sur la question de la participation du/des public(s) tant dans la formation à la conduite de projets sociaux et culturels (BAGIC) qu’au travers de formations organisées à l’attention de professionnels de la socioculture.

Programme 2007 :

Séance 1 : Le contexte institutionnel
L’obligation de faciliter l’accès et la participation des publics fragilisés au champ culturel semble un fait historique datant d’une dizaine d’année. Des initiatives isolées sont prises. Afin d’avoir une meilleure représentation de la situation actuelle, les écarts et leur nature entre l’attendu (missions), le souhaité (finalités), le possible et le réalisable ont été identifiés au départ de la carte d’identité et d’un bilan des capacités des services éducatifs.

Séance 2 : Une définition minimum commune de ce qu’est la culture
Comme point de départ à la réflexion :
- « L’objet culturel est un médium entre l’intime et l’universel qui permet de développer l’esprit critique » Anne-Françoise Rasseaux (Musée Royal de Mariemont)
- « La culture = l’œuvre en majesté, la socioculture = l’homme en majesté » Vincent de Coorebyter (CRISP)
- Comment un service éducatif relevant du champ culturel peut-il se débrouiller avec sa propre définition de la culture ?

Séance 3 : Une définition minimum commune de ce qu’est le public fragilisé
Les différentes catégories de publics fragilisés (personnes âgées, handicapés, jeunes….) ont été abordées. Le terme de « public fragilisé » a également été questionné. En quoi ces publics peuvent venir déstabiliser, bousculer, « fragiliser » les pratiques des professionnels.

Séance 4 : Des repères méthodologiques
Au départ d’un contexte institutionnel identifié, de définitions provisoires de la culture, du public fragilisé/populaire, de situations concrètes insatisfaisantes, il s'agissait d'identifier les niveaux d’actions possibles. Par là, il s'agissait de s'attaquer ici aux fondements et au sens des actions menées en s’intéressant plus particulièrement au « comment faire ? ».

Séance 5 : Évaluation
Cette séance était consacrée à l’évaluation des quatre séances précédentes et à la construction des repères théoriques, méthodologiques, pratiques voire éthiques, transférables dans les différents services. Il s'agissait d'outiller le responsable pour la conduite de son projet et de son équipe.

Séance 6 : Des recommandations
Quelques mois plus tard, une séance supplémentaire a été programmée pour permettre un retour sur les pratiques en perspective d’une construction collective de recommandations à faire pour faciliter l’accès et la participation des publics fragilisés au champ culturel.


Participation et expression artistique des publics fragilisés
Projets pilotes menés avec le soutien de CERA (à l'initiative de ou en collaboration avec Culture et Démocratie)

Le projet s’inscit dans le domaine « pauvreté » soutenu par CERA. Il s’agit d’encourager des publics fragilisés - financièrement, socialement ou physiquement-, à participer à la culture, en faisant appel à des artistes professionnels pour les aider à concevoir et réaliser une production artistique.

La participation et l’expression artistiques pour des publics particulièrement fragilisés se situe souvent en amont d’un éventuel programme de réinsertion sociale et professionnelle. Il s’agit avant-tout pour les participants de reprendre confiance en eux, de découvrir et exploiter leurs capacités et talents, de rencontrer d’autres personnes, de réaliser un projet de qualité avec ses exigences et ses plaisirs, etc. Diverses expériences réalisées ont révélé un impact positif important sur les personnes et des changements dans leur vie.

Découvertes et rencontres de différentes disciplines et artistes issus des cultures urbaines à la Prison de Ittre

Dans les pays de l’Union européenne, les arts s’introduisent de manière croissante dans la plupart des prisons. La prison d’Ittre, inaugurée en 2002, abrite 440 détenus condamnés à de longues peines (5 ans minimum).

Le projet mis en place s'axe sur les cultures urbaines (rap, breakdance, graf...). La Prison d’Ittre, l'OED (Organisation pour l’Emploi des (ex-)Délinquants), les membres du réseau « Art et prison » (voir Réseau Arts et Prison), l'Adeppi (Atelier d’éducation permanente pour personnes incarcérées) et la Fondation Jacques Gueux/Lézarts Urbains (spécialisée en cultures urbaines) sont partenaires de ce projet.

Le 22 mai 2005, un concert a été organisé à la Prison d'Ittre. Douze artistes se sont produits, dont les groupes : Abou Medhi, Serial Chiller, Maky et Jackomo. 80 détenus ont assisté avec enthousiasme au concert. Suite à des entretiens avec les détenus, il a été décidé de mettre en place un atelier Rap et Slam qui a eu lieu en 2005-2006, encadré par Maky et Vokal.

Après une année d'atelier, des titres ont été enregistrés pour diffuser un CD. De plus, les séances hebdomadaires et le concert ont été filmés par un vidéaste, Nimetulla Parlaku. Le coffret Jail house Rap & Slam rassemble le film Jail house Rap, le CD et un livret présentant le projet. Ce coffret peut être utilisé dans le cadre d'une animation. Sa qualité le rend accessible à tous. Il peut être commandé auprès de Culture et Démocratie (cultureetdemocratie@scarlet.be - 02/502 12 15), au prix de 5 € (+ frais d'envoi).

Théâtre et Cinéma avec des jeunes en difficulté

Les jeunes en décrochage scolaire, familial, social finissent par aboutir parfois dans la rue. Mais, travailler avec les jeunes dans la rue est très difficile. C'est ainsi qu'est née l’idée de démarrer un projet avec une ou plusieurs classes d’élèves en difficulté et souvent en décrochage scolaire d’une école technique et professionnelle de Mons. L'Académie des Métiers, des Arts et des Sports (AMAS), le CPAS de Mons (Dispositif de Réinsertion Socio-Professionnelle), Le Chabot asbl, le Théâtre du Copion et la Ville de Mons sont partenaires de ce projet.

Le 15 septembre 2005, une première journée d'initiation-découverte au cinéma et théâtre a eu lieu avec les élèves de l'AMAS à la Maison Folie de Mons. Des ateliers d'impro théâtre, d'écriture gestuelle, de cinéma et de films d’animation ont été animés par Le Chabot asbl et le Théâtre du Copion. Suite à cela et en fonction des intérêts et envies des jeunes, des ateliers ont été définis et organisés toute l'année académique 2005-2006, durant l'horaire scolaire. Le 12 avril 2006 a été organisé un moment public à la Maison de quartier des Bains Douches à Mons, devant une quinzaine de personnes (enseignants, directeur et représentants du milieu associatif et politique concernés).

 


La culture à la rencontre des plus pauvres (à l'initiative de ou en collaboration avec Culture et Démocratie)

La Maison des Savoirs est une antenne culture d'ATD/Quart Monde. Elle met en oeuvre des actions culturelles dans la lutte contre la grande pauvreté. Le Séminaire Art et Familles, organisé les 2 et 3 juin 2006, a permis de croiser les expériences sur l'accès et la participation de tous à la culture, et d'en tirer lignes de force et perspectives. Les débats ont mis en avant nombre de réflexions partagées par la centaine de participants représentatifs tant des gens de la rue que d'associations présentes à leurs côtés. Leur constat est que le pire dans la misère et l’exclusion, c’est le regard porté sur les très pauvres, constamment jugés, déconsidérés, rendus responsables de leur situation. Cette posture conduit à la négation de leur humanité et de ce qu’ils ont à apporter au monde.

La spirale de l'exclusion culturelle peut cependant être retournée si l'on met en place les conditions à la fois concrètes et subjectives qui rendent possible une participation à un acte, individuel ou collectif, de création artistique : confiance, temps, liberté, et accessibilité au sens où chacun doit pouvoir se sentir accueilli hors de toute forme de stigmatisation. Pour atteindre les plus pauvres, lit-on encore, il n’y a pas de recettes. Il faut, pour les associations et travailleurs impliqués, savoir être bousculé dans ses certitudes et ses projets par ce que vivent les plus pauvres, rendre à toute rencontre le temps de l’homme, et reconnaître le rôle joué par les très pauvres eux-mêmes. Les conclusions n'ont pas ignoré le rôle indispensable de l'autorité publique dans la mise en place des conditions concrètes d'une telle inversion du regard. Inversion impliquant une refondation de la pensée politique sur la culture, reconnaissant et favorisant réellement la dimension active et créatrice de l'être culturel au-delà des obstacles, économiques et sociaux, de la grande pauvreté.

Actes du Séminaires (42 p.) : Maison des Savoirs (02.414.02.06) ou téléchargeables (document pdf - 1,47 Mo) ou sur le site http://philippe.barbier1.free.fr.


Le Rapport Général sur la Pauvreté, 10 ans après…

Le service de lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion sociale du Centre pour l’égalité des Chances et la lutte contre le racisme vient de publier le Rapport 2005 « Abolir la pauvreté : Une contribution au débat et à l'action politiques », rédigé à l’occasion des 10 ans du Rapport Général sur la Pauvreté. La septième orientation concerne la culture.

Téléchargeable sur le site www.luttepauvrete.be

Dans ce cadre, Culture et Démocratie et Kunst en Democratie ont été chargées, à la demande du Ministre de l’Intégration Sociale et en partenariat avec le Service Public de Programmation (SPP) Intégration sociale et le Service de Lutte contre la Pauvreté, la Précarité et l'Exclusion Sociale, de la rédaction d’une note de base en vue de la révision du Chapitre « Droit à la participation, à la contribution et à la construction de la culture ». Cette note est téléchargeable (Document word 85 ko). Elle a servi de base à l’atelier consacré à la culture lors des journées de débats publics, organisées par la Fondation Roi Baudouin, qui se sont déroulées du 19 avril au 30 mai 2005.

Le but de ces rencontres était de mobiliser, sensibiliser et écouter un large public impliqué dans les 8 thèmes traités dans le Rapport Général sur la Pauvreté (famille, aide sociale, santé, justice, travail, logement, culture, enseignement). Le tout visant à identifier, par province, et selon les participants, les 8 priorités politiques en matière d’intégration sociale.


Réseau Art et Santé (à l'initiative de ou en collaboration avec Culture et Démocratie)

L’art contribue au mieux-être de la personne. Il crée un lien de confiance, permet de s’exprimer et de se faire entendre, de partager les émotions, d’entrer en relation avec soi-même et avec les autres. Il aide à découvrir et développer les capacités, l’imaginaire, la créativité de chacun et procure du plaisir tout simplement. Il peut aussi aider à prendre conscience des réalités, à être acteur de sa vie, à espérer, à se battre, à vivre !

Le réseau Art et Santé rassemble et fédère en réseau tous les arts
en milieu d’accueil, d’aide et de soins, pour, par et avec les personnes fragilisées physiquement ou psychologiquement, en Communauté française. Il est soutenu par la
Commision communautaire française et le réseau Canal-Santé. (Voir le dépliant "Art et Santé" - Version pdf 140 ko)

Journée de rencontres

Une première journée de rencontres et d'échanges de pratiques a été organisées le 19 novembre 2005 au Théâtre Poème autour des membres du groupe de pilotage du Réseau: Kevin Brooking, Régine Galle, Georgette Hendrijckx, Marie Poncin, Renelde Liégeois, Séverine Matteuzzi, Caty Rodriguez, Catherine Vanandruel, Véronique Vandegh, Inghe Van den Borre, Georgia van Wassenhove et Sabine Verhelst. Le compte-rendu de cette journée est téléchargeable (document word - 55 ko).

Ateliers de réflexion

De janvier à juin 2006, les membres du réseau se sont réunis régulièrement afin de partager leurs pratiques et réflexions. Ils ont fait appel à Jean Noël, philosophe, pour animer les débats et diriger la réflexion ainsi que d’en rédiger la synthèse. Les échanges ont eu lieu au cours de cinq rencontres dont certaines se sont déroulées sur des sites hospitaliers afin d’encourager la participation du personnel soignant.

L’objet de ces ateliers était de déterminer, en aval de la description que les artistes font de leur pratique professionnelle au sein d’un milieu de soins, « ce qui se passe », ou « ce qui passe » dans l’interaction qu‘ils établissent entre le patient et eux-mêmes, entre les acteurs en milieu de soins et eux-mêmes, par la médiation du geste artistique. Pour ce faire, étaient investi deux vastes champs de travail : l’art et la santé, en faisant le pari qu’il existe une intersection entre les deux, intersection qui positionne leur art singulier. Il était question de répondre « au plus près » aux questions initiales, sans déborder ni opérer d’associations libres qui nous éloignent de l’objet investigué. La synthèse des ces cinq ateliers a été présentée a une rencontre du réseau Canal Santé, le 22 novembre 2006. Elle est téléchargeable (document pdf - 84 ko).

Publication

Au fil des réunions, des rencontres et des réflexions est né le projet de réaliser une publication présentant la philosophie du réseau. Cet ouvrage a été publié en mai 2007. Il est téléchargeable (document pdf - 354 ko). Outil destiné aux membres du personnel soignant, aux acteurs culturels, aux représentants des pouvoirs publics et à toute personne concernée, il aborde divers thèmes : des expériences de soignants et d’artistes, les réflexions qui les accompagnent, leurs méthodes de travail, l’éthique des interventions artistiques en milieu de soins, des perspectives pour le développement durable des actions Art et Santé.

À l’occasion de la sortie de cette publication, Culture et Démocratie a organisé, le 24 mai 2007, à la Maison du Spectacle - La Bellone, une rencontre-débat s’adressant aux personnes qui se confrontent à ces questions croisant santé et art. Des artistes membres du groupe de pilotage du réseau, un médecin, des soignants et une représentante du Ministre Benoit Cerexhe se sont exprimés sur leur vision des interventions artistiques en milieu de soins et sur les dispositifs à mettre en place pour favoriser des projets « Art et Santé ». Le compte-rendu de cette rencontre est téléchargeable (Document pdf - 141 Ko).

Code de déontologie

Dans la continuité des actions réalisées, une réflexion autour de la déontologie, guidée par Sophie Jassogne (Unité d’éthique médicale – UCL), a débouché sur l ‘élaboration d’un code de déontologie définissant les principes éthiques de l’artiste professionnel intervenant en milieu d’accueil, d’aide et de soins. La première fonction de ce code est de garantir aux bénéficiaires une qualité de service rendu. Les devoirs explicitement mis en avant le sont au service des bénéficiaires des interventions artistiques.
Ce code est également au service de la construction identitaire d'une profession. Valable pour tous les artistes et tous les milieux de soins, il précise une ligne de conduite ainsi que des balises pour la profession. Il reconnaît et affirme l’autonomie et le statut des artistes. Il responsabilise et clarifie leurs devoirs et engagements moraux sur ce terrain spécifique..

Le texte (document pdf - 176 Ko) se présente en trois chapitres, faisant référence à toutes les parties concernées : les personnes à qui les pratiques artistiques sont proposées, les institutions qui donnent le cadre, les équipes de soins et les artistes dans leur spécificité.

À l’occasion de la publication du code de déontologie, des artistes et soignants, ayant participé à cette réflexion, ont présenté les points indispensables que contient le code ainsi que les spécificités et enjeux de celui-ci. Le compte-rendu de cette rencontre est téléchargeable (Document pdf - 98 Ko).

Formation

En collaboration avec le Service formation des cadres culturels de la Communauté française, le Réseau « Art et Santé » a organisé deux journées de rencontres formatives " Artiste intervenant en milieu de soin. Rencontres et réflexions", les lundi 6 et mardi 7 octobre 2008 au Théâtre de la Montagne Magique (. Ces deux journées s’adressaient aux artistes qui souhaitent développer ou qui développent un projet artistique en milieu de soin.

Les objectifs étaient d’informer et de susciter une réflexion sur le métier, sur le développement et l’intégration de projets culturels en milieu de soin afin de mieux comprendre et imaginer la place de l’artiste dans le secteur de la santé. Les questions de déontologie, de méthodes de travail, des collaborations, de financements, etc. ont été abordées. A l’issue des deux journées, les participants auront obtenu des pistes d’actions et de réflexions pour développer leur projet.
Au programme des deux journées : discussions, échanges, témoignages, etc.

Kit d'information

Ce dossier (document pdf - 259 Ko) a pour but d’être un outil d’information et de réflexion destiné aux travailleurs culturels, du milieu associatif et du secteur de la santé. Il présente la philosophie du réseau Art et Santé, répertorie les associations actives dans le secteur « Art et Santé », propose des pistes en termes de formations et de financement pour développer un projet en milieu de soin ainsi que des ouvrages, articles et sites internet susceptibles de nourrir vos réflexions.

Il a été créé à destination des participants aux deux journées de formation « Artiste intervenant en milieu de soin. Rencontre et réflexion » organisées les 6 et 7 octobre 2008 par Culture et Démocratie et le Service formation des cadres culturels de la Communauté française et destinées aux artistes désireux de développer un projet en milieu de soin ou ayant déjà une expérience dans ce domaine.

 

Conférences de Caroline Simonds – Le Rire Médecin

Les 17 et 18 novembre 2009, Caroline Simonds a présenté le travail mené par son association, Le Rire Médecin, dans les pédiatries en France. La première rencontre a eu lieu à l’Huderf, avec une trentaine de participants issus de l’hôpital (soignants ou artistes intervenant) et quelques personnes extérieures (acteurs culturels et sociaux). Une seconde rencontre a eu lieu le 18 novembre au sein de l’Espace Social Télé Service et du Réseau Canal Santé, avec une vingtaine de personnes issues des secteurs social, culturel, artistique, de milieu de soin, des médias.

Rencontre / Débat : Artiste intervenant en milieu de soin / art thérapeute, quelle cohabitation ?

 

Dans la cadre des activités qu'il mène depuis 2005, le réseau « Art et Santé », coordonné par Culture et Démocratie, est confronté à un amalgame entre le travail de l'artiste intervenant en milieu de soin et celui de l'art-thérapeute.

Concerné par cette question, le réseau « Art et Santé » organisa, le 1-12-09, une rencontre-débat Artiste intervenant en milieu de soin et art-thérapeute, quelle cohabitation? avec pour objectifs de définir et de clarifier les rôles et démarches de chacun, de favoriser les rencontres et échanges et de diffuser plus largement ces réflexions. Jean Florence, philosophe, psychologue, psychanalyste et auteur de Art et thérapie, liaison dangereuse ? (Bruxelles, FUSL, 1997), Patrick Beckers, comédien, intervenant à l'Hude, Fabienne Cassiers et Laurent Peeters musicothérapeutes au Centre de Musicothérapie de l'AREAM, étaient ivités à prendre la parole et à répondre auxquestions. Téléchargez le rapport !

 

Ecoutez la conférence :

- première partie

- seconde partie

 

Site internet et lettre électronique

 

Vitrine du réseau, de ses actions et réflexions, le site www.artetsante.be définit les spécificités de la rencontre entre le secteur de l'art et celui de la santé et précise la déontologie de l'artiste intervenant en milieu de soin. La Lettre électronique de Art et Santé publie des textes de réflexion et des récits d'expériences. Un agenda des activités (formations, colloques, spectacles, etc.) organisées par le réseau ou ses partenaires est proposé. Des appels à projets sont enfin relayés, ainsi que l'annonce d'ouvrages, de sites Internet, etc. en lien avec le sujet. La lettre électronique du réseau est archivée sur le site.

 

Artiste intervenant en milieu de soin. Rencontres et réflexions.

Lundi 25 et mardi 26 janvier 2010, de 9h30 à 16h30, àla Direction générale de la Culture – Communauté française (Boulevard Léopold II 44 à 1080 Bruxelles - Salle André Delvaux – 3A021)


Depuis plusieurs années, des artistes sont présents dans les milieux de soin et proposent au patient et à ses proches un moment de partage de créativité. En quoi consiste leur rôle ? Quelles sont les réflexions, la philosophie, l’éthique qui sous-tendent leur démarche ? Quelles sont leurs méthodes de travail ?


Le réseau « Art et Santé », coordonné par Culture et Démocratie, rassemble des artistes et soignants afin d’encourager un développement structurel, durable et professionnel de projets artistiques en milieu de soin. Dans ce cadre, il organise deux journées de réflexion autour de la question « Pourquoi et comment construire un projet artistique en milieu de soin ? ».


Les objectifs sont d’informer et de susciter une réflexion sur le métier, sur le développement et l’intégration de projets culturels en milieu de soin afin de mieux comprendre et imaginer la place de l’artiste dans le secteur de la santé. Les questions de déontologie, de méthodes de travail, des collaborations, de préparation psychologique, etc. seront abordées. A l’issue des deux journées, les participants auront pu découvrir de nouvelles pistes d’actions et de réflexions pour développer leur projet. Au programme: discussions, échanges, témoignages, etc. Ces deux journées s’adressent aux artistes qui souhaitent développer ou qui développent un projet artistique en milieu de soin.

 


Réseau Canal Santé (à l'initiative de ou en collaboration avec Culture et Démocratie)

La zone du Canal à Bruxelles concentre des situations de grande précarité. Diverses asbl et services sont impliqués dans des hôpitaux de cette zone. Préoccupés par l’accueil de l’enfant à l’hôpital, l’accompagnement, l’animation, le transport et la poursuite de la scolarité des malades, ils se sont réunis en réseau.

Les objectifs du réseau "Canal-Santé" sont de réunir les intervenants en et autour de la pédiatrie, de promouvoir l’humanisation de l’hôpital et les soins relationnels, de confronter et d'enrichir les pratiques, de donner un signal public et d'interpeller les politiques par rapport à des questions et des solutions émergentes. En développant la transversalité social-santé et culture-santé, il s'agit d'encourager les passerelles et actions entre artistes et hôpitaux.

Canal Santé a réalisé, avec le soutien de la Cocof, des échange de pratiques (visites et démonstrations de la pratique sur les différents sites hospitaliers), des rencontres avec d’autres intervenants (Radio Bobo, Dr. Eric Sariban, Ecole hospitalière,…) ainsi qu'un inventaire des outils existants (bibliographies, vidéographie, préparation d’une publication catalogue raisonné, analyse statistique vérifiant les hypothèses de travail, mise en place d’un secrétariat permanent et échange d’informations). Une conférence et un week-end de formation au clown relationnel ont été animés par Christian Moffart. Un Colloque "Dessine-moi la santé, dis l’enfant…" a été organisé le 25 novembre 2004 à Bruxelles. La cinquantaine de participantsà l’atelier « l’Art humanise… » consacré à l’art et à la santé ont exprimé le désir de vouloir poursuivre les échanges, la réflexions et envisager des actions à travers la création d’un réseau spécifique, centré sur l’art et la santé (Lire l'article "L'art Humanise" Document Pdf 77 Ko).

Pour plus d'informations:

Organisation Réseau "Canal-Santé", avec le soutien de la Cocof
Site http://www.cocof.irisnet.be/reseaux-sante/canalsante/index.htm
Courriel canal-sante@tele-service.be
Partenaires L'Espace social Télé service, le Centre local de Promotion de la Sant, Clowns à l’hôpital, Fables rondes, l'école à l’Hôpital et à Domicile, Babaclown SARE, clowns relationnels, la Fédération Espoir d’Afrique, l' Association de Parents d’Enfants Aphasiques et Dysphasiques, le Forum bruxellois de Lutte contre la Pauvreté, l'Association des Pédagogues hospitaliers, Soins chez soi et Culture et Démocratie

Réseau Art et prison (à l'initiative de ou en collaboration avec Culture et Démocratie)

Le Réseau Art et Prison est né suite au projet « Words Without Walls » qui a été développé depuis 2000 par le British Council, de Rode Anthraciet (réseau néerlandophone), l’Organisation pour l’Emploi des Personnes ex-Délinquantes et Culture et Démocratie. Cette initiative a permis d’organiser des ateliers d’écriture en prison, des représentations de la pièce anglaise « Apache Tears », des voyages d’étude à Londres, des workshops ainsi que deux journées de rencontres et d’échanges de pratiques à Bruxelles, en décembre 2003. De là, est née la volonté de créer en Communauté française un Réseau Art et prison afin de favoriser les activités artistiques en milieu carcéral.

La pratique artistique constitue un outil puissant. Il aide le détenu à se responsabiliser, se fixer des objectifs, développer sa créativité, retrouver une confiance en soi, reconstituer un tissu de relations sociales, acquérir des compétences de base et des compétences-clés transposables dans un projet de vie, voire professionnel. (Voir Article paru dans le Journal n°8 de Culture et Démocratie)

Les objectifs du réseau sont de créer des passerelles entre les milieux culturel, carcéral et la société libre, de favoriser le développement de projets en milieu carcéral, d'aider les artistes et les opérateurs culturels et de permettre aux détenus d’accéder à la création artistique, et ainsi, de contribuer à leur épanouissement personnel et à leur réinsertion dans un projet de vie.

Les projets du Réseau Art et prison sont divers. Il s'agira de réaliser un état des lieux, à travers des enquêtes auprès des détenus, des promoteurs d’activités et des prisons, pour connaître les besoins et les ressources existantes et de rédiger un rapport reprenant les conclusions des enquêtes et du travail sur le terrain, ainsi que des recommandations et des plans d’actions. Un site Internet (avec un répertoire des opérateurs et artistes, des exemples d'expériences intéressantes, un agenda des activités, du matériel pédagogique, etc.) sera créé. Des rencontres formatives interactives, des voyages d’études en Flandre, en France et en Angleterre sont également prévus. Le Réseau propose de mettre en place et de suivre des expériences pilotes. Un colloque international sur le sujet devrait être organisé. Enfin, le Réseau propose de mettre en place un travail adapté à chaque prison via l’organisation de journées de rencontres entre personnel, détenus, intervenants pénitentiaires et opérateurs culturels et artistes de la région.

 

Deux expériences artistiques en prison ont été mises en place.

- Un atelier Rap et Slam s'est déroulé en 2005-2006, à la prison d'Ittre, avec le soutien de Cera, en concertation avec le personnel, les détenus et les ressources psycho-socio-éducatives (voir Participation et expression artistique des publics fragilisés). Une production (coffret CD/DVD/livret) Jail house Rap & Slam a été publiée. Elle est disponible, au prix de 5 € (+ frais d'envoi) chez Culture et Démocratie. Un myspace qui présente le projet est à visiter.

- Le deuxième projet "Passerelle vers la liberté" est initié par la Funoc à la Prison de Nivelles, en collaboration avec l’OED, la « Touline » (Service d’aide sociale aux détenus), l’Adeppi et divers partenaires pénitentiaires. Il s’agit d’offrir aux détenus un dispositif de « re-mobilisation–re-dynamisation » et de reconstruction identitaire.

 

Journée interactive Art et Prison

Le 12 mars 2007, une deuxième « Journée interactive Art et Prison », organisée à Maison du Spectacle - La Bellone, rassemble près de 120 personnes. Un tiers d’entre elles interviennent en tant que témoins ou personnes ressources. Le programme comprend notamment la présentation des deux projets pilotes précités ; un débat abordant l’historique, les objectifs, les enjeux, les facteurs de succès des activités créatives organisées en prison et les obstacles rencontrés ; trois ateliers qui permettent d’échanger et d’élaborer des recommandations sur différentes problématiques (par exemple, la rencontre entre détenus, artistes ou opérateurs culturels et personnel pénitentiaire ; le paradoxe entre le droit fondamental à la culture et la liberté d'exercer ce droit). La journée permet également de donner la parole aux détenus, via des chansons interprétées en live, des textes, des jeux interactifs, des expositions, des films…

 

Art et Prison. Échos et résonances

La publication Art et Prison. Échos et résonances présente le réseau, son historique, sa philosophie, ses objectifs et propose également un retour sur les débats du 12 mars 2007 et les recommandations qui en ont découlés. Cette brochure est illustrée par des photographies de Jean-Marc Bodson, dans le cadre de L'enfer me ment (© Autrement asbl), et des définitions de détenus et de participants à la journée interactive, dans le cadre du Mur à mots (© Valérie Vanhoutvinck).

La brochure est téléchargeable (document pdf - 2,52 Mo).

La coordination du Réseau Art et Prison est assurée à ce jour par Culture et Démocratie a.s.b.l. (cultureetdemocratie@scarlet.be) et l’Organisation pour l’Emploi des Personnes (ex-)Délinquantes a.s.b.l. (oedasbl@scarlet.be).

 

Du théâtre en prison ... Et après?

Dans le cadre des Mardis du Théâtre Action, le Centre de Théâtre Action, le Réseau Art et Prison et Culture et Démocratie ont organisé une rencontre intitulée "Du théâtre en prison... et après?", le mardi 7 octobre à la Maison de Culture de la Province de Namur. Des ateliers artistiques se déroulent dans les établissements pénitentiaires. Ils offrent aux détenus la possibilité de créer, de s'exprimer, de se découvrir autrement.

Et ensuite ? La culture a toujours un rôle à jouer, en-dehors de la prison. Certains (ex-) détenus désirent approfondir cette initiation en devenant, par exemple, animateur culturel. Existe-t-il des passerelles entre la prison et la société pour se réinsérer à travers la culture? Des partenaires chiliens et français ont partagé leur expérience de pratique culturelle en milieu pénitentiaire.

Le rapport de cette journée est téléchargeable.

 

Rôle et sens de l'art en prison. Evasion, reconstruction ou leurre?

Le 22 avril 2010 à Mons, de 14h à 17h

Une après-midi d'information, de réflexion et de débat organisée par le Réseau Art et Prison, Culture et Démocratie et la Catégorie sociale de la HEH.

Le Réseau Art et Prison, en partenariat avec Culture et Démocratie, se propose d’être une plate-forme d'échanges et de concertation entre les détenus et les différents acteurs (travailleurs sociaux, pouvoirs publics, personnel pénitentiaire, opérateurs sociaux, culturels et artistiques, monde extérieur, etc.) afin de contribuer à une meilleure reconnaissance et à un développement structurel d'activités culturelles et artistiques en prison. Malgré l'introduction progressive de ces activités en milieu carcéral, la place qui leur est actuellement réservée reste réduite. Pourquoi?


L'art a-t-il sa place en prison?
Quel est le sens des activités artistiques en prison?
Quels rôles peuvent ou devraient jouer les programmes culturels en prison?
Comment les travailleurs sociaux adaptent-ils ou non leurs pratiques au développement d'activités artistiques?
Quels sont les enjeux d'une démarche artistique en milieu carcéral?
Quels sont les effets tangibles d'ateliers artistiques en prison?
Une activité artistique en prison... et après?


Cette rencontre créera un espace de questionnement et de réflexion autour d'une approche originale du travail social.


Au programme

l Intervention de :
- Marie Poncin, représentant Culture et Démocratie
- Claire Walthéry et Florence Pire, représentant le groupe de travail sur la formation culturelle des futurs travailleurs sociaux au sein de l’asbl Culture et Démocratie.
- Alain Harford, représentant le Réseau Art et Prison

l Projection de « Jail House Rap and Slam », documentaire retraçant l'organisation d'un atelier Rap et Slam à la prison d'Ittre

l Intervention et témoignages de :
- Nimetulla Parlaku, réalisateur du documentaire
- Maky, animateur de l'atelier Rap et Slam

l Débat et réponses aux questions du public, en présence des différents intervenants


Journée interactive « Arts plastiques en prison »

Le vendredi 7 mai 2010, de 10h à 17h au Palais Abbatial de Saint Hubert
(Place de l'Abbaye 12 à 6870 Saint-Hubert)

Journée organisée par le Réseau Art et Prison, l’ASD/Neufchâteau (Service d’Aide Sociale aux Détenus de l’arrondissement judiciaire de Neufchâteau), le Centre d’Action Laïque de la province de Luxembourg et Culture et Démocratie, dans le cadre de l’exposition « Clair et Obscur », la biennale des œuvres des détenus.

Peu d’artistes plasticiens interviennent en prison. Cependant, il existe une véritable production de dessins, peintures, sculptures, etc. réalisés par des détenus, dans leur cellule ou dans le cadre d’ateliers animés par des artistes ou des bénévoles qui utilisent l’art comme média. Quels sont les enjeux des arts plastiques en prison ? Quelles sont leurs spécificités et les méthodes de travail utilisées ? Comment se positionner par rapport aux contradictions que soulèvent l’intégration de l’art en milieu carcéral ?

Autant de questions qui seront abordées lors de cette journée interactive « Arts plastiques en prison » organisée dans le cadre de l’exposition « Clair et Obscur » qui rassemble des œuvres picturales de détenus et qui se tient du 1er au 23 mai 2010.

Les objectifs de cette rencontre sont de proposer un moment de réflexion sur le développement et l’intégration des arts plastiques en milieu carcéral, de faciliter l’échange d’expériences entre porteurs de projets et d’offrir un espace d’expression aux intervenants en milieu carcéral, aux artistes, opérateurs culturels et sociaux et aux membres du personnel pénitentiaire. Des propositions seront envisagées pour développer des initiatives artistiques en prison.

Au programme :

- 10h : Accueil et introduction par Culture et Démocratie, le Réseau Art et Prison, le Service d'Aide aux Détenus de l'Arrondissement de Neufchâteau (ASD) et le Centre d’action laïque de la Province du Luxembourg


- 10h15 : La place de l’art en milieu carcéral : réflexions
avec les interventions de Catherine Vaisière (Aide et Reclassement S.A.S.D. Huy),

Jean-Paul Delfosse (Directeur de prison) et De Rhode Anthraciet (sous réserve) suivi d’échange avec les participants
Modérateur : Mark Vanderveken (Membre des commissions de surveillance de Bruxelles)


- 11h30 : présentation de projets d’arts plastiques en milieu carcéral
Jorgue de la Torre (artiste, intervenant à la Prison de Nivelles)
Daphnée Sorbi (animatrice CSP à l’Annexe psychiatrique de la Prison de Forest)
Geneviève Warny (sculptrice, Animatrice de l’Atelier « Arts Plastiques » à la Prison de Namur)
Chris Pellerin (plasticienne, intervenante à la Maison d’arrêt de Caen et au Centre de détention de Rennes)
Modérateur : Mark Vanderveken (Membre des commissions de surveillance de Bruxelles)

- 13h : Lunch


- 14h : Visite de l’exposition et animations proposées par les organisateurs, suivies

d’échanges avec les participants


- 15h30 : Quelles perspectives pour le développement des arts plastiques en prison ?

Echange et discussions
Interventions de Cécile Dethier (l’ASD/Neufchâteau) et Marie-Ange Cornet (directrice du CAL – Luxembourg) – Modérateur : Mark Vanderveken (Membre des commissionsde surveillance de Bruxelles)

- 16h30 : Clôture

 

 


Sésame... Musée, ouvre-toi

Les "sésames" qui ouvrent les portes du Musée sont des activités sur mesure proposées par le Service éducatif et culturel, adaptées aux besoins de chacun. Elles sont destinées à des personnes qui pour des raisons sociales, économiques ou culturelles ne fréquentent pas habituellement les musées.

Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique désirent aller à la rencontre de ces nouveaux visiteurs... Pour ce faire, le Service éducatif et culturel agit en partenariat avec les associations sociales et communautaires et propose des activités diversifiées.

Les visites « sur mesure », par exemple, sont préparées avec le guide au Musée. Plusieurs formules sont possibles : la visite active, le parcours créatif, la visite-atelier, le Musée en famille. L’animation hors-les-murs est également rendue possible grâce à la « mallette musée ». C’est le Musée lui-même qui se déplace dans les associations sociales et communautaires ! La rencontre Sésame s’adresse aux formateurs en alphabétisation, aux assistants sociaux, aux éducateurs, aux animateurs de jeunes et enfants, aux bénévoles … Chacun peut y faire part de ses attentes. Son objectif est de faire connaître la démarche d’appropriation du Musée et des œuvres d’art. Enfin, une formation pour les futurs assistants sociaux et éducateurs est organisée pour découvrir les collections et apprendre comment le Musée peut devenir un outil d’appropriation socio-culturelle.

Lieu Musée Royaux des Beaux Arts de Belgique
Adresse Rue du Musée 9 - 1000 Bruxelles
Info et réservations Service éducatif et culturel
Tél. 02 508 33 50
Courriel sesame@fine-arts-museum.be
Site www.fine-arts-museum.be

Artocratie (à l'initiative de ou en collaboration avec Culture et Démocratie)

Avec le soutien de Cera, Culture et Démocratie et Article 27 ont initié le projet "Artocratie" (contraction d' ARTicle 27 et Culture et DémOCRATIE). Il s'agit d'un programme "à la carte" qui allie découverte et pratique artistique pour, par et avec des personnes défavorisées économiquement et/ou socialement, prises en charges par différents partenaires sociaux. Le programme établit en concertation avec les partcipants des différents groupes, comprend des ateliers d'expression artistique animés par des artistes, dans différentes disciplines (danse, écriture, théâtre, musique, arts plastiques), et l'accompagnement à des spectacles, concerts, expositions à choisir parmi le programme d'Article 27 (tickets à 1,25 euros).

Ce projet est accompagné d'enquêtes, d'échanges, de réunions de travail et de réflexion avec les différents partenaires et participants. Les projets réalisés sont présentés dans le document téléchargeable (Document Word - 25 k).


Culture(s) pour tous (à l'initiative de ou en collaboration avec Culture et Démocratie)

Culture(s) pour tous est un un programme d'échanges, de formations et d'informations réciproques, basés sur la rencontre et le dialogue entre d'une part, les opérateurs culturels (animateurs, artistes, personnel des institutions...) et d'autre part, des personnes relais au sein du monde associatif. Il a vu le jour en 2002 avec le soutien de Cera et du Ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles - Direction Générale de la Culture. Les objectifs sont de faciliter l'accès et la pratique de la culture pour tous les publics, sans exclusive, et d'encourager le monde culturel à s'ouvrir à de nouveaux publics.

Culture et Démocratie s'est proposée d'assurer le suivi et l'étude de certaines expériences. L'objectif étant de créer des passerelles entre les mondes culturel et social, entre les différentes personnes et associations, d'encourager les collaborations, de développer les projets culturels, d'ouvrir le monde culturel à de nouveaux publics.

Nous avons donc initié, dans le cadre de nos axes de travail (art et solidarité, dialogue interculturel, accès à la culture, art et école, pratiques culturelles et engagement), un programme de rencontres d'in(ter)formation en collaboration avec différents partenaires. Culture et Démocratie et Article 27 ont également initié le projet "Artocratie" de 2002 à 2004.


Entre 2. La médiation à l'oeuvre

Rencontres Internationales invitent à la réflexion mais aussi aux échanges et à l'expérimentation. Inscrites dans le cadre du programme européen INTERREG III et des échanges entre le Musée des Arts contemporains de la Communauté française de Belgique (MAC's) et le Musée d'Art moderne de Villeneuve d'Ascq (MAM), elles concernent tous les partenaires de la médiation en art contemporain.

Elles abordent la médiation au départ de l'oeuvre et de l'artiste, le rôle de l'enseignant, les approches via la danse, la musique, l'écriture, les nouveaux médias..., la question des publics.

Date du 25 au 28 mars 2004
Lieu Au Musée des Arts contemporains de la Communauté française de Belgique au Grand-Hornu et au Musée d'Art moderne de Villeneuve d'Ascq
Organisation MAC's et Musée d'art moderne Lille Métropole
Adresse Rue Sainte-Louise 82 7301 Grand Hornu
Tél. 00 32 (0) 65 61 38 66
Courriel fabienne.verstraeten@grand-hornu.be ou isabelle.wesel@grandhornu.be

 


La formation artistique en milieu défavorisé: contribution à la citoyenneté (à l'initiative de ou en collaboration avec Culture et Démocratie)

Dans le champ professionnel de la formation artistique, les propositions éducatives sont nombreuses et se diversifient, reflet d'un accroissement des besoins en termes d'apprentissage et de positionnement social. Le guide (en musée ou sur site) élabore de nouvelles pratiques et développe des compétences spécifiques aux situations très variables de l'exercice de son métier. L'échange et l'interaction sont les atouts d'un nouvel enjeu dans le développement de l'Autre. Quand les participants ne bénéficient pas d'un environnement social aisé et vivent dans des conditions de grande précarité, l'art ne peut plus être restreint à un objet de consommation : la démarche participative induit une appropriation de l'art comme outil éducatif.

Evelyn Cramer

Culture et Démocratie entend développer l’accès et l’ouverture de nos institutions culturelles à tous les publics, et en particulier à ceux qui en sont écartés. Suite à la rencontre organisée le 15 novembre 2002 autour des actions innovatrices mises en place par le Mac’s au Grand-Hornu, Evelyn Cramer, assistante à l’Unité de Recherche en Didactique de l’Histoire de l’art et de l’archéologie à l’Université Libre de Bruxelles, nous a parlé de ses travaux et de son expérience dans l’accueil et l’accompagnement de publics défavorisés socialement et économiquement.

Date jeudi 25 septembre 2003 de 15 à 18h
Lieu Musées royaux des Beaux-Arts
Organisation Culture et Démocratie et les Musées royaux des Beaux Arts de Belgique
Adresse 3, Rue de la Régence à 1000 Bruxelles

Un pont entre deux mondes (à l'initiative de ou en collaboration avec Culture et Démocratie)

Pour les 10 ans du service éducatif du Théâtre Royal de La Monnaie, quatre rencontres ont été organisées en 2002-2003. Le jeudi 15 mai 2003, de 14h30 à 18h30, dans le grand foyer de la Monnaie, la rencontre "un pont entre deux mondes" a mis en lumière les projets qui doivent favoriser l'accès à la musique pour un autre public: milieu défavorisé, milieu thérapeutique, écoles... Différentes initiatives ont été présentées.

Intervenants:

  • Modérateur: Jacques Franck
  • Bernard Foccroulle (Directeur de la Monnaie)
  • Daniel Lhost (Forum Bruxellois de Lutte contre la Pauvreté, Culture et Démocratie)
  • Ivo Janssens (Coordinateur de Kunst en Democratie)
  • Béatrice Van Leuven (MUS-E)
  • Waldia Allegria (Musique Espérance)
  • Jo Lescaut (Animatrice du programme "voix")
  • Lucien Berghmans (Professeur au sein du Collectif de Forest)
  • Laurence Adam (Directrice de l'asbl Article 27)
  • Isabelle Van Hoonacker (responsable des visites au Théâtre Royal de La Monnaie))
  • Anne Querinjean (Collaboratrice d'Un pont entre deux mondes)
  • Michelle Canivet (La Résidence "Dupuis", personnes âgées en milieu psychiatrique)
  • Guy Van Montagu (Centre de jour "Stuyvenberg", adultes en milieu psychiatrique)
  • Dr Kitty Claassens (Soins palliatifs)
Date jeudi 15 mai 2003 de 14h à 18h
Lieu Théâtre Royal de la Monnaie
Organisation Service éducatif de la Monnaie
Adresse Théâtre Royal de la Monnaie 23 rue Léopold - 1000 Bruxelles
Tél. 02/210 84 24
Courriel m-f.botte@lamonnaie.be
Site www.lamonnaie.be
Partenaires Culture et Démocratie/Kunst en Democratie, Forum Bruxellois de Lutte contre la Pauvreté

Journée d'in(ter)formation au Mac's (à l'initiative de ou en collaboration avec Culture et Démocratie)

Le Mac's, nouveau Musée des Arts contemporains en Belgique francophone, s'est ancré dans la réalité d'une région considérée comme défavorisée en relevant le défi de rendre l'art contemporain accessible au plus grand nombre. "Ce musée ne sera le musée de tous que s'il devient le musée de chacun", affirmait Laurent Busine dès la genèse de ce projet, une assertion qui sous-tend toute une philosophie car, au-delà du voyage dans l'art contemporain, ce qui transparaît, c'est la volonté de mettre la culture à la portée de tous, y compris le public le moins initié.

Le musée s'inscrit clairement dans le paysage artistique, mais aussi dans son environnement géographique, culturel et social. Ce sera à travers les stages pour les enfants, les formations pour les gardiens du musée, les pré-visites pour sensibiliser le personnel, les publications... Une journée de rencontre, ateliers et débats a eu lieu le vendredi 15 novembre au Grand-Hornu autour des formules de médiation de l'art contemporain, des projets imaginés par le MAC's pour des publics défavorisés et les écoles et autour de l'intégration d'une institution culturelle dans son environnement.

Intervenants: Laurent Busine, directeur; France Hanin, service éducatif; Jérôme André, formation des agents de musées; Serge Rangoni, administrateur

Compte-rendu de la journée (Document Microsoft Word, 36 KB)

Date 15 novembre 2002
Lieu MAC's Grand -Hornu
Organisation Culture et Démocratie et le MAC's
Adresse Rue Sainte-Louise 82 7301 Grand Hornu
Tél. 00 32 (0) 65 61 38 66
Courriel info@grand-hornu.be

(à l'initiative de ou en collaboration avec Culture et Démocratie) à l'initiative de ou en collaboration avec Culture et Démocratie.