n°45
- 08/06/2010
Editorial
Ah, la campagne !
Ah la campagne ! Riante pour le promeneur aux premiers jours
de l’été ! Un peu moins pour le producteur
de lait et pas drôle du tout quand elle est électorale
et imposée.
Beaucoup iront au bureau de vote avec des pieds de plomb.
Certains envisagent ou prônent carrément l’abstention,
mettant ainsi en cause (en question?) un droit démocratique
conquis de haute lutte par les générations qui
nous ont précédés.
Il est vrai que l'on ne se sent pas toujours "en démocratie",
et que des décisions sont prises en contradiction flagrante
avec l'opinion publique, sans débat parlementaire.
C'est le cas pour l'envoi de militaires et de F16 en Afghanistan
! Que notre pays soit membre de l'OTAN interdirait-il l'exercice
démocratique ? Que penser de l'attitude de notre représentant
qui, lors du vote à l'ONU, s'abstient à propos
de la nécessité d'une commission d'enquête
internationale sur l'arraisonnement violent de bateaux voulant
forcer le blocus de Gaza !
La démocratie doit se vivre ! Nous en sommes responsables
! Voter ne suffit évidemment pas. Les élus,
souvent trop bien installés dans leurs certitudes,
ont des comptes à rendre.
Le retour aux urnes est décidé et les politiques
font face même si, pour la plupart, ils ne l'ont pas
souhaité. Tout sourire sur les affiches, sérieux
et responsables par ailleurs, ils - ou elles – sont
parfois bien mal à l’aise devant les médias
à l’affût de la « petite phrase »
qui fera mousser l’information, où le communautaire
garde la vedette. Le vrai problème est ailleurs ! Et
ils – ou elles - se préparent à devoir
choisir entre la rigueur et l’austérité
- entre la peste et le choléra - pour retrouver l’insaisissable
équilibre mis à mal par les apprentis-sorciers
et les pirates de la finance.
Il faudra, disent-ils en chœur, redynamiser l'économie,
dégager des priorités ! Celles-ci serviront-elles
l'intérêt général ? Est-il permis
de rêver à l'indispensable entretien des établissements
scolaires, à des logements sociaux en suffisance, à
la renaissance d'une SNCB en voie de parfaite décomposition
? À l'engagement d'éducateurs de rue, d'enseignants
motivés, d'infirmières et d'infirmiers, de puéricultrices,
de gardiens de prison et de quelques policiers bien sûr,
mais aussi de nombreux jardiniers pour rendre la ville plus
belle… Dans les feuillets électoraux glissés
dans nos boîtes aux lettres, où sont les projets
attentifs au cadre de vie, à la qualité de la
vie, au vivre ensemble, à une éducation repensée,
plus active, ouverte aux questions de société,
et qui donne plus de place à l'art et à la culture.
Pari impossible ? Parmi les douze finalistes du Concours Reine
Elisabeth, il y avait six Coréens. Cela s'explique
: en Corée, la musique est enseignée à
l'école…
Mais enfin, ces questions-là ne sont pas du ressort
du « fédéral » : la Belgique est
régionalisée ! C’est vrai, et il n’en
a rien à faire, le fédéral, de l’épanouissement
de la personne !
J'irai quand même voter !
Georges Vercheval
Vice-président de Culture et Démocratie
|
Les couleurs correspondent aux axes suivants :
- Politiques culturelles
- Culture et Solidarité (Art et Santé,
Art et Prison, CPAS)
- Culture et Ecole
- Interculturalité
- Culture et Citoyenneté
|
Culture et Démocratie
Offre d'emploi :
L'asbl Culture et Démocratie (www.cultureetdemocratie.be)
est à la recherche d'un(e) chargé(e) de coordination
(CDI - temps plein – conditions ACS requises) pour gérer,
en binôme avec l’autre membre de l’équipe,
ses activités.
Description de la fonction :
Animation, coordination, travail en réseau, administration,
communication, gestion.
- Gestion des activités :
Collaborer, avec l’équipe, les membres du bureau de
l’asbl et le Conseil d'Administration, à la réalisation
du projet global de l'association, à son évaluation
et aux éventuelles remises en question suscitées par
l'évolution de la société.
Elaborer les projets de l’association dans le cadre de son
programme d’Education permanente (axe 3.1. du Décret
Education permanente du 17 juillet 2003).
Assurer la mise en place et l’évaluation des activités
de l’association, en collaboration avec l’équipe
et les membres du bureau de l’asbl : organisation de rencontres,
débats, colloques, séminaires, animation de groupes
de travail, réalisation des publications, développement
des outils de communication, etc.
Assurer la représentation extérieure de l’asbl.
- Gestion administrative et financière :
Assurer le suivi financier et comptable de l’asbl.
Assurer le suivi des dossiers administratifs et financiers, notamment
la justification des subventions. Rechercher des financements.
Participer aux tâches administratives : mise à jour
de bases de données, suivi du courrier…
Profil :
- Diplômé(e) en sciences sociales, sciences humaines
ou communication (diplôme de l’enseignement supérieur
ou universitaire) ou expérience dans un emploi similaire.
- Connaissances, intérêt, implication pour les thèmes
abordés par l’association.
- Capacité à organiser son travail et à gérer
les échéances.
- Sens de l'initiative et des responsabilités.
- Compétences rédactionnelles, excellente orthographe.
- Esprit d’équipe et sens de la collaboration.
- Aisance en communication.
- Bonne connaissance du paysage socioculturel et artistique en Communauté
française et du secteur de l’Education permanente.
- Dynamisme, pro activité et polyvalence.
- Expérience de gestion et de coordination d’une asbl
(notamment la gestion comptable et financière).
- Connaissance des logiciels informatiques courants.
- Une bonne maîtrise du français et la connaissance
d'une ou de plusieurs autres langues est un atout !
Nous proposons :
- Un contrat à durée indéterminée à
temps plein (statut ACS).
- Une fonction à responsabilité avec possibilité
de développement personnel.
- Salaire : échelon 4.2 de la commission paritaire 329.02
(double pécule de vacances et chèques repas).
- Entrée en fonction le 1er octobre 2010.
Conditions ACS requises !
Procédure d’engagement :
Envoi de la candidature (lettre de motivation et CV) par courrier
(70 Rue Emile Féron 1060 Bruxelles) ou par courriel (info@cultureetdemocratie.be)
pour le 30/06/2010 au plus tard. Renseignements : 02 502 12 15.
Les candidat(e)s retenu(e)s seront invité(e)s à un
entretien vers la mi-août 2010.
L'Agenda :
"Un enseignement
en culture. De l'utopie à la réalité."
Suite des tables-rondes.
Utopie ou réalité, Culture et Démocratie défend
le projet d’un "enseignement en culture". Dans le
prolongement du colloque « La culture au cœur de l’enseignement,
un vrai défi démocratique », l'asbl organise
des tables-rondes. Deux d’entre elles ont eu lieu ce printemps.
Les autres se tiendront en automne 2010 et en 2011 dans divers lieux
de la Communauté française. Leur objectif est d'approfondir
la réflexion et le débat sur l’articulation
culture/enseignement et d’aboutir, avec tous les participants,
à des propositions concrètes. Au terme de ces rencontres,
Culture et Démocratie présentera des propositions
pour un nouveau contrat culturel pour l’enseignement.
- Programme de la troisième table-ronde
:
La formation culturelle et artistique
dans l’enseignement supérieur
Inscrire la formation artistique et culturelle
dans la formation des enseignants devrait, avant tout, leur permettre
de vivre cette expérience pour eux-mêmes, afin qu’ils
en ressentent très intimement les avantages et les bienfaits.
Cette formation devrait leur offrir la capacité de faire
le lien entre ces activités artistiques et les enseignements
qu’ils assurent. Elle devrait leur fournir une maîtrise
de la conduite de projets en partenariat.
J.G. Carasso, Nos enfants ont-ils droit à
l’art et à la culture ?, Editions de l’attribut,
Mercues, 2005, p.80-81
Etat des lieux à propos de la place de la culture dans l’enseignement
supérieur.
Partages d’expériences et de pratiques, débat
et propositions concrètes dans la perspective de la réforme
de la formation des enseignants du fondamental.
Intervenants pressentis : un représentant de l’enseignement
supérieur pédagogique, un représentant de l’enseignement
universitaire, un représentant de l’enseignement artistique,
Frédéric Janus (Haute Ecole de Namur – Catégorie
sociale).
Date/lieu : 4 octobre 2010, Louvain-la-Neuve (à confirmer)
- Programme de la quatrième table-ronde :
La formation à la grammaire de l’image
dans les cursus de formation obligatoire.
Teach europeans at a young age, in school, about
Europe and about cinéma, about its own language and heritage
of images, so they learn better how to see and differentiate. They
are in a more educated position to understand and digest and cherish…/…
with Sweden having the european leadership right now, we feel it
‘s a very good moment to bring this request to the attention
of our goverments : establish the audiovisual language and grammar
as an intégral part of the school curriculum and as e medium
of communication
Wim Wenders, European culture forum, Bruxelles, septembre
2009.
Etat des lieux, inventaire des pratiques, rapports d’expériences.
Ouvertures et impasses.
Quelle formation à l’image, pour qui, par quels intervenants
et avec quelles compétences ?
Intervenants pressentis: un représentant des Grignoux pour
le projet « Ecran large sur tableau noir », un membre
du Conseil Supérieur de l’Education aux Médias,
Vincent Cartuyvels (historien de l’art et directeur de l’Ecole
Supérieure Le 75), Marc-Emmanuel Melon (chargé de
cours - Département des Arts et sciences de la communication
– Ulg)
Date/lieu : 25 octobre 2010, Les Grignoux (à confirmer)
- Programme de la cinquième table-ronde :
La formation des médiateurs culturels
et des artistes intervenants
Remontant aux années 80 dans son utilisation
au sein du musée, le terme médiation peut être
étudié comme un symptôme, à la fois,
de l’évolution de la société et de celle
de l’institution. Les médiateurs ne se résument
plus aux seuls éducateurs de profession, qui auraient pour
rôle de rendre compréhensible un ensemble, non communicant
par essence, à un public sans clefs d’appréhension
de cet ensemble. L’institution musée représente
une source ambiguë d’expériences multiples, d’éducation
tout au long de la vie, dont les dynamiques varient considérablement
selon les conditions de la visite. La formation des médiateurs
représente donc un aspect crucial de cette aide au développement
de la personne.
Marie-Clarté O’Neill, adjointe de la
directrice des études de l’Institut National du Patrimoine
(INP ), chargée de la formation initiale des conservateurs,
chargée d’enseignement en médiation à
l’École du Louvre
Qu’est-ce que la médiation culturelle ? Qu’est-ce
qu’un artiste intervenant ? Quels objectifs ? Quelle formation
pour ces professionnels ?
Quelle place dans l’enseignement obligatoire pour les artistes
professionnels ?
Ouvertures et impasses actuelles.
Intervenants pressentis: Centre de Formation des Musiciens intervenants
de Lille 3, Coordinatrice du Réseau européen des services
éducatifs des Opéras : parler des spécificités
et diversité des tendances en Europe, Fernand Colin (Musées
Société en Wallonie)
Date/lieu : 29 novembre 2010, Mons (à confirmer)
Plus d’informations :
Culture et Démocratie asbl – 0032 2 502 12 15 –
info@cultureetdemocratie.be -
www.cultureetdemocratie.be/fr
Les productions
Le Journal de Culture et Démocratie n°21, spécial
Lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
Après deux numéros spéciaux consacrés
au droit à l’épanouissement culturel, le Journal
de Culture et Démocratie revient avec comme thème
central la lutte contre la pauvreté et l‘exclusion
sociale, en écho (critique) à l’année
européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion
sociale, pour inspirer – peut-être – la présidence
belge… Découvrez-le - déjà! - dans sa
version
électronique.
Parallèlement, nous vous invitons à découvrir
le
mémorandum du Service de lutte contre la pauvreté
à l’adresse du monde politique, en vue des élections
toutes proches…
"Neuf Essentiels pour déconstruire le choc des civilisations",
neuf notices bibliographiques rédigées, rassemblées
et introduites par Roland de Bodt.
« Neufs essentiels pour » est une initiative éditoriale
de l'asbl Culture et Démocratie qui consiste en la compilation,
introduite et commentée, de neuf notices bibliographiques
concernant des ouvrages incontournables pour qui veut s'informer
sur un sujet d'actualité qui touche à la culture et/ou
à la démocratie.
En collaboration avec le projet Rives d’Europe, Culture et
Démocratie vous propose « Neuf essentiels pour déconstruire
le choc des civilisations ». Cet ouvrage contribue à
rendre plus accessible aux citoyens, aux étudiants, aux pédagogues,
aux artistes, aux animateurs, aux travailleurs sociaux, aux chercheurs,
aux journalistes, aux mandataires politiques, aux administrateurs
publics, aux agents des services de proximité, … et
à tous ceux qui s’y intéresseront, un des plus
importants débats culturels de notre XXIe siècle.
Celui qui revendique avec urgence, pour le dialogue démocratique
et pour la culture de la paix : la reconnaissance de la place des
cultures d’expression arabe et des cultures d’expression
juive dans la formation culturelle de l’Europe.
La publication sera prochainement en vente, consultez-la dès
maintenant en version
"écran" !
Coups de cœur / Opinion
Coups de coeur
Le Gsara asbl
Né avec l'apparition de la vidéo en Belgique dans
les années septante, le GSARA asbl poursuit les idéaux
de ses fondateurs en intervenant dans le champ de l'action sociale,
en défendant des valeurs progressistes et en proposant une
réflexion constamment questionnée sur l’image
et ses représentations. Il a pour vocation, par le biais
de l'audiovisuel et des technologies de la communication, d'agir
en vue d'une plus grande participation citoyenne aux enjeux politiques,
sociaux, économiques et culturels de la société
civile. Reconnu comme mouvement d’éducation permanente,
il a pour mission principale d’entretenir une réflexion
sur l'image et les médias, l'éthique et les représentations
qu'ils génèrent.
Structuré en quatre entités fédérées
(Bruxelles, Liège, le Hainaut et l’Axe central) et
tenant compte de l'évolution des médias et de ses
implications sur les citoyens, le GSARA asbl s'est donné
les finalités suivantes:
- Effectuer un travail de proximité autour des 4 thématiques
d’action -l’éducation aux et par les médias
; la collecte de la mémoire ; le développement du
dialogue interculturel ; le développement d’une démocratie
et d’une citoyenneté active - en faisant connaître
les moyens audiovisuels, en partageant les connaissances et les
méthodes, en proposant des programmes d’animation et
de formation aux outils de la vidéo, de la radio, de la photo
et de l’informatique.
- Organiser des festivals tels que « Filmer à tout
prix » à Bruxelles.
- Réaliser, produire et coproduire des films à caractère
pédagogique, éducatif, social et politique en partenariat
avec le monde associatif, culturel et social ainsi que des films
documentaires de création.
- Fournir différents services favorisant le développement
de notre projet pédagogique par le prêt, l’installation
et la mise à disposition de matériel auprès
d’autres structures associatives nécessitant notre
soutien. Assurer la diffusion des différents produits réalisés
par notre mouvement.
- Soutenir, via son Atelier de Production, des documentaristes
professionnels ou amateurs soucieux de faire partager un regard
sur le monde et de nouvelles formes d’écriturescinématographiques.
- Développer des grandes campagnes d’information et
de communication afin de sensibiliser le grand public aux sujets
de société qui nous préoccupent.
Infos :
info@gsara.be
http://www.gsara.be/spip.php
Prix des Musées
/ Museum Prijs
Ces prix, organisés à l’initiative de l’OKV
– Openbare Kunstbezit Vlaanderen et avec le mécénat
du Cabinet d’avocats Linklaters, sont décernés
pour la 5ème année consécutive !
Après la « nomination », par un jury de plusieurs
centaines de personnes, de cinq musées dans chacune des régions
du pays - Vlaanderen, Wallonie et Bruxelles-Brussel - un jury final
désigne les lauréats : un musée par région.
Il est à remarquer qu’au-delà des qualités
intrinsèques à tout musée, ce jury attache
une attention particulière à « l’accessibilité
» : accueil, services éducatifs performants, attention
accrue pour les malentendants, malvoyants, handicapés, publics
fragilisés.
La proclamation des lauréats 2010 s’est tenue le 1er
juin au Musée Belvue, un des musées lauréats
de 2009. Des prix du public et prix des enfants sont également
attribués.
Les lauréats 2010 :
- CINEMATEK, Bruxelles. La Cinémathèque
royale de Belgique est l’un des secrets les mieux gardés
de Belgique… Fondée par Jacques Ledoux en 1938, elle
rassemble une très importante collection de films et réunit
de nombreux éléments ayant trait à l’art
cinématographique. Aujourd’hui, la Cinémathèque
figure dans le « top mondial » absolu avec plus de 60
000 films différents, 54 000 ouvrages et éditions
périodiques, 25 000 affiches et des millions de coupures
de presse. CINEMATEK est le nouveau nom qui a lui a été
« affectueusement » donné !
Il est à remarquer que le prix couronne davantage la cinémathèque
pour sa collection de films et son intense activité, que
le musée du cinéma (matériel ancien et précurseur)
qui lui est associé. www.cinematek.be
- In Flanders Fields Museum, Ieper. Vous vous plongez
dans l’ambiance de la « Grande Guerre » de 1914-1918
dans une ville qui en a tellement souffert. Ce musée interactif
vous donne l’impression de participer vous-même à
l’Histoire, en tant que soldat, infirmière, habitant
d’Ypres… Vous découvrez de vos propres yeux et
oreilles les ravages subis par toute une région, l’horreur
de la guerre : des combats et des tueries inutiles pour quelques
mètres de sol. Le musée évoque toutefois aussi
l’espoir et la reconstruction de cette ville détruite
que fut Ypres. La succession intense d’objets historiques,
de textes, d’évocations sonores et lumineuses, de documentaires,
de maquettes … suscite beaucoup d’émotion. www.inflandersfields.be
- Musée de l’Hôpital Notre-Dame à
la Rose, Lessines. L’hôpital Notre-Dame à
la Rose, fondé en 1242, est un endroit unique. Il se distingue
non seulement par son extraordinaire beauté, mais aussi pour
sa grande valeur artistique, architecturale, médicale et
sociale. Remarquablement bien conservé, il bénéficie
d’une restauration intelligente. A côté de l’établissement
se trouvent un jardin de cloître, une chapelle et une infirmerie,
une ferme et un jardin peuplé de plantes médicinales,
un cimetière et une glacière. Une grande partie des
meubles, des archives, des œuvres d’art et des collections
d’instruments médicaux, conservées grâce
à la présence des religieuses qui ont soigné
les malades pendant sept siècles, jusqu’en 1980, ont
été sauvées par une équipe de passionnés,
historiens de l’art et de scientifiques et sont aujourd’hui
exposées au public. www.notredamealarose.com
Prix du Public :
- Musée de la Banque Nationale de Belgique, Bruxelles.
La Banque Nationale abrite un musée depuis 1982. Entièrement
rénové en 2002, sa surface d’exposition a pratiquement
été doublée. Le thème central est «
la monnaie ». Au fil des 15 salles, la présentation
se veut à la fois interactive et éducative. Mais ceci
ne constitue que la partie la plus visible de l’offre éducative
proposée par la Banque Nationale. Le musée de la Banque
permet de se familiariser avec l’histoire des moyens de paiement,
le rôle et l’importance de l’argent dans l’économie,
les tâches et activités de la Banque Nationale dans
le nouveau cadre européen, les caractéristiques des
billets en euros et finalement la monnaie comme phénomène
culturel. www.nbbmuseum.be
- Le Musée en plein air Bokrijk, Genk. Le Domaine
de Bokrijk, ce sont 550 hectares de sensations pures. Les bois sont
l’endroit rêvé pour jouer, se promener et vivre
des aventures en plein air. Mais il y a plus... beaucoup plus. Le
Musée en plein air compte trois villages qui représentent
chacun une région : la Hesbaye, la Campine et la Flandre
orientale et occidentale. Chacune a sa personnalité, son
angle d’approche, ses expériences et ses activités.
Les jeunes pourront découvrir comment leurs ancêtres
vivaient, où ils habitaient, ce qu’ils faisaient, quels
étaient leurs rapports avec les animaux, comment ils se déplaçaient,
etc... www.bokrijk.be
- Musée de l’Hôpital Notre-Dame à
la Rose, Lessines. Le public a plébiscité ce
musée qui, déjà lauréat du Prix, réalise
ainsi un « doublé » !
Prix des enfants :
- Musée Royal de l’Armée et d’Histoire
Militaire, Bruxelles. A l'occasion de l'Exposition Universelle
de 1910, un jeune officier, Louis Leconte, rassemble une collection
de quelque neuf cents objets destinés à illustrer
le passé militaire de la Belgique. Devant le succès
remporté par cette exposition, les autorités décident
de conserver la collection, de l'exposer dans les locaux délaissés
par l'Ecole Militaire à l'Abbaye de la Cambre et de la confier
à Louis Leconte. Ainsi naît le Musée de l'Armée.
www.klm-mra.be
- Le Musée en plein air Bokrijk, Genk. Les enfants
ont choisi ce musée, tout comme le public adulte. Ce n’est
sans doute pas un hasard.
- Musée de Groesbeek-De Croix, Namur. Ancien hôtel
de maître du XVIIIe siècle qui porte le nom de ses
anciens propriétaires. On y trouve l'atmosphère d'une
demeure aristocratique du siècle des Lumières. La
décoration intérieure s'intègre à l'architecture
et les collections rassemblées mettent en valeur les arts,
les artistes et les artisans qui firent autrefois honneur aux Namurois.
Mobilier, argenterie, faïences, porcelaines, verres, cristaux,
peintures et sculptures. Un jardin d'inspiration baroque apporte
une note de verdure à l'harmonie de l'ensemble. www.ville.namur.be
Cédric
Gerbehaye au Botanique
Cédric Gerbehaye est un jeune photographe. Plus précisément
un journaliste qui se sert de son appareil photographique pour parler
du monde. Sans la contrainte des impératifs rédactionnels.
Après le Moyen-Orient il y a quelque temps (Irak, Turquie,
Liban, Palestine, Israël), il s’intéresse désormais
au Congo où il a passé de longs mois dans des conditions
difficiles. Son exposition Congo in Limbo – le Congo dans
les limbes… - est visible en ce moment au Botanique, rue Royale
à Bruxelles. Ses images questionnent tant la réalité
sociale que les conflits armés qui se perpétuent,
déstabilisent le pays et, surtout, occasionnent de terribles
souffrances à la population civile. Pour autant, il ne se
considère pas comme un photographe de guerre !
C.G. : « Je n'aime pas cette image. J'ai photographié
la guerre mais je m'intéresse à la culture populaire,
à la musique, à la boxe, au catch, toutes choses bien
vivantes à Kinshasa. Le fleuve Congo me passionne parce qu'il
relie deux grandes régions, les deux limbes du pays, l'est
et l'ouest, le swahili et le lingala. Je m'intéresse à
la gestion des ressources naturelles, au secteur minier avec les
mines d'or de l'Ituri, à celles du Katanga, à ce Congo
plus riche, tourné vers l'Afrique australe où part
le minerai, et qui est celui où il y a le plus de Belges
après Kinshasa. J'ai aussi travaillé là où
MSF accueille 140 enfants soldats sortant de la brousse, des gamins
de 10 à 17 ans venant de diverses milices et factions…
». « Avant d'être un photographe, je suis un être
humain. Que je photographie un général, un soldat,
un humanitaire, une personne qui souffre, un enfant-soldat, je le
fais de la même manière. Je m'intéresse à
la personne pour ce qu'elle "est" » . Si, de cette
manière, Cédric Gerbehaye constitue des « archives
» à propos du Congo, en travaillant sur le long terme
(7 séjours en RDC, déjà), il n’a pas
pour autant la prétention de présenter un travail
complet sur le sujet… Il lui faudrait pour cela, dit-il, cinq
ou dix ans encore !
A voir au Botanique du 10 juin au 8 aout 2010.
Plus d’infos : www.congoinlimbo.com
ou http://www.botanique.be/cgi?usr=44vt78sefb&lg=fr&pag=877&tab
(Remarque : le magazine de photographie VIEW, à paraître
dans les prochain jours, publie les images de Cédric Gerbehaye,
en même temps que d’autres reportages, en Afrique notamment,
et qu’un dossier sur le thème important de «
L’eau » à travers le monde).
À signaler, au Botanique également et dans le même
temps, l’exposition de Jessica Hilltout à propos des
enfants qui, à travers toute l’Afrique, rêvent
d’une autre vie, à travers le mythe du football. D’actualité
!
Et puis encore, au Musée Belvue, 7, Place des Palais, Bruxelles,
du 10 juin au 12 septembre, l’exposition du collectif de photographes
Nadaar sur le thème « Facing Brussels » ! (Nadaar
: Eric De Mildt, Tim Dirven, Nick Hannes, Jan Locus, Dieter elemans,
Loïc Delvaux, Marine Dricot, Philippe Herbet, Jimmy Kets, Wim
Knapen, Alain Schroeder)
Opinion - Spéciale élections
Réformer notre culture(s) de la solidarité
Alors ? Dimanche, nous allons voter ! De part et d’autre
de la frontière linguistique, les démocrates s’interrogent
: ces élections de quoi sont-elles le signe ? Vont-elles
sonner le glas de la nation ? rompre définitivement la solidarité
entre flamands et francophones ? prononcer d’un geste l’éclatement
du pays ? Peut-être !
Alors, ces élections prennent une saveur improbable ; pour
l’avenir de la Belgique, elles se révèleraient
« historiques » : jour de deuil national ? jour de fête
des communautés ? C’est selon l’humeur de chacun
! Tous ont le sentiment que le temple de la nation chavire sur ses
bases. Certains y croient. D’autres le souhaitent. Beaucoup
se méfient. La plupart sont perdus et se fâchent :
c’est à n’y rien comprendre ! Et au moment où
plus rien ne semble fiable, on s’égare d’illusions,
on court aux mirages qui dansent à l’horizon et on
se réveille en sueur pour échapper aux spectres qui
surgissent insaisissables dans la brume du petit matin (1). Devant
les catastrophes qui s’annoncent, chacun ressent intimement
combien la politique est impuissante à nommer la réalité.
C’est là aussi notre condition présente. Tous
les nationalismes – qu’ils soient belge, flamand, français,
germanique, wallon, bruxellois –, tous les raidissements enflammés
sur la question de l’identité nationale ne sont que
les signes de notre impuissance politique, c'est-à-dire qu’ils
sont les manifestations de notre incapacité citoyenne à
faire face aux réalités et aux violences auxquelles
nous sommes soumis, à présent. La gestion de la cité
ressemble à un théâtre d’ombres, un jeu
de miroirs où le reflet est vendu pour la chose même
! Vanités des apparences ! C’est regarder la houle
sans considérer l’économie des profondeurs !
Et défaire la Belgique qu’est-ce que cela changera
à l’essentiel de nos vies ?
L’économie mondiale en deviendrait-elle plus humaine
? Le sacrifice des êtres humains, l’épuisement
des ressources naturelles, la destruction des conditions de la vie
sur terre cesseront-ils ? Serons-nous moins terrorisés par
les désordres économiques et technologiques mondiaux
? La Bourse renoncera-t-elle à jouir du tremblement de nos
chairs, pour son bon plaisir ? Renoncera-t-elle à abuser
nos enfants, à corrompre leurs chances d’avenir, pour
son seul profit ? Ses spéculations seront-elles, enfin, classées
parmi les crimes contre l’humanité ? Et ces spéculations
dévastatrices seront-elles sanctionnées par la justice
des êtres humains avant qu’elles ne laissent l’humanité
pour morte, au bord de la route ? Résolument aujourd’hui,
les véritables problèmes ne sont pas ethniques mais
éthiques ! Comme tant d’autres Etats dans le monde,
notre pays « mosaïque » se trouve aux prises d’un
bouleversement culturel sans précédent. En moins d’un
demi-siècle, nous avons connu une transformation radicale
de nos modes de vie. Et cette révolution culturelle n’a
pas encore trouvé, dans l’ordre politique, une expression
construite et significative, un diagnostic communément admis,
des hypothèses de travail pour s’atteler à réduire
les causes du mal plus que d’en accommoder les symptômes.
Quant au fond : depuis cinquante années, c’est notre
culture de la solidarité humaine qui est en cause, qui est
mise en crise.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, nos grands-parents
avaient adopté des mécanismes nationaux de solidarité
pour assurer la sûreté de chaque individu : c’était
l’invention de la sécurité sociale ! Avant d’être
traduit par des mesures politiques, réglementaires ou par
des dispositions économiques, le besoin de cette solidarité
nationale a donc été ressenti, réfléchi
et imaginé ; il a par conséquent été
conçu dans l’ordre de la culture avant d’accoucher
ses principes dans l’ordre du droit. Car la création
de la sécurité sociale ne répondait pas seulement
à des questions d’existence concrète, comme
l’assurance en cas d’accidents de travail, les plans
de pension, l’assurance maladie ou les congés payés,
etc. Pour nos grands-parents, elle répondait aussi –
et probablement d’abord ! – à des nécessités
existentielles et philosophiques nouvelles. Après la découverte
des camps de concentration du régime nazi et de leur industrie
d’extermination, après les images de la destruction
nucléaire des populations civiles d’Hiroshima, la création
de la sécurité sociale manifestait un choix culturel
porté collectivement par et pour des préoccupations
éthiques ; un engagement du pays entier qui traduisait les
exigences culturelles de ses populations. Par exemple ? L’exigence
de reconnaître « l’égale dignité
» du genre humain ! Celle d’attribuer un autre statut
et une autre attention à l’enfance. Celle d’une
plus grande égalité civile et politique entre les
femmes et les hommes, etc. Cette culture de la solidarité
nationale était imprégnée par les rêves
et les espérances d’une génération ;
elle porte les couleurs des expériences de vie de celles
et de ceux qui avaient subi dans leur chair, dans leur cœur
et dans leur esprit, les violences arbitraires du régime
fasciste. « Ils avaient connu la guerre ! » C’était
assez dire ! C’est pourquoi le modèle de la sécurité
sociale belge, adopté en 1945, est tout entier façonné
de cette « matière » culturelle.
Il porte effectivement la marque des pratiques humaines où
il a été conçu : il y a cinquante ans, l’espérance
moyenne de vie approchait les septante ans, la période de
vie professionnelle s’étalait sur quarante ans au moins
et souvent même quarante- cinq années de travail rémunéré.
C'est-à-dire près des deux tiers de la vie ! Chaque
travailleur était à charge de la société
pendant vingt-cinq ou trente ans dont quinze à vingt années
à charge de ses parents et en moyenne cinq à dix ans
à charge des fonds de pension. Les dépenses de santé
restaient modestes et mesurées. C’est dans ce contexte
d’après-guerre et en raison de cette culture du travail,
du monde à reconstruire et de ce mode de vie moderne, qu’il
parut judicieux de construire le système de la solidarité
sociale nationale sur le travail, lui-même. En regard de la
situation historique, caractérisée encore –
et ce n’est pas le moindre des facteurs à prendre en
considération – par un faible chômage, cette
invention de la solidarité sociale fondée sur le travail
était un considérable progrès pour les populations
de l’Etat belge.
Aujourd’hui, en 2010, ce système de solidarité
sociale est totalement inadapté à nos réalités
de vie : nos enfants ont une espérance de vie de quatre-vingt
ans au moins et peut-être au-delà. Qu’ils étudient
ou non, ils restent pratiquement vingt- cinq ans à charge
de leurs parents et parfois plus. Le travail rémunéré
dans de bonnes conditions se raréfie. Malgré de régulières
purges en direction de l’aide sociale, le chômage ne
cesse d’augmenter. Le recours systématique au chômage
et aux statuts fragilisés des travailleurs est devenu une
des premières ressources de profit pour les entreprises.
Tous nos enfants risquent de connaître des périodes,
plus ou moins longues, de chômage dans leur vie. Ils travailleront
peut-être vingt-cinq ou trente ans. C'est-à-dire près
d’un tiers seulement de leur vie ! Ils vivront à charge
des fonds de pension et de l’assurance maladie pendant près
de trente années. Et parfois quarante ans ! C'est-à-dire
à peu près autant sinon plus que leur vie professionnelle
! Les maladies dont les populations souffrent trouvent leurs origines
dans des problèmes de société qui sont pratiquement
sans rapport avec le travail et qui se révèlent d’une
ampleur nouvelle : la mauvaise qualité de l’air, le
bombardement des ondes, la généralisation de l’industrie
nucléaire civile et militaire, la mauvaise qualité
de l’eau, la consommation extensive de pétrole, une
alimentation de moins en moins naturelle, altérée
par des pesticides ou des engrais qui agissent sur l’organisme
comme des poisons, et que dire encore des viandes et des produits
de la pêche ; encore et toujours le tabac, l’alcool,
les drogues diverses, sans parler de la surconsommation de médicaments
et de traitements médicaux qui génèrent, eux-mêmes,
quantité d’affections secondaires, etc. Tous ces exemples
montrent que notre culture de la solidarité sociale nationale
ne peut plus être fondée sur le seul travail ! Que
cela n’a plus aucun sens dans le monde tel qu’il est
à présent. Que la maintenir dans cet état est
irresponsable. Tout ceci démontre qu’un des plus importants
enjeux culturels de notre début de XXIe siècle, consiste
à inventer d’urgence une nouvelle culture, de nouvelles
formes de la solidarité humaine.
Et pour ne pas rester sans proposition opérative à
court terme : ne serait-il pas pertinent, par exemple, d’amplifier
l’utilisation du principe « pollueur/payeur »
? Et, qu’en vertu de cette règle, les taxes actuellement
perçues par l’Etat sur les consommations de pétrole
sous toutes ses formes, sur l’aviation, sur le transport routier,
sur l’alcool, sur les pesticides, sur les engrais, sur le
tabac, sur les médicaments eux-mêmes, sur les gsm,
sur les consommations de téléphonie portable, sur
toutes les technologies qui démultiplient l’utilisation
des ondes, sur l’activité et les consommations nucléaires
civiles et militaires, sur les médicaments, les consommations
hospitalières et l’ingénierie médicale,
soient prioritairement affectées au financement des soins
de santé ? Et dans ce contexte, que ne soient prélevés
sur le travail salarié ou indépendant, que des parts
plus proportionnées à l’effet évaluable
du travail sur les besoins en soins de santé des travailleurs
? Et ce n’est ici qu’une facette du problème,
l’autre volet consisterait, à titre d’exemple,
à renforcer le financement public de la prévention
culturelle à la santé par un usage plus intensif des
médecines douces, des diverses formes d’accompagnement,
de conseils diététiques, de soins et de soutien –
notamment pour les difficultés de l’âme ou pour
l’apprentissage et l’usage du corps – qui peuvent
améliorer considérablement le niveau de la santé
publique et réduire en proportion les frais médicaux
ou le recours aux traitements médicaux classiques. C’est
profondément un changement de culture pour modifier notre
rapport à notre corps et à notre santé qui
pourra influer de manière significative sur les dépenses
de santé.
En ce qui concerne le chômage, dernier exemple et de la même
manière, les taxes prélevées actuellement par
l’Etat sur le bénéfice des entreprises –
ou sur une marge bénéficiaire brute à calculer
– ne devraient-elles pas prioritairement être affectées
au financement de l’assurance chômage ? Est-ce aux travailleurs
de payer le chômage qui ne profite qu’aux employeurs
?
Ainsi, nous devons l’admettre : faute de réinventer
notre culture de la sécurité sociale depuis cinquante
ans, la question se pose effectivement aujourd’hui de la cohésion
nationale entre les flamands et les francophones. Mais cette question
dépasse largement le débat communautaire, car même
si nous divisons la Belgique, chaque communauté devra procéder
à une révolution culturelle d’ampleur pour garantir
une culture de la sécurité sociale adaptée
aux réalités de vie de ses populations. Alors avant
de nous séparer, inventons une manière plus juste
de vivre ensemble et établissons ensemble les principes par
lesquels refonder aujourd’hui notre culture de la solidarité
nationale. Et si une plus grande autonomie des communautés
peut être trouvée, c’est préalablement
là dans cette démarche d’invention culturelle
qu’on la découvrira.
Roland de Bodt
Chercheur et écrivain
Mons (Belgique), le 5 juin 2010.
(1) J’emprunte les images à plusieurs scènes
de « Hamlet » de Shakespeare
Les bonnes pages
D. Bensaïd,
Le scandale permanent, in Démocratie dans quel
état ?, Paris, La Fabrique, 2009, p. 27-29
Fin de l’onde longue expansive de l’après-guerre,
révélations sur l’ampleur du Goulag, déchirure
cambodgienne, puis révolution iranienne et début de
la réaction néolibérale : vers le milieu des
années 1970, la scène mondiale commença à
pivoter. Les protagonistes de la guerre froide – capitalisme
contre communisme, impérialisme contre libération
nationale – s’effaçaient devant une nouvelle
affiche annonçant à grand tapage le combat du siècle
entre Démocratie et Totalitarisme. Comme sous la restauration
monarchique, la démocratie sans phrases était censée
donner un semblant de légitimité bonasse au dénouement
d’un interminable Thermidor. Pourtant, aujourd’hui comme
hier, les libéraux victorieux gardaient une secrète
méfiance envers le spectre de la souveraineté populaire
qui s’agite sous la surface lisse du formalisme démocratique
. «J’ai pour les institutions démocratiques un
goût de tête, confiait Tocqueville, mais je suis aristocratique
par l’instinct, c’est-à-dire que je méprise
et crains la foule. J’aime à fond la liberté,
le respect des droits, mais non la démocratie.» (1)
La peur des masses et la passion de l’ordre, tel est bien
le fond de l’idéologie libérale, pour qui le
terme de démocratie n’est en somme que le faux nez
du despotisme marchand et de sa concurrence non faussée.
Sur le théâtre d’ombres du siècle finissant,
deux abstractions – Démocratie et Totalitarisme –
étaient donc censées en découdre, au prix d’un
refoulement des contradictions à l’œuvre derrière
chaque majuscule.(2) (…)
Par une des ironies dont l’histoire est prodigue, la démocratie
parut triompher de son double maléfique au moment même
où les conditions qui avaient pu faire passer pour consubstantielles
les libertés publiques et la libre entreprise commençaient
à se défaire. Pendant les trente glorieuses, les noces
ordo-libérales de la démocratie parlementaire et de
l’«économie sociale de marché» semblaient
promettre un avenir de prospérité et de progrès
illimités, conjurant du même coup le retour du spectre
qui depuis 1848 n’avait jamais cessé de hanter le monde.
Mais après la crise de 1973-1974, le retournement de l’onde
expansive d’après guerre a sapé les fondements
de ce que d’aucuns appelèrent le compromis fordiste
(ou keynésien) et l’Etat social (ou «providence»).
Avec la débâcle du despotisme bureaucratique et du
socialisme réellement inexistant, le signifiant flottant
de démocratie devient alors synonyme d’Occident victorieux,
d’Etats-Unis triomphants, de marché libre et de concurrence
non faussée. Au même moment, une attaque en règle
contre les solidarités et les droits sociaux, une offensive
sans précédent de privatisation du monde, réduisaient
comme peau de chagrin l’espace public. Se confirmait ainsi
la crainte exprimée naguère par Hannah Arendt de voir
la politique elle-même, en tant que pluralité conflictuelle,
disparaître complètement du monde au profit d’une
gestion prosaïque des choses et des êtres.
(1) New York Daily Tribune, 25 juin 1853
(2) Voir Enzo Traverso, Le Totalitarisme. Le XXe siècle
en débat. Paris, Points Seuil, 2001
Le Réseau
Opinion
La question du vote : Ne pas jeter la démocratie avec l’eau
du bain !
Carte blanche parue dans Le Soir, le 26 mai 2010, en réaction
aux récents appels à ne pas aller voter publiés
sur le web et sur des sites sociaux :
La question du vote : Ne pas jeter la démocratie
avec l’eau du bain !
Les appels à ne pas aller voter en juin prochain se multiplient
sur le Net, sur les réseaux sociaux… pour envoyer un
signal aux « politiques qui se moquent de nous ». Fait
nouveau : ils n’émanent pas seulement des « suspects
habituels » : les anti- ou contre-tout, mais aussi d’un
segment de la population de gens actifs, impliqués, que l’on
ne saurait qualifier, a priori, d’antipolitiques.
S’il frappe les esprits, le « message » que l’on
souhaite adresser de la sorte aux responsables du pays est avant
tout symbolique, bien davantage que politique. Mais surtout, il
est inopérant. Se dérober à l’obligation
de vote ne permet en rien de peser sur la réalité
politique que l’on critique : même en cas d’abstention
massive, celle-ci n’influera pas sur les formules de majorités
envisageables à l’issue du scrutin, ni sur le programme
de gouvernement que la coalition qui sortira des négociations
postélectorales se donnera.
Certes, la crise de confiance à l’égard du
personnel politique est réelle, concrète, palpable
: elle affleure dans les propos ou dans les silences, dans le désintérêt,
dans le ras-le-bol… Il est indéniable que la plupart
des citoyens de ce pays en ont plus qu’assez de voir des considérations
proprement politiciennes l’emporter sur le sens politique
de l’intérêt général.
Paradoxalement, pourtant, ce qui s’exprime dans une partie
des appels au boycott des prochaines élections, c’est
autant un profond besoin de politique qu’un hurlement antipolitique.
C’est particulièrement vrai au moment où la
crise financière, économique, écologique et
sociale repose la question de la primauté du politique sur
l’économique.
Ce n’est pas nouveau. Ce qui l’est davantage, c’est
que les citoyens disposent aujourd’hui des moyens techniques
de l’exprimer à l’échelle de l’espace
public en soi qu’est Internet. Ils disposent aussi d’un
niveau culturel en moyenne plus élevé qu’hier
pour se faire entendre. Et, processus démocratique d’individualisation
aidant, ils se sentent ou se revendiquent (plus) autonomes et égaux
dans leurs relations aux autres : ils supportent donc de plus en
plus mal l’exercice de l’autorité publique. Ils
n’hésitent dès lors plus à se poser en
instance de contre-pouvoir en rejetant le magistère de la
parole que croit pouvoir toujours détenir une certaine élite
politique et médiatique.
Cela ne veut pas dire qu’une parole citoyenne vaut ipso facto
une parole journalistique ou politique. Ou qu’il faille encenser
automatiquement toute forme de contre-pouvoir. Mais la vieille représentation
mentale et sociale du fossé entre élites lettrées
« qui savent », et « masses ignorantes »
ne correspond plus, depuis longtemps, aux nuances du réel
social. Et les organisations d’éducation permanente
parient sur la capacité critique et la volonté d’émancipation
des publics.
Il ne s’agit pas pour autant, à nos yeux, de substituer
la démocratie directe ou participative à la démocratie
parlementaire représentative. Celle-ci reste néanmoins
perfectible, sans cesse à remettre sur le métier,
au nom de droits à approfondir, à élargir,
à créer. Ceci, bien entendu, à côté
d’autres initiatives en faveur d’une démocratie
renforcée ; celles de la société civile, des
citoyens, des associations par exemple. Les signataires de ce texte
n’ont de cesse de s’y employer.
Dans cette conception dynamique, plurielle et pluraliste de la
démocratie, nous sommes toutefois convaincus du rôle
central de la et du politique. Car pour faire aboutir des avancées
démocratiques, pour transformer la société,
le passage par la représentation politique des intérêts
en présence, et par le débat politique est indispensable.
Les lois émancipatrices ont été et resteront
adoptées par des majorités politiques, dont la composition
est fonction, au premier chef, du résultat des élections,
donc du vote.
Il est de la responsabilité de tous les acteurs, représentants
ou candidats politiques, société civile et citoyens
de prendre conscience que le vote, en dépit de ses limites,
constitue à ce jour, dans le cadre de nos institutions, le
mode de participation citoyenne le plus efficace au service du bien
commun, du contrat social dont il est justement une des articulations
essentielles.
C’est aussi la responsabilité des médias d’information,
acteurs puissants, même si fragiles, de la société
dite de la connaissance.
Aussi déplorable que puisse être, parfois, le «
spectacle » politique, il importe de pouvoir prendre ses distances
à l’égard de la tentation « événementielle
». Par ses choix dans la sélection, la hiérarchisation
et la communication (l’emballage) de l’information politique,
le système médiatique tend à dramatiser excessivement,
à privilégier le choc de l’instant, la joute
électoraliste ou les « sorties » des uns et des
autres, au détriment des réalisations moins éclatantes
de la politique sur le moyen ou long terme.
Or, le gouvernement de la chose publique fait partie de l’activité
politique au moins autant, si pas davantage, que la lutte démocratique
pour le pouvoir. Choisir de surexposer en permanence la dimension
conflictuelle de la politique – tout en déniant, de
surcroît, à cette conflictualité son caractère
légitime, comme c’est trop souvent le cas – c’est
rendre la démocratie borgne. Avec les conséquences
que cela peut avoir sur la vision générale de la politique
et, à terme, de la démocratie.
A l’heure où certains agitent le spectre d’une
implosion de notre pays, nous en appelons à un sursaut de
conscience démocratique et invitons chacune et chacun à
exercer pleinement et en toute liberté philosophique et politique
non seulement son droit, mais aussi son devoir de responsabilité,
par le vote réfléchi, et donc à peser individuellement
et collectivement sur l’avenir du pays et de ses institutions.
Pour le Conseil supérieur de l’éducation permanente
: YANIC SAMZUN (Présence et Action culturelles) ; THIERRY
DEMANET (ECO VIE) ; FREDERIC LIGOT (CIEP/MOC); CATHERINE STERCQ
(Lire et Ecrire) ; GUY BRICTEUX (Centre Libéral d’Action
et de Réflexion sur l’Audiovisuel) ; BENOIT ALBERT
(Justice et Paix Justice et Paix) ; HAFIDA BACHIR (Vie Féminine)
; JEAN BLAIRON (RTA) ; PHILIPPE BODART (ALTEO) ; Eliane DEPROOST
(Centre d’Action laïque) ; CHRISTINE KULAKOWSKI (Centre
Bruxellois d’Action interculturelle) ; Rébéka
MUTOMBO (Association Socialiste de la Personne Handicapée)
; SERGE NOEL (Centre Socialiste d’Education Permanente) ;
SYLVIE PINCHART (Femmes Prévoyantes Socialistes) ; ANNE SPITALS
(Fédération des Centres de planning familiaux FPS)
; ANNICK THYRE (Centre d’Education Populaire André
Genot) ; RENAUD BELLEN (Groupement Socialiste d’Action et
de Réflexion sur l’Audio- visuel) ; GEORGE BARBE (Ligue
Libérale des Pensionnés) ; STEPHAN GRAWEZ (Média
Animation) ; GEOFFROY CARLY (Centre d’entrainement aux Méthodes
d’Education Actives) ; DIDIER JOLY (Solidarités Nouvelles
Bruxelles) ; ERIC NICOLAS (GRACQ) ; BRIGITTE LAURENT (ACRF) ;MARC
FICHER (Nature et Progrès) ; Vincent DECOORBYTER (CRISP).
L'Agenda
Consultez également l'agenda
du site de Culture et Démocratie ...
Conférences, colloques, débats, rencontres, séances
d'informations...
Les Assises de l'Intercuturalité : genre, origine, religion...
à la croisée des discriminations ?, débat organisé
par le CPCP
Le 10 juin 2010, à 18h30, Boulevard Anspach, 6, 1000
Bruxelles
Dans le cadre des Assises de l'Interculturalité, le Centre
Permanent pour la Citoyenneté et la Participation (CPCP)
relance la question des discriminations croisées par l'éclairage
de nombreux invités tels que Patrick CHARLIER, coordinateur
au Centre pour l'Égalité des Chances et la lutte contre
le Racisme et François HAENECOUR, juriste spécialisé
en « discriminations croisées » au MRAX.
Information et réservation au 02/23801
25 ou par courriel à karagoz@cpcp.be
Quel présent pour la critique sociale ?
Les 10-11 juin 2010 à l’Université de Liège,
Institut des Sciences Humaines et Sociales, 7 Boulevard du Rectorat,
bat. B.31, 4000 Liège
Ce colloque abordera la critique sociale sous les 4 axes principaux
que sont l’activisme politique, la lutte syndicale, l’engagement
associatif et l’économie solidaire. Les nouvelles luttes
syndicales, l'engagement politique et partisan, la force critique
de l’engagement associatif, la défense des droits fondamentaux
et les théories critiques sont autant des thèmes proposés
dans les différents ateliers. Ce colloque est largement ouvert
au monde associatif qui y sera représenté à
l'occasion d'une table ronde et de plusieurs stands.
Infos
pratiques et programme
La gauche et la décroissance avec Paul Ariès
Le 15 juin, 19h, à l’espace Magh (rue du Poinçon
17, 1000 Bruxelles)
PAC, Régionale de Bruxelles, vous convie à une conférence
débat avec Paul Ariès, auteur du livre "La simplicité
volontaire contre le mythe de l'abondance", rédacteur
au journal la Décroissance. Débat animé par
Jean Cornil.
20 % des humains s'approprient 86 % des ressources naturelles.
Notre mode de vie occidental n'est tout simplement pas généralisable.
Si 6 milliards d'humains adoptaient notre mode de vie, une Terre
ne suffirait pas. Faut-il se réserver les fruits de la croissance
et condamner le Sud ?
Peut-on croire à une croissance économique infinie
dans un monde fini ? Qu'est-ce que le développement durable
à la Nicolas Hulot ? Qu'est-ce que le capitalisme vert à
la Claude Allègre et à la Laurence Parisot ? Que proposent
les savants-fous prêts à adapter la planète
aux besoins du productivisme ? Comment vivrons nos enfants ? Que
peut-on proposer comme alternatives ? Pourquoi la croissance économique
bleue, rose, rouge ou verte n'est-elle pas la solution ? Faut-il
être fiers de nos gros avions, de nos TGV, de nos JO ? Que
proposent les objecteurs de croissance et autres antiproductivistes
? Et si cette crise globale était aussi une chance pour l'humanité
?
Une occasion de renouer avec le sens des limites.
Une occasion d'en finir avec le "toujours plus".
Une occasion de ralentir et de relocaliser nos activités.
Une occasion de choisir la coopération contre la concurrence.
Une occasion de développer le « prendre soin »
contre la société du mépris.
Peut-on aller vers une société de la gratuité
grâce au versement d'un revenu garanti sans aucune contrepartie
?
Infos :
http://www.pac-bruxelles.be/
Téléphone: 02 511 88 26
Tarif : 2 euro
Plan culturel pour Bruxelles, Etat des lieux des Groupes de travail
Le mardi 29 juin, à 9h, au Grand Foyer de la Monnaie,
(Place de la Monnaie, 1000 Bruxelles)
Depuis la publication du Plan culturel pour Bruxelles, en septembre
2009, le Brussels Kunstenoverleg et le Réseau des Arts à
Bruxelles ont lancé quatre groupes de travail en vue de la
réalisation de quelques propositions prioritaires. Depuis
le mois de janvier, les groupes de travail se sont réunis
mensuellement afin de concrétiser les projets.
Le mardi 29 juin, les deux réseaux organisent une demi-journée
d’information où chaque groupe de travail viendra présenter
l’état d’avancement de son projet. Un temps de
discussion et de débat est prévu après chaque
présentation afin de recueillir les réactions des
participants.
Cette rencontre permettra d’informer les acteurs culturels
et les partenaires de la vie culturelle bruxelloise et de créer
les liens nécessaires entre les différents groupes
de travail en vue d’une meilleure collaboration dans le cadre
de la mise en œuvre du Plan culturel pour Bruxelles.
Pour plus d'informations et pour l’inscription,
contacter (avant le 25 juin)
lissa@reseaudesartsabruxelles.be
What's next in the Internet ?
Le 30 Juin 2010, de 9h30 à 17h00, à la Cité
auditorium, Luxembourg Ville
Une conférence internationale sur le potentiel d'Internet
pour le secteur culturel
Quelle est la prochaine grande tendance dans Internet ? Quelle
valeur ajoutée apporte Internet aux acteurs culturels ? Comment
peut-on mesurer le succès de son site ?
Des experts de l’Angleterre, des Pays-Bas, de l’Australie
et de l’Europe essayeront de trouver des réponses pertinentes
sur ces questions lors de la conférence et engageront un
débat avec le public.
Si vous vous intéressez aux questions concernant Internet
et sa meilleure utilisation dans le secteur culturel, vous êtes
les bienvenus à la conférence. L'événement
est organisé par plurio.net en coopération avec le
réseau global des portails culturels Culturemondo.
L’entrée est gratuite. Cependant, les organisateurs
vous prient de bien vouloir vous inscrire à la conférence
afin d'assurer votre participation:
Infos :
Anika Gerstner
téléphone: 00352 46 49 46 28
e-mail : stagiaire.plurio@culture.lu
Congrès du GFEN : Tous capables. Du défi aux actes...
les pratiques en question.
Du 6 au 9 juillet 2010, à Saint-Ouen (France)
Une période difficile, un contexte accablant. Déferlante
destructrice de nombreux acquis sociaux et vision terne de l'avenir
se conjuguent pour entretenir le repli sur soi, le renoncement à
agir sur le cours des choses. Sur le terrain éducatif, la
dégradation de la situation amène les acteurs à
reparler de handicap socio-culturel ! L'aggravation des conditions
de travail et l'accumulation des prescriptions usent psychiquement
les enseignants, contribuent à leur isolement, à la
perte de sens de leur engagement professionnel.
Le fatalisme participe à l'asservissement des perdants qui,
isolés, constatent leur impuissance. Pourtant, dans ce contexte
difficile, tous n'ont pas renoncé à affirmer des valeurs,
à faire la preuve qu'il n'y a pas de fatalité à
l'échec, à l'exclusion, à la normalisation
des esprits. La résignation n'est pas inéluctable.
En différents lieux, dans des champs différents, des
pistes de réflexion et d'action continuent à être
explorées. D'autres possibles existent ! Il est indispensable
de penser et d'agir avec les autres. Ensemble, nous sommes plus
forts que nous l'imaginons ....
Reprendre la main sur les affaires qui nous concernent, c'est toute
l'ambition de ce congrès pour que continuent à s'inventer,
sur tous les champs de l'éducation, de la création,
du travail social, des alternatives solidaires et émancipatrices.
Infos :
Groupe Français d'Education Nouvelle
14 avenue Spinoza - 94200 Ivry Sur Seine
www.gfen.asso.fr
gfen@gfen.asso.fr
Lieu du congrès :
Ecole élémentaire
14 rue Alexandre Bachelet - St Ouen (93)
Programme
Spectacles, concerts, films...
Un homme est un Homme
de René Georges
Mise en scène de René Georges & Salifou Kientega
(Burkina Faso)
Avec : Ansou Diedhiou (Sénégal), Afazali Dewaele (Rwanda/Belgique),
Charles Watara (Burkina Faso)
Du 1er au 19 juin 2010 au Théâtre de Poche de
Bruxelles (Chemin du Gymnase 1, 1000 Bruxelles)
« Si la solidarité devient un délit, nous
demandons à être poursuivis pour ce délit !
»
« Un homme est un Homme » est une création théâtrale
Nord /Sud sur l’immigration. 6 créateurs venus de cinq
pays différents (Burkina Faso, Sénégal, Tchad,
Belgique, et France), une enquête approfondie de près
de deux ans, une immersion réelle, une quarantaine de témoignages
de migrants économiques, trois comédiens interrogeant
leurs propres vies. Des représentations prévues en
Belgique mais aussi au Burkina Faso, au Sénégal, au
Niger, au Mali, en Côte d’Ivoire…
Avec "Un homme est un Homme", nous suivons le récit
hallucinant de trois Africains en partance pour le rêve blanc.
En Afrique, les gens les appellent des aventuriers... Il y a Afazali,
le plus jeune, un rasta tout droit sorti des ombres électriques
de Ouagadougou, Ansou, l'aîné d'une famille, quittant
un village paumé et oublié du Sénégal,
Charles, le plus expérimenté des trois, sorte de Bukowski
à la sauce africaine qui passe sa vie à zoner dans
les maquis et rêve d'une ultime traversée, après
bien des échecs. L'objectif de ces trois hommes: prendre
un bateau et mettre les pieds en Europe, afin de trouver ce travail
tant rêvé qui plus tard les feront revenir au pays
les mains pleines et l'honneur retrouvé. Ils sont prêts
à tout pour cela. Malgré la solidarité qui
les unit un seul réussira à passer à travers
les épreuves que sont la traversée du désert
et de la mer, la misère, l'abandon, la faim et la soif, les
jets de pierres, les crachats et l’humiliation. Où
qu’ils passent ces hommes ne sont jamais les bienvenus...
Ces vies nous renvoient à la nôtre bien entendu, et
nous questionnent sur le sens de l'existence, le partage, et l'avenir
que nous mettrons dans un mot : humain.
Infos et réservations :
info@poche.be
Réservations: 02/649 17 27
SIF ou Sans Identité Fixe, Spectacle amateur adulte de l’asbl
Douzerome
Le samedi 12 et lundi 14 juin à 20h00 au Centre Culturel
Jacques Franck
Et voilà que l’atelier se termine pour le groupe amateur
adultes du DouzeRome ! Au programme ? Deux représentations
du spectacle préparé durant l’année académique.
La thématique ? Les identités dans notre société
contemporaine. Le défi ? Réaliser ensemble une création
collective sur ce thème et vivre tout le processus de la
préparation d’un spectacle. Nos inspirations ? Amine
Maalouf, Samuel Beckett et tant d’autres,... « SIF ou
Sans Identité Fixe » est un spectacle écrit
et mis en scène par Caroline Safarian à partir des
improvisations réalisées par les participants durant
l’atelier. Ce spectacle posera des questions mais n’aura
pas la prétention d’offrir de réponses... Cet
humour tantôt piquant tantôt burlesque sera au rendez-vous
pour vous faire voyager dans les méandres des identités...
Avec Samuelle Dupuis, Valérie Piret, Soizick Martin, Olivier
Bopp, Caroline Goffaux, Christophe Springael, Raphaël Cecchi,
Maria Larranaga, Floriane Heine, Yvette Scheerlink-Jockin et France
Infos :
02/53890 20
ccfj01@brutele.be
Dem Dikk ( Aller retour)
un film de Karine Birgé (Belgique_2010_52')
Le mardi 22 juin, 20h30, au Vendôme
En wolof, « dem dikk » signifie aller retour. C'est
aussi le nom des bus qui sillonnent Dakar.
D'un groupe de jeunes Dakarois pris entre petits boulots et débrouilles,
se détache Pape Diop. Pape qui met un point d'honneur à
ne pas être « dans la théorie », qui refuse
de devenir un «blanc raté », qui arrive à
faire de son mode de survie une revendication... lui, « l'ambassadeur
de tous ceux qui n'ont jamais eu la chance de partir ».
Au fil des confrontations entre Pape et la réalisatrice
venue d'Europe, l'inégalité tranchante apparaît
et avec elle le ressac d'une politique migratoire basée sur
l'exclusion.
« Nous fréquentons les frontières, non pas comme
signes et facteurs de l'impossible, mais comme lieux du passage
et de la transformation ». Edouard Glissant
Info et réservation :
info@cvb-videp.be - 02/221
10 50
A quatre pas d’ici
Le vendredi 18 juin - 19h - Châtillon Sur Seine, au Théâtre
Gaston Bernard, Place du 8 mai 1945 / Le dimanche 20 juin - 19h
– Genlis, à l’Espace Culturel Paul Orssaud, 3
rue Jean Jaurès / Le mardi 22 juin - 20h – Beaune,
au Théâtre de Beaune, 64 rue Lorraine / Mercredi 23
juin - 19h – Dijon, dans les Jardins du Conseil général
de la Côte-d’Or, 53 bis rue de la Préfecture.
Un projet de l’association Itinéraires Singuliers
et du théâtre du Fil.
Quatre branches lointaines d’une même famille du spectacle
se retrouvent à l’invitation d’une aïeule
commune - grande dame du cirque - pour une rencontre unique et des
retrouvailles inattendues. Les univers, les différences,
les imaginaires, les richesses, les sensibilités de chacun
réunis sur la même scène se croisent et témoignent
d’une humanité déployée qui révèle
de l’unicité de chaque être sur scène
et au delà...
De décembre 2009 à juin 2010, le Théâtre
du Fil a mené des ateliers avec des habitants et des travailleurs
sociaux de quatre villes du Département de la Côte-d’Or
: Dijon, Beaune, Châtillon/Seine et Genlis. A quatre pas d’ici
restitue le travail mené par le Théâtre du Fil
avec presque 40 personnes autour du thème « Entre deux
».
Infos :
Tarif 3 € / Entrée libre le mercredi 23 juin à
Dijon
Réservation/information : Itinéraires Singuliers :
03.80.41.37.84 / contact@itinerairessinguliers.com
Expositions, évènements
Fiz’art
Du 26/06/10 au 28/06/10, de 10h à 18h, à l’Espace
Saint-Dominique (rue Michel Massart, à Crisnée)
Des artistes contemporains belges reconnus partagent les cimaises
avec les élèves de l’école Saint-Dominique.
Une centaine d’œuvres originales côtoieront les
créations des enfants de maternelles et primaires
Info :
http://www.fizart.be
0475/533461
alainbronckart@passeurdart.be
Le carton
d'invitation
Mémoires d'Orient - Du Hainaut à Héliopolis
Jusqu'au 17 octobre 2010, au Musée royal de Mariemont
L’exposition traite des contacts, des échanges et
des interactions entre le Hainaut historique et l’Orient (comprenant
notamment l’Égypte, le Proche-Orient, l’Afrique
du Nord et la Turquie).
Des divinités orientales romanisées (Mithra, Isis
et Sérapis...), le rêve de "libération"
des lieux saints en terres orientales (Croisades), les récits
de voyageurs occidentaux comme le montois G. Lengherand, les entreprises
hainuyères implantées en Orient (Baume & Marpent
en Egypte...) ne sont que quelques-uns des thèmes abordés
à Mariemont.
Pour évoquer ces différents aspects, sont présentées
non seulement des œuvres provenant de musées belges
et étrangers (antiquités romaines, manuscrits, livres
précieux…) mais aussi des pièces remarquables
qui font partie du patrimoine religieux (reliques, tableaux, …),
des monnaies, médailles, ou encore des représentations
d’importantes manifestations folkloriques inscrites au patrimoine
immatériel de l’humanité.
Infos :
Musée royal de Mariemont
Chaussée de Mariemont, 100
7140 Morlanwelz
Belgique
064 21 21 93
info@musee-mariemont.be
Le monde à l’envers, exposition d’art brut de
la collection abcd, Paris
Jusqu’au 12/09/2010, au Musée du Docteur Guislain
L’exposition présente une sélection étendue
de la Collection abcd de Paris. Cette collection privée comporte
des œuvres de premier ordre de grands maîtres internationaux
de l’art brut tels qu’Adolf Wölfli, Henry Darger,
Martin Ramirez et Alexandr Lobanov. La collection fut mise sur pied
par le cinéaste français Bruno Decharme et est maintenant
montrée pour la première fois en Belgique. Decharme
fut fasciné par l’art brut en 1977. Après avoir
été confronté à la collection Dubuffet,
il se mit à rassembler lui-même ce type d’œuvre
à partir des années quatre-vingt. Outre les réalisations
issues des principales collections pionnières signées
e.a. Dubuffet, Prinzhorn et Morgenthaler, il jettera son dévolu
également sur de jeunes talents, encore inconnus ouvrant
de nouvelles perspectives au concept de l’‘art brut’.
Infos :
Museum Dr. Guislain
Jozef Guislainstraat 43
9000 Gand
09/216.35.95
info@museumdrguislain.be
Le parcours du migrant, nouveau parcours au Bois du Cazier
La visite « Le parcours du migrant » se déroule
en trois parties. L'activité débute par une visite
guidée où, à partir d'objets, de photographies
ou de reconstitutions, le guide évoque l'immigration ouvrière
dans le passé. La catastrophe de Marcinelle, le 8 août
1956, a coûté la vie à 262 mineurs originaires
de 12 pays. Ce rappel permet de remonter dans le temps à
la recherche des premiers déplacements de population et de
cette notion d’ « étranger ». On évoque
ensuite le traité de 1946 entre les Gouvernements belge et
italien mais aussi ceux qui ont suivi avec d’autres pays,
de 1956 à 1970.
La deuxième partie est une animation où, à
partir de 4 cartes d’identité de personnes de nationalité
étrangère mais travaillant au Bois du Cazier, les
participants doivent imaginer des parcours de vie. L’exercice
fait émerger les idées ou stéréotypes
sur l’immigration d’aujourd'hui. Il permet d’évoquer
les causes du départ et les motivations de celui-ci.
Pour terminer la visite, un débat permet de réfléchir
sur la problématique de l’intégration et de
repartir avec des idées concrètes pour favoriser celle-ci.
Informations pratiques :
Le Bois du Cazier
80, rue du Cazier
6001 Marcinelle
071/298 938 / 071/29.89.30
reservation@leboisducazier.be
Dernières nouvelles
Concours / Appels
La Raffinerie / Charleroi/Danses propose un projet pédagogique
Vous souhaitez développer un projet de sensibilisation artistique
( danse contemporaine, hip-hop, flamenco, théâtre,
cirque, yoga, pluridisciplinaire : arts plastiques, rythme, chant,
musique, écriture) dans votre établissement basé
à Bruxelles ?
La Raffinerie / Charleroi/Danses, Centre chorégraphique de
la Communauté française vous propose un projet pédagogique
avec des artistes durant toute l’année scolaire.
Intéressés ?
Contactez, avant le 15 juin 2010, Barbara Rufin ( barbara@charleroi-danses.be
) ou
Silvia Ubieta ( silvia@charleroi-danses.be,
0478 73 25 46 ).
Infos :
La Raffinerie
Rue de Manchester 21, 1080 Bruxelles
www.charleroi-danses.be
L’exposition Artkunst
En 2008, plusieurs artistes du quartier Maritime ont fait appel
au soutien du Centre Communautaire Maritime pour organiser une exposition
d'Art contemporain dans ses locaux récemment inaugurés.
Le lieu, entièrement rénové en 2008, offre
une architecture très moderne. Sa grande salle de 700 m²
représente un lieu d'exposition idéal pour des œuvres
contemporaines monumentales. L'originalité et la beauté
du lieu, avec ses grandes baies vitrées fait penser à
certains espaces New-Yorkais.
Une artiste du quartier, Yolanda Sanchez y de Vera prit la coordination
artistique en main et, grâce à la participation de
nombreux partenaires publics et privés, la première
édition de l'exposition CCM ArtKunst a eu lieu au mois de
décembre 2008. La deuxième édition, un an plus
tard, a connu un beau succès et le concept a acquis une certaine
notoriété.
Pour l’édition 2011, la volonté reste de créer
une exposition ouverte à la diversité. L’appel
à projet est lancé en priorité aux artistes
du quartier Maritime et de Molenbeek mais les artistes résidant
ailleurs sont aussi les bienvenus ! Un des objectifs du projet est
en effet de nourrir le dynamisme artistique de notre commune grâce
aux échanges avec l’extérieur.
Artkunst se veut aussi divers par les disciplines visées
(peinture, sculpture, céramique, photographie, installation
vidéo, etc.) que par l’origine culturelle des artistes
sélectionnés. L’édition 2009 comptait
12 artistes d’origines et de langues très variées
: latino-américaine, arménienne, togolaise, américaine,
espagnole, marocaine et belges.
L’exposition Artkunst a également pour vocation de
faciliter l’accès à l’art contemporain
aux habitants du quartier et de créer un espace artistique
s’inscrivant dans le projet de cohésion sociale local.
A cet effet, une série d’activités et animations
seront organisées autour des œuvres exposées.
Infos :
clôture de l’appel à candidatures le 15 juillet.
Le Centre Communautaire Maritime:
Mottard Myriam
Rue Vandenboogaerde, 93 à 1080 Molenbeek-Saint-Jean
02/421.16.01
mottard.ccm@hotmail.com
Commissaire de l'exposition:
Yolanda Sanchez y de Vera,
Habitante et artiste du quartier Maritime
Rue de l’Escaut, 22 à 1080 Molenbeek-Saint-Jean
Tel : 0485/42.10.61
Mail : yolanda@yolanda-sanchez.com
www.yolanda-sanchez.com
Formations
Les vacances d’été
approchent, les Rencontres Pédagogiques aussi... 15 ateliers
pour changer l'école et changer la société
Du 17 au 22 août 2010
Une envie de vous former et d’échanger vos expériences
de travail? Un besoin de vous ressourcer avant le début du
mois de septembre ? Une envie de mettre l’école et
l’éducation en mouvement ?
ChanGements pour l’égalité, mouvement sociopédagogique,
organise du 17 au 22 aout 2010 15 ateliers (3 - 6 jours) à
destination des acteurs de l'éducation.
D’autres activités, telles qu'une soirée jeu
pédagogique, des rencontres débats, une librairie
spécialisée, sont également proposées.
Infos :
ChanGements pour l'égalité
mouvement sociopédagogique
Chaussée de Haecht, 66
1210 Bruxelles
Tél. : 02 218 34 50
fax : 02 218 49 67
info@changement-egalite.be
www.changement-egalite.be
Agent de développement et de médiation interculturelle.
Vous vivez la dimension multiculturelle bruxelloise. Vous êtes
amenés à travailler des situations inédites
et complexes sur le plan humain et/ou institutionnel. Vous souhaitez
devenir un multiplicateur social de l’interculturel :
en développant des compétences, en acquérant
des grilles d’analyse et en construisant des outils au service
de l’interculturel ;
en vous formant dans un groupe hétérogène (qui
devient un réseau de réflexions et d’échanges)
autour des questions et des enjeux des migrations et de l’interculturalité.
La formation s’adresse à toute personne (demandeur
d’emploi, militant associatif, volontaire, professionnel,
…) engagée dans le champ du travail social et culturel
bruxellois et porteuse d’une expérience multiculturelle,
qui ressent la nécessité de développer son
expertise interculturelle.
Infos :
http://www.cbai.be/page/63/
Formation de Comédien Animateur Spécialisé
en Théâtre Action
Vos capacités de création artistique ne demandent
qu’à se développer ?
Vous désirez interpeller ?
Vous avez envie d’exercer un métier dans l’animation
théâtrale?
Vous cherchez une formation solide, reconnue par la Communauté
Française de Belgique ?
Le comédien-animateur spécialisé en théâtre-action
(CASTA) est un professionnel, à la fois de l’animation
et du théâtre, qui accompagne la création collective,
produit et diffuse des spectacles réalisés avec des
publics diversifiés. L’objectif de son action est de
révéler le vécu et l'imaginaire des personnes,
mais aussi les failles de la société, en s'attachant
notamment à mettre en lumière la parole de ceux qui
sont écartés par le système socioéconomique.
Son travail s’inscrit dans la démarche du théâtre-action.
Infos :
Jean Koerver, coordinateur
jean.k@acteursdelombre.be
04-344 58 88
Centre du Théâtre Action
www.theatre-action.be
Sites web / Publications
Le Répondeur :
http://lerepondeur.over-blog.com/
LE REPONDEUR est un journal culturel citoyen. Son objet est de
re-mettre en question les arts, les institutions et les artistes
; de les interpeller sur leur mode de fonctionnement et ceux des
autres. Contre-pouvoir nécessaire d’un système
culturel qui n’en connaît pas.
LE REPONDEUR est un trimestriel gratuit, auto-financé, auquel
tout le monde peut participer : les propos devant être fondés
et liés au thème (choisi au préalable) du numéro.
LE REPONDEUR est un objet amené à évoluer
avec le concours de tous et que vous pouvez soutenir par vos dons
ou en vous abonnant : 10 € pour 4 numéros, frais d'envoi
compris (Nous contacter via le mail du journal : revuelerepondeur@yahoo.fr)
LE REPONDEUR invite ceux qui souhaitent écrire dans le journal,
mener une enquête, y participer d’une manière
ou d’une autre, à nous contacter via le mail du journal
: revuelerepondeur@yahoo.fr.
LE REPONDEUR invite tous ceux qui souhaitent réagir aux
articles à laisser un message sur le répondeur du
journal : 0495790708. Nous éditerons certains d’entre
eux dans le numéro suivant en dernière page.
Ne tournez pas le dos à la démocratie,
le 13 juin votez!
Dans la foulée de la carte blanche parue dans le Soir, les
organisations d'éducation permanente spécialisée
dans l'audio-visuel ont réalisé un clip de 40 secondes
intitulé:" Ne tournez pas le dos à la démocratie,
le 13 juin votez!". Ce clip sera diffusé à la
RTBF, sur RTL et sur l'ensemble des télés locales
à partir du 5 juin. Vous pouvez d'ores et déjà
le visionner en allant sur le lien: http://www.vimeo.com/12175082
La revue Démocratie publie un numéro
spécial élection.
Découvrez l’interview de Vincent De Coorebyter qui
fait le point sur les conflits linguistiques qui déchirent
notre petit pays… http://www.revue-democratie.be:80/
ALMANACH SOLDES FINS DE SÉRIES en 2010, c’est
QUOI ?
142 pages de talent : graphistes, illustrateurs, journalistes sur
la brèche, écrivains et photographes en liberté,
philosophes … Réalisé entre Paris et Bruxelles,
Soldes paraît une fois l’an. Retour du magazine culte
des années 80 ? L’ère discount a des racines
profondes et se nourrit de la philosophie du Sud. Il reste tout
à découvrir de la pauvreté. Celle qu'on craint
et qu'on cache. Celle que le minimalisme avait réduite à
l'esthétisme. Soldons encore ! Soldons seulement ! SOLDES
pas mode, juste nouveau ! Ovni graphique et utopique ! Parole aux
sages et aux fous ! Pop et intello, scientifique et intuitif, créatif
et transgénérationnel, SOLDES ALMANACH regarde les
étoiles et les crottes du nez … tous les printemps
!
Infos :
soldesfinsdeseries@gmail.com
www.almanach-soldes.net
Pétitions
Quelles réponses à la
crise sociale ?, pétition à l'initiative de la FCSS
"Aujourd'hui, seule une approche radicalement préventive
permettra de faire face aux problèmes de précarité
et de pauvreté. Il est possible de fabriquer moins de pauvres.
A la condition de moins privilégier les riches. Il est possible
de casser moins de gens. A la condition de garantir à chacun,
dès le départ, l'accès à l'épanouissement
et à la réussite".
A la veille des élections législatives, des représentants
des secteurs de l'action sociale, de l'insertion et de la santé
s'associent à des responsables syndicaux pour interpeller
les partis politiques sur les réponses à apporter
à la crise sociale. Lire l'analyse/les propositions et signer
la pétition en ligne... :
http://www.lapetition.be/en-ligne/quelles-rponses-la-crise-sociale-7277.html
Les signatures recueillies seront présentées aux
responsables des partis politiques et aux interlocuteurs sociaux.
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exister et se développer que grâce à vous.
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de positions. Pour un montant de 50 euros, vous êtes considérés
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D'avance, merci !
Culture et Démocratie
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Fax : 02/512 69 11
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Cette lettre d'information a été réalisée
par Marie Poncin, Baptiste De Reymaeker,Georges Vercheval et Roland
de Bodt, grâce au soutien de la Communauté française.
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