Culture ET démocratie
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Photo: Frédéric Pauwels (détail)

La Lettre de Culture et Démocratien°59 - 31/01/2012

Editorial

 

Le 12 janvier dernier, dans l’hémicycle du Parlement bruxellois où nous avaient invités le Bureau et la présidente, Julie De Groote, nous avons redit ce qui fonde toute notre action : la culture comprise comme un champ, un espace, une expérience est puissamment émancipatrice pour l’individu et pour la société, elle est un ferment essentiel de la démocratie.

Culture et Démocratie travaillera en 2012, comme elle le fait depuis près de vingt ans, pour que chacun et chacune, et particulièrement les plus fragiles, accèdent à tout ce qui leur permet de penser et d’inventer leur destinée singulière pour s’inscrire en liberté, en conscience et en responsabilité dans un destin commun.
Combat essentiel et plus que nécessaire aujourd’hui.

La culture comme une dignité due à chacun et à chacune. La culture comme une radicale liberté.

Nous vous souhaitons une année 2012 passionnante, culturelle, digne et libre.

Sabine de Ville

Les couleurs correspondent aux axes suivants :

  • Politiques culturelles
  • Culture et Solidarité (Art et Santé, Art et Prison, CPAS)
  • Culture et Ecole
  • Interculturalité
  • Culture et Citoyenneté

Culture et Démocratie

Agenda

Du bon usage de la folie - Journée de réflexion sur la pratique du théâtre en milieu de soins psychiatriques, en marge du projet Terra Incognita.eu.

Pré-annonce

Le 23 mars 2012, de 9h30 à 17h30, au Petit Bourgogne (4, rue Professeur Mahaim à 4000 Liège)

En octobre 2010, nous vous proposions un premier débat autour des enjeux liés à la présence du théâtre dans des milieux de soins psychiatriques. Débat que nous organisions en marge d'un projet européen d'échanges de pratiques théâtrales en milieu de soins psychiatriques : terra incognita.eu, projet qui débutait alors.

En mars, dans le cadre de trois jours de représentations de spectacles montés ces deux dernières années, nous vous proposons de reprendre le débat là où il s'était terminé, avec de nouvelles questions alimentées par l'expérience des diverses troupes européennes participants à terra incognita.eu.

Bloquez déjà la date, nous reviendrons prochainement vers vous avec de plus amples informations...

Images et prison - Journées de rencontre.

Pré-annonce

Les 26 et 27 avril, de 9h30 à 17h30, à la Cellule 133 (133a, avenue Ducpétiaux, 1060 Bruxelles)

L'association Réseau Art et Prison et l'association Culture et Démocratie, en partenariat avec Artatouille, Leila Film, le collectif A contre jour et la compagnie Buissonnière, organiseront deux jours de rencontres consacrées au thème : "Images et prison". Trois manières d'interroger l'image en prison seront abordées : quelles sont les images consommées en prison ? Quelles images peuvent-elles être produites en prison ? Quelle image avons-nous de la prison ?

Le programme est encore en construction, mais bloquez ces dates dans vos agendas. Nous reviendrons vers vous avec plus de détails.

 

 

La vie de l'association

Une nouvelle Présidente pour Culture et Démocratie.

Le Conseil d’Administration de Culture et Démocratie vient de désigner Sabine de Ville à la présidence de l’association. Historienne de formation, enseignante, responsable du Service éducatif de la Monnaie de 1998 à 2008, aujourd’hui consultante indépendante en Culture-Education, Sabine de Ville succède à Roland De Bodt, chercheur et écrivain, démissionnaire. Les premiers présidents de l’association étaient parmi les co-fondateurs : Bernard Foccroulle, Eliane de Wilde, Laurent Busine et, plus récemment, Georges Vercheval.

Son mandat s’inscrit dans une volonté de continuité : depuis 1993, l’asbl poursuit avec opiniâtreté un combat pour la culture, entendue comme « ce qui recouvre les valeurs, les croyances, les convictions, les langues, les savoirs et les arts, les traditions, les institutions et les modes de vie par lesquels une personne ou un groupe exprime son humanité et les significations qu'il donne à son existence et à son développement » (Déclaration de Fribourg sur les droits culturels – 7 mai 2007).

Culture et Démocratie, émanation forte et spontanée d'artistes et d'intellectuels, de responsables d'institutions culturelles et de mouvements associatifs, pense de manière critique et volontairement plurielle l’articulation du culturel au politique et du politique au culturel. Vaste et indispensable travail à l’heure où les valeurs démocratiques sont mises à mal, et alors que l’épuisement du modèle néo-libéral nous met au défi d’inventer de nouvelles et plus justes manières de vivre ensemble. Culture et Démocratie déploie sa réflexion et son action sous différents axes parmi lesquels : art et santé, art et prison, culture et enseignement, culture et citoyenneté, culture et travail social, politiques culturelles. Un inventaire non exhaustif car ces chantiers et ceux à venir s'inscrivent dans la perspective, désormais centrale pour l'asbl, des droits culturels.

Patrice Meyer-Bisch au Parlement bruxellois.

Ce 12 janvier 2012, Culture et Démocratie, invitée par le Bureau du Parlement bruxellois *, et par Julie de Groote, sa présidente, à présenter une synthèse de ses activités, avait choisi de proposer également une conférence de Patrice Meyer-Bisch (coordinateur de l'Institut d'éthique et des droits de l'homme de l'Université de Fribourg),

L'accomplissement d'un besoin n'est pas l'accomplissement d'un droit. Telle serait la phrase que je retiendrais de son intervention, s’il n'y en avait qu'une seule à retenir. L'accomplissement d'un droit, c'est une affaire culturelle, quel que soit ce droit. Par exemple, la mal bouffe généralisée n'accomplit pas le droit à l'alimentation dont chaque homme est sujet, elle répond à un besoin, celui de manger, d'assouvir sa faim. Le droit à l'alimentation, c'est tout autre chose : c'est le droit à bien manger, à y prendre plaisir, à partager ce repas, à avoir accès à tout ce que le fait de manger possède comme richesse culturelle (recettes, aliments de qualité…).

A partir de cet exemple, nous avons à nous interroger : sommes- nous vraiment, même en Occident, sujets des droits de l'homme ?

B.D.R

* dans le cadre des Jeudis de l'Hémicycle, un espace/temps offert au secteur associatif par le Parlement francophone bruxellois, celui-ci se comportant dès lors comme un véritable ‘Centre de culture’ !

Georges Vercheval expose au Musée de la photographie de Charleroi.

Georges Vercheval, ardent vice-président de Culture et Démocratie comme l’écrit un critique, expose dans « son » musée de la Photographie à Charleroi.

Nous vous recommandons cette exposition. C’est une très belle découverte. La fondation du Musée en 1987 a éclipsé une œuvre photographique entamée au début des années soixante, essentiellement réalisée en noir et blanc et que peu de gens ont perçu dans son ensemble. Le travail de Georges Vercheval ne forme pas pour autant une œuvre éparse. Une même cohérence formelle relie les séries des Terrils ou des Fenêtres, leur conférant une approche originale, qu’il s’agisse du regard porté sur le paysage, l’espace urbain, la géométrisation de l’objet ou la capture du temps.

Belles épousailles de la création, de la culture et de l’action au service de la démocratie.

S.d.V

Infos : voir l'annonce ci-dessous, dans la rubrique exposition.


Productions

Mise à jour de la brochure Art et Santé.

La commission « réseau art et santé » de Culture et Démocratie est heureuse de vous annoncer la réédition (la première, datant de 2007, étant épuisée) de la brochure « Art et Santé. Pratiques artistiques en milieu de soins. Regards croisés ». A l'occasion de cette réédition, la commission a remis certains textes à jour. Découvrez cette nouvelle version, en ligne.

Une version papier est disponible gratuitement dans nos locaux. Pour commander la brochure et la recevoir par la poste, veuillez virer trois euros (frais de port forfaitaires) au compte 523-0803666-96. En communication, indiquez "Commande + 'Titre de la publication' + votre nom + adresse postale". Une fois le versement effectué, veuillez nous informer de votre commande en envoyant un courriel à info@cultureetdemocratie.be. Nous vous enverrons la publication dans les plus brefs délais.

Journal 23 de Culture et Démocratie (rappel).

Que fait la culture à la démocratie et que fait la démocratie à la culture ?
Cette question est d’une actualité brûlante car, nous le savons, ceux et celles qui font tomber les dictatures, ceux et celles qui clament leur colère dans les rues du monde questionnent les équilibres – ou les déséquilibres - politiques, économiques et sociaux contemporains et en appellent à une autre culture de la démocratie.

De la Grèce à l’Espagne, de New-York à l’Italie en passant par l’Islande, ces indignations actent le vacillement voire la faillite d’un monde gangrené par le primat de l’intérêt singulier, l’oubli des solidarités, le goût de l’immédiat et du spectaculaire, le tout au financier et au marchand jusques et y compris, très logiquement, dans la sphère culturelle.
Gardons-nous du simplisme et de la réduction. Rien ne va de soi.

C'est sur cet édito de Sabine de Ville que s'ouvre le Journal 23 de Culture et Démocratie.

En juin, Culture et Démocratie diffusait un message afin de faire connaître à son réseau l'établissement, au Carré de Moscou à Saint-Gilles, d'un campement d'Indignés et d'inviter ses membres à aller à la rencontre des personnes qui l'occupaient. Six mois plus tard, elle propose aux lecteurs de son Journal dix regards différents, complémentaires ou dissonants, sur cette année 2011 qui a vu poindre une contestation sociale d'un nouvel ordre : plus radicale (?), alliant discours et pratique, usant des canaux de diffusions qu'offrent le web, ...

Le journal est disponible gratuitement en version papier dans nos locaux. Pour le commander et le recevoir par la poste, veuillez faire un virement de trois euros (frais de port forfaitaire) sur notre compte 523-0803666-96. En communication, veuillez indiquer "Commande + 'Titre de la publication' + votre nom + adresse postale". Une fois le versement effectué, veuillez nous prévenir de votre commande en envoyant un mail à info@cultureetdemocratie.be. Nous vous enverrons la publication dans les plus brefs délais.

Pour le consulter en ligne, c'est ici.

Seconde édition de "Neuf essentiels pour déconstruire le choc des civilisations" (rappel).

"Neufs essentiels" est une initiative éditoriale de l'asbl Culture et Démocratie qui consiste en la compilation, introduite et commentée, de neuf notices bibliographiques concernant des ouvrages incontournables pour qui veut s'informer sur un sujet d'actualité touchant à la culture et à la démocratie.

A l'occasion de sa seconde édition, l'ouvrage Neuf essentiels pour déconstruire le choc des civilisation, écrit par Roland de Bodt, a été augmenté de trois nouvelles notices. Son allure a également été revue, afin de pouvoir le vendre moins cher. Il coûte désormais 3 euros, pour 104 pages.

En collaboration avec le projet Rives d’Europe, Culture et Démocratie vous propose donc ces "Neuf essentiels pour déconstruire le choc des civilisations". Cet ouvrage contribue à rendre plus accessible aux citoyens, aux étudiants, aux pédagogues, aux artistes, aux animateurs, aux travailleurs sociaux, aux chercheurs, aux journalistes, aux mandataires politiques, aux administrateurs publics, aux agents des services de proximité, … et à tous ceux qui s’y intéresseront, un des plus importants débats culturels de notre XXIe siècle. Ce débat revendique avec urgence, pour le dialogue démocratique et pour la culture de la paix, la reconnaissance de la place des cultures d’expression arabe et des cultures d’expression juive dans la formation culturelle de l’Europe.

Cet ouvrage est disponible dans nos locaux au prix de 3€. Vous pouvez également le commander (6€ avec les frais de port). Pour plus d'informations concernant les commandes, voir la page "Contact" de notre site.

Il est possible d’assister à des animations autour de cette publication, par Roland De Bodt. Pour plus d'informations sur ces animations, merci de nous contacter par email: info@cultureetdemocratie.be

Mention pour le virement: Neuf essentiels

Une version de cette seconde édition est consultable en ligne : ici.

Cahier 03 de Culture et Démocratie : L'indispensable révolution. Culture et création au coeur de l'enseignement (rappel).

Le Cahier 03 de Culture et Démocratie marque l’aboutissement du travail de réflexion collective mené depuis plusieurs années autour de la question de la place - insuffisamment reconnue
aujourd’hui - de la culture, de l’art et de la création dans les cursus d’enseignement obligatoire et d’enseignement supérieur.

On y trouvera la synthèse des six tables rondes organisées par Culture et Démocratie en 2010 et 2011 à la suite du colloque de novembre 2008 (dont les actes firent matière au Cahier 02 de Culture et démocratie). Assorties chacune d’un commentaire critique, elles aboutissent à un corps de propositions concrètes adressées aux responsables politiques en charge de l’éducation
et de la formation, ainsi qu’à tous les acteurs du système éducatif

Il y est question d’un enseignement obligatoire et d’un enseignement supérieur profondément renouvelés dans leurs paradigmes. Il y est question de temps retrouvé, de transversalité, de pensée critique et de pensée créative, d’anthropologie des savoirs scolaires, de formation culturelle et artistique des maîtres, de professionnalisation des médiateurs culturels, de résidences d’artistes, d’accès matériel et cognitif aux expressions artistiques, de pratiques collectives, de pratique artistique, d’invention, d’écoles ateliers et d’écoles laboratoires.
Ce projet assume sereinement sa part d’utopie, souvent féconde en matière d’éducation et indispensable aujourd’hui.

Le Cahier – 72 pages 21 x 17 cm - est en vente (en version papier) dans nos locaux. Son prix est de cinq euros. Pour le commander et le recevoir par la poste, veuillez faire un virement de huit euros (cahier + frais de port forfaitaire) sur notre compte 523-0803666-96. En communication, veuillez indiquer "Commande + 'Titre de la publication' + votre nom + adresse postale". Une fois le versement effectué, veuillez nous prévenir de votre commande en envoyant un mail à info@cultureetdemocratie.be. Nous vous enverrons la publication dans les plus brefs délais.

Pour le consulter en ligne, cliquez ici.

 

Coups de cœur

Péji.

Vous le connaissiez. Vous aviez sans doute vu ses expositions (au moins cent œuvres exposées à chaque fois !). Et, de toute manière, les dessins qui illustraient le numéro 12 du Journal de Culture et Démocratie et la quatrième de couverture de notre publication « Art et Prison, Echos et résonances ».

Péji s’est esquivé, discrètement, le 1er décembre 2011, à 69 ans. Il avait été un enseignant apprécié, concerné, à l’Ecole sociale de Marcinelle. Mais c’était surtout un artiste, cartoonist, dessinateur prolifique, grinçant, drôle. Tendre avec les uns, pas vraiment cruel pour les autres sauf avec les vrais affreux – disait-il - et il y en a beaucoup.

A la plume et avec sa chère encre de Chine, mais parfois avec du café ou ce qui lui tombait sous la main, il traitait de l’actualité la plus brûlante – guerre en Irak, réchauffement climatique, famines en Afrique – dans un langage humaniste, critique, poétique, cynique, c’était selon ! Il s’attachait aussi aux dérives du quotidien, aux questions générales ou, pour mieux dire, éternelles, à celles qui nous sont trop proches. Il s’en prenait alors aux (trop) riches, aux religions (toutes), aux militaires (tous), aux sots, aux méchants. Souvent en noir et blanc, parfois en couleur mais alors, avec légèreté. Le trait n’en paraissait que plus acerbe.

Jean Petermans se faisait appeler Péji. Salut, Péji. On est fiers de t’avoir connu.

G.V

Jean Capiau.

Jean Capiau était un artiste. Peintre et sérigraphe, dans la mouvance ‘art construit’ pour ce qui est de son œuvre personnelle, il fut aussi un pédagogue et, au meilleur sens du terme, un militant de la culture, curieux de tout et payant de sa personne. Aux côtés de Jean Louvet, il a participé, pour les décors et la scénographie, à l’aventure engagée du Studio-Théâtre de La Louvière, dont quelques titres éclaireront mieux l’action : ‘La nuit de Courcelles’ ; ‘Politiquement correct’ ; Les funérailles de Monsieur Lumumba’.

Egalement à La Louvière, et sur un tout autre plan, il a animé pendant de nombreuses années la galerie « Tendances contemporaines » reconnue pour la qualité de ses expositions. Il y présentait des artistes confirmés mais aussi des jeunes, et des talents nouveaux qu’il avait plaisir à révéler.

Jean Capiau est décédé en novembre dernier, à l’âge de 82 ans.

G.V

Le dernier numéro de la revue Dimension 3.

Le dernier numéro, n°1 de 2012, de la revue Dimension 3, Journal de la Coopération belge, est exceptionnel. Le sujet : « 7 milliards d’humains. Quelles conséquences ? ». En octobre 2011 estvenue au monde le sept milliardième humain… Bienvenue, en effet !

Sauf que cette explosion démographique infinie s’accompagne d’une urbanisation galopante, généralement dans la promiscuité des bidonvilles et qu’il n’y a aucune raison que cela s’arrête. Sauf que les enfants – filles ou garçons - ne bénéficient pas d’un enseignement digne de ce nom, incluant une éducation sexuelle… Sauf, aussi, que cette majeure partie de l’humanité vit dans la plus grande pauvreté. Vivre ? Survivre en réalité, tant les conditions qui les accablent favorisent les maladies infectieuses. Malaria et autres…

Alors, utile ou pas utile, la coopération ? La rédaction de la revue analyse la situation et se pose crûment la question. L’action en ce domaine est si souvent en contradiction avec l’exploitation délibérée des pays les plus pauvres par les pays les plus riches… Le saccage des forêts et la monoculture imposée n’en sont que quelques exemples.

En savoir plus, il suffit de s’abonner. Faites-le ! L’abonnement est gratuit en Belgique : info.dgd@diplobel.fed.be - http://diplomatie.belgium.be/fr/politique/cooperation_au_developpement/

G.V

Quelle identité pour le rap ?

Dans le cadre festival Sessions urbaines qui s'est clôturé le vendredi 27 janvier, Lezarts urbains a organisé, au Botanique, une rencontre/débat autour de l'engagement dans la musique, et dans le rap plus particulièrement. C'était le thème annoncé. Mais les questions ont surtout tourné autour de quelque chose de plus générique : qu'est-ce que le rap ?

Le rap authentique serait une expression musicale qui appartient à la classe populaire, vouée à une fonction subversive... c'est la définition proposée par le MC du groupe La Canaille, tête d'affiche de la série de concerts qui allait suivre à la Rotonde. Or comme tout mouvement subversif à succès, le rap a été « récupéré » par les firmes de divertissement de masse. Une récupération qui l'a modifié. Il a perdu son âme... Est-ce par un retour à l'âge d'or qu'il le retrouvera ?

Ce débat est ensuite parti dans tous les sens. Dur dur de garder le fil. Les rappeurs qui s'entourent de musiciens, faisant des infidélités aux seules platines, font-ils du rap ou de la pop ? Les rappeurs dont les textes ne sont pas subversifs font-ils du rap ? Est-ce que les rappeurs belges qui veulent faire comme les rappeurs américains font du rap ? Pourquoi le rap belge a-t-il si peu de moyens ? Mais un rap qui serait « nourri » par l'industrie (cas français) ou par des subsides (cas belge) serait-il encore du rap ? Le rap des débuts n'est-il pas né de bouts de ficelle ?

Bref, le rap (belge) semble en crise d'identité... Ça me fait penser à l'histoire du jazz, aujourd'hui endormie, que je connais un peu... Quand le jazz a commencé à sortir des ghettos noirs, à plaire aux « blancs » et à être aussi joué par eux, un important courant a rejeté ce jazz «made by gringos » comme n'étant pas du véritable jazz. Le jazz ne pouvait venir que de musiciens noirs, étant l'expression de la lutte pour l'émancipation du peuple esclave,… Cette opposition, stérile, a cependant dynamisé le jazz, certains musiciens noirs cherchant une expression toujours plus radicale, inaccessible aux capacités musicales des « caucasiens »... Enfin, c'est la recherche en elle-même d'une expression nouvelle, étonnante, détonante, subversive, sans plus de revendications identitaires, qui a caractérisé le jazz et le caractérise encore, parfois.

C'est cette même recherche qui doit animer chacun des artistes qui se déclarent musiciens, quel que soit le « style » joué (même la pop !). L'artiste part de ce qu'il a envie de faire, de dire ; il cherche avec sincérité une expression personnelle, il refuse en force le copier/coller, mais se permet la « citation », l'hommage... Et cette démarche est à ce point vitale pour lui que, quels que soient les moyens qu'il reçoit pour la poursuivre, elle est simplement inévitable.

B.D.R

Découvrez le site web de l'association Lézarts urbains : http://www.lezarts-urbains.be/indexin.php?homepage=yes

Témoignages - un film de Christian Van Custem.

Témoignages est un film documentaire réalisé par Christian Van Cutsem, produit par le CVB qui raconte, à travers leur propre témoignage, le parcours d'insertion professionnel de neuf jeunes. A travers ces témoignages, ces portraits, c'est l'institution école et surtout le fonctionnement de notre société en général qui sont questionnés.

L'école est obligatoire. Après les primaires, on passe en secondaire. Ensuite on se forme, dans une Haute École, mieux encore dans une Université. Puis on cherche un travail, on le trouve, on le garde, on ne le partage pas alors qu'il y a beaucoup d'autres gens prêts à en prendre une part (les chômeurs), on s'en gave, on se range. On meurt. C'est le parcours « type », celui du bon petit citoyen. Mais ce parcours exclut, car il ne correspond pas à tous... Ouf !

A travers le récit du parcours de certains qui aboutissent après plus de six ans de démêlés avec le secondaire général, dans une filière professionnelle épanouissante (où les valeurs de convivialité, de collectivité sont trouvées) on regrette le gaspillage de temps dû à ce modèle, trop ancré dans les réflexes éducatifs de nos institutions, qui veut, dans une volonté ratée de démocratisation des « chances », qu'après les primaires, nous soyons dirigés vers le secondaire général... Le manque d'informations par rapport aux alternatives valables et existantes à l'école traditionnelle et obligatoire ; les guidances qui se font de manière trop automatique, sans apporter une réelle écoute des élèves déboussolés et qui sélectionnent plus qu'elles n'orientent, abaissent plus qu'elles ne donnent confiance, aliènent plus qu'elles n'émancipent, font de ce monstre d'école un animal bien peu démocratique.

Très vite certains jeunes ne comprennent pas l'utilité de l'école. Ils refusent cette obligation, qu’ils considèrent comme contraire à leur liberté car ils n'y ont aucun mot à dire, et qu’ils n'y perçoivent pas de projet humain. Ou bien les perspectives de travail sont tellement bouchées, le délit de faciès courant, les arrangements aux pistons également monnaie courantes, qu'ils refusent de jouer dans un jeu où les dés sont pipés.

Certains sont prêts, malgré tout, à « entrer dans le moule », pour prouver aux autres – surtout aux professeurs – qu'ils sont également capables, qu'ils ne sont pas des fainéants, des délinquants. Pour être reconnus. Souvent, ce changement d'attitude s’opère grâce au travail de certaines structures qui abordent le jeune dans un rapport d'égalité, s'adressant à leur intelligence. La question est alors : pourquoi ces structures ne sont-elles sollicitées qu’en fin de parcours, quand il n'y a rien d'autre à faire, que les années, avec leur lot de souffrance et de violence, ont été gaspillées ?

D'autres jeunes, plus radicaux, plus critiques, qui se refusent à passer leur vie à travailler 8 heures par jour, voudraient apprendre au rythme de leur parcours, de leurs envies de voyages, de rencontres… Quel autre but, quel autre projet dans la vie que celui de vivre et d'y prendre plaisir ? La vie est ailleurs, disait le poète.

B.D.R

Découvrez le travail du CVB sur leur site : http://www.cvb-videp.be/

Une Université Populaire de Bruxelles, à Saint-Gilles.

Qu'il est alléchant le programme d'ateliers, de conférences, de cycles de cours que nous propose en 2012 l'UP de Bruxelles ! En phase avec les questions de notre temps, son projet pédagogique est globalement celui de former des résistants. Enfin !

Pointons le cycle de formation, organisé avec CFS asbl, « éducation populaire, émancipation et transformation sociale », avec, notamment, la venue de Miguel Benasayag le mardi 6 mars 2012. Ou encore le cycle de conférences : « Art et engagement », proposé en partenariat avec l'Iselp.

Une autre thématique - une autre lutte - qui irrigue l'ensemble du projet 2012 de l'UP est la déconstruction de la pensée managériale. Un atelier de pensée collective, animé par Isabelle Stengers et Guillermo Kozlowski, a réuni, à deux reprises déjà, plus d'une trentaine de personnes, principalement issues des secteurs de l'enseignement, du social et du socio-culturel. La qualité de l'écoute y est exemplaire et les échanges, graves et peu réjouissants, mènent à une conclusion limpide, point de départ radical à partir duquel nous avons à penser collectivement notre résistance : la paix sociale est défunte. Nous n'avons donc plus à travailler à son maintien car ce serait travailler au maintien d'un leurre, d'un piège. Nous n'avons plus notre place dans la «concertation sociale». Les mouvements d'émancipation n'ont plus rien à faire dans les lieux du pouvoir. Ils seront plus « efficaces » en dehors, assumant leur condition de vaincus et se réfléchissant à partir de cet aveu.

Un rapport du premier atelier existe. Le second est en préparation. Le prochain atelier aura lieu à la mi- mars. Il est ouvert à tous.

B.D.R

Pour recevoir les informations de l'UP envoyez un courriel à guillermo.kozlowski@cfsasbl.be

Tsiganes, Roms, Gitans, gens du voyage. Entre mythe et réalité.

Jusqu'en avril, La Maison du Livre propose, à travers des expositions, tables rondes, concerts, projections, animations…, de rencontrer ces hommes et ces femmes, Tsiganes, Roms, Gitans, gens du voyage, et de déconstruire la représentation négative que nous en avons, de la complexifier, de l'enrichir. L’objectif ? Nous émanciper de nos peurs, de nos préjugés à leur égard ; les « rencontrer » dans ce qu'ils ont de meilleur à nous donner, leur culture ; être sensibilisé à leur souffrance, au sort injuste trop longtemps réservé à ces communautés « boucs émissaires »...

Et que ces gens-là, non dépourvus de voix, mais d'audience, trouvent une place dans la programmation d'opérateurs culturels, cela fait diablement plaisir !

B.D.R

Découvrez l'ensemble de la programmation sur le site http://www.romstsiganesgitans.be

 

 

Coup de griffe

Musée d’art moderne, an 1.

Il y a un an que la collection XXme et XXIme siècles est presque totalement inaccessible aux publics des Musées royaux des beaux-arts de Belgique.

Une année durant laquelle nombre de projets ont été évoqués sans qu’aucun n’ait pu, à ce jour, trouver un niveau de concrétisation sérieux. Une année durant laquelle le mouvement de protestation connu désormais sous le vocable ‘museesansmusee’ et ‘museumzondermuseum’ s’est exprimé, investissant le Hall du Musée, rue de la Régence, chaque premier mercredi du mois. Un mouvement d’abord contenu à quelques artistes et enseignants, aujourd’hui rejoint par de nombreux citoyens, artistes encore, enseignants du supérieur pédagogique, politiques, étudiants et jeunes, tous les publics de cette institution, alarmés à raison par l’enfermement dans les réserves, sine die, d’une collection de grande qualité.

L’échantillon dérisoire, présenté sous le label “Choix des conservateurs” atteste à lui seul de la perte subie par ceux qui aiment, et ce Musée, et cette collection.

Certes, un projet de musée d’art moderne et contemporain est une magnifique idée pour Bruxelles. Mais si cette aventure se concrétisait, elle le ferait à l’horizon 2025, au mieux. Combien de générations de jeunes, d’ici à 2025 ou 2030, qui n’auront d’autre choix que de prendre des trains vers les musées vivants et passionnants de Wallonie et de Flandre, ou les galeries, ou les centres privés d’art actuel qui se multiplient, pour fréquenter les artistes d’aujourd’hui ?

Culture et Démocratie situe ce dossier là où il se trouve : du côté de l’accès à un patrimoine symbolique, artistique et commun, et du côté de l’obligation qui est faite à une institution muséale de donner accès à tous ses publics, matériellement et cognitivement, à la part la plus large de ses collections. Il lui appartient de déployer avec toute son expertise, un dispositif qui permette à chacun d’appréhender avec plaisir, intérêt, et à son niveau, la richesse de la création en Belgique.

En attendant d’éventuels et hypothétiques lieux nouveaux, les espaces des Musées royaux des Beaux-Arts nous semblent suffisamment vastes pour permettre, même temporairement, une présentation large, exigeante et attrayante des collections du XXème et du XXIème siècle.
Nous plaidons sans désemparer pour un enseignement “en culture” et, à ce titre, la présence importante d’étudiants et d’enseignants dans l’actuel mouvement de protestation nous réjouit.

Nous demandons depuis un an le redéploiement à très bref délai de la collection d’art moderne dans les lieux dont elle est aujourd’hui soustraite. Nous demandons que les grands arbitrages en matière de politique culturelle fassent l’objet d’un débat large et démocratique. Sans nier les contraintes financières auxquelles sont confrontées les institutions culturelles, nous demandons qu’au cœur des politiques muséales, un équilibre réel soit préservé entre le bien commun culturel et artistique qui suppose l’exigence et l’aval excessivement donné à des stratégies qui privilégient la dimension économique et touristique de la culture. Nombre de musées belges et européens y réussissent…

S.d.V

 

 

Les bonnes pages

Extrait de la préface du livre de Francesco Fistetti, Théories du multiculturalisme, Paris, La découverte, 2009, p. 5-10.

A l'évidence le multiculturalisme fait question. Mais quelle est la question ? Celle de l'identité, de l'altérité, de l'ethnicité ? De la tolérance, de la reconnaissance, de la différence ? Du pluralisme, du racisme, du (post)colonialisme ? De l'intégration, de la discrimination, de l'assimilation ? La liste des interrogations est longue, on le voit. Pour autant, (...) la question de ces questions n'est autre en définitive que celle de la démocratie. Notre condition multiculturelle interroge avant tout notre capacité à faire société au sein de la société-monde qui est désormais la nôtre. Son défi est celui de la construction d'un monde commun ouvert au conflit – et non à la guerre -, mais au dialogue entre peuples, culture et nations. Question (cosmo)politique par excellence.

Bien sûr, il est possible de dramatiser. Et les esprits chagrins ne manquent pas. Comme si le projet de vivre ensemble avec nos différences,ce projet constitutif de toute communauté politique, relevait désormais d'un pari impossible. Comme si les attentats du 11 – septembre nous avaient livré la vérité, meurtrière, du multiculturalisme, ce « choc des civilisations » (Huntington, {1996}) qui opposerait désormais Raison, incarnée par l'Occident, digne héritier des valeurs des Lumières, et ses autres, notamment un Islam par nature théocratique et obscurantiste. Sans jamais sombrer, à l'inverse dans un « utopisme multiculturel » irénique ou un « nomadisme postmoderne » de salon, {nous avons à montrer}combien, dans notre monde indissociablement postcolonial et globalisé, il ne faut pas considérer le multiculturalisme comme une malédiction menaçant la civilisation occidentale, mais bien davantage comme une invitation à penser à nouveau frais le pari démocratique dans les conditions contemporaines de la pluralité humaine.

(…)

Si, depuis deux siècles, le champ politique a été structuré par l'opposition entre la droite et la gauche, ce conflit a principalement opposé ceux qui demandaient davantage d'égalité et ceux qui en souhaitaient moins (Caillé, Sue, 2009). Or, à l'aube de ce nouveau millénaire, le débat politique est de moins en moins spécifiquement « politique » et de plus en plus culturel. Il met moins en avant la question de l'égalité que celle de la différence. OU, si l'on préfère, il vise moins l'égalité-identité que l'égalité-différence. Plus précisément, là où le conflit social central portait sur l'appropriation inégale d'un bien à peu près unique et homogène, en principe partageable – la richesse matérielle et ses dérivés (en termes de pouvoir et de prestige) - , il concerne désormais l'accès aux sources de l'estime de soi et pose au premier chef la question de l'identité et de la différence, tant sexuelles qu'ethniques ou culturelles, et aussi bien individuelles que collectives (Caillé, 2007 ; Caillé, Lazzeri, 2009). Ce qui pose la question de savoir si la revendication de la différence est une simple modalité, un enrichissement ou une spécification de l'idéal de l'égalité, ou s'il s'agit de tout autre chose. Si la première réponse est la bonne, si la revendication du droit à la différence est une simple conséquence logique, un approfondissement de la demande d'égalité, alors les partis qui se réclament de gauche ont encore un avenir – à condition de faire leur aggiornamento. Sinon il est probable qu'ils passeront vite aux oubliettes. Le défi pour la gauche et pour tous ceux qui ne se résignent pas à l'abandon de tout idéal de progrès social et politique est donc double. Il implique à la fois de passer d'une quête simple (ou simpliste) de l'égalité simple à une quête complexe de l'égalité complexe, et de faire la preuve que c'est dans le cadre de cette problématique de l'égalité complexe que les questions redoutables soulevées par la quête de l'identité et de la différence sont susceptibles d'êtres résolues.

(…) Il est impossible, et en définitive pas souhaitable, de cantonner la manifestation des différences culturelles dans le domaine du privé et de l'intimité. Au-delà de l'affirmation d'un simple principe d'égalité abstraite ou d'une justification du repli comunautariste, le respect des différences culturelles suppose au contraire (...) d'encourager et de légitimer leur manifestation au sein de l'espace public. Bref, de reformuler radicalement les principes d'égalité et de liberté propres à l'universalisme démocratique. Si droit il y a à défendre, n'est-ce pas d'abord (…) dans les termes d'Hannah Arendt, un droit pour ces différences à apparaître en pleine lumière, dans la mesure où chaque culture représente quelque chose d'unique et d'irremplaçable au regard de la pluralité et de la diversité humaine ? Si tel est bien le cas, l'universalisme démocratique ne s'approfondira qu'à condition de faire place à la dialectique des cultures, à leur confrontation, à leur critique et à leur traduction réciproque par la participation égale de chacune d'entre elles à l'espace public dans l'exacte mesure où cette participation ne compromet pas l'existence de l'espace public qui leur donne accès à la visibilité. Pour autant qu'elles aillent dans cette direction les sociétés multiculturelles occidentales sont bel et bien devenues le laboratoire pratique d'inventions et d'expérimentations démocratiques nouvelles.

(…)

Certes, le multiculturalisme restera un slogan creux si n'est pas conjurée la clôture apologétique et ethnocentrique de cette raison occidentale et s'il n'est pas reconnu combien notre condition multiculturelle et postcoloniale a profondément modifié la structure même de l'expérience humaine dans son rapport à l'altérité. Mais le défi majeur des sociétés multiculturelles occidentales – reconstruire une théorie de l'universalisme démocratique fondée sur le besoin de reconnaissance des identités individuelles et collectives – n'est-il pas avant tout de montrer très concrètement en quoi les principes de liberté et d'égalité ne valent pas seulement pour un « nous » restreint, celui de l'Occident, qui aurait en quelque sort le monopole ?

C'est vraisemblablement à cette condition que le pari d'une « démocratie multiculturelle » (Gilroy), de cette nouvelle civilisation à la fois nationale et planétaire que Marcel Mauss avait désignée sous le terme d' « inter-nation », pourra faire sens. Ce pari d'une forme de vivre-ensemble dans laquelle la différence culturelle et le conflit, loin d'être la cause de guerre ou de confrontations violentes, viendraient alimenter une spirale démocratique vertueuse, fondée sur la liberté de se « donner » et de se reconnaître mutuellement.

Alain Caillé et Philippe Chanial

Le Réseau

Opinion

Une rubrique « ouverte » dans laquelle nous publions soit des textes proposés par certains de nos lecteurs, soit des textes « cueillis » çà et là.

La troisième guerre scolaire n’aura pas lieu.

Ainsi donc, la ministre de l’enseignement obligatoire instaure un tronc commun aux cours dits philosophiques pour assurer un bagage commun de valeurs citoyennes. S’il faut saluer le fait qu’un ministre prenne une décision dans ce dossier explosif, il faut aussi constater que cette harmonisation permet fort opportunément de ne pas remettre en cause le principe même de cours de morale et de religion. On ne voit guère qui s’opposera à cette réforme « bisounours » consistant à implémenter « le questionnement philosophique, le dialogue interconvictionnel et l’éducation à une citoyenneté active » (LLB, 18/01/12), axes de réforme d’une rare audace que même une candidate Miss Belgique aurait pu faire siens. Comme l’a écrit Nadia Geerts, le seul vrai avantage de cette réforme est de ne gêner personne et même, pourrait-on ajouter, de s’offrir à moindres frais la bonne conscience d’avoir agi. Les petits catholiques, les petits juifs, les petits musulmans, les petits laïcs et les autres apprendront donc que les autres existent, à se poser des questions et à devenir citoyens. Chouette. Mais ils continueront à rester séparés durant le seul cours spécialement dédié aux questions du sens de la vie, et ce sous la bienveillante coupole d’acier du Pacte scolaire de 1958, qui protège avec obstination notre pays de la modernité : la Fédération Wallonie-Bruxelles est l’un des derniers endroits d’Europe dans lequel la doctrine religieuse – et non simplement son histoire – est enseignée dans ses écoles, et où il n’existe pas de cours officiel de philosophie. Oui, vraiment, soyons fiers.

Pourquoi le lien entre école et religion est-il si fort dans notre pays ? A cause de ce fameux Pacte scolaire, douloureux compromis qui signa la paix des braves, et auquel il faudrait paraît-il ne plus toucher sous peine de relancer une guerre thermonucléaire entre chrétiens et laïcs. Certes, les deux guerres scolaires n’étaient pas de la rigolade. C’était de vraies « guerres civiles de l’esprit », si traumatisantes que plus de 50 ans après il n’est pas un seul parti qui oserait, aujourd’hui, détricoter un seul fil du Pacte qui en signa la fin, et qui rend obligatoire l’organisation et le suivi de cours de morale et de chaque culte reconnu dans l’enseignement officiel. Et ce contre la plus élémentaire des évidences : le monde a changé.

Car la dépiliarisation est passée par là. Dans pratiquement tous les secteurs, les relations entre laïcs et chrétiens se sont apaisées. Les mondes se sont largement mélangés. Avortement, mariage homo, euthanasie sont des combats gagnés. Partout, l’Eglise s’est retirée peu à peu de ses responsabilités séculières, pendant que la laïcité organisée en face a baissé la garde, au point d’être devenue une grande organisation d’éducation permanente dont l’expertise, aujourd’hui, est au moins aussi forte en matière de soutien aux sans-papiers ou aux démocraties émergentes qu’en matière de laïcité.

Étrangement, il n’y a qu’à l’école qu’on ne pourrait rien changer. Alors que la logique d’un Etat neutre du 21ème siècle serait que la foi religieuse, affaire privée, ne soit enseignée que dans le cadre familial, nous continuons à la laisser subsister au sein des murs de l’école et à nous gargariser que la cohérence est sauve puisque chacun a « son » cours – saupoudrage bien de chez nous, clef du système pour que personne n’y renonce. A ce rythme, la Constitution belge sera depuis longtemps transformée en confettis à coups de réformes de l’Etat que le Pacte scolaire, simple loi, sera resté intouchable sous sa cloche de formol.

Absurde, profondément, car la société a trop changé pour que l’union des chapelles – laïcs compris – empêche davantage de voir l’évidence : la diversité, l’interculturalité, ou peu importe le nom qu’on donne au mélange de fait de notre société, cela passe par la compréhension de l’autre, de ses modes de pensées, de sa religion, de sa culture de base… et par le mélange. Nous pourrions avoir un cours commun, où tous les élèves apprendraient ensemble et sauraient à 18 ans ce qu’est l’Evangile, le Yom Kippour, les cinq piliers de l’Islam et les principales pensées philosophiques de notre histoire. Nous préférons en toute conscience garder des élèves qui apprendront « leur » propre culture et, s’ils ont la chance d’avoir un professeur de morale ou de religion s’écartant de la liturgie, bénéficieront d’une ouverture sur les autres religions et cultures – avec certes, si elle aboutit, la bénédiction de l’actuelle réforme. Mais l’enseignement lui-même se donnera toujours dans un sens avant tout militant et – surtout - toujours dans un cloisonnement entre élèves que plus rien aujourd’hui ne justifie. Or, si on en est à unifier le programme de ces cours via un tronc commun, alors la question de leur unification complète ne se pose pas seulement au courage des politiques ; elle se pose aussi à leur bon sens.

L’enjeu est bien plus crucial qu’il n’y paraît. Je veux bien prendre les paris : ceux qui s’érigent aujourd’hui en gardiens du Temple du Pacte scolaire seront les mêmes qui, demain, organiseront d’énièmes assises de l’Interculturalité contre le racisme et le repli identitaire, en se navrant que les adultes de cultures et religions différentes se craignent, se détestent ou ne se connaissent pas, et en se demandant pourquoi.

Et le pire, c’est qu’ils seront sincères.

François Desmet
http://www.francoisdesmet.be/

 

 

L'Agenda

Rencontres

ReMua au Parlement bruxellois.

Le 2 février 2012 de 9h30 à 13h, au Parlement bruxellois (73 rue du Lombard, 1000 Bruxelles)

Lors de cette matinée, ReMuA présentera le fruit de cinq années de travail avec son projet "Musiques en action". Ceci sera suivi par un échange avec les parlementaires, animé par Mme Martine Dumont-Mergeay (présidente du CA de ReMuA) et M. Thierry Chleide (musicien et pédagogue), sur le thème : la musique comme levier contre l'exclusion sociale et professionnelle.

Pour clôturer la présentation sur une note festive, une quarantaine d'élèves de deux écoles primaires bruxelloises présenteront à 12 heures, un mini-concert (chant et violon) dans la salle des glaces du parlement régional.

Infos :

ReMuA - Tel : 02 537 74 38 – Gsm : 0484 62 08 23 – info@remua.bewww.remua.be

Art et engagement: les amants infernaux. Cycle de conférences avec Laurent Courtens (historien de l’art et critique d’art, responsable de la médiation à L’iselp).

Mercredi, de 18h à 21h, à l'Université populaire de Bruxelles.

« Transformer le monde, changer la vie »: tel était le mot d’ordre du mouvement surréaliste. Fantasme assurément, chimère: l’art est incapable de porter seul un tel projet. Il peut cependant le nourrir, il y est sans doute indispensable. C’est en tout cas la question que posera ce cycle de conférences: en quoi l’art peut-il contribuer à changer le monde ? Quelle est la spécificité de son apport au mouvement social, plus globalement à la vie ?

Remontant aux actualisations du mouvement surréaliste proposée par CoBrA (1948-51), le cycle repèrera les grandes tendances « activistes » des années 1960-70 et tentera une lecture des pratiques contemporaines.

Mercredi 8 février
Comme le pain de chaque jour

« Poésie nécessaire, comme le pain de chaque jour, comme l’air que nous exigeons trois fois par minute » disait Gabriel Celaya, poète espagnol, poète républicain.

Ce sera la question posée par cette première séance: nécessaires la poésie, les arts, la culture ? Oui, mais en quoi ? Quel est le champ d’expériences, de connaissances, d’émotions ouvert par la musique, la peinture, le cinéma … ? Répondre à cette question, c’est asseoir cette autre nécessité: pourquoi démocratiser la culture ? Pourquoi « élargir le cercle des connaisseurs » ?

Mercredi 15 février
Réaliser l’inexistant

« Le plaisir suprême de la littérature est de réaliser l’inexistant » : c’est cette fois Oscar Wilde. Pour nous dire que la fiction artistique, son artifice nous permettent de dessiner de nouveaux horizons, d’en éprouver les possibles.

Cet élan s’associe à l’un des principaux mots d’ordre de l’art du XXe siècle : « l’art c’est la vie ». Depuis Dada jusqu’aux diverses formes d’art dites relationnelles en passant par l’Art Brut, puis par Fluxus, toute l’histoire de l’art moderne et contemporain est aimantée par cet appel de la vie, ce désir de « sortie de l’art », de désertion des ambiances confinées, des arcanes sacrés du temple de l’Art avec un grand A. Avec pour effet d’élargir continuellement les frontières des pratiques artistiques et d’ouvrir celles de la vie réelle.

Mercredi 22 février
Contre-feux 1

L’histoire de l’art du XXe siècle (et du XXIe siècle naissant) est comme électrifiée par une tension latente entre le marché, les institutions (l’État) et les créateurs. Parmi ceux-ci, plusieurs (et non des moindres) ont construit une partie importante de leur propos en opposition à ce que nous appelons aujourd’hui la marchandisation de la culture. Nous pensons à Duchamp lui-même, à Broodthaers, à plusieurs artistes conceptuels (Art and Language, John Baldessari, Hans Haacke…). Plus récemment, c’est aux stratégies managériales de grandes entreprises et à une modélisation néolibérale de la pratique artistique que les artistes ont dû se confronter. On l’illustrera à l’appui des travaux du dernier représentant de la Belgique à la biennale de Venise : Angel Vergara Santiago.

Mercredi 29 février
Contre-feux 2

Si l’art n’a pas porté l’histoire des mouvements d’émancipation, il les a cependant accompagnés, les a outillés d’un dispositif critique. D’abord sur son propre terrain : celui des images. C’est l’histoire de l’émancipation des langages, puis de la critique des médias telle qu’on la vérifiera à travers les œuvres de la Figuration Narrative, de Barbara Krüger, de Cindy Sherman, de Wang Du, d’Harun Farocki… Nous verrons aussi comment ces courants et ces artistes énoncent des causes telles que le féminisme, le mouvement d’émancipation noir, le tiers-mondisme... Singulièrement depuis l’entrée en scène d’artistes issus de territoires jusqu’à présent exclus de la modernité : l’Afrique, le monde arabe, l’Asie, l’Amérique latine…

Mercredi 7 mars
Documenti !

Depuis les années 1990, l’art a renoué très explicitement avec le politique. Par des voies diverses dont l’une est particulièrement saillante : le documentaire. À travers biennales et expositions, films, essais photographiques, collectes d’archives, glanages de documents signalent clairement un désir de « prise sur le réel », d’investigation du monde. Dans ses failles, ses meurtrissures, ses incertitudes. Le document aujourd’hui n’est pas déclamatoire, pas héroïque. Il est incertain et fragile. Il se mêle à l’intime, à la fiction. Il défriche cependant la vie, émancipe la parole, le regard et la pensée.

Infos :

Université Populaire de Bruxelles
Rue de la Victoire, 26
1060 Bruxelles
02/543.03.03

Médiation muséale et patrimoniale. Enjeux et perspectives - colloque international.

Les 9 et 10 février 2012, aux Moulins de Beez à Namur (rue du Moulin de Meuse, 4
à 5000 Namur (Beez))

Ce colloque a pour objectif de baliser l’ancrage scientifique de la médiation muséale et patrimoniale. Une double visée envisage à la fois les enjeux en tension dans la réalité professionnelle, mais également les défis d’une formation professionnalisante. Dès lors, outre les scientifiques du domaine de la muséologie, le public visé par ce colloque est également constitué des professionnels de la médiation et des étudiants en muséologie.

Une série de questions, interdépendantes à certains égards, émergent pour identifier les enjeux actuels de la médiation :

1. Enjeux culturels/sociétaux/politiques : place du musée dans le panorama culturel, le musée pour quelle(s) classe(s) sociale(s) ? Et la démocratisation ?

2. Enjeux professionnels : qui pour la/les médiation(s) ?, quelles formations, quels objectifs, quelles évaluations ?

3. Enjeux pédagogiques : la part éducative dans la médiation, liens avec l’enseignement et les sciences de l’éducation ?

4. Enjeux technologiques : quels supports ? faut-il surfer et comment sur la vague des développements technologiques ?

5. Enjeux économiques : pour quels publics – la médiation est-elle au service de la massification du public et au service de l’événementiel ?

Infos : http://www.repere.be/colloque.mmp/

Programme : http://www.repere.be/colloque.mmp/images/stories/pdf%20_Mmm_pgr1-2.pdf

Quelles politiques d'inclusion dans une société qui exclut ? - Journée d'étude d'actualité politique.

Le 10 février 2012, de 8h30 à 16h30, à Cardijn (Louvain-la-Neuve)

Dans le domaine de l'insertion professionnelle au niveau européen, un nouveau terme a vu le jour; à savoir la notion d'inclusion.

A travers cette évolution de vocable, il y a finalement une reconnaissance que notre société produit de l'exclusion.

Le CIEP a souhaité se pencher sur la question de l’accompagnement des personnes en situation de précarité et d’exclusion. Comment la société et nos organisations agissent-elles face à cette situation ? Que défendre ?

Infos : http://www.ciep.be/index.php?p=a2&id=636

Une conférence de Vincent de Gaulejac.

Mardi 14 février 2012, à 18H00, à l'Université Populaire de Bruxelles (Rue de la Victoire, 26, à 1060 Saint Gilles)

Vincent De Gaulejac, « sociologue clinicien », est notamment l'auteur de deux ouvrages « La société malade de la gestion" et "Travail, les raisons de la colère". Il viendra en parler et en débattre...

Infos : 02/543.03.03

Interactions culturelles dans le berceau de l'Europe - une conférence de Paul-Louis van Berg.

Le 29 février 2012 à 17h00, au Palais des Académies, Bruxelles (rue Ducale 1 à 1000 Bruxelles)

Les mouvements migratoires sont à l’origine du peuplement de toutes les régions du monde. Ils ont favorisé les rapprochements entre les cultures. De grandes nations se sont constituées grâce aux mouvements migratoires, et aucune région ne fait exception.

- Quel est le contexte qui explique ou éclaire colonisations et migrations ainsi que leurs modes de déploiement ?

- Quelles conséquences ont-elles eu sur la perception du monde, les courants de pensées et sur le développement scientifique et technique ?

- Quelles traces ces mouvements ont-ils laissés dans les paysages culturels, dans les formations politiques, économiques et sociales, dans la cartographie linguistique de l’Europe et du monde ?

- Quels enseignements peut-on tirer de ce prodigieux réservoir qu’est le passé pour comprendre le phénomène migratoire contemporain et plus généralement l’Europe et le monde d’aujourd’hui ?

Infos : http://www.academieroyale.be

Festiv'art, culture et travail social de l'Institut Cardijn.

Les 28, 29 et 30 mars 2012, à l'Institut Cardijn (Rue de l’Hocaille, 10 à 1348 Louvain-la-Neuve)

Pour décrire le monde moderne, fragmenté, pixellisé, Max Weber a utilisé le concept de “désenchantement”. Tant il est vrai que notre monde, désormais, est celui de
la rationalité, de la science, des techniques, de l’économie et des finances; un monde où tout est contrôlé, prouvé, approuvé, testé et disséqué. Un monde, enfin, où les sens, les valeurs, les engagements et les enthousiasmes se perdent dans les logiques les plus matérialistes. Au “désenchantement” s’est substituée “l’enivrement” du monde: le culte du succès, de la performance et de l’efficacité, le tourbillon de la gloire, fût-elle aussi et surtout éphémère.

Face à ce constat, il est possible de se résigner. Mais ce n’est pas citoyen. Mais ce n’est pas humain. Peut-être, alors, le “réenchantement” du monde passe-t-il
par une sphère plus subtile que celle de la raison : celle de l’art, qui la transcende. Est-il possible de penser que l’art puisse compenser ces pertes de valeurs, d’identité et de
sens ? Assurément.

Les pratiques artistiques peuvent conduire à un réel “réenchantement” du social, un processus qui permet au travailleur social de retrouver le sens de sa pratique
et, corollairement, de son identité. Comme le souligne à juste titre Herbert Marcuse : " L’art ne peut rien faire pour empêcher la montée de la
barbarie (…) (car il) ne peut pas changer le monde, mais il peut contribuer à changer la conscience et les pulsions
des hommes et des femmes qui pourraient changer le monde ”.

Le Festif’Art, Culture et Travail social de l’Institut Cardijn : trois jours pour s’approprier les liens étroits qui se tissent entre ces trois mondes. Trois jours pour
fêter, pour résonner et raisonner

Pour informations et inscriptions : www.institutcardijn.be

 

Spectacles

15 ans de Nova, 6 semaines de fête !

Jusqu'au 19 février 2012, au Nova (rue d’Arenberg, 3 à 1000 Bruxelles)

Fêter les quinze ans d'un lieu comme le Nova n'est pas anodin. Parce qu'il apparaît difficile de maintenir le cap, et même de survivre dans le contexte culturel actuel, tout en fonctionnant de manière bénévole et collective. Cahin caha, l'équipe du Nova, changeante et protéiforme, continue ses activités. Après avoir été surprise d'atteindre l'âge canonique de dix ans, la voilà qui, sans vergogne, propose au public de lui fêter ses quinze lunes. C'est en effet les usagers du lieu qui ont répondu à l'appel lancé par le Nova, pour proposer films, expos, performances, concerts et autres joyeusetés. Ayant ainsi constitué un trésor d'idées nouvelles, le Nova a fait une sélection dans ce qui lui semblait pertinent, réalisable, abordable pour ce début d'année 2012, et plus important: des propositions que l'on avait jamais pu voir au Nova ! Voir et écouter, c'est éclectique et déroutant. Et on a encore sous le coude...

On pourra découvrir, par exemple :

Des invités qui présentent : leur dernier film (Pierre Carles), leurs miniatures en super 8 (Peter Hoffman & Hans-Robert Franz), leurs faits d'armes seventies (Joël Seria).
L'occasion de découvrir des talents rares et très personnels: le documentariste Frans van de Staak ("Windschaduw"), Fischli & Weiss, des artistes contemporains suisses rieurs ("Der Rechte Weg"), le chanteur déglingué Wild Man Fisher, disparu en 2011 ("Derailroaded"), ou encore de mieux connaître Matt Porterfield, le réalisateur de "Putty Hill" avec son premier film ("Hamilton").

Des œuvres que vous avez toujours rêvé de voir : "Les dimanches de Ville d'Avray", mélo français sixties oscarisé et dérangeant; "Tongues Untied" qui évoque la communauté gay noire américaine; "Mind Game" manga réputé mais peu montré sur grand écran dans nos contrées ; "Les fainéants de la Vallée fertile", critique acerbe de la bourgeoisie grecque ; "L'heure des brasiers", film fleuve argentin où Fernando Solanas livre sa vision du pays en crise ; " Eight deadly shots", version film d'un téléfilm culte finlandais ; "Lemonade Joe", hilarante attaque en règle du western par la nouvelle vague tchèque.

Un Open Screen; des Prima Nova qui s'intéressent à une cuisine gigantesque en Inde, aux réfugiés de Lampedusa, aux artistes et à leur expression...
Du spoken word avec Eugene Robinson en hommage à l'acteur/crooner Dean Martin (avec "Rio Bravo" en prime !), des concerts pour la soirée d'anniversaire (LEM, Mouche Man, Odessa), des performances kinétiques (Hyperbang), un cabaret rock de grande classe (Cabaret Dr Strange).
Et puis, non pas une, mais trois expos et leurs vernissages ainsi que des installations. Et même une conférence sur l'humour allemand. C'est vous dire si ça va être bien cet anniversaire...

Le programme complet et les horaires sont en ligne : http://www.nova-cinema.org/spip.php?rubrique10

Mémoires vives, un film de l'atelier Buanderie - Avant première.

Le 1er février 2012 à 19h00 à l'IHECS (Bâtiment Bord de verre /2ème étage, 15, rue du Poinçon à 1000 Bruxelles)

Synopsis: Aziz, Dany, Edmond, Jean, Mamadou & Werner débusquent, autour du Quartier Anneessens, des pans de (leurs) mémoires depuis longtemps enfouis...? Ils creusent leurs souvenirs : des lieux de loin en loin, des personnages ou des amis d'antan, des chansons et des histoires (presque) oubliées refont surface. ?Ils se remémorent, se rappellent, reconnaissent, explorent, mémorisent. Finalement, ils connaissent tout ça par coeur ; ces réminiscences n'ont aucun arrière-goût et ils nous les livrent généreusement « pour mémoire ».

Renseignements : Philippe Cotte (VIDEP) 02. 221.10. 67 - philippe.cotte@cvb-videp.be

Entrée libre

Penser le futur - Entre identité et altérité. Une semaine pour repenser notre rapport à l’Autre, en compagnie d’artistes.

Du 3 au 10 février 2012, à la Maison Folie (8 rue des Arbalestriers à 7000 Mons)

Pour cette quatrième édition de « Penser le Futur », le rapport à l’autre, à l’altérité, à la différence est interrogé. Entre « Je » et l’ « Autre », entre identité et altérité, n’y aurait-t-il qu’opposition, voire rivalité, comme les réflexes sexistes, racistes, les abus de pouvoir de toutes sortes, toujours d’actualité, nous le laissent penser ? La parole est aux artistes et aux citoyens…

Découvrez la programmation riche et variée (danse, théâtre, exposition, débat) sur www.lemanege.com

Historia Abierta.

Mise en scène : Lorent Wanson
Dramaturgie de Pablo Paredes et Lorent Wanson
Avec Emilio Ciriza, Carla Huenchún, Felipe Lagos, Karen Mena, Fernando Pérez, Carolina Pizarro, Lorena Ramírez

Du 7 au 18 février 2012 à 20h30 au Poche (1a, Chemin du Gymnase à 1000 Bruxelles)

De verdad ? Si pô ! La RAJA weon ! Un tourbillon ardent et poétique, de danse, de chant, et de musique «Made in Chile» à (re)vivre au Poche ! Après une formidable tournée mondiale la saison passée, la troupe chilienne de Lorent Wanson vient fouler une seconde et dernière fois les planches du Poche.

Après la création d'Africare à Kisangani (présenté au Poche en 2007), un spectacle où Lorent Wanson nous plongeait dans les mythes et les réalités du Congo, c'est le Chili et son histoire qui servent cette fois de toile de fonds au spectacle du metteur en scène.

Historia Abierta mêle passé, présent et futur pour un message de portée universelle. Invité par le Centre d'arts scéniques Matucana 100 de Santiago du Chili où il avait présenté Africare en 2008, Lorent Wanson a passé trois ans entre la Belgique et le Chili pour ce projet construit sur base de témoignages et d'ateliers d'improvisation avec des acteurs qu'il a confrontés à leur propre histoire, à leurs arbres généalogiques et à leurs rêves.

Mélangeant le chant, la danse, la projection vidéo, Historia Abierta réunit sept comédiens, trois artistes visuels chiliens de renom, deux compositeurs, un dramaturge, deux chorégraphes, un chœur et des musiciens, pour donner vie à un ambitieux spectacle multiforme qui, après deux mois de représentations à Santiago a été présenté en Europe au Théâtre Le Manège de Mons (du 18 au 23 janvier), au Phénix/Scène Nationale de Valenciennes, au Théâtre de Poche et au Centre Culturel de Soignies,...

Dans une production qui aura fait se croiser pas moins de 80 personnes, Lorent Wanson choisit de faire parler les trentenaires, une génération porteuse d'Histoire. Mais Historia Abierta ne peut se résumer à un spectacle sur le Chili : c'est avant tout une réponse à la question de l'identité et au rapport à l'Histoire. « Je voudrais que le personnage principal d'Historia Abierta soit le spectateur, que le fait qu'on raconte ces histoires parfois très simples puisse amener le public à se dire qu'il a lui aussi des histoires à raconter. », nous explique Lorent Wanson. « Les ruptures [racontées dans le spectacle] peuvent correspondre à des coups d'état militaires et à des tremblements de terre mais ça comprend aussi des ruptures amoureuses, la mort d'enfants et tout ce qui nous fait passer à autre chose. »

Infos : http://www.poche.be/

La maman du petit soldat.

de Gilles Granouillet.
Mise en scène Philippe Sireuil
Avec Edwige Baily, Felipe Castro, Roland Vouilloz.

Le 16 janvier dernier, première de La maman du petit soldat au Théâtre de Poche à Genève qui coproduit la pièce avec le Rideau de Bruxelles. Accueil largement salué par la presse et le public.

Le 8 février, le spectacle arrive en Belgique. Représentations jusqu’au 25 février à l’Atelier 210 (210 Chaussée Saint-Pierre / 1040 Bruxelles). Réservation 02 737 16 01 / www.rideaudebruxelles.be

Entre les courses du samedi chez Lidl et les lettres écrites au fils parti là-bas au front, une mère et sa fille attendent. Explosion. Un soldat est entré. Un soldat est entré cette nuit dans la maison. Le fils ?

Le metteur en scène Philippe Sireuil poursuit son exploration d’un théâtre où le quotidien le plus prosaïque est traversé par une inquiétante étrangeté. Dans une langue au souffle dévastateur, concrète et onirique, le Français Gilles Granouillet « ramène la guerre à la maison ». C’est bien triste la guerre des autres, la guerre de là-bas, mais au fond c’est bien loin tout ça, non ? Et si cette nuit la guerre entrait chez vous…

Voir les photos du spectacle.

Écouter l’interview de Roland Vouilloz dans l’émission Rien n'est joué © La Radio Suisse Romande

Assistez à la représentation du 15 février et poursuivez la soirée par une rencontre avec Gilles Granouillet, Philippe Sireuil et les acteurs du spectacle.

Petits chocs des civilisations - le nouveau spectacle de Fellag.

De et par: Fellag
Mise en scène: Marianne Epin

Du 15 au 18 février 2012 à 20h30 au Théâtre 140 (avenue Eugène Plasky 140 à 1030 Bruxelles)

Après la trilogie, Djurdjurassic bled, Un bateau pour l'Australie, Le dernier chameau, et la pièce Tous les Algériens sont des mécaniciens dont les ancrages réels ou imaginaires se situaient en Algérie bien qu'émaillés de clins d'œil à la France, avec Petits chocs des civilisations, Fellag pose, cette fois, ses valises et son regard en France.

“En sortant de chez moi, un matin, j’achète comme à mon habitude la presse du jour, puis je rentre dans un bistro. J'ouvre l'un des journaux, et, un gros titre, étalé de tout son long, de la deuxième à la troisième page, me saute aux yeux. C’est pas possible ! Stupéfaction ! Ahuri, je parcours rapidement l’article… Je n’en reviens pas… J’ouvre les autres magazines… Pareil ! La même nouvelle partout : "Un sondage d’opinion affirme que le couscous est devenu le plat préféré des Français."… C'est pas vrai... Je rêve ! Qu'est-ce qui leur arrive aux Gaulois ? Le ciel leur est tombé sur la tête ?… C'est le syndrome de Stockholm culinaire ou quoi ?... Incroyable... le couscous est arrivé en tête de toutes les recettes qui concourent sur le tour de France de la bonne bouffe… Dites-moi… chers Français de souche… derrière ce compliment exceptionnel adressé à notre plat emblématique, se cacherait-il une déclaration d'amour ? N'est-ce pas une façon détournée de nous dire que vous nous aimez enfin ?…”

Sous le prétexte que ce sondage d'opinion selon lequel le couscous serait devenu le plat préféré des Français, mon personnage dans cette comédie, suppose que ce résultat est un aveu détourné d’une affection toute nouvelle que les Français ressentent envers les Maghrébins. Partant de cet heureux constat, il organise un show pour livrer aux Français les secrets de la préparation du couscous afin de sceller "la fraternité retrouvée". Mais, comme nous sommes dans un théâtre où l'absurde le dispute au burlesque, le politique au poétique, son propos vire vite et virevolte dans toutes les directions. Le couscous devient alors un prétexte géant pour surfer joyeusement sur les graves sujets de notre temps.

Comme Toto et Dario Fo en Italie, Zouc en Suisse Romande, Bedos et Alévêque en France, Fellag s'est fait le miroir humoristique de sa collectivité au sein de notre petit univers bourré de contradictions.

Philosophe ? Politologue ? Depuis Le dernier chameau, spectacle qui avait réjoui et rassemblé tout le monde au 140 dans une même tendresse, Fellag nous amuse en jouant sur les peurs, les méfiances et les clichés que les uns et les autres s'inventent. Désarmant, c'est le terme qui me vient, et il y faut son énorme talent.
Tout cela sous le prétexte de nous initier à la recette magique du couscous familial!

Infos : http://www.theatre140.be

 

Expositions

Exposition de Pascal Tassini.

Jusqu'au 25 février 2012, au MADMusée (Parc d'Avroy, à 4000 Liège)

Pascal Tassini est une personnalité phare des ateliers artistiques du Créahm à Liège. Artiste aux
multiples facettes, il y développe depuis une quinzaine d’années un univers cohérent et sensible
au travers de peintures, écritures, modelages, assemblages et créations textiles. L’ensemble de
son oeuvre est condensée, dans l’espace des ateliers, sous la forme d’une phénoménale
installation à l’aspect organique et tentaculaire (la Cabane), faite essentiellement de tissus noués.

Depuis 2006, Pascal Tassini s’immerge totalement et de manière remarquée dans le travail
textile, élaborant principalement autour du thème du mariage de multiples coiffes baroques
et tenues de noces.

L’exposition de cette oeuvre surprenante – littéralement extravagante – s’accompagne d’un
catalogue monographique richement illustré.

Info : 04-222.32.95 / info@madmusee.be / www.madmusee.be

Vous avez dit Roms ? Une exposition de Gabi Jimenez,Kkrist Mirror et Lydie Nesvadba.

Jusqu'au 4 mars 2012, au Centre Culturel Jacques Frank (Chaussée de Waterloo, 94 à 1060 Bruxelles)

Geste symbolique fort, en 2007 la Biennale de Venise proposait pour la première fois un Pavillon Rom, auquel participa Gabi Jimenez (www.gabijimenez.fr) dont les toiles dénoncent les injustices et la confrontation quotidienne au « Gitans vos papiers ! ».

Avec « Tsiganes 1940-1945. Le camp de concentration de Montreuil-Bellay » aux éditions Emmanuel Proust, Kkrist Mirror (www.kkristmirror.com) met en scène le quotidien durant la guerre, tandis que « Gitans. Le pèlerinage des Saintes-Maries de-la-Mer », nous emmène dans le Sud de la France.

Encore étudiante à La Cambre, Lydie Nesvadba (www.lydienesvadba.com) s’est intéressée aux familles qu’elle voyait vivre en retrait dans le Nord de la France. Plusieurs années durant, de la France à l’Espagne et la Roumanie, la voici également en Inde où perdure toujours la vie nomade d’autrefois.

Cette exposition s’inscrit dans le cadre du partenariat avec la Maison du Livre autour des « Tsiganes, Roms, Gitans, Gens du Voyage… Entre mythes et réalités, préjugés et confusions, stigmatisations et discriminations » (Programme détaillé: www.lamaisondulivre.be).

Informations : 02 538 90 20
Mail : info@lejacquesfranck.be
Site : www.lejacquesfranck.be

Les singuliers et le pluriel- Regards croisés sur l'établissement de Défense sociale de Paifve.

Jusqu'au 24 mars 2012, au Centre Culturel Les Chiroux (Place des Carmes, 8 à 4000 Liège)

L'institution de Défense sociale de Paifve accueille des délinquants reconnus irresponsables, à la dangerosité variable et qui nécessitent un suivi psychiatrique. Dans l'enceinte de cette prison d'un type très particulier, la photographie a pris ces deux dernières années une place importante. En effet, le GSARA anime depuis 2010 des ateliers de prises de vue pour les patients et pour les membres du personnel. Si au départ, les ateliers étaient destinés prioritairement aux patients, le personnel a en effet lui aussi souhaité pouvoir bénéficier de cette initiation pour croiser leur point de vue à celui de ceux dont ils s'occupent chaque jour. De nombreuses images ont ainsi été produites, chacune ancrée dans la réalité singulière de son auteur, qu'il soit d'un côté ou de l'autre de la barrière : humour, tendresse, violence, échappées de ciel bleu ou portraits dessinent une image toute en nuances du quotidien de l'établissement.

Très éloignées des images préconçues et fantasmées que tout un chacun peut avoir de « la prison psychiatrique », ces clichés tissés du personnel et des patients seront confrontés à une troisième forme de regard : celui des artistes Lieven Nollet, Laure Geerts et Sébastien Van Malleghem (tous deux membres du collectif Caravane) qui sont venus photographier les personnes et les lieux de Paifve et témoigner de la vie de l'établissement.

Trois "catégories" de regards donc, pour mieux approcher, à travers ce pluriel, les singularités irréductibles de la folie, de son emprisonnement et de sa sensibilité, souvent complexe et profondément humaine.

Infos : http://www.chiroux.be/index.php?page=les-singuliers-et-le-pluriel

Georges Vercheval - L'ordre des choses - Expostions de ses photographies (1958-1988).

Du 21 janvier au 20 mai 2012, au Musée de la Photographie de Charleroi (11 Av. Paul Pastur, à 6032 Charleroi)

La fondation en 1987 du Musée de la Photographie de Charleroi a quelque peu éclipsé l’œuvre photographique de Georges Vercheval. L’implication dans le projet muséal du photographe et de son épouse, Jeanne, a occulté en effet un travail entamé au début des années soixante et que peu de gens ont perçu dans son ensemble, n’ayant souvent qu’une vision fragmentaire de certains chapitres, telles les séries des Terrils ou des Fenêtres.

Construit par thématiques, et essentiellement réalisé en noir et blanc, le travail de Georges Vercheval ne forme pas pour autant une œuvre éparse. Une même cohérence formelle relie ces séries, leur conférant une approche originale, qu’il s’agisse du regard porté sur le paysage, l’espace urbain, la géométrisation de l’objet ou la capture du temps.

Un ouvrage de 160 pages abondamment illustré accompagnera l’exposition. Il reprend des textes de Pool Andries, Xavier Canonne, Emmanuel d’Autreppe et Christine De Naeyer.

NB : Outre l’exposition citée ci-dessus, il y a évidemment bien d’autres choses à voir au Musée de la photographie, notamment l’exposition proposée par Jan Bannings, consacrée aux « bureaux d’administration » à travers le monde (France, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Somalie, Afghanistan, etc.). On y ressent ici une activité intense, ailleurs une force d’inertie que l’on connaît trop bien.

Info : http://www.museephoto.be/

 

 

Dernières nouvelles

Appels

L'Institut Cardijn à la recherche de ses anciens !

A l’occasion de ses 90 ans, l’Institut Cardijn de Louvain-la-Neuve organise les 28, 29 et 30 mars prochains le Festif’Art, Culture et Travail social, colloque durant lequel il souhaiterait aussi retrouver un maximum d’anciens étudiants.

Afin de mettre à jour les coordonnées tant personnelles que professionnelles des assistants sociaux qui ont fréquenté les bancs de l’établissement, un formulaire est disponible en ligne à l’adresse www.institutcardijn.be/anciens. N’hésitez pas à réagir dès maintenant ; vous disposerez ainsi de toutes les informations liées aux trois journées d’animations, de tables rondes et de conférences.

Enfin, l’Institut Cardijn est à la recherche de photos, de films voire d’anecdotes vécues lors de la formation. Ceux-ci peuvent être envoyés à paul.verjans@helha.be ou à Paul Verjans, 10 Rue de l’Hocaille, 1348 Louvain-la-Neuve.

C-paje asbl recrute un(e) détaché(e) pédagogique.

Le Collectif pour la Promotion de l'Animation Jeunesse Enfance (C-paje) est une Organisation de Jeunesse proposant des activités et services aux diverses structures et personnes animant des enfants et des jeunes en Wallonie et à Bruxelles. Pour en savoir plus sur le C-paje : http://www.c-paje.net/

L'entrée en fonction est fixée au 1er septembre 2012. Envoyez vos CV et motivations uniquement par e-mail pour le 01/03/2012 à l'attention de Semra UMAY, directrice du C-paje (semra@c-paje.info)

Prix Bruocsella 2012 - Appel à projets.

Bruocsella encourage des projets urbanistiques à Bruxelles en offrant un Prix de 25.000 EUR !

Avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale, Prométhéa a mis en place depuis 2003, un club d’entreprises mécènes pour l’amélioration de l’environnement urbain en région bruxelloise: Bruocsella.

Grâce à cette initiative et pour la dixième année consécutive, des projets « pour la ville » seront récompensés par le Prix Bruocsella en juin 2012.
Les projets éligibles doivent concourir à l’amélioration du cadre de vie et de l’environnement urbain en région bruxelloise. Le projet candidat doit contribuer à la création, à la rénovation ou à la sauvegarde du patrimoine non classé ou d’éléments liés à l’aménagement de l’espace urbain.

Pour participer au Prix Bruocsella, le projet candidat doit notamment répondre aux critères suivants:

- Le projet candidat doit se situer en Région de Bruxelles-Capitale et répondre de manière significative à l’objet du concours ;
- Le prix s’adresse à toute association, comité de quartier, collectivité ;
- Le projet candidat doit être visible et ce de façon extérieure, par le public ;
- Le projet candidat ne peut pas relever du patrimoine classé ;
- Le prix de 25.000 € doit constituer un levier significatif ou un complément nécessaire à la finalisation du projet candidat ;

Date ultime de dépôt des dossiers de candidature : 30 mars 2012.

L’asbl Prométhéa se tient à la disposition des candidats pour les aider à constituer leur dossier.
Le règlement et les documents nécessaires pour l’inscription sont disponibles sur www.promethea.be.

Contact :
Prométhéa asbl
Cécile Vanden Brugge - tel : 02/513 78 27 - fax : 02/502 26 57
bruocsella@promethea.be

Participez au premier rapport de l'UE sur la mise en œuvre de la Convention UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles !

Le premier rapport quadriennal de l'Union européenne sur la mise en œuvre de la Convention UNESCO de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles doit être soumis pour le 30 avril 2012.

Dans le cadre de la préparation de ce rapport périodique de l'UE, un questionnaire adressé aux organisations de la société civile européennes a été mis en ligne. Les contributions seront annexées au rapport de l'UE. La date limite de soumission des contributions est le 10 Février 2012. Les réponses peuvent être rédigées en anglais, français et allemand.

Informations et questionnaire en ligne : http://ec.europa.eu/culture/forms/questionnaire-unesco_en.htm

Agissez pour les sans-abris dans votre commune !

En ces jours de l’hiver, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) s’inquiète, en ce premier jour de l’hiver, de la situation des personnes sans-abris. Il n’existe aucun chiffre officiel les concernant, mais le secteur associatif actif sur ces questions estime leur nombre à plus de 17.000 personnes sans-abris en Belgique. Pourtant, les lois permettent de réquisitionner des bâtiments inoccupés ne sont guère utilisées.

Vous pouvez nous aider à trouver un toit pour les sans-abris cet hiver ! Comment ? En incitant votre Commune à réquisitionner les logements inoccupés et à les mettre à disposition des personnes démunis. Une procédure, relativement simple et rapide, existe. Elle permet aux habitants d’une commune de mettre une demande de réquisition à l’ordre du jour des conseils communaux.

La LDH a met à disposition, sur son site web www.liguedh.be une série d’informations et d’outils permettant de faciliter les initiatives citoyennes visant à soutenir ce projet.

1. Un courrier type à l’attention de votre Bourgmestre et Président-e de CPAS
Un courrier spécifique a été rédigé pour les communes bruxelloises et les communes wallonnes

2. Les règles en termes d’interpellation de votre Conseil communal

3. Un formulaire de recueil des 20 signatures nécessaires à l’interpellation du Conseil communal par des citoyens

4. Coordonnées des personnes qui se sont proposées à la coordination au sein de leur Commune.

Emparez-vous de cette possibilité qui vous est offerte d’activer cette législation au bénéfice des plus démunis, pour cet hiver… et pour les autres saisons.

Et faites passer le message !

Appel aux volontaires du Collectif Alpha.

Vous aimez lire et partager votre passion ? Vous disposez de 2 heures de vendredi matin ?

Le Collectif Alpha et la bibliothèque de Saint-Gilles recherchent des volontaires pour accompagner individuellement et aider en lecture un groupe d'adultes qui suivent des cours d'alphabétisation. Aucune connaissance en pédagogie n'est nécessaire. Un accompagnement des volontaires est prévu par le Collectif Alpha.

Cela se passera un vendredi matin, tous les 15 jours de 10h à 12h, à la bibliothèque.

Intéressé ?

Vous pouvez prendre contact avec

Kristine Moutteau (Collectif Alpha) : kristinemoutteau@hotmail.com

Catherine Lehon (Bibliothèque) : clehon@stgilles.irisnet.be - 02/543.12.33

Roxane Partouns (Bibliothèque) : rpartouns@stgilles.irisnet.be

La charte de défense du droit à l’avortement.

Depuis le 20ème anniversaire de la loi de dépénalisation de l’avortement en Belgique, vous aurez remarqué que les offensives se multiplient pour revenir sur cet acquis majeur de santé publique et d’émancipation. Il ne se passe pas une semaine sans que des nouvelles alarmantes nous parviennent, et pas seulement d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique du Sud ! Chez nos voisins proches, comme en Belgique d’ailleurs, les intimidations à l’égard des femmes ou envers des professionnels de la santé pratiquant des avortements se multiplient, tout comme les velléités de faire échec aux législations en vigueur.

C’est pourquoi le Centre d’Action Laïque, avec ses partenaires historiques - la Fédération Laïque de Centres de Planning Familial et les Centres de Planning Familial des FPS - ont créé une plateforme de défense du droit à l’avortement pour toutes les femmes du monde. Cette plateforme regroupe actuellement les associations membres effectifs suivantes :

Centre du Libre Examen, Centre Séverine, Conseil des Femmes Francophone de Belgique (CFFB), Fédération des Centres de Planning et de Consultations, Fédération des Centres Pluralistes de Planning Familial, GACEHPA, LUNA, Mutualité Socialiste, Nederlandstalige Vrouwen Raad (NVR), Comité belge Ni putes Ni Soumises asbl, R.A.P.P.E.L (fr/nl), Sensoa, Université des femmes, VIVA-Socialistische Vrouwen Vereniging, VOK- Vrouwen Overleg Komitee, FGTB-ABVV.

En vous rendant sur le site www.abortionright.eu vous pourrez signer la charte de défense du droit à l’avortement, en tant que citoyen ou en tant qu’association. Vous trouverez également une revue de presse mise à jour régulièrement ainsi que les informations sur le grand rassemblement prévu à Bruxelles le 24 mars prochain.

Soutenez l'école de cirque palestinienne !

Avec l’École de cirque palestinienne, nous avons lancé une campagne sur internet afin de recueillir des fonds pour la construction d'un toit sur la tête de étudiant-e-s et formateurs-trices du cirque. Cependant, le lancement de la campagne s'était fait durant les vacances, elle n'a pas retenu toute l'attention voulue. Aujourd'hui le temps presse – il reste 35 jours pour récolter encore $20,000 – c'est pourquoi nous vous lançons un nouvel appel!

La campagne en bref : Jessika, Belge, a fondé avec son mari, Shadi, une école de cirque en Palestine. Ce beau projet est né d’une idée folle. Aujourd'hui, il est devenu une réelle alternative pour de nombreux enfants et jeunes palestiniens dont, depuis des décennies, l'existence est fortement marquée par la violence de l’occupation, occupation qui rend la vie impossible à des millions de personnes.

Peu à peu, l’école s’est développée en une véritable école de cirque professionnelle. Depuis un an, elle travaille sur l’élaboration d’un programme de formation professionnelle aux arts du cirque. Elle se base et s'inspire notamment des nombreuses expériences du Brésil, Afrique du sud, Colombie, Cambodge et d’autres, où le cirque intègre également une importante dimension sociale, tout en représentant pour de nombreux jeunes, un avenir professionnel à part entière. Ainsi pour concrétiser cela, l’École du cirque palestinienne a besoin d'une véritable infrastructure de cirque professionnel. Pour y arriver, nous lançons cette campagne de récolte de fonds sur internet. Chaque contribution aide à atteindre le cap des 25 000$ pour le 28 Février 2012. Participez vous aussi à ce fabuleux projet en apportant votre contribution et diffusez largement la campagne parmi vos amis et connaissances!

Pour la campagne: http://www.indiegogo.com/Palestine-Circus-School
Pour le site de l’école de cirque : www.palcircus.ps

 

 


Formations

Formation Res Urbis 2012.

L’Association Marcel Hicter (FMH) organise depuis 10 ans le cycle de formation “Res Urbis” destiné aux acteurs culturels et socioculturels bruxellois souhaitant renforcer leur capacité en gestion de projet ainsi que leurs connaissances des politiques européennes en matière culturelle.

Le programme comprend 5 journées de formation organisées du 30 mars au 14 mai 2012 à Bruxelles.

Cette formation est gratuite. Son accès est réservé à une douzaine de participants chaque année. La sélection des participants est effectuée sur base d’un dossier de candidature.

Pour plus d’informations sur le programme et la méthodologie de la formation, veuillez consulter notre site internet : http://www.fondation-hicter.org/spip.php?rubrique20

La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 15 février 2012. Les candidatures doivent être envoyées soit par courrier à l’adresse suivante :

Association Marcel Hicter - Res Urbis
27 rue du Belvédère

B-1050 Bruxelles

soit par email : Brigitte.spineux@fondation-hicter.org

Pour toute information complémentaire, contactez Brigitte Spineux au 02/641 89 80

Education populaire et transformation social - Une formation de CFS asbl, en partenariat avec l'Université Populaire de Bruxelles.

Retrouver du sens à notre vocabulaire de base, aux fondamentaux de l’éducation permanente : l’éducation (parce que nous sommes tous en position d’éducateurs), populaire (au lieu de « public-cible » ou « clients »), l’émancipation (au lieu de « déterminisme » ou de « naturalisation » des pratiques sociales), et en vue d’une « transformation sociale » (au lieu d’ « adaptation » ou d’une « normalisation » garantissant une « paix sociale »). Pour cela, il faudra rompre avec les évidences de la « pensée unique », développer une analyse critique et retrouver une « puissance d’agir ». Passer d’un peuple « objet » d’apprentissage (l’assujettissement) à un peuple « sujet » de son devenir individuel et collectif (subjectivation).
Pour qui?

Ce cycle (qui peut aussi être suivi à la journée) est destiné aux animateurs formateurs, travailleurs sociaux et responsables associatifs qui se vivent « entre résignation et résistance », parce qu’ils se sentent, « malgré eux » , des acteurs instrumentalisés par l’Etat social actif.

Méthodologie :

Le cycle se déclinera en deux semestres thématiques :

- De février à juin : analyses et stratégies d’éducation qui mèneraient à la transformation sociale?
- De septembre à décembre : quelles pédagogies émancipatrices mettre en œuvre ?

Programme :

Jeudi 2 février : « Education populaire et puissance d’agir?» avec Christian MAUREL
Mardi 6 mars : « Agir dans la complexité?» avec Miguel BENASAYAG
Jeudi 26 avril : « L’éducation populaire politique?» avec Alexia MORVAN
Mardi 15 mai : « S’émanciper en reprenant des études???» avec Jean-Louis LE GRAND
Mardi 12 juin : Première synthèse et «Actualité de l ’éducation populaire» avec Luc CARTON
Second semestre : 4 dates à définir

Infos pratiques :

Prix ? Coût de la formation, lunch du midi inclus et pris sur place

- Par journée : 40 € / jour
- Cycle de 9 journées : 270 € (au lieu de 360 €)

Inscription ? Pour vous inscrire, remplissez et renvoyez le bulletin d’inscription avec les codes suivants :

9 journées - Code : éduc_populaire_2012
- 2/2 Christian Maurel - Code : Maurel_2/2
- 6/3 Miguel Benasayag - Code : Benasayag_6/3
- 26/4 Alexia Morvan - Code : Morvan_26/4
- 15/5 Jean-Louis Legrand et Christian Verrier - Code : Legrand_Verrier_15/5
- 12/6 Luc Carton - Code : Carton_12/6

Où ? CFS asbl, 26 rue de la Victoire à 1060 Bruxelles

 

 

Publications

État des résistances dans le Sud - Amérique latine, Éditions Syllepse - Centre tricontinental, Volume XVIII (2011), n°4, 240 pages.

Continent de forte croissance économique, de démocraties fragiles et d’inégalités extrêmes, l’Amérique latine est aussi traversée d’une dynamique soutenue de rébellions et de contestations sociales, aux formes, aux identités et aux revendications renouvelées.

Et pourtant, les mouvements sociaux de la région ont fort à faire aujourd’hui pour continuer à exister, à peser sur le politique. Menacée de dilution, de fragmentation ou de répression dans les pays où les gouvernements sont restés ou revenus dans les courants dominants du néolibéralisme et du « consensus de Washington » ; menacée d’instrumentalisation, de cooptation ou d’institutionnalisation dans ceux où les pouvoirs se sont attelés, peu ou prou, à récupérer en souveraineté et à redistribuer les dividendes des richesses exportées, la protestation émancipatrice offre un visage pluriel.

Un double clivage prévaut d’ailleurs au sein de la « gauche sociale » latino-américaine. Celui – de fond – qui divise tenants et opposants du neo-desarrollismo, nationalisme populaire d’un côté, écosocialisme de l’autre. Et celui – plus stratégique – qui oppose les partisans d’un aboutissement politique des mobilisations aux apôtres de voies plus autonomistes, basistes ou localistes du changement social.

Reste que, du Chili au Mexique, du Brésil au Venezuela, de l’Uruguay au Guatemala, de la Bolivie au Honduras et dans le reste de l’Amérique latine, les mouvements sociaux – paysans, urbains, indigènes, étudiants, etc. – influent tant bien que mal sur la redéfinition de la participation démocratique et de la citoyenneté politique.

Consulter le site : www.cetri.be

L'enfermement, un choix de société en questions, Outil de réflexion n°22 du CAL, 96 pages.

Le mouvement laïque est présent depuis longtemps dans l’univers carcéral. Que ce soit par l’assistance morale aux personnes détenues ou par l’aide sociale aux justiciables et aux victimes, l’implication laïque se situait jusqu’ici principalement sur le plan individuel. La situation de crise qui touche prioritairement les personnes précarisées n’épargne évidemment pas les personnes incarcérées et leur famille. De plus, les conditions de détention contraires à la dignité humaine qui prévalent dans la plupart des prisons génèrent des difficultés et des souffrances pour lesquelles un accompagnement laïque a tout son sens.

Le système pénitentiaire belge et ses aberrations actuelles et de manière plus générale, la tendance à l’enfermement (des mineurs, des étrangers non autorisés, des personnes en difficultés psychiques, des personnes âgées...) qui se développe dans notre société soulèvent des questions politiques et sociales plus générales sur la gestiodu vivre ensemble et des libertés individuelles. Ces questions interpellent clairement les valeurs et l’éthique laïques et donc son positionnement politique par rapport à ces questions.

Cet Outil de réflexion vise à comprendre pourquoi et comment le système carcéral belge actuel heurte les valeurs laïques et conduit à demander que des alternatives politiques durables et significatives soient mises en place.

Comment se procurer un exemplaire (en vente aux prix de 2,50 euros) ?

- Effectuez un versement le compte du Centre d’Action Laïque (BE16 2100 6247 9974 - GEBABEBB) en indiquant « ODR22 » dans la communication de votre virement bancaire (frais de port offerts)

- Achetez-le directement au Point Info Laïcité : rue de la Croix de fer, 60-62 à 1000 Bruxelles.

Le numéro 88 de Cassandre/Horschamp : Pour une révolution poïélitique.

« Les poètes mènent depuis toujours une révolution souterraine, c’est la révolution permanente des mots, du rythme, du sens, grâce à laquelle nous ne nous figeons pas, par laquelle nous restons en vie. Elle ne tardera pas à affleurer à la surface pour que tous s’en emparent comme d’un bien essentiel, car, sinon, nos âmes n’auraient plus de lieu où exister et l’humain serait peu à peu effacé. Telle est la leçon que nous donnent des bardes contemporains comme Serge Pey,
Bernard Lubat, Christian Paccoud, Pierre Debauche, les Souffleurs et d’autres artistes engagés dans la bataille de l’imaginaire, social, politique et artistique.»

Pour commander un exemplaire, surfez sur : http://www.horschamp.org/

La réinsertion des détenus. Quelles perspectives? - working paper de l'association "Pour la solidarité".

Souvent pointé du doigt par la Cour européenne des Droits de l’Homme, notre système judiciaire est loin d’être exemplaire. En se penchant sur les mesures prises pour la formation et la réinsertion socioprofessionnelle des détenus en prison et à leur sortie, cette analyse revient d’une part sur les récents changements, les inégalités et le manque de logique au sein du système carcéral actuel. D’autre part, elle aborde les esquisses de solution, met en lumière la volonté des acteurs de la société civile de faire bouger les choses bien que confrontés à un manque de moyens.

Ce working paper a suivi de près les travaux et les efforts menés par la Concertation des Associations Actives en Prison (CAAP) afin de rassembler les diverses initiatives dans les Régions wallonne et bruxelloise, de les coordonner mais aussi de ramener les expériences de terrain au niveau politique.

Télécharghez ce document sur : http://www.pourlasolidarite.eu/IMG/pdf/WP_detenus-4.pdf

N’hésitez pas à écrire à l’adresse suivante fanny.cools@pourlasolidarite.eu , si vous avez d’éventuelles remarques concernant cette publication. Nous nous ferons un plaisir d’intégrer vos commentaires et mettrons alors à jour la version électronique.

Syriana - La conquête continue, de Bahar Kimyongür aux éditions Couleur livres.

Que vaut notre info sur la Syrie ? Qui croire, après tant de médiamensonges ?
Les Etats-Unis et la France pensent-ils seulement à la démocratie et au bonheur des Syriens ? Alors pourquoi protègent-ils toutes les autres dictatures arabes ? Veulent-ils la démocratie ou contrôler le Moyen-Orient ?

Dépassant les propagandes simplistes, Bahar Kimyongür, originaire de la communauté alaouite de Turquie, jette un regard transfrontalier sur ce conflit plus complexe qu’on nous le dit.

Tout en critiquant durement le système syrien, il éclaire aussi les milliards de financement occultes de Washington, le plan Syriana préparé par la CIA pour remodeler le “Grand Moyen-Orient”, le rôle trouble joué par un milliardaire libanais et le prince saoudien Bandar Sultan, financier avéré de mouvements terroristes.

L’info sur les guerres en cours ou à venir est trop importante pour avaler n’importe quoi.

Bahar Kimyongür, diplômé de l’Université Libre de Bruxelles en histoire de l’art et archéologie, participe activement aux mouvements contre la guerre et l’exploitation des pays du Sud. Membred’Attac-Bruxelles et du Comité pour la liberté d’expression et d’association (CLEA), il est l’auteur du livre “Turquie, terre de diaspora et d’exil”, paru aux éditions Couleur livres.

Violence policière, une campagne d’information et de sensibilisation du Gsara asbl en collaboration avec la Ligue des Droits de l’Homme.

Ricardo, retrouvé le 7 mai 2011 à l'hôpital après avoir été violemment défiguré à coups de matraque par un policier alors qu’il se rendait au festival Steenrock, devant le centre de détention 127 bis.

Niki, « indignée » grecque frappée au visage le 12 octobre 2011 lors d'une manifestation au siège bruxellois de Dexia.

Constituent-ils des cas isolés ou y avait-il suffisamment de preuves tangibles (témoins, vidéos) pour être divulgués et médiatisés ? Les passages à tabac sont-ils tabous ?
Pour mettre en lumière une zone d'ombre de nos sociétés démocratiques, le Gsara a, en collaboration avec la Ligue des Droits de l’Homme, interrogé plusieurs acteurs et mené l’enquête sur l’usage abusif de la force par la police. Il en va de la confiance légitime du citoyen dans les institutions de son pays. Sans vouloir décrier le métier du policier certes difficile, d’après le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU, qui a tenu du 11 au 29 octobre 2010 sa 100e session, les libertés et droits fondamentaux ne seraient pas toujours respectés en Belgique lors d’interventions policières et, plus précisément, lors des privations de liberté et des mises en cellule.

Sous forme de POM (Petite Œuvre Multimédia) ou de web reportage, le Gsara vous propose une plongée interactive dans des témoignages, des fiches pédagogiques expliquant nos droits (Quand l’usage de la force est-il légal ? Qui peut m’arrêter ? Dans quel cas peut-on me fouiller ? Quand ai-je droit à un avocat? Etc.), ainsi que des analyses et des points de vue : celle de l’Inspection générale de la police, de la Ligue des Droits de l’Homme, du Centre de recherches criminologiques de l’ULB, du Centre pour l’Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme, de la Police, de journalistes,…

Avec la volonté de recueillir l’éclairage de nombreux acteurs, nous avons cherché à savoir si l’usage de la force lors d’interventions policières était toujours « strictement nécessaire et proportionnelle », à cerner l’ampleur des exactions policières, à en comprendre les raisons et à esquisser des solutions, à considérer si l'argument fort élastique de « considérations de sécurité » permet de limiter le droit de manifester et d'exprimer une opinion, à questionner l’impunité des abus policiers, à interroger l’indépendance des organes de contrôle,..

Alors, cliquez sur www.violencespolicieres.be et ouvrez les portes de l’enquête.

 

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Culture et Démocratie
70, rue Emile Féron - 1060 Bruxelles
Tél. : 02/502 12 15

Courriel : info@cultureetdemocratie.be

 

Cette lettre d'information a été réalisée par Baptiste De Reymaeker, Georges vercjheval et Sabine de Ville grâce au soutien de la Communauté française.