En octobre 2010, nous vous proposions un premier débat autour
des enjeux liés à la présence du théâtre
dans des milieux de soins psychiatriques. Débat que nous
organisions en marge d'un projet européen d'échanges
de pratiques théâtrales en milieu de soins psychiatriques
: terra incognita.eu, projet qui débutait alors.
En mars, dans le cadre de trois jours de représentations
de spectacles montés ces deux dernières années,
nous vous proposons de reprendre le débat là où
il s'était terminé, avec de nouvelles questions alimentées
par l'expérience des diverses troupes européennes
participants à terra incognita.eu.
Bloquez déjà la date, nous reviendrons prochainement
vers vous avec de plus amples informations...
Le programme est encore en construction, mais bloquez ces dates
dans vos agendas. Nous reviendrons vers vous avec plus de détails.
Le Conseil d’Administration de Culture et Démocratie
vient de désigner Sabine de Ville à la présidence
de l’association. Historienne de formation, enseignante, responsable
du Service éducatif de la Monnaie de 1998 à 2008,
aujourd’hui consultante indépendante en Culture-Education,
Sabine de Ville succède à Roland De Bodt, chercheur
et écrivain, démissionnaire. Les premiers présidents
de l’association étaient parmi les co-fondateurs :
Bernard Foccroulle, Eliane de Wilde, Laurent Busine et, plus récemment,
Georges Vercheval.
Son mandat s’inscrit dans une volonté de continuité
: depuis 1993, l’asbl poursuit avec opiniâtreté
un combat pour la culture, entendue comme « ce qui recouvre
les valeurs, les croyances, les convictions, les langues, les savoirs
et les arts, les traditions, les institutions et les modes de vie
par lesquels une personne ou un groupe exprime son humanité
et les significations qu'il donne à son existence et à
son développement » (Déclaration de Fribourg
sur les droits culturels – 7 mai 2007).
Culture et Démocratie, émanation forte et spontanée
d'artistes et d'intellectuels, de responsables d'institutions culturelles
et de mouvements associatifs, pense de manière critique et
volontairement plurielle l’articulation du culturel au politique
et du politique au culturel. Vaste et indispensable travail à
l’heure où les valeurs démocratiques sont mises
à mal, et alors que l’épuisement du modèle
néo-libéral nous met au défi d’inventer
de nouvelles et plus justes manières de vivre ensemble. Culture
et Démocratie déploie sa réflexion et son action
sous différents axes parmi lesquels : art et santé,
art et prison, culture et enseignement, culture et citoyenneté,
culture et travail social, politiques culturelles. Un inventaire
non exhaustif car ces chantiers et ceux à venir s'inscrivent
dans la perspective, désormais centrale pour l'asbl, des
droits culturels.
Ce 12 janvier 2012, Culture et Démocratie, invitée
par le Bureau du Parlement bruxellois *, et par Julie de Groote,
sa présidente, à présenter une synthèse
de ses activités, avait choisi de proposer également
une conférence de Patrice Meyer-Bisch (coordinateur de l'Institut
d'éthique et des droits de l'homme de l'Université
de Fribourg),
A partir de cet exemple, nous avons à nous interroger :
sommes- nous vraiment, même en Occident, sujets des droits
de l'homme ?
Georges Vercheval, ardent vice-président de Culture et Démocratie
comme l’écrit un critique, expose dans « son
» musée de la Photographie à Charleroi.
Nous vous recommandons cette exposition. C’est une très
belle découverte. La fondation du Musée en 1987 a
éclipsé une œuvre photographique entamée
au début des années soixante, essentiellement réalisée
en noir et blanc et que peu de gens ont perçu dans son ensemble.
Le travail de Georges Vercheval ne forme pas pour autant une œuvre
éparse. Une même cohérence formelle relie les
séries des Terrils ou des Fenêtres, leur conférant
une approche originale, qu’il s’agisse du regard porté
sur le paysage, l’espace urbain, la géométrisation
de l’objet ou la capture du temps.
Belles épousailles de la création, de la culture
et de l’action au service de la démocratie.
La commission « réseau art et santé »
de Culture et Démocratie est heureuse de vous annoncer la
réédition (la première, datant de 2007, étant
épuisée) de la brochure « Art et Santé.
Pratiques artistiques en milieu de soins. Regards croisés
». A l'occasion de cette réédition, la commission
a remis certains textes à jour. Découvrez cette nouvelle
version, en ligne.
Une version papier est disponible gratuitement dans nos locaux.
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C'est sur cet édito de Sabine de Ville que s'ouvre le Journal
23 de Culture et Démocratie.
En juin, Culture et Démocratie diffusait un message afin
de faire connaître à son réseau l'établissement,
au Carré de Moscou à Saint-Gilles, d'un campement
d'Indignés et d'inviter ses membres à aller à
la rencontre des personnes qui l'occupaient. Six mois plus tard,
elle propose aux lecteurs de son Journal dix regards différents,
complémentaires ou dissonants, sur cette année 2011
qui a vu poindre une contestation sociale d'un nouvel ordre : plus
radicale (?), alliant discours et pratique, usant des canaux de
diffusions qu'offrent le web, ...
Le journal est disponible gratuitement en version papier dans nos
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"Neufs essentiels" est une initiative éditoriale
de l'asbl Culture et Démocratie qui consiste en la compilation,
introduite et commentée, de neuf notices bibliographiques
concernant des ouvrages incontournables pour qui veut s'informer
sur un sujet d'actualité touchant à la culture et
à la démocratie.
En collaboration avec le projet Rives d’Europe,
Culture et Démocratie vous propose donc ces "Neuf essentiels
pour déconstruire le choc des civilisations". Cet ouvrage
contribue à rendre plus accessible aux citoyens, aux étudiants,
aux pédagogues, aux artistes, aux animateurs, aux travailleurs
sociaux, aux chercheurs, aux journalistes, aux mandataires politiques,
aux administrateurs publics, aux agents des services de proximité,
… et à tous ceux qui s’y intéresseront,
un des plus importants débats culturels de notre XXIe siècle.
Ce débat revendique avec urgence, pour le dialogue démocratique
et pour la culture de la paix, la reconnaissance de la place des
cultures d’expression arabe et des cultures d’expression
juive dans la formation culturelle de l’Europe.
Cet ouvrage est disponible dans nos locaux au prix
de 3€. Vous pouvez également le commander (6€ avec
les frais de port). Pour plus d'informations concernant les commandes,
voir la page "Contact"
de notre site.
Il est possible d’assister à des animations
autour de cette publication, par Roland De Bodt. Pour plus d'informations
sur ces animations, merci de nous contacter par email: info@cultureetdemocratie.be
Le Cahier 03 de Culture et Démocratie marque l’aboutissement
du travail de réflexion collective mené depuis plusieurs
années autour de la question de la place - insuffisamment
reconnue
aujourd’hui - de la culture, de l’art et de la création
dans les cursus d’enseignement obligatoire et d’enseignement
supérieur.
On y trouvera la synthèse des six tables rondes organisées
par Culture et Démocratie en 2010 et 2011 à la suite
du colloque de novembre 2008 (dont les actes firent matière
au Cahier 02 de Culture et démocratie). Assorties chacune
d’un commentaire critique, elles aboutissent à un corps
de propositions concrètes adressées aux responsables
politiques en charge de l’éducation
et de la formation, ainsi qu’à tous les acteurs du
système éducatif
Il y est question d’un enseignement obligatoire et d’un
enseignement supérieur profondément renouvelés
dans leurs paradigmes. Il y est question de temps retrouvé,
de transversalité, de pensée critique et de pensée
créative, d’anthropologie des savoirs scolaires, de
formation culturelle et artistique des maîtres, de professionnalisation
des médiateurs culturels, de résidences d’artistes,
d’accès matériel et cognitif aux expressions
artistiques, de pratiques collectives, de pratique artistique, d’invention,
d’écoles ateliers et d’écoles laboratoires.
Ce projet assume sereinement sa part d’utopie, souvent féconde
en matière d’éducation et indispensable aujourd’hui.
Le Cahier – 72 pages 21 x 17 cm - est en vente (en version
papier) dans nos locaux. Son prix est de cinq euros. Pour le commander
et le recevoir par la poste, veuillez faire un virement de huit
euros (cahier + frais de port forfaitaire) sur notre compte 523-0803666-96.
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publication' + votre nom + adresse postale". Une fois le versement
effectué, veuillez nous prévenir de votre commande
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Pour le consulter en ligne, cliquez ici.
Vous le connaissiez. Vous aviez sans doute vu ses expositions (au
moins cent œuvres exposées à chaque fois !).
Et, de toute manière, les dessins qui illustraient le numéro
12 du Journal de Culture et Démocratie et la quatrième
de couverture de notre publication « Art et Prison, Echos
et résonances ».
Péji s’est esquivé, discrètement, le
1er décembre 2011, à 69 ans. Il avait été
un enseignant apprécié, concerné, à
l’Ecole sociale de Marcinelle. Mais c’était surtout
un artiste, cartoonist, dessinateur prolifique, grinçant,
drôle. Tendre avec les uns, pas vraiment cruel pour les autres
sauf avec les vrais affreux – disait-il - et il y en a beaucoup.
A la plume et avec sa chère encre de Chine, mais parfois
avec du café ou ce qui lui tombait sous la main, il traitait
de l’actualité la plus brûlante – guerre
en Irak, réchauffement climatique, famines en Afrique –
dans un langage humaniste, critique, poétique, cynique, c’était
selon ! Il s’attachait aussi aux dérives du quotidien,
aux questions générales ou, pour mieux dire, éternelles,
à celles qui nous sont trop proches. Il s’en prenait
alors aux (trop) riches, aux religions (toutes), aux militaires
(tous), aux sots, aux méchants. Souvent en noir et blanc,
parfois en couleur mais alors, avec légèreté.
Le trait n’en paraissait que plus acerbe.
Jean Petermans se faisait appeler Péji. Salut, Péji.
On est fiers de t’avoir connu.
Jean Capiau était un artiste. Peintre et sérigraphe,
dans la mouvance ‘art construit’ pour ce qui est de
son œuvre personnelle, il fut aussi un pédagogue et,
au meilleur sens du terme, un militant de la culture, curieux de
tout et payant de sa personne. Aux côtés de Jean Louvet,
il a participé, pour les décors et la scénographie,
à l’aventure engagée du Studio-Théâtre
de La Louvière, dont quelques titres éclaireront mieux
l’action : ‘La nuit de Courcelles’ ; ‘Politiquement
correct’ ; Les funérailles de Monsieur Lumumba’.
Egalement à La Louvière, et sur un tout
autre plan, il a animé pendant de nombreuses années
la galerie « Tendances contemporaines » reconnue pour
la qualité de ses expositions. Il y présentait des
artistes confirmés mais aussi des jeunes, et des talents
nouveaux qu’il avait plaisir à révéler.
Jean Capiau est décédé en novembre
dernier, à l’âge de 82 ans.
Le dernier numéro, n°1 de 2012, de la revue
Dimension 3, Journal de la Coopération belge, est exceptionnel.
Le sujet : « 7 milliards d’humains. Quelles conséquences
? ». En octobre 2011 estvenue au monde le sept milliardième
humain… Bienvenue, en effet !
Sauf que cette explosion démographique infinie
s’accompagne d’une urbanisation galopante, généralement
dans la promiscuité des bidonvilles et qu’il n’y
a aucune raison que cela s’arrête. Sauf que les enfants
– filles ou garçons - ne bénéficient
pas d’un enseignement digne de ce nom, incluant une éducation
sexuelle… Sauf, aussi, que cette majeure partie de l’humanité
vit dans la plus grande pauvreté. Vivre ? Survivre en réalité,
tant les conditions qui les accablent favorisent les maladies infectieuses.
Malaria et autres…
Alors, utile ou pas utile, la coopération ?
La rédaction de la revue analyse la situation et se pose
crûment la question. L’action en ce domaine est si souvent
en contradiction avec l’exploitation délibérée
des pays les plus pauvres par les pays les plus riches… Le
saccage des forêts et la monoculture imposée n’en
sont que quelques exemples.
Dans le cadre festival Sessions urbaines qui s'est clôturé
le vendredi 27 janvier, Lezarts urbains a organisé, au Botanique,
une rencontre/débat autour de l'engagement dans la musique,
et dans le rap plus particulièrement. C'était le thème
annoncé. Mais les questions ont surtout tourné autour
de quelque chose de plus générique : qu'est-ce que
le rap ?
Le rap authentique serait une expression musicale qui appartient
à la classe populaire, vouée à une fonction
subversive... c'est la définition proposée par le
MC du groupe La Canaille, tête d'affiche de la série
de concerts qui allait suivre à la Rotonde. Or comme tout
mouvement subversif à succès, le rap a été
« récupéré » par les firmes de
divertissement de masse. Une récupération qui l'a
modifié. Il a perdu son âme... Est-ce par un retour
à l'âge d'or qu'il le retrouvera ?
Ce débat est ensuite parti dans tous les sens. Dur dur de
garder le fil. Les rappeurs qui s'entourent de musiciens, faisant
des infidélités aux seules platines, font-ils du rap
ou de la pop ? Les rappeurs dont les textes ne sont pas subversifs
font-ils du rap ? Est-ce que les rappeurs belges qui veulent faire
comme les rappeurs américains font du rap ? Pourquoi le rap
belge a-t-il si peu de moyens ? Mais un rap qui serait « nourri
» par l'industrie (cas français) ou par des subsides
(cas belge) serait-il encore du rap ? Le rap des débuts n'est-il
pas né de bouts de ficelle ?
Bref, le rap (belge) semble en crise d'identité... Ça
me fait penser à l'histoire du jazz, aujourd'hui endormie,
que je connais un peu... Quand le jazz a commencé à
sortir des ghettos noirs, à plaire aux « blancs »
et à être aussi joué par eux, un important courant
a rejeté ce jazz «made by gringos » comme n'étant
pas du véritable jazz. Le jazz ne pouvait venir que de musiciens
noirs, étant l'expression de la lutte pour l'émancipation
du peuple esclave,… Cette opposition, stérile, a cependant
dynamisé le jazz, certains musiciens noirs cherchant une
expression toujours plus radicale, inaccessible aux capacités
musicales des « caucasiens »... Enfin, c'est la recherche
en elle-même d'une expression nouvelle, étonnante,
détonante, subversive, sans plus de revendications identitaires,
qui a caractérisé le jazz et le caractérise
encore, parfois.
C'est cette même recherche qui doit animer chacun des artistes
qui se déclarent musiciens, quel que soit le « style
» joué (même la pop !). L'artiste part de ce
qu'il a envie de faire, de dire ; il cherche avec sincérité
une expression personnelle, il refuse en force le copier/coller,
mais se permet la « citation », l'hommage... Et cette
démarche est à ce point vitale pour lui que, quels
que soient les moyens qu'il reçoit pour la poursuivre, elle
est simplement inévitable.
L'école est obligatoire. Après les primaires, on
passe en secondaire. Ensuite on se forme, dans une Haute École,
mieux encore dans une Université. Puis on cherche un travail,
on le trouve, on le garde, on ne le partage pas alors qu'il y a
beaucoup d'autres gens prêts à en prendre une part
(les chômeurs), on s'en gave, on se range. On meurt. C'est
le parcours « type », celui du bon petit citoyen. Mais
ce parcours exclut, car il ne correspond pas à tous... Ouf
!
A travers le récit du parcours de certains qui aboutissent
après plus de six ans de démêlés avec
le secondaire général, dans une filière professionnelle
épanouissante (où les valeurs de convivialité,
de collectivité sont trouvées) on regrette le gaspillage
de temps dû à ce modèle, trop ancré dans
les réflexes éducatifs de nos institutions, qui veut,
dans une volonté ratée de démocratisation des
« chances », qu'après les primaires, nous soyons
dirigés vers le secondaire général... Le manque
d'informations par rapport aux alternatives valables et existantes
à l'école traditionnelle et obligatoire ; les guidances
qui se font de manière trop automatique, sans apporter une
réelle écoute des élèves déboussolés
et qui sélectionnent plus qu'elles n'orientent, abaissent
plus qu'elles ne donnent confiance, aliènent plus qu'elles
n'émancipent, font de ce monstre d'école un animal
bien peu démocratique.
Très vite certains jeunes ne comprennent pas l'utilité
de l'école. Ils refusent cette obligation, qu’ils considèrent
comme contraire à leur liberté car ils n'y ont aucun
mot à dire, et qu’ils n'y perçoivent pas de
projet humain. Ou bien les perspectives de travail sont tellement
bouchées, le délit de faciès courant, les arrangements
aux pistons également monnaie courantes, qu'ils refusent
de jouer dans un jeu où les dés sont pipés.
Certains sont prêts, malgré tout, à «
entrer dans le moule », pour prouver aux autres – surtout
aux professeurs – qu'ils sont également capables, qu'ils
ne sont pas des fainéants, des délinquants. Pour être
reconnus. Souvent, ce changement d'attitude s’opère
grâce au travail de certaines structures qui abordent le jeune
dans un rapport d'égalité, s'adressant à leur
intelligence. La question est alors : pourquoi ces structures ne
sont-elles sollicitées qu’en fin de parcours, quand
il n'y a rien d'autre à faire, que les années, avec
leur lot de souffrance et de violence, ont été gaspillées
?
D'autres jeunes, plus radicaux, plus critiques, qui se refusent
à passer leur vie à travailler 8 heures par jour,
voudraient apprendre au rythme de leur parcours, de leurs envies
de voyages, de rencontres… Quel autre but, quel autre projet
dans la vie que celui de vivre et d'y prendre plaisir ? La vie est
ailleurs, disait le poète.
Qu'il est alléchant le programme d'ateliers,
de conférences, de cycles de cours que nous propose en 2012
l'UP de Bruxelles ! En phase avec les questions de notre temps,
son projet pédagogique est globalement celui de former des
résistants. Enfin !
Pointons le cycle de formation, organisé avec CFS asbl,
« éducation populaire, émancipation et
transformation sociale », avec, notamment, la venue de
Miguel Benasayag le mardi 6 mars 2012. Ou encore le cycle de conférences
: « Art et engagement », proposé en
partenariat avec l'Iselp.
Une autre thématique - une autre lutte - qui irrigue l'ensemble
du projet 2012 de l'UP est la déconstruction de la pensée
managériale. Un atelier de pensée collective, animé
par Isabelle Stengers et Guillermo Kozlowski, a réuni, à
deux reprises déjà, plus d'une trentaine de personnes,
principalement issues des secteurs de l'enseignement, du social
et du socio-culturel. La qualité de l'écoute y est
exemplaire et les échanges, graves et peu réjouissants,
mènent à une conclusion limpide, point de départ
radical à partir duquel nous avons à penser collectivement
notre résistance : la paix sociale est défunte. Nous
n'avons donc plus à travailler à son maintien car
ce serait travailler au maintien d'un leurre, d'un piège.
Nous n'avons plus notre place dans la «concertation sociale».
Les mouvements d'émancipation n'ont plus rien à faire
dans les lieux du pouvoir. Ils seront plus « efficaces »
en dehors, assumant leur condition de vaincus et se réfléchissant
à partir de cet aveu.
Jusqu'en avril, La Maison du Livre propose, à travers des
expositions, tables rondes, concerts, projections, animations…,
de rencontrer ces hommes et ces femmes, Tsiganes, Roms, Gitans,
gens du voyage, et de déconstruire la représentation
négative que nous en avons, de la complexifier, de l'enrichir.
L’objectif ? Nous émanciper de nos peurs, de nos préjugés
à leur égard ; les « rencontrer » dans
ce qu'ils ont de meilleur à nous donner, leur culture ; être
sensibilisé à leur souffrance, au sort injuste trop
longtemps réservé à ces communautés
« boucs émissaires »...
Et que ces gens-là, non dépourvus de voix, mais d'audience,
trouvent une place dans la programmation d'opérateurs culturels,
cela fait diablement plaisir !
B.D.R
Découvrez l'ensemble de la programmation sur le site http://www.romstsiganesgitans.be
Coup
de griffe
Musée d’art moderne, an 1.
Il y a un an que la collection XXme et XXIme siècles est
presque totalement inaccessible aux publics des Musées
royaux des beaux-arts de Belgique.
Une année durant laquelle nombre de projets ont été
évoqués sans qu’aucun n’ait pu, à
ce jour, trouver un niveau de concrétisation sérieux.
Une année durant laquelle le mouvement de protestation
connu désormais sous le vocable ‘museesansmusee’
et ‘museumzondermuseum’ s’est exprimé,
investissant le Hall du Musée, rue de la Régence,
chaque premier mercredi du mois. Un mouvement d’abord contenu
à quelques artistes et enseignants, aujourd’hui rejoint
par de nombreux citoyens, artistes encore, enseignants du supérieur
pédagogique, politiques, étudiants et jeunes, tous
les publics de cette institution, alarmés à raison
par l’enfermement dans les réserves, sine die, d’une
collection de grande qualité.
L’échantillon dérisoire, présenté
sous le label “Choix des conservateurs” atteste à
lui seul de la perte subie par ceux qui aiment, et ce Musée,
et cette collection.
Certes, un projet de musée d’art moderne et contemporain
est une magnifique idée pour Bruxelles. Mais si cette aventure
se concrétisait, elle le ferait à l’horizon
2025, au mieux. Combien de générations de jeunes,
d’ici à 2025 ou 2030, qui n’auront d’autre
choix que de prendre des trains vers les musées vivants
et passionnants de Wallonie et de Flandre, ou les galeries, ou
les centres privés d’art actuel qui se multiplient,
pour fréquenter les artistes d’aujourd’hui
?
Culture et Démocratie situe ce dossier là où
il se trouve : du côté de l’accès à
un patrimoine symbolique, artistique et commun, et du côté
de l’obligation qui est faite à une institution muséale
de donner accès à tous ses publics, matériellement
et cognitivement, à la part la plus large de ses collections.
Il lui appartient de déployer avec toute son expertise,
un dispositif qui permette à chacun d’appréhender
avec plaisir, intérêt, et à son niveau, la
richesse de la création en Belgique.
En attendant d’éventuels et hypothétiques
lieux nouveaux, les espaces des Musées royaux des Beaux-Arts
nous semblent suffisamment vastes pour permettre, même temporairement,
une présentation large, exigeante et attrayante des collections
du XXème et du XXIème siècle.
Nous plaidons sans désemparer pour un enseignement “en
culture” et, à ce titre, la présence importante
d’étudiants et d’enseignants dans l’actuel
mouvement de protestation nous réjouit.
Nous demandons depuis un an le redéploiement à
très bref délai de la collection d’art moderne
dans les lieux dont elle est aujourd’hui soustraite. Nous
demandons que les grands arbitrages en matière de politique
culturelle fassent l’objet d’un débat large
et démocratique. Sans nier les contraintes financières
auxquelles sont confrontées les institutions culturelles,
nous demandons qu’au cœur des politiques muséales,
un équilibre réel soit préservé entre
le bien commun culturel et artistique qui suppose l’exigence
et l’aval excessivement donné à des stratégies
qui privilégient la dimension économique et touristique
de la culture. Nombre de musées belges et européens
y réussissent…
S.d.V
Les bonnes pages
Extrait de la préface
du livre de Francesco Fistetti, Théories du multiculturalisme,
Paris, La découverte, 2009, p. 5-10.
A l'évidence le multiculturalisme fait question.
Mais quelle est la question ? Celle de l'identité, de l'altérité,
de l'ethnicité ? De la tolérance, de la reconnaissance,
de la différence ? Du pluralisme, du racisme, du (post)colonialisme
? De l'intégration, de la discrimination, de l'assimilation
? La liste des interrogations est longue, on le voit. Pour autant,
(...) la question de ces questions n'est autre en définitive
que celle de la démocratie. Notre condition multiculturelle
interroge avant tout notre capacité à faire société
au sein de la société-monde qui est désormais
la nôtre. Son défi est celui de la construction d'un
monde commun ouvert au conflit – et non à la guerre
-, mais au dialogue entre peuples, culture et nations. Question
(cosmo)politique par excellence.
Bien sûr, il est possible de dramatiser. Et les esprits
chagrins ne manquent pas. Comme si le projet de vivre ensemble
avec nos différences,ce projet constitutif de toute communauté
politique, relevait désormais d'un pari impossible. Comme
si les attentats du 11 – septembre nous avaient livré
la vérité, meurtrière, du multiculturalisme,
ce « choc des civilisations » (Huntington,
{1996}) qui opposerait désormais Raison, incarnée
par l'Occident, digne héritier des valeurs des Lumières,
et ses autres, notamment un Islam par nature théocratique
et obscurantiste. Sans jamais sombrer, à l'inverse dans
un « utopisme multiculturel » irénique
ou un « nomadisme postmoderne » de salon,
{nous avons à montrer}combien, dans notre monde indissociablement
postcolonial et globalisé, il ne faut pas considérer
le multiculturalisme comme une malédiction menaçant
la civilisation occidentale, mais bien davantage comme une invitation
à penser à nouveau frais le pari démocratique
dans les conditions contemporaines de la pluralité humaine.
(…)
Si, depuis deux siècles, le champ politique a été
structuré par l'opposition entre la droite et la gauche,
ce conflit a principalement opposé ceux qui demandaient
davantage d'égalité et ceux qui en souhaitaient
moins (Caillé, Sue, 2009). Or, à l'aube de ce nouveau
millénaire, le débat politique est de moins en moins
spécifiquement « politique » et de plus en
plus culturel. Il met moins en avant la question de l'égalité
que celle de la différence. OU, si l'on préfère,
il vise moins l'égalité-identité que l'égalité-différence.
Plus précisément, là où le conflit
social central portait sur l'appropriation inégale d'un
bien à peu près unique et homogène, en principe
partageable – la richesse matérielle et ses dérivés
(en termes de pouvoir et de prestige) - , il concerne désormais
l'accès aux sources de l'estime de soi et pose au premier
chef la question de l'identité et de la différence,
tant sexuelles qu'ethniques ou culturelles, et aussi bien individuelles
que collectives (Caillé, 2007 ; Caillé, Lazzeri,
2009). Ce qui pose la question de savoir si la revendication de
la différence est une simple modalité, un enrichissement
ou une spécification de l'idéal de l'égalité,
ou s'il s'agit de tout autre chose. Si la première réponse
est la bonne, si la revendication du droit à la différence
est une simple conséquence logique, un approfondissement
de la demande d'égalité, alors les partis qui se
réclament de gauche ont encore un avenir – à
condition de faire leur aggiornamento. Sinon il est probable qu'ils
passeront vite aux oubliettes. Le défi pour la gauche et
pour tous ceux qui ne se résignent pas à l'abandon
de tout idéal de progrès social et politique est
donc double. Il implique à la fois de passer d'une quête
simple (ou simpliste) de l'égalité simple à
une quête complexe de l'égalité complexe,
et de faire la preuve que c'est dans le cadre de cette problématique
de l'égalité complexe que les questions redoutables
soulevées par la quête de l'identité et de
la différence sont susceptibles d'êtres résolues.
(…) Il est impossible, et en définitive pas souhaitable,
de cantonner la manifestation des différences culturelles
dans le domaine du privé et de l'intimité. Au-delà
de l'affirmation d'un simple principe d'égalité
abstraite ou d'une justification du repli comunautariste, le respect
des différences culturelles suppose au contraire (...)
d'encourager et de légitimer leur manifestation au sein
de l'espace public. Bref, de reformuler radicalement les principes
d'égalité et de liberté propres à
l'universalisme démocratique. Si droit il y a à
défendre, n'est-ce pas d'abord (…) dans les termes
d'Hannah Arendt, un droit pour ces différences à
apparaître en pleine lumière, dans la mesure où
chaque culture représente quelque chose d'unique et d'irremplaçable
au regard de la pluralité et de la diversité humaine
? Si tel est bien le cas, l'universalisme démocratique
ne s'approfondira qu'à condition de faire place à
la dialectique des cultures, à leur confrontation, à
leur critique et à leur traduction réciproque par
la participation égale de chacune d'entre elles à
l'espace public dans l'exacte mesure où cette participation
ne compromet pas l'existence de l'espace public qui leur donne
accès à la visibilité. Pour autant qu'elles
aillent dans cette direction les sociétés multiculturelles
occidentales sont bel et bien devenues le laboratoire pratique
d'inventions et d'expérimentations démocratiques
nouvelles.
(…)
Certes, le multiculturalisme restera un slogan creux si n'est
pas conjurée la clôture apologétique et ethnocentrique
de cette raison occidentale et s'il n'est pas reconnu combien
notre condition multiculturelle et postcoloniale a profondément
modifié la structure même de l'expérience
humaine dans son rapport à l'altérité. Mais
le défi majeur des sociétés multiculturelles
occidentales – reconstruire une théorie de l'universalisme
démocratique fondée sur le besoin de reconnaissance
des identités individuelles et collectives – n'est-il
pas avant tout de montrer très concrètement en quoi
les principes de liberté et d'égalité ne
valent pas seulement pour un « nous » restreint,
celui de l'Occident, qui aurait en quelque sort le monopole ?
C'est vraisemblablement à cette condition que le pari
d'une « démocratie multiculturelle »
(Gilroy), de cette nouvelle civilisation à la fois nationale
et planétaire que Marcel Mauss avait désignée
sous le terme d' « inter-nation »,
pourra faire sens. Ce pari d'une forme de vivre-ensemble dans
laquelle la différence culturelle et le conflit, loin d'être
la cause de guerre ou de confrontations violentes, viendraient
alimenter une spirale démocratique vertueuse, fondée
sur la liberté de se « donner » et
de se reconnaître mutuellement.
Alain Caillé et Philippe Chanial
Le Réseau
Opinion
Une rubrique « ouverte » dans laquelle
nous publions soit des textes proposés par certains de
nos lecteurs, soit des textes « cueillis » çà
et là.
La troisième guerre scolaire n’aura pas lieu.
Ainsi donc, la ministre de l’enseignement obligatoire instaure
un tronc commun aux cours dits philosophiques pour assurer un
bagage commun de valeurs citoyennes. S’il faut saluer le
fait qu’un ministre prenne une décision dans ce dossier
explosif, il faut aussi constater que cette harmonisation permet
fort opportunément de ne pas remettre en cause le principe
même de cours de morale et de religion. On ne voit guère
qui s’opposera à cette réforme « bisounours
» consistant à implémenter « le questionnement
philosophique, le dialogue interconvictionnel et l’éducation
à une citoyenneté active » (LLB, 18/01/12),
axes de réforme d’une rare audace que même
une candidate Miss Belgique aurait pu faire siens. Comme l’a
écrit Nadia Geerts, le seul vrai avantage de cette réforme
est de ne gêner personne et même, pourrait-on ajouter,
de s’offrir à moindres frais la bonne conscience
d’avoir agi. Les petits catholiques, les petits juifs, les
petits musulmans, les petits laïcs et les autres apprendront
donc que les autres existent, à se poser des questions
et à devenir citoyens. Chouette. Mais ils continueront
à rester séparés durant le seul cours spécialement
dédié aux questions du sens de la vie, et ce sous
la bienveillante coupole d’acier du Pacte scolaire de 1958,
qui protège avec obstination notre pays de la modernité
: la Fédération Wallonie-Bruxelles est l’un
des derniers endroits d’Europe dans lequel la doctrine religieuse
– et non simplement son histoire – est enseignée
dans ses écoles, et où il n’existe pas de
cours officiel de philosophie. Oui, vraiment, soyons fiers.
Pourquoi le lien entre école et religion est-il si fort
dans notre pays ? A cause de ce fameux Pacte scolaire, douloureux
compromis qui signa la paix des braves, et auquel il faudrait
paraît-il ne plus toucher sous peine de relancer une guerre
thermonucléaire entre chrétiens et laïcs. Certes,
les deux guerres scolaires n’étaient pas de la rigolade.
C’était de vraies « guerres civiles de l’esprit
», si traumatisantes que plus de 50 ans après il
n’est pas un seul parti qui oserait, aujourd’hui,
détricoter un seul fil du Pacte qui en signa la fin, et
qui rend obligatoire l’organisation et le suivi de cours
de morale et de chaque culte reconnu dans l’enseignement
officiel. Et ce contre la plus élémentaire des évidences
: le monde a changé.
Car la dépiliarisation est passée par là.
Dans pratiquement tous les secteurs, les relations entre laïcs
et chrétiens se sont apaisées. Les mondes se sont
largement mélangés. Avortement, mariage homo, euthanasie
sont des combats gagnés. Partout, l’Eglise s’est
retirée peu à peu de ses responsabilités
séculières, pendant que la laïcité organisée
en face a baissé la garde, au point d’être
devenue une grande organisation d’éducation permanente
dont l’expertise, aujourd’hui, est au moins aussi
forte en matière de soutien aux sans-papiers ou aux démocraties
émergentes qu’en matière de laïcité.
Étrangement, il n’y a qu’à l’école
qu’on ne pourrait rien changer. Alors que la logique d’un
Etat neutre du 21ème siècle serait que la foi religieuse,
affaire privée, ne soit enseignée que dans le cadre
familial, nous continuons à la laisser subsister au sein
des murs de l’école et à nous gargariser que
la cohérence est sauve puisque chacun a « son »
cours – saupoudrage bien de chez nous, clef du système
pour que personne n’y renonce. A ce rythme, la Constitution
belge sera depuis longtemps transformée en confettis à
coups de réformes de l’Etat que le Pacte scolaire,
simple loi, sera resté intouchable sous sa cloche de formol.
Absurde, profondément, car la société a
trop changé pour que l’union des chapelles –
laïcs compris – empêche davantage de voir l’évidence
: la diversité, l’interculturalité, ou peu
importe le nom qu’on donne au mélange de fait de
notre société, cela passe par la compréhension
de l’autre, de ses modes de pensées, de sa religion,
de sa culture de base… et par le mélange. Nous pourrions
avoir un cours commun, où tous les élèves
apprendraient ensemble et sauraient à 18 ans ce qu’est
l’Evangile, le Yom Kippour, les cinq piliers de l’Islam
et les principales pensées philosophiques de notre histoire.
Nous préférons en toute conscience garder des élèves
qui apprendront « leur » propre culture et, s’ils
ont la chance d’avoir un professeur de morale ou de religion
s’écartant de la liturgie, bénéficieront
d’une ouverture sur les autres religions et cultures –
avec certes, si elle aboutit, la bénédiction de
l’actuelle réforme. Mais l’enseignement lui-même
se donnera toujours dans un sens avant tout militant et –
surtout - toujours dans un cloisonnement entre élèves
que plus rien aujourd’hui ne justifie. Or, si on en est
à unifier le programme de ces cours via un tronc commun,
alors la question de leur unification complète ne se pose
pas seulement au courage des politiques ; elle se pose aussi à
leur bon sens.
L’enjeu est bien plus crucial qu’il n’y paraît.
Je veux bien prendre les paris : ceux qui s’érigent
aujourd’hui en gardiens du Temple du Pacte scolaire seront
les mêmes qui, demain, organiseront d’énièmes
assises de l’Interculturalité contre le racisme et
le repli identitaire, en se navrant que les adultes de cultures
et religions différentes se craignent, se détestent
ou ne se connaissent pas, et en se demandant pourquoi.
Et le pire, c’est qu’ils seront sincères.
François Desmet
http://www.francoisdesmet.be/
L'Agenda
Rencontres
ReMua au Parlement bruxellois.
Le 2 février 2012 de 9h30 à 13h, au Parlement
bruxellois (73 rue du Lombard, 1000 Bruxelles)
Lors de cette matinée, ReMuA présentera le fruit
de cinq années de travail avec son projet "Musiques
en action". Ceci sera suivi par un échange avec les
parlementaires, animé par Mme Martine Dumont-Mergeay (présidente
du CA de ReMuA) et M. Thierry Chleide (musicien et pédagogue),
sur le thème : la musique comme levier contre l'exclusion
sociale et professionnelle.
Pour clôturer la présentation sur une note festive,
une quarantaine d'élèves de deux écoles primaires
bruxelloises présenteront à 12 heures, un mini-concert
(chant et violon) dans la salle des glaces du parlement régional.
Infos :
ReMuA - Tel : 02 537 74 38 – Gsm : 0484 62 08 23 –
info@remua.be – www.remua.be
Art et engagement: les amants infernaux. Cycle de conférences
avec Laurent Courtens (historien de l’art et critique d’art,
responsable de la médiation à L’iselp).
Mercredi, de 18h à 21h, à l'Université
populaire de Bruxelles.
« Transformer le monde, changer la vie »: tel était
le mot d’ordre du mouvement surréaliste. Fantasme
assurément, chimère: l’art est incapable de
porter seul un tel projet. Il peut cependant le nourrir, il y
est sans doute indispensable. C’est en tout cas la question
que posera ce cycle de conférences: en quoi l’art
peut-il contribuer à changer le monde ? Quelle est la spécificité
de son apport au mouvement social, plus globalement à la
vie ?
Remontant aux actualisations du mouvement surréaliste
proposée par CoBrA (1948-51), le cycle repèrera
les grandes tendances « activistes » des années
1960-70 et tentera une lecture des pratiques contemporaines.
Mercredi 8 février
Comme le pain de chaque jour
« Poésie nécessaire, comme le pain de chaque
jour, comme l’air que nous exigeons trois fois par minute
» disait Gabriel Celaya, poète espagnol, poète
républicain.
Ce sera la question posée par cette première séance:
nécessaires la poésie, les arts, la culture ? Oui,
mais en quoi ? Quel est le champ d’expériences, de
connaissances, d’émotions ouvert par la musique,
la peinture, le cinéma … ? Répondre à
cette question, c’est asseoir cette autre nécessité:
pourquoi démocratiser la culture ? Pourquoi « élargir
le cercle des connaisseurs » ?
Mercredi 15 février
Réaliser l’inexistant
« Le plaisir suprême de la littérature est
de réaliser l’inexistant » : c’est cette
fois Oscar Wilde. Pour nous dire que la fiction artistique, son
artifice nous permettent de dessiner de nouveaux horizons, d’en
éprouver les possibles.
Cet élan s’associe à l’un des principaux
mots d’ordre de l’art du XXe siècle : «
l’art c’est la vie ». Depuis Dada jusqu’aux
diverses formes d’art dites relationnelles en passant par
l’Art Brut, puis par Fluxus, toute l’histoire de l’art
moderne et contemporain est aimantée par cet appel de la
vie, ce désir de « sortie de l’art »,
de désertion des ambiances confinées, des arcanes
sacrés du temple de l’Art avec un grand A. Avec pour
effet d’élargir continuellement les frontières
des pratiques artistiques et d’ouvrir celles de la vie réelle.
Mercredi 22 février
Contre-feux 1
L’histoire de l’art du XXe siècle (et du XXIe
siècle naissant) est comme électrifiée par
une tension latente entre le marché, les institutions (l’État)
et les créateurs. Parmi ceux-ci, plusieurs (et non des
moindres) ont construit une partie importante de leur propos en
opposition à ce que nous appelons aujourd’hui la
marchandisation de la culture. Nous pensons à Duchamp lui-même,
à Broodthaers, à plusieurs artistes conceptuels
(Art and Language, John Baldessari, Hans Haacke…). Plus
récemment, c’est aux stratégies managériales
de grandes entreprises et à une modélisation néolibérale
de la pratique artistique que les artistes ont dû se confronter.
On l’illustrera à l’appui des travaux du dernier
représentant de la Belgique à la biennale de Venise
: Angel Vergara Santiago.
Mercredi 29 février
Contre-feux 2
Si l’art n’a pas porté l’histoire des
mouvements d’émancipation, il les a cependant accompagnés,
les a outillés d’un dispositif critique. D’abord
sur son propre terrain : celui des images. C’est l’histoire
de l’émancipation des langages, puis de la critique
des médias telle qu’on la vérifiera à
travers les œuvres de la Figuration Narrative, de Barbara
Krüger, de Cindy Sherman, de Wang Du, d’Harun Farocki…
Nous verrons aussi comment ces courants et ces artistes énoncent
des causes telles que le féminisme, le mouvement d’émancipation
noir, le tiers-mondisme... Singulièrement depuis l’entrée
en scène d’artistes issus de territoires jusqu’à
présent exclus de la modernité : l’Afrique,
le monde arabe, l’Asie, l’Amérique latine…
Mercredi 7 mars
Documenti !
Depuis les années 1990, l’art a renoué très
explicitement avec le politique. Par des voies diverses dont l’une
est particulièrement saillante : le documentaire. À
travers biennales et expositions, films, essais photographiques,
collectes d’archives, glanages de documents signalent clairement
un désir de « prise sur le réel », d’investigation
du monde. Dans ses failles, ses meurtrissures, ses incertitudes.
Le document aujourd’hui n’est pas déclamatoire,
pas héroïque. Il est incertain et fragile. Il se mêle
à l’intime, à la fiction. Il défriche
cependant la vie, émancipe la parole, le regard et la pensée.
Infos :
Université Populaire de Bruxelles
Rue de la Victoire, 26
1060 Bruxelles
02/543.03.03
Médiation muséale et patrimoniale. Enjeux et perspectives
- colloque international.
Les 9 et 10 février 2012, aux Moulins de Beez à
Namur (rue du Moulin de Meuse, 4
à 5000 Namur (Beez))
Ce colloque a pour objectif de baliser l’ancrage scientifique
de la médiation muséale et patrimoniale. Une double
visée envisage à la fois les enjeux en tension dans
la réalité professionnelle, mais également
les défis d’une formation professionnalisante. Dès
lors, outre les scientifiques du domaine de la muséologie,
le public visé par ce colloque est également constitué
des professionnels de la médiation et des étudiants
en muséologie.
Une série de questions, interdépendantes à
certains égards, émergent pour identifier les enjeux
actuels de la médiation :
1. Enjeux culturels/sociétaux/politiques : place du musée
dans le panorama culturel, le musée pour quelle(s) classe(s)
sociale(s) ? Et la démocratisation ?
2. Enjeux professionnels : qui pour la/les médiation(s)
?, quelles formations, quels objectifs, quelles évaluations
?
3. Enjeux pédagogiques : la part éducative dans
la médiation, liens avec l’enseignement et les sciences
de l’éducation ?
4. Enjeux technologiques : quels supports ? faut-il surfer et
comment sur la vague des développements technologiques
?
5. Enjeux économiques : pour quels publics – la
médiation est-elle au service de la massification du public
et au service de l’événementiel ?
Infos : http://www.repere.be/colloque.mmp/
Programme : http://www.repere.be/colloque.mmp/images/stories/pdf%20_Mmm_pgr1-2.pdf
Quelles politiques d'inclusion dans une société
qui exclut ? - Journée d'étude d'actualité
politique.
Le 10 février 2012, de 8h30 à 16h30, à
Cardijn (Louvain-la-Neuve)
Dans le domaine de l'insertion professionnelle au niveau européen,
un nouveau terme a vu le jour; à savoir la notion d'inclusion.
A travers cette évolution de vocable, il y a finalement
une reconnaissance que notre société produit de
l'exclusion.
Le CIEP a souhaité se pencher sur la question de l’accompagnement
des personnes en situation de précarité et d’exclusion.
Comment la société et nos organisations agissent-elles
face à cette situation ? Que défendre ?
Infos : http://www.ciep.be/index.php?p=a2&id=636
Une conférence de Vincent de Gaulejac.
Mardi 14 février 2012, à 18H00, à l'Université
Populaire de Bruxelles (Rue de la Victoire, 26, à 1060
Saint Gilles)
Vincent De Gaulejac, « sociologue clinicien », est
notamment l'auteur de deux ouvrages « La société
malade de la gestion" et "Travail, les raisons de la
colère". Il viendra en parler et en débattre...
Infos : 02/543.03.03
Interactions culturelles dans le berceau de l'Europe - une conférence
de Paul-Louis van Berg.
Le 29 février 2012 à 17h00, au Palais des Académies,
Bruxelles (rue Ducale 1 à 1000 Bruxelles)
Les mouvements migratoires sont à l’origine du peuplement
de toutes les régions du monde. Ils ont favorisé
les rapprochements entre les cultures. De grandes nations se sont
constituées grâce aux mouvements migratoires, et
aucune région ne fait exception.
- Quel est le contexte qui explique ou éclaire colonisations
et migrations ainsi que leurs modes de déploiement ?
- Quelles conséquences ont-elles eu sur la perception
du monde, les courants de pensées et sur le développement
scientifique et technique ?
- Quelles traces ces mouvements ont-ils laissés dans les
paysages culturels, dans les formations politiques, économiques
et sociales, dans la cartographie linguistique de l’Europe
et du monde ?
- Quels enseignements peut-on tirer de ce prodigieux réservoir
qu’est le passé pour comprendre le phénomène
migratoire contemporain et plus généralement l’Europe
et le monde d’aujourd’hui ?
Infos : http://www.academieroyale.be
Festiv'art, culture et travail social de l'Institut Cardijn.
Les 28, 29 et 30 mars 2012, à l'Institut Cardijn (Rue
de l’Hocaille, 10 à 1348 Louvain-la-Neuve)
Pour décrire le monde moderne, fragmenté, pixellisé,
Max Weber a utilisé le concept de “désenchantement”.
Tant il est vrai que notre monde, désormais, est celui
de
la rationalité, de la science, des techniques, de l’économie
et des finances; un monde où tout est contrôlé,
prouvé, approuvé, testé et disséqué.
Un monde, enfin, où les sens, les valeurs, les engagements
et les enthousiasmes se perdent dans les logiques les plus matérialistes.
Au “désenchantement” s’est substituée
“l’enivrement” du monde: le culte du succès,
de la performance et de l’efficacité, le tourbillon
de la gloire, fût-elle aussi et surtout éphémère.
Face à ce constat, il est possible de se résigner.
Mais ce n’est pas citoyen. Mais ce n’est pas humain.
Peut-être, alors, le “réenchantement”
du monde passe-t-il
par une sphère plus subtile que celle de la raison : celle
de l’art, qui la transcende. Est-il possible de penser que
l’art puisse compenser ces pertes de valeurs, d’identité
et de
sens ? Assurément.
Les pratiques artistiques peuvent conduire à un réel
“réenchantement” du social, un processus qui
permet au travailleur social de retrouver le sens de sa pratique
et, corollairement, de son identité. Comme le souligne
à juste titre Herbert Marcuse : " L’art ne peut
rien faire pour empêcher la montée de la
barbarie (…) (car il) ne peut pas changer le monde, mais
il peut contribuer à changer la conscience et les pulsions
des hommes et des femmes qui pourraient changer le monde ”.
Le Festif’Art, Culture et Travail social de l’Institut
Cardijn : trois jours pour s’approprier les liens étroits
qui se tissent entre ces trois mondes. Trois jours pour
fêter, pour résonner et raisonner
Pour informations et inscriptions : www.institutcardijn.be
Spectacles
15 ans de Nova, 6 semaines de fête !
Jusqu'au 19 février 2012, au Nova (rue d’Arenberg,
3 à 1000 Bruxelles)
Fêter les quinze ans d'un lieu comme le Nova n'est pas
anodin. Parce qu'il apparaît difficile de maintenir le cap,
et même de survivre dans le contexte culturel actuel, tout
en fonctionnant de manière bénévole et collective.
Cahin caha, l'équipe du Nova, changeante et protéiforme,
continue ses activités. Après avoir été
surprise d'atteindre l'âge canonique de dix ans, la voilà
qui, sans vergogne, propose au public de lui fêter ses quinze
lunes. C'est en effet les usagers du lieu qui ont répondu
à l'appel lancé par le Nova, pour proposer films,
expos, performances, concerts et autres joyeusetés. Ayant
ainsi constitué un trésor d'idées nouvelles,
le Nova a fait une sélection dans ce qui lui semblait pertinent,
réalisable, abordable pour ce début d'année
2012, et plus important: des propositions que l'on avait jamais
pu voir au Nova ! Voir et écouter, c'est éclectique
et déroutant. Et on a encore sous le coude...
On pourra découvrir, par exemple :
Des invités qui présentent : leur dernier film
(Pierre Carles), leurs miniatures en super 8 (Peter Hoffman &
Hans-Robert Franz), leurs faits d'armes seventies (Joël Seria).
L'occasion de découvrir des talents rares et très
personnels: le documentariste Frans van de Staak ("Windschaduw"),
Fischli & Weiss, des artistes contemporains suisses rieurs
("Der Rechte Weg"), le chanteur déglingué
Wild Man Fisher, disparu en 2011 ("Derailroaded"), ou
encore de mieux connaître Matt Porterfield, le réalisateur
de "Putty Hill" avec son premier film ("Hamilton").
Des œuvres que vous avez toujours rêvé de voir
: "Les dimanches de Ville d'Avray", mélo français
sixties oscarisé et dérangeant; "Tongues Untied"
qui évoque la communauté gay noire américaine;
"Mind Game" manga réputé mais peu montré
sur grand écran dans nos contrées ; "Les fainéants
de la Vallée fertile", critique acerbe de la bourgeoisie
grecque ; "L'heure des brasiers", film fleuve argentin
où Fernando Solanas livre sa vision du pays en crise ;
" Eight deadly shots", version film d'un téléfilm
culte finlandais ; "Lemonade Joe", hilarante attaque
en règle du western par la nouvelle vague tchèque.
Un Open Screen; des Prima Nova qui s'intéressent à
une cuisine gigantesque en Inde, aux réfugiés de
Lampedusa, aux artistes et à leur expression...
Du spoken word avec Eugene Robinson en hommage à l'acteur/crooner
Dean Martin (avec "Rio Bravo" en prime !), des concerts
pour la soirée d'anniversaire (LEM, Mouche Man, Odessa),
des performances kinétiques (Hyperbang), un cabaret rock
de grande classe (Cabaret Dr Strange).
Et puis, non pas une, mais trois expos et leurs vernissages ainsi
que des installations. Et même une conférence sur
l'humour allemand. C'est vous dire si ça va être
bien cet anniversaire...
Le programme complet et les horaires sont en ligne : http://www.nova-cinema.org/spip.php?rubrique10
Mémoires vives, un film de l'atelier Buanderie - Avant
première.
Le 1er février 2012 à 19h00 à l'IHECS
(Bâtiment Bord de verre /2ème étage, 15, rue
du Poinçon à 1000 Bruxelles)
Synopsis: Aziz, Dany, Edmond, Jean, Mamadou & Werner débusquent,
autour du Quartier Anneessens, des pans de (leurs) mémoires
depuis longtemps enfouis...? Ils creusent leurs souvenirs : des
lieux de loin en loin, des personnages ou des amis d'antan, des
chansons et des histoires (presque) oubliées refont surface.
?Ils se remémorent, se rappellent, reconnaissent, explorent,
mémorisent. Finalement, ils connaissent tout ça
par coeur ; ces réminiscences n'ont aucun arrière-goût
et ils nous les livrent généreusement « pour
mémoire ».
Renseignements : Philippe Cotte (VIDEP) 02.
221.10. 67 - philippe.cotte@cvb-videp.be
Entrée libre
Penser le futur - Entre identité et altérité.
Une semaine pour repenser notre rapport à l’Autre,
en compagnie d’artistes.
Du 3 au 10 février 2012, à la Maison Folie
(8 rue des Arbalestriers à 7000 Mons)
Pour cette quatrième édition de « Penser
le Futur », le rapport à l’autre, à
l’altérité, à la différence
est interrogé. Entre « Je » et l’ «
Autre », entre identité et altérité,
n’y aurait-t-il qu’opposition, voire rivalité,
comme les réflexes sexistes, racistes, les abus de pouvoir
de toutes sortes, toujours d’actualité, nous le laissent
penser ? La parole est aux artistes et aux citoyens…
Découvrez la programmation riche et variée (danse,
théâtre, exposition, débat) sur www.lemanege.com
Historia Abierta.
Mise en scène : Lorent Wanson
Dramaturgie de Pablo Paredes et Lorent Wanson
Avec Emilio Ciriza, Carla Huenchún, Felipe Lagos,
Karen Mena, Fernando Pérez, Carolina Pizarro, Lorena Ramírez
Du 7 au 18 février 2012 à 20h30 au Poche (1a,
Chemin du Gymnase à 1000 Bruxelles)
De verdad ? Si pô ! La RAJA weon ! Un tourbillon ardent
et poétique, de danse, de chant, et de musique «Made
in Chile» à (re)vivre au Poche ! Après une
formidable tournée mondiale la saison passée, la
troupe chilienne de Lorent Wanson vient fouler une seconde et
dernière fois les planches du Poche.
Après la création d'Africare à Kisangani
(présenté au Poche en 2007), un spectacle où
Lorent Wanson nous plongeait dans les mythes et les réalités
du Congo, c'est le Chili et son histoire qui servent cette fois
de toile de fonds au spectacle du metteur en scène.
Historia Abierta mêle passé, présent et futur
pour un message de portée universelle. Invité par
le Centre d'arts scéniques Matucana 100 de Santiago du
Chili où il avait présenté Africare en 2008,
Lorent Wanson a passé trois ans entre la Belgique et le
Chili pour ce projet construit sur base de témoignages
et d'ateliers d'improvisation avec des acteurs qu'il a confrontés
à leur propre histoire, à leurs arbres généalogiques
et à leurs rêves.
Mélangeant le chant, la danse, la projection vidéo,
Historia Abierta réunit sept comédiens, trois artistes
visuels chiliens de renom, deux compositeurs, un dramaturge, deux
chorégraphes, un chœur et des musiciens, pour donner
vie à un ambitieux spectacle multiforme qui, après
deux mois de représentations à Santiago a été
présenté en Europe au Théâtre Le Manège
de Mons (du 18 au 23 janvier), au Phénix/Scène Nationale
de Valenciennes, au Théâtre de Poche et au Centre
Culturel de Soignies,...
Dans une production qui aura fait se croiser pas moins de 80
personnes, Lorent Wanson choisit de faire parler les trentenaires,
une génération porteuse d'Histoire. Mais Historia
Abierta ne peut se résumer à un spectacle sur le
Chili : c'est avant tout une réponse à la question
de l'identité et au rapport à l'Histoire. «
Je voudrais que le personnage principal d'Historia Abierta soit
le spectateur, que le fait qu'on raconte ces histoires parfois
très simples puisse amener le public à se dire qu'il
a lui aussi des histoires à raconter. », nous explique
Lorent Wanson. « Les ruptures [racontées dans le
spectacle] peuvent correspondre à des coups d'état
militaires et à des tremblements de terre mais ça
comprend aussi des ruptures amoureuses, la mort d'enfants et tout
ce qui nous fait passer à autre chose. »
Infos : http://www.poche.be/
La maman du petit soldat.
de Gilles Granouillet.
Mise en scène Philippe Sireuil
Avec Edwige Baily, Felipe Castro, Roland Vouilloz.
Le 16 janvier dernier, première de La maman du petit soldat
au Théâtre de Poche à Genève qui coproduit
la pièce avec le Rideau de Bruxelles. Accueil largement
salué par la presse et le public.
Le 8 février, le spectacle arrive en Belgique. Représentations
jusqu’au 25 février à l’Atelier 210
(210 Chaussée Saint-Pierre / 1040 Bruxelles). Réservation
02 737 16 01 / www.rideaudebruxelles.be
Entre les courses du samedi chez Lidl et les lettres écrites
au fils parti là-bas au front, une mère et sa fille
attendent. Explosion. Un soldat est entré. Un soldat est
entré cette nuit dans la maison. Le fils ?
Le metteur en scène Philippe Sireuil poursuit son exploration
d’un théâtre où le quotidien le plus
prosaïque est traversé par une inquiétante
étrangeté. Dans une langue au souffle dévastateur,
concrète et onirique, le Français Gilles Granouillet
« ramène la guerre à la maison ». C’est
bien triste la guerre des autres, la guerre de là-bas,
mais au fond c’est bien loin tout ça, non ? Et si
cette nuit la guerre entrait chez vous…
Voir
les photos du spectacle.
Écouter
l’interview de Roland Vouilloz dans l’émission
Rien n'est joué © La Radio Suisse Romande
Assistez à la représentation du 15 février
et poursuivez la soirée par une rencontre avec Gilles Granouillet,
Philippe Sireuil et les acteurs du spectacle.
Petits chocs des civilisations - le nouveau spectacle de Fellag.
De et par: Fellag
Mise en scène: Marianne Epin
Du 15 au 18 février 2012 à 20h30 au Théâtre
140 (avenue Eugène Plasky 140 à 1030 Bruxelles)
Après la trilogie, Djurdjurassic bled, Un
bateau pour l'Australie, Le dernier chameau, et
la pièce Tous les Algériens sont des mécaniciens
dont les ancrages réels ou imaginaires se situaient en
Algérie bien qu'émaillés de clins d'œil
à la France, avec Petits chocs des civilisations,
Fellag pose, cette fois, ses valises et son regard en France.
“En sortant de chez moi, un matin, j’achète
comme à mon habitude la presse du jour, puis je rentre
dans un bistro. J'ouvre l'un des journaux, et, un gros titre,
étalé de tout son long, de la deuxième à
la troisième page, me saute aux yeux. C’est pas possible
! Stupéfaction ! Ahuri, je parcours rapidement l’article…
Je n’en reviens pas… J’ouvre les autres magazines…
Pareil ! La même nouvelle partout : "Un sondage d’opinion
affirme que le couscous est devenu le plat préféré
des Français."… C'est pas vrai... Je rêve
! Qu'est-ce qui leur arrive aux Gaulois ? Le ciel leur est tombé
sur la tête ?… C'est le syndrome de Stockholm culinaire
ou quoi ?... Incroyable... le couscous est arrivé en tête
de toutes les recettes qui concourent sur le tour de France de
la bonne bouffe… Dites-moi… chers Français
de souche… derrière ce compliment exceptionnel adressé
à notre plat emblématique, se cacherait-il une déclaration
d'amour ? N'est-ce pas une façon détournée
de nous dire que vous nous aimez enfin ?…”
Sous le prétexte que ce sondage d'opinion selon lequel
le couscous serait devenu le plat préféré
des Français, mon personnage dans cette comédie,
suppose que ce résultat est un aveu détourné
d’une affection toute nouvelle que les Français ressentent
envers les Maghrébins. Partant de cet heureux constat,
il organise un show pour livrer aux Français les secrets
de la préparation du couscous afin de sceller "la
fraternité retrouvée". Mais, comme nous sommes
dans un théâtre où l'absurde le dispute au
burlesque, le politique au poétique, son propos vire vite
et virevolte dans toutes les directions. Le couscous devient alors
un prétexte géant pour surfer joyeusement sur les
graves sujets de notre temps.
Comme Toto et Dario Fo en Italie, Zouc en Suisse Romande, Bedos
et Alévêque en France, Fellag s'est fait le miroir
humoristique de sa collectivité au sein de notre petit
univers bourré de contradictions.
Philosophe ? Politologue ? Depuis Le dernier chameau, spectacle
qui avait réjoui et rassemblé tout le monde au 140
dans une même tendresse, Fellag nous amuse en jouant sur
les peurs, les méfiances et les clichés que les
uns et les autres s'inventent. Désarmant, c'est le terme
qui me vient, et il y faut son énorme talent.
Tout cela sous le prétexte de nous initier à la
recette magique du couscous familial!
Infos : http://www.theatre140.be
Expositions
Exposition de Pascal Tassini.
Jusqu'au 25 février 2012, au MADMusée (Parc
d'Avroy, à 4000 Liège)
Pascal Tassini est une personnalité phare des ateliers
artistiques du Créahm à Liège. Artiste aux
multiples facettes, il y développe depuis une quinzaine
d’années un univers cohérent et sensible
au travers de peintures, écritures, modelages, assemblages
et créations textiles. L’ensemble de
son oeuvre est condensée, dans l’espace des ateliers,
sous la forme d’une phénoménale
installation à l’aspect organique et tentaculaire
(la Cabane), faite essentiellement de tissus noués.
Depuis 2006, Pascal Tassini s’immerge totalement et de
manière remarquée dans le travail
textile, élaborant principalement autour du thème
du mariage de multiples coiffes baroques
et tenues de noces.
L’exposition de cette oeuvre surprenante – littéralement
extravagante – s’accompagne d’un
catalogue monographique richement illustré.
Info : 04-222.32.95 / info@madmusee.be
/ www.madmusee.be
Vous avez dit Roms ? Une exposition de Gabi Jimenez,Kkrist
Mirror et Lydie Nesvadba.
Jusqu'au 4 mars 2012, au Centre Culturel Jacques Frank (Chaussée
de Waterloo, 94 à 1060 Bruxelles)
Geste symbolique fort, en 2007 la Biennale de Venise proposait
pour la première fois un Pavillon Rom, auquel participa
Gabi Jimenez (www.gabijimenez.fr)
dont les toiles dénoncent les injustices et la confrontation
quotidienne au « Gitans vos papiers ! ».
Avec « Tsiganes 1940-1945. Le camp de concentration de
Montreuil-Bellay » aux éditions Emmanuel Proust,
Kkrist Mirror (www.kkristmirror.com)
met en scène le quotidien durant la guerre, tandis que
« Gitans. Le pèlerinage des Saintes-Maries de-la-Mer
», nous emmène dans le Sud de la France.
Encore étudiante à La Cambre, Lydie Nesvadba (www.lydienesvadba.com)
s’est intéressée aux familles qu’elle
voyait vivre en retrait dans le Nord de la France. Plusieurs années
durant, de la France à l’Espagne et la Roumanie,
la voici également en Inde où perdure toujours la
vie nomade d’autrefois.
Cette exposition s’inscrit dans le cadre du partenariat
avec la Maison du Livre autour des « Tsiganes, Roms, Gitans,
Gens du Voyage… Entre mythes et réalités,
préjugés et confusions, stigmatisations et discriminations
» (Programme détaillé: www.lamaisondulivre.be).
Informations : 02 538 90 20
Mail : info@lejacquesfranck.be
Site : www.lejacquesfranck.be
Les singuliers et le pluriel- Regards croisés sur l'établissement
de Défense sociale de Paifve.
Jusqu'au 24 mars 2012, au Centre Culturel Les Chiroux (Place
des Carmes, 8 à 4000 Liège)
L'institution de Défense sociale de Paifve accueille des
délinquants reconnus irresponsables, à la dangerosité
variable et qui nécessitent un suivi psychiatrique. Dans
l'enceinte de cette prison d'un type très particulier,
la photographie a pris ces deux dernières années
une place importante. En effet, le GSARA anime depuis 2010 des
ateliers de prises de vue pour les patients et pour les membres
du personnel. Si au départ, les ateliers étaient
destinés prioritairement aux patients, le personnel a en
effet lui aussi souhaité pouvoir bénéficier
de cette initiation pour croiser leur point de vue à celui
de ceux dont ils s'occupent chaque jour. De nombreuses images
ont ainsi été produites, chacune ancrée dans
la réalité singulière de son auteur, qu'il
soit d'un côté ou de l'autre de la barrière
: humour, tendresse, violence, échappées de ciel
bleu ou portraits dessinent une image toute en nuances du quotidien
de l'établissement.
Très éloignées des images préconçues
et fantasmées que tout un chacun peut avoir de «
la prison psychiatrique », ces clichés tissés
du personnel et des patients seront confrontés à
une troisième forme de regard : celui des artistes Lieven
Nollet, Laure Geerts et Sébastien Van Malleghem (tous deux
membres du collectif Caravane) qui sont venus photographier les
personnes et les lieux de Paifve et témoigner de la vie
de l'établissement.
Trois "catégories" de regards donc, pour mieux
approcher, à travers ce pluriel, les singularités
irréductibles de la folie, de son emprisonnement et de
sa sensibilité, souvent complexe et profondément
humaine.
Infos : http://www.chiroux.be/index.php?page=les-singuliers-et-le-pluriel
Georges Vercheval - L'ordre des choses - Expostions de
ses photographies (1958-1988).
Du 21 janvier au 20 mai 2012, au Musée de la Photographie
de Charleroi (11 Av. Paul Pastur, à 6032 Charleroi)
La fondation en 1987 du Musée de la Photographie de Charleroi
a quelque peu éclipsé l’œuvre photographique
de Georges Vercheval. L’implication dans le projet muséal
du photographe et de son épouse, Jeanne, a occulté
en effet un travail entamé au début des années
soixante et que peu de gens ont perçu dans son ensemble,
n’ayant souvent qu’une vision fragmentaire de certains
chapitres, telles les séries des Terrils ou des Fenêtres.
Construit par thématiques, et essentiellement réalisé
en noir et blanc, le travail de Georges Vercheval ne forme pas
pour autant une œuvre éparse. Une même cohérence
formelle relie ces séries, leur conférant une approche
originale, qu’il s’agisse du regard porté sur
le paysage, l’espace urbain, la géométrisation
de l’objet ou la capture du temps.
Un ouvrage de 160 pages abondamment illustré accompagnera
l’exposition. Il reprend des textes de Pool Andries, Xavier
Canonne, Emmanuel d’Autreppe et Christine De Naeyer.
NB : Outre l’exposition citée ci-dessus,
il y a évidemment bien d’autres choses à voir
au Musée de la photographie, notamment l’exposition
proposée par Jan Bannings, consacrée aux «
bureaux d’administration » à travers le monde
(France, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Somalie, Afghanistan, etc.).
On y ressent ici une activité intense, ailleurs une force
d’inertie que l’on connaît trop bien.
Info : http://www.museephoto.be/
Dernières nouvelles
Appels
L'Institut Cardijn à la recherche de ses anciens !
A l’occasion de ses 90 ans, l’Institut Cardijn de
Louvain-la-Neuve organise les 28, 29 et 30 mars prochains le Festif’Art,
Culture et Travail social, colloque durant lequel il souhaiterait
aussi retrouver un maximum d’anciens étudiants.
Afin de mettre à jour les coordonnées tant personnelles
que professionnelles des assistants sociaux qui ont fréquenté
les bancs de l’établissement, un formulaire est disponible
en ligne à l’adresse www.institutcardijn.be/anciens.
N’hésitez pas à réagir dès maintenant
; vous disposerez ainsi de toutes les informations liées
aux trois journées d’animations, de tables rondes
et de conférences.
Enfin, l’Institut Cardijn est à la recherche de
photos, de films voire d’anecdotes vécues lors de
la formation. Ceux-ci peuvent être envoyés à
paul.verjans@helha.be
ou à Paul Verjans, 10 Rue de l’Hocaille, 1348 Louvain-la-Neuve.
C-paje asbl recrute un(e) détaché(e) pédagogique.
Le Collectif pour la Promotion de l'Animation Jeunesse Enfance
(C-paje) est une Organisation de Jeunesse proposant des activités
et services aux diverses structures et personnes animant des enfants
et des jeunes en Wallonie et à Bruxelles. Pour en savoir
plus sur le C-paje : http://www.c-paje.net/
L'entrée en fonction est fixée au 1er septembre
2012. Envoyez vos CV et motivations uniquement par e-mail pour
le 01/03/2012 à l'attention de Semra UMAY, directrice du
C-paje (semra@c-paje.info)
Prix Bruocsella 2012 - Appel à projets.
Bruocsella encourage des projets urbanistiques à Bruxelles
en offrant un Prix de 25.000 EUR !
Avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale, Prométhéa
a mis en place depuis 2003, un club d’entreprises mécènes
pour l’amélioration de l’environnement urbain
en région bruxelloise: Bruocsella.
Grâce à cette initiative et pour la dixième
année consécutive, des projets « pour la ville
» seront récompensés par le Prix Bruocsella
en juin 2012.
Les projets éligibles doivent concourir à l’amélioration
du cadre de vie et de l’environnement urbain en région
bruxelloise. Le projet candidat doit contribuer à la création,
à la rénovation ou à la sauvegarde du patrimoine
non classé ou d’éléments liés
à l’aménagement de l’espace urbain.
Pour participer au Prix Bruocsella, le projet candidat doit notamment
répondre aux critères suivants:
- Le projet candidat doit se situer en Région de Bruxelles-Capitale
et répondre de manière significative à l’objet
du concours ;
- Le prix s’adresse à toute association, comité
de quartier, collectivité ;
- Le projet candidat doit être visible et ce de façon
extérieure, par le public ;
- Le projet candidat ne peut pas relever du patrimoine classé
;
- Le prix de 25.000 € doit constituer un levier significatif
ou un complément nécessaire à la finalisation
du projet candidat ;
Date ultime de dépôt des dossiers de candidature
: 30 mars 2012.
L’asbl Prométhéa se tient à la disposition
des candidats pour les aider à constituer leur dossier.
Le règlement et les documents nécessaires pour l’inscription
sont disponibles sur www.promethea.be.
Contact :
Prométhéa asbl
Cécile Vanden Brugge - tel : 02/513 78 27 - fax : 02/502
26 57
bruocsella@promethea.be
Participez au premier rapport de l'UE sur la mise en œuvre
de la Convention UNESCO sur la protection et la promotion de la
diversité des expressions culturelles !
Le premier rapport quadriennal de l'Union européenne sur
la mise en œuvre de la Convention UNESCO de 2005 sur la protection
et la promotion de la diversité des expressions culturelles
doit être soumis pour le 30 avril 2012.
Dans le cadre de la préparation de ce rapport périodique
de l'UE, un questionnaire adressé aux organisations de
la société civile européennes a été
mis en ligne. Les contributions seront annexées au rapport
de l'UE. La date limite de soumission des contributions est le
10 Février 2012. Les réponses peuvent être
rédigées en anglais, français et allemand.
Informations et questionnaire en ligne : http://ec.europa.eu/culture/forms/questionnaire-unesco_en.htm
Agissez pour les sans-abris dans votre commune !
En ces jours de l’hiver, la Ligue des droits de l’Homme
(LDH) s’inquiète, en ce premier jour de l’hiver,
de la situation des personnes sans-abris. Il n’existe aucun
chiffre officiel les concernant, mais le secteur associatif actif
sur ces questions estime leur nombre à plus de 17.000 personnes
sans-abris en Belgique. Pourtant, les lois permettent de réquisitionner
des bâtiments inoccupés ne sont guère utilisées.
Vous pouvez nous aider à trouver un toit pour les sans-abris
cet hiver ! Comment ? En incitant votre Commune à réquisitionner
les logements inoccupés et à les mettre à
disposition des personnes démunis. Une procédure,
relativement simple et rapide, existe. Elle permet aux habitants
d’une commune de mettre une demande de réquisition
à l’ordre du jour des conseils communaux.
La LDH a met à disposition, sur son site web www.liguedh.be
une série d’informations et d’outils permettant
de faciliter les initiatives citoyennes visant à soutenir
ce projet.
1. Un courrier type à l’attention de votre Bourgmestre
et Président-e de CPAS
Un courrier spécifique a été rédigé
pour les communes bruxelloises et les communes wallonnes
2. Les règles en termes d’interpellation de votre
Conseil communal
3. Un formulaire de recueil des 20 signatures nécessaires
à l’interpellation du Conseil communal par des citoyens
4. Coordonnées des personnes qui se sont proposées
à la coordination au sein de leur Commune.
Emparez-vous de cette possibilité qui vous est offerte
d’activer cette législation au bénéfice
des plus démunis, pour cet hiver… et pour les autres
saisons.
Et faites passer le message !
Appel aux volontaires du Collectif Alpha.
Vous aimez lire et partager votre passion ? Vous disposez de
2 heures de vendredi matin ?
Le Collectif Alpha et la bibliothèque de Saint-Gilles
recherchent des volontaires pour accompagner individuellement
et aider en lecture un groupe d'adultes qui suivent des cours
d'alphabétisation. Aucune connaissance en pédagogie
n'est nécessaire. Un accompagnement des volontaires est
prévu par le Collectif Alpha.
Cela se passera un vendredi matin, tous les 15 jours de 10h à
12h, à la bibliothèque.
Intéressé ?
Vous pouvez prendre contact avec
Kristine Moutteau (Collectif Alpha) : kristinemoutteau@hotmail.com
Catherine Lehon (Bibliothèque) : clehon@stgilles.irisnet.be
- 02/543.12.33
Roxane Partouns (Bibliothèque) : rpartouns@stgilles.irisnet.be
La charte de défense du droit à l’avortement.
Depuis le 20ème anniversaire de la loi de dépénalisation
de l’avortement en Belgique, vous aurez remarqué
que les offensives se multiplient pour revenir sur cet acquis
majeur de santé publique et d’émancipation.
Il ne se passe pas une semaine sans que des nouvelles alarmantes
nous parviennent, et pas seulement d’Afrique, d’Asie
ou d’Amérique du Sud ! Chez nos voisins proches,
comme en Belgique d’ailleurs, les intimidations à
l’égard des femmes ou envers des professionnels de
la santé pratiquant des avortements se multiplient, tout
comme les velléités de faire échec aux législations
en vigueur.
C’est pourquoi le Centre d’Action Laïque, avec
ses partenaires historiques - la Fédération Laïque
de Centres de Planning Familial et les Centres de Planning Familial
des FPS - ont créé une plateforme de défense
du droit à l’avortement pour toutes les femmes du
monde. Cette plateforme regroupe actuellement les associations
membres effectifs suivantes :
Centre du Libre Examen, Centre Séverine, Conseil des Femmes
Francophone de Belgique (CFFB), Fédération des Centres
de Planning et de Consultations, Fédération des
Centres Pluralistes de Planning Familial, GACEHPA, LUNA, Mutualité
Socialiste, Nederlandstalige Vrouwen Raad (NVR), Comité
belge Ni putes Ni Soumises asbl, R.A.P.P.E.L (fr/nl), Sensoa,
Université des femmes, VIVA-Socialistische Vrouwen Vereniging,
VOK- Vrouwen Overleg Komitee, FGTB-ABVV.
En vous rendant sur le site www.abortionright.eu
vous pourrez signer la charte de défense du droit à
l’avortement, en tant que citoyen ou en tant qu’association.
Vous trouverez également une revue de presse mise à
jour régulièrement ainsi que les informations sur
le grand rassemblement prévu à Bruxelles le 24 mars
prochain.
Soutenez l'école de cirque palestinienne !
Avec l’École de cirque palestinienne, nous avons
lancé une campagne sur internet afin de recueillir des
fonds pour la construction d'un toit sur la tête de étudiant-e-s
et formateurs-trices du cirque. Cependant, le lancement de la
campagne s'était fait durant les vacances, elle n'a pas
retenu toute l'attention voulue. Aujourd'hui le temps presse –
il reste 35 jours pour récolter encore $20,000 –
c'est pourquoi nous vous lançons un nouvel appel!
La campagne en bref : Jessika, Belge, a fondé avec son
mari, Shadi, une école de cirque en Palestine. Ce beau
projet est né d’une idée folle. Aujourd'hui,
il est devenu une réelle alternative pour de nombreux enfants
et jeunes palestiniens dont, depuis des décennies, l'existence
est fortement marquée par la violence de l’occupation,
occupation qui rend la vie impossible à des millions de
personnes.
Peu à peu, l’école s’est développée
en une véritable école de cirque professionnelle.
Depuis un an, elle travaille sur l’élaboration d’un
programme de formation professionnelle aux arts du cirque. Elle
se base et s'inspire notamment des nombreuses expériences
du Brésil, Afrique du sud, Colombie, Cambodge et d’autres,
où le cirque intègre également une importante
dimension sociale, tout en représentant pour de nombreux
jeunes, un avenir professionnel à part entière.
Ainsi pour concrétiser cela, l’École du cirque
palestinienne a besoin d'une véritable infrastructure de
cirque professionnel. Pour y arriver, nous lançons cette
campagne de récolte de fonds sur internet. Chaque contribution
aide à atteindre le cap des 25 000$ pour le 28 Février
2012. Participez vous aussi à ce fabuleux projet en apportant
votre contribution et diffusez largement la campagne parmi vos
amis et connaissances!
Pour la campagne: http://www.indiegogo.com/Palestine-Circus-School
Pour le site de l’école de cirque : www.palcircus.ps
Formations
Formation Res Urbis 2012.
L’Association Marcel Hicter (FMH) organise depuis 10 ans le
cycle de formation “Res Urbis” destiné aux acteurs
culturels et socioculturels bruxellois souhaitant renforcer leur
capacité en gestion de projet ainsi que leurs connaissances
des politiques européennes en matière culturelle.
Le programme comprend 5 journées de formation organisées
du 30 mars au 14 mai 2012 à Bruxelles.
Cette formation est gratuite. Son accès est réservé
à une douzaine de participants chaque année. La
sélection des participants est effectuée sur base
d’un dossier de candidature.
Pour plus d’informations sur le programme et la méthodologie
de la formation, veuillez consulter notre site internet : http://www.fondation-hicter.org/spip.php?rubrique20
La date limite de dépôt des dossiers de candidature
est fixée au 15 février 2012. Les candidatures doivent
être envoyées soit par courrier à l’adresse
suivante :
Association Marcel Hicter - Res Urbis
27 rue du Belvédère
B-1050 Bruxelles
soit par email : Brigitte.spineux@fondation-hicter.org
Pour toute information complémentaire, contactez Brigitte
Spineux au 02/641 89 80
Education populaire et transformation social - Une formation de
CFS asbl, en partenariat avec l'Université Populaire de
Bruxelles.
Retrouver du sens à notre vocabulaire de base, aux fondamentaux
de l’éducation permanente : l’éducation
(parce que nous sommes tous en position d’éducateurs),
populaire (au lieu de « public-cible » ou «
clients »), l’émancipation (au lieu de «
déterminisme » ou de « naturalisation »
des pratiques sociales), et en vue d’une « transformation
sociale » (au lieu d’ « adaptation » ou
d’une « normalisation » garantissant une «
paix sociale »). Pour cela, il faudra rompre avec les évidences
de la « pensée unique », développer
une analyse critique et retrouver une « puissance d’agir
». Passer d’un peuple « objet » d’apprentissage
(l’assujettissement) à un peuple « sujet »
de son devenir individuel et collectif (subjectivation).
Pour qui?
Ce cycle (qui peut aussi être suivi à la journée)
est destiné aux animateurs formateurs, travailleurs sociaux
et responsables associatifs qui se vivent « entre résignation
et résistance », parce qu’ils se sentent, «
malgré eux » , des acteurs instrumentalisés
par l’Etat social actif.
Méthodologie :
Le cycle se déclinera en deux semestres thématiques
:
- De février à juin : analyses et stratégies
d’éducation qui mèneraient à la transformation
sociale?
- De septembre à décembre : quelles pédagogies
émancipatrices mettre en œuvre ?
Programme :
Jeudi 2 février : « Education populaire et puissance
d’agir?» avec Christian MAUREL
Mardi 6 mars : « Agir dans la complexité?»
avec Miguel BENASAYAG
Jeudi 26 avril : « L’éducation populaire politique?»
avec Alexia MORVAN
Mardi 15 mai : « S’émanciper en reprenant des
études???» avec Jean-Louis LE GRAND
Mardi 12 juin : Première synthèse et «Actualité
de l ’éducation populaire» avec Luc CARTON
Second semestre : 4 dates à définir
Infos pratiques :
Prix ? Coût de la formation, lunch du midi inclus
et pris sur place
- Par journée : 40 € / jour
- Cycle de 9 journées : 270 € (au lieu de 360 €)
Inscription ? Pour vous inscrire, remplissez et renvoyez
le bulletin d’inscription avec les codes suivants :
9 journées - Code : éduc_populaire_2012
- 2/2 Christian Maurel - Code : Maurel_2/2
- 6/3 Miguel Benasayag - Code : Benasayag_6/3
- 26/4 Alexia Morvan - Code : Morvan_26/4
- 15/5 Jean-Louis Legrand et Christian Verrier - Code : Legrand_Verrier_15/5
- 12/6 Luc Carton - Code : Carton_12/6
Où ? CFS asbl, 26 rue de la Victoire à
1060 Bruxelles
Publications
État des résistances dans le Sud - Amérique
latine, Éditions Syllepse - Centre tricontinental,
Volume XVIII (2011), n°4, 240 pages.
Continent de forte croissance économique, de démocraties
fragiles et d’inégalités extrêmes, l’Amérique
latine est aussi traversée d’une dynamique soutenue
de rébellions et de contestations sociales, aux formes,
aux identités et aux revendications renouvelées.
Et pourtant, les mouvements sociaux de la région ont fort
à faire aujourd’hui pour continuer à exister,
à peser sur le politique. Menacée de dilution, de
fragmentation ou de répression dans les pays où
les gouvernements sont restés ou revenus dans les courants
dominants du néolibéralisme et du « consensus
de Washington » ; menacée d’instrumentalisation,
de cooptation ou d’institutionnalisation dans ceux où
les pouvoirs se sont attelés, peu ou prou, à récupérer
en souveraineté et à redistribuer les dividendes
des richesses exportées, la protestation émancipatrice
offre un visage pluriel.
Un double clivage prévaut d’ailleurs au sein de
la « gauche sociale » latino-américaine. Celui
– de fond – qui divise tenants et opposants du neo-desarrollismo,
nationalisme populaire d’un côté, écosocialisme
de l’autre. Et celui – plus stratégique –
qui oppose les partisans d’un aboutissement politique des
mobilisations aux apôtres de voies plus autonomistes, basistes
ou localistes du changement social.
Reste que, du Chili au Mexique, du Brésil au Venezuela,
de l’Uruguay au Guatemala, de la Bolivie au Honduras et
dans le reste de l’Amérique latine, les mouvements
sociaux – paysans, urbains, indigènes, étudiants,
etc. – influent tant bien que mal sur la redéfinition
de la participation démocratique et de la citoyenneté
politique.
Consulter le site : www.cetri.be
L'enfermement, un choix de société en questions,
Outil de réflexion n°22 du CAL, 96 pages.
Le mouvement laïque est présent depuis longtemps
dans l’univers carcéral. Que ce soit par l’assistance
morale aux personnes détenues ou par l’aide sociale
aux justiciables et aux victimes, l’implication laïque
se situait jusqu’ici principalement sur le plan individuel.
La situation de crise qui touche prioritairement les personnes
précarisées n’épargne évidemment
pas les personnes incarcérées et leur famille. De
plus, les conditions de détention contraires à la
dignité humaine qui prévalent dans la plupart des
prisons génèrent des difficultés et des souffrances
pour lesquelles un accompagnement laïque a tout son sens.
Le système pénitentiaire belge et ses aberrations
actuelles et de manière plus générale, la
tendance à l’enfermement (des mineurs, des étrangers
non autorisés, des personnes en difficultés psychiques,
des personnes âgées...) qui se développe dans
notre société soulèvent des questions politiques
et sociales plus générales sur la gestiodu vivre
ensemble et des libertés individuelles. Ces questions interpellent
clairement les valeurs et l’éthique laïques
et donc son positionnement politique par rapport à ces
questions.
Cet Outil de réflexion vise à comprendre pourquoi
et comment le système carcéral belge actuel heurte
les valeurs laïques et conduit à demander que des
alternatives politiques durables et significatives soient mises
en place.
Comment se procurer un exemplaire (en vente aux prix de 2,50
euros) ?
- Effectuez un versement le compte du Centre d’Action Laïque
(BE16 2100 6247 9974 - GEBABEBB) en indiquant « ODR22 »
dans la communication de votre virement bancaire (frais de port
offerts)
- Achetez-le directement au Point Info Laïcité :
rue de la Croix de fer, 60-62 à 1000 Bruxelles.
Le numéro 88 de Cassandre/Horschamp : Pour une révolution
poïélitique.
« Les poètes mènent depuis toujours une révolution
souterraine, c’est la révolution permanente des mots,
du rythme, du sens, grâce à laquelle nous ne nous
figeons pas, par laquelle nous restons en vie. Elle ne tardera
pas à affleurer à la surface pour que tous s’en
emparent comme d’un bien essentiel, car, sinon, nos âmes
n’auraient plus de lieu où exister et l’humain
serait peu à peu effacé. Telle est la leçon
que nous donnent des bardes contemporains comme Serge Pey,
Bernard Lubat, Christian Paccoud, Pierre Debauche, les Souffleurs
et d’autres artistes engagés dans la bataille de
l’imaginaire, social, politique et artistique.»
Pour commander un exemplaire, surfez sur : http://www.horschamp.org/
La réinsertion des détenus. Quelles perspectives?
- working paper de l'association "Pour la solidarité".
Souvent pointé du doigt par la Cour européenne
des Droits de l’Homme, notre système judiciaire est
loin d’être exemplaire. En se penchant sur les mesures
prises pour la formation et la réinsertion socioprofessionnelle
des détenus en prison et à leur sortie, cette analyse
revient d’une part sur les récents changements, les
inégalités et le manque de logique au sein du système
carcéral actuel. D’autre part, elle aborde les esquisses
de solution, met en lumière la volonté des acteurs
de la société civile de faire bouger les choses
bien que confrontés à un manque de moyens.
Ce working paper a suivi de près les travaux et les efforts
menés par la Concertation des Associations Actives en Prison
(CAAP) afin de rassembler les diverses initiatives dans les Régions
wallonne et bruxelloise, de les coordonner mais aussi de ramener
les expériences de terrain au niveau politique.
Télécharghez ce document sur : http://www.pourlasolidarite.eu/IMG/pdf/WP_detenus-4.pdf
N’hésitez pas à écrire à l’adresse
suivante fanny.cools@pourlasolidarite.eu
, si vous avez d’éventuelles remarques concernant
cette publication. Nous nous ferons un plaisir d’intégrer
vos commentaires et mettrons alors à jour la version électronique.
Syriana - La conquête continue, de Bahar Kimyongür
aux éditions Couleur livres.
Que vaut notre info sur la Syrie ? Qui croire, après tant
de médiamensonges ?
Les Etats-Unis et la France pensent-ils seulement à la
démocratie et au bonheur des Syriens ? Alors pourquoi protègent-ils
toutes les autres dictatures arabes ? Veulent-ils la démocratie
ou contrôler le Moyen-Orient ?
Dépassant les propagandes simplistes, Bahar Kimyongür,
originaire de la communauté alaouite de Turquie, jette
un regard transfrontalier sur ce conflit plus complexe qu’on
nous le dit.
Tout en critiquant durement le système syrien, il éclaire
aussi les milliards de financement occultes de Washington, le
plan Syriana préparé par la CIA pour remodeler le
“Grand Moyen-Orient”, le rôle trouble joué
par un milliardaire libanais et le prince saoudien Bandar Sultan,
financier avéré de mouvements terroristes.
L’info sur les guerres en cours ou à venir est trop
importante pour avaler n’importe quoi.
Bahar Kimyongür, diplômé de l’Université
Libre de Bruxelles en histoire de l’art et archéologie,
participe activement aux mouvements contre la guerre et l’exploitation
des pays du Sud. Membred’Attac-Bruxelles et du Comité
pour la liberté d’expression et d’association
(CLEA), il est l’auteur du livre “Turquie, terre de
diaspora et d’exil”, paru aux éditions Couleur
livres.
Violence policière, une campagne d’information et
de sensibilisation du Gsara asbl en collaboration avec la Ligue
des Droits de l’Homme.
Ricardo, retrouvé le 7 mai 2011 à l'hôpital
après avoir été violemment défiguré
à coups de matraque par un policier alors qu’il se
rendait au festival Steenrock, devant le centre de détention
127 bis.
Niki, « indignée » grecque frappée
au visage le 12 octobre 2011 lors d'une manifestation au siège
bruxellois de Dexia.
Constituent-ils des cas isolés ou y avait-il suffisamment
de preuves tangibles (témoins, vidéos) pour être
divulgués et médiatisés ? Les passages à
tabac sont-ils tabous ?
Pour mettre en lumière une zone d'ombre de nos sociétés
démocratiques, le Gsara a, en collaboration avec la Ligue
des Droits de l’Homme, interrogé plusieurs acteurs
et mené l’enquête sur l’usage abusif
de la force par la police. Il en va de la confiance légitime
du citoyen dans les institutions de son pays. Sans vouloir décrier
le métier du policier certes difficile, d’après
le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU, qui
a tenu du 11 au 29 octobre 2010 sa 100e session, les libertés
et droits fondamentaux ne seraient pas toujours respectés
en Belgique lors d’interventions policières et, plus
précisément, lors des privations de liberté
et des mises en cellule.
Sous forme de POM (Petite Œuvre Multimédia) ou de
web reportage, le Gsara vous propose une plongée interactive
dans des témoignages, des fiches pédagogiques expliquant
nos droits (Quand l’usage de la force est-il légal
? Qui peut m’arrêter ? Dans quel cas peut-on me fouiller
? Quand ai-je droit à un avocat? Etc.), ainsi que des analyses
et des points de vue : celle de l’Inspection générale
de la police, de la Ligue des Droits de l’Homme, du Centre
de recherches criminologiques de l’ULB, du Centre pour l’Egalité
des Chances et la Lutte contre le Racisme, de la Police, de journalistes,…
Avec la volonté de recueillir l’éclairage
de nombreux acteurs, nous avons cherché à savoir
si l’usage de la force lors d’interventions policières
était toujours « strictement nécessaire et
proportionnelle », à cerner l’ampleur des exactions
policières, à en comprendre les raisons et à
esquisser des solutions, à considérer si l'argument
fort élastique de « considérations de sécurité
» permet de limiter le droit de manifester et d'exprimer
une opinion, à questionner l’impunité des
abus policiers, à interroger l’indépendance
des organes de contrôle,..
Alors, cliquez sur www.violencespolicieres.be
et ouvrez les portes de l’enquête.
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Cette lettre d'information a été réalisée
par Baptiste De Reymaeker, Georges vercjheval et Sabine de Ville
grâce au soutien de la Communauté française.