Culture ET démocratie
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Photo: Frédéric Pauwels (détail)

La Lettre de Culture et Démocratien°42 - 24/02/2010

Editorial

 

Sur les chemins d’une liberté nouvelle


Depuis le premier janvier 2010, sur proposition de l’Administration et avec l’assentiment du Conseil supérieur, la Ministre de la culture, Fadila Laanan, a reconnu l’association Culture et démocratie dans le cadre du décret relatif au soutien de l’action associative dans le champ de l’éducation permanente (juillet 2003). C’est une décision « historique » dont nous ne pouvons que nous réjouir. Cette reconnaissance sort notre association d’une trop grande fragilité conventionnelle. Et si elle ne lui apporte pas les moyens complémentaires espérés, elle lui offre tout au moins un cadre de travail plus adéquat. Cette reconnaissance ouvre durablement, à notre action, les voies émancipatrices du travail critique, les sentiers escarpés de l’étude culturelle ; en un mot : les chemins d’une liberté culturelle nouvelle et que nous aimons solidaire.

Nonobstant cette excellente nouvelle (c’est pas tous les jours dimanche !), et suite au colloque organisé en 2008, le groupe de travail « culture et enseignement », emmené notamment par nos vice-présidents, Sabine Deville et Georges Vercheval, a été invité à élaborer deux séances de travail qui seront organisées au Collège Belgique. Tous à vos agenda ! La première séance, du 11 mars 2010 à 17 heures, permettra d’entendre et d’échanger avec le professeur Michel Develay (Université de Lyon). La seconde séance, du 18 mars à 17 heures, nous donnera l’occasion de rencontrer le professeur François Ost (Faculté Universitaire Saint Louis). Sous des formes diverses, les deux séances portent sur la nécessité d’attribuer une place structurelle à la culture(s) dans l’enseignement, en Communauté française. Il est prudent de réserver.

Enfin, suite à la campagne « culture et vous ? » , un groupe de travail se constitue pour lancer, en Communauté française, un programme de recherches, étalé sur plusieurs années et consacré aux formes exigibles des droits culturels tels qu’ils relèvent des secteurs de la culture(s). On en reparlera dans les prochaines semaines.

Avis : on recherche des économistes qui aimeraient travailler, avec nous, à propos des économies alternatives, dans les perspectives d’une culture démocratique de l’économie.

Les cotisations des membres sont toujours les bienvenues !


Roland de Bodt.

 

 

Les couleurs correspondent aux axes suivants :

  • Politiques culturelles
  • Culture et Solidarité (Art et Santé, Art et Prison, CPAS)
  • Culture et Ecole
  • Interculturalité
  • Culture et Citoyenneté

Culture et Démocratie

 

L'Agenda :

 

Cycle de deux conférences : la culture au cœur des défis contemporains.
La question de l'enseignement.

Les 11 et 18 mars 2010, de 17h à 19h, au Palais des Académies (Bruxelles)

 

La question de l’enseignement, s’ouvre en mars prochain au Collège Belgique. Organisées à l'initiative de l'Académie royale de Belgique, accueillies par le Collège Belgique dans la foulée d'une conférence de Bernard Foccroulle et portées par Culture et Démocratie, elles prolongent le colloque La culture au coeur de l’enseignement : un vrai défi démocratique organisé en novembre 2008.

Il faut ré-enchanter l’enseignement par la dimension artistique et culturelle. Il faut mettre au coeur de la construction des savoirs, la créativité, l’esprit critique, l’expérimentation, l’inventivité et la pratique collective. Il faut donner à tous un accès cognitif et matériel à toutes les formes de la création, celle d’ici et d’ailleurs, celle d’aujourd’hui et celle du passé. C’est à ces conditions que l’on construira des adultes ouverts, inventifs, curieux, prêts à prendre le monde et à lui donner sens.

Telle est la conviction des organisateurs qui invitent à ces deux conférences, les responsables politiques en charge de l’éducation et de la culture, les responsables pédagogiques, les directions, les inspecteurs, tous les enseignants, les formateurs, les chercheurs en sciences de l’éducation, les acteurs culturels et tous ceux que ces questions intéressent.

Les deux conférences interrogeront, chacune à leur manière, la question de la transmission. Elles seront introduites par Pierre Bartholomée, membre de l’Académie royale de Belgique, et Sabine de Ville, vice-présidente de Culture et Démocratie.

 

- La première conférence, assurée par Michel Develay, Docteur en sciences de l’éducation, Professeur émérite des universités, Université Lumière Lyon 2, aura lieu le jeudi 11 mars 2010 de 17h à 19h au Palais des Académies.

Que transmet-on lorsqu’on enseigne ?

L'école est le lieu d'apprentissage de savoirs. Certes. Ces derniers, loin d’être éthérés, sont le fruit de l'histoire des hommes et des femmes affrontant de multiples questions pour comprendre le monde, les autres hommes et eux-mêmes. Les savoirs sont le fruit d'un arbre nommé culture, le terme étant pris dans sa dimension anthropologique. La conférence éclairera les enjeux et les conséquences de ce point de vue en s'attachant aux problématiques de la transmission et du rapport au savoir, faisant de l'enseignant un passeur de culture.

 

- La seconde conférence, assurée par François Ost, vice-recteur des Facultés universitaires Saint Louis à Bruxelles, professeur de droit et écrivain. aura lieu le jeudi 18 mars 2010 de 17h à 19h au Palais des Académies.

Lorsque l’enseignement ose la dimension culturelle.

François Ost plaide pour un décloisonnement de la culture et du savoir, de l'art et de la science. A l'heure de la pensée unique et de la langue unique, l'art recèle des possibilités d'utopie susceptibles de tracer des perspectives innovantes en bien des domaines. En réhabilitant les puissances de l'imagination, la culture contribue directement à l'élargissement du savoir. Inversement, le travail du concept permet d'approfondir et de rationaliser les intuitions artistiques. François Ost fera état de sa double expérience de professeur de droit ayant créé des cours de "droit et littérature", et de dramaturge abordant, dans les écoles et les maisons de quartier notamment, et parfois avec l'aide de la Ligue des droits de l'Homme, des thèmes de société comme celui du voile islamique.

 

Informations :
Ces deux conférences sont ouvertes gratuitement.
Lieu : Palais des Académies – 1 Rue Ducale à 1000 Bruxelles
Dates et horaires : le 11 mars 2010, de 17h à 19h et le 18 mars 2010, de 17h à 19h
Accès : Bus : 21, 27, 38, 95, 71 Métro : Trône et Parc. Gare : Gare centrale

Renseignements :
- Culture et Démocratie asbl – 0032 2 502 12 15 – info@cultureetdemocratie.be -
www.cultureetdemocratie.be/fr

- Collège Belgique – 0032 2 550 22 50 – charlotte.brasseur@cfwb.be -
www.academieroyale.be

 

Cycle de sept tables-rondes : Un enseignement en culture. De l'utopie à la réalité. Première table ronde : La culture au coeur de l'enseignement : de quoi parle-t-on ?

Le 29 mars 2010, de 12h30 à 14h30, à la Maison du Spectacle – la Bellone (Bruxelles)

 

Utopie ou réalité, Culture et Démocratie défend le projet d’un "enseignement en culture". Intégrer structurellement celle-ci dans les savoirs et les compétences de tous, à tous les niveaux de l'enseignement et encourager l'expression artistique sous toutes ses formes, voilà l’enjeu démocratique essentiel !

C’est au cœur de la pratique pédagogique, à tous les degrés et dans tous les types d’enseignement que doivent se construire des savoirs, des compétences et des pratiques culturelles et artistiques, c’est là qu’il faut, de manière structurelle, dans ces champs de savoirs aujourd’hui négligés, stimuler une créativité et une inventivité nouvelles.

Dans le prolongement du colloque La culture au cœur de l’enseignement, un vrai défi démocratique, Culture et Démocratie organise sept tables-rondes. Elles se tiendront en 2010 et 2011 dans divers lieux de la Communauté française. Leur objectif est d'approfondir la réflexion quant à l’articulation culture/enseignement et d'impliquer activement les acteurs des secteurs concernés. Au terme de ces rencontres, Culture et Démocratie présentera des propositions pour un nouveau contrat culturel pour l’enseignement.

Culture et Démocratie invite tous les acteurs de l’enseignement, de la formation et de la culture à ces rencontres. Une large place sera faite aux échanges, aux réactions, aux propositions des participants ! Les enseignants et leur direction, les inspecteurs, les étudiants, en particulier ceux qui se destinent à une carrière dans l’enseignement, les opérateurs culturels et les artistes, les responsables de réseaux scolaires, les administrations et les membres des cabinets des ministères concernés sont donc attendus.

L’inscription est obligatoire. Chaque participant recevra au préalable des textes et documents visant à préparer les débats.

 

Programme de la première table ronde :

La culture au cœur de l’enseignement : de quoi parle-t-on ?

" Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd'hui être considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. La culture donne à l’homme la capacité de réflexion sur lui-même. C’est elle qui fait de nous des êtres spécifiquement humains rationnels, critiques et éthiquement engagés. C’est par elle que nous discernons les valeurs et effectuons des choix. C’est par elle que l’homme s’exprime, prend conscience de lui-même, se reconnaît comme projet inachevé, remet en question ses propres réalisations, recherche inlassablement de nouvelles significations et crée des œuvres qui le transcendent. "

(Unesco, Déclaration de Mexico sur les politiques culturelles, 1982)

Une rencontre pour explorer le concept «culture» et réfléchir à ce qui, aujourd’hui, fait défaut / ou non, dans les cursus de formation obligatoire et supérieure. Quels sont les points de convergence et/ou de complémentarité entre une lecture anthropologique de la culture, la culture savante, la culture scolaire, la culture des adultes et celle des jeunes, toutes les formes de la culture ? Comment construire un enseignement «en culture» ?

 

Modérateur : Eddy Caekelberghs (journaliste à la RTBf)

Intervenants :
Anne-Marie Vuillemenot (anthropologue, chargée de cours à l’UCL)
Antoine Pickels (auteur et directeur de La Maison du Spectacle – La Bellone)
Jacques Liesenborghs ( co-fondateur du Cgé )

 

Plus d’informations :

- La Maison du Spectacle-La Bellone :
Rue de Flandre 46 - 1000 Bruxelles

- Culture et Démocratie asbl – 0032 2 502 12 15 – info@cultureetdemocratie.be -
www.cultureetdemocratie.be/fr

 

 

Les productions

 

Rapport de la rencontre – débat du 29 janvier 2010 autour du Plan Culturel pour Bruxelles.

A l’initiative du Réseau des Arts à Bruxelles et du Brussels Kunstoverleg, le secteur culturel bruxellois a mené, durant 2 ans, des réflexions, études et débats autour des enjeux et priorités pour l’activité artistique et culturelle à Bruxelles. Ils ont débouché sur la publication du Plan culturel pour Bruxelles. 120 acteurs culturels bruxellois y dévoilent les questions, exigences et ambitions concrètes formulées pour eux-mêmes, pour le secteur culturel dans son ensemble et pour la ville.

Afin de mieux cerner le contenu et les objectifs du Plan culturel pour Bruxelles, Culture et Démocratie, le Réseau des Arts à Bruxelles, le Brussels Kunstoverleg et le Centre culturel Jacques Franck ont organisé une rencontre-débat. Vous accéderez au rapport de cette rencontre en cliquant ici.

 

 

Coups de cœur

 

Notre premier coup de cœur du mois est pour le CDWEJ ( Centre Dramatique de Wallonie pour l’Enfance et la Jeunesse), récemment primé au Forum des Innovations en Éducation pour son opération «Art à l'École » :

 

Créé en 1982, le CDWEJ œuvre au rapprochement entre le monde de l’éducation et le monde artistique, à l’établissement de nouveaux rapports entre les arts de la scène et les publics. Ces rapprochements, le CDWEJ les envisage par le biais de la rencontre et du partenariat en travaillant sur deux axes:

 

1/ La diffusion des spectacles :

- Une saison de spectacles jeune public à Strépy-Bracquegnies, en scolaire et en tout public.

- De multiples activités organisées autour de la programmation pour accompagner les jeunes spectateurs et les enseignants.

- Un festival international tous les 3 ans. Le 7e Festival International Jeune Public «Turbulences» s’est déroulé en novembre 2009 à Namur.

 

2/ L'opération “Art à l'École” :

Initier les bébés, enfants et adolescents à la pratique artistique et former les puéricultrices, enseignants, médiateurs culturels et les artistes à cette démarche. Cette opération se décline en 5 modules : «Théâtre à l'École», «Danse à l'École», «Écriture à l'École», «Art et Petite Enfance» et «La marionnette chez les tout-petits». Ateliers, formations et Rencontres Inter-régionales sont organisés au sein de chacun de ces modules.

- Ateliers artistiques dans les écoles (de la maternelle au secondaire) : des artistes y travaillent en partenariat avec des enseignants pour mener conjointement des projets. Ces résidences d’artistes se déroulent dans toute la Wallonie, en partenariat avec les centres culturels Points de chute du CDWEJ.

- Formations : le CDWEJ met en place et coordonne différentes formations ayant trait à l’art à l’école. Celles-ci s’adressent aux enseignants, artistes et médiateurs culturels qui développent (ou souhaitent initier) des ateliers artistiques en milieu scolaire et s’appuient sur la philosophie du partenariat.
En parallèle, cet axe formation est également développé au sein des Hautes Ecoles afin de sensibiliser les étudiants futurs instituteurs et futurs éducateurs ainsi que leurs enseignants.

- Rencontres Interrégionales : les participants (élèves, enseignants, artistes et médiateurs culturels) ont l’occasion de faire se rencontrer le fruit des différents ateliers dans un contexte professionnel et particulièrement étudié pour que priment la rencontre et le véritable échange.

Pour les établissements scolaires qui souhaitent introduire une demande d’atelier artistique pour la saison 2010-2011, un appel à candidatures est en préparation : il sera téléchargeable prochainement sur le site www.cdwej.be (onglet « Art à l’Ecole »).

Entre temps, vous pouvez obtenir des informations à ce sujet en contactant directement le CDWEJ au 064/66 57 07 ou par mail à info@cdwej.be.

 

Le second coup de cœur du mois est pour « Le P'tit Ciné » qui fête ses 15 ans d'existence et programmera, en ce mois de mars, une série de documentaires autour du thème générique : « Regards sur le travail »


En 2010, Le P’tit Ciné, association de diffusion de films documentaires sur les grands écrans des salles de cinéma, fête ses 15 ans. De riches saisons au cours desquelles la structure s’est attachée à faire rimer culture et société, jouant avec délices son rôle de passeur entre des cinéastes qui pensent leur art pour interroger au mieux les évolutions du monde et un public citoyen.

En mars, comme depuis 12 ans déjà, Le P’tit Ciné mène des rencontres documentaires, intitulées « Regards sur le travail », programmant films et débats autour de la question du travail et de ses représentations dans le documentaire. Témoins des enjeux contemporains du monde du travail, les films proposés sont avant tout le fruit de rencontres humaines, d’histoires individuelles ou collectives et du travail des cinéastes partis à leur découverte, avec la caméra comme outil et le cinéma comme geste.
Cette année, les projections ont lieu dans plusieurs cinémas partenaires à Bruxelles, du 14 mars au 6 avril, et seront l’occasion d’échanges entre les réalisateurs et acteurs de terrain, autour de thèmes aussi divers que les nouvelles formes de management « par la manipulation » dans les entreprises du tertiaire (samedi 20 mars – espace Delvaux), les bouleversements du service public (mardi 6 avril – espace Delvaux), mais aussi – un peu d’humanité ! – un focus sur les métiers qui « créent du lien ». La soirée du dimanche 21 mars (Espace Delvaux) sera l’occasion de faire le point, avec des représentants du secteur, sur les évolutions du travail des soignants en santé mentale. Le festival « Regards sur le travail » s'ouvrira, le 14 mars au cinéma Arenberg, par une soirée hommage à Jacques Duez, trop tôt disparu, pour (re)voir les films de ce pédagogue « à la caméra ». Les discussions libres, éclairées, étonnantes, menées avec les plus jeunes au long de sa carrière dans l’enseignement, et filmées, démontent toute tentation de résignation face aux évolutions ternes d’un monde qu’on nous dit en crise.

« Regards sur le travail », ce sont enfin des projections de films de patrimoine à la Cinematek : un programme inédit de courts métrages roumains, réalisés entre 1960 et 1989 et pourtant étonnement critique de la politique du régime de Ceausescu à l’égard des travailleurs (16 mars), et une double affiche de films militants réalisés au cours des années 70 qui interrogent la condition féminine au travail (30 mars).

Programmation complète :

www.leptitcine.be
www.regardssurletravail.be

Information complémentaire :

Le P’tit Ciné
5, rue du Fort – 1060 Bruxelles
Contact : Pauline David / 02 538 17 57
contact@leptitcine.be

 

Notices bibliographiques

Les propositions de Roland de Bodt

BADINTER, Robert – Demain vous voterez l’abolition de la peine de mort

BADINTER, Robert – Demain vous voterez l’abolition de la peine de mort, Paris (France), Editions Points, Les grands discours, numéro P2245, 2009, 61 pages, ISBN : 978.2.7578.1502.1

Présentation : Il s’agit de l’édition en langue française de deux discours prononcés devant l’Assemblée nationale française et concernant la peine de mort. L’un prononcé le 3 juillet 1908 par Maurice Barrès, alors député nationaliste, est un plaidoyer pour l’application de la peine de mort, l’autre prononcé le 17 septembre 1981 par Robert Badinter, alors garde des Sceaux, est un plaidoyer pour l’abolition de la peine de mort. La collection « grands discours » est une initiative éditoriale récente et originale qui entreprend de publier conjointement et à un prix très abordable, les textes de discours qui témoignent des débats et des préoccupations de notre temps. On trouvera également dans la collection un volume consacré à la question de l’avortement, un autre consacré à la décolonisation, l’appel du 18 juin de Charles de Gaulle, … Format poche, papier de grande distribution, grand caractère lisible, dos carré collé. Prix annoncé autour de 3,00 €. – Commentaire : Un peu partout en Wallonie et à Bruxelles, j’ai participé à de nombreux débats organisés dans la suite de la présentation du spectacle « Dérapages » proposé par la compagnie de théâtre itinérant Arsenic. A travers ces échanges bouillonnants j’ai pu mesurer combien la question culturelle de l’abolition de la peine de mort reste en débat dans l’esprit des populations de notre communauté francophone et notamment auprès des jeunes. Il me semblait même qu’il serait de première importance de mener un projet culturel de grande envergure sur ce thème. Tout l’intérêt de la démarche des Editions Points réside dans le fait de donner très largement accès aux textes originaux de ces discours. Enfin il devient possible de les trouver aisément, de les lire, de les analyser et des les commenter, d’en débattre. C’est déjà un très grand bénéfice. Il y a cependant un bémol à mon premier enthousiasme : c’est l’absence d’un soutien pédagogique qui puisse assister l’enseignant qui voudrait utiliser ces textes dans un cadre scolaire. Car pour pouvoir présenter ces textes et comparer les arguments des uns et des autres il y a vraiment une conduite pédagogique à concevoir et à éprouver. J’aurais aimé trouver un renvoi, même succinct, vers d’autres textes qui peuvent servir de ressources dans le débat ou qui témoignent de l’histoire des idées abolitionnistes. Quels jeunes enseignants peuvent aujourd’hui s’emparer de ces textes pour en tirer substance en faveur d’une culture de l’abolition de la peine de mort ? Ne seront-ils pas dépassés par la force culturelle des vieux archétypes de la haine manœuvrés, avec un talent oratoire non négligeable, par Barrès ? Comment conduire le débat avec les étudiants sur ces questions où la rhétorique opère puissamment sur les représentations imaginaires et les diverses conceptions culturelles construites et partagées (ou partageables) à propos du progrès de l’humanité ? « C’est seulement pour la peine de mort qu’on invente l’idée que la peur de la mort retient l’homme dans ses passions extrêmes » (Badinter, page 25). Il me semble donc juste de saluer cette initiative et de la faire connaître tout en appelant à la vigilance et assurément à l’invention pédagogique sur ce thème crucial. [Mons (Belgique), Roland de Bodt, le 15 février 2010] – Publics : Enseignants, bibliothèques publiques, mandataires politiques, administrateurs publics, juristes, journalistes, animateurs culturels et sociaux, artistes. – Mots clés : Abolition de la peine de mort ; démocratie ; droit ; justice ; libertés et droits fondamentaux de l’être humain ; passions humaines ; politique. – Adresse web des éditeurs : non renseignée. – Contenu : « Demain vous voterez l’abolition de la peine de mort » – présentation (7) – Discours de Robert Badinter (9) – Chronologie (47) – « Je croix qu’il y a lieu de recourir à la peine exemplaire » – présentation (49) – Discours de Maurice Barrès (51) – Chronologie (61) – liste des grands discours publiés (63)

MENGER, Pierre-Michel – Le travail créateur, s’accomplir dans l’incertain

MENGER, Pierre-Michel – Le travail créateur, s’accomplir dans l’incertain, Paris (France), Gallimard et Seuil, Hautes études, 2009, 670 pages, ISBN : 978.2.02.098682.3

Présentation : Il s’agit de l’édition originale en langue française d’une somme de travaux consacrés par le sociologue Pierre-Michel Menger à un ensemble de grands thèmes caractéristiques du travail de l’artiste en tant que créateur. L’auteur a publié précédemment des ouvrages d’un réel intérêt et vivement recommandés concernant notamment les artistes du spectacle vivant, tels que, par exemple, « La profession de comédien, formations, activités et carrières dans la démultiplication de soi » (La documentation française, 1998) ; « Portrait de l’artiste en travailleur, métamorphoses du capitalisme » (La république des idées, au Seuil, 2003) ; « Les intermittents du spectacle, sociologie d’une exception » (Editions de l’Ecole des hautes études en sciences sociales, 2005). Il est directeur de recherches au CNRS et directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales où il enseigne la sociologie du travail et la sociologie des arts. Format livre, mise en page sobre et lisible, papier de grande distribution, dos carré collé, prix recommandé autour de 30,00 €. – Commentaire : Je n’ai pas encore eu le temps de lire l’ensemble du livre, mais nous sommes en présence d’une sorte de somme de travaux qui sont chacun intéressants dans leurs thèmes spécifiques et leurs approches choisies. C’est pourquoi je ne pense commettre d’impair majeur en vous recommandant de découvrir cette somme. A ce stade de ma lecture, je peux difficilement évoquer la cohérence d’ensemble du volume. Il y a certainement une thèse fondamentale, celle de reporter (au sens géométrique) le principe d’incertitude comme facteur d’explicitation à la fois du statut et des processus professionnels collectifs des artistes créateurs. Et cette perspective majeure rend légitime de s’intéresser à des questions aussi différentes que les relations d’emploi des comédiens, au chapitre 11, ou le problème de l’évaluation de l’achèvement de l’œuvre autour de la figure du sculpteur Rodin, au chapitre 9, ou la question des relations entre talents et réputation, au chapitre 6, ou encore comment évaluer la grandeur artistique autour de la figure de Beethoven, etc. (voir la table des matières ci-dessous). Si l’intérêt est constant et si chaque thème occasionnerait à soi seul autant de débats et de séminaires passionnants, il faut reconnaître que le travail de l’écriture est parfois inconstant : ici, une fluidité des propos assemblés après une longue méditation, une expérience pédagogique accomplie qui facilite les énoncés et les clarifications, et là parfois – notamment dans l’intro ! – on sent l’effort accomplit pour arraisonner l’ensemble en une somme considérable. Mais tout ceci est si peu un défaut devant l’entreprise qu’il faut encourager le lecteur à ne pas se laisser rebuter et à aller au-delà : il sera largement dédommagé de sa persévérance. La démarche sociologique inventive et vigilante de Pierre-Michel Menger impose sa rigueur et interroge avec vivacité la relation de ces métiers de la création aux circonstances de l’économie et de la politique. Voici vingt années de travail ramassées en moins de sept cent pages, largement documentées, cela ne se lit pas en vingt minutes. Il y en a donc peut-être pour un an ! La bibliographie est à la hauteur de la démarche. C’est réellement un investissement ! Pour avancer dans la pensée des métiers créateurs. Pour comprendre les économies qui en usent avec une flexibilité de plus en plus violente et les politiques qui les soutiennent – dont il faut régulièrement interroger les pertinences et les finalités. A tout cela, l’ouvrage présenté, apporte des formulations, des démythifications et des regards nouveaux qui invitent aux débats. Je recommande vivement. [Mons (Belgique), Roland de Bodt, février 2010] – Publics : professionnels des arts et de la culture, journalistes, administrateurs publics, chercheurs, enseignants dans les domaines concernés, syndicalistes, mandataires politiques – Mots clés : arts ; consommation culturelle ; création ; économies de la culture ; emplois des artistes ; fabrication des œuvres ; industries culturelles ; institutions culturelles ; politiques culturelles ; pratiques culturelles ; sociologie des arts ; sociologie du travail artistique. – Adresses web des éditeurs : www.editionsduseuil.frContenu : INTRODUCTION : le principe d’incertitude (7) – Remerciements (29) – CHAPITRE I : Agir en horizon incertain ; l’analyse causale et temporelle de l’action (33) – Les acteurs et le temps en sociologie (34) – Les théories déterministes en sociologie (36) – Les théories interactionnistes en sociologie (45) – un bilan intermédiaire (57) – Les acteurs et le temps en économie (64) – Du temps logique au temps historique : équilibre temporaire et économie séquentielle (75) – Causalité et temporalité (87) – CHAPITRE II : Est-il rationnel de travailler pour s’épanouir ? (101) – Le travail : de l’homogène à l’hétérogène (103) – Rationalité collective, inégalité des talents et division du travail : le cas des activités artistiques (119) – Incertitude, prise de risque et individualisation de l’accomplissement de soi (132) – CHAPITRE III : Travail, structure sociale et consommation culturelle ; vers un échange de signification entre travail et loisir ? (141) – Le travail et le loisir en quantités et en comparaisons : convergences et segmentations (143) – Temps libre et loisirs culturels (151) – Les qualités du travail et du loisir : utilités et désutilités (154) – Conclusion : travail expressif, loisir intensif ? (161) – CHAPITRE IV : Les pouvoirs de l’imagination et l’économie des désirs ; Durkheim et l’art (166) – L’ambigüité de l’art et les risques du dérèglement individuel (167) – Art et communauté (177) – L’économie de la réserve (181) – CHAPITRE V : Rationalité et incertitude de la vie d’artiste (187) – Les arguments monétaires et non monétaires du choix professionnel (188) – Les séductions de l’incertitude et les incitations à la prise de risque (203) – Professionnalisation et réduction du risque (213) – La gestion de l’incertitude et les déséquilibres du marché du travail artistique (224) – CHAPITRE VI : Talent et réputation ; les inégalités de réussite et leurs explications dans les sciences sociales (237) – La formation et le revenu des artistes (239) – Que valent les formations aux professions artistiques (240) – Apprendre la vie d’artiste : la fonction de socialisation de l’enseignement (247) – La rémunération du travail et ses composantes (250) – Les inégalités spectaculaires : de la critique à l’analyse (261) – Pourquoi classer ? Les antinomies de l’évaluation (263) – La compétition sélective : révélation ou construction de la valeur ? (268) – Un monde possible sans compétition ni différence de talent ? (277) – Exploiter l’incertitude : surproduction, tournois et carrières (287) – L’explication des inégalités selon le modèle des superstars de Sherwin Rosen (299) – Talent et influence sociale (306) – La manufacture du talent et du succès : culture savante contre culture industrielle ? (316) – Le modèle mertonien de l’avantage cumulatif (328) – L’aléa, à l’origine des différences de trajectoire (336) – L’intensité variable de l’avantage cumulatif (346) – Les appariements sélectifs (354) – Talents et hiérarchies : un modèle (359) – CHAPITRE VII : Comment analyser la grandeur artistique ? Beethoven et son génie (367) – La grandeur de l’artiste : un maximum social ? (372) – Les torsions de l’explication déterministe du génie (377) – Beethoven entre mécénat et marché ou comment installer le génie dans son décor social (385) – Le génie, une simple affaire de construction sociale ? (394) – Puissance du mécène, habilité du génie (402) – Entre bourgeois et aristocrates, Beethoven musicien parmi ses pairs (411) – Ni donné ni construit : l’amplification des différences indéterminées de talent jusqu’à la célébration du génie (422) – CHAPITRE VIII : La précocité créatrice et les conditions sociales de l’exception (429) – La précocité : légendes et faits (430) – Le calendrier de la précocité (432) – Les conditions de la précocité créatrice (435) – La démocratisation de la précocité créatrice (442) – CHAPITRE IX : Les profils de l’inachèvement ; l’œuvre de Rodin et la pluralité de ses incomplétudes (447) – Jouer avec l’incomplétude : unicité, multiplicité, pluralité (450) – Les vouloir dire de l’inachèvement (456) – Le travail du choix (460) – L’œuvre, issue imprévisible et inévitable (464) – Quelles prises analytiques ? Rodin et les cours possibles de l’achèvement de l’œuvre (469) – CHAPITRE X : L’artiste, l’employeur et l’assureur ; la croissance déséquilibrée du travail par projet dans les arts du spectacle (483) – Le travail dans l’organisation par projet (485) – Offre et demande de travail discontinu : mécanismes et principes d’analyse (488) – La relation contractuelle brève et flexible et ses mécanismes incitatifs (490) – Une croissance en déséquilibre (494) – L’organisation d’un marché désintégré du travail : à qui la charge ? (496) – L’hyperflexibilité sous abri assurantiel (499) – Un risque inassurable ? (504) – Troupe ou projet ? (512) – CHAPITRE XI : Les relations d’emploi et l’organisation de l’activité des comédiens (519) – Les caractéristiques de l’emploi (520) – Le comédien et la gestion des liens d’emploi (529) – Les comédiens et la multiplicité des rôles professionnels (532) – Les comédiens metteurs en scène (533) – CHAPITRE XII : Economie et politique de la gravitation culturelle ; Paris et la concentration de l’offre artistique dans les années 1980 (539) – L’hégémonie parisienne a-t-elle été renforcée ou affaiblie par le développement de l’action culturelle publique ? (541) – Paris, creuset de l’essor culturel (547) – La concentration géographique de l’offre culturelle (552) – L’évolution de la concentration des artistes (554) – Les mouvements désaccordés de l’offre de travail et de la demande de biens culturels (557) – Pourquoi la concentration parisienne ? (562) – L’ambivalence de l’action de l’Etat : la politique culturelle entre décentralisation et internationalisation (570) – L’internationalisation des marchés artistiques : compétition culturelle et concurrence marchande (573) – CHAPITRE XIII : Art, politisation et action publique (583) – L’universalité des valeurs artistiques et les inégalités de consommation culturelle (585) – L’avant-garde artistique et l’opposition à l’ordre bourgeois (594) – L’artiste, le progrès et le mouvement : entre modernité et avant-garde (597) – L’individualisme et l’originalité (603) – Un engouement embarrassant : les élites sociales et l’art avancé (609) – Après la politisation, la politique : la sécularisation des avant-gardes (612) – CONCLUSION (621) – Bibliographie (627) – Index des noms (648) – Index des matières (655) – Table des matières (669) – Du même auteur (n.n.)

Le Réseau

 

Opinion

 

Une réflexion, suite à l’éditorial de Roland de Bodt " La pauvreté au XXème siècle ", paru dans la Lettre de Culture et Démocratie n° 41.

 

Effectivement, la pauvreté ne tombe pas du ciel. Elle n’est pas seulement un effet, certes aggravé, de la crise économique actuelle. En cela, Roland de Bodt énonce une évidence, dont les causes sont enfouies loin dans l’histoire.

Le tournant qui marque la prise de conscience de la "question sociale" a eu lieu en effet à la Révolution française... et avec les écrits de Charles Dickens, Victor Hugo, Engels qui émettent une critique immanente du libéralisme. En France, paraissait également, en 1831, la revue "l’Echo de la Fabrique" rédigé par des ouvriers et des publicistes.

Le jeune Léon Bronstein (plus tard devenu Léon Trotsky) participe en 1880 à la fondation de "l’Union ouvrière de la Russie du Sud" qui, au départ, rassemble une centaine d’ouvriers. Je pense aussi aux "Cahiers de Doléances des Infortunés" rassemblés par le fonctionnaire Dufourny de Villiers (en France), qui nomma cette population le "Quatrième Ordre", terme fondateur du sous-prolétariat.

Ajoutons "le Peuple d’En-Bas" de Jack London, "la Misère du monde" du sociologue Bourdieu, plus récemment "les Naufragés" de Patrick Declercq… Les chercheurs poursuivent inlassablement leur quête !

Pour nous, à la réflexion, ce qui progresse lentement, difficilement et comme marchant à l’écrevisse, c'est la conscience collective, le ressenti de cette injustice "intolérable" que doivent supporter les plus pauvres de nos sociétés développées et, de manière explosive, ceux qui vivent dans les régions du monde où prolifèrent les bidonvilles, les slums, les favelas… Une injustice qui est la conséquence d’un système basé sur une économie de marché ultralibérale liée à des mécanismes de dominance de groupes ; les analyses ne manquent pas à ce sujet, surtout depuis les angoisses de la fin de l’année 2008…..

La Déclaration Universelle des Droits Humains date de 1948 ; une conséquence plus récente de ses effets est la "Cour Européenne des droits de l’homme à Strasbourg". Savons-nous qu’une famille en grande précarité dont la garde des enfants est retirée suite à un jugement dans un pays de l’Union Européenne, peut monter un dossier avec l’aide d’avocats dévoués à leur cause, et l’introduire à Strasbourg pour contester ce verdict ; si, auparavant, toutes les procédures dans ledit pays ont été épuisées, la Cour européenne peut infirmer une telle décision. Il manque cependant, à ce stade, les effets juridiques contraignant l’Etat désavoué .

Travail lent et obscur, en priorité pour les pauvres ; pédagogie tout aussi diffuse marquée d’invisibilité dans la conscience collective… mais sans doute non dénuée de sens, à long terme.
La révolution culturelle, alors, est bien un changement radical si nous considérons le peuple universel des pauvres comme acteurs prioritaires d’émancipation humaine. Ce critère s’avère incontournable au regard de l’évolution de notre condition d’homme ; les exclus deviennent source et force d’inspiration dans nos luttes pour la transformation des systèmes économiques et politiques que nous avons contribué à construire, protéger et même sauvegarder au prix de la souffrance sociale.

Dominique Rammaert

 

L'Agenda

Consultez également l'agenda du site de Culture et Démocratie ...

 

Conférences, colloques, débats, rencontres, séances d'informations...

« Rives d'Europe : Occident de l'Orient, Orient de l'Occident », avec Roland de Bodt

Le 25/02/10, à 19h30, à la Maison de la Laïcité de l'Entité courcelloise.

La reconnaissance de la diversité culturelle dans l'Europe est la condition de son unité politique. L'Europe Commune ne pourra briller de ses milles feux – et dès lors véritablement exister, être à la hauteur de son projet – que si, en son sein, ont lieu reconnaissance et respect des multiples sources de lumière qui créeraient son rayonnement. Dans cette démarche d'un faire connaissance sincère avec ce multiple qui nous façonne comme "européens", il est important de réfuter le strict amalgame entre l'histoire de l'Europe et celle de la chrétienté. L'Europe a des racines en rhizome et en réseau ! Racines juives, grecques, romaines, chrétiennes, arabes, musulmanes, celtes, athées... Et aujourd'hui encore il s'en crée des nouvelles...

Infos :
Maison de la Laïcité de l'Entité courcelloise
rue E. Vandervelde, 5 – 6182 Souvret
071/465326

 

Wifi pour tous !

Le 27/02/10, de 20h à 23h, à l'espace Magh ( Rue du Poinçon, 17 - 1000 Bruxelles ), dans le cadre de la semaine thématique de la Ligue des droits de l'Homme : « Technologie, mon amour » (http://www.liguedh.be:80 ).

La mise en place d'un réseau wi-fi public unique en zone urbaine présente des avantages indéniables. En participant à une rationalisation de l'offre, elle permettrait de freiner le foisonnement des ondes radios induites par l'organisation privée actuelle, dont les conséquences sanitaires sont encore peu connues et sujettes à controverses. N'agissant pas sur l'inégalité des ménages en termes de possession d'équipements informatiques, elle constituerait un instrument de poids dans la lutte contre la fracture numérique, dans la mesure où elle offrirait un accès égal à tous les habitants d'une zone donnée à cet indispensable outil d'émancipation que constitue aujourd'hui l'Internet. En termes de pouvoir d'achat, les coûts de mise en place et d'entretien d'un tel réseau se révélerait infiniment moindres que la somme des versements mensuels effectués par l'ensemble des ménages urbains pour disposer d'un accès à l'Internet.

Les avantages en termes de santé publique, de lutte contre la fracture numérique et de pouvoirs d'achat doivent toutefois être confrontés aux possibilités que laisse la législation européenne en matière de concurrence, ainsi qu’au danger d'une centralisation trop grande de l'infrastructure matérielle en matière de flux informationnels, et de possible mainmise étatique sur ceux-ci. C'est pour approfondir l'ensemble de ces aspects et arguments que la Ligue des droits de l'Homme organise ce colloque permettant non seulement une confrontation sereine des valeurs mais également une mise au point sur les conditions techniques de faisabilité d'un tel projet.

Infos :
celine.romainville@hotmail.com

Bien entendu, soyez attentif à l’ensemble de la programmation de « Technologie, mon amour » qui se déroule à l’espace Magh du 23/02/10 au 28/02/10… dont voici le programme.

 

Artistes dans la cité : 17 ans d’actions socio-artistiques.

28/02/10, 14h au Gemeenschapscentrum « DE MARKTEN » ( rue du Vieux marchés aux Grains 5 - 1000 Bruxelles).

Le Centre d'Expression et de Créativité – L’IStudio/IS asbl propose des projets participatifs et collectifs, des ateliers et des débats-conférences afin de développer une maîtrise plus efficace des moyens de communication, d’action et d’analyse et de développer l’esprit critique et la responsabilité citoyenne dans les questions de société. Partant de ses différentes actions menées au cours de ces 17 dernières années, Istudio/IS asbl propose un débat sur le rôle de l'artiste dans la cité...

Infos :
istudio@istudio.name

 

Elles cultivent, qui récolte ? Le rôle des femmes dans l'agriculture paysanne des Grands Lacs.

Le 2/03/10, 20h, à l'International Auditorium

Entraide et Fraternité vous invite à une conférence-débat à Bruxelles sur les enjeux de l'agriculture paysanne. Quels sont ses atouts, mais aussi ses difficultés ? Quelle est l'action de la coopération belge dans ce domaine ? Quel est le rôle et quelle est la place des femmes dans la petite agriculture familiale de cette région ? Quelles sont les conséquences de l'instabilité politique de la région des Grands Lacs et des difficultés économiques et culturelles sur l'agriculture paysanne ? Pour évoquer ces thèmes et en débattre, Entraide et Fraternité a invité Mr. Charles Michel, ministre de la Coopération au Développement, Mme Colette Braeckman, journaliste au Soir et spécialiste de l'Afrique des Grand lacs, Mme Pascasie Kana, Secrétaire exécutive de l'Organisation d'Appui à la Promotion (Burundi) et Mr. José Bové, figure alter mondialiste bien connue pour son combat en faveur de la souveraineté alimentaire et député européen.

Infos :

The International Auditorium
International Trade Union House
Boulevard du Roi Albert II, 5/2
1210 Bruxelles

Entraide et Fraternité
02/219 58 07
www.entraide.be

 

La pauvreté et ses répercussions sur les enfants

Le 3/03/10, de 10 à 12h, à Canal Santé.

Le Réseau Canal Santé vous invite, dans le cadre de son cycle gratuit de conférence "Les enfants du Canal" à écouter Bernard de Vos, Délégué général aux droits de l’enfant, qui parlera sur : « La pauvreté et ses répercussions sur les enfants » (rapport au Parlement de la Communauté française)

Infos :
Lieu des conférences : Boulevard de l'Abattoir 27-28 à 1000 Bruxelles
Réseau Canal Santé : Tél 02 548 98 11 - canal-sante@tele-service.be

 

Les « rendez-vous CEC » à la Foire du Livre de Bruxelles
Espace « Echappées africaines » – stand 313

Du 4 au 8 mars, à la foire du livre de Bruxelles (Tour et Taxis, avenue du Port, 86C à 1000 Bruxelles )

2010, année des 50 ans d’indépendance de 17 pays d’Afrique, constitue pour la Foire du livre de
Bruxelles l’occasion de donner une visibilité particulière aux littératures d’Afrique et des Antilles.

Au sein de l’espace « Echappées africaines » la Foire du Livre et l’Ong CEC (Coopération par
l’Education et la Culture), vous invitent à venir à la rencontre de nombreux auteurs africains. Un
lieu d'échanges inédit à ne pas manquer !

Face au terrible séisme qui a frappé Haïti et autour de la présence de Dany LAFERRIERE (L’énigme du retour, Grasset, Prix Medicis 2009) des rencontres avec l’auteur, des lectures de textes d’écrivains haïtiens et la projection d’entretiens filmés seront autant d’occasions de rendre hommage à l’extraordinaire résilience du peuple haïtien et de découvrir ceux qui disent le mieux Haïti : ses écrivains.

Infos

Programme complet

Coopération par l'Education et la Culture
Maison de la Francité
rue Joseph II, 18
(entrée par le 19F avenue des Arts)
1000 Bruxelles

Tél : + 32 (0) 2 217.90.71
Fax : + 32 (0) 217.84.02
mail : kim@cec-ong.org
site : www.cec-ong.org

 

Le service public : quels enjeux pour la démocratie. Une conférence et une discussion avec Olivier Starquit.

Le 8/03/10, à 19h, à Bruxelles laïque (18-20, avenue de Stalingrad - 1000 Bruxelles)

Le service public est un instrument fondamental de la démocratie. Animé par les principes d'égalité et d'impartialité, il contribue aux conditions de possibilité de la citoyenneté et de la justice sociale. Il n'a pourtant pas toujours bonne réputation et semble aujourd'hui menacé par diverses évolutions : restrictions budgétaires, nouvelles pratiques de management, directive Bolkestein, sous-traitance voire abandon au secteur privé, clientélisme, immixtion du religieux,...

Quels sont les enjeux liés au service public ? Comment préserver ses missions universelles ? Pourquoi et comment le service public peut-il être le fer de lance d'une société propice à l'épanouissement du citoyen et à l'émancipation politique ?

Olivier Starquit est maître en traduction et maître en relations européennes et en politique européenne. Il coordonne les activités des Amis du Monde Diplomatique de Liège. Auteur de L'individu privatisé. Le service public pour la démocratie, éd. Espace de Libertés (Liberté, j'écris ton nom), 2009.

Infos :
Entré libre – réservation souhaitée
02/289 69 00
bruxelles.laique@laicite.be

 

Après-midi d’information « organisation de projets culturels dans l’espace public bruxellois »

Le 9/03/10, de 13 à 18h, au Beursschouwburg (20 - 28 rue Auguste Orts - 1000 Bruxelles)

Vous souhaitez réaliser un projet dans l’espace public, mais vous vous débattez avec les demandes qu’il vous faut introduire… Si vous faites face à des questions telles que : « à quelle autorité faut-il que j’adresse ma demande ? », « de quelle compétence ma demande relève-t-elle ? », « que faut-il précisément mentionner dans ma demande ? », ou « combien de temps faut-il pour que ma demande soit traitée ? », etc., notre après-midi d’information vous apportera des réponses précieuses !

Les organisateurs qui souhaitent mettre sur pied un projet dans l’espace public ne savent pas toujours à quel service ou à quelle administration soumettre leur(s) demande(s), ou quelle procédure suivre. À la demande de quelques acteurs bruxellois et en concertation avec eux, le Brussels Kunstenoverleg (BKO) et le Réseau des Arts à Bruxelles (RAB) organisent une après-midi d’information pour éclairer le fonctionnement des services concernés et les procédures à suivre.

L’après-midi se compose de deux parties : une séance informative et un débat. Lors de la première partie, les représentants des autorités publiques prendront la parole. Dans la seconde partie, ils entameront le dialogue avec le public. Les services suivants de la Ville de Bruxelles ont d’ores et déjà confirmé leur participation : le Comité de Gestion des Evénements en Espace Public, le Service du commerce, le Département Urbanisme – la délégation au développement de la Ville, le Service interventions-opérations, le Service de l’Électricité, Zone verte, le Service de la culture, et la Police. Nous espérons associer à cette initiative des asbl comme le Bureau des Grands Evénements.

Infos :
Si la participation est gratuite, l’inscription est de rigueur ! Avant le mardi 2 mars !
Veuillez envoyer un courriel à Veerle Vanderleen (veerle@brusselskunstenoverleg.be) et mentionner clairement l'organisation pour laquelle vous travaillez.

 

La construction de la modernité

Le 10/03/10, 20h30, aux Halles de Schaerbeek

Driss Ksikes, journaliste, dramaturge et écrivain basé à Rabat, a été condamné à trois ans de prison avec sursis, alors qu’il était rédacteur en chef du journal Nichane, publié en arabe dialectal et rédacteur à Tel Quel, publié en français. En 2007, le dossier qu’il avait publié sur l’humour marocain et les blagues concernant le roi, la religion et le sexe — les trois lignes rouges à ne pas franchir — avait été jugé attentatoire « à la monarchie et à l’islam ». Auteur de plusieurs pièces et romancier (Ma boîte noire, éd. 2006), l’ex-rédacteur en chef de Tel Quel évoque le décalage entre la modernité de la société marocaine et la vision que nous en avons ici.
En conversation avec Mohammed Berrada, romancier et critique littéraire basé à Bruxelles, considéré comme le chef de file du roman moderne marocain.

Ce débat est organisé par les Halles dans le cadre de « Mars en Méditérranée », une programmation qui invite artistes, intellectuels, et public à se questionner sur la modernité de cette région voisine de l'Europe. http://www.halles.be/program.php?date=pr

Infos :
Paf : 3/5 euros

Halles de Schaerbeek
22a, rue Royale Sainte-Marie -1030 Bruxelles
emmanuelle.dejaiffe@halles.be
02/227 59 58

 

Les mythes et dogmes qui paralysent le débat sur les migrations. Une conférence et une discussion avec Mathieu Bietlot

Le 16/03/10, à 19h00 À Bruxelles Laïque (18-20, avenue de Stalingrad – 1000 Bruxelles)

Les politiques d’asile et de migration posent de nombreux problèmes, tant en termes de droits humains qu’au niveau des objectifs visés et des résultats obtenus. Pourtant, il semble impossible de les réformer en profondeur. Depuis des décennies, elles ne font que se renforcer, toujours dans le même sens. Le débat semble enfermé dans un carcan de vérités soi-disant établies, intangibles : « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde », « on risque l’appel d’air », « il faut protéger notre marché du travail et notre système social », « l’opinion publique n’est pas prête ».
Remettre en question ces prétendues vérités permet de penser autrement les migrations et de dégager de nouveaux possibles plus respectueux des libertés et des droits fondamentaux.

Mathieu Bietlot coordonne les analyses et actions sociopolitiques de Bruxelles Laïque. Philosophe et politologue, il a publié des articles sur les politiques d’immigration, l’enfermement, la citoyenneté, la mondialisation... Ancien visiteur de centres fermés et chercheur au GERME, il est membre de l’équipe éditoriale de la revue Cultures & Conflits.

Infos :
Entré libre – réservation souhaitée.
02/289 69 00
bruxelles.laique@laicite.be

 

« Peut-on être une femme sans être une mère ? » Conférence de Elisabeth Badinter

Le 19/03/10, à 20:15 au Theatre Marni (25 rue de Vergnies – 1050 Bruxelles)

Présence et Action Culturelles et le Théâtre Marni, en collaboration avec Philosophie Magazine, vous convient à faire entrer la philosophie dans la cité. Nous souhaitons prendre le temps de la réflexion et aborder avec les penseurs d’aujourd’hui les grandes questions de notre époque.

A l’occasion de la parution de son dernier ouvrage Le Conflit. La femme et la mère qui paraît en février aux Editions Flammarion, Elisabeth Badinter vient présenter sa thèse sur la révolution dans le statut des femmes qui s’est opérée au cours des 30 dernières années et qui a remis la maternité au cœur de la condition de la femme.

Au moment de l’apparition de la pilule, on s’est toutes mises à scander le slogan : « des enfants si je veux, quand je veux. » En réalité, c’est quand je veux et pas nécessairement si je veux (entrevue accordée à Philosophie Magazine, mars 2009, n°27)

Peut-on être une femme sans être une mère ?

Rencontre-débat animée par Martin Legros, rédacteur en chef adjoint de Philosophie Magazine

Infos :
7€/5€ abonnés Philosophie Magazine (sur réservation) et étudiants
+ 32 2 639 09 80
Réservation souhaitée nombre de places limité
http://www.theatremarni.com

 

Bon ou mauvais élève, qu’est-ce que ça veut dire aujourd’hui?

Le 27/03/10, dés 14h, à l'École supérieure d’art de Saint-Luc (41, bd de la Constitution Liège)

Comment comprendre, à travers les récits d’expériences de chacun, l’impact d’une telle étiquette sur la réussite scolaire et le creusement des inégalités ?

Avec :
Marcel Crahay, Professeur en sciences de l’éducation, ULG et Université de Genève,
Patrick Picard, Formateur et chargé d’étude au centre Alain-Savary, INRP
Gaëtane Chapelle, Formatrice à ChanGements pour l’Égalité

Infos :
CGé: 02 218 34 50 ou info@changement-egalite.be

 

Spectacles, concerts,...

Affabulazione, de Pier Paolo Pasolini

Mise en scène : Frédéric Dussenne
Avec Louise Manteau, Fabrice Rodriguez, Ariane Rousseau, Renaud Tefnin et Benoît Van Dorslaer

Du 23/02/ au 18/03/10, au Rideau de Bruxelles (PBA, Rue Ravenstein 23 - 1000 Bruxelles)

En 2010, Frédéric Dussenne nous propose un diptyque pour découvrir l’univers de Pasolini. En première partie, ce sera "Affabulazione", présentée au Rideau cette saison. Et ensuite "Bête de style" à l’Atelier 210, en septembre 2010 ! S’inscrivant dans la lignée des grandes tragédies grecques, ces deux pièces mettent en scène un événement traumatique, une déviance afin d’exposer les impasses de la société et de questionner notre rapport à la norme. D’un côté le dilemme tragi-comique du bourgeois conformiste pris au piège de la vacuité de son modèle, de l’autre le portrait du héros anticonformiste qui s’oppose au modèle dominant mais ne parvient pas à agir. La mise en scène mêlera avec légèreté la parole, le mouvement et le chant.

Pier Paolo Pasolini (1922-1975)

Poète, romancier, scénariste et cinéaste italien, Pasolini naît en 1922. Il adhère en 1947 au Parti communiste auquel il reste fidèle jusqu’à sa mort. Son oeuvre est indissociable de cet engagement politique. Il sera brutalement assassiné en 1975 sur la plage d’Ostie, près de Rome. Il laisse une oeuvre théâtrale d’une incroyable audace qui s’inscrit dans la lignée des grands tragiques grecs. Oedipe Roi raconte le meurtre du père par le fils. Affabulazione, le meurtre du fils par le père.

Information :
02 507 83 61
http://www.rideaudebruxelles.be/index.php

 

Capital Confiance

Du 23/02 au 06/03/10 au Théâtre Varia, Bruxelles
Le 12/03/10 au Festival Via du Manège Maubeuge
Du 23/03 au 26/03/10 au Théâtre de Namur
Du 08/06 au 11/06/10 à L'Ancre, Charleroi


Parler de la crise ?
Maintenant ?
Peut-on avoir confiance dans cette proposition ?
Pour vous, Transquinquennal et le Groupe Toc vont tomber dans tous les pièges, creuser toutes les ornières, dire tout ce qu’on sait déjà et qu’on n’a pas du tout, mais alors, pas du tout envie de s’entendre dire ou de se voir montrer. Tout ça dans un spectacle qui pue l’opportunisme, la langue de bois et l’hypocrisie, un spectacle de profiteurs, de foutriquets, voire carrément de parasites.
Surtout que la crise est finie. Non ?
Et qu’on voudrait se changer les idées.
Autant de questions, tellement peu de réponses et pas de miracles, ce sera dans : CAPITAL CONFIANCE

Infos :
TRANSQUINQUENNAL asbl - 33, rue Josse Impens - 1030 Bruxelles
tel/fax: + 32 (0)2 649 53 38 - tel mob: + 32 (0)475 45 79 95
info@transquinquennal.be - http://www.transquinquennal.be/Public/

 

Les Monologues Voilés de Adelheid Roosen


Mise en scène : Adelheid Roosen assistée par Isabelle Wéry
Avec : Jamila Drissi, Morgiane El Boubsi, Hoonaz Ghojallu

Du 1er au 3, le 6, du 9 au 12, les 16 et 17/03/10 à 20h30 et le 11/03/10 à 14h30, au Théâtre de Poche.
Du 23 au 27/03/10, à 20h00, au Centre Wallonie Bruxelles de Paris.

Les Monologues Voilés nous proposent 12 monologues d'une exceptionnelle intensité, drôles, poétiques, émouvants. Ils nous offrent le rare privilège d'entrer dans l'intimité de femmes musulmanes, sans fausse pudibonderie, ni voyeurisme.
Les 4 comédiennes arabo-belges nous racontent avec humour et émotion les rituels, les joies, les désirs, les chagrins, les orgasmes, les pressions familiales, culturelles, vécues par ces femmes aux prises avec leur culture d'origine et la confrontation avec l'Occident.
Entre oppression et émancipation, entre silence et révolte, entre indépendance et emprise culturelle, mais surtout avec humour, ces monologues nous proposent un regard neuf sur la «femme musulmane», un regard désencombré des clichés poussiéreux, des préjugés,...

Les Monologues Voilés ont été salués par le public et par la critique en Hollande, à Berlin, à Ankara, à New York et à Boston.

Infos :
www.poche.be
Réservation indispensable au 02/649.17.27 ou reservation@poche.be

 

Mère Sauvage, de Paul Pourveur, d'après Guy de Maupassant

Mise en scène : Jean-Michel Van den Eeyden
Avec : Graziella Boggiano, Marc Malempré, Marie Sottiaux et Marc Zinga

Du 15 au 17/03/10, à 20h30, et le 16 mars aussi à 14h, à l'Ancre (Charelroi)

Mère sauvage est programmée dans le cadre du Parcours Droit de l'Homme du PBA et de l'Eden et raconte l’histoire d’un conflit, d’une maison réquisitionnée, d’une rencontre forcée entre une mère et un homme d’à peine 20 ans, soldat et « ennemi »… Un huis clos à l’électricité en crescendo, mêlant théâtre, danse et musique, pour une dénonciation, au-delà de la guerre et de son absurdité, de l’arbitraire de toute frontière (idéologique, géographique, économique, sociale… )...

Infos :
071 314 079
Rue de Montigny 122,
6000 Charleroi
http://www.ancre.be/spectacle_16.php

 

Ayiti de Daniel Marcelin

Mise en scène : Philippe Laurent.
Avec : Daniel Marcelin
Une coproduction de la Charge du Rhinocéros, de l’Espace Magh, d’Archipel / Scène nationale de Guadeloupe.

Du 16/03/10 au 02/04/10 à 20.30, à l'Espace Magh (Bruxelles)

Toute l’histoire d’un pays dans un solo !

Bienvenue en Haïti, la violence au paradis, la douceur antillaise au goût amer, voisine de la
paradisiaque Saint-Domingue pour touristes « all inclusive ». Cette île, héritière d’une longue et douloureuse histoire, est la première république noire à avoir gagné son indépendance dans le feu et dans le sang. Ce pays révolté, gangrené par la misère et la violence, est la nation d’Amérique la plus pauvre du monde. Plusieurs décennies de dictatures ont eu raison des tentatives d’une démocratie essoufflée, étranglée dans l’étau du FMI. Bref, rien de très sexy, et pourtant….

Que connaissons-nous de ce morceau de terre tant convoité, à la croisée des chemins entre un voisin communiste, un ancien régime dictatorial et les Etats-Unis ?

Ah, les States, justement… C’est là que notre histoire commence, celle de Daniel l’Haïtien, coincé au service de l’immigration à l’aéroport JFK. Avril 2009, les douaniers questionnent notre homme : « Où avez-vous trouvé ce visa ? D’où venez-vous ? Prouvez que vous êtes haïtien… ». Et Daniel, sous leurs yeux médusés et leurs oreilles attentives, leur joue l’Histoire de son pays. Ainsi découvre-t-on Haïti et ses premiers autochtones accueillant Christophe Colomb, en passant par la traite négrière, la tyrannie des Duvalier de père en fils, l’indépendance payée au prix fort… Et la dette, toujours cette dette ! Parce que la liberté, ça se négocie ! Et… avec humour, Daniel Marcelin porte un regard cru sur l’incroyable destin d’Haïti, la perle des Antilles, métaphore de tant de nations du Sud.

Infos :
Espace Magh
Rue du Poinçon, 17
1000 Bruxelles
02 274 05 10
www.espacemagh.be

 

En marge :

La Charge du Rhinocéros propose une dimension artistique dans la reconstruction du lien social et des identités après le séisme à Haïti en mettant en place un travail de reconstruction par le théâtre qui débutera dans quelques semaines.

Le projet vise à favoriser la reconstruction du lien social et la réhabilitation des victimes à travers la mobilisation de divers acteurs pour un travail de coopération entre les acteurs culturels et artistiques et les acteurs sociaux.

Intégralité de cet appel en ligne : www.africultures.com
Contact Olivier Blin, directeur : Tél. +32 2 649.42.40 - info@chargedurhinoceros.be - www.chargedurhinoceros.be

 

Expositions,...

Souffles – Proposée par Abdellatif Laâbi

Du 02/03/10 au 03/04/10, à l'Espace Magh (Bruxelles )

Dans les années 60 et 70, la revue « Souffles » a rassemblé un certain nombre d’écrivains et d’artistes qui ont joué un rôle capital dans l’émergence d’une pensée subversive et novatrice au Maghreb. Exposition composée d'un assemblage d’oeuvres picturales, peintures et gravures notamment, qui ont illustré la revue en son temps, rassemblées et commentées par Abdellatif Laâbi.

Infos :
Espace Magh
Rue du Poinçon, 17
1000 Bruxelles
02 274 05 10
www.espacemagh.be

 

Museum Night Fever

Le 6/03/10, de 19 à 01h, à Bruxelles

Après deux éditions sold out, la Museum Night Fever revient le samedi 6 mars 2010 pour une nouvelle nuit endiablée. 20 musées bruxellois et plus de 300 jeunes ont concocté un programme « choc » : démonstrations de Lucha Libre (catch mexicain), défilé de mode, ateliers photo, buffet délirant, courts métrages, concerts rock, pop, folk,... feront souffler un vent de folie sur les collections des musées. Les visiteurs les plus acharnés pourront terminer la soirée en usant leur derniers bouts de semelles sur la piste de danse de BOZAR...

Infos :
www.museumnightfever.be

 

A la rencontre de l’art singulier… Un parcours d’exposition dans la ville de Dijon. Deux collections à l'honneur : LA TINAÏA au Cellier de Clairvaux et INTIM’ERRANCE, un peu partout dans Dijon.

Du 20 mars au 11 avril 2010

Depuis 1999, l’association Itinéraires Singuliers questionne les rapports qu’entretiennent art et exclusion et offre à voir des formes artistiques à la marge, échappant parfois aux règles des traditions. L’association promeut des plasticiens qui sont ou se retrouvent parfois au ban de la société et expose des productions artistiques provenant de lieux de relégation comme les hôpitaux psychiatriques.

Après 10 ans d’un travail de réflexion et de valorisation, l’association et le CH de La Chartreuse présentent à Dijon, pendant trois semaines, les collections d’art singulier La Tinaïa et Intim’errance qui réunissent des productions nées dans deux hôpitaux psychiatriques européens : l’un à Florence en Italie, l’autre à Dijon, au Centre hospitalier de La Chartreuse.

En écho, Itinéraires Singuliers, le Centre Hospitalier de La Chartreuse et les partenaires de l’association proposent des temps de rencontres, de formation, d’échange, de questionnements personnels et de réflexions collectives. Avec cette Biennale, qui fait se croiser les regards et multiplier les points de vue, Itinéraires Singuliers souhaite dessiner les contours d’un « laboratoire » de recherche et de réflexion sur l’art brut et sur l’art singulier.

Information :
Association Itinéraires Singuliers
2 bis, allée de Beauce - 21000 Dijon
03 80 41 37 84 / communication@itinerairessinguliers.com / www.itinerairessinguliers.com

 

Festivals,...

27e édition du Festival des migrations, des cultures et de la citoyenneté et 10e Salon du livre et des cultures

Les 19, 20 et 21 mars 2010 à LuxExpo au Kirchberg, (Luxembourg)

Avec la mondialisation rapide des échanges, les héritages, les mémoires, les traditions, les identités se recomposent dans l’ensemble de nos sociétés. Le passé ne semble plus assez structuré pour donner sens à notre présent : les transmissions des temps collectifs, les habitudes, les rituels semblent s’évanouir au cœur des nations qui se ré-inventent à l’Est, se supra-nationalisent à l’Ouest, ou sont à la recherche d’un équilibre entre foi et raison au Sud. Des commémorations se consumérisent et le fracas du monde, la recomposition des références politiques, la destruction des héritages sociaux bouleversent les solidarités, transforment les identités et nous obligent à redéfinir de nouvelles citoyennetés que nous pensions certaines.

Le festival que le CLAE (comité de liaison des associations d'étranger) organise depuis des décennies, chaque printemps, au centre du Luxembourg, dans les faubourgs du plateau économique du Kirchberg est affaire de tricotage, de bricolage, de métissage culturel. Il a vocation de « réduire la discontinuité du monde ». Les mouvements associatifs issus des migrations au Luxembourg contribue à penser avec permanence l’histoire du pays d’accueil et celle du pays de départ : cette nouvelle histoire, commune et partagée, permet de réduire les pensées exclusives. Ces associations tissent et retissent, tricotent et raccommodent les liens et les identités de références. Le monde devenu monde serait-il en miette ? Au festival on le raconte, on le décrit, on le discute, on le reparle, on le réinvente.

Toutes et tous, les mouvements associatifs, les visiteurs, les artistes, les écrivains, le public, réinterprètent les relations monde et tissent la synthèse de nouvelles traditions à partir d’un écheveau d’héritages et de croyances. Le tri de l’ancien et du nouveau, la trame d’ici et d’ailleurs est l’œuvre collective du festival comme un habit sur mesure confectionné au Luxembourg.

 

Infos :
Clae bureaux
26 rue de Gasperich
L- 1617 Luxembourg
Téléphone : 00 352 29 86 86-1
Fax : 00 352 29 86 01
migrations@clae.lu
http://www.clae.lu/

 

 

Dernières nouvelles

 

Inauguration

Le Club Antonin Artaud ainsi que le Collectif à vif inaugurent le 24/02/10, dès 18h, un bistrot culturel : « Pianocktail », au 304, rue Haute, 1000 Bruxelles. Lieu de rencontre et de convivialité, il est ouvert à tous ! Il est accessible le mardi, le jeudi et le vendredi de 18 à 22h. Le dimanche de 13 à 17h.

 

Concours / Appels

AMO Marques, prêts, innovés ! La coopérative Cera et l'Agence Alter asbl ont décidé de soutenir l'innovation et la transversalité dans l'aide à la jeunesse en mettant sur pied un appel à projets destiné aux (AMO). En offrant un soutien financier et méthodologique (ateliers collectifs, accompagnement sur mesure), Cera et l'Agence Alter souhaitent appuyer pendant un an des projets préventifs de l'aide sociale spécialisée qui réunissent des acteurs issus de disciplines ou de champs différents et qui favorisent l'émancipation des jeunes et de leur famille dans leur milieu de vie.

Vous voulez répondre à l'appel ? Téléchargez le document de présentation et le formulaire de candidature sur le site de l'Agence Alter : www.alter.be (Date limite de remise des dossiers : vendredi 5 mars.)

 

NUIT BLANCHE ouvre les portes de la Ville de Bruxelles aux noctambules curieux pour la neuvième fois en 2010. Ce sera le 2 octobre. Manifestation culturelle à la fois artistique et populaire, qui incite à (re)découvrir ou (re)conquérir l'environnement urbain d'un nouveau point de vue, NUIT BLANCHE offre une nuit pour se rassembler, partager l'insolite et la création contemporaine dans une ambiance chaleureuse et festive, propice à la découverte et à l'étonnement.Vous avez un projet culturel, insolite, interactif, décalé, réflexif, participatif, poétique...? Vous désirez être acteur, et plus seulement spectateur ? Investir votre quartier, envahir un lieu insolite, inonder l'espace public ou revisiter votre patrimoine bruxellois ? Visitez sans tarder www.nuitblanchebrussels.be et téléchargez l'appel à projets. (A renvoyer au plus tard pour le 12 mars 2010.)


« Comment je vois mon univers en 2030 ? », le nouveau projet de la Fondation P&V interroge les jeunes sur l’avenir. « Exprime ta vision du futur et peut-être deviendra-t-elle une œuvre d’art. »

Avec ce message, la Fondation P&V invite les jeunes à décrire leurs attentes, leurs peurs, leurs idées du monde en 2030, sous la forme d’un bref scénario ou d’un synopsis. En toute liberté. Qu’importe les moyens d’expression utilisés (écrit, son, image), tous les jeunes, de 16 à 26 ans, domiciliés en Belgique, sont invités à participer et ce, jusqu’au 30 avril 2010 inclus. Leurs visions de 2030 seront publiées sur www.go2030.be

Après le 30 avril, les jeunes resteront les principaux acteurs du nouveau projet national de la Fondation P&V. Un jury composé de jeunes sélectionnera la meilleure vision francophone et la meilleure vision néerlandophone. A partir des scénarios lauréats, ce seront des jeunes qui, accompagnés par des artistes et techniciens professionnels, réaliseront deux grandes productions artistiques.

Le type de production dépendra des propositions des lauréats et de la décision du jury. A priori, tout est envisageable : un film, un livre, un spectacle, une exposition, un CD... La qualité artistique est l'objectif visé. Une diffusion maximale sera assurée. La Fondation P&V et ses partenaires (medias, Carte Jeunes et tous ceux qui s’ajouteront au fur et à mesure) assureront une visibilité maximale au projet et aux meilleures visions. Ils proposeront également des actions et des prix spéciaux.

Pour en savoir plus rendez-vous sur le site web www.go2030.be

 

Publications

Smart asbl publie aux Editions Mardaga : « L'artiste et ses intermédiaires ». L’ouvrage entend dresser un état des lieux, jusqu’ici inexistant en Belgique, du monde des intermédiaires évoluant dans le secteur artistique, de leurs relations aux artistes et aux œuvres.

 

Le programme Sésame d'Educateam (service éducatif des Musée royaux des Beaux-arts de Belgique) a permis de toucher 3124 personnes pendant l’année 2009 ! Des enfants, des jeunes, des adultes en situation de fragilité ou de précarité. Toutes ont découvert avec étonnement les richesses du patrimoine culturel de la Belgique. Depuis le lancement du programme Sésame d’Educateam, cette fréquentation est en augmentation constante, ce qui confirme ce que nous savions : la soif de culture existe, il n'y a que nos moyens qui sont limités ! «Regards croisés d’Ici et d’Ailleurs aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique » est un recueil de témoignages. Ces personnes nous ont livré leurs perceptions du musée. Et l'on perçoit clairement, dans leurs récits, les impacts positifs et les plus-values générées par le projet : la soif d’apprendre, de transmettre, la valorisation qui permet à la culture de tisser de la vie… Ces récits prouvent combien le musée est un lieu de lien social qui enclenche l’apprentissage et contribue efficacement au dialogue interculturel. A télécharger ici

 

Formations

L’idée d’une réflexion autour des problèmes de consommation actuels vous tente-t-elle ? Vous portez de l’intérêt aux nouvelles alternatives de consommation plus respectueuses en matière économique, sociale et environnementale ? N’attendez pas ! Quinoa vous propose de vous engager dans un projet d’immersion solidaire et bénévole à travers un processus formatif (de mars à septembre 2010) afin de prendre conscience des dérives économiques, sociales et environnementales de notre mode de consommation actuel. Vous découvrirez et expérimenterez de nouvelles alternatives applicables à la vie de tous les jours afin de consommer de manière plus juste.

Pour plus d’infos sur le Projet Nord n’hésitez pas à visiter le site www.quinoa.be ou à prendre contact par téléphone auprès d’Amaury au 02/893 08 70. Inscrivez-vous du 1er février au 15 mars 2010


Sites web

Démocratie est une revue belge qui se donne pour objectif de promouvoir la réflexion sur les thèmes importants de la société contemporaine. Deux fois par mois, « Démocratie » offre huit pages de réflexion et de débat politique, économique et social : concertation sociale, nouvelles technologies, avenir de la presse, questions européennes et internationales, culture, etc. La revue est éditée par le CIEP, mouvement d'éducation permanente du MOC.

Un site Internet http://www.revue-democratie.be/ est dédié à l'archivage des articles parus dans Démocratie. Avec ses centaines d'articles de fond sur des sujets extrêmement variés – abordés dans une optique de justice sociale –, ce site est particulièrement utile pour les étudiants, enseignants, formateurs, journalistes, etc. La recherche d’articles peut s’effectuer soit par année d’édition (de la version papier), soit par mot clé (expression spécifique, thème, nom de l’auteur, etc.)

 

19 janvier 2009, Format Court apparaît sur la Toile. Son objectif est simple : traiter du court métrage de façon originale, diversifiée, et pertinente. Un an et 415 sujets plus tard, le site répond toujours à son adresse, et son affection pour le ciné-bref reste bien vivace : www.formatcourt.com

 

Lettres d'information

Libération Films est une association sans but lucratif et pluraliste, qui a pour objectif la diffusion de films documentaires et de fiction de qualité, comme supports à la réflexion et au débat sur les grands problèmes de société. Vous pouvez demander à recevoir leur lettre d'information en envoyant un courriel à liberationfilms@skynet.be

 

Hugues Le Paige alimente quotidiennement son blog d’articles qui prennent du recul par rapport au brouhaha constant de la Presse traditionnelle et sa stérile « immédiateté »… Un regard éclairant ! http://blogs.politique.eu.org/hugueslepaige

 

Le Réseau Art et Prison diffuse sa Lettre… Elle annonce des spectacles, des expositions, qui se montent en milieu carcéral et sur le monde carcéral ainsi que des nouvelles diverses qui touchent de près ou d’un peu plus loin la question pénitentiaire. Elle poursuit également des réflexions sur la triste réalité de la prison… Demandez à la recevoir en envoyant un courriel à reseauartetprison@gmail.com

 

Pétitions

Comme vous le savez peut-être, 2010 est l’année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. A cette occasion, une pétition «en ligne» a été lancée, avec pour objectif d’atteindre… un million de signatures avant la fin de l’année ! Ce seuil correspond en effet à celui exigé par le nouveau Traité de Lisbonne pour ce qu’il est convenu de qualifier d’ «initiative citoyenne». Le message principal consiste à affirmer que l’on ne peut se contenter de «réduire» la pauvreté, mais que l’objectif ultime reste bien son élimination ! Vous pouvez accéder à cette pétition à l’adresse suivante : http://www.zeropoverty.org/fr/petition

 

Des culturels français se mobilisent face à la menace d’une défaite devant l’invasion délétère de l’esprit marchand imposée par ce que l’on nomme « globalisation ». Soutenez-les en signant la pétition en ligne : http://horschamp.org:80/spip.php?article3211

 

D’autres français se rassemblent contre la remise en cause profonde de la politique culturelle française aujourd’hui menacée par les réformes en cours. De nombreux citoyens, des élus, des professionnels se sont déjà engagés. Plus d'informations: http://www.seine-saint-denis.fr/cultureendanger.html

 

Le constat est choquant : alors que l'aide afflue à Haïti pour venir en aide à la population durement touchée par le séisme, l'argent s'écoule hors du pays pour rembourser la dette écrasante contractée il y a des années. Des gouvernements et prêteurs sans scrupules ont en effet laissé se creuser une dette injuste de plus d'un milliard de dollars.

L'appel à l'annulation complète de la dette d'Haïti ne cesse de s'amplifier de par le monde et a été repris par plusieurs responsables politiques, mais certains pays riches qui ont prêté à Haïti semblent vouloir résister. Le temps presse : les ministres des finances du G7 pourraient adopter une décision finale la semaine prochaine lors d'un sommet prévu au Canada.

Faisons résonner un appel mondial à la justice, à la compassion et au sens commun en cette heure tragique pour le peuple haïtien. Avaaz et ses partenaires remettront notre appel à l'annulation de la dette aux responsables politiques participant à ce sommet et signons la pétition : http://www.avaaz.org/fr/haiti_cancel_the_debt_7/?vl

 

 

 

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Cette lettre d'information a été réalisée par Marie Poncin, Baptiste De Reymaeker,Georges Vercheval et Roland de Bodt grâce au soutien de la Communauté française de Belgique.