n°42
- 24/02/2010
Editorial
Sur les chemins d’une liberté nouvelle
Depuis le premier janvier 2010, sur proposition de l’Administration
et avec l’assentiment du Conseil supérieur, la
Ministre de la culture, Fadila Laanan, a reconnu l’association
Culture et démocratie dans le cadre du décret
relatif au soutien de l’action associative dans le champ
de l’éducation permanente (juillet 2003). C’est
une décision « historique » dont nous ne
pouvons que nous réjouir. Cette reconnaissance sort
notre association d’une trop grande fragilité
conventionnelle. Et si elle ne lui apporte pas les moyens
complémentaires espérés, elle lui offre
tout au moins un cadre de travail plus adéquat. Cette
reconnaissance ouvre durablement, à notre action, les
voies émancipatrices du travail critique, les sentiers
escarpés de l’étude culturelle ; en un
mot : les chemins d’une liberté culturelle nouvelle
et que nous aimons solidaire.
Nonobstant cette excellente nouvelle (c’est pas tous
les jours dimanche !), et suite au colloque organisé
en 2008, le groupe de travail « culture et enseignement
», emmené notamment par nos vice-présidents,
Sabine Deville et Georges Vercheval, a été invité
à élaborer deux séances de travail qui
seront organisées au Collège Belgique. Tous
à vos agenda ! La première séance, du
11 mars 2010 à 17 heures, permettra d’entendre
et d’échanger avec le professeur Michel Develay
(Université de Lyon). La seconde séance, du
18 mars à 17 heures, nous donnera l’occasion
de rencontrer le professeur François Ost (Faculté
Universitaire Saint Louis). Sous des formes diverses, les
deux séances portent sur la nécessité
d’attribuer une place structurelle à la culture(s)
dans l’enseignement, en Communauté française.
Il est prudent de réserver.
Enfin, suite à la campagne « culture et vous
? » , un groupe de travail se constitue pour lancer,
en Communauté française, un programme de recherches,
étalé sur plusieurs années et consacré
aux formes exigibles des droits culturels tels qu’ils
relèvent des secteurs de la culture(s). On en reparlera
dans les prochaines semaines.
Avis : on recherche des économistes qui aimeraient
travailler, avec nous, à propos des économies
alternatives, dans les perspectives d’une culture démocratique
de l’économie.
Les cotisations des membres sont toujours les bienvenues
!
Roland de Bodt.
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Les couleurs correspondent aux axes suivants :
- Politiques culturelles
- Culture et Solidarité (Art et Santé,
Art et Prison, CPAS)
- Culture et Ecole
- Interculturalité
- Culture et Citoyenneté
|
Culture et Démocratie
L'Agenda :
Cycle de deux
conférences : la culture au cœur des défis contemporains.
La question de l'enseignement.
Les 11 et 18 mars 2010, de 17h à 19h, au Palais des
Académies (Bruxelles)
La question de l’enseignement, s’ouvre en mars prochain
au Collège Belgique. Organisées à l'initiative
de l'Académie royale de Belgique, accueillies par le Collège
Belgique dans la foulée d'une conférence de Bernard
Foccroulle et portées par Culture et Démocratie, elles
prolongent le colloque La culture au coeur de l’enseignement
: un vrai défi démocratique organisé en
novembre 2008.
Il faut ré-enchanter l’enseignement par la dimension
artistique et culturelle. Il faut mettre au coeur de la construction
des savoirs, la créativité, l’esprit critique,
l’expérimentation, l’inventivité et la
pratique collective. Il faut donner à tous un accès
cognitif et matériel à toutes les formes de la création,
celle d’ici et d’ailleurs, celle d’aujourd’hui
et celle du passé. C’est à ces conditions que
l’on construira des adultes ouverts, inventifs, curieux, prêts
à prendre le monde et à lui donner sens.
Telle est la conviction des organisateurs qui invitent à
ces deux conférences, les responsables politiques en charge
de l’éducation et de la culture, les responsables pédagogiques,
les directions, les inspecteurs, tous les enseignants, les formateurs,
les chercheurs en sciences de l’éducation, les acteurs
culturels et tous ceux que ces questions intéressent.
Les deux conférences interrogeront, chacune à leur
manière, la question de la transmission. Elles seront introduites
par Pierre Bartholomée, membre de l’Académie
royale de Belgique, et Sabine de Ville, vice-présidente de
Culture et Démocratie.
- La première conférence, assurée par
Michel Develay, Docteur en sciences de l’éducation,
Professeur émérite des universités, Université
Lumière Lyon 2, aura lieu le jeudi 11 mars 2010 de 17h à
19h au Palais des Académies.
Que transmet-on lorsqu’on enseigne ?
L'école est le lieu d'apprentissage de savoirs. Certes.
Ces derniers, loin d’être éthérés,
sont le fruit de l'histoire des hommes et des femmes affrontant
de multiples questions pour comprendre le monde, les autres hommes
et eux-mêmes. Les savoirs sont le fruit d'un arbre nommé
culture, le terme étant pris dans sa dimension anthropologique.
La conférence éclairera les enjeux et les conséquences
de ce point de vue en s'attachant aux problématiques de la
transmission et du rapport au savoir, faisant de l'enseignant un
passeur de culture.
- La seconde conférence, assurée par François
Ost, vice-recteur des Facultés universitaires Saint Louis
à Bruxelles, professeur de droit et écrivain. aura
lieu le jeudi 18 mars 2010 de 17h à 19h au Palais des Académies.
Lorsque l’enseignement ose la dimension culturelle.
François Ost plaide pour un décloisonnement de la
culture et du savoir, de l'art et de la science. A l'heure de la
pensée unique et de la langue unique, l'art recèle
des possibilités d'utopie susceptibles de tracer des perspectives
innovantes en bien des domaines. En réhabilitant les puissances
de l'imagination, la culture contribue directement à l'élargissement
du savoir. Inversement, le travail du concept permet d'approfondir
et de rationaliser les intuitions artistiques. François Ost
fera état de sa double expérience de professeur de
droit ayant créé des cours de "droit et littérature",
et de dramaturge abordant, dans les écoles et les maisons
de quartier notamment, et parfois avec l'aide de la Ligue des droits
de l'Homme, des thèmes de société comme celui
du voile islamique.
Informations :
Ces deux conférences sont ouvertes gratuitement.
Lieu : Palais des Académies – 1 Rue Ducale à
1000 Bruxelles
Dates et horaires : le 11 mars 2010, de 17h à 19h et le 18
mars 2010, de 17h à 19h
Accès : Bus : 21, 27, 38, 95, 71 Métro : Trône
et Parc. Gare : Gare centrale
Renseignements :
- Culture et Démocratie asbl – 0032 2 502 12 15 –
info@cultureetdemocratie.be -
www.cultureetdemocratie.be/fr
- Collège Belgique – 0032 2 550 22 50 – charlotte.brasseur@cfwb.be
-
www.academieroyale.be
Cycle de sept
tables-rondes : Un enseignement en culture. De l'utopie à
la réalité. Première table ronde : La culture
au coeur de l'enseignement : de quoi parle-t-on ?
Le 29 mars 2010, de 12h30 à 14h30, à la Maison
du Spectacle – la Bellone (Bruxelles)
Utopie ou réalité, Culture et Démocratie défend
le projet d’un "enseignement en culture". Intégrer
structurellement celle-ci dans les savoirs et les compétences
de tous, à tous les niveaux de l'enseignement et encourager
l'expression artistique sous toutes ses formes, voilà l’enjeu
démocratique essentiel !
C’est au cœur de la pratique pédagogique, à
tous les degrés et dans tous les types d’enseignement
que doivent se construire des savoirs, des compétences et
des pratiques culturelles et artistiques, c’est là
qu’il faut, de manière structurelle, dans ces champs
de savoirs aujourd’hui négligés, stimuler une
créativité et une inventivité nouvelles.
Dans le prolongement du colloque La culture au cœur de l’enseignement,
un vrai défi démocratique, Culture et Démocratie
organise sept tables-rondes. Elles se tiendront en 2010 et 2011
dans divers lieux de la Communauté française. Leur
objectif est d'approfondir la réflexion quant à l’articulation
culture/enseignement et d'impliquer activement les acteurs des secteurs
concernés. Au terme de ces rencontres, Culture et Démocratie
présentera des propositions pour un nouveau contrat culturel
pour l’enseignement.
Culture et Démocratie invite tous les acteurs de l’enseignement,
de la formation et de la culture à ces rencontres. Une large
place sera faite aux échanges, aux réactions, aux
propositions des participants ! Les enseignants et leur direction,
les inspecteurs, les étudiants, en particulier ceux qui se
destinent à une carrière dans l’enseignement,
les opérateurs culturels et les artistes, les responsables
de réseaux scolaires, les administrations et les membres
des cabinets des ministères concernés sont donc attendus.
L’inscription est obligatoire. Chaque participant recevra
au préalable des textes et documents visant à préparer
les débats.
Programme de la première table ronde :
La culture au cœur de l’enseignement : de quoi parle-t-on
?
" Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd'hui
être considérée comme l'ensemble des traits
distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs,
qui caractérisent une société ou un groupe
social Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de
vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes
de valeurs, les traditions et les croyances. La culture donne à
l’homme la capacité de réflexion sur lui-même.
C’est elle qui fait de nous des êtres spécifiquement
humains rationnels, critiques et éthiquement engagés.
C’est par elle que nous discernons les valeurs et effectuons
des choix. C’est par elle que l’homme s’exprime,
prend conscience de lui-même, se reconnaît comme projet
inachevé, remet en question ses propres réalisations,
recherche inlassablement de nouvelles significations et crée
des œuvres qui le transcendent. "
(Unesco, Déclaration de Mexico sur les politiques
culturelles, 1982)
Une rencontre pour explorer le concept «culture» et
réfléchir à ce qui, aujourd’hui, fait
défaut / ou non, dans les cursus de formation obligatoire
et supérieure. Quels sont les points de convergence et/ou
de complémentarité entre une lecture anthropologique
de la culture, la culture savante, la culture scolaire, la culture
des adultes et celle des jeunes, toutes les formes de la culture
? Comment construire un enseignement «en culture» ?
Modérateur : Eddy Caekelberghs (journaliste à
la RTBf)
Intervenants :
Anne-Marie Vuillemenot (anthropologue, chargée de cours à
l’UCL)
Antoine Pickels (auteur et directeur de La Maison du Spectacle –
La Bellone)
Jacques Liesenborghs ( co-fondateur du Cgé )
Plus d’informations :
- La Maison du Spectacle-La Bellone :
Rue de Flandre 46 - 1000 Bruxelles
- Culture et Démocratie asbl – 0032 2 502 12 15 –
info@cultureetdemocratie.be -
www.cultureetdemocratie.be/fr
Les productions
Rapport de la rencontre – débat du 29 janvier 2010
autour du Plan Culturel pour Bruxelles.
A l’initiative du Réseau des Arts à Bruxelles
et du Brussels Kunstoverleg, le secteur culturel bruxellois a mené,
durant 2 ans, des réflexions, études et débats
autour des enjeux et priorités pour l’activité
artistique et culturelle à Bruxelles. Ils ont débouché
sur la publication du Plan culturel pour Bruxelles. 120 acteurs
culturels bruxellois y dévoilent les questions, exigences
et ambitions concrètes formulées pour eux-mêmes,
pour le secteur culturel dans son ensemble et pour la ville.
Afin de mieux cerner le contenu et les objectifs du Plan culturel
pour Bruxelles, Culture et Démocratie, le Réseau des
Arts à Bruxelles, le Brussels Kunstoverleg et le Centre culturel
Jacques Franck ont organisé une rencontre-débat. Vous
accéderez au rapport de cette rencontre en cliquant ici.
Coups de cœur
Notre premier
coup de cœur du mois est pour le CDWEJ ( Centre Dramatique
de Wallonie pour l’Enfance et la Jeunesse), récemment
primé au Forum des Innovations en Éducation pour son
opération «Art à l'École » :
Créé en 1982, le CDWEJ œuvre au rapprochement
entre le monde de l’éducation et le monde artistique,
à l’établissement de nouveaux rapports entre
les arts de la scène et les publics. Ces rapprochements,
le CDWEJ les envisage par le biais de la rencontre et du partenariat
en travaillant sur deux axes:
1/ La diffusion des spectacles :
- Une saison de spectacles jeune public à Strépy-Bracquegnies,
en scolaire et en tout public.
- De multiples activités organisées autour de la
programmation pour accompagner les jeunes spectateurs et les enseignants.
- Un festival international tous les 3 ans. Le 7e Festival International
Jeune Public «Turbulences» s’est déroulé
en novembre 2009 à Namur.
2/ L'opération “Art à l'École”
:
Initier les bébés, enfants et adolescents à
la pratique artistique et former les puéricultrices, enseignants,
médiateurs culturels et les artistes à cette démarche.
Cette opération se décline en 5 modules : «Théâtre
à l'École», «Danse à l'École»,
«Écriture à l'École», «Art
et Petite Enfance» et «La marionnette chez les tout-petits».
Ateliers, formations et Rencontres Inter-régionales sont
organisés au sein de chacun de ces modules.
- Ateliers artistiques dans les écoles
(de la maternelle au secondaire) : des artistes y travaillent en
partenariat avec des enseignants pour mener conjointement des projets.
Ces résidences d’artistes se déroulent dans
toute la Wallonie, en partenariat avec les centres culturels Points
de chute du CDWEJ.
- Formations : le CDWEJ met en place et coordonne
différentes formations ayant trait à l’art à
l’école. Celles-ci s’adressent aux enseignants,
artistes et médiateurs culturels qui développent (ou
souhaitent initier) des ateliers artistiques en milieu scolaire
et s’appuient sur la philosophie du partenariat.
En parallèle, cet axe formation est également développé
au sein des Hautes Ecoles afin de sensibiliser les étudiants
futurs instituteurs et futurs éducateurs ainsi que leurs
enseignants.
- Rencontres Interrégionales : les participants
(élèves, enseignants, artistes et médiateurs
culturels) ont l’occasion de faire se rencontrer le fruit
des différents ateliers dans un contexte professionnel et
particulièrement étudié pour que priment la
rencontre et le véritable échange.
Pour les établissements scolaires qui souhaitent introduire
une demande d’atelier artistique pour la saison 2010-2011,
un appel à candidatures est en préparation : il sera
téléchargeable prochainement sur le site www.cdwej.be
(onglet « Art à l’Ecole »).
Entre temps, vous pouvez obtenir des informations à ce sujet
en contactant directement le CDWEJ au 064/66 57 07 ou par mail à
info@cdwej.be.
Le second coup de cœur du mois est pour « Le P'tit Ciné
» qui fête ses 15 ans d'existence et programmera, en
ce mois de mars, une série de documentaires autour du thème
générique : « Regards sur le travail »
En 2010, Le P’tit Ciné, association de diffusion de
films documentaires sur les grands écrans des salles de cinéma,
fête ses 15 ans. De riches saisons au cours desquelles la
structure s’est attachée à faire rimer culture
et société, jouant avec délices son rôle
de passeur entre des cinéastes qui pensent leur art pour
interroger au mieux les évolutions du monde et un public
citoyen.
En mars, comme depuis 12 ans déjà, Le P’tit
Ciné mène des rencontres documentaires, intitulées
« Regards sur le travail », programmant films et débats
autour de la question du travail et de ses représentations
dans le documentaire. Témoins des enjeux contemporains du
monde du travail, les films proposés sont avant tout le fruit
de rencontres humaines, d’histoires individuelles ou collectives
et du travail des cinéastes partis à leur découverte,
avec la caméra comme outil et le cinéma comme geste.
Cette année, les projections ont lieu dans plusieurs cinémas
partenaires à Bruxelles, du 14 mars au 6 avril, et seront
l’occasion d’échanges entre les réalisateurs
et acteurs de terrain, autour de thèmes aussi divers que
les nouvelles formes de management « par la manipulation »
dans les entreprises du tertiaire (samedi 20 mars – espace
Delvaux), les bouleversements du service public (mardi 6 avril –
espace Delvaux), mais aussi – un peu d’humanité
! – un focus sur les métiers qui « créent
du lien ». La soirée du dimanche 21 mars (Espace Delvaux)
sera l’occasion de faire le point, avec des représentants
du secteur, sur les évolutions du travail des soignants en
santé mentale. Le festival « Regards sur le travail
» s'ouvrira, le 14 mars au cinéma Arenberg, par une
soirée hommage à Jacques Duez, trop tôt disparu,
pour (re)voir les films de ce pédagogue « à
la caméra ». Les discussions libres, éclairées,
étonnantes, menées avec les plus jeunes au long de
sa carrière dans l’enseignement, et filmées,
démontent toute tentation de résignation face aux
évolutions ternes d’un monde qu’on nous dit en
crise.
« Regards sur le travail », ce sont enfin des projections
de films de patrimoine à la Cinematek : un programme inédit
de courts métrages roumains, réalisés entre
1960 et 1989 et pourtant étonnement critique de la politique
du régime de Ceausescu à l’égard des
travailleurs (16 mars), et une double affiche de films militants
réalisés au cours des années 70 qui interrogent
la condition féminine au travail (30 mars).
Programmation complète :
www.leptitcine.be
www.regardssurletravail.be
Information complémentaire :
Le P’tit Ciné
5, rue du Fort – 1060 Bruxelles
Contact : Pauline David / 02 538 17 57
contact@leptitcine.be
Notices bibliographiques
Les propositions de Roland de Bodt
BADINTER, Robert – Demain vous voterez l’abolition
de la peine de mort
BADINTER, Robert – Demain vous voterez l’abolition
de la peine de mort, Paris (France), Editions Points, Les grands
discours, numéro P2245, 2009, 61 pages, ISBN : 978.2.7578.1502.1
Présentation : Il s’agit de l’édition
en langue française de deux discours prononcés devant
l’Assemblée nationale française et concernant
la peine de mort. L’un prononcé le 3 juillet 1908 par
Maurice Barrès, alors député nationaliste,
est un plaidoyer pour l’application de la peine de mort, l’autre
prononcé le 17 septembre 1981 par Robert Badinter, alors
garde des Sceaux, est un plaidoyer pour l’abolition de la
peine de mort. La collection « grands discours » est
une initiative éditoriale récente et originale qui
entreprend de publier conjointement et à un prix très
abordable, les textes de discours qui témoignent des débats
et des préoccupations de notre temps. On trouvera également
dans la collection un volume consacré à la question
de l’avortement, un autre consacré à la décolonisation,
l’appel du 18 juin de Charles de Gaulle, … Format poche,
papier de grande distribution, grand caractère lisible, dos
carré collé. Prix annoncé autour de 3,00 €.
– Commentaire : Un peu partout en Wallonie
et à Bruxelles, j’ai participé à de nombreux
débats organisés dans la suite de la présentation
du spectacle « Dérapages » proposé par
la compagnie de théâtre itinérant Arsenic. A
travers ces échanges bouillonnants j’ai pu mesurer
combien la question culturelle de l’abolition de la peine
de mort reste en débat dans l’esprit des populations
de notre communauté francophone et notamment auprès
des jeunes. Il me semblait même qu’il serait de première
importance de mener un projet culturel de grande envergure sur ce
thème. Tout l’intérêt de la démarche
des Editions Points réside dans le fait de donner très
largement accès aux textes originaux de ces discours. Enfin
il devient possible de les trouver aisément, de les lire,
de les analyser et des les commenter, d’en débattre.
C’est déjà un très grand bénéfice.
Il y a cependant un bémol à mon premier enthousiasme
: c’est l’absence d’un soutien pédagogique
qui puisse assister l’enseignant qui voudrait utiliser ces
textes dans un cadre scolaire. Car pour pouvoir présenter
ces textes et comparer les arguments des uns et des autres il y
a vraiment une conduite pédagogique à concevoir et
à éprouver. J’aurais aimé trouver un
renvoi, même succinct, vers d’autres textes qui peuvent
servir de ressources dans le débat ou qui témoignent
de l’histoire des idées abolitionnistes. Quels jeunes
enseignants peuvent aujourd’hui s’emparer de ces textes
pour en tirer substance en faveur d’une culture de l’abolition
de la peine de mort ? Ne seront-ils pas dépassés par
la force culturelle des vieux archétypes de la haine manœuvrés,
avec un talent oratoire non négligeable, par Barrès
? Comment conduire le débat avec les étudiants sur
ces questions où la rhétorique opère puissamment
sur les représentations imaginaires et les diverses conceptions
culturelles construites et partagées (ou partageables) à
propos du progrès de l’humanité ? « C’est
seulement pour la peine de mort qu’on invente l’idée
que la peur de la mort retient l’homme dans ses passions extrêmes
» (Badinter, page 25). Il me semble donc juste de saluer cette
initiative et de la faire connaître tout en appelant à
la vigilance et assurément à l’invention pédagogique
sur ce thème crucial. [Mons (Belgique), Roland de Bodt, le
15 février 2010] – Publics : Enseignants,
bibliothèques publiques, mandataires politiques, administrateurs
publics, juristes, journalistes, animateurs culturels et sociaux,
artistes. – Mots clés : Abolition
de la peine de mort ; démocratie ; droit ; justice ; libertés
et droits fondamentaux de l’être humain ; passions humaines
; politique. – Adresse web des éditeurs :
non renseignée. – Contenu : «
Demain vous voterez l’abolition de la peine de mort »
– présentation (7) – Discours de Robert Badinter
(9) – Chronologie (47) – « Je croix qu’il
y a lieu de recourir à la peine exemplaire » –
présentation (49) – Discours de Maurice Barrès
(51) – Chronologie (61) – liste des grands discours
publiés (63)
MENGER, Pierre-Michel – Le travail créateur, s’accomplir
dans l’incertain
MENGER, Pierre-Michel – Le travail créateur, s’accomplir
dans l’incertain, Paris (France), Gallimard et Seuil,
Hautes études, 2009, 670 pages, ISBN : 978.2.02.098682.3
Présentation : Il s’agit de l’édition
originale en langue française d’une somme de travaux
consacrés par le sociologue Pierre-Michel Menger à
un ensemble de grands thèmes caractéristiques du travail
de l’artiste en tant que créateur. L’auteur a
publié précédemment des ouvrages d’un
réel intérêt et vivement recommandés
concernant notamment les artistes du spectacle vivant, tels que,
par exemple, « La profession de comédien, formations,
activités et carrières dans la démultiplication
de soi » (La documentation française, 1998) ; «
Portrait de l’artiste en travailleur, métamorphoses
du capitalisme » (La république des idées, au
Seuil, 2003) ; « Les intermittents du spectacle, sociologie
d’une exception » (Editions de l’Ecole des hautes
études en sciences sociales, 2005). Il est directeur de recherches
au CNRS et directeur d’études à l’Ecole
des hautes études en sciences sociales où il enseigne
la sociologie du travail et la sociologie des arts. Format livre,
mise en page sobre et lisible, papier de grande distribution, dos
carré collé, prix recommandé autour de 30,00
€. – Commentaire : Je n’ai pas
encore eu le temps de lire l’ensemble du livre, mais nous
sommes en présence d’une sorte de somme de travaux
qui sont chacun intéressants dans leurs thèmes spécifiques
et leurs approches choisies. C’est pourquoi je ne pense commettre
d’impair majeur en vous recommandant de découvrir cette
somme. A ce stade de ma lecture, je peux difficilement évoquer
la cohérence d’ensemble du volume. Il y a certainement
une thèse fondamentale, celle de reporter (au sens géométrique)
le principe d’incertitude comme facteur d’explicitation
à la fois du statut et des processus professionnels collectifs
des artistes créateurs. Et cette perspective majeure rend
légitime de s’intéresser à des questions
aussi différentes que les relations d’emploi des comédiens,
au chapitre 11, ou le problème de l’évaluation
de l’achèvement de l’œuvre autour de la
figure du sculpteur Rodin, au chapitre 9, ou la question des relations
entre talents et réputation, au chapitre 6, ou encore comment
évaluer la grandeur artistique autour de la figure de Beethoven,
etc. (voir la table des matières ci-dessous). Si l’intérêt
est constant et si chaque thème occasionnerait à soi
seul autant de débats et de séminaires passionnants,
il faut reconnaître que le travail de l’écriture
est parfois inconstant : ici, une fluidité des propos assemblés
après une longue méditation, une expérience
pédagogique accomplie qui facilite les énoncés
et les clarifications, et là parfois – notamment dans
l’intro ! – on sent l’effort accomplit pour arraisonner
l’ensemble en une somme considérable. Mais tout ceci
est si peu un défaut devant l’entreprise qu’il
faut encourager le lecteur à ne pas se laisser rebuter et
à aller au-delà : il sera largement dédommagé
de sa persévérance. La démarche sociologique
inventive et vigilante de Pierre-Michel Menger impose sa rigueur
et interroge avec vivacité la relation de ces métiers
de la création aux circonstances de l’économie
et de la politique. Voici vingt années de travail ramassées
en moins de sept cent pages, largement documentées, cela
ne se lit pas en vingt minutes. Il y en a donc peut-être pour
un an ! La bibliographie est à la hauteur de la démarche.
C’est réellement un investissement ! Pour avancer dans
la pensée des métiers créateurs. Pour comprendre
les économies qui en usent avec une flexibilité de
plus en plus violente et les politiques qui les soutiennent –
dont il faut régulièrement interroger les pertinences
et les finalités. A tout cela, l’ouvrage présenté,
apporte des formulations, des démythifications et des regards
nouveaux qui invitent aux débats. Je recommande vivement.
[Mons (Belgique), Roland de Bodt, février 2010] –
Publics : professionnels des arts et de la culture, journalistes,
administrateurs publics, chercheurs, enseignants dans les domaines
concernés, syndicalistes, mandataires politiques –
Mots clés : arts ; consommation culturelle
; création ; économies de la culture ; emplois des
artistes ; fabrication des œuvres ; industries culturelles
; institutions culturelles ; politiques culturelles ; pratiques
culturelles ; sociologie des arts ; sociologie du travail artistique.
– Adresses web des éditeurs : www.editionsduseuil.fr
– Contenu : INTRODUCTION : le principe d’incertitude
(7) – Remerciements (29) – CHAPITRE I : Agir en horizon
incertain ; l’analyse causale et temporelle de l’action
(33) – Les acteurs et le temps en sociologie (34) –
Les théories déterministes en sociologie (36) –
Les théories interactionnistes en sociologie (45) –
un bilan intermédiaire (57) – Les acteurs et le temps
en économie (64) – Du temps logique au temps historique
: équilibre temporaire et économie séquentielle
(75) – Causalité et temporalité (87) –
CHAPITRE II : Est-il rationnel de travailler pour s’épanouir
? (101) – Le travail : de l’homogène à
l’hétérogène (103) – Rationalité
collective, inégalité des talents et division du travail
: le cas des activités artistiques (119) – Incertitude,
prise de risque et individualisation de l’accomplissement
de soi (132) – CHAPITRE III : Travail, structure sociale et
consommation culturelle ; vers un échange de signification
entre travail et loisir ? (141) – Le travail et le loisir
en quantités et en comparaisons : convergences et segmentations
(143) – Temps libre et loisirs culturels (151) – Les
qualités du travail et du loisir : utilités et désutilités
(154) – Conclusion : travail expressif, loisir intensif ?
(161) – CHAPITRE IV : Les pouvoirs de l’imagination
et l’économie des désirs ; Durkheim et l’art
(166) – L’ambigüité de l’art et les
risques du dérèglement individuel (167) – Art
et communauté (177) – L’économie de la
réserve (181) – CHAPITRE V : Rationalité et
incertitude de la vie d’artiste (187) – Les arguments
monétaires et non monétaires du choix professionnel
(188) – Les séductions de l’incertitude et les
incitations à la prise de risque (203) – Professionnalisation
et réduction du risque (213) – La gestion de l’incertitude
et les déséquilibres du marché du travail artistique
(224) – CHAPITRE VI : Talent et réputation ; les inégalités
de réussite et leurs explications dans les sciences sociales
(237) – La formation et le revenu des artistes (239) –
Que valent les formations aux professions artistiques (240) –
Apprendre la vie d’artiste : la fonction de socialisation
de l’enseignement (247) – La rémunération
du travail et ses composantes (250) – Les inégalités
spectaculaires : de la critique à l’analyse (261) –
Pourquoi classer ? Les antinomies de l’évaluation (263)
– La compétition sélective : révélation
ou construction de la valeur ? (268) – Un monde possible sans
compétition ni différence de talent ? (277) –
Exploiter l’incertitude : surproduction, tournois et carrières
(287) – L’explication des inégalités selon
le modèle des superstars de Sherwin Rosen (299) – Talent
et influence sociale (306) – La manufacture du talent et du
succès : culture savante contre culture industrielle ? (316)
– Le modèle mertonien de l’avantage cumulatif
(328) – L’aléa, à l’origine des
différences de trajectoire (336) – L’intensité
variable de l’avantage cumulatif (346) – Les appariements
sélectifs (354) – Talents et hiérarchies : un
modèle (359) – CHAPITRE VII : Comment analyser la grandeur
artistique ? Beethoven et son génie (367) – La grandeur
de l’artiste : un maximum social ? (372) – Les torsions
de l’explication déterministe du génie (377)
– Beethoven entre mécénat et marché ou
comment installer le génie dans son décor social (385)
– Le génie, une simple affaire de construction sociale
? (394) – Puissance du mécène, habilité
du génie (402) – Entre bourgeois et aristocrates, Beethoven
musicien parmi ses pairs (411) – Ni donné ni construit
: l’amplification des différences indéterminées
de talent jusqu’à la célébration du génie
(422) – CHAPITRE VIII : La précocité créatrice
et les conditions sociales de l’exception (429) – La
précocité : légendes et faits (430) –
Le calendrier de la précocité (432) – Les conditions
de la précocité créatrice (435) – La
démocratisation de la précocité créatrice
(442) – CHAPITRE IX : Les profils de l’inachèvement
; l’œuvre de Rodin et la pluralité de ses incomplétudes
(447) – Jouer avec l’incomplétude : unicité,
multiplicité, pluralité (450) – Les vouloir
dire de l’inachèvement (456) – Le travail du
choix (460) – L’œuvre, issue imprévisible
et inévitable (464) – Quelles prises analytiques ?
Rodin et les cours possibles de l’achèvement de l’œuvre
(469) – CHAPITRE X : L’artiste, l’employeur et
l’assureur ; la croissance déséquilibrée
du travail par projet dans les arts du spectacle (483) – Le
travail dans l’organisation par projet (485) – Offre
et demande de travail discontinu : mécanismes et principes
d’analyse (488) – La relation contractuelle brève
et flexible et ses mécanismes incitatifs (490) – Une
croissance en déséquilibre (494) – L’organisation
d’un marché désintégré du travail
: à qui la charge ? (496) – L’hyperflexibilité
sous abri assurantiel (499) – Un risque inassurable ? (504)
– Troupe ou projet ? (512) – CHAPITRE XI : Les relations
d’emploi et l’organisation de l’activité
des comédiens (519) – Les caractéristiques de
l’emploi (520) – Le comédien et la gestion des
liens d’emploi (529) – Les comédiens et la multiplicité
des rôles professionnels (532) – Les comédiens
metteurs en scène (533) – CHAPITRE XII : Economie et
politique de la gravitation culturelle ; Paris et la concentration
de l’offre artistique dans les années 1980 (539) –
L’hégémonie parisienne a-t-elle été
renforcée ou affaiblie par le développement de l’action
culturelle publique ? (541) – Paris, creuset de l’essor
culturel (547) – La concentration géographique de l’offre
culturelle (552) – L’évolution de la concentration
des artistes (554) – Les mouvements désaccordés
de l’offre de travail et de la demande de biens culturels
(557) – Pourquoi la concentration parisienne ? (562) –
L’ambivalence de l’action de l’Etat : la politique
culturelle entre décentralisation et internationalisation
(570) – L’internationalisation des marchés artistiques
: compétition culturelle et concurrence marchande (573) –
CHAPITRE XIII : Art, politisation et action publique (583) –
L’universalité des valeurs artistiques et les inégalités
de consommation culturelle (585) – L’avant-garde artistique
et l’opposition à l’ordre bourgeois (594) –
L’artiste, le progrès et le mouvement : entre modernité
et avant-garde (597) – L’individualisme et l’originalité
(603) – Un engouement embarrassant : les élites sociales
et l’art avancé (609) – Après la politisation,
la politique : la sécularisation des avant-gardes (612) –
CONCLUSION (621) – Bibliographie (627) – Index des noms
(648) – Index des matières (655) – Table des
matières (669) – Du même auteur (n.n.)
Le Réseau
Opinion
Une réflexion,
suite à l’éditorial de Roland de Bodt "
La pauvreté au XXème siècle ", paru
dans la Lettre de Culture et Démocratie n° 41.
Effectivement, la pauvreté ne tombe pas du ciel. Elle n’est
pas seulement un effet, certes aggravé, de la crise économique
actuelle. En cela, Roland de Bodt énonce une évidence,
dont les causes sont enfouies loin dans l’histoire.
Le tournant qui marque la prise de conscience de la "question
sociale" a eu lieu en effet à la Révolution française...
et avec les écrits de Charles Dickens, Victor Hugo, Engels
qui émettent une critique immanente du libéralisme.
En France, paraissait également, en 1831, la revue "l’Echo
de la Fabrique" rédigé par des ouvriers et des
publicistes.
Le jeune Léon Bronstein (plus tard devenu Léon Trotsky)
participe en 1880 à la fondation de "l’Union ouvrière
de la Russie du Sud" qui, au départ, rassemble une centaine
d’ouvriers. Je pense aussi aux "Cahiers de Doléances
des Infortunés" rassemblés par le fonctionnaire
Dufourny de Villiers (en France), qui nomma cette population le
"Quatrième Ordre", terme fondateur du sous-prolétariat.
Ajoutons "le Peuple d’En-Bas" de Jack London, "la
Misère du monde" du sociologue Bourdieu, plus récemment
"les Naufragés" de Patrick Declercq… Les
chercheurs poursuivent inlassablement leur quête !
Pour nous, à la réflexion, ce qui progresse lentement,
difficilement et comme marchant à l’écrevisse,
c'est la conscience collective, le ressenti de cette injustice "intolérable"
que doivent supporter les plus pauvres de nos sociétés
développées et, de manière explosive, ceux
qui vivent dans les régions du monde où prolifèrent
les bidonvilles, les slums, les favelas… Une injustice qui
est la conséquence d’un système basé
sur une économie de marché ultralibérale liée
à des mécanismes de dominance de groupes ; les analyses
ne manquent pas à ce sujet, surtout depuis les angoisses
de la fin de l’année 2008…..
La Déclaration Universelle des Droits Humains date de 1948
; une conséquence plus récente de ses effets est la
"Cour Européenne des droits de l’homme à
Strasbourg". Savons-nous qu’une famille en grande précarité
dont la garde des enfants est retirée suite à un jugement
dans un pays de l’Union Européenne, peut monter un
dossier avec l’aide d’avocats dévoués
à leur cause, et l’introduire à Strasbourg pour
contester ce verdict ; si, auparavant, toutes les procédures
dans ledit pays ont été épuisées, la
Cour européenne peut infirmer une telle décision.
Il manque cependant, à ce stade, les effets juridiques contraignant
l’Etat désavoué .
Travail lent et obscur, en priorité pour les pauvres ; pédagogie
tout aussi diffuse marquée d’invisibilité dans
la conscience collective… mais sans doute non dénuée
de sens, à long terme.
La révolution culturelle, alors, est bien un changement radical
si nous considérons le peuple universel des pauvres comme
acteurs prioritaires d’émancipation humaine. Ce critère
s’avère incontournable au regard de l’évolution
de notre condition d’homme ; les exclus deviennent source
et force d’inspiration dans nos luttes pour la transformation
des systèmes économiques et politiques que nous avons
contribué à construire, protéger et même
sauvegarder au prix de la souffrance sociale.
Dominique Rammaert
L'Agenda
Consultez également l'agenda
du site de Culture et Démocratie ...
Conférences, colloques, débats, rencontres, séances
d'informations...
« Rives
d'Europe : Occident de l'Orient, Orient de l'Occident », avec
Roland de Bodt
Le 25/02/10, à 19h30, à la Maison de la Laïcité
de l'Entité courcelloise.
La reconnaissance de la diversité culturelle dans l'Europe
est la condition de son unité politique. L'Europe Commune
ne pourra briller de ses milles feux – et dès lors
véritablement exister, être à la hauteur de
son projet – que si, en son sein, ont lieu reconnaissance
et respect des multiples sources de lumière qui créeraient
son rayonnement. Dans cette démarche d'un faire connaissance
sincère avec ce multiple qui nous façonne comme "européens",
il est important de réfuter le strict amalgame entre l'histoire
de l'Europe et celle de la chrétienté. L'Europe a
des racines en rhizome et en réseau ! Racines juives, grecques,
romaines, chrétiennes, arabes, musulmanes, celtes, athées...
Et aujourd'hui encore il s'en crée des nouvelles...
Infos :
Maison de la Laïcité de l'Entité courcelloise
rue E. Vandervelde, 5 – 6182 Souvret
071/465326
Wifi pour tous
!
Le 27/02/10, de 20h à 23h, à l'espace Magh (
Rue du Poinçon, 17 - 1000 Bruxelles ), dans le cadre de la
semaine thématique de la Ligue des droits de l'Homme : «
Technologie, mon amour » (http://www.liguedh.be:80
).
La mise en place d'un réseau wi-fi public unique en zone
urbaine présente des avantages indéniables. En participant
à une rationalisation de l'offre, elle permettrait de freiner
le foisonnement des ondes radios induites par l'organisation privée
actuelle, dont les conséquences sanitaires sont encore peu
connues et sujettes à controverses. N'agissant pas sur l'inégalité
des ménages en termes de possession d'équipements
informatiques, elle constituerait un instrument de poids dans la
lutte contre la fracture numérique, dans la mesure où
elle offrirait un accès égal à tous les habitants
d'une zone donnée à cet indispensable outil d'émancipation
que constitue aujourd'hui l'Internet. En termes de pouvoir d'achat,
les coûts de mise en place et d'entretien d'un tel réseau
se révélerait infiniment moindres que la somme des
versements mensuels effectués par l'ensemble des ménages
urbains pour disposer d'un accès à l'Internet.
Les avantages en termes de santé publique, de lutte contre
la fracture numérique et de pouvoirs d'achat doivent toutefois
être confrontés aux possibilités que laisse
la législation européenne en matière de concurrence,
ainsi qu’au danger d'une centralisation trop grande de l'infrastructure
matérielle en matière de flux informationnels, et
de possible mainmise étatique sur ceux-ci. C'est pour approfondir
l'ensemble de ces aspects et arguments que la Ligue des droits de
l'Homme organise ce colloque permettant non seulement une confrontation
sereine des valeurs mais également une mise au point sur
les conditions techniques de faisabilité d'un tel projet.
Infos :
celine.romainville@hotmail.com
Bien entendu, soyez attentif à l’ensemble de la programmation
de « Technologie, mon amour » qui se déroule
à l’espace Magh du 23/02/10 au 28/02/10… dont
voici le
programme.
Artistes dans la cité : 17 ans d’actions socio-artistiques.
28/02/10, 14h au Gemeenschapscentrum « DE MARKTEN »
( rue du Vieux marchés aux Grains 5 - 1000 Bruxelles).
Le Centre d'Expression et de Créativité – L’IStudio/IS
asbl propose des projets participatifs et collectifs, des ateliers
et des débats-conférences afin de développer
une maîtrise plus efficace des moyens de communication, d’action
et d’analyse et de développer l’esprit critique
et la responsabilité citoyenne dans les questions de société.
Partant de ses différentes actions menées au cours
de ces 17 dernières années, Istudio/IS asbl propose
un débat sur le rôle de l'artiste dans la cité...
Infos :
istudio@istudio.name
Elles cultivent, qui récolte ? Le rôle des femmes dans
l'agriculture paysanne des Grands Lacs.
Le 2/03/10, 20h, à l'International Auditorium
Entraide et Fraternité vous invite à une conférence-débat
à Bruxelles sur les enjeux de l'agriculture paysanne. Quels
sont ses atouts, mais aussi ses difficultés ? Quelle est
l'action de la coopération belge dans ce domaine ? Quel est
le rôle et quelle est la place des femmes dans la petite agriculture
familiale de cette région ? Quelles sont les conséquences
de l'instabilité politique de la région des Grands
Lacs et des difficultés économiques et culturelles
sur l'agriculture paysanne ? Pour évoquer ces thèmes
et en débattre, Entraide et Fraternité a invité
Mr. Charles Michel, ministre de la Coopération au Développement,
Mme Colette Braeckman, journaliste au Soir et spécialiste
de l'Afrique des Grand lacs, Mme Pascasie Kana, Secrétaire
exécutive de l'Organisation d'Appui à la Promotion
(Burundi) et Mr. José Bové, figure alter mondialiste
bien connue pour son combat en faveur de la souveraineté
alimentaire et député européen.
Infos :
The International Auditorium
International Trade Union House
Boulevard du Roi Albert II, 5/2
1210 Bruxelles
Entraide et Fraternité
02/219 58 07
www.entraide.be
La pauvreté
et ses répercussions sur les enfants
Le 3/03/10, de 10 à 12h, à Canal Santé.
Le Réseau Canal Santé vous invite, dans le cadre
de son cycle gratuit de conférence "Les enfants du Canal"
à écouter Bernard de Vos, Délégué
général aux droits de l’enfant, qui parlera
sur : « La pauvreté et ses répercussions sur
les enfants » (rapport au Parlement de la Communauté
française)
Infos :
Lieu des conférences : Boulevard de l'Abattoir 27-28 à
1000 Bruxelles
Réseau Canal Santé : Tél 02 548 98 11 - canal-sante@tele-service.be
Les «
rendez-vous CEC » à la Foire du Livre de Bruxelles
Espace « Echappées africaines » – stand
313
Du 4 au 8 mars, à la foire du livre de Bruxelles (Tour
et Taxis, avenue du Port, 86C à 1000 Bruxelles )
2010, année des 50 ans d’indépendance de 17
pays d’Afrique, constitue pour la Foire du livre de
Bruxelles l’occasion de donner une visibilité particulière
aux littératures d’Afrique et des Antilles.
Au sein de l’espace « Echappées africaines »
la Foire du Livre et l’Ong CEC (Coopération par
l’Education et la Culture), vous invitent à venir à
la rencontre de nombreux auteurs africains. Un
lieu d'échanges inédit à ne pas manquer !
Face au terrible séisme qui a frappé Haïti et
autour de la présence de Dany LAFERRIERE (L’énigme
du retour, Grasset, Prix Medicis 2009) des rencontres avec
l’auteur, des lectures de textes d’écrivains
haïtiens et la projection d’entretiens filmés
seront autant d’occasions de rendre hommage à l’extraordinaire
résilience du peuple haïtien et de découvrir
ceux qui disent le mieux Haïti : ses écrivains.
Infos
Programme
complet
Coopération par l'Education et la Culture
Maison de la Francité
rue Joseph II, 18
(entrée par le 19F avenue des Arts)
1000 Bruxelles
Tél : + 32 (0) 2 217.90.71
Fax : + 32 (0) 217.84.02
mail : kim@cec-ong.org
site : www.cec-ong.org
Le service public
: quels enjeux pour la démocratie. Une conférence
et une discussion avec Olivier Starquit.
Le 8/03/10, à 19h, à Bruxelles laïque (18-20,
avenue de Stalingrad - 1000 Bruxelles)
Le service public est un instrument fondamental de la démocratie.
Animé par les principes d'égalité et d'impartialité,
il contribue aux conditions de possibilité de la citoyenneté
et de la justice sociale. Il n'a pourtant pas toujours bonne réputation
et semble aujourd'hui menacé par diverses évolutions
: restrictions budgétaires, nouvelles pratiques de management,
directive Bolkestein, sous-traitance voire abandon au secteur privé,
clientélisme, immixtion du religieux,...
Quels sont les enjeux liés au service public ? Comment préserver
ses missions universelles ? Pourquoi et comment le service public
peut-il être le fer de lance d'une société propice
à l'épanouissement du citoyen et à l'émancipation
politique ?
Olivier Starquit est maître en traduction et maître
en relations européennes et en politique européenne.
Il coordonne les activités des Amis du Monde Diplomatique
de Liège. Auteur de L'individu privatisé. Le service
public pour la démocratie, éd. Espace de Libertés
(Liberté, j'écris ton nom), 2009.
Infos :
Entré libre – réservation souhaitée
02/289 69 00
bruxelles.laique@laicite.be
Après-midi
d’information « organisation de projets culturels dans
l’espace public bruxellois »
Le 9/03/10, de 13 à 18h, au Beursschouwburg (20 - 28
rue Auguste Orts - 1000 Bruxelles)
Vous souhaitez réaliser un projet dans l’espace public,
mais vous vous débattez avec les demandes qu’il vous
faut introduire… Si vous faites face à des questions
telles que : « à quelle autorité faut-il que
j’adresse ma demande ? », « de quelle compétence
ma demande relève-t-elle ? », « que faut-il précisément
mentionner dans ma demande ? », ou « combien de temps
faut-il pour que ma demande soit traitée ? », etc.,
notre après-midi d’information vous apportera des réponses
précieuses !
Les organisateurs qui souhaitent mettre sur pied un projet dans
l’espace public ne savent pas toujours à quel service
ou à quelle administration soumettre leur(s) demande(s),
ou quelle procédure suivre. À la demande de quelques
acteurs bruxellois et en concertation avec eux, le Brussels Kunstenoverleg
(BKO) et le Réseau des Arts à Bruxelles (RAB) organisent
une après-midi d’information pour éclairer le
fonctionnement des services concernés et les procédures
à suivre.
L’après-midi se compose de deux parties : une séance
informative et un débat. Lors de la première partie,
les représentants des autorités publiques prendront
la parole. Dans la seconde partie, ils entameront le dialogue avec
le public. Les services suivants de la Ville de Bruxelles ont d’ores
et déjà confirmé leur participation : le Comité
de Gestion des Evénements en Espace Public, le Service du
commerce, le Département Urbanisme – la délégation
au développement de la Ville, le Service interventions-opérations,
le Service de l’Électricité, Zone verte, le
Service de la culture, et la Police. Nous espérons associer
à cette initiative des asbl comme le Bureau des Grands Evénements.
Infos :
Si la participation est gratuite, l’inscription est de rigueur
! Avant le mardi 2 mars !
Veuillez envoyer un courriel à Veerle Vanderleen (veerle@brusselskunstenoverleg.be)
et mentionner clairement l'organisation pour laquelle vous travaillez.
La construction
de la modernité
Le 10/03/10, 20h30, aux Halles de Schaerbeek
Driss Ksikes, journaliste, dramaturge et écrivain basé
à Rabat, a été condamné à trois
ans de prison avec sursis, alors qu’il était rédacteur
en chef du journal Nichane, publié en arabe dialectal et
rédacteur à Tel Quel, publié en français.
En 2007, le dossier qu’il avait publié sur l’humour
marocain et les blagues concernant le roi, la religion et le sexe
— les trois lignes rouges à ne pas franchir —
avait été jugé attentatoire « à
la monarchie et à l’islam ». Auteur de plusieurs
pièces et romancier (Ma boîte noire, éd. 2006),
l’ex-rédacteur en chef de Tel Quel évoque le
décalage entre la modernité de la société
marocaine et la vision que nous en avons ici.
En conversation avec Mohammed Berrada, romancier et critique littéraire
basé à Bruxelles, considéré comme le
chef de file du roman moderne marocain.
Ce débat est organisé par les Halles dans le cadre
de « Mars en Méditérranée », une
programmation qui invite artistes, intellectuels, et public à
se questionner sur la modernité de cette région voisine
de l'Europe. http://www.halles.be/program.php?date=pr
Infos :
Paf : 3/5 euros
Halles de Schaerbeek
22a, rue Royale Sainte-Marie -1030 Bruxelles
emmanuelle.dejaiffe@halles.be
02/227 59 58
Les mythes et
dogmes qui paralysent le débat sur les migrations. Une conférence
et une discussion avec Mathieu Bietlot
Le 16/03/10, à 19h00 À Bruxelles Laïque
(18-20, avenue de Stalingrad – 1000 Bruxelles)
Les politiques d’asile et de migration posent de nombreux
problèmes, tant en termes de droits humains qu’au niveau
des objectifs visés et des résultats obtenus. Pourtant,
il semble impossible de les réformer en profondeur. Depuis
des décennies, elles ne font que se renforcer, toujours dans
le même sens. Le débat semble enfermé dans un
carcan de vérités soi-disant établies, intangibles
: « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde
», « on risque l’appel d’air », «
il faut protéger notre marché du travail et notre
système social », « l’opinion publique
n’est pas prête ».
Remettre en question ces prétendues vérités
permet de penser autrement les migrations et de dégager de
nouveaux possibles plus respectueux des libertés et des droits
fondamentaux.
Mathieu Bietlot coordonne les analyses et actions sociopolitiques
de Bruxelles Laïque. Philosophe et politologue, il a publié
des articles sur les politiques d’immigration, l’enfermement,
la citoyenneté, la mondialisation... Ancien visiteur de centres
fermés et chercheur au GERME, il est membre de l’équipe
éditoriale de la revue Cultures & Conflits.
Infos :
Entré libre – réservation souhaitée.
02/289 69 00
bruxelles.laique@laicite.be
« Peut-on
être une femme sans être une mère ? » Conférence
de Elisabeth Badinter
Le 19/03/10, à 20:15 au Theatre Marni (25 rue de Vergnies
– 1050 Bruxelles)
Présence et Action Culturelles et le Théâtre
Marni, en collaboration avec Philosophie Magazine, vous convient
à faire entrer la philosophie dans la cité. Nous souhaitons
prendre le temps de la réflexion et aborder avec les penseurs
d’aujourd’hui les grandes questions de notre époque.
A l’occasion de la parution de son dernier ouvrage Le
Conflit. La femme et la mère qui paraît en février
aux Editions Flammarion, Elisabeth Badinter vient présenter
sa thèse sur la révolution dans le statut des femmes
qui s’est opérée au cours des 30 dernières
années et qui a remis la maternité au cœur de
la condition de la femme.
Au moment de l’apparition de la pilule, on s’est toutes
mises à scander le slogan : « des enfants si je veux,
quand je veux. » En réalité, c’est quand
je veux et pas nécessairement si je veux (entrevue accordée
à Philosophie Magazine, mars 2009, n°27)
Peut-on être une femme sans être une mère ?
Rencontre-débat animée par Martin Legros, rédacteur
en chef adjoint de Philosophie Magazine
Infos :
7€/5€ abonnés Philosophie Magazine (sur réservation)
et étudiants
+ 32 2 639 09 80
Réservation souhaitée nombre de places limité
http://www.theatremarni.com
Bon ou mauvais
élève, qu’est-ce que ça veut dire aujourd’hui?
Le 27/03/10, dés 14h, à l'École supérieure
d’art de Saint-Luc (41, bd de la Constitution Liège)
Comment comprendre, à travers les récits d’expériences
de chacun, l’impact d’une telle étiquette sur
la réussite scolaire et le creusement des inégalités
?
Avec :
Marcel Crahay, Professeur en sciences de l’éducation,
ULG et Université de Genève,
Patrick Picard, Formateur et chargé d’étude
au centre Alain-Savary, INRP
Gaëtane Chapelle, Formatrice à ChanGements pour l’Égalité
Infos :
CGé: 02 218 34 50 ou info@changement-egalite.be
Spectacles, concerts,...
Affabulazione,
de Pier Paolo Pasolini
Mise en scène : Frédéric Dussenne
Avec Louise Manteau, Fabrice Rodriguez, Ariane Rousseau, Renaud
Tefnin et Benoît Van Dorslaer
Du 23/02/ au 18/03/10, au Rideau de Bruxelles (PBA, Rue Ravenstein
23 - 1000 Bruxelles)
En 2010, Frédéric Dussenne nous propose un diptyque
pour découvrir l’univers de Pasolini. En première
partie, ce sera "Affabulazione", présentée
au Rideau cette saison. Et ensuite "Bête de style"
à l’Atelier 210, en septembre 2010 ! S’inscrivant
dans la lignée des grandes tragédies grecques, ces
deux pièces mettent en scène un événement
traumatique, une déviance afin d’exposer les impasses
de la société et de questionner notre rapport à
la norme. D’un côté le dilemme tragi-comique
du bourgeois conformiste pris au piège de la vacuité
de son modèle, de l’autre le portrait du héros
anticonformiste qui s’oppose au modèle dominant mais
ne parvient pas à agir. La mise en scène mêlera
avec légèreté la parole, le mouvement et le
chant.
Pier Paolo Pasolini (1922-1975)
Poète, romancier, scénariste et cinéaste italien,
Pasolini naît en 1922. Il adhère en 1947 au Parti communiste
auquel il reste fidèle jusqu’à sa mort. Son
oeuvre est indissociable de cet engagement politique. Il sera brutalement
assassiné en 1975 sur la plage d’Ostie, près
de Rome. Il laisse une oeuvre théâtrale d’une
incroyable audace qui s’inscrit dans la lignée des
grands tragiques grecs. Oedipe Roi raconte le meurtre du père
par le fils. Affabulazione, le meurtre du fils par le père.
Information :
02 507 83 61
http://www.rideaudebruxelles.be/index.php
Capital Confiance
Du 23/02 au 06/03/10 au Théâtre Varia, Bruxelles
Le 12/03/10 au Festival Via du Manège Maubeuge
Du 23/03 au 26/03/10 au Théâtre de Namur
Du 08/06 au 11/06/10 à L'Ancre, Charleroi
Parler de la crise ?
Maintenant ?
Peut-on avoir confiance dans cette proposition ?
Pour vous, Transquinquennal et le Groupe Toc vont tomber dans tous
les pièges, creuser toutes les ornières, dire tout
ce qu’on sait déjà et qu’on n’a
pas du tout, mais alors, pas du tout envie de s’entendre dire
ou de se voir montrer. Tout ça dans un spectacle qui pue
l’opportunisme, la langue de bois et l’hypocrisie, un
spectacle de profiteurs, de foutriquets, voire carrément
de parasites.
Surtout que la crise est finie. Non ?
Et qu’on voudrait se changer les idées.
Autant de questions, tellement peu de réponses et pas de
miracles, ce sera dans : CAPITAL CONFIANCE
Infos :
TRANSQUINQUENNAL asbl - 33, rue Josse Impens - 1030 Bruxelles
tel/fax: + 32 (0)2 649 53 38 - tel mob: + 32 (0)475 45 79 95
info@transquinquennal.be
- http://www.transquinquennal.be/Public/
Les Monologues
Voilés de Adelheid Roosen
Mise en scène : Adelheid Roosen assistée par Isabelle
Wéry
Avec : Jamila Drissi, Morgiane El Boubsi, Hoonaz Ghojallu
Du 1er au 3, le 6, du 9 au 12, les 16 et 17/03/10 à
20h30 et le 11/03/10 à 14h30, au Théâtre de
Poche.
Du 23 au 27/03/10, à 20h00, au Centre Wallonie Bruxelles
de Paris.
Les Monologues Voilés nous proposent 12 monologues d'une
exceptionnelle intensité, drôles, poétiques,
émouvants. Ils nous offrent le rare privilège d'entrer
dans l'intimité de femmes musulmanes, sans fausse pudibonderie,
ni voyeurisme.
Les 4 comédiennes arabo-belges nous racontent avec humour
et émotion les rituels, les joies, les désirs, les
chagrins, les orgasmes, les pressions familiales, culturelles, vécues
par ces femmes aux prises avec leur culture d'origine et la confrontation
avec l'Occident.
Entre oppression et émancipation, entre silence et révolte,
entre indépendance et emprise culturelle, mais surtout avec
humour, ces monologues nous proposent un regard neuf sur la «femme
musulmane», un regard désencombré des clichés
poussiéreux, des préjugés,...
Les Monologues Voilés ont été salués
par le public et par la critique en Hollande, à Berlin, à
Ankara, à New York et à Boston.
Infos :
www.poche.be
Réservation indispensable au 02/649.17.27 ou reservation@poche.be
Mère
Sauvage, de Paul Pourveur, d'après Guy de Maupassant
Mise en scène : Jean-Michel Van den Eeyden
Avec : Graziella Boggiano, Marc Malempré, Marie Sottiaux
et Marc Zinga
Du 15 au 17/03/10, à 20h30, et le 16 mars aussi à
14h, à l'Ancre (Charelroi)
Mère sauvage est programmée dans le cadre du Parcours
Droit de l'Homme du PBA et de l'Eden et raconte l’histoire
d’un conflit, d’une maison réquisitionnée,
d’une rencontre forcée entre une mère et un
homme d’à peine 20 ans, soldat et « ennemi »…
Un huis clos à l’électricité en crescendo,
mêlant théâtre, danse et musique, pour une dénonciation,
au-delà de la guerre et de son absurdité, de l’arbitraire
de toute frontière (idéologique, géographique,
économique, sociale… )...
Infos :
071 314 079
Rue de Montigny 122,
6000 Charleroi
http://www.ancre.be/spectacle_16.php
Ayiti de Daniel
Marcelin
Mise en scène : Philippe Laurent.
Avec : Daniel Marcelin
Une coproduction de la Charge du Rhinocéros, de l’Espace
Magh, d’Archipel / Scène nationale de Guadeloupe.
Du 16/03/10 au 02/04/10 à 20.30, à l'Espace Magh
(Bruxelles)
Toute l’histoire d’un pays dans un solo !
Bienvenue en Haïti, la violence au paradis, la douceur antillaise
au goût amer, voisine de la
paradisiaque Saint-Domingue pour touristes « all inclusive
». Cette île, héritière d’une longue
et douloureuse histoire, est la première république
noire à avoir gagné son indépendance dans le
feu et dans le sang. Ce pays révolté, gangrené
par la misère et la violence, est la nation d’Amérique
la plus pauvre du monde. Plusieurs décennies de dictatures
ont eu raison des tentatives d’une démocratie essoufflée,
étranglée dans l’étau du FMI. Bref, rien
de très sexy, et pourtant….
Que connaissons-nous de ce morceau de terre tant convoité,
à la croisée des chemins entre un voisin communiste,
un ancien régime dictatorial et les Etats-Unis ?
Ah, les States, justement… C’est là que notre
histoire commence, celle de Daniel l’Haïtien, coincé
au service de l’immigration à l’aéroport
JFK. Avril 2009, les douaniers questionnent notre homme : «
Où avez-vous trouvé ce visa ? D’où venez-vous
? Prouvez que vous êtes haïtien… ». Et Daniel,
sous leurs yeux médusés et leurs oreilles attentives,
leur joue l’Histoire de son pays. Ainsi découvre-t-on
Haïti et ses premiers autochtones accueillant Christophe Colomb,
en passant par la traite négrière, la tyrannie des
Duvalier de père en fils, l’indépendance payée
au prix fort… Et la dette, toujours cette dette ! Parce que
la liberté, ça se négocie ! Et… avec
humour, Daniel Marcelin porte un regard cru sur l’incroyable
destin d’Haïti, la perle des Antilles, métaphore
de tant de nations du Sud.
Infos :
Espace Magh
Rue du Poinçon, 17
1000 Bruxelles
02 274 05 10
www.espacemagh.be
En marge :
La Charge du Rhinocéros propose une dimension artistique
dans la reconstruction du lien social et des identités après
le séisme à Haïti en mettant en place un travail
de reconstruction par le théâtre qui débutera
dans quelques semaines.
Le projet vise à favoriser la reconstruction du lien social
et la réhabilitation des victimes à travers la mobilisation
de divers acteurs pour un travail de coopération entre les
acteurs culturels et artistiques et les acteurs sociaux.
Intégralité de cet appel en ligne : www.africultures.com
Contact Olivier Blin, directeur : Tél. +32 2 649.42.40 -
info@chargedurhinoceros.be - www.chargedurhinoceros.be
Expositions,...
Souffles – Proposée par
Abdellatif Laâbi
Du 02/03/10 au 03/04/10, à l'Espace Magh (Bruxelles
)
Dans les années 60 et 70, la revue « Souffles »
a rassemblé un certain nombre d’écrivains et
d’artistes qui ont joué un rôle capital dans
l’émergence d’une pensée subversive et
novatrice au Maghreb. Exposition composée d'un assemblage
d’oeuvres picturales, peintures et gravures notamment, qui
ont illustré la revue en son temps, rassemblées et
commentées par Abdellatif Laâbi.
Infos :
Espace Magh
Rue du Poinçon, 17
1000 Bruxelles
02 274 05 10
www.espacemagh.be
Museum Night Fever
Le 6/03/10, de 19 à 01h, à Bruxelles
Après deux éditions sold out, la Museum Night Fever
revient le samedi 6 mars 2010 pour une nouvelle nuit endiablée.
20 musées bruxellois et plus de 300 jeunes ont concocté
un programme « choc » : démonstrations de Lucha
Libre (catch mexicain), défilé de mode, ateliers photo,
buffet délirant, courts métrages, concerts rock, pop,
folk,... feront souffler un vent de folie sur les collections des
musées. Les visiteurs les plus acharnés pourront terminer
la soirée en usant leur derniers bouts de semelles sur la
piste de danse de BOZAR...
Infos :
www.museumnightfever.be
A la rencontre de l’art singulier…
Un parcours d’exposition dans la ville de Dijon. Deux collections
à l'honneur : LA TINAÏA au Cellier de Clairvaux et INTIM’ERRANCE,
un peu partout dans Dijon.
Du 20 mars au 11 avril 2010
Depuis 1999, l’association Itinéraires Singuliers
questionne les rapports qu’entretiennent art et exclusion
et offre à voir des formes artistiques à la marge,
échappant parfois aux règles des traditions. L’association
promeut des plasticiens qui sont ou se retrouvent parfois au ban
de la société et expose des productions artistiques
provenant de lieux de relégation comme les hôpitaux
psychiatriques.
Après 10 ans d’un travail de réflexion et de
valorisation, l’association et le CH de La Chartreuse présentent
à Dijon, pendant trois semaines, les collections d’art
singulier La Tinaïa et Intim’errance qui réunissent
des productions nées dans deux hôpitaux psychiatriques
européens : l’un à Florence en Italie, l’autre
à Dijon, au Centre hospitalier de La Chartreuse.
En écho, Itinéraires Singuliers, le Centre Hospitalier
de La Chartreuse et les partenaires de l’association proposent
des temps de rencontres, de formation, d’échange, de
questionnements personnels et de réflexions collectives.
Avec cette Biennale, qui fait se croiser les regards et multiplier
les points de vue, Itinéraires Singuliers souhaite dessiner
les contours d’un « laboratoire » de recherche
et de réflexion sur l’art brut et sur l’art singulier.
Information :
Association Itinéraires Singuliers
2 bis, allée de Beauce - 21000 Dijon
03 80 41 37 84 /
communication@itinerairessinguliers.com / www.itinerairessinguliers.com
Festivals,...
27e édition du Festival des migrations,
des cultures et de la citoyenneté et 10e Salon du livre et
des cultures
Les 19, 20 et 21 mars 2010 à LuxExpo au Kirchberg, (Luxembourg)
Avec la mondialisation rapide des échanges, les héritages,
les mémoires, les traditions, les identités se recomposent
dans l’ensemble de nos sociétés. Le passé
ne semble plus assez structuré pour donner sens à
notre présent : les transmissions des temps collectifs, les
habitudes, les rituels semblent s’évanouir au cœur
des nations qui se ré-inventent à l’Est, se
supra-nationalisent à l’Ouest, ou sont à la
recherche d’un équilibre entre foi et raison au Sud.
Des commémorations se consumérisent et le fracas du
monde, la recomposition des références politiques,
la destruction des héritages sociaux bouleversent les solidarités,
transforment les identités et nous obligent à redéfinir
de nouvelles citoyennetés que nous pensions certaines.
Le festival que le CLAE (comité de liaison des associations
d'étranger) organise depuis des décennies, chaque
printemps, au centre du Luxembourg, dans les faubourgs du plateau
économique du Kirchberg est affaire de tricotage, de bricolage,
de métissage culturel. Il a vocation de « réduire
la discontinuité du monde ». Les mouvements associatifs
issus des migrations au Luxembourg contribue à penser avec
permanence l’histoire du pays d’accueil et celle du
pays de départ : cette nouvelle histoire, commune et partagée,
permet de réduire les pensées exclusives. Ces associations
tissent et retissent, tricotent et raccommodent les liens et les
identités de références. Le monde devenu monde
serait-il en miette ? Au festival on le raconte, on le décrit,
on le discute, on le reparle, on le réinvente.
Toutes et tous, les mouvements associatifs, les visiteurs, les
artistes, les écrivains, le public, réinterprètent
les relations monde et tissent la synthèse de nouvelles traditions
à partir d’un écheveau d’héritages
et de croyances. Le tri de l’ancien et du nouveau, la trame
d’ici et d’ailleurs est l’œuvre collective
du festival comme un habit sur mesure confectionné au Luxembourg.
Infos :
Clae bureaux
26 rue de Gasperich
L- 1617 Luxembourg
Téléphone : 00 352 29 86 86-1
Fax : 00 352 29 86 01
migrations@clae.lu
http://www.clae.lu/
Dernières nouvelles
Inauguration
Le Club Antonin Artaud ainsi que le Collectif à
vif inaugurent le 24/02/10, dès 18h, un bistrot culturel
: « Pianocktail », au 304, rue Haute,
1000 Bruxelles. Lieu de rencontre et de convivialité, il
est ouvert à tous ! Il est accessible le mardi, le jeudi
et le vendredi de 18 à 22h. Le dimanche de 13 à 17h.
Concours / Appels
AMO Marques, prêts, innovés ! La coopérative
Cera et l'Agence Alter asbl ont décidé de soutenir
l'innovation et la transversalité dans l'aide à la
jeunesse en mettant sur pied un appel à projets destiné
aux (AMO). En offrant un soutien financier et méthodologique
(ateliers collectifs, accompagnement sur mesure), Cera et l'Agence
Alter souhaitent appuyer pendant un an des projets préventifs
de l'aide sociale spécialisée qui réunissent
des acteurs issus de disciplines ou de champs différents
et qui favorisent l'émancipation des jeunes et de leur famille
dans leur milieu de vie.
Vous voulez répondre à l'appel ? Téléchargez
le document de présentation et le formulaire de candidature
sur le site de l'Agence Alter : www.alter.be
(Date limite de remise des dossiers : vendredi 5 mars.)
NUIT BLANCHE ouvre les portes de la Ville de Bruxelles
aux noctambules curieux pour la neuvième fois en 2010. Ce
sera le 2 octobre. Manifestation culturelle à la fois artistique
et populaire, qui incite à (re)découvrir ou (re)conquérir
l'environnement urbain d'un nouveau point de vue, NUIT BLANCHE offre
une nuit pour se rassembler, partager l'insolite et la création
contemporaine dans une ambiance chaleureuse et festive, propice
à la découverte et à l'étonnement.Vous
avez un projet culturel, insolite, interactif, décalé,
réflexif, participatif, poétique...? Vous désirez
être acteur, et plus seulement spectateur ? Investir votre
quartier, envahir un lieu insolite, inonder l'espace public ou revisiter
votre patrimoine bruxellois ? Visitez sans tarder www.nuitblanchebrussels.be
et téléchargez l'appel à projets. (A renvoyer
au plus tard pour le 12 mars 2010.)
« Comment je vois mon univers en 2030 ? »,
le nouveau projet de la Fondation P&V interroge les jeunes sur
l’avenir. « Exprime ta vision du futur et peut-être
deviendra-t-elle une œuvre d’art. »
Avec ce message, la Fondation P&V invite les jeunes à
décrire leurs attentes, leurs peurs, leurs idées du
monde en 2030, sous la forme d’un bref scénario ou
d’un synopsis. En toute liberté. Qu’importe les
moyens d’expression utilisés (écrit, son, image),
tous les jeunes, de 16 à 26 ans, domiciliés en Belgique,
sont invités à participer et ce, jusqu’au 30
avril 2010 inclus. Leurs visions de 2030 seront publiées
sur www.go2030.be
Après le 30 avril, les jeunes resteront les principaux acteurs
du nouveau projet national de la Fondation P&V. Un jury composé
de jeunes sélectionnera la meilleure vision francophone et
la meilleure vision néerlandophone. A partir des scénarios
lauréats, ce seront des jeunes qui, accompagnés par
des artistes et techniciens professionnels, réaliseront deux
grandes productions artistiques.
Le type de production dépendra des propositions des lauréats
et de la décision du jury. A priori, tout est envisageable
: un film, un livre, un spectacle, une exposition, un CD... La qualité
artistique est l'objectif visé. Une diffusion maximale sera
assurée. La Fondation P&V et ses partenaires (medias,
Carte Jeunes et tous ceux qui s’ajouteront au fur et à
mesure) assureront une visibilité maximale au projet et aux
meilleures visions. Ils proposeront également des actions
et des prix spéciaux.
Pour en savoir plus rendez-vous sur le site web www.go2030.be
Publications
Smart asbl publie aux
Editions Mardaga : « L'artiste et ses intermédiaires
». L’ouvrage entend dresser un état des lieux,
jusqu’ici inexistant en Belgique, du monde des intermédiaires
évoluant dans le secteur artistique, de leurs relations aux
artistes et aux œuvres.
Le programme Sésame d'Educateam (service
éducatif des Musée royaux des Beaux-arts de Belgique)
a permis de toucher 3124 personnes pendant l’année
2009 ! Des enfants, des jeunes, des adultes en situation de fragilité
ou de précarité. Toutes ont découvert avec
étonnement les richesses du patrimoine culturel de la Belgique.
Depuis le lancement du programme Sésame d’Educateam,
cette fréquentation est en augmentation constante, ce qui
confirme ce que nous savions : la soif de culture existe, il n'y
a que nos moyens qui sont limités ! «Regards croisés
d’Ici et d’Ailleurs aux Musées royaux des Beaux-Arts
de Belgique » est un recueil de témoignages. Ces personnes
nous ont livré leurs perceptions du musée. Et l'on
perçoit clairement, dans leurs récits, les impacts
positifs et les plus-values générées par le
projet : la soif d’apprendre, de transmettre, la valorisation
qui permet à la culture de tisser de la vie… Ces récits
prouvent combien le musée est un lieu de lien social qui
enclenche l’apprentissage et contribue efficacement au dialogue
interculturel. A télécharger ici
Formations
L’idée d’une réflexion autour
des problèmes de consommation actuels vous tente-t-elle
? Vous portez de l’intérêt aux nouvelles alternatives
de consommation plus respectueuses en matière économique,
sociale et environnementale ? N’attendez pas ! Quinoa vous
propose de vous engager dans un projet d’immersion solidaire
et bénévole à travers un processus formatif
(de mars à septembre 2010) afin de prendre conscience des
dérives économiques, sociales et environnementales
de notre mode de consommation actuel. Vous découvrirez et
expérimenterez de nouvelles alternatives applicables à
la vie de tous les jours afin de consommer de manière plus
juste.
Pour plus d’infos sur le Projet Nord n’hésitez
pas à visiter le site www.quinoa.be
ou à prendre contact par téléphone auprès
d’Amaury au 02/893 08 70. Inscrivez-vous du 1er février
au 15 mars 2010
Sites web
Démocratie est
une revue belge qui se donne pour objectif de promouvoir la réflexion
sur les thèmes importants de la société contemporaine.
Deux fois par mois, « Démocratie » offre huit
pages de réflexion et de débat politique, économique
et social : concertation sociale, nouvelles technologies, avenir
de la presse, questions européennes et internationales, culture,
etc. La revue est éditée par le CIEP, mouvement d'éducation
permanente du MOC.
Un site Internet http://www.revue-democratie.be/
est dédié à l'archivage des articles parus
dans Démocratie. Avec ses centaines d'articles de fond sur
des sujets extrêmement variés – abordés
dans une optique de justice sociale –, ce site est particulièrement
utile pour les étudiants, enseignants, formateurs, journalistes,
etc. La recherche d’articles peut s’effectuer soit par
année d’édition (de la version papier), soit
par mot clé (expression spécifique, thème,
nom de l’auteur, etc.)
19 janvier 2009, Format Court apparaît
sur la Toile. Son objectif est simple : traiter du court métrage
de façon originale, diversifiée, et pertinente. Un
an et 415 sujets plus tard, le site répond toujours à
son adresse, et son affection pour le ciné-bref reste bien
vivace : www.formatcourt.com
Lettres d'information
Libération Films est une association sans but lucratif et
pluraliste, qui a pour objectif la diffusion de films documentaires
et de fiction de qualité, comme supports à la réflexion
et au débat sur les grands problèmes de société.
Vous pouvez demander à recevoir leur lettre d'information
en envoyant un courriel à liberationfilms@skynet.be
Hugues Le Paige alimente quotidiennement son blog d’articles
qui prennent du recul par rapport au brouhaha constant de la Presse
traditionnelle et sa stérile « immédiateté
»… Un regard éclairant ! http://blogs.politique.eu.org/hugueslepaige
Le Réseau Art et Prison diffuse sa Lettre… Elle annonce
des spectacles, des expositions, qui se montent en milieu carcéral
et sur le monde carcéral ainsi que des nouvelles diverses
qui touchent de près ou d’un peu plus loin la question
pénitentiaire. Elle poursuit également des réflexions
sur la triste réalité de la prison… Demandez
à la recevoir en envoyant un courriel à reseauartetprison@gmail.com
Pétitions
Comme vous le savez peut-être, 2010 est l’année
européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion
sociale. A cette occasion, une pétition «en ligne»
a été lancée, avec pour objectif d’atteindre…
un million de signatures avant la fin de l’année !
Ce seuil correspond en effet à celui exigé par le
nouveau Traité de Lisbonne pour ce qu’il est convenu
de qualifier d’ «initiative citoyenne». Le message
principal consiste à affirmer que l’on ne peut se contenter
de «réduire» la pauvreté, mais que l’objectif
ultime reste bien son élimination ! Vous pouvez accéder
à cette pétition à l’adresse suivante
: http://www.zeropoverty.org/fr/petition
Des culturels français se mobilisent face à la menace
d’une défaite devant l’invasion délétère
de l’esprit marchand imposée par ce que l’on
nomme « globalisation ». Soutenez-les en signant la
pétition en ligne : http://horschamp.org:80/spip.php?article3211
D’autres français se rassemblent contre la remise en
cause profonde de la politique culturelle française aujourd’hui
menacée par les réformes en cours. De nombreux citoyens,
des élus, des professionnels se sont déjà engagés.
Plus d'informations: http://www.seine-saint-denis.fr/cultureendanger.html
Le constat est choquant : alors que l'aide afflue à Haïti
pour venir en aide à la population durement touchée
par le séisme, l'argent s'écoule hors du pays pour
rembourser la dette écrasante contractée il y a des
années. Des gouvernements et prêteurs sans scrupules
ont en effet laissé se creuser une dette injuste de plus
d'un milliard de dollars.
L'appel à l'annulation complète de la dette d'Haïti
ne cesse de s'amplifier de par le monde et a été repris
par plusieurs responsables politiques, mais certains pays riches
qui ont prêté à Haïti semblent vouloir
résister. Le temps presse : les ministres des finances du
G7 pourraient adopter une décision finale la semaine prochaine
lors d'un sommet prévu au Canada.
Faisons résonner un appel mondial à la justice, à
la compassion et au sens commun en cette heure tragique pour le
peuple haïtien. Avaaz et ses partenaires remettront notre appel
à l'annulation de la dette aux responsables politiques participant
à ce sommet et signons la pétition : http://www.avaaz.org/fr/haiti_cancel_the_debt_7/?vl
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Courriel : info@cultureetdemocratie.be
Cette lettre d'information a été réalisée
par Marie Poncin, Baptiste De Reymaeker,Georges Vercheval et Roland
de Bodt grâce au soutien de la Communauté française
de Belgique.
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