n°43
- 01/04/2010
Editorial
Sauf à confondre l’éducation avec
une mise en condition spécifiquement dédiée
à des fonctions sociales ou professionnelles, sauf
à renoncer à toute véritable éthique
éducative, l’école ne peut écarter
une réflexion fondamentale sur la dimension culturelle
et patrimoniale de ses objectifs. L’interrogation sur
la culture nécessaire pour devenir “ citoyen
du monde à l’horizon 2020 ” s’impose
à chaque Etat dans le cadre de ses propres prérogatives.
.../... Dans ce cadre, le développement de l’éducation
artistique sous toutes ses formes doit devenir une priorité
de l’école.
Philippe Meirieu, L’éducation
et le rôle des enseignants à l’horizon
2020, Unesco, 2005.
Chantier Culture et enseignement : intense activité
chez Culture et Démocratie !
Dans la foulée du colloque de 2008, deux
conférences au Collège Belgique.
Ces 11 et 18 mars, à l'invitation du Collège,
nous avons organisé un cycle intitulé "La
culture au coeur des défis contemporains : la question
de l'enseignement".
La première conférence fut donnée Michel
Develay, professeur émérite en sciences de l'éducation
à l'université Lumière, Lyon2. Sous le
titre "Que transmet-on quand on enseigne ?", il
défendit de manière étayée et
sensible le principe d'un enseignement renouant avec la profondeur,
osant la mémoire et le questionnement.
La seconde permit d'entendre François Ost, vice-recteur
des Facultés Saint-Louis à Bruxelles, philosophe,
juriste et écrivain qui explicita, à travers
son expérience personnelle d’enseignant et de
créateur, deux manières d’oser la dimension
culturelle, convaincu « qu’en réhabilitant
les puissances de l'imagination, la culture contribue directement
à l'élargissement du savoir; inversement, le
travail du concept permet d'approfondir et de rationaliser
les intuitions artistiques ».
Six tables-rondes
Dans la foulée, une, bientôt deux, en tout six
tables-rondes autour d'un intitulé "Un enseignement
en culture. De l'utopie à la réalité".
Et une ambition : rédiger un mémorandum, un
nouveau contrat culturel pour l'enseignement qui puisse être
soumis aux responsables politiques et qui produise à
terme, des effets concrets.
Une première rencontre ce lundi 29 mars autour d'une
question très ouverte : "Un enseignement en culture
: de quoi parle-t-on ?"
En démarrage, les interventions contrastées
dans leur contenu et leur méthodologie d'Anne-Marie
Vuillemenot, anthropologue, d'Antoine Pickels directeur de
la Bellone et créateur, de Jacques Liesenborghs, enseignant
et cofondateur du mouvement socio-pédagogique Changements
pour l'égalité (Cgé).
Ensuite les opinions et les propositions des personnes présentes.
Des contributions qui laissent le chantier à peine
ouvert mais qui ont permis de mesurer la complexité
de la question : les dialectiques culture-nature, culture-cultures,
art-culture, individu-collectif ont instantanément
surgi.
Point de convergence : le constat, de l'école maternelle
à l'université de la suprématie de l'utile,
du fonctionnel, de l'immédiat aux dépens du
poétique, du temps, et la nécessité impérieuse
de repenser la formation des enseignants en matière
de formation et de sensibilisation à l'art et à
la culture.
Bref, des échanges riches et qui font le lit des prochaines
rencontres.
Le prochain rendez-vous est fixé au 10 mai, autour
des projets art-école.
L'occasion pour tous ceux qui s'y intéressent et qui
y prennent part d'alimenter le débat sur la question.
Au plaisir de vous y rencontrer et de vous y entendre !
Sabine de Ville
Vice-présidente de Culture et Démocratie
|
Les couleurs correspondent aux axes suivants :
- Politiques culturelles
- Culture et Solidarité (Art et Santé,
Art et Prison, CPAS)
- Culture et Ecole
- Interculturalité
- Culture et Citoyenneté
|
Culture et Démocratie
L'Agenda :
Rôle et
sens de l'art en prison ? Evasion, reconstruction ou leurre ?
Le 22 avril 2010 à Mons, de 14h à 17h
Une après-midi d'information, de réflexion et de
débat organisée par le Réseau Art et Prison,
Culture et Démocratie et la Catégorie sociale de la
HEH (Haute Ecole en Hainaut). Le Réseau Art et Prison, en
partenariat avec Culture et Démocratie, se propose d’être
une plate-forme d'échanges et de concertation entre les détenus
et les différents acteurs (travailleurs sociaux, pouvoirs
publics, personnel pénitentiaire, opérateurs sociaux,
culturels et artistiques, monde extérieur, etc.) afin de
contribuer à une meilleure reconnaissance et à un
développement structurel d'activités culturelles et
artistiques en prison. Malgré l'introduction progressive
de ces activités en milieu carcéral, la place qui
leur est actuellement réservée reste réduite.
Pourquoi?
L'art a-t-il sa place en prison?
Quel est le sens des activités artistiques en prison?
Quels rôles peuvent ou devraient jouer les programmes culturels
en prison?
Comment les travailleurs sociaux adaptent-ils ou non leurs pratiques
au développement d'activités artistiques?
Quels sont les enjeux d'une démarche artistique en milieu
carcéral?
Quels sont les effets tangibles des ateliers artistiques en prison?
Une activité artistique en prison... et après?
Cette rencontre créera un espace de questionnement et de
réflexion autour d'une approche originale du travail social.
Au programme :
- Interventions de :
Marie Poncin, représentant Culture et Démocratie
Claire Walthéry et Florence Pire, représentant le
groupe de travail sur la formation culturelle des futurs travailleurs
sociaux au sein de l’asbl Culture et Démocratie.
Alain Harford, représentant le Réseau Art et Prison
- Projection de « Jail House Rap and Slam »,
documentaire retraçant l'organisation et les réalisations
d'un atelier Rap et Slam à la prison d'Ittre
- Interventions et témoignages de :
Nimetulla Parlaku, réalisateur du documentaire
Maky, animateur de l'atelier Rap et Slam
- Débat et interventions du public en présence
des intervenants
Informations pratiques :
Lieu :
Catégorie sociale - HEH
Avenue V. Maistriau, 13
7000 MONS
Local 01
http://www.ecolesociale.be
Date et horaire :
Le jeudi 22 avril 2010 de 14h à 17h
Participation aux frais : 5 €
2 € pour les étudiant(e)s
Virement à effectuer au n° de Compte 068-251 55 29 –
55 avant le 10 avril 2010 communication : nom + prénom -
Art et prison
Renseignements :
Culture et Démocratie asbl :
info@cultureetdemocratie.be / www.cultureetdemocratie.be/fr
Réseau Art et Prison asbl :reseauartetprison@gmail.com
Veuillez confirmer votre présence par e-mail, fax ou courrier
postal avant le 10 avril 2010 à la Catégorie sociale,
Avenue Victor Maistriau, 13 – 7000 MONS
Fax : 065/31 51 77 – Mail : secretariat-es@hotmail.com
Journée
interactive « Arts plastiques en prison »
Le vendredi 7 mai 2010, de 10h à 17h au Palais Abbatial
de Saint Hubert
(Place de l'Abbaye 12 à 6870 Saint-Hubert)
Journée organisée par le Réseau Art et Prison,
l’ASD/Neufchâteau (Service d’Aide Sociale aux
Détenus de l’arrondissement judiciaire de Neufchâteau),
le Centre d’Action Laïque de la province de Luxembourg
et Culture et Démocratie, dans le cadre de l’exposition
« Clair et Obscur », la biennale des œuvres des
détenus.
Peu d’artistes plasticiens interviennent en prison. Cependant,
il existe une véritable production de dessins, peintures,
sculptures, etc. réalisés par des détenus,
dans leur cellule ou dans le cadre d’ateliers animés
par des artistes ou des bénévoles qui utilisent l’art
comme média. Quels sont les enjeux des arts plastiques en
prison ? Quelles sont leurs spécificités et les méthodes
de travail utilisées ? Comment se positionner par rapport
aux contradictions que soulèvent l’intégration
de l’art en milieu carcéral ?
Autant de questions qui seront abordées lors de cette journée
interactive « Arts plastiques en prison » organisée
dans le cadre de l’exposition « Clair et Obscur »
qui rassemble des œuvres picturales de détenus et qui
se tient du 1er au 23 mai 2010.
Les objectifs de cette rencontre sont de proposer un moment de
réflexion sur le développement et l’intégration
des arts plastiques en milieu carcéral, de faciliter l’échange
d’expériences entre porteurs de projets et d’offrir
un espace d’expression aux intervenants en milieu carcéral,
aux artistes, opérateurs culturels et sociaux et aux membres
du personnel pénitentiaire. Des propositions seront envisagées
pour développer des initiatives artistiques en prison.
Au programme :
- 10h : Accueil et introduction par Culture et
Démocratie, le Réseau Art et Prison, le Service d'Aide
aux Détenus de l'Arrondissement de Neufchâteau (ASD)
et le Centre d’action laïque de la Province du Luxembourg
- 10h15 : La place de l’art en milieu carcéral
: réflexions
avec les interventions de Catherine Vaisière (Aide et Reclassement
S.A.S.D. Huy), Jean-Paul Delfosse (Directeur de prison) et De Rhode
Anthraciet (sous réserve) suivi d’échange avec
les participants
Modérateur : Mark Vanderveken (Membre des commissions de
surveillance de Bruxelles)
- 11h30 : présentation de projets d’arts plastiques
en milieu carcéral
Jorgue de la Torre (artiste, intervenant à la Prison de Nivelles)
Daphnée Sorbi (animatrice CSP à l’Annexe psychiatrique
de la Prison de Forest)
Geneviève Warny (sculptrice, Animatrice de l’Atelier
« Arts Plastiques » à la Prison de Namur)
Chris Pellerin (plasticienne, intervenante à la Maison d’arrêt
de Caen et au Centre de détention de Rennes)
Modérateur : Mark Vanderveken (Membre des commissions de
surveillance de Bruxelles)
- 13h : Lunch
- 14h : Visite de l’exposition et animations
proposées par les organisateurs, suivies d’échanges
avec les participants
- 15h30 : Quelles perspectives pour le développement
des arts plastiques en prison ? Echange et discussions
Interventions de Cécile Dethier (l’ASD/Neufchâteau)
et Marie-Ange Cornet (directrice du CAL – Luxembourg) –
Modérateur : Mark Vanderveken (Membre des commissions de
surveillance de Bruxelles)
- 16h30 : Clôture
Informations :
Culture et Démocratie asbl
Rue Emile Feron 70 1060 Bruxelles
Tél : 02 502 12 15 – courriel : info@cultureetdemocratie.be
Cycle de sept
tables-rondes : Un enseignement en culture. De l'utopie à
la réalité. Seconde table ronde : Pourquoi des projets
Art et Ecole ?
Le 10 mai 2010, de 12h30 à 14h30, à la à
la Communauté française
(Boulevard Léopold II 44 1080 Bruxelles - Local Lucien De
Brouckère 4C124)
Utopie ou réalité, Culture et Démocratie défend
le projet d’un "enseignement en culture". Intégrer
structurellement celle-ci dans les savoirs et les compétences
de tous, à tous les niveaux de l'enseignement et encourager
l'expression artistique sous toutes ses formes, voilà l’enjeu
démocratique essentiel !
C’est au cœur de la pratique pédagogique, à
tous les degrés et dans tous les types d’enseignement
que doivent se construire des savoirs, des compétences et
des pratiques culturelles et artistiques, c’est là
qu’il faut, de manière structurelle, dans ces champs
de savoirs aujourd’hui négligés, stimuler une
créativité et une inventivité nouvelles.
Dans le prolongement du colloque La culture au cœur de l’enseignement,
un vrai défi démocratique, Culture et Démocratie
organise sept tables-rondes. Elles se tiendront en 2010 et 2011
dans divers lieux de la Communauté française. Leur
objectif est d'approfondir la réflexion quant à l’articulation
culture/enseignement et d'impliquer activement les acteurs des secteurs
concernés. Au terme de ces rencontres, Culture et Démocratie
présentera des propositions pour un nouveau contrat culturel
pour l’enseignement.
Culture et Démocratie invite tous les acteurs de l’enseignement,
de la formation et de la culture à ces rencontres. Une large
place sera faite aux échanges, aux réactions, aux
propositions des participants ! Les enseignants et leur direction,
les inspecteurs, les étudiants, en particulier ceux qui se
destinent à une carrière dans l’enseignement,
les opérateurs culturels et les artistes, les responsables
de réseaux scolaires, les administrations et les membres
des cabinets des ministères concernés sont donc attendus.
L’inscription est obligatoire. Chaque participant recevra
au préalable des textes et documents visant à préparer
les débats.
Programme de la seconde table-ronde :
Pourquoi des projets Art et Ecole ?
Les arts sont encore plus indispensables aux hommes
et aux femmes que ce qu’il y a de meilleur dans la science
et la technologie. … /… Nous sommes un animal dont le
souffle de vie est celui des rêves parlés, peints,
sculptés et chantés. Il n’y a ni ne saurait
y avoir de communauté sur terre, si rudimentaires que soient
ses moyens matériels, sans musique, sans quelque forme d’art
graphique, sans ces récits de remémoration imaginaire
que nous appelons mythe et poésie.
Georges Steiner, Grammaires de la création,
Gallimard, Folio essais, Paris, 2001, p.313
Dans les suites de la première table-ronde qui visait à
explorer le concept « culture » et son articulation
avec l’enseignement, cette seconde rencontre a pour objectifs
d’interroger les projets Art et Ecole.
Pour quelles raisons un décret "culture-école"
a-t-il été adopté par la Communauté
française ? Pourquoi des opérateurs culturels proposent-ils
des projets artistiques aux établissements d’enseignement
? Pourquoi les écoles s’ouvrent-elles à ces
partenariats ?
Des réponses seront apportées sous divers angles,
à travers l’intervention du responsable de la Cellule
Culture – Enseignement de la Communauté française,
d’un directeur d’école, d’une opératrice
culturelle et d’un professeur à l'Unité de recherche
en communication de l’UCL.
Modérateur : Eddy Caekelberghs (journaliste)
Intervenants :
Eric Frère (responsable de la Cellule Culture-Enseignement
de la Communauté française)
Marc Brisson (Directeur de l’Ecole Saint Pierre - Anderlecht)
Sarah Colasse (directrice du Centre Dramatique de Wallonie pour
l’enfance et la Jeunesse)
Thierry De Smedt (professeur à l'Unité de recherche
en communication de l’UCL)
Plus d’informations :
Culture et Démocratie asbl – 0032 2 502 12 15 –
info@cultureetdemocratie.be -
www.cultureetdemocratie.be/fr
Les productions
Rapport de la leçon de Michel Develay au Collège Belgique
Sabine de Ville vous en parlé dans l'édito. Culture
et Démocratie, en partenariat avec le Collège Belgique,
a organisé en mars un cycle intitulé "La culture
au coeur des défis contemporains : la question de l'enseignement".
La première leçon de ce cyclese tint le jeudi 11
mars 2010 de 17h à 19h au Palais des
Académies. Elle fut assurée par Michel Develay, Docteur
en sciences de l’éducation, Professeur
émérite des universités, Université
Lumière Lyon 2 sur le thème Que transmet-on lorsqu’on
enseigne ?
L'école est le lieu d'apprentissage de savoirs. Certes. Ces
derniers, loin d’être éthérés,
sont
le fruit de l'histoire des hommes et des femmes affrontant de multiples
questions pour
comprendre le monde, les autres hommes et eux-mêmes. Les savoirs
sont le fruit d'un
arbre nommé culture, le terme étant pris dans sa dimension
anthropologique. La
conférence éclairera les enjeux et les conséquences
de ce point de vue en s'attachant
aux problématiques de la transmission et du rapport au savoir,
faisant de l'enseignant un
passeur de culture.
Vous trouverez ici
le rapport de cette brillante leçon.
Coups de cœur / Coup de griffe
Coups de coeur
Notre premier
coup de cœur du mois revient à la revue Philéas
& Autobule :
Philéas & Autobule, une jeune revue citoyenne
de philosophie avec les enfants
L’enfant philosophe
Il n’y a pas d’âge pour les questions philosophiques.
Dès trois ans, les enfants se posent les questions insolubles
et éternelles sur la vie, la mort, les relations humaines,
la morale… La pratique de la philosophie avec les enfants
a été initiée il y a une vingtaine d’années
aux États-Unis par Matthew Lipman et elle s’est rapidement
propagée dans le monde entier : des départements lui
sont dédiés dans plusieurs universités (dont
l’université Laval à Québec) ; de nombreux
doctorants l’étudient ; d’excellents éditeurs
lui consacrent des ouvrages, des collections, des pages dans des
revues pour enfants ; elle est l’objet d’émissions
de télévision ; des associations de terrain y travaillent
dans de nombreux pays tels les USA, le Québec, la France,
la Hollande, l’Italie…
Un nouveau concept, une nouvelle revue
Il y a cinq ans, des ateliers philo ont été organisés
en parascolaire dans le Brabant wallon par le Centre d’Action
laïque du Brabant wallon et l’asbl Entre-vues. Ils ont
remporté un tel succès que l’idée est
née de créer un support ludique et attrayant à
cette démarche.
Philéas & Autobule, revue citoyenne pour les enfants
de 6 à 12 ans, a été fondée par le CAL-Communautaire,
le CAL du Brabant wallon et l’asbl Entre-vues. Elle a été
soutenue dès sa naissance par la Communauté française
Pour les parents
L’objectif de la revue est de travailler avec tous sur des
valeurs essentielles : l’esprit critique, la capacité
à s’exprimer, la recherche de sens, l’échange,
le dialogue, la vérité objective, les choix personnels…
toutes valeurs fondatrices de notre démocratie.
Chaque numéro décline un thème spécifique
qui permet d’accompagner le questionnement de l’enfant,
sans imposer les réponses des adultes. Ce questionnement
est le fil rouge d’un contenu comprenant des jeux, des histoires,
des œuvres d’art, des expériences scientifiques,
des informations… La philosophie avec les enfants accorde
une place importante à l’éducation esthétique.
La revue a donc à cœur d’utiliser des textes de
qualité et d’exploiter de nombreuses références
littéraires et artistiques.
Elle est conçue pour pouvoir être utilisée comme
support par tous les adultes en contact avec des enfants, qu’ils
soient parents, enseignants ou animateurs.
Pour les enseignants
Philéas & Autobule est accompagné d’un
dossier pédagogique destiné aux enseignants. C’est
en réfléchissant que les enfants relient leurs expériences
à ce qu’on leur apprend à l’école
: lorsqu’une matière a du sens à leurs yeux,
les apprentissages qui y sont liés en bénéficient
largement. Peut-on aborder des notions aussi arides que la conjugaison,
la concordance des temps et la représentation du temps sur
une ligne sans avoir réfléchi à la manière
dont est vécu le temps qui passe ?
Il s’agit donc de permettre à tous les enfants d’acquérir
un esprit critique, une rigueur de pensée et des clefs culturelles
qui leur permettront d’analyser et de comprendre le monde.
Les initiatives d’ateliers de philosophie avec les enfants
sont des actes politiques qui visent à démocratiser
la culture et la citoyenneté. Pierre Bourdieu a bien montré
que ce que nous appelons « talents » ou « dispositions
» est l’aboutissement d’un long processus d’incorporation
de nos multiples influences sociales, familiales et culturelles.
L’école, si elle ignore ce processus, creuse les inégalités
sociales ! La revue Philéas & Autobule souhaite mettre
à la disposition de tous un outil culturel et intellectuel
exigeant et ludique.
La revue comprend 36 pages attrayantes illustrées en
couleurs. Elle paraît au rythme de cinq numéros par
année scolaire. Le dossier pédagogique d’une
dizaine de pages est fourni gratuitement aux enseignants qui en
font la demande. Deux fois par an, une affiche qui permet une animation
philo autour du thème est offerte avec le dossier pédagogique.
Informations :
Catherine Steffens et Françoise Martin ou 010/22 31 91
Courriel : info@phileasetautobule.be
Abonnement scolaire : 10 € pour 5 numéros
Abonnements individuels : 10 € + 2,5 € de frais de port
pour 5 numéros
À verser sur le compte : 210-0624799-74
Bimestriel
Site : www.phileasetautobule.be
Le second coup
de cœur du mois est pour la Biennale des oeuvres des détenus,
organisée par le CAL/Luxembourg et l'ASJ/Luxembourg.
Biennale des œuvres des détenus à Saint-Hubert.
Une exposition événement en 2010 !
La Biennale des œuvres des détenus, qui rassemble des
œuvres graphiques réalisées en prison, s'est
donnée pour but d' interpeller le public quant à la
réalité carcérale. Elle le fera, cette année,
grâce à une exposition interactive décrivant,
de la salle des visites à la cellule de réflexion
(cachot), quelques lieux dans les prisons belges. Les visiteurs
rencontreront ainsi, sous ses différentes facettes, l’être
humain qu’est le détenu : un codétenu, un fils,
un père, un mari, un élève ou un travailleur,
malade ou en bonne santé, avec ses croyances, ses points
forts et ses faiblesses, ses rêves et ses passions. Tout cela
étant également à mettre au féminin.
Les visiteurs pénétreront aussi dans les règles
de la prison, à travers les règlements officiels et
les règles tacites…
L’exposition sera composée de huit modules reprenant
des locaux de la prison et présentera le quotidien des détenus.
Le visiteur pourra se confronter aux exigences de sécurité
de l’entrée, prendre la mesure de l’exiguïté
des cellules parfois partagées au-delà du supportable.
Le préau sera l’occasion de sortir des règles
officielles pour sentir le poids des interactions entre détenus
et de l’enfermement qui touche aussi bien le corps que l’esprit.
Les organisateurs ont concentré dans le couloir administratif
l’incertitude liée à la date de sortie, le quotidien
(nourriture, santé…) et la réinsertion. La salle
de visite est l’occasion de montrer que la prison n’a
pas seulement des conséquences sur le détenu mais
aussi sur ses proches. Enfin, une place est réservée
à la formation. A la sortie, des témoignages feront
état des difficultés de la réinsertion. L’exposition
reposant tant sur le visuel et le tactile que sur l’auditif,
c’est une véritable
plongée dans le monde carcéral.
Les œuvres graphiques produites par les détenus en
atelier ou en cellule pendant cette année ponctueront les
thèmes abordés dans les modules. L’objectif
est de faire passer la parole des détenus au cœur même
de l’exposition, à côté de l’information
factuelle. Des propositions émanent des détenus eux-mêmes
: maquette de prison, témoignages…
A l’extérieur de ces modules, outre d’autres
œuvres graphiques, viendront les questions de société
liées à la prison en Belgique. Les organisateurs laisseront
le soin aux ONG et aux pouvoirs publics de présenter ces
débats et les solutions qu’ils préconisent.
Pourquoi sensibiliser la population à la réalité
carcérale ?
La réalité carcérale apparaît, dans
les médias essentiellement, comme étant problématique
: surpopulation carcérale, échec de la réinsertion
avec un taux de récidive frisant les 60 %, toxicomanies importantes
(plus de 60 % des détenus consommeraient des produits illégaux
ou interdits en prison), bref des conditions peu dignes de notre
pays. Or, cette façon de dépeindre la réalité
occulte bien souvent le fait que, pour la plupart, ces quelque dix
mille détenus réintègreront la société
et que cette réinsertion ne peut se faire que s’il
y a participation de tous, y compris des citoyens. En n’éclairant
pas la vision qu'en a la population, elle fait reposer la responsabilité
de la réinsertion sur le seul détenu, ou sur les services
qui le soutiennent. Elle veut ignorer que chaque obstacle, chaque
refus sur base de préjugés qu’il rencontrera
à l’extérieur, le rapprochera d’un retour
vers la prison.
Par ailleurs, une autre approche médiatique est la création
de manière extrêmement simpliste d’un groupe
« détenus », où l'on met aussi bien les
condamnés que les prévenus, les hommes que les femmes,
etc. Cette approche ne permet pas de prendre conscience des raisons
extrêmement variées de l’incarcération.
Elle a pour résultat de créer, dans l'esprit du public,
une vision fantasmée de la prison, vision fortement soutenue
par les fictions diffusées aux heures de grande écoute
à la télévision…
Enfin, par la mobilisation des ressources humaines et financières
qui lui sont consacrées, la prison est un véritable
enjeu de société : l’amélioration des
conditions carcérales, l’augmentation du nombre de
places disponibles, l’accentuation des actions de réinsertion
– tout comme le statu quo – ont un coût, et si
les budgets sont employés dans ces initiatives, ils ne pourront
l’être pour d’autres politiques, notamment sociales
et économiques. Informer le public de cet enjeu de société,
en lui donnant en main les tenants et les aboutissants de la problématique,
doit permettre de consolider le choix démocratique que nos
élus ont à faire en ces matières.
Au-delà de ce pragmatisme, toute société démocratique
est en devoir de s’interroger sur les mauvaises conditions
carcérales. Peu dignes de notre société, elles
sont à raison dénoncées par diverses ONG comme
ne rencontrant pas les exigences de la Déclaration Universelle
des Droits de l’Homme.
S’interroger sur les conditions carcérales, et éventuellement
les dénoncer, nécessite en premier lieu de les connaître,
de pouvoir en juger par soi-même. La dignité de chaque
citoyen passe par la prise de conscience de ce à quoi il
participe indirectement de par son acceptation, volontaire ou non,
de cette situation.
Journée interactive sur les arts plastiques en prison
Les organisateurs de la Biennale, l’ASJ/Luxembourg (Aide
sociale aux détenus de l’arrondissement judiciaire
de Neufchâteau) et le CAL/Luxembourg, ainsi que Culture et
Démocratie et le Réseau Art et Prison proposeront,
le 7 mai, une journée de rencontres sur les arts plastiques
en prison. Si la culture est un élément essentiel
de l’émancipation, il n’est pourtant pas évident
de la faire entrer en prison, et pas seulement pour des raisons
logistiques.
Il semble en effet bien plus légitime de réclamer
de meilleures conditions matérielles (amélioration
de la nourriture en qualité et en quantité, droit
au travail, etc.) que l’aménagement d’une salle
de spectacle permanente et réellement utilisée ou
un agencement différent des horaires pour permettre aux travailleurs
d’avoir accès aux cours ou initiations artistiques..
Or, si les armes acquises en alphabétisation, en remise à
niveau ou en formation professionnelle seront utiles pour les détenus
sortants, on sait qu’elles sont bien souvent insuffisantes
à la population sous-qualifiée en général.
Faire miroiter aux non-travailleurs que le travail est le moyen
essentiel et unique vers l’accès au bonheur via l’insertion
dans la société de consommation, c’est s’approprier,
sans en comprendre la portée, les arguments du mirage capitaliste
et soutenir un système social fondé de plus en plus
sur l’assistanat et le clientélisme. L’accès
à la culture, même en prison, par l’appropriation
et la création, permet l’émancipation par la
compréhension du monde et la prise de distance par rapport
au quotidien. Il donne accès à la dimension universelle
de l’humain.
Culture et Démocratie et le Réseau Art et Prison
inviteront des animateurs d’ateliers d’arts plastiques
en prison à s’exprimer sur le travail qu’ils
y réalisent. L’après-midi, en ateliers, les
participants pourront également utiliser le jeu Non-Lieu
du CAL/Luxembourg sur la réalité carcérale.
Marie-Ange CORNET,
Directrice du Centre d’Action Laïque du Luxembourg
Infos pratiques :
Exposition du 1 au 23 mai 2010, au Palais Abbatial de St-Hubert,
Colloque, le 7 mai 2010 au même endroit.
Renseignements : CAL/Luxembourg (061/22.50.60) ou Culture et Démocratie
(02/502 12 15).
Coup de griffe
Terrorisme
économique & démocratie culturelle
Avec le recul, nous pouvons nous demander si l’Etat fédéral
belge n’a pas été soumis, il y a maintenant
deux ans, à une action de terrorisme économique de
la part du secteur bancaire. Oui, rigoureusement et même si
cela dérange : un acte de terrorisme économique !
Est-ce pousser le bouchon ? Pratiquement sur tous les points, l’action
menée par les banques à l’encontre de l’Etat
belge répond aux caractéristiques de la définition,
reconnue et acceptée par les institutions internationales
et par la plus grande part des pays dans le monde, d’un acte
de terrorisme. Plongé brutalement devant le fait accompli,
l’Etat fédéral n’a-t-il pas été
soumis à une situation de chantage ? Devant quel choix a-t-il
été placé, de l’extérieur ? «
Payer » ou risquer la fermeture et la cessation de paiement
des banques ? Nous connaissons tous le spectre des désordres
et des violences civils que cette situation entraînerait nécessairement.
Est-il abusif de se demander dans quelle mesure l’Etat fédéral
n’a pas été pris en otage par le secteur bancaire
? Ne sont-ce pas ces menaces, que la situation des banques faisait
peser sur l’ordre civil, qui ont motivé la réponse
du Gouvernement. Ces menaces n’étaient-elles pas si
arbitraires, si abusives – et donc si réellement violentes
– pour que le Gouvernement prenne, en l’espace de quelques
semaines, la décision d’investir vingt-cinq milliards
dans un « Plan de sauvetage du secteur bancaire ». Dans
ce cas, le mot de « crise », pudiquement utilisé
par le Gouvernement et par les media, ne voile-t-il pas la réalité
concrète d’un acte de terrorisme et d’une mise
sous pression intolérable, exercés dans le domaine
économique ?
Au moment où l’Etat fédéral était
soumis à un tel traitement, je ne me souviens pas d’avoir
entendu une plainte douloureuse élevée par les responsables
des institutions culturelles à l’encontre de la proposition
du Ministre de Finances (1), d’utiliser nos impôts pour
compenser, dans le secteur bancaire, des opérations qui paraissent
pour le moins douteuses sur le plan éthique (2). Je ne me
souviens pas d’avoir entendu la voix d’un seul acteur
culturel ; ni même la mienne ! Personnellement, je dois reconnaître
que je suis resté muet de stupéfaction devant les
nouvelles qui nous parvenaient, via les media, au jour le jour.
Aujourd’hui, la plus grande part des responsables d’institutions
culturelles font leurs comptes et prennent la mesure des conséquences
que cet acte de terrorisme économique entraîne au niveau
de la Communauté française et à rebonds au
niveau de leurs organisations, au niveau de leur programmation et
enfin pour eux-mêmes. Alors, comme tant d’autres, j’ai
entendu la plainte douloureuse – et combien médiatique
– que certains d’entre eux adressaient à la Ministre
de la culture ; et j’ai aussi entendu la réponse circonstanciée
que leur a opposée la Ministre. Et sans vouloir nier les
difficultés où le secteur culturel se trouve plongé
aujourd’hui, et sans vouloir nier la légitimité
de ces protestations si les accords pris ne sont pas honorés,
je dois vous avouer que j’ai vraiment eu le sentiment que
ces échanges entre les responsables de ces institutions et
la Ministre nous entraînaient vers de faux débats.
Une fois de plus, on fait résonner dans la société
les débats là où ils ne sont pas ! Et on ne
fait pas résonner les débats là où ils
sont ! Quant sortirons-nous de cet âge aveugle ?
Résolument ! Pouvons-nous continuer à faire «
comme si » il ne s’était rien passé pour
notre démocratie, à l’été 2008
? Pouvons-nous continuer à croire et à faire croire
que la crise est seulement une crise économique ? Ne nous
appartient-il pas d’analyser les conséquences de cet
acte de terrorisme économique, sur notre culture de la démocratie
? Si l’Etat fédéral cède effectivement
devant de telles menaces économiques, en quoi est-il encore
le garant des valeurs démocratiques ? Comment peut-il se
prémunir d’une nouvelle attaque terroriste (3), sur
le plan économique ? Et qu’en est-il des faits et des
responsabilités ? Soit les banquiers sont compétents,
mais alors ne sont-ils pas complices des malversations et des détournements
qu’ils ont couverts (4)? Et alors pourquoi un plan de sauvetage
? Avec nos impôts ? Soit les banquiers ne sont pas compétents
et ils ont alors agi avec une extravagante légèreté
? Et alors pourquoi un tel plan de sauvetage qui apparaît
comme une « prime à la mauvaise gestion » ? Une
prime à la mauvaise gestion d’un montant de vingt-
cinq milliards d’euros ? Une prime à la mauvaise gestion
qui atteindrait le montant de deux siècles de politiques
culturelles en Communauté française ? Et au départ
de quelle légitimité démocratique l’Etat
fédéral, qui attribue de telles primes à la
mauvaise gestion au secteur bancaire, peut-il alors exiger de la
Communauté française et de nos régions qu’elles
s’épuisent d’économies, de rigueur de
gestion, de rentabilité à la petite semaine ? Et si
l’Etat fédéral attribue au secteur bancaire
des primes à la mauvaise gestion, à quel titre peut-il
exiger de nos ministres, des nos fonctionnaires généraux
et des gestionnaires culturels qu’ils soient rigoureux et
intègres ? Et nous voyons bien, par ces quelques interrogations,
combien l’ensemble de l’institution démocratique
a été violemment corrompue, dans son intime légitimité,
par cette décision de « sauver les banques ».
Ces questions montrent l’ampleur des problèmes démocratiques
devant lesquels nous sommes à présent. Le fait que
l’Etat fédéral ait cédé au terrorisme
économique du secteur bancaire a de multiples conséquences
sur le système des institutions démocratiques. Ce
sont non seulement des conséquences dommageables pour l’ensemble
de l’économie du pays ; ce sont non seulement des conséquences
dommageables pour les logiques de service public ; mais bien au-delà,
des conséquences dommageables pour la culture démocratique
de notre pays. Et là réside, le vrai débat,
celui qui interroge l’essentiel de notre relation au politique
: la démocratie peut-elle résister à la violence
du terrorisme économique mondialisé ? Si oui, à
quelles conditions ? Pendant combien de temps ? Si non, sommes-nous
prêts à sortir de l’ordre démocratique
? Nous les citoyens, sommes-nous prêts à céder
– comme l’a fait le Gouvernement fédéral
– devant les diktats du pouvoir économique qui s’annonce
? Voilà les enjeux culturels et politiques du drame à
huis clos qui s’est joué entre le Gouvernement et les
banques, à l’été 2008.
Il ne s’agit pas seulement d’un drame économique.
Bien au-delà, il s’agit d’un drame démocratique
dont les conséquences transforment à présent
notre rapport à la politique, à la sûreté,
à la justice, à la culture, à l’enseignement,
aux services publics et, de manière générale,
à la vitalité démocratique
Roland de Bodt,
chercheur et écrivain
(1) A la défense de Monsieur
Reynders, il faut reconnaître l’intégrité
de cet homme qui renvoie, en l’espace de quelques semaines,
vingt-cinq milliards d’euro de nos impôts vers le secteur
bancaire, et cela pour le prix d’un traitement de ministre
; c’est dire la « militance », c’est dire
le dévouement désintéressé de cet homme
à la cause du capital financier.
(2) Car, même si la justice
reste impuissante à les qualifier et à les juger comme
des opérations douteuses et des malversations en droit, nous
les citoyens, nous les clients de ces banques, nous savons parfaitement
bien que la disparition massive de ces actifs est le signe d’un
détournement et d’une malhonnêteté caractérisée,
sur le plan éthique. A défaut de justice en droit,
la contestation sur le plan éthique est le seul retranchement
qui nous reste. C’est un grand malheur pour notre démocratie
que la justice ne puisse agir en droit à l’encontre
d’actions économiques qui paraissent si douteuses et
dont la malhonnêteté semble si patente, dans l’opinion
commune.
(3) D’une certaine manière, on pourrait
se demander si la grippe H1N1 n’était pas déjà
cette seconde attaque terroriste du capital financier, mais cette
fois à travers le secteur des industries pharmaceutiques,
à nouveau à charge de l’Etat fédéral
?
(4) Et les décharges de responsabilité
qu’ils auraient glissées dans les contrats de vente
de ces actifs « toxiques », ne seraient-elles pas comme
les aveux criants de cette complicité ?
Les bonnes pages
En écho à la note en bas de page 2 du coup de griffe,
mais aussi à la conférence donnée par Monsieur
Ost au Collège Belgique le 18 mars dernier… Extrait de
Michel Foucault, La Volonté de savoir :
Et s’il est vrai que le juridique a pu servir à représenter,
de façon sans doute non exhaustive, un pouvoir essentiellement
centré sur le prélèvement et la mort, il est
absolument hétérogène aux nouveaux procédés
de pouvoir qui fonctionnent non pas au châtiment mais au contrôle,
et qui s’exercent à des niveaux et dans des formes
qui débordent l’Etat et ses appareils. Nous sommes
entrés depuis des siècles maintenant, dans un type
de société où le juridique peut de moins en
moins coder le pouvoir ou lui servir de système de représentation.
Notre ligne de pente nous éloigne de plus en plus d’un
règne du droit qui commençait déjà à
reculer dans le passé à l’époque où
la Révolution française et avec elle l’âge
des constitutions et des codes semblaient le promettre pour un avenir
proche.
C’est cette représentation juridique qui est encore
à l’œuvre dans les analyses contemporaines sur
les rapports du pouvoir au sexe. Or, le problème, ce n’est
pas de savoir si le désir est bien étranger au pouvoir,
s’il est antérieur à la loi comme on l’imagine
souvent ou si ce n’est point la loi au contraire qui le constitue.
Là n’est pas le point. Que le désir soit ceci
ou cela, de toute façon on continue à le concevoir
par rapport à un pouvoir qui est toujours juridique et discursif
– un pouvoir qui trouve son point dans l’énonciation
de le loi. ( …) Et c’est de cette image qu’il
faut s’affranchir, c’est-à-dire du privilège
théorique de la loi et de la souveraineté, si on veut
faire une analyse du pouvoir dans le jeu concret et historique de
ses procédés. Il faut bâtir une analytique du
pouvoir qui ne prendra plus le droit pour modèle et pour
code.
Notices bibliographiques
Les propositions de Roland de Bodt
Martin, Céline (coord.) – Aux livres, citoyens
! Les partenariats en questions
Martin, Céline (coord.) – Aux livres, citoyens
! Les partenariats en questions – Mons (Cuesmes), Belgique,
Editions du Cerisier, « Place publique », 2010, 206
page, ISBN : 2.87267.138.2
Présentation : Il s’agit de l’édition
originale en langue française d’un ouvrage collectif
qui réfléchit une hypothèse de travail : le
livre est-il un outil pour oser la démocratie et lutter contre
les idées de l’extrême droite ? Plus particulièrement,
l’ouvrage évalue la question des partenariats à
travers des actions culturelles de terrain réalisée
en Province de Liège ; il est coordonné par Céline
Martin, coordonatrice du service « démocratie et cultures
» du Centre d’Action laïque de la province. Les
auteurs associés à cette démarche sont Marie
Hélène Alonso, animatrice au Centre culturel de Waremme,
Géraldine Brausch, philosophe et assistante en philosophie
morale et politique à l’Université de Liège,
Laetitia Daco, assistante sociale au Centre public d’Action
sociale de Waremme, Majo Hansotte, docteur en philosophie et lettres,
responsable de projet au Bureau international de la jeunesse, Marie-Anne
Hugon, professeure en sciences de l’éducation à
l’Université de Paris-Ouest-Nanterre, Nicole Larderet,
directrice d’un organisme français de formation à
destination des personnels des bibliothèques, Pierre Mativa,
animateur directeur du Centre culturel de Waremme, Geoffrey Meuli,
coordinateur de la régie de quartier « Solid’art
cité » de Waremme, Michel Recloux, coordinateur de
la médiathèque de l’association « Les
territoires de la Mémoire », Arlette remacle, bibliothécaire
directeur principal de la Bibliothèque centrale de la Province
de Liège, Marie Chantal Renson, directrice de la Bibliothèque
locale pivot de la Commune de Waremme. Format livre, mise en page
aérée, caractère lisible, reliure au fil, une
quinzaine de photos, papier satiné confortable. Prix annoncé
autour de 13,00 €. – Commentaire : Oser
l’évaluation de nos partenariats ! – A plusieurs
titres, cette initiative éditoriale est exemplaire ; elle
est menée avec une méthodologie à la fois tendre,
plurielle, ouverte et rigoureuse ; à travers les narrations
de deux expériences (2006 et 2008), elle fait écho
aux réalités de l’action culturelle de terrain
; elle prend le temps d’énoncer et de donner à
lire des points de vue différents construits pour l’évaluation
de ces actions culturelles ; elle est une démarche d’évaluation
de l’action de la dynamique de partenariat et tire des enseignements
de ces expériences collectives vécues. Comme l’avait
formulé Michel Crozier dans « L’Acteur et le
système » (Paris, France, Le seuil, Points), voilà
tout le problème : comment se fait-il, qu’à
un moment donné, des individus se réunissent pour
mettre en œuvre un projet ? pour devenir les partenaires d’une
action commune ? A vrai dire, rien n’est moins évident.
Grâce à ce questionnement et à cette écoute
mutuelle, les conclusions dégagent des propositions méthodologiques
pour une action culturelle en partenariat qui mériteraient
d’être largement diffusées (pages 177 à
180), notamment auprès de l’ensemble des opérateurs
culturels en Communauté française. Comme par exemple
ces quelques propositions extraites d’une liste qui en comporte
une petite vingtaine : « Construire le projet avec l’ensemble
des partenaires dès le début » ou « Veiller
à ce que les éléments clefs de l’analyse
de départ soient partagés » ou encore «
Laisser le projet cheminer, accepter et pourquoi pas se réjouir
que le projet se transforme », « joindre indissociablement
recherche-action, conduite d’un projet et réflexion
sur celui-ci, reconnaître à chacun le droit et le pouvoir
de participer aux constructions qui le concernent », etc.
Une sélection bibliographique diversifiée entre d’une
part des ouvrages et articles de fond et d’autre part des
œuvres de fiction. Je recommande vivement. [Mons (Belgique),
mise à jour le 25 mars 2010, Roland de Bodt] – Publics
: Animateurs sociaux, culturels, artistes, responsables
de centres culturels, de centres de jeunes, de bibliothèques,
d’associations d’éducation permanente, agents
du développement d’activités culturelles dans
les Centres publics d’aide sociale – Mots clés
: action culturelle ; démocratie ; démocratie culturelle
; émancipation ; évaluation ; librairie ; lecture
publique ; lutte contre l’extrême droite ; partenariat
culturel – Adresses web : des éditeurs
: editionsducerisier@skynet.be
; des auteurs : consultez un moteur de recherche – Contenu
: Les auteurs (9) – Table des matières (11) –
Préface : « Livres et démocratie » Par
Hervé Persain et Pierre Pétry (15) – Préface
: « Passages » par Paul Emile Mottard (17) – Introduction
(19) – Partie I : des partenaires racontent (25) – Chapitre
I, Aux livres, citoyens ! une opération globale, des actions
locales – 1. Une hypothèse : des livres pour «
oser la démocratie » et lutter contre les idées
de l’extrême droite, par Céline Martin (27) –
Qu’est-ce que l’extrême droite ? (29) –
Quelles sont les causes des succès électoraux de l’extrême
droite et les moyens de lutter contre ceux-ci ? (31) – Quelle
puissance de construction démocratique avons-nous ? (40)
– Le livre : vecteur d’émancipation et/ou objet
de distinction sociale ? (46) – 2. La préparation des
actions : analyse des réalités locales, rencontres
des partenaires et coconstruction de la programmation, par Céline
Martin (50) – 3. Le récit des deux premières
éditions : « Oser la démocratie ! » et
« Au cœur des droits de l’homme », par Céline
Martin (53) – idem, par Arlette Remacle (63) – Chapitre
II : le récit de deux expériences locales –
1. « Waremme ose la démocratie » par Marie Hélène
Alonso (69) – Le point de vue de Marie Chantal Renson (85)
– Le point de vue de Pierre Mativa (88) – Le point de
vue de Laetitia Daco (94) – Le point de vue de Geoffrey Meuli
(99) – 2. Littérature, jazz et politique : l’exemple
de la soirée événement « Wu Ming »,
par Michel Recloux (105) – Chapitre III : Quelques éléments
d’analyse avancés par les partenaires (111) –
Les éléments facilitateurs et/ou contraignants (112)
– Partie 2 : Des regards extérieurs interrogent (125)
– 1. Regard d’une lecture étrangère par
Marie Anne Hugon (127) – 2. Intervention du 28 novembre 2008
sur le thème du partenariat par Nicole Larderet (136) –
3. Le livre au cœur d’un pacte citoyen par Majo Hansotte
(142) – 4. Sur les chemins de l’émancipation
; le pari de l’égalité par Géraldine
Brausch – L’héritage des Lumières (153)
– Un détour par l’école (155) –
L’éducation populaire et le principe d’égalité
(161) – Savoir et pouvoir : de l’ignorance au mépris
(164) – « Aux livres, citoyens ! » le parti pris
de l’égalité (169) – Partie 3 : des éléments
de réponses et des questions nouvelles (175) – Des
éléments de réponse… (177) – Des
questions nouvelles… (180) – Bibliographie (185) –
Annexes (189) – Sélection originale de divers supports,
tels qu’ouvrages, bandes dessinées et DVD, réalisée
par la Bibliothèque principale de Verviers concernant le
texte intégral de la Déclaration universelle des droits
de l’homme (1948) par article (191) – Photos témoins
de quelques activités (197)
Le Réseau
Opinion
Lettre à
Monsieur le Premier Ministre (de la République française,
ndlr) et à Madame la Ministre de la Justice.
Si nous avons choisi de relayer cette lettre adressée
par un citoyen français à son Premier Ministre et
à sa Ministre de la Justice, c'est que nous pensons que cette
prise de position arrive à son heure et que, chez nous auss
,certaines choses doivent être dites à nos autorités,
politiques, belges, européennes... En effet, au mépris
de l'opinion publiques, l'Europe persiste à vouloir renforcer
encore son partenariat privilégié avec l'Etat d'Israël.
Et cela alors même que l'occupation de la Palestine se poursuit,
avec son lot de vexations (confiscation de biens, destruction de
cultures, check-points, etc., ) que les colonies de peuplement ne
cessent de s'étendre - au mépris du droit international
et de toutes les résolutions de l'ONU - , et que les habitants
de Gaza tentent de survivre sous un blocus de plus en plus intransigeant,
dans ce qui reste de leurs villes, après les bombardements.
Paris, le 23 février 2010
Monsieur le Premier Ministre,
Madame la Ministre de la Justice,
Avant d’aborder l’objet de cette lettre, je me présente
par quelques détails dont vous comprendrez plus loin la signification.
Je suis né en 1946 et suis Juif. Ma famille, comme la plupart
des familles juives, a subi de lourdes pertes pendant la guerre.
De nombreux parents, que je n’ai donc jamais connus, ont disparu
en camp de concentration : ma grand-mère maternelle, des
oncles, des tantes et des cousins.
Mon enfance a baigné dans une ambiance juive, rythmée
par des fêtes et des rencontres familiales, et j’ai
fait ma Bar-Mitzva en 1959 (à Bar-le-Duc). Je garde un assez
bon souvenir de cette période, et mes parents, bien que de
nature très inquiète, ne passaient pas leur temps
à ressasser continuellement les souvenirs du génocide.
Lors de ma Bar-Mitzva, j’ai lu solennellement dans la synagogue
un texte imprimé, que j’ai gardé, dans lequel
il est écrit : « Je prends l’engagement de devenir
un membre utile de la société et un bon citoyen de
mon pays ».
Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre de la Justice,
c’est cette promesse qui me guide quand je m’engage
dans des actions pacifiques de boycott des produits d’Israël,
actions que je poursuivrai résolument aux côtés
d’autres manifestants tant que cet état ne se conformera
pas au droit international.
Cet Etat développe en effet depuis longtemps une politique
de dépossession, d’exclusion, d’expulsion, de
colonisation et d’humiliation du peuple palestinien : colonisation
ininterrompue de la Cisjordanie, blocus de Gaza, atteintes graves
aux droits des Palestiniens d’Israël, judaïsation
de Jérusalem, refus du droit au retour des très nombreuses
familles expulsées lors de la création de l’Etat
d’Israël.
Cet Etat, qui prétend agir au nom des Juifs du monde entier
et brandit constamment l’ignoble chantage à l’antisémitisme,
est criminel pour la population palestinienne et suicidaire pour
la population juive. Comme il méprise le droit international,
qu’il jouit d’une impunité persistante et que
sa politique provoque l’accroissement de nombreux conflits
ou tensions dans le monde, beaucoup de citoyens épris de
justice, dont je suis, ont compris qu’il était temps
de développer une campagne de Boycott, Désinvestissement
et Sanctions (BDS) à l’image de celle qui a contribué
à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud.
J’ai été très choqué par vos
discours face au CRIF qui visent à criminaliser BDS et à
prétendre sans aucune preuve que ce mouvement appelle à
boycotter les produits caschers. Et la condamnation à Bordeaux
de madame Sakina Arnaud pour « incitation à la haine
raciale, nationale et religieuse » est injustifiable.
Je suis disposé, si cela vous intéresse, à
vous exposer plus longuement mes convictions, voire à en
discuter avec vous.
Mais en tant que Juif attaché à la justice et aux
droits des peuples, je continuerai, comme beaucoup d’autres
concitoyens guidés par leur conscience, à persévérer
dans le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions
contre Israël jusqu’à ce que cet Etat se conforme
au droit international et reconnaisse les droits du peuple palestinien.
Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, Madame la
Ministre de la Justice, mes salutations citoyennes.
Jean-Guy Greilsamer
http://www.europalestine.com/spip.php?article4793
CAPJPO-EuroPalestine
L'Agenda
Consultez également l'agenda
du site de Culture et Démocratie ...
Conférences, colloques, débats, rencontres, séances
d'informations...
L’islam
à Bruxelles
Le 8 avril 2010, de 12h30 à 14h30 à la Maison
de la Solidarité (Bruxelles)
Corinne Torrekens, auteure de l'ouvrage« L’islam à
Bruxelles» et chargée de recherches au FNRS, Docteure
en Sciences politiques et sociales de l’ULB, viendra nous
présenter son livre.
L’intégration de l’islam en Belgique est une
question d’actualité qui fait émerger des débats
intenses.
Par les compétences qu’elles possèdent en matière
d’ordre, de sécurité publique, d’urbanisme,
les autorités communales ont la possibilité de gérer
un certain nombre de manifestations concrètes de la pratique
de l’islam dans l’espace public. Le processus vacillant
et inachevé de reconnaissance et d’institutionnalisation
du culte musulman accentue encore cet état de fait. Dans
ce livre, l’auteure prend la Région de Bruxelles-capitale
comme cas d’étude, étant donné la concentration
de la population musulmane dans certaines communes bruxelloises.
Comment les communes gèrent-elles la présence et l’installation
des mosquées ? Observe-t-on une gestion locale de l’islam
? Quels en sont les enjeux et les acteurs ?
C’est à ces questions que le présent ouvrage
répond en épinglant les discussions et transactions
entre les autorités publiques et des représentants
de la communauté musulmane. Ces transactions ont aussi des
effets en termes de leadership politique dans la communauté
des citoyens de confession musulmane.
Informations :
P.A.F. : 4 € (contribution pour lunch & boissons)
Lieu : Maison de la Solidarité, 66 rue Coenraets à
1060 Bruxelles
Réservation souhaitée & paiement sur place
Inscriptions :
vlacroix@centrelibrex.be
Tél : 02/535.06.78 - Fax : 02/535.06.93
Ecole sans classes
Le 15 avril 2010, de 9h à 16h30, au CEME (Charleroi)
L’École démocratique reste un chantier inachevé.
L’échec scolaire massif, la hiérarchisation
des écoles et des filières, les logiques de relégation
et de ségrégation, le poids des origines socioculturelles
face à la réussite sont autant de traits marquants
d’un système éducatif profondément inégalitaire
et enclin à des dérives de marchandisation.
Sauf à désespérer de changer un jour l’ordre
des choses en matière d’inégalités scolaires
(et par conséquent, aussi, en matière d’inégalités
sociales, culturelles et économiques), il s’avère
urgent de reposer la question du rôle social de l’Ecole.
Quels sont les termes du déficit démocratique qui
affecte profondément notre système scolaire ? Quelle
est notre conception de l’égalité scolaire ?
Jusqu’où, comment et en quel sens réformer l’appareil
éducatif ? Quel est, en définitive, notre projet d’Ecole
démocratique ?
Ce sont ces questions, aussi difficiles qu’urgentes, que
cette 88e Semaine sociale du MOC entend remettre au cœur du
débat collectif.
Infos :
CEME (Charleroi Espace Meeting Européen) rue des Français
147 – 6020 Charleroi
Secrétariat & renseignements
Chaussée de Haecht, 579 — 1030 Bruxelles
Tél. : 02 246.38.51 ou 02 246.38.01
Fax : 02 246.38.55
Programme
Inscription via bulletin
Semaine «
Art à l’Ecole »
Les lundi 26 et mardi 27 avril 2010 de 10h30 à 16h30,
aux Ecuries – Charleroi/Danses (pour la danse )
Les jeudi 29 et vendredi 30 avril 2010 de 10h à 16h à
l’Eden – Centre culturel régional de Charleroi
(pour le théâtre et l'écriture)
Le Centre Dramatique de Wallonie pour l’Enfance et la Jeunesse
(CDWEJ) & la Cellule Culture-Enseignement en partenariat avec
Charleroi/Danses – Centre chorégraphique de la Communauté
française et le PBA+Eden – Centre culturel régional
de Charleroi organisent la septième édition des Rencontres
Interrégionales Danse à L’Ecole et la quatrième
édition des Rencontres Interrégionales Théâtre
et Ecriture à L’Ecole.
Dans le cadre de sa mission de rapprochement entre le monde de
l’éducation et le monde artistique, le CDWEJ développe
l’opération « Art à l’Ecole »
sur l’ensemble de la Wallonie, avec la précieuse collaboration
de centres culturels régionaux et locaux. Une cinquantaine
d’ateliers, mis en place dans des classes de tous les niveaux,
réseaux et types d’enseignement, reposent sur le partenariat
entre un artiste, accueilli en résidence, et un enseignant
qui ouvre la porte de sa classe à d’autres références,
d’autres pratiques.
Les Rencontres Interrégionales sont donc le lieu et le temps
où se rassemblent tous ces projets.
Conçu avec des artistes associés au CDWEJ (Joanne
Leighton pour la danse, Florence Klein pour l’écriture
et Luc Fonteyn pour le théâtre), cet événement
vise à valoriser les expériences vécues dans
l’intimité des classes tout en respectant la singularité
de chaque processus exploré, sous le signe de l’échange
et de la curiosité artistique.
Aux côtés des présentations d’élèves,
d’autres artistes professionnels dévoileront un extrait
ou une ébauche de leurs créations en cours, suscitant
la rencontre, l’échange de points de vue, le questionnement…
Au programme :
- Equally loud in the same tempo, solo dansé interprété
par Nora Alberdi Perez – Cie Velvet/Joanne Leighton
- duo de danseurs de P.A.R.T.S., Ian Garside et Eléanor Campbell
- Madame Bovary, adaptation de et avec Marie Delhaye
- Monsieur Topack a disparu, de et avec Claire Gatineau et Fujio
Ishimaru (Théâtre EVNI)
Cette année, les Rencontres accueilleront aussi l’artiste-illustratrice,
Madeleine Tirtiaux qui, pendant ces quatre jours, d’une salle
à l’autre, glanera des ambiances et attitudes, des
énergies, des silhouettes et des mouvements…
Les Rencontres Interrégionales, ce sont quelque 800 personnes,
de tous les âges, 45 classes, de la maternelle aux Hautes
Ecoles, autant d’enseignants, une cinquantaine d’artistes,
une dizaine de centres culturels Points de chute du CDWEJ en Wallonie
rassemblés pour quatre jours d’effervescence où
se croisent les petites formes des élèves, les ébauches
de créations professionnelles, des moments d’ateliers
collectifs.
Ces journées sont ouvertes à tous les publics (entrée
libre). Toute personne intéressée est la bienvenue.
Informations et réservations :
064/66 57 07
info@cdwej.be
Le Théâtre
des Tanneurs aux enseignants…
Le 18 mai 2010, à 17h, au Théâtre des Tanneurs
(Bruxelles)
Depuis janvier 2010, le Théâtre les Tanneurs a changé
de direction. C’est à présent David Strosberg,
comédien et metteur en scène de formation, qui détermine
la ligne artistique du théâtre.
Manifestant une forte envie d’intensifier les liens entre
le Théâtre les Tanneurs et les écoles, il mettra
donc un point d’honneur à ce que l’initiation
au théâtre contemporain se fasse de manière
pratique et ludique.
Le 18 mai à 17 heures, le Théâtre les Tanneurs
accueillera les enseignants qui le souhaitent. David Strosberg leur
présentera la saison 2010-2011 et discutera avec eux de l'intérêt
pédagogique de chacun des spectacles. Si vous désirez
faire connaissance avec le Théâtre les Tanneurs, son
nouveau directeur et ses projets pédagogiques, vous êtes
les bienvenus à cette rencontre !
Infos :
Responsable Ecoles : Patricia Balletti / patricia@lestanneurs.be
/ 02/213 70 53
Réservation souhaitée auprès de Marie Pastor
/ stagiaire@lestanneurs.be / 02/512 17 84
http://www.lestanneurs.be/
Spectacles, concerts,...
Chogan
Ecriture et mise en scène : Luc Dumont
Avec Valérie Joyeux et Julien Collard
Le 18 avril 2010 à 16h et le 19 avril à 20h30, à
l’Eden ( Charleroi )
« Je suis un feu dans les branches d’un Douglas, je
dégage une lumière jaune tournesol. Je suis perché
sur un Douglas, prêt à bondir sur ma moto-trial comme
Amstrong hors de sa navette pour marcher sur la lune ». Bastian
est un gamin de cité. Il a 11 ans, et il n’a pas tout
à fait les mêmes rêves que les autres enfants
de son âge. Passionné par les Indiens Creek, il se
fait appeler Chogan, « Oiseau Noir ».
Non, Bastian n’est pas comme les autres, et il commence à
se lasser de son statut de bête curieuse à la maison
comme dans la cour de récré. La seule personne qui
semble ne pas le regarder comme un extraterrestre, c’est Guera,
la discrète tenancière du snack à côté
de l’école. Mais voilà que Guera disparaît
sans explication. Indigné par l’indifférence
générale face à ce fait jugé extraordinaire
et incompréhensible, Bastian mettra tout en œuvre pour
retrouver Guera la tzigane et lui venir en aide
Ce texte ludique, pudique et singulier de Luc Dumont évoque
la question des expulsions arbitraires de réfugiés,
tout autant que la situation douloureuse d’enfants hors normes
que l’indifférence de leur entourage contraint parfois
au repli dans un monde imaginaire bien plus riche et chaleureux.
Bastian possède la générosité de la
solidarité. Guera a l’entêtement de celles qui
connaissent le prix de la liberté. Ils incarnent avec sensibilité
et sincérité la volonté d’un désespoir
qui s’efforce encore d’espérer. Une belle invitation
à l’indignation et à la mobilisation.
Infos :
http://www.pba-eden.be/Public/Spectacle.php?ID=1081&type=
Eden
1 Bd. Bertrand
6000 Charleroi
L’effet
de Serck
Les 23 et 24 avril, à 21h, à la Soupape (Bruxelles)
Un one man show vitaminé sur les thèmes de la démocratie,
de l’importance du vote et du paysage politique belge, à
destination des ados.
Comment toucher les jeunes « primo votants » aux questions
politiques ? Pour qui voter ? Comment ? Pourquoi ?
Etienne Serck, aidé à la mise en scène par
Stéphane Pirard, signe un premier texte énergique,
éclaté à souhait, et hautement sensé.
Un véritable one man show avec lequel, sans démagogie
ni démarche moralisatrice, il pose clairement questions/réflexions,
le tout avec un talent évident pour l'humour noir, le sarcastique
et l'absurde.
Infos :
La Soupape
Rue Alphonse De Witte 26a - 1050 Bruxelles (Flagey)
02 649 58 88
Expositions,...
"Pas ce soir, chéri(e) ?"
Jusqu’au 30 mai 2010, à l’ULB
La sexualité est de plus en plus visible dans l’espace
public : on la questionne, on la politise, on en fait un enjeu économique.
L’exposition Pas ce soir, Chéri(e) ? – présentée
à l’ULB jusqu'au 30 mai 2010 - remet les compteurs
à zéro et propose de retracer, tout au long des 19e
et 20e siècles en Europe, l’histoire de nos sexualités
dans leurs représentations mais aussi dans leurs pratiques,
sans tabou, sans idées préconçues.
La visibilité massive de la sexualité dans notre
quotidien, alliée à l’idée que nous sommes
évidemment plus libérés et plus épanouis
que nos ancêtres, pourrait nous faire croire qu’oser
parler de sexualité est une grande nouveauté. Et pourtant,
il n’en est rien. Questionner la sexualité est une
constante des sociétés occidentales. On parle d’elle
et peut-être parle-t-elle de nous ? Parce que le sexe concerne
à la fois la vie privée et la vie publique, l’intimité
des individus et le sort de la population, il est un enjeu de discours
sans cesse renouvelés. Il est donc aussi un objet d’histoire,
même si les pratiques sexuelles des individus ne se laissent
pas facilement cerner.
L’exposition « Pas ce soir, chéri(e) ? »
résulte de la collaboration des quatre facultés de
sciences humaines, des Archives et Bibliothèques de l’ULB
et constitue un des événements-phares du 175e anniversaire
de l’ULB. Trois ans de travail ont été nécessaires
pour réunir les informations éparses, problématiser
et nuancer, exploiter les fonds oubliés et construire une
exposition questionnant l’hétérosexualité
conjugale « sans histoire »
Lieu : l’ULB – Grand Hall - (Bâtiment
A – avenue F. Roosevelt 50 – 1050 Bruxelles)
One Shot. Football et art contemporain
Du 6 mars au 11 juillet 2010, du mercredi au dimanche, de 12h
à 18h, au BPS 22 (Charleroi)
Le point de départ de cette exposition est une réflexion
de l’écrivain hongrois, Péter Esterházy,
formulée dans son livre Voyage au bout des seize mètres
(Christian Bourgois Editeur, 2007), pour qui le football peut condenser
métaphoriquement les enjeux du monde contemporain. Au départ
de ce postulat se sont imposées les premières œuvres
de One Shot ! : deux portraits vidéos, séparés
par trente années durant lesquelles le monde a été
bouleversé…
Infos :
http://www.hainaut.be/culture/artsplastiques/frameset.asp?page=contenu&navcont=1,0,0,0
Festivals,...
Les 400 coups de Théâtre-Action
Du 4 avril au 5 juin 2010 , au Cerisier, à Cuesmes (
Mons )
En trente ans, le Théâtre des Rues a créé
ou contribué à donner vie à plus de 120 spectacles
professionnels. Il est également un lieu pour le théâtre
amateur. Un endroit où des pièces s’écrivent
et sont interprétées par des non-professionnels :
des jeunes, des amuseurs, des militants…
Installé dans d'anciens bâtiments reconvertis, au
fil des ans, par ses soins en deux salles de spectacle, le Théâtre
des Rues y diffuse ses propres productions mais peut, comme pour
ce festival, accueillir les représentations de troupes invitées.
Son objectif est de contester le monopole établi par la culture
des élites intellectuelles et de combattre la dictature des
marchands mondialistes !
Infos :
Programme
Théâtre des Rues - Au Cerisier
rue du Cerisier, 20 à 7033 Cuesmes
Les 4, 10 et 29 avril ; 8 et 29 mai ; 5 juin, à 20h
Tél. : 065/31.34.44
theatredesrues@skynet.be
www.theatre-action.be
Festival Bruxelles Babel
Du 15 au 17 avril 2010, au Théâtre Marni ( Bruxelles)
S’il est un événement à ne pas rater
au théâtre Marni à Ixelles, c’est bien
le festival Bruxelles Babel ! Du 15 au 17 avril, l'occasion est
donnée aux jeunes de 12 à 21 ans de s'exprimer dans
différents domaines artistiques tels que le théâtre,
la danse, la musique, le chant, le slam, la vidéo et les
arts plastiques.
Après huit mois de travail passionné, une multitude
de rencontres et des ateliers encadrés par des artistes professionnels,
c'est un spectacle de qualité qui s'offre à vous.
Année exceptionnelle pour festival exceptionnel, Bruxelles
Babel a décidé de marquer le coup en ce quart de siècle
d’existence ! « Love, web & SMS », le thème
choisi par les jeunes cette année, met l'accent sur l'influence
des nouvelles technologies de communication sur leurs relations
amoureuses.
Infos :
Adresse : Théâtre Marni, Rue de Vergnies 25
1050 Ixelles
tremplins@cocof.irisnet.be
Tel : 0488/88. 36. 43
www.bruxellesbabel.be
Dernières nouvelles
Inauguration, ouverture, entrée en fonction...
La Concertation des Centres culturels bruxellois
- réseau de 11 pôles culturels de proximité
réunissant les directeurs des Centres Culturels bruxellois
agréés par la Communauté française -
a une nouvelle coordinatrice depuis le 15 février 2010. Lamia
Mechbal remplace Fabienne Minsart qui a officié à
ce poste de 2001 à 2010.
Lamia Mechbal a coordonné le Plan culturel pour Bruxelles
de 2007 à 2009. Elle a également mené une étude
pour Culture et Démocratie sur « la Participation sociale,
culturelle et sportive des usagers des CPAS », en 2004. Aujourd’hui,
elle est chargée de relier les Centres culturels bruxellois
autour d’activités et de partenariats renforçant
leur action culturelle de proximité partout sur le territoire
bruxellois, et de porter la Concertation vers une structure de coopération
basée sur l’élaboration de projets transversaux.
Certains qu’elle mènera à bien l’ensemble
de ces projets, nous lui souhaitons bonne chance !
Contact :
Lamia Mechbal, coordinatrice
Concertation des Centres Culturels Bruxellois
Rue Potagère, 7
B-1210 Bruxelles
Tél. & Fax : 02/466 10 03 / Mobile : 0474 450 145
concertation@scarlet.be
Concours / Appels
Promo Jeunes est une asbl qui développe
depuis 20 ans de nombreuses actions ayant pour objectif la valorisation
et le soutien des jeunes par la réalisation de nombreux évènements.
Dans ce cadre, l’opération « Qui Dit Mieux ?
» apporte aux jeunes artistes plasticiens et aux stylistes,
visibilité et reconnaissance auprès du grand public
et des professionnels.
« Qui dit mieux ?» est une exposition annuelle d’œuvres
d’art de jeunes artistes plasticiens de moins de 31 ans sélectionnées
par un jury de professionnels. Chaque année, les œuvres
créées ont un thème imposé. Les œuvres
retenues sont exposées et vendues aux enchères (en
grande partie au bénéfice de l’artiste).
Pour cette 4ème édition, le thème est l'effacement.
Echéances :
19 Avril – Clôture de la réception des œuvres
3 Mai – Clôture de la réception des photos des
silhouettes
Infos : http://www.quiditmieux.be/bulletin-d-inscription.html
Prévenir l'illettrisme grâce au Fonds de La
Poste pour l'Alphabétisation
Le Fonds de La Poste a relancé son appel "prévention".
Grâce à cet appel, le Fonds veut sensibiliser et aider
les parents, dès le plus jeune âge de leurs enfants,
à développer les attitudes et comportements qui aideront
ces enfants à réussir leur scolarité. Introduction
des dossiers de candidature jusqu'au 26/04/2010.
Plus d'information : http://www.kbs-frb.be/call.aspx?id=249752&LangType=2060
La Fondation Proximus favorise l’intégration
des enfants et des jeunes en difficulté
Les asbl qui travaillent à un projet nouveau d’aide
en faveur d’enfants et de jeunes (0-18 ans) qui vivent une
situation difficile en Belgique à cause de la pauvreté,
de l’exclusion sociale ou d’un handicap, sont invitées
à introduire leur projet. L’appel 2010 de la Fondation
Proximus court jusqu’au 24/05/2010 !
Plus d'information : http://www.kbs-frb.be/call.aspx?id=209808&LangType=2060
Soutien à des petites associations qui luttent contre
la pauvreté, la violence et l’exclusion. Appel
à projets « Fonds Leona Verschueren » jusqu'au
30/06/2010.
Soutenir, en Amérique latine, des projets locaux travaillant,
à petite échelle, à lutter contre la traite
des enfants, la prostitution enfantine et l'utilisation d'enfants
soldats.
Plus d'information :
http://www.kbs-frb.be:80/call.aspx?id=260068&LangType=2060
Des projets à petite échelle pour une société
plus équitable. Appel à projets « Fonds
Celina Ramos » jusqu'au 31/08/2010.
Soutien à des petits projets qui répondent aux besoins
sociétaux actuels…
Plus d'information : http://www.kbs-frb.be/call.aspx?id=209812&LangType=2060
Anim'action est un programme initié et développé
par la Commission communautaire française. Il vise à
renforcer les dimensions relationnelles et créatives des
missions éducatives et pédagogiques développées
par les écoles.
Anim'action permet de développer des projets culturels pendant
le temps scolaire dans les écoles francophones de la région
bruxelloise.
Date ultime d'introduction des projets : 11 mai 2010
Plus d'information : http://www.cocof.irisnet.be/site/fr/animaction/
Publications
Migrations|magazine
Parce que la question migratoire est l’un des grands enjeux
de ce début de XXIe siècle qui recoupe presque tous
les autres : l’économie et l’emploi, le logement,
l’enseignement, la santé publique, le développement
urbain et la cohésion sociale, les relations nord-sud, la
culture et le « vivre ensemble »…
Parce que notre société a du mal à formuler
la question, est embarrassée par les possibles réponses
et se limite le plus souvent à parer au plus pressé.
Frontières ouvertes ou fermées ? « Immigration
choisie » ou « immigration jetable » ? Faut-il
veiller aux intérêts des sociétés d’accueil,
de départ, des migrants eux-mêmes ou de tout à
la fois ? C’est plus facile à dire qu’à
imaginer… et à mettre en pratique.
Parce que l’actualité n’attend pas et que la
question migratoire s’y invite en permanence.
Parce que, pour pouvoir avancer sur cette question qui conditionne
l’avenir de toute la société, il faut alimenter
autrement la compréhension des enjeux, le débat public
et la prise de décision. Pour lancer un tel débat,
un chaînon manque entre, d’un côté, les
études érudites et, de l’autre, les enquêtes
superficielles et l’approximation des slogans.
Migrations|magazine tentera d’être ce chaînon.
Plus d’infos : http://www.migrations-magazine.be/site/spip.php
Transnationalité et développement. Rôles
de l’interculturel, de Altay Manço et Claudio Bolzman,
aux éditions de L’Harmattan.
Ce livre regroupe diverses contributions illustrant les complémentarités
entre les notions de développement local, d’une part,
et du transnationalisme, d’autre part. Ces préoccupations
sont articulées à l’aune d’une approche
interculturelle. Un premier noyau des textes présentés
dans ce volume fut produit à l’occasion du troisième
congrès de l’Association Internationale pour la Formation,
la Recherche et l’Intervention sociale (AIFRIS), un congrès
tenu les 21-24 avril 2009 à Hammamet en Tunisie.
Le volume s’ouvre également à quelques travaux
hors congrès, afin d’articuler le corpus au débat
international sur le rôle, dans ce contexte, de l’intervention
sociale. L’ouvrage est structuré en cinq parties :
après l’introduction qui précise les enjeux,
une partie discute des liens entre développement local et
transnationalisme. Suivent des articles sur les interventions interculturelles
dans les situations de transnationalité. Un copieux chapitre
est consacré à la pratique des formations en contexte
transnational. Une carte blanche sur les relations intercuturelles
en Méditerranée clôture le livre.
Liens :
http://www.aifris.org/
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=collection&no=419
http://www.irfam.org/
http://www.hes-so.ch/
Formations
L'édition 2010 des formations de la DG Culture
de l'Administration de la Communauté française vient
de paraître.
Consultez le catalogue.
Tu as entre 15 et 25 ans et tu as envie de prendre la parole? Tu
veux apprendre à utiliser la vidéo, la photo, Internet,
la radio ou l'écriture?
Benposta te propose un espace d’expression
où développer tes projets. Tes créations seront
diffusés sur le site de Benposta.
Plus d’infos : http://www.benposta.be/medias.html
Les Ateliers de la Banane vous proposent :
- Stage pour enfants du 12 au 16 avril 2010 « Est-ce que
l'homme se cultive comme une patate? »
Entre pinceaux, fourchettes, et balade au potager, au musée,
dans un lieu insolite, nous récolterons des traces pour créer
ton carnet de bord et ta boîte à trésors.
Des carnets, des boîtes, remplis de saveurs, de couleurs,
de photos…, récoltés pendant la semaine et transformés
dans l’atelier. Il y aura à voir et à manger
!
- Atelier pour adultes les jeudis de 19h à 22h à
partir du 22 avril : « CRÉATIVITÉ AU CARRÉ
»
Invitation à « carrément » vous plonger
dans la création d’œuvres inspirées du
cube et du carré. Découvrir, réfléchir,
expérimenter… Essayer, oser, créer… Peinture,
dessin, gravure, photographie, modelage, fil de fer, collage, Origami
...….
Des ateliers collectifs ouverts à tous, prolongés
par une participation à deux expositions collectives : aux
Ateliers de la Banane (dans le cadre du Parcours d’artistes
de St-Gilles) et au Centre Culturel des Roches de Rochefort.
Plus d’infos :
Les Ateliers de la Banane asbl – Centre d’Expression
et de Créativité
Renseignements : 02 538 45 36 - 0473 57 28 43
Contact : Mariska Forrest
bananeatelier@gmail.com
- www.bananeatelier.be
Formation pour adultes : « Précarité,
fraternité, éducabilité »
Une formation non résidentielle consacrée à
l'éducation pour tous et aux moyens d'y accéder
Du vendredi 23 au dimanche 25 avril 2010, au siège de
la LDH, 22, rue du Boulet - 1000 Bruxelles
Pas toujours évident d’avoir accès à
l’éducation lorsqu’on vit dans la précarité.
Le but de la formation est de poursuivre une réflexion sur
l’éducation pour tous et sur les moyens d’y accéder,
notamment au travers des cours d’alphabétisation, des
écoles de devoirs, des maisons de jeunes, etc. mais également
au travers d’expériences citoyennes alternatives.
Infos :
Programme
LDH
22, rue du Boulet - 1000 Bruxelles
cdeborman@liguedh.be ou
02 209 62 84
Inscription :
20 places disponibles – clôtures des inscriptions le
10 avril 2010
Tarif : 50 euros (repas compris) – étudiants et personnes
sans emploi : 30 euros
Sites web
Site web consacré aux activités
culturelles que met en place depuis 1992 àl’Université
Lille 1 : http://culture.univ-lille1.fr/index.php?id=7
Coopérative d'éditeurs indépendants et
de structures culturelles, artishoc agrège une technologie
collaborative innovante, un fonds documentaire dédié
à la création contemporaine et une offre de services
et de conseils pour une stratégie de communication interactive
personnalisée. http://www.artishoc.com:80/accueil
Blog consacré aux artistes et à
la culture Rom… http://artrom.blogspot.com
Site dédié à un projet radio
éponyme « démocratie en chantier
» mené par le Gsara….
Un studio radiophonique mobile se déplace de localité
en localité, en Wallonie et à Bruxelles, à
la rencontre de personnes qui mettent en œuvre et/ou participent
à des projets, des processus, où certaines décisions
à prendre sont partagées avec le plus grand nombre,
le peuple.
Qu’elles soient initiées par les édiles communaux,
par des collectifs de citoyens, par des plates-formes associatives,
la série d’émissions veillera à questionner
en quoi ces pratiques offrent la possibilité à la
population de prendre part à ce qui est important pour vivre
en société et comment ces pratiques génèrent
une disponibilité à participer.
Qu’est-ce donc qui est mis en œuvre afin que tout le
monde acquière le pouvoir de et la connaissance à
organiser une décision ?
Bref, comment ces pratiques construisent-elles un devenir citoyen?
http://www.democratieenchantier.be/?page_id=2
Pétitions
La Commission Européenne vient d'autoriser la culture
d'organismes génétiquement modifiés
(OGM) pour la première fois depuis 12 ans, plaçant
les profits du lobby OGM avant les préoccupations sanitaires
des citoyens. Pourtant 60% des Européens estiment que nous
avons besoin de plus d'informations avant de cultiver des plantes
qui pourraient menacer notre santé et l'environnement. Une
nouvelle initiative donne à 1 million de citoyens européens
une chance unique de déposer officiellement des propositions
de lois à la Commission Européenne. Rassemblons un
million de voix pour obtenir une interdiction des cultures OGM tant
que la recherche n'a pas abouti…A ce jour, soit deux semaines
après le lancement, sont réunies, déjà
!, plus de 300.000 signatures.
http://www.avaaz.org:80/fr/eu_health_and_biodiversity/?cl=510513297&v=5625
Pour ne pas oublier la composante culturelle et artistique
du développement, ni dans le cadre de la catastrophe
à Haïti, ni lors de toutes les autres actions menées,
en Afrique ou ailleurs : http://www.cultuurenontwikkeling.be:80/cultuur/lettre.aspx
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Cette lettre d'information a été réalisée
par Marie Poncin, Baptiste De Reymaeker,Georges Vercheval, Roland
de Bodt et sabine de Ville grâce au soutien de la Communauté
française.
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