Culture ET démocratie
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Photo: Frédéric Pauwels (détail)

La Lettre de Culture et Démocratien°43 - 01/04/2010

Editorial

 

Sauf à confondre l’éducation avec une mise en condition spécifiquement dédiée à des fonctions sociales ou professionnelles, sauf à renoncer à toute véritable éthique éducative, l’école ne peut écarter une réflexion fondamentale sur la dimension culturelle et patrimoniale de ses objectifs. L’interrogation sur la culture nécessaire pour devenir “ citoyen du monde à l’horizon 2020 ” s’impose à chaque Etat dans le cadre de ses propres prérogatives.
.../... Dans ce cadre, le développement de l’éducation artistique sous toutes ses formes doit devenir une priorité de l’école.

Philippe Meirieu, L’éducation et le rôle des enseignants à l’horizon 2020, Unesco, 2005.

 

Chantier Culture et enseignement : intense activité chez Culture et Démocratie !

 

Dans la foulée du colloque de 2008, deux conférences au Collège Belgique.

Ces 11 et 18 mars, à l'invitation du Collège, nous avons organisé un cycle intitulé "La culture au coeur des défis contemporains : la question de l'enseignement".
La première conférence fut donnée Michel Develay, professeur émérite en sciences de l'éducation à l'université Lumière, Lyon2. Sous le titre "Que transmet-on quand on enseigne ?", il défendit de manière étayée et sensible le principe d'un enseignement renouant avec la profondeur, osant la mémoire et le questionnement.

La seconde permit d'entendre François Ost, vice-recteur des Facultés Saint-Louis à Bruxelles, philosophe, juriste et écrivain qui explicita, à travers son expérience personnelle d’enseignant et de créateur, deux manières d’oser la dimension culturelle, convaincu « qu’en réhabilitant les puissances de l'imagination, la culture contribue directement à l'élargissement du savoir; inversement, le travail du concept permet d'approfondir et de rationaliser les intuitions artistiques ».

 

Six tables-rondes

Dans la foulée, une, bientôt deux, en tout six tables-rondes autour d'un intitulé "Un enseignement en culture. De l'utopie à la réalité".

Et une ambition : rédiger un mémorandum, un nouveau contrat culturel pour l'enseignement qui puisse être soumis aux responsables politiques et qui produise à terme, des effets concrets.

Une première rencontre ce lundi 29 mars autour d'une question très ouverte : "Un enseignement en culture : de quoi parle-t-on ?"

En démarrage, les interventions contrastées dans leur contenu et leur méthodologie d'Anne-Marie Vuillemenot, anthropologue, d'Antoine Pickels directeur de la Bellone et créateur, de Jacques Liesenborghs, enseignant et cofondateur du mouvement socio-pédagogique Changements pour l'égalité (Cgé).

Ensuite les opinions et les propositions des personnes présentes. Des contributions qui laissent le chantier à peine ouvert mais qui ont permis de mesurer la complexité de la question : les dialectiques culture-nature, culture-cultures, art-culture, individu-collectif ont instantanément surgi.

Point de convergence : le constat, de l'école maternelle à l'université de la suprématie de l'utile, du fonctionnel, de l'immédiat aux dépens du poétique, du temps, et la nécessité impérieuse de repenser la formation des enseignants en matière de formation et de sensibilisation à l'art et à la culture.

Bref, des échanges riches et qui font le lit des prochaines rencontres.

Le prochain rendez-vous est fixé au 10 mai, autour des projets art-école.

L'occasion pour tous ceux qui s'y intéressent et qui y prennent part d'alimenter le débat sur la question.
Au plaisir de vous y rencontrer et de vous y entendre !

Sabine de Ville
Vice-présidente de Culture et Démocratie

 

Les couleurs correspondent aux axes suivants :

  • Politiques culturelles
  • Culture et Solidarité (Art et Santé, Art et Prison, CPAS)
  • Culture et Ecole
  • Interculturalité
  • Culture et Citoyenneté

Culture et Démocratie

 

L'Agenda :

 

Rôle et sens de l'art en prison ? Evasion, reconstruction ou leurre ?

Le 22 avril 2010 à Mons, de 14h à 17h

Une après-midi d'information, de réflexion et de débat organisée par le Réseau Art et Prison, Culture et Démocratie et la Catégorie sociale de la HEH (Haute Ecole en Hainaut). Le Réseau Art et Prison, en partenariat avec Culture et Démocratie, se propose d’être une plate-forme d'échanges et de concertation entre les détenus et les différents acteurs (travailleurs sociaux, pouvoirs publics, personnel pénitentiaire, opérateurs sociaux, culturels et artistiques, monde extérieur, etc.) afin de contribuer à une meilleure reconnaissance et à un développement structurel d'activités culturelles et artistiques en prison. Malgré l'introduction progressive de ces activités en milieu carcéral, la place qui leur est actuellement réservée reste réduite. Pourquoi?

L'art a-t-il sa place en prison?
Quel est le sens des activités artistiques en prison?
Quels rôles peuvent ou devraient jouer les programmes culturels en prison?
Comment les travailleurs sociaux adaptent-ils ou non leurs pratiques au développement d'activités artistiques?
Quels sont les enjeux d'une démarche artistique en milieu carcéral?
Quels sont les effets tangibles des ateliers artistiques en prison?
Une activité artistique en prison... et après?

Cette rencontre créera un espace de questionnement et de réflexion autour d'une approche originale du travail social.

Au programme :

- Interventions de :
Marie Poncin, représentant Culture et Démocratie
Claire Walthéry et Florence Pire, représentant le groupe de travail sur la formation culturelle des futurs travailleurs sociaux au sein de l’asbl Culture et Démocratie.
Alain Harford, représentant le Réseau Art et Prison

- Projection de « Jail House Rap and Slam », documentaire retraçant l'organisation et les réalisations d'un atelier Rap et Slam à la prison d'Ittre

- Interventions et témoignages de :
Nimetulla Parlaku, réalisateur du documentaire
Maky, animateur de l'atelier Rap et Slam

- Débat et interventions du public en présence des intervenants

Informations pratiques :

Lieu :
Catégorie sociale - HEH
Avenue V. Maistriau, 13
7000 MONS
Local 01
http://www.ecolesociale.be

Date et horaire :
Le jeudi 22 avril 2010 de 14h à 17h

Participation aux frais : 5 €
2 € pour les étudiant(e)s
Virement à effectuer au n° de Compte 068-251 55 29 – 55 avant le 10 avril 2010 communication : nom + prénom - Art et prison

Renseignements :
Culture et Démocratie asbl : info@cultureetdemocratie.be / www.cultureetdemocratie.be/fr
Réseau Art et Prison asbl :reseauartetprison@gmail.com
Veuillez confirmer votre présence par e-mail, fax ou courrier postal avant le 10 avril 2010 à la Catégorie sociale, Avenue Victor Maistriau, 13 – 7000 MONS
Fax : 065/31 51 77 – Mail : secretariat-es@hotmail.com

 

Journée interactive « Arts plastiques en prison »

Le vendredi 7 mai 2010, de 10h à 17h au Palais Abbatial de Saint Hubert
(Place de l'Abbaye 12 à 6870 Saint-Hubert)

Journée organisée par le Réseau Art et Prison, l’ASD/Neufchâteau (Service d’Aide Sociale aux Détenus de l’arrondissement judiciaire de Neufchâteau), le Centre d’Action Laïque de la province de Luxembourg et Culture et Démocratie, dans le cadre de l’exposition « Clair et Obscur », la biennale des œuvres des détenus.

Peu d’artistes plasticiens interviennent en prison. Cependant, il existe une véritable production de dessins, peintures, sculptures, etc. réalisés par des détenus, dans leur cellule ou dans le cadre d’ateliers animés par des artistes ou des bénévoles qui utilisent l’art comme média. Quels sont les enjeux des arts plastiques en prison ? Quelles sont leurs spécificités et les méthodes de travail utilisées ? Comment se positionner par rapport aux contradictions que soulèvent l’intégration de l’art en milieu carcéral ?

Autant de questions qui seront abordées lors de cette journée interactive « Arts plastiques en prison » organisée dans le cadre de l’exposition « Clair et Obscur » qui rassemble des œuvres picturales de détenus et qui se tient du 1er au 23 mai 2010.

Les objectifs de cette rencontre sont de proposer un moment de réflexion sur le développement et l’intégration des arts plastiques en milieu carcéral, de faciliter l’échange d’expériences entre porteurs de projets et d’offrir un espace d’expression aux intervenants en milieu carcéral, aux artistes, opérateurs culturels et sociaux et aux membres du personnel pénitentiaire. Des propositions seront envisagées pour développer des initiatives artistiques en prison.

Au programme :

- 10h : Accueil et introduction par Culture et Démocratie, le Réseau Art et Prison, le Service d'Aide aux Détenus de l'Arrondissement de Neufchâteau (ASD) et le Centre d’action laïque de la Province du Luxembourg

- 10h15 : La place de l’art en milieu carcéral : réflexions
avec les interventions de Catherine Vaisière (Aide et Reclassement S.A.S.D. Huy), Jean-Paul Delfosse (Directeur de prison) et De Rhode Anthraciet (sous réserve) suivi d’échange avec les participants
Modérateur : Mark Vanderveken (Membre des commissions de surveillance de Bruxelles)

- 11h30 : présentation de projets d’arts plastiques en milieu carcéral
Jorgue de la Torre (artiste, intervenant à la Prison de Nivelles)
Daphnée Sorbi (animatrice CSP à l’Annexe psychiatrique de la Prison de Forest)
Geneviève Warny (sculptrice, Animatrice de l’Atelier « Arts Plastiques » à la Prison de Namur)
Chris Pellerin (plasticienne, intervenante à la Maison d’arrêt de Caen et au Centre de détention de Rennes)
Modérateur : Mark Vanderveken (Membre des commissions de surveillance de Bruxelles)

- 13h : Lunch

- 14h : Visite de l’exposition et animations proposées par les organisateurs, suivies d’échanges avec les participants

- 15h30 : Quelles perspectives pour le développement des arts plastiques en prison ? Echange et discussions
Interventions de Cécile Dethier (l’ASD/Neufchâteau) et Marie-Ange Cornet (directrice du CAL – Luxembourg) – Modérateur : Mark Vanderveken (Membre des commissions de surveillance de Bruxelles)

- 16h30 : Clôture

 

Informations :

Culture et Démocratie asbl
Rue Emile Feron 70 1060 Bruxelles
Tél : 02 502 12 15 – courriel : info@cultureetdemocratie.be

 

Cycle de sept tables-rondes : Un enseignement en culture. De l'utopie à la réalité. Seconde table ronde : Pourquoi des projets Art et Ecole ?

Le 10 mai 2010, de 12h30 à 14h30, à la à la Communauté française
(Boulevard Léopold II 44 1080 Bruxelles - Local Lucien De Brouckère 4C124)

 

Utopie ou réalité, Culture et Démocratie défend le projet d’un "enseignement en culture". Intégrer structurellement celle-ci dans les savoirs et les compétences de tous, à tous les niveaux de l'enseignement et encourager l'expression artistique sous toutes ses formes, voilà l’enjeu démocratique essentiel !

C’est au cœur de la pratique pédagogique, à tous les degrés et dans tous les types d’enseignement que doivent se construire des savoirs, des compétences et des pratiques culturelles et artistiques, c’est là qu’il faut, de manière structurelle, dans ces champs de savoirs aujourd’hui négligés, stimuler une créativité et une inventivité nouvelles.

Dans le prolongement du colloque La culture au cœur de l’enseignement, un vrai défi démocratique, Culture et Démocratie organise sept tables-rondes. Elles se tiendront en 2010 et 2011 dans divers lieux de la Communauté française. Leur objectif est d'approfondir la réflexion quant à l’articulation culture/enseignement et d'impliquer activement les acteurs des secteurs concernés. Au terme de ces rencontres, Culture et Démocratie présentera des propositions pour un nouveau contrat culturel pour l’enseignement.

Culture et Démocratie invite tous les acteurs de l’enseignement, de la formation et de la culture à ces rencontres. Une large place sera faite aux échanges, aux réactions, aux propositions des participants ! Les enseignants et leur direction, les inspecteurs, les étudiants, en particulier ceux qui se destinent à une carrière dans l’enseignement, les opérateurs culturels et les artistes, les responsables de réseaux scolaires, les administrations et les membres des cabinets des ministères concernés sont donc attendus.

L’inscription est obligatoire. Chaque participant recevra au préalable des textes et documents visant à préparer les débats.

 

Programme de la seconde table-ronde :

Pourquoi des projets Art et Ecole ?

Les arts sont encore plus indispensables aux hommes et aux femmes que ce qu’il y a de meilleur dans la science et la technologie. … /… Nous sommes un animal dont le souffle de vie est celui des rêves parlés, peints, sculptés et chantés. Il n’y a ni ne saurait y avoir de communauté sur terre, si rudimentaires que soient ses moyens matériels, sans musique, sans quelque forme d’art graphique, sans ces récits de remémoration imaginaire que nous appelons mythe et poésie.

Georges Steiner, Grammaires de la création, Gallimard, Folio essais, Paris, 2001, p.313

Dans les suites de la première table-ronde qui visait à explorer le concept « culture » et son articulation avec l’enseignement, cette seconde rencontre a pour objectifs d’interroger les projets Art et Ecole.

Pour quelles raisons un décret "culture-école" a-t-il été adopté par la Communauté française ? Pourquoi des opérateurs culturels proposent-ils des projets artistiques aux établissements d’enseignement ? Pourquoi les écoles s’ouvrent-elles à ces partenariats ?

Des réponses seront apportées sous divers angles, à travers l’intervention du responsable de la Cellule Culture – Enseignement de la Communauté française, d’un directeur d’école, d’une opératrice culturelle et d’un professeur à l'Unité de recherche en communication de l’UCL.

Modérateur : Eddy Caekelberghs (journaliste)

Intervenants :

Eric Frère (responsable de la Cellule Culture-Enseignement de la Communauté française)

Marc Brisson (Directeur de l’Ecole Saint Pierre - Anderlecht)

Sarah Colasse (directrice du Centre Dramatique de Wallonie pour l’enfance et la Jeunesse)

Thierry De Smedt (professeur à l'Unité de recherche en communication de l’UCL)

 

Plus d’informations :

Culture et Démocratie asbl – 0032 2 502 12 15 – info@cultureetdemocratie.be -
www.cultureetdemocratie.be/fr

 

 

Les productions

 

Rapport de la leçon de Michel Develay au Collège Belgique

Sabine de Ville vous en parlé dans l'édito. Culture et Démocratie, en partenariat avec le Collège Belgique, a organisé en mars un cycle intitulé "La culture au coeur des défis contemporains : la question de l'enseignement".

La première leçon de ce cyclese tint le jeudi 11 mars 2010 de 17h à 19h au Palais des
Académies. Elle fut assurée par Michel Develay, Docteur en sciences de l’éducation, Professeur
émérite des universités, Université Lumière Lyon 2 sur le thème Que transmet-on lorsqu’on enseigne ?


L'école est le lieu d'apprentissage de savoirs. Certes. Ces derniers, loin d’être éthérés, sont
le fruit de l'histoire des hommes et des femmes affrontant de multiples questions pour
comprendre le monde, les autres hommes et eux-mêmes. Les savoirs sont le fruit d'un
arbre nommé culture, le terme étant pris dans sa dimension anthropologique. La
conférence éclairera les enjeux et les conséquences de ce point de vue en s'attachant
aux problématiques de la transmission et du rapport au savoir, faisant de l'enseignant un
passeur de culture.

Vous trouverez ici le rapport de cette brillante leçon.

 

 

Coups de cœur / Coup de griffe

 

Coups de coeur

Notre premier coup de cœur du mois revient à la revue Philéas & Autobule :

 

Philéas & Autobule, une jeune revue citoyenne de philosophie avec les enfants


L’enfant philosophe

Il n’y a pas d’âge pour les questions philosophiques. Dès trois ans, les enfants se posent les questions insolubles et éternelles sur la vie, la mort, les relations humaines, la morale… La pratique de la philosophie avec les enfants a été initiée il y a une vingtaine d’années aux États-Unis par Matthew Lipman et elle s’est rapidement propagée dans le monde entier : des départements lui sont dédiés dans plusieurs universités (dont l’université Laval à Québec) ; de nombreux doctorants l’étudient ; d’excellents éditeurs lui consacrent des ouvrages, des collections, des pages dans des revues pour enfants ; elle est l’objet d’émissions de télévision ; des associations de terrain y travaillent dans de nombreux pays tels les USA, le Québec, la France, la Hollande, l’Italie…

Un nouveau concept, une nouvelle revue

Il y a cinq ans, des ateliers philo ont été organisés en parascolaire dans le Brabant wallon par le Centre d’Action laïque du Brabant wallon et l’asbl Entre-vues. Ils ont remporté un tel succès que l’idée est née de créer un support ludique et attrayant à cette démarche.

Philéas & Autobule, revue citoyenne pour les enfants de 6 à 12 ans, a été fondée par le CAL-Communautaire, le CAL du Brabant wallon et l’asbl Entre-vues. Elle a été soutenue dès sa naissance par la Communauté française
Pour les parents

L’objectif de la revue est de travailler avec tous sur des valeurs essentielles : l’esprit critique, la capacité à s’exprimer, la recherche de sens, l’échange, le dialogue, la vérité objective, les choix personnels… toutes valeurs fondatrices de notre démocratie.
Chaque numéro décline un thème spécifique qui permet d’accompagner le questionnement de l’enfant, sans imposer les réponses des adultes. Ce questionnement est le fil rouge d’un contenu comprenant des jeux, des histoires, des œuvres d’art, des expériences scientifiques, des informations… La philosophie avec les enfants accorde une place importante à l’éducation esthétique. La revue a donc à cœur d’utiliser des textes de qualité et d’exploiter de nombreuses références littéraires et artistiques.
Elle est conçue pour pouvoir être utilisée comme support par tous les adultes en contact avec des enfants, qu’ils soient parents, enseignants ou animateurs.

Pour les enseignants

Philéas & Autobule est accompagné d’un dossier pédagogique destiné aux enseignants. C’est en réfléchissant que les enfants relient leurs expériences à ce qu’on leur apprend à l’école : lorsqu’une matière a du sens à leurs yeux, les apprentissages qui y sont liés en bénéficient largement. Peut-on aborder des notions aussi arides que la conjugaison, la concordance des temps et la représentation du temps sur une ligne sans avoir réfléchi à la manière dont est vécu le temps qui passe ?

Il s’agit donc de permettre à tous les enfants d’acquérir un esprit critique, une rigueur de pensée et des clefs culturelles qui leur permettront d’analyser et de comprendre le monde. Les initiatives d’ateliers de philosophie avec les enfants sont des actes politiques qui visent à démocratiser la culture et la citoyenneté. Pierre Bourdieu a bien montré que ce que nous appelons « talents » ou « dispositions » est l’aboutissement d’un long processus d’incorporation de nos multiples influences sociales, familiales et culturelles. L’école, si elle ignore ce processus, creuse les inégalités sociales ! La revue Philéas & Autobule souhaite mettre à la disposition de tous un outil culturel et intellectuel exigeant et ludique.

La revue comprend 36 pages attrayantes illustrées en couleurs. Elle paraît au rythme de cinq numéros par année scolaire. Le dossier pédagogique d’une dizaine de pages est fourni gratuitement aux enseignants qui en font la demande. Deux fois par an, une affiche qui permet une animation philo autour du thème est offerte avec le dossier pédagogique.

Informations :

Catherine Steffens et Françoise Martin ou 010/22 31 91
Courriel : info@phileasetautobule.be
Abonnement scolaire : 10 € pour 5 numéros
Abonnements individuels : 10 € + 2,5 € de frais de port pour 5 numéros
À verser sur le compte : 210-0624799-74
Bimestriel
Site : www.phileasetautobule.be

 

Le second coup de cœur du mois est pour la Biennale des oeuvres des détenus, organisée par le CAL/Luxembourg et l'ASJ/Luxembourg.

Biennale des œuvres des détenus à Saint-Hubert.
Une exposition événement en 2010 !

La Biennale des œuvres des détenus, qui rassemble des œuvres graphiques réalisées en prison, s'est donnée pour but d' interpeller le public quant à la réalité carcérale. Elle le fera, cette année, grâce à une exposition interactive décrivant, de la salle des visites à la cellule de réflexion (cachot), quelques lieux dans les prisons belges. Les visiteurs rencontreront ainsi, sous ses différentes facettes, l’être humain qu’est le détenu : un codétenu, un fils, un père, un mari, un élève ou un travailleur, malade ou en bonne santé, avec ses croyances, ses points forts et ses faiblesses, ses rêves et ses passions. Tout cela étant également à mettre au féminin. Les visiteurs pénétreront aussi dans les règles de la prison, à travers les règlements officiels et les règles tacites…

L’exposition sera composée de huit modules reprenant des locaux de la prison et présentera le quotidien des détenus. Le visiteur pourra se confronter aux exigences de sécurité de l’entrée, prendre la mesure de l’exiguïté des cellules parfois partagées au-delà du supportable. Le préau sera l’occasion de sortir des règles officielles pour sentir le poids des interactions entre détenus et de l’enfermement qui touche aussi bien le corps que l’esprit. Les organisateurs ont concentré dans le couloir administratif l’incertitude liée à la date de sortie, le quotidien (nourriture, santé…) et la réinsertion. La salle de visite est l’occasion de montrer que la prison n’a pas seulement des conséquences sur le détenu mais aussi sur ses proches. Enfin, une place est réservée à la formation. A la sortie, des témoignages feront état des difficultés de la réinsertion. L’exposition reposant tant sur le visuel et le tactile que sur l’auditif, c’est une véritable
plongée dans le monde carcéral.

Les œuvres graphiques produites par les détenus en atelier ou en cellule pendant cette année ponctueront les thèmes abordés dans les modules. L’objectif est de faire passer la parole des détenus au cœur même de l’exposition, à côté de l’information factuelle. Des propositions émanent des détenus eux-mêmes : maquette de prison, témoignages…

A l’extérieur de ces modules, outre d’autres œuvres graphiques, viendront les questions de société liées à la prison en Belgique. Les organisateurs laisseront le soin aux ONG et aux pouvoirs publics de présenter ces débats et les solutions qu’ils préconisent.

Pourquoi sensibiliser la population à la réalité carcérale ?

La réalité carcérale apparaît, dans les médias essentiellement, comme étant problématique : surpopulation carcérale, échec de la réinsertion avec un taux de récidive frisant les 60 %, toxicomanies importantes (plus de 60 % des détenus consommeraient des produits illégaux ou interdits en prison), bref des conditions peu dignes de notre pays. Or, cette façon de dépeindre la réalité occulte bien souvent le fait que, pour la plupart, ces quelque dix mille détenus réintègreront la société et que cette réinsertion ne peut se faire que s’il y a participation de tous, y compris des citoyens. En n’éclairant pas la vision qu'en a la population, elle fait reposer la responsabilité de la réinsertion sur le seul détenu, ou sur les services qui le soutiennent. Elle veut ignorer que chaque obstacle, chaque refus sur base de préjugés qu’il rencontrera à l’extérieur, le rapprochera d’un retour vers la prison.

Par ailleurs, une autre approche médiatique est la création de manière extrêmement simpliste d’un groupe « détenus », où l'on met aussi bien les condamnés que les prévenus, les hommes que les femmes, etc. Cette approche ne permet pas de prendre conscience des raisons extrêmement variées de l’incarcération. Elle a pour résultat de créer, dans l'esprit du public, une vision fantasmée de la prison, vision fortement soutenue par les fictions diffusées aux heures de grande écoute à la télévision…

Enfin, par la mobilisation des ressources humaines et financières qui lui sont consacrées, la prison est un véritable enjeu de société : l’amélioration des conditions carcérales, l’augmentation du nombre de places disponibles, l’accentuation des actions de réinsertion – tout comme le statu quo – ont un coût, et si les budgets sont employés dans ces initiatives, ils ne pourront l’être pour d’autres politiques, notamment sociales et économiques. Informer le public de cet enjeu de société, en lui donnant en main les tenants et les aboutissants de la problématique, doit permettre de consolider le choix démocratique que nos élus ont à faire en ces matières.

Au-delà de ce pragmatisme, toute société démocratique est en devoir de s’interroger sur les mauvaises conditions carcérales. Peu dignes de notre société, elles sont à raison dénoncées par diverses ONG comme ne rencontrant pas les exigences de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

S’interroger sur les conditions carcérales, et éventuellement les dénoncer, nécessite en premier lieu de les connaître, de pouvoir en juger par soi-même. La dignité de chaque citoyen passe par la prise de conscience de ce à quoi il participe indirectement de par son acceptation, volontaire ou non, de cette situation.

Journée interactive sur les arts plastiques en prison

Les organisateurs de la Biennale, l’ASJ/Luxembourg (Aide sociale aux détenus de l’arrondissement judiciaire de Neufchâteau) et le CAL/Luxembourg, ainsi que Culture et Démocratie et le Réseau Art et Prison proposeront, le 7 mai, une journée de rencontres sur les arts plastiques en prison. Si la culture est un élément essentiel de l’émancipation, il n’est pourtant pas évident de la faire entrer en prison, et pas seulement pour des raisons logistiques.

Il semble en effet bien plus légitime de réclamer de meilleures conditions matérielles (amélioration de la nourriture en qualité et en quantité, droit au travail, etc.) que l’aménagement d’une salle de spectacle permanente et réellement utilisée ou un agencement différent des horaires pour permettre aux travailleurs d’avoir accès aux cours ou initiations artistiques.. Or, si les armes acquises en alphabétisation, en remise à niveau ou en formation professionnelle seront utiles pour les détenus sortants, on sait qu’elles sont bien souvent insuffisantes à la population sous-qualifiée en général. Faire miroiter aux non-travailleurs que le travail est le moyen essentiel et unique vers l’accès au bonheur via l’insertion dans la société de consommation, c’est s’approprier, sans en comprendre la portée, les arguments du mirage capitaliste et soutenir un système social fondé de plus en plus sur l’assistanat et le clientélisme. L’accès à la culture, même en prison, par l’appropriation et la création, permet l’émancipation par la compréhension du monde et la prise de distance par rapport au quotidien. Il donne accès à la dimension universelle de l’humain.

Culture et Démocratie et le Réseau Art et Prison inviteront des animateurs d’ateliers d’arts plastiques en prison à s’exprimer sur le travail qu’ils y réalisent. L’après-midi, en ateliers, les participants pourront également utiliser le jeu Non-Lieu du CAL/Luxembourg sur la réalité carcérale.

Marie-Ange CORNET,
Directrice du Centre d’Action Laïque du Luxembourg

Infos pratiques :
Exposition du 1 au 23 mai 2010, au Palais Abbatial de St-Hubert,
Colloque, le 7 mai 2010 au même endroit.

Renseignements : CAL/Luxembourg (061/22.50.60) ou Culture et Démocratie (02/502 12 15).

 

Coup de griffe

Terrorisme économique & démocratie culturelle


Avec le recul, nous pouvons nous demander si l’Etat fédéral belge n’a pas été soumis, il y a maintenant deux ans, à une action de terrorisme économique de la part du secteur bancaire. Oui, rigoureusement et même si cela dérange : un acte de terrorisme économique ! Est-ce pousser le bouchon ? Pratiquement sur tous les points, l’action menée par les banques à l’encontre de l’Etat belge répond aux caractéristiques de la définition, reconnue et acceptée par les institutions internationales et par la plus grande part des pays dans le monde, d’un acte de terrorisme. Plongé brutalement devant le fait accompli, l’Etat fédéral n’a-t-il pas été soumis à une situation de chantage ? Devant quel choix a-t-il été placé, de l’extérieur ? « Payer » ou risquer la fermeture et la cessation de paiement des banques ? Nous connaissons tous le spectre des désordres et des violences civils que cette situation entraînerait nécessairement.

Est-il abusif de se demander dans quelle mesure l’Etat fédéral n’a pas été pris en otage par le secteur bancaire ? Ne sont-ce pas ces menaces, que la situation des banques faisait peser sur l’ordre civil, qui ont motivé la réponse du Gouvernement. Ces menaces n’étaient-elles pas si arbitraires, si abusives – et donc si réellement violentes – pour que le Gouvernement prenne, en l’espace de quelques semaines, la décision d’investir vingt-cinq milliards dans un « Plan de sauvetage du secteur bancaire ». Dans ce cas, le mot de « crise », pudiquement utilisé par le Gouvernement et par les media, ne voile-t-il pas la réalité concrète d’un acte de terrorisme et d’une mise sous pression intolérable, exercés dans le domaine économique ?

Au moment où l’Etat fédéral était soumis à un tel traitement, je ne me souviens pas d’avoir entendu une plainte douloureuse élevée par les responsables des institutions culturelles à l’encontre de la proposition du Ministre de Finances (1), d’utiliser nos impôts pour compenser, dans le secteur bancaire, des opérations qui paraissent pour le moins douteuses sur le plan éthique (2). Je ne me souviens pas d’avoir entendu la voix d’un seul acteur culturel ; ni même la mienne ! Personnellement, je dois reconnaître que je suis resté muet de stupéfaction devant les nouvelles qui nous parvenaient, via les media, au jour le jour.

Aujourd’hui, la plus grande part des responsables d’institutions culturelles font leurs comptes et prennent la mesure des conséquences que cet acte de terrorisme économique entraîne au niveau de la Communauté française et à rebonds au niveau de leurs organisations, au niveau de leur programmation et enfin pour eux-mêmes. Alors, comme tant d’autres, j’ai entendu la plainte douloureuse – et combien médiatique – que certains d’entre eux adressaient à la Ministre de la culture ; et j’ai aussi entendu la réponse circonstanciée que leur a opposée la Ministre. Et sans vouloir nier les difficultés où le secteur culturel se trouve plongé aujourd’hui, et sans vouloir nier la légitimité de ces protestations si les accords pris ne sont pas honorés, je dois vous avouer que j’ai vraiment eu le sentiment que ces échanges entre les responsables de ces institutions et la Ministre nous entraînaient vers de faux débats. Une fois de plus, on fait résonner dans la société les débats là où ils ne sont pas ! Et on ne fait pas résonner les débats là où ils sont ! Quant sortirons-nous de cet âge aveugle ?

Résolument ! Pouvons-nous continuer à faire « comme si » il ne s’était rien passé pour notre démocratie, à l’été 2008 ? Pouvons-nous continuer à croire et à faire croire que la crise est seulement une crise économique ? Ne nous appartient-il pas d’analyser les conséquences de cet acte de terrorisme économique, sur notre culture de la démocratie ? Si l’Etat fédéral cède effectivement devant de telles menaces économiques, en quoi est-il encore le garant des valeurs démocratiques ? Comment peut-il se prémunir d’une nouvelle attaque terroriste (3), sur le plan économique ? Et qu’en est-il des faits et des responsabilités ? Soit les banquiers sont compétents, mais alors ne sont-ils pas complices des malversations et des détournements qu’ils ont couverts (4)? Et alors pourquoi un plan de sauvetage ? Avec nos impôts ? Soit les banquiers ne sont pas compétents et ils ont alors agi avec une extravagante légèreté ? Et alors pourquoi un tel plan de sauvetage qui apparaît comme une « prime à la mauvaise gestion » ? Une prime à la mauvaise gestion d’un montant de vingt- cinq milliards d’euros ? Une prime à la mauvaise gestion qui atteindrait le montant de deux siècles de politiques culturelles en Communauté française ? Et au départ de quelle légitimité démocratique l’Etat fédéral, qui attribue de telles primes à la mauvaise gestion au secteur bancaire, peut-il alors exiger de la Communauté française et de nos régions qu’elles s’épuisent d’économies, de rigueur de gestion, de rentabilité à la petite semaine ? Et si l’Etat fédéral attribue au secteur bancaire des primes à la mauvaise gestion, à quel titre peut-il exiger de nos ministres, des nos fonctionnaires généraux et des gestionnaires culturels qu’ils soient rigoureux et intègres ? Et nous voyons bien, par ces quelques interrogations, combien l’ensemble de l’institution démocratique a été violemment corrompue, dans son intime légitimité, par cette décision de « sauver les banques ».

Ces questions montrent l’ampleur des problèmes démocratiques devant lesquels nous sommes à présent. Le fait que l’Etat fédéral ait cédé au terrorisme économique du secteur bancaire a de multiples conséquences sur le système des institutions démocratiques. Ce sont non seulement des conséquences dommageables pour l’ensemble de l’économie du pays ; ce sont non seulement des conséquences dommageables pour les logiques de service public ; mais bien au-delà, des conséquences dommageables pour la culture démocratique de notre pays. Et là réside, le vrai débat, celui qui interroge l’essentiel de notre relation au politique : la démocratie peut-elle résister à la violence du terrorisme économique mondialisé ? Si oui, à quelles conditions ? Pendant combien de temps ? Si non, sommes-nous prêts à sortir de l’ordre démocratique ? Nous les citoyens, sommes-nous prêts à céder – comme l’a fait le Gouvernement fédéral – devant les diktats du pouvoir économique qui s’annonce ? Voilà les enjeux culturels et politiques du drame à huis clos qui s’est joué entre le Gouvernement et les banques, à l’été 2008.

Il ne s’agit pas seulement d’un drame économique. Bien au-delà, il s’agit d’un drame démocratique dont les conséquences transforment à présent notre rapport à la politique, à la sûreté, à la justice, à la culture, à l’enseignement, aux services publics et, de manière générale, à la vitalité démocratique

Roland de Bodt,
chercheur et écrivain

(1) A la défense de Monsieur Reynders, il faut reconnaître l’intégrité de cet homme qui renvoie, en l’espace de quelques semaines, vingt-cinq milliards d’euro de nos impôts vers le secteur bancaire, et cela pour le prix d’un traitement de ministre ; c’est dire la « militance », c’est dire le dévouement désintéressé de cet homme à la cause du capital financier.

(2) Car, même si la justice reste impuissante à les qualifier et à les juger comme des opérations douteuses et des malversations en droit, nous les citoyens, nous les clients de ces banques, nous savons parfaitement bien que la disparition massive de ces actifs est le signe d’un détournement et d’une malhonnêteté caractérisée, sur le plan éthique. A défaut de justice en droit, la contestation sur le plan éthique est le seul retranchement qui nous reste. C’est un grand malheur pour notre démocratie que la justice ne puisse agir en droit à l’encontre d’actions économiques qui paraissent si douteuses et dont la malhonnêteté semble si patente, dans l’opinion commune.

(3) D’une certaine manière, on pourrait se demander si la grippe H1N1 n’était pas déjà cette seconde attaque terroriste du capital financier, mais cette fois à travers le secteur des industries pharmaceutiques, à nouveau à charge de l’Etat fédéral ?

(4) Et les décharges de responsabilité qu’ils auraient glissées dans les contrats de vente de ces actifs « toxiques », ne seraient-elles pas comme les aveux criants de cette complicité ?


Les bonnes pages

En écho à la note en bas de page 2 du coup de griffe, mais aussi à la conférence donnée par Monsieur Ost au Collège Belgique le 18 mars dernier… Extrait de Michel Foucault, La Volonté de savoir :

Et s’il est vrai que le juridique a pu servir à représenter, de façon sans doute non exhaustive, un pouvoir essentiellement centré sur le prélèvement et la mort, il est absolument hétérogène aux nouveaux procédés de pouvoir qui fonctionnent non pas au châtiment mais au contrôle, et qui s’exercent à des niveaux et dans des formes qui débordent l’Etat et ses appareils. Nous sommes entrés depuis des siècles maintenant, dans un type de société où le juridique peut de moins en moins coder le pouvoir ou lui servir de système de représentation. Notre ligne de pente nous éloigne de plus en plus d’un règne du droit qui commençait déjà à reculer dans le passé à l’époque où la Révolution française et avec elle l’âge des constitutions et des codes semblaient le promettre pour un avenir proche.

C’est cette représentation juridique qui est encore à l’œuvre dans les analyses contemporaines sur les rapports du pouvoir au sexe. Or, le problème, ce n’est pas de savoir si le désir est bien étranger au pouvoir, s’il est antérieur à la loi comme on l’imagine souvent ou si ce n’est point la loi au contraire qui le constitue. Là n’est pas le point. Que le désir soit ceci ou cela, de toute façon on continue à le concevoir par rapport à un pouvoir qui est toujours juridique et discursif – un pouvoir qui trouve son point dans l’énonciation de le loi. ( …) Et c’est de cette image qu’il faut s’affranchir, c’est-à-dire du privilège théorique de la loi et de la souveraineté, si on veut faire une analyse du pouvoir dans le jeu concret et historique de ses procédés. Il faut bâtir une analytique du pouvoir qui ne prendra plus le droit pour modèle et pour code.

 

Notices bibliographiques

Les propositions de Roland de Bodt

Martin, Céline (coord.) – Aux livres, citoyens ! Les partenariats en questions

Martin, Céline (coord.) – Aux livres, citoyens ! Les partenariats en questions – Mons (Cuesmes), Belgique, Editions du Cerisier, « Place publique », 2010, 206 page, ISBN : 2.87267.138.2

Présentation : Il s’agit de l’édition originale en langue française d’un ouvrage collectif qui réfléchit une hypothèse de travail : le livre est-il un outil pour oser la démocratie et lutter contre les idées de l’extrême droite ? Plus particulièrement, l’ouvrage évalue la question des partenariats à travers des actions culturelles de terrain réalisée en Province de Liège ; il est coordonné par Céline Martin, coordonatrice du service « démocratie et cultures » du Centre d’Action laïque de la province. Les auteurs associés à cette démarche sont Marie Hélène Alonso, animatrice au Centre culturel de Waremme, Géraldine Brausch, philosophe et assistante en philosophie morale et politique à l’Université de Liège, Laetitia Daco, assistante sociale au Centre public d’Action sociale de Waremme, Majo Hansotte, docteur en philosophie et lettres, responsable de projet au Bureau international de la jeunesse, Marie-Anne Hugon, professeure en sciences de l’éducation à l’Université de Paris-Ouest-Nanterre, Nicole Larderet, directrice d’un organisme français de formation à destination des personnels des bibliothèques, Pierre Mativa, animateur directeur du Centre culturel de Waremme, Geoffrey Meuli, coordinateur de la régie de quartier « Solid’art cité » de Waremme, Michel Recloux, coordinateur de la médiathèque de l’association « Les territoires de la Mémoire », Arlette remacle, bibliothécaire directeur principal de la Bibliothèque centrale de la Province de Liège, Marie Chantal Renson, directrice de la Bibliothèque locale pivot de la Commune de Waremme. Format livre, mise en page aérée, caractère lisible, reliure au fil, une quinzaine de photos, papier satiné confortable. Prix annoncé autour de 13,00 €. – Commentaire : Oser l’évaluation de nos partenariats ! – A plusieurs titres, cette initiative éditoriale est exemplaire ; elle est menée avec une méthodologie à la fois tendre, plurielle, ouverte et rigoureuse ; à travers les narrations de deux expériences (2006 et 2008), elle fait écho aux réalités de l’action culturelle de terrain ; elle prend le temps d’énoncer et de donner à lire des points de vue différents construits pour l’évaluation de ces actions culturelles ; elle est une démarche d’évaluation de l’action de la dynamique de partenariat et tire des enseignements de ces expériences collectives vécues. Comme l’avait formulé Michel Crozier dans « L’Acteur et le système » (Paris, France, Le seuil, Points), voilà tout le problème : comment se fait-il, qu’à un moment donné, des individus se réunissent pour mettre en œuvre un projet ? pour devenir les partenaires d’une action commune ? A vrai dire, rien n’est moins évident. Grâce à ce questionnement et à cette écoute mutuelle, les conclusions dégagent des propositions méthodologiques pour une action culturelle en partenariat qui mériteraient d’être largement diffusées (pages 177 à 180), notamment auprès de l’ensemble des opérateurs culturels en Communauté française. Comme par exemple ces quelques propositions extraites d’une liste qui en comporte une petite vingtaine : « Construire le projet avec l’ensemble des partenaires dès le début » ou « Veiller à ce que les éléments clefs de l’analyse de départ soient partagés » ou encore « Laisser le projet cheminer, accepter et pourquoi pas se réjouir que le projet se transforme », « joindre indissociablement recherche-action, conduite d’un projet et réflexion sur celui-ci, reconnaître à chacun le droit et le pouvoir de participer aux constructions qui le concernent », etc. Une sélection bibliographique diversifiée entre d’une part des ouvrages et articles de fond et d’autre part des œuvres de fiction. Je recommande vivement. [Mons (Belgique), mise à jour le 25 mars 2010, Roland de Bodt] – Publics : Animateurs sociaux, culturels, artistes, responsables de centres culturels, de centres de jeunes, de bibliothèques, d’associations d’éducation permanente, agents du développement d’activités culturelles dans les Centres publics d’aide sociale – Mots clés : action culturelle ; démocratie ; démocratie culturelle ; émancipation ; évaluation ; librairie ; lecture publique ; lutte contre l’extrême droite ; partenariat culturel – Adresses web : des éditeurs : editionsducerisier@skynet.be ; des auteurs : consultez un moteur de recherche – Contenu : Les auteurs (9) – Table des matières (11) – Préface : « Livres et démocratie » Par Hervé Persain et Pierre Pétry (15) – Préface : « Passages » par Paul Emile Mottard (17) – Introduction (19) – Partie I : des partenaires racontent (25) – Chapitre I, Aux livres, citoyens ! une opération globale, des actions locales – 1. Une hypothèse : des livres pour « oser la démocratie » et lutter contre les idées de l’extrême droite, par Céline Martin (27) – Qu’est-ce que l’extrême droite ? (29) – Quelles sont les causes des succès électoraux de l’extrême droite et les moyens de lutter contre ceux-ci ? (31) – Quelle puissance de construction démocratique avons-nous ? (40) – Le livre : vecteur d’émancipation et/ou objet de distinction sociale ? (46) – 2. La préparation des actions : analyse des réalités locales, rencontres des partenaires et coconstruction de la programmation, par Céline Martin (50) – 3. Le récit des deux premières éditions : « Oser la démocratie ! » et « Au cœur des droits de l’homme », par Céline Martin (53) – idem, par Arlette Remacle (63) – Chapitre II : le récit de deux expériences locales – 1. « Waremme ose la démocratie » par Marie Hélène Alonso (69) – Le point de vue de Marie Chantal Renson (85) – Le point de vue de Pierre Mativa (88) – Le point de vue de Laetitia Daco (94) – Le point de vue de Geoffrey Meuli (99) – 2. Littérature, jazz et politique : l’exemple de la soirée événement « Wu Ming », par Michel Recloux (105) – Chapitre III : Quelques éléments d’analyse avancés par les partenaires (111) – Les éléments facilitateurs et/ou contraignants (112) – Partie 2 : Des regards extérieurs interrogent (125) – 1. Regard d’une lecture étrangère par Marie Anne Hugon (127) – 2. Intervention du 28 novembre 2008 sur le thème du partenariat par Nicole Larderet (136) – 3. Le livre au cœur d’un pacte citoyen par Majo Hansotte (142) – 4. Sur les chemins de l’émancipation ; le pari de l’égalité par Géraldine Brausch – L’héritage des Lumières (153) – Un détour par l’école (155) – L’éducation populaire et le principe d’égalité (161) – Savoir et pouvoir : de l’ignorance au mépris (164) – « Aux livres, citoyens ! » le parti pris de l’égalité (169) – Partie 3 : des éléments de réponses et des questions nouvelles (175) – Des éléments de réponse… (177) – Des questions nouvelles… (180) – Bibliographie (185) – Annexes (189) – Sélection originale de divers supports, tels qu’ouvrages, bandes dessinées et DVD, réalisée par la Bibliothèque principale de Verviers concernant le texte intégral de la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) par article (191) – Photos témoins de quelques activités (197)

Le Réseau

 

Opinion

 

Lettre à Monsieur le Premier Ministre (de la République française, ndlr) et à Madame la Ministre de la Justice.

 

Si nous avons choisi de relayer cette lettre adressée par un citoyen français à son Premier Ministre et à sa Ministre de la Justice, c'est que nous pensons que cette prise de position arrive à son heure et que, chez nous auss ,certaines choses doivent être dites à nos autorités, politiques, belges, européennes... En effet, au mépris de l'opinion publiques, l'Europe persiste à vouloir renforcer encore son partenariat privilégié avec l'Etat d'Israël. Et cela alors même que l'occupation de la Palestine se poursuit, avec son lot de vexations (confiscation de biens, destruction de cultures, check-points, etc., ) que les colonies de peuplement ne cessent de s'étendre - au mépris du droit international et de toutes les résolutions de l'ONU - , et que les habitants de Gaza tentent de survivre sous un blocus de plus en plus intransigeant, dans ce qui reste de leurs villes, après les bombardements.

 

Paris, le 23 février 2010

 

Monsieur le Premier Ministre,
Madame la Ministre de la Justice,

 

Avant d’aborder l’objet de cette lettre, je me présente par quelques détails dont vous comprendrez plus loin la signification.

Je suis né en 1946 et suis Juif. Ma famille, comme la plupart des familles juives, a subi de lourdes pertes pendant la guerre. De nombreux parents, que je n’ai donc jamais connus, ont disparu en camp de concentration : ma grand-mère maternelle, des oncles, des tantes et des cousins.

Mon enfance a baigné dans une ambiance juive, rythmée par des fêtes et des rencontres familiales, et j’ai fait ma Bar-Mitzva en 1959 (à Bar-le-Duc). Je garde un assez bon souvenir de cette période, et mes parents, bien que de nature très inquiète, ne passaient pas leur temps à ressasser continuellement les souvenirs du génocide.

Lors de ma Bar-Mitzva, j’ai lu solennellement dans la synagogue un texte imprimé, que j’ai gardé, dans lequel il est écrit : « Je prends l’engagement de devenir un membre utile de la société et un bon citoyen de mon pays ».

Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre de la Justice, c’est cette promesse qui me guide quand je m’engage dans des actions pacifiques de boycott des produits d’Israël, actions que je poursuivrai résolument aux côtés d’autres manifestants tant que cet état ne se conformera pas au droit international.

Cet Etat développe en effet depuis longtemps une politique de dépossession, d’exclusion, d’expulsion, de colonisation et d’humiliation du peuple palestinien : colonisation ininterrompue de la Cisjordanie, blocus de Gaza, atteintes graves aux droits des Palestiniens d’Israël, judaïsation de Jérusalem, refus du droit au retour des très nombreuses familles expulsées lors de la création de l’Etat d’Israël.

Cet Etat, qui prétend agir au nom des Juifs du monde entier et brandit constamment l’ignoble chantage à l’antisémitisme, est criminel pour la population palestinienne et suicidaire pour la population juive. Comme il méprise le droit international, qu’il jouit d’une impunité persistante et que sa politique provoque l’accroissement de nombreux conflits ou tensions dans le monde, beaucoup de citoyens épris de justice, dont je suis, ont compris qu’il était temps de développer une campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) à l’image de celle qui a contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud.

J’ai été très choqué par vos discours face au CRIF qui visent à criminaliser BDS et à prétendre sans aucune preuve que ce mouvement appelle à boycotter les produits caschers. Et la condamnation à Bordeaux de madame Sakina Arnaud pour « incitation à la haine raciale, nationale et religieuse » est injustifiable.

Je suis disposé, si cela vous intéresse, à vous exposer plus longuement mes convictions, voire à en discuter avec vous.

Mais en tant que Juif attaché à la justice et aux droits des peuples, je continuerai, comme beaucoup d’autres concitoyens guidés par leur conscience, à persévérer dans le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre Israël jusqu’à ce que cet Etat se conforme au droit international et reconnaisse les droits du peuple palestinien.

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre de la Justice, mes salutations citoyennes.

Jean-Guy Greilsamer
http://www.europalestine.com/spip.php?article4793
CAPJPO-EuroPalestine

 

L'Agenda

Consultez également l'agenda du site de Culture et Démocratie ...

 

Conférences, colloques, débats, rencontres, séances d'informations...

 

L’islam à Bruxelles

Le 8 avril 2010, de 12h30 à 14h30 à la Maison de la Solidarité (Bruxelles)

Corinne Torrekens, auteure de l'ouvrage« L’islam à Bruxelles» et chargée de recherches au FNRS, Docteure en Sciences politiques et sociales de l’ULB, viendra nous présenter son livre.

L’intégration de l’islam en Belgique est une question d’actualité qui fait émerger des débats intenses.

Par les compétences qu’elles possèdent en matière d’ordre, de sécurité publique, d’urbanisme, les autorités communales ont la possibilité de gérer un certain nombre de manifestations concrètes de la pratique de l’islam dans l’espace public. Le processus vacillant et inachevé de reconnaissance et d’institutionnalisation du culte musulman accentue encore cet état de fait. Dans ce livre, l’auteure prend la Région de Bruxelles-capitale comme cas d’étude, étant donné la concentration de la population musulmane dans certaines communes bruxelloises.

Comment les communes gèrent-elles la présence et l’installation des mosquées ? Observe-t-on une gestion locale de l’islam ? Quels en sont les enjeux et les acteurs ?

C’est à ces questions que le présent ouvrage répond en épinglant les discussions et transactions entre les autorités publiques et des représentants de la communauté musulmane. Ces transactions ont aussi des effets en termes de leadership politique dans la communauté des citoyens de confession musulmane.

Informations :
P.A.F. : 4 € (contribution pour lunch & boissons)
Lieu : Maison de la Solidarité, 66 rue Coenraets à 1060 Bruxelles
Réservation souhaitée & paiement sur place
Inscriptions :
vlacroix@centrelibrex.be
Tél : 02/535.06.78 - Fax : 02/535.06.93

 

Ecole sans classes


Le 15 avril 2010, de 9h à 16h30, au CEME (Charleroi)

L’École démocratique reste un chantier inachevé. L’échec scolaire massif, la hiérarchisation des écoles et des filières, les logiques de relégation et de ségrégation, le poids des origines socioculturelles face à la réussite sont autant de traits marquants d’un système éducatif profondément inégalitaire et enclin à des dérives de marchandisation.

Sauf à désespérer de changer un jour l’ordre des choses en matière d’inégalités scolaires (et par conséquent, aussi, en matière d’inégalités sociales, culturelles et économiques), il s’avère urgent de reposer la question du rôle social de l’Ecole.

Quels sont les termes du déficit démocratique qui affecte profondément notre système scolaire ? Quelle est notre conception de l’égalité scolaire ? Jusqu’où, comment et en quel sens réformer l’appareil éducatif ? Quel est, en définitive, notre projet d’Ecole démocratique ?

Ce sont ces questions, aussi difficiles qu’urgentes, que cette 88e Semaine sociale du MOC entend remettre au cœur du débat collectif.

 

Infos :

CEME (Charleroi Espace Meeting Européen) rue des Français 147 – 6020 Charleroi
Secrétariat & renseignements
Chaussée de Haecht, 579 — 1030 Bruxelles
Tél. : 02 246.38.51 ou 02 246.38.01
Fax : 02 246.38.55

Programme
Inscription via bulletin

 

Semaine « Art à l’Ecole »

Les lundi 26 et mardi 27 avril 2010 de 10h30 à 16h30, aux Ecuries – Charleroi/Danses (pour la danse )
Les jeudi 29 et vendredi 30 avril 2010 de 10h à 16h à l’Eden – Centre culturel régional de Charleroi (pour le théâtre et l'écriture)

Le Centre Dramatique de Wallonie pour l’Enfance et la Jeunesse (CDWEJ) & la Cellule Culture-Enseignement en partenariat avec Charleroi/Danses – Centre chorégraphique de la Communauté française et le PBA+Eden – Centre culturel régional de Charleroi organisent la septième édition des Rencontres Interrégionales Danse à L’Ecole et la quatrième édition des Rencontres Interrégionales Théâtre et Ecriture à L’Ecole.

Dans le cadre de sa mission de rapprochement entre le monde de l’éducation et le monde artistique, le CDWEJ développe l’opération « Art à l’Ecole » sur l’ensemble de la Wallonie, avec la précieuse collaboration de centres culturels régionaux et locaux. Une cinquantaine d’ateliers, mis en place dans des classes de tous les niveaux, réseaux et types d’enseignement, reposent sur le partenariat entre un artiste, accueilli en résidence, et un enseignant qui ouvre la porte de sa classe à d’autres références, d’autres pratiques.

Les Rencontres Interrégionales sont donc le lieu et le temps où se rassemblent tous ces projets.
Conçu avec des artistes associés au CDWEJ (Joanne Leighton pour la danse, Florence Klein pour l’écriture et Luc Fonteyn pour le théâtre), cet événement vise à valoriser les expériences vécues dans l’intimité des classes tout en respectant la singularité de chaque processus exploré, sous le signe de l’échange et de la curiosité artistique.

Aux côtés des présentations d’élèves, d’autres artistes professionnels dévoileront un extrait ou une ébauche de leurs créations en cours, suscitant la rencontre, l’échange de points de vue, le questionnement…

Au programme :

- Equally loud in the same tempo, solo dansé interprété par Nora Alberdi Perez – Cie Velvet/Joanne Leighton
- duo de danseurs de P.A.R.T.S., Ian Garside et Eléanor Campbell
- Madame Bovary, adaptation de et avec Marie Delhaye
- Monsieur Topack a disparu, de et avec Claire Gatineau et Fujio Ishimaru (Théâtre EVNI)

Cette année, les Rencontres accueilleront aussi l’artiste-illustratrice, Madeleine Tirtiaux qui, pendant ces quatre jours, d’une salle à l’autre, glanera des ambiances et attitudes, des énergies, des silhouettes et des mouvements…

Les Rencontres Interrégionales, ce sont quelque 800 personnes, de tous les âges, 45 classes, de la maternelle aux Hautes Ecoles, autant d’enseignants, une cinquantaine d’artistes, une dizaine de centres culturels Points de chute du CDWEJ en Wallonie rassemblés pour quatre jours d’effervescence où se croisent les petites formes des élèves, les ébauches de créations professionnelles, des moments d’ateliers collectifs.

Ces journées sont ouvertes à tous les publics (entrée libre). Toute personne intéressée est la bienvenue.

Informations et réservations :
064/66 57 07
info@cdwej.be

 

Le Théâtre des Tanneurs aux enseignants…

Le 18 mai 2010, à 17h, au Théâtre des Tanneurs (Bruxelles)

Depuis janvier 2010, le Théâtre les Tanneurs a changé de direction. C’est à présent David Strosberg, comédien et metteur en scène de formation, qui détermine la ligne artistique du théâtre.

Manifestant une forte envie d’intensifier les liens entre le Théâtre les Tanneurs et les écoles, il mettra donc un point d’honneur à ce que l’initiation au théâtre contemporain se fasse de manière pratique et ludique.

Le 18 mai à 17 heures, le Théâtre les Tanneurs accueillera les enseignants qui le souhaitent. David Strosberg leur présentera la saison 2010-2011 et discutera avec eux de l'intérêt pédagogique de chacun des spectacles. Si vous désirez faire connaissance avec le Théâtre les Tanneurs, son nouveau directeur et ses projets pédagogiques, vous êtes les bienvenus à cette rencontre !

Infos :
Responsable Ecoles : Patricia Balletti / patricia@lestanneurs.be / 02/213 70 53
Réservation souhaitée auprès de Marie Pastor / stagiaire@lestanneurs.be / 02/512 17 84
http://www.lestanneurs.be/

 

 

Spectacles, concerts,...

 

Chogan


Ecriture et mise en scène : Luc Dumont
Avec Valérie Joyeux et Julien Collard
Le 18 avril 2010 à 16h et le 19 avril à 20h30, à l’Eden ( Charleroi )

« Je suis un feu dans les branches d’un Douglas, je dégage une lumière jaune tournesol. Je suis perché sur un Douglas, prêt à bondir sur ma moto-trial comme Amstrong hors de sa navette pour marcher sur la lune ». Bastian est un gamin de cité. Il a 11 ans, et il n’a pas tout à fait les mêmes rêves que les autres enfants de son âge. Passionné par les Indiens Creek, il se fait appeler Chogan, « Oiseau Noir ».

Non, Bastian n’est pas comme les autres, et il commence à se lasser de son statut de bête curieuse à la maison comme dans la cour de récré. La seule personne qui semble ne pas le regarder comme un extraterrestre, c’est Guera, la discrète tenancière du snack à côté de l’école. Mais voilà que Guera disparaît sans explication. Indigné par l’indifférence générale face à ce fait jugé extraordinaire et incompréhensible, Bastian mettra tout en œuvre pour retrouver Guera la tzigane et lui venir en aide

Ce texte ludique, pudique et singulier de Luc Dumont évoque la question des expulsions arbitraires de réfugiés, tout autant que la situation douloureuse d’enfants hors normes que l’indifférence de leur entourage contraint parfois au repli dans un monde imaginaire bien plus riche et chaleureux. Bastian possède la générosité de la solidarité. Guera a l’entêtement de celles qui connaissent le prix de la liberté. Ils incarnent avec sensibilité et sincérité la volonté d’un désespoir qui s’efforce encore d’espérer. Une belle invitation à l’indignation et à la mobilisation.

Infos :

http://www.pba-eden.be/Public/Spectacle.php?ID=1081&type=

Eden
1 Bd. Bertrand
6000 Charleroi

 

L’effet de Serck

Les 23 et 24 avril, à 21h, à la Soupape (Bruxelles)

Un one man show vitaminé sur les thèmes de la démocratie, de l’importance du vote et du paysage politique belge, à destination des ados.

Comment toucher les jeunes « primo votants » aux questions politiques ? Pour qui voter ? Comment ? Pourquoi ?

Etienne Serck, aidé à la mise en scène par Stéphane Pirard, signe un premier texte énergique, éclaté à souhait, et hautement sensé. Un véritable one man show avec lequel, sans démagogie ni démarche moralisatrice, il pose clairement questions/réflexions, le tout avec un talent évident pour l'humour noir, le sarcastique et l'absurde.

Infos :
La Soupape
Rue Alphonse De Witte 26a - 1050 Bruxelles (Flagey)
02 649 58 88

 

 

Expositions,...

 

"Pas ce soir, chéri(e) ?"

Jusqu’au 30 mai 2010, à l’ULB

La sexualité est de plus en plus visible dans l’espace public : on la questionne, on la politise, on en fait un enjeu économique. L’exposition Pas ce soir, Chéri(e) ? – présentée à l’ULB jusqu'au 30 mai 2010 - remet les compteurs à zéro et propose de retracer, tout au long des 19e et 20e siècles en Europe, l’histoire de nos sexualités dans leurs représentations mais aussi dans leurs pratiques, sans tabou, sans idées préconçues.

La visibilité massive de la sexualité dans notre quotidien, alliée à l’idée que nous sommes évidemment plus libérés et plus épanouis que nos ancêtres, pourrait nous faire croire qu’oser parler de sexualité est une grande nouveauté. Et pourtant, il n’en est rien. Questionner la sexualité est une constante des sociétés occidentales. On parle d’elle et peut-être parle-t-elle de nous ? Parce que le sexe concerne à la fois la vie privée et la vie publique, l’intimité des individus et le sort de la population, il est un enjeu de discours sans cesse renouvelés. Il est donc aussi un objet d’histoire, même si les pratiques sexuelles des individus ne se laissent pas facilement cerner.

L’exposition « Pas ce soir, chéri(e) ? » résulte de la collaboration des quatre facultés de sciences humaines, des Archives et Bibliothèques de l’ULB et constitue un des événements-phares du 175e anniversaire de l’ULB. Trois ans de travail ont été nécessaires pour réunir les informations éparses, problématiser et nuancer, exploiter les fonds oubliés et construire une exposition questionnant l’hétérosexualité conjugale « sans histoire »

Lieu : l’ULB – Grand Hall - (Bâtiment A – avenue F. Roosevelt 50 – 1050 Bruxelles)

 

One Shot. Football et art contemporain

Du 6 mars au 11 juillet 2010, du mercredi au dimanche, de 12h à 18h, au BPS 22 (Charleroi)

Le point de départ de cette exposition est une réflexion de l’écrivain hongrois, Péter Esterházy, formulée dans son livre Voyage au bout des seize mètres (Christian Bourgois Editeur, 2007), pour qui le football peut condenser métaphoriquement les enjeux du monde contemporain. Au départ de ce postulat se sont imposées les premières œuvres de One Shot ! : deux portraits vidéos, séparés par trente années durant lesquelles le monde a été bouleversé…

Infos :

http://www.hainaut.be/culture/artsplastiques/frameset.asp?page=contenu&navcont=1,0,0,0

 

 

Festivals,...

 

Les 400 coups de Théâtre-Action

Du 4 avril au 5 juin 2010 , au Cerisier, à Cuesmes ( Mons )

En trente ans, le Théâtre des Rues a créé ou contribué à donner vie à plus de 120 spectacles professionnels. Il est également un lieu pour le théâtre amateur. Un endroit où des pièces s’écrivent et sont interprétées par des non-professionnels : des jeunes, des amuseurs, des militants…

Installé dans d'anciens bâtiments reconvertis, au fil des ans, par ses soins en deux salles de spectacle, le Théâtre des Rues y diffuse ses propres productions mais peut, comme pour ce festival, accueillir les représentations de troupes invitées. Son objectif est de contester le monopole établi par la culture des élites intellectuelles et de combattre la dictature des marchands mondialistes !

Infos :

Programme

Théâtre des Rues - Au Cerisier
rue du Cerisier, 20 à 7033 Cuesmes
Les 4, 10 et 29 avril ; 8 et 29 mai ; 5 juin, à 20h
Tél. : 065/31.34.44
theatredesrues@skynet.be
www.theatre-action.be

 

Festival Bruxelles Babel

Du 15 au 17 avril 2010, au Théâtre Marni ( Bruxelles)

S’il est un événement à ne pas rater au théâtre Marni à Ixelles, c’est bien le festival Bruxelles Babel ! Du 15 au 17 avril, l'occasion est donnée aux jeunes de 12 à 21 ans de s'exprimer dans différents domaines artistiques tels que le théâtre, la danse, la musique, le chant, le slam, la vidéo et les arts plastiques.

Après huit mois de travail passionné, une multitude de rencontres et des ateliers encadrés par des artistes professionnels, c'est un spectacle de qualité qui s'offre à vous.

Année exceptionnelle pour festival exceptionnel, Bruxelles Babel a décidé de marquer le coup en ce quart de siècle d’existence ! « Love, web & SMS », le thème choisi par les jeunes cette année, met l'accent sur l'influence des nouvelles technologies de communication sur leurs relations amoureuses.

Infos :

Adresse : Théâtre Marni, Rue de Vergnies 25
1050 Ixelles
tremplins@cocof.irisnet.be
Tel : 0488/88. 36. 43
www.bruxellesbabel.be

 

Dernières nouvelles

 

Inauguration, ouverture, entrée en fonction...

 

La Concertation des Centres culturels bruxellois - réseau de 11 pôles culturels de proximité réunissant les directeurs des Centres Culturels bruxellois agréés par la Communauté française - a une nouvelle coordinatrice depuis le 15 février 2010. Lamia Mechbal remplace Fabienne Minsart qui a officié à ce poste de 2001 à 2010.

Lamia Mechbal a coordonné le Plan culturel pour Bruxelles de 2007 à 2009. Elle a également mené une étude pour Culture et Démocratie sur « la Participation sociale, culturelle et sportive des usagers des CPAS », en 2004. Aujourd’hui, elle est chargée de relier les Centres culturels bruxellois autour d’activités et de partenariats renforçant leur action culturelle de proximité partout sur le territoire bruxellois, et de porter la Concertation vers une structure de coopération basée sur l’élaboration de projets transversaux. Certains qu’elle mènera à bien l’ensemble de ces projets, nous lui souhaitons bonne chance !

Contact :
Lamia Mechbal, coordinatrice
Concertation des Centres Culturels Bruxellois
Rue Potagère, 7
B-1210 Bruxelles
Tél. & Fax : 02/466 10 03 / Mobile : 0474 450 145
concertation@scarlet.be

 

 

Concours / Appels

 

Promo Jeunes est une asbl qui développe depuis 20 ans de nombreuses actions ayant pour objectif la valorisation et le soutien des jeunes par la réalisation de nombreux évènements. Dans ce cadre, l’opération « Qui Dit Mieux ? » apporte aux jeunes artistes plasticiens et aux stylistes, visibilité et reconnaissance auprès du grand public et des professionnels.

« Qui dit mieux ?» est une exposition annuelle d’œuvres d’art de jeunes artistes plasticiens de moins de 31 ans sélectionnées par un jury de professionnels. Chaque année, les œuvres créées ont un thème imposé. Les œuvres retenues sont exposées et vendues aux enchères (en grande partie au bénéfice de l’artiste).

Pour cette 4ème édition, le thème est l'effacement.

Echéances :

19 Avril – Clôture de la réception des œuvres
3 Mai – Clôture de la réception des photos des silhouettes

Infos : http://www.quiditmieux.be/bulletin-d-inscription.html

 

Prévenir l'illettrisme grâce au Fonds de La Poste pour l'Alphabétisation
Le Fonds de La Poste a relancé son appel "prévention". Grâce à cet appel, le Fonds veut sensibiliser et aider les parents, dès le plus jeune âge de leurs enfants, à développer les attitudes et comportements qui aideront ces enfants à réussir leur scolarité. Introduction des dossiers de candidature jusqu'au 26/04/2010.

Plus d'information : http://www.kbs-frb.be/call.aspx?id=249752&LangType=2060


La Fondation Proximus favorise l’intégration des enfants et des jeunes en difficulté
Les asbl qui travaillent à un projet nouveau d’aide en faveur d’enfants et de jeunes (0-18 ans) qui vivent une situation difficile en Belgique à cause de la pauvreté, de l’exclusion sociale ou d’un handicap, sont invitées à introduire leur projet. L’appel 2010 de la Fondation Proximus court jusqu’au 24/05/2010 !

Plus d'information : http://www.kbs-frb.be/call.aspx?id=209808&LangType=2060


Soutien à des petites associations qui luttent contre la pauvreté, la violence et l’exclusion. Appel à projets « Fonds Leona Verschueren » jusqu'au 30/06/2010.
Soutenir, en Amérique latine, des projets locaux travaillant, à petite échelle, à lutter contre la traite des enfants, la prostitution enfantine et l'utilisation d'enfants soldats.

Plus d'information : http://www.kbs-frb.be:80/call.aspx?id=260068&LangType=2060


Des projets à petite échelle pour une société plus équitable. Appel à projets « Fonds Celina Ramos » jusqu'au 31/08/2010.
Soutien à des petits projets qui répondent aux besoins sociétaux actuels…

Plus d'information : http://www.kbs-frb.be/call.aspx?id=209812&LangType=2060


Anim'action est un programme initié et développé par la Commission communautaire française. Il vise à renforcer les dimensions relationnelles et créatives des missions éducatives et pédagogiques développées par les écoles.

Anim'action permet de développer des projets culturels pendant le temps scolaire dans les écoles francophones de la région bruxelloise.

Date ultime d'introduction des projets : 11 mai 2010

Plus d'information : http://www.cocof.irisnet.be/site/fr/animaction/

 

 

Publications

 

Migrations|magazine

Parce que la question migratoire est l’un des grands enjeux de ce début de XXIe siècle qui recoupe presque tous les autres : l’économie et l’emploi, le logement, l’enseignement, la santé publique, le développement urbain et la cohésion sociale, les relations nord-sud, la culture et le « vivre ensemble »…

Parce que notre société a du mal à formuler la question, est embarrassée par les possibles réponses et se limite le plus souvent à parer au plus pressé. Frontières ouvertes ou fermées ? « Immigration choisie » ou « immigration jetable » ? Faut-il veiller aux intérêts des sociétés d’accueil, de départ, des migrants eux-mêmes ou de tout à la fois ? C’est plus facile à dire qu’à imaginer… et à mettre en pratique.

Parce que l’actualité n’attend pas et que la question migratoire s’y invite en permanence.
Parce que, pour pouvoir avancer sur cette question qui conditionne l’avenir de toute la société, il faut alimenter autrement la compréhension des enjeux, le débat public et la prise de décision. Pour lancer un tel débat, un chaînon manque entre, d’un côté, les études érudites et, de l’autre, les enquêtes superficielles et l’approximation des slogans.

Migrations|magazine tentera d’être ce chaînon.

Plus d’infos : http://www.migrations-magazine.be/site/spip.php

 

Transnationalité et développement. Rôles de l’interculturel, de Altay Manço et Claudio Bolzman, aux éditions de L’Harmattan.

Ce livre regroupe diverses contributions illustrant les complémentarités entre les notions de développement local, d’une part, et du transnationalisme, d’autre part. Ces préoccupations sont articulées à l’aune d’une approche interculturelle. Un premier noyau des textes présentés dans ce volume fut produit à l’occasion du troisième congrès de l’Association Internationale pour la Formation, la Recherche et l’Intervention sociale (AIFRIS), un congrès tenu les 21-24 avril 2009 à Hammamet en Tunisie.

Le volume s’ouvre également à quelques travaux hors congrès, afin d’articuler le corpus au débat international sur le rôle, dans ce contexte, de l’intervention sociale. L’ouvrage est structuré en cinq parties : après l’introduction qui précise les enjeux, une partie discute des liens entre développement local et transnationalisme. Suivent des articles sur les interventions interculturelles dans les situations de transnationalité. Un copieux chapitre est consacré à la pratique des formations en contexte transnational. Une carte blanche sur les relations intercuturelles en Méditerranée clôture le livre.

 

Liens :


http://www.aifris.org/
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=collection&no=419
http://www.irfam.org/
http://www.hes-so.ch/

 

Formations

 

L'édition 2010 des formations de la DG Culture de l'Administration de la Communauté française vient de paraître.
Consultez le catalogue.

Tu as entre 15 et 25 ans et tu as envie de prendre la parole? Tu veux apprendre à utiliser la vidéo, la photo, Internet, la radio ou l'écriture?

Benposta te propose un espace d’expression où développer tes projets. Tes créations seront diffusés sur le site de Benposta.

 

Plus d’infos : http://www.benposta.be/medias.html

 

Les Ateliers de la Banane vous proposent :

 

- Stage pour enfants du 12 au 16 avril 2010 « Est-ce que l'homme se cultive comme une patate? »

Entre pinceaux, fourchettes, et balade au potager, au musée, dans un lieu insolite, nous récolterons des traces pour créer ton carnet de bord et ta boîte à trésors.

Des carnets, des boîtes, remplis de saveurs, de couleurs, de photos…, récoltés pendant la semaine et transformés dans l’atelier. Il y aura à voir et à manger !

 

- Atelier pour adultes les jeudis de 19h à 22h à partir du 22 avril : « CRÉATIVITÉ AU CARRÉ »

Invitation à « carrément » vous plonger dans la création d’œuvres inspirées du cube et du carré. Découvrir, réfléchir, expérimenter… Essayer, oser, créer… Peinture, dessin, gravure, photographie, modelage, fil de fer, collage, Origami ...….

Des ateliers collectifs ouverts à tous, prolongés par une participation à deux expositions collectives : aux Ateliers de la Banane (dans le cadre du Parcours d’artistes de St-Gilles) et au Centre Culturel des Roches de Rochefort.

Plus d’infos :

Les Ateliers de la Banane asbl – Centre d’Expression et de Créativité
Renseignements : 02 538 45 36 - 0473 57 28 43
Contact : Mariska Forrest
bananeatelier@gmail.com - www.bananeatelier.be

 

Formation pour adultes : « Précarité, fraternité, éducabilité »

Une formation non résidentielle consacrée à l'éducation pour tous et aux moyens d'y accéder
Du vendredi 23 au dimanche 25 avril 2010, au siège de la LDH, 22, rue du Boulet - 1000 Bruxelles

Pas toujours évident d’avoir accès à l’éducation lorsqu’on vit dans la précarité. Le but de la formation est de poursuivre une réflexion sur l’éducation pour tous et sur les moyens d’y accéder, notamment au travers des cours d’alphabétisation, des écoles de devoirs, des maisons de jeunes, etc. mais également au travers d’expériences citoyennes alternatives.

 

Infos :

Programme

LDH
22, rue du Boulet - 1000 Bruxelles
cdeborman@liguedh.be ou 02 209 62 84
Inscription :
20 places disponibles – clôtures des inscriptions le 10 avril 2010
Tarif : 50 euros (repas compris) – étudiants et personnes sans emploi : 30 euros

 


Sites web

 

Site web consacré aux activités culturelles que met en place depuis 1992 àl’Université Lille 1 : http://culture.univ-lille1.fr/index.php?id=7

Coopérative d'éditeurs indépendants et de structures culturelles, artishoc agrège une technologie collaborative innovante, un fonds documentaire dédié à la création contemporaine et une offre de services et de conseils pour une stratégie de communication interactive personnalisée. http://www.artishoc.com:80/accueil

Blog consacré aux artistes et à la culture Romhttp://artrom.blogspot.com

Site dédié à un projet radio éponyme « démocratie en chantier » mené par le Gsara….

Un studio radiophonique mobile se déplace de localité en localité, en Wallonie et à Bruxelles, à la rencontre de personnes qui mettent en œuvre et/ou participent à des projets, des processus, où certaines décisions à prendre sont partagées avec le plus grand nombre, le peuple.

Qu’elles soient initiées par les édiles communaux, par des collectifs de citoyens, par des plates-formes associatives, la série d’émissions veillera à questionner en quoi ces pratiques offrent la possibilité à la population de prendre part à ce qui est important pour vivre en société et comment ces pratiques génèrent une disponibilité à participer.

Qu’est-ce donc qui est mis en œuvre afin que tout le monde acquière le pouvoir de et la connaissance à organiser une décision ?

Bref, comment ces pratiques construisent-elles un devenir citoyen?

http://www.democratieenchantier.be/?page_id=2

 

 

Pétitions

 

La Commission Européenne vient d'autoriser la culture d'organismes génétiquement modifiés (OGM) pour la première fois depuis 12 ans, plaçant les profits du lobby OGM avant les préoccupations sanitaires des citoyens. Pourtant 60% des Européens estiment que nous avons besoin de plus d'informations avant de cultiver des plantes qui pourraient menacer notre santé et l'environnement. Une nouvelle initiative donne à 1 million de citoyens européens une chance unique de déposer officiellement des propositions de lois à la Commission Européenne. Rassemblons un million de voix pour obtenir une interdiction des cultures OGM tant que la recherche n'a pas abouti…A ce jour, soit deux semaines après le lancement, sont réunies, déjà !, plus de 300.000 signatures.

http://www.avaaz.org:80/fr/eu_health_and_biodiversity/?cl=510513297&v=5625

Pour ne pas oublier la composante culturelle et artistique du développement, ni dans le cadre de la catastrophe à Haïti, ni lors de toutes les autres actions menées, en Afrique ou ailleurs : http://www.cultuurenontwikkeling.be:80/cultuur/lettre.aspx

 

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70, rue Emile Féron - 1060 Bruxelles
Tél. : 02/502 12 15
Fax : 02/512 69 11
Courriel : info@cultureetdemocratie.be

Cette lettre d'information a été réalisée par Marie Poncin, Baptiste De Reymaeker,Georges Vercheval, Roland de Bodt et sabine de Ville grâce au soutien de la Communauté française.