Culture ET démocratie
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Photo: Frédéric Pauwels (détail)

La Lettre de Culture et Démocratien°47 - 29/09/2010

Editorial

 

En guise d’éditorial, cet extrait d’une lettre* de Flaubert à George Sand qui, 143 ans plus tard, reste étonnamment d’actualité…

Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s’étaient établis à Rouen. Voilà la troisième fois que j’en vois. Et toujours avec un nouveau plaisir. L’admirable, c’est qu’ils excitaient la Haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols. Et j’ai entendu de jolis mots à la Prudhomme.

Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d’ordre. C’est la haine qu’on porte au Bédouin, à l’Hérétique, au Philosophe, au solitaire, au poète. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère. Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton.

* Gustave Flaubert à George Sand, le 12 juin 1867.

 


Les couleurs correspondent aux axes suivants :

  • Politiques culturelles
  • Culture et Solidarité (Art et Santé, Art et Prison, CPAS)
  • Culture et Ecole
  • Interculturalité
  • Culture et Citoyenneté

Culture et Démocratie

 

L'Agenda

"Un enseignement en culture. De l'utopie à la réalité." Suite des tables-rondes.

Depuis mars 2010, Culture et Démocratie propose des tables-rondes dont l’objectif est d'approfondir la réflexion sur l’articulation culture/enseignement en impliquant activement les acteurs des secteurs concernés. Deux premières rencontres ont été organisées à Bruxelles les 29 mars 2010 et 10 mai 2010 autour d’une définition d’un enseignement en culture et des raisons d’être des projets Art/Ecole. Les comptes-rendus des échanges sont disponibles sur le site internet de l'association. Dès la rentrée, trois nouvelles rencontres sont prévues :

- La formation culturelle dans l’enseignement supérieur, le 4 octobre 2010, de 12h30 à 14h30 à Louvain-La-Neuve (Auditoire Sainte Barbe).
- La formation au langage de l’image dans le cursus de formation obligatoire, le 25 octobre 2010, de 12h30 à 14h30, à Liège, Espace Rencontre de la Bibliothèque Les Chiroux
- La formation des médiateurs culturels et des artistes intervenants, le 29 novembre 2010, de 12h30 à 14h30, à l’auditoire Raoul Dufour des Beaux-Arts de Mons (BAM)
- La place de la dimension culturelle dans les écoles à pédagogie alternative (date, lieu et intervenants à confirmer).

Inscriptions : 02/502 12 15 - info@cultureetdemocratie.be
Le programme complet est disponible sur le site Internet www.cultureetdemocratie.be/fr

Rencontre-débat autour de l’exposition « Regards sur la pauvreté des femmes à Bruxelles »

En cette année de lutte contre la pauvreté, La Boîte à Images vient de réaliser une série de portraits sur la pauvreté des femmes à Bruxelles. Les photographies de Christophe Smets et les textes de Céline Gautier témoignent de leurs conditions de vie.

Ce projet est exposé au Centre d'Action Laïque de Bruxelles du 6 octobre au 30 novembre. Dans ce cadre, en collaboration avec Culture et Démocratie, une rencontre-débat est organisée le jeudi 21 octobre, de 12h30 à 14h30, à la salle Willy Peers du Centre d’Action Laïque (Campus de la Plaine – ULB – accès 2, Av. Arnaud Fraiteur 1050 Bruxelles). Au programme : des interventions de Christophe Smets (photographe), de Ricardo Cherenti (Union des Villes et des Communes de Wallonie), ainsi que le témoignage d’une femme ayant participé au projet. Echanges et discussions. Une visite de l’exposition est prévue dès 11h30.

Inscriptions: 02/502 12 15 - info@cultureetdemocratie.be

Rencontre-débat « Théâtre action et champ psychiatrique »

Dans le cadre de la 13ème édition du Festival International de Théâtre Action, la Compagnie Acteurs de l’Ombre et le Réseau Art et Santé, coordonné par Culture et Démocratie, organisent une rencontre-débat le 23 octobre de 17h à 18h30 au Théâtre Le Moderne (1 Rue Sainte-Walburge à 4000 Liège).

Dans le cadre de l’année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, la Compagnie ‘Acteurs de l’Ombre’ (Belgique), le ‘Théâtre de l’Arcane’ (France) et ‘Locos por el teatro’ (Espagne), dans le cadre de leur projet ‘Terra Incognita.europe’ interrogent, par la métaphore théâtrale, la notion de santé mentale et les phénomènes d’exclusions sociale et culturelle qu’elle induit. Le Festival International de Théâtre Action clôturera son programme avec une de leurs cinq créations, « Perceptio », le samedi 23 octobre à 20h30.
Avant le spectacle, le Réseau Art et Santé, dont l’objectif est d’encourager le développement de projets artistiques en milieu de soin, le Centre du Théâtre Action et les Compagnies porteuses du projet ‘Terra Incognita.europe’ vous proposent un moment d’échanges, de rencontres et de discussions sur le travail de théâtre-action et de création collective en milieu psychiatrique.

Pour le théâtre-action, quels sont les enjeux des interventions en milieu psychiatrique ? Quels sont les « effets possibles » d’un projet théâtral développé en milieu de soin ? Quelles « réactions » suscite-t-il auprès des patients? Avec quelles « conséquences » et quels « changements » ?

Inscriptions: 02/502 12 15 - info@cultureetdemocratie.be

Avec le soutien de la Commission européenne, de la Présidence belge du Conseil de l’Union Européenne, de la Communauté française Service des Arts de la Scène et du Réseau Canal Santé.

 

Les productions

Portefeuille de textes - La formation culturelle dans l'enseignement supérieur

Dans le cadre de la table-ronde que Culture et Démocratie organise le 4 octobre à Louvain-La-Neuve sur la formation culturelle dans l'enseignement supérieur, un portefeuille de textes a été réalisé.

A télécharger ici

 

 

Coups de cœur / Opinion

 

Coups de coeur

Triennale internationale de l’affiche politique de Mons

Venues du monde entier et sélectionnées par le Jury de la Triennale internationale de l’affiche politique de Mons*, 150 affiches d’une belle qualité graphique sont exposées au Mundaneum. Une rencontre violente entre l’art et la nécessité d’évoquer les incohérences de notre société ! Une exposition où se confrontent la jeune génération et les auteurs confirmés** et où, les codes et traditions graphiques pouvant être dissemblables, les œuvres le sont aussi, tant dans la forme que dans le ton !

Cette manifestation, où une centaine d’auteurs lancent un appel à la tolérance, à la résistance, ou crient leur colère à la face du monde, est accueillie sur les trois niveaux du Mundaneum. Organisées en thématiques, leurs affiches concernent tant l’actualité immédiate que les fléaux qui frappent le monde en permanence. Guerres, intolérance, droits des minorités, racisme, extrême pauvreté, arrogance des puissants, violence faite aux femmes, peine de mort, censure, liberté d’expression, réchauffement climatique, pollution ont profondément motivé les auteurs.

L’affiche est un langage fort, qui s’inscrit dans la mémoire. L’image d’un enfant africain buvant une eau polluée (tragique baiser de la mort…) a obtenu le Premier prix. Émouvants ou choquants, de tels messages nous renvoient à des réalités dont, que nous le voulions ou non, nous sommes les acteurs ! L’auteur de cette affiche, le Coréen Seung-Hoon Nam, a décidé de rétrocéder son prix à l’Unicef !

Ce coup de cœur s’accompagne pourtant d’un coup de griffe ! Il faut donc, désormais, aller au musée pour trouver les affiches politiques qui ont déserté la rue, lieu social par excellence où elles ne reviennent, tristement banales, sans inventivité et désespérément muettes (juste le sourire de circonstance), que lors des consultations électorales. Les « faiseurs d’opinion », politiques et autres, feraient bien de passer au Mundaneum et de s’y ressourcer !

La présence de cette manifestation au Mundaneum est pertinente. Créée en 1895 comme « Office international de Bibliographe » par Paul Otlet et Léonie et Henri La Fontaine (Prix Nobel de la Paix), l’institution se proposait de réunir et de classer les connaissances du monde en un même lieu. Grandiose utopie ! Devant l’ampleur de la tâche, elle se spécialisera dans les domaines de la politique internationale, de la paix, de la presse, du féminisme, de l’anarchisme… Le Mundaneum poursuit aujourd’hui sa réflexion sur la société à travers des programmations originales - expositions, conférences thématiques, ateliers pédagogiques - accessibles à tous. La société civile doit, plus que jamais, réinventer ses repères et les valeurs du vivre ensemble.

Georges Vercheval

* Organisation "Le Manège.Mons - Maubeuge" – www.lemanege.com

** dont Seung-Hoon Nam, Mohammad Jamshidi, Pamela Campagna & Thomas Scheiderbauer, Guadalupe Betanzo, Luba Lukova, Alain Le Quernec, Holger Matthies, Emilie Lasseaux, Cédric Dewez …

Mundaneum : 76, rue de Nimy, 7000 Mons. Mardi à samedi : 13 - 17h (dimanche : 18 h). Fermé le 5 octobre. Gratuit le premier mercredi du mois. www.mundaneum.be tél. : 065 39 54 87

L’autre, sans qui je meurs …

En raison de l’actualité et de la multiplication des atteintes portées aux communautés roms et de gens du voyage, en France, mais aussi en Belgique, en Italie, etc., il nous semble utile de présenter ici un des derniers numéros de la revue Cassandre/Horschamp « L’autre, sans qui je meurs … Rroms, un peuple de promeneurs » (n°81) paru au printemps 2010. Le numéro est épuisé mais la version numérique (prix 7€) reste accessible sur le site Internet. Ce riche dossier sur les Rroms et leur culture croise des entretiens avec Tony Gatlif (réalisateur), Alexandre Romanes (fondateur du cirque Romanes), Pierre Girin (instituteur dans un camion-école pour les gens du voyage), Eric Roux-Fontaine (peintre et photographe qui parcourt le monde à la rencontre des Rroms), et des articles de Tania Magy et sa caravane-musée, de Valérie Saint-Do sur le travail du collectif Didattica ou des associations AOA et No Man’s Land. On y parle des « Rroms de théâtre » avec Thomas Hahn et de musique avec Filipp Bonini Baraldi. Marcel Courthiade, linguiste et titulaire de la chaire de rromani à l’Inalco ouvre le dossier en rappelant que la culture rrom est faite de multiplicité, de singularités, d’innombrables échanges, sans jamais perdre l’unité fondamentale qui lui est souvent déniée. Et si les Rroms, que l’Union rromani internationale définit comme une « nation sans territoire », étaient les plus européens des Européens ? (Cassandre/Horschamp, L ‘autre, sans qui je meurs, n°81, printemps 2010, p.23)

Deux mots encore sur Cassandre/Horschamp ! Cette revue propose des entretiens avec des historiens, philosophes, ethnologues, etc. ainsi que des dossiers thématiques sur des sujets habituellement peu ou mal explorés (l’évolution des politiques culturelles, les nouvelles formes de résistance artistique, le numérique et l’art, ...). Ce travail d’analyse est toujours relié au désir de voir l’art et la culture jouer un rôle actif parmi les hommes. Cassandre/Horschamp s’est donné pour mission de faire découvrir la richesse d’activités et de démarches culturelles peu visibles mais qui se déroulent dans la durée. De nombreuses équipes artistiques et culturelles œuvrent, en effet, au plus près de l’humain dans les prisons, les banlieues, les hôpitaux psychiatriques, en milieu rural... Il ne s’agit pas d’offrir une « occupation » ou une « animation » à des populations marginalisées, mais de leur permettre de renouer avec une parole, une expression, une socialisation ; de retrouver non seulement un « accès » à l’art et la culture, mais de s’approprier des langages et des symboles essentiels à une communauté humaine. Ce qui est analysé dans cette revue, c’est ce que ces pratiques peu visibles recèlent d’efficacité dans la transmission et l’échange par le moyen de l’émotion, de la fulgurance artistique. Cela demande une vraie exigence.

La parution de Cassandre/Horschamp est complétée d’autres publications thématiques et d’un blog qui permet des réactions immédiates à l’actualité, des rendez-vous réguliers avec des artistes, ainsi que des réflexions sur les politiques culturelles.

Nous vous invitons également à lire l’appel à signatures « L’impossible absence – Qui lancera l’alerte ? » diffusé depuis janvier 2010 sur la place de l’art et de la culture dans la société, les enjeux liés au symbolique et les valeurs essentielles à défendre http://www.hors-champ.org/spip.php?article3211. La culture, c'est d'abord la rencontre de l'autre …

Le Théâtre des Rues a 35 ans

Et, à cette occasion, il s’offre deux nouvelles créations, “Et que cela ne nous empêche pas d’aller voter dimanche...” et “Coulifourchons!”. Entre théâtre épique et théâtre d’ombre, fable brechtienne et fable animalière, ces spectacles aux univers très différents, n’en sont pas moins tous deux profondément ancrés dans la politique culturelle de la maison. S’inscrivant dans la lignée du mouvement d’éducation populaire né à la fin de la Seconde Guerre mondiale en France, le Théâtre des Rues (basé à Cuesmes) travaille en effet, depuis sa création et par le truchement de la réalisation théâtrale collective, à l’émergence d’une culture populaire d’analyse critique du monde et des rapports de force sociaux, politiques et économiques qui le traversent.

« Et que cela ne nous empêche pas d’aller voter dimanche... »

Dans une ville imaginaire d’un pays développé, libéral et démocratique – surtout démocratique – six personnages se croisent au “Liberty Bar”. Une adolescente éprise de liberté et en rupture de tout, une ouvrière de longue date travaillant dans une usine en sursis, une musicienne libertaire et féministe, un petit garagiste indépendant, un homme politique et, enfin, un patron de café assoiffé de pouvoir qui se rêve un destin multinational.
Voilà le cadre de “Et que cela ne nous empêche pas d’aller voter dimanche...”, un spectacle qui questionne l’état de nos démocraties occidentales, en examine les acquis, les limites, les dangers et s’interroge sur leur devenir:

“A force de servir contre le totalitarisme/On a fait de la démocratie un régime parfait /Une sorte de finalité de l’histoire/On a réduit ainsi le politique à un conflit moral/Celui du bien, la démocratie, contre les forces du mal: dictatures hier, terrorisme aujourd’hui/Et on n’a pas vu l’épuisement, le dépérissement et l’assouplissement de l’idéal démocratique/Du rêve d’une société basée sur l’égalité/On est passé à des joutes oratoires et à des procédures parlementaires sanctionnées ou non par le rituel électoral/La crise financière a montré les limites du jeu démocratique et son impuissance à juguler le pouvoir de la puissance économique/Et les media de se lamenter sur le faible intérêt des citoyens pour les scrutins électoraux...
Aujourd’hui, le libéralisme, le capitalisme et l’économie de marché ont envahi l’essentiel de l’espace, toutes classes sociales confondues. Ils ont conjointement réussi à vider la démocratie politique de la majorité de ses substances et s’entendent avec une extraordinaire, passionnante et fascinante capacité à en polir l’apparence.” (Extrait du texte de présentation)

Coulifourchons!
Un marais. Des grenouilles paisibles. Paisibles, mais gourmandes. Une jeunesse avide de bien-être et de sensations fortes. Le tout orchestré par un président et des ministres naturellement responsables. Une vraie société de vrais batraciens. Ajoutez un prédateur, faisant acte de contrition et promettant l’avènement pour les siècles des siècles, d’une ère d’abondance: mouchesticks, chocomouches et côôa-cola à la louche! Manger ou être mangé? Et si c’était cela la question?
Destiné aux enfants de 10 à 12 ans, “Coulifourchons!” aborde avec humour les questions de la (sur)consommation, de la croissance économique et invite à s’interroger sur leurs conséquences pour la démocratie.
Pour toute information sur ces spectacles: Théâtre des Rues – 20, rue du Cerisier à 7033 Cuesmes – 065/31.34.44 ou theatredesrues@skynet.be

 

Opinion

L’enseignement en culture, la révolution incontournable ?

« Sauf à réduire son projet à un conditionnement social ou professionnel, l’école ne peut écarter une réflexion fondamentale sur la dimension culturelle et patrimoniale de ses objectifs. De plus, le développement de “ l’éducation tout au long de la vie ” ainsi que la multiplication des offres culturelles supposent une formation scolaire initiale capable de permettre l’accès ultérieur à une vie culturelle librement choisie. Aussi, il devient essentiel que les politiques éducatives et culturelles s’efforcent, au sein de chaque pays et au plan international, de coordonner leurs efforts. Dans ce cadre, le développement de l’éducation artistique sous toutes ses formes doit devenir une priorité de l’école ».
Philippe MEIRIEU, « L’éducation et le rôle des enseignants à l’horizon 2020 », Rapport Unesco, 2005, p.20.

Culture et Démocratie mobilise depuis plus de quinze ans les artistes, les intellectuels, les citoyens autour d’une réflexion critique sur la culture, la démocratie et ce qui les lie. Elle postule la reconnaissance d’une place centrale pour la culture dans la société et plaide pour l’accès et la participation de tous aux différentes formes d’expression culturelle. Les questions de l’éducation et de la formation sont au cœur de cette réflexion,

C’est dans la définition de la culture proposée par l’Unesco (déclaration de Mexico sur les politiques culturelles, 1982 (1)) que l’association situe sa réflexion et son action: héritage et invention, construction d’un rapport individuel et collectif au monde, diversité et métissages, intime et universel, partage de valeurs et de sens.
Aujourd’hui, l’explosion des injustices, les excès du système financier, le défi écologique nous somment de repenser un modèle de société fondé sur l’individualisme, la compétition et le consumérisme, incapable de répondre de manière humaine, juste, démocratique, aux défis du temps présent. L’enseignement confronté à des questions essentielles de légitimité et de sens est pris lui aussi, dans cette interrogation radicale.

Sur ce point, deux questions occupent particulièrement Culture et Démocratie :
- celle de la prise en compte structurelle de la dimension culturelle et artistique dans tous les cursus de formation,
- celle d’un remaniement radical de la culture scolaire pour en finir avec un système éducatif visant presqu’exclusivement à reproduire le modèle de développement actuel et à s’ajuster aux besoins du marché de l’emploi.

Les contenus d’enseignement indiquent clairement le projet qu’une société forme pour elle-même. Pour Culture et Démocratie, le constat est préoccupant. L’enseignement obligatoire et l’enseignement supérieur privilégient des savoirs spécialisés, compartimentés, coupés de leur socle anthropologique et légitimés à l’aune de leur efficience économique.
Notre opinion est que pour former des adultes créatifs, critiques et citoyens, inventeurs d’une destinée collective fondée sur de nouvelles solidarités, le système éducatif doit remettre au cœur des savoirs, la question de la culture/des cultures, de la création, des valeurs et du sens.
Restaurer la dimension culturelle de toutes les disciplines, assurer à tous une formation culturelle et artistique solide, mettre la création et l’invention au cœur du savoir, voilà pour Culture et Démocratie, la révolution incontournable. Elle transformerait toute l’expérience scolaire - objectifs, contenus et processus – en plaçant résolument au cœur de toutes les formations, l’imaginaire et le sensible, l’expérimentation critique, l’effort joyeux et la pratique collective.

Convaincue de l’extrême actualité de cette question, le groupe de travail « Culture – Enseignement » de Culture et Démocratie lance une série de tables-rondes sous l’intitulé Un enseignement en culture, de l’utopie à la réalité. Elles font suite au colloque organisé en novembre 2008 La culture au cœur de l’enseignement : un vrai défi démocratique.
Les deux premières rencontres ont rassemblé les professionnels de la culture et de l’enseignement et ont été respectivement consacrées à la question d’une définition de la culture et aux projets art-école. Les prochaines tables-rondes animées par Eddy Caekelberghs porteront sur l’enseignement supérieur (4 octobre à Louvain-la-Neuve), l’éducation à l’image (25 octobre à Liège) et la médiation culturelle (29 novembre à Mons). Elles se déroulent de 12h30 à 14h30.
Culture et Démocratie y invite toutes celles et tous ceux qui se préoccupent de cette question et souhaitent en débattre : pédagogues, enseignants, étudiants, culturels et artistes.

 

Pour le Groupe "Culture-Enseignement" de Culture et Démocratie
Sabine de Ville, Vincent Cartuyvels, Roland de Bodt, Baptiste De Reymaeker, Bernard Foccroulle, Nicole Gesché, Daniel Lhost, Marie Poncin, Estelle Spoto, Georges Vercheval.

Le programme détaillé des tables-rondes est présenté sur le site Internet de Culture et Démocratie http://www.cultureetdemocratie.be/fr/agenda/index.html.
Inscriptions : info@cultureetdemocratie.be – 02/502 12 15


(1) http://portal.unesco.org/culture/fr/files/35197/11919407161mexico_fr.pdf/mexico_fr.pdf

Voir à ce propos, l’article de Culture et Démocratie paru dans La Libre Belgique de ce lundi 27 septembre.

 

Les bonnes pages

Extrait de Qui a peur de la culture?, de Pierre Waaub, enseignant

(in Culture et Citoyenneté, Collection Culture Education Permanente, numéro 6, 2002, p. 338-340)

Au débat entre les partisans d’une formation orientée vers son opérationnalité sur le marché de l’emploi , et ceux pour qui la formation doit au contraire s’attacher à sa fonction patrimoniale de transmission du fonds commun culturel à l’ensemble d’une génération, s’ajoute le débat tout aussi crucial entre ceux pour qui les contenus scolaires comme la culture sont une posture, une opportunité d’éducation de la pensée (consommation culturelle et conformisme social) et ceux pour qui ils sont un engagement, un levier de libération de la pensée (création culturelle et critique sociale).

Dans ce débat, les pouvoirs publics se sont bien gardés de trancher, promouvant à la fois, au niveau des principes, le discours progressiste de l’éducation culturelle comme levier d’une citoyenneté active et, au niveau des outils, la vision libérale qui jauge la formation des jeunes à l’aune de son efficacité dans la sphère économique. En effet, dans le même mouvement, la Communauté française lançait par le « Décret missions » l’injonction aux écoles de susciter chez les jeunes le goût de la culture et de la créativité et réduisait la formation générale dans les écoles techniques et professionnelles ou les possibilités d’organiser dans toutes les écoles des cours de formation artistique pour tous ( musique, dessin, théâtre,…)

Si la culture fait irruption dans les écoles sous forme d’animations culturelles diverses, c’était donc aussi pour mieux l’évacuer des programmes scolaires. Outre que cela coûte moins cher, cet état de fait ne fut pas sans conséquences. La multiplication des initiatives à contenu culturel dans certains établissements scolaires ne pourra pas camoufler longtemps l’expulsion dont on été victimes les profs d’art, les contenus culturels de différents programmes et les cours d’éducation artistique. De l’histoire de l’art à l’expression théâtrale, en passant par la musique et le dessin, l’éducation artistique a perdu tout légitimité dans les cursus scolaires et ne subsiste au mieux dans certaines écoles que comme filière de relégation. Et quand la culture échappe à cette instrumentalisation, ce n’est pas le fait de l’école, mais de l’initiative individuelle d’un enseignant ou d’un établissement scolaire. Et ce n’est pas sans ambiguïté. D’une part, dans les écoles les plus nanties, les projets culturels servent de vitrine à l’image que l’établissement promeut sur un marché scolaire en concurrence ; d’autre part, dans les écoles les plus pauvres, les activités culturelles servent de support occupationnel et d’alibi au renoncement des apprentissages, accentuant encore la dualisation du système scolaire. (…)

Ceci impliquerait que, dans l’attribution des budgets de la Communauté française, une part soit consacrée à la mise sur pied de partenariats structurels entre l’école et le monde culturel , des partenariats qui prennent en compte la complémentarité des compétences professionnelles, s’ancrent dans les pratiques scolaires (un patrimoine culturel commun, les outils de la création artistique) et trouvent un prolongement dans la mise en oeuvre de pratiques culturelles dans tous les établissements scolaires. Pour éviter que ces partenariats ne se réduisent pas à de simples animations culturelles parachutées dans les établissements scolaires, il conviendrait de les concevoir comme une articulation dans l’école entre le travail des enseignants et celui des acteurs du monde culturel, entre des cursus scolaires et des pratiques culturelles, entre les compétences des professionnels de l’enseignement et celles des professionnels du monde culturel.

On ne crée pas à partir de rien. La culture est à la fois un patrimoine, une boîte à outils et un acte de création, une façon personnelle de renouveler à chaque fois la combinaison des savoirs, des techniques et des outils. Les enseignants, comme les acteurs culturels, ont donc tout intérêt à redéfinir leur part spécifique dans l’éducation et la socialisation des jeunes, à affirmer les spécificités de leur culture professionnelle, de telle manière qu’il soit possible de réhabiliter, dans les représentations des uns et des autres, leurs compétences réciproques et leurs complémentarité.

A quand une table ronde réunissant les pouvoirs publics, les enseignants et le monde culturel pour élaborer de telles perspectives, pour jeter les bases de tels partenariats ?

Pierre Waaub, Qui a peur de la culture?, in Culture et Citoyenneté, Collection Culture Education Permanente, numéro 6, 2002, p. 338-340

Le Réseau

Opinion

Les chantiers de la rentrée

Carte blanche publiée le 6 septembre 2010 sur les blogs de Politique, Revue de débats http://blogs.politique.eu.org/Les-chantiers-de-la-rentree

 

A en croire un de nos quotidiens de référence, les chantiers de la rentrée scolaire seraient au nombre de cinq : les « inscriptions » (encore !), les prépensions, trouver des profs, réformer le qualifiant, l’alternance dans le spécial. Ce dernier chantier est assez nouveau. Les quatre premiers sont au menu depuis des années et ils pourrissent la vie des écoles, des élèves, des parents et des enseignants. Vivement qu’on avance !

Mais à mon sens, la ministre (ou le journaliste ?) passe sous silence « le » grand chantier, celui qui devrait mobiliser tous les politiques, tous les citoyens, tous les médias. Il n’est pas nouveau non plus. Il est plus alarmant et plus urgent que tous les autres : réduire l’écart, que dis-je, le précipice qui sépare les résultats des « bons » élèves de ceux de leurs camarades faibles ou fragiles. Plus crûment : réduire les profondes inégalités que le système scolaire renforce bien souvent.

Voilà donc un silence bien inquiétant dans le chef de la « grande » presse. D’autant que, au même moment, le Délégué général aux droits de l’enfant tirait la sonnette d’alarme en proposant le Manifeste « Pauvreté et école : quelles priorités ? ». Bernard De Vos et une équipe pluraliste qui a planché sur le sujet y font état du vécu douloureux des familles précaires et ils proposent des mesures [1]. Ils insistent entre autres sur la priorité à accorder à la petite enfance et en particulier à la qualité de l’accueil de ces familles à l’école maternelle. Ils réclament une gratuité totale de l’enseignement fondamental et une refonte de la formation des enseignants qui leur assure à tous de solides bases en sciences sociales.

Toujours au même moment, à Marche, un séminaire européen était consacré à la pauvreté infantile. Dans le cadre de l’année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Les questions d’éducation et de scolarité étaient évidemment au menu. Peu d’échos dans les médias. Sauf dans la presse régionale. Le ministre Philippe Courard, le régional de l’étape, a bien « vendu » son initiative. C’est un expert en promotion de la province de Luxembourg et de ses actions au bénéfice de la dite province. On a bénéficié de pleines pages pour souligner les avantages que l’horeca local allait tirer de la rencontre. Mieux, on a eu droit à un grand article, illustré de photo princière, titré : « Pas de menu spécial pour les princesses ! ». Du solide, quoi. Mais sur le fond du dossier, très peu d’informations ou de matière à réflexion !

Priorité à ce chantier-là, s’il vous plait !

Donc changement de ton et de cap radical. Savez-vous que la Communauté française ne consacre même pas 1% de son budget « enseignement » à la lutte contre les inégalités dans l’enseignement ? Avec les restrictions actuelles, ce budget n’atteint pas les 65 millions promis par un décret d’avril 2009. Sur un budget de 7 milliards !

Jacques Liesenborghs

 

L'Agenda

Consultez également l'agenda du site de Culture et Démocratie ...

 

Conférences, colloques, débats, rencontres, séances d'informations...

Mondes arabes

Un cycle de littérature centré sur les « mondes arabes », pour découvrir des auteurs importants là-bas, souvent méconnus ici. Pour réfléchir aux questions cruciales de notre temps, et partager le plaisir de lire et d’écouter…La proposition est simple: tout au long de la saison, Les Halles proposent un ‘salon littéraire’ dans l’espace de la cave. Les rendez-vous s’égrènent d’octobre à mai, certains dans le contexte des temps forts de la programmation. Autant de rencontres avec un auteur, son écriture et le regard qu’il porte sur notre monde, au fil du passionnant catalogue rassemblés par Actes Sud dans sa collection « Mondes arabes ».

Concrètement, la soirée commence par la lecture d’un extrait de texte par l’auteur en arabe, suivi d’une lecture en français par un(e) comédien(e) de Bruxelles. La conversation qui suit, en anglais en français ou en arabe, est bien sûr traduite en simultané.
En collaboration avec les éditions Actes Sud, Tropismes libraires et le Journal Le Soir

Hanane El Cheikh (Liban)
29 septembre 20:30
A l’occasion de la sortie de son nouveau roman Toute une histoire

Khaled Al khamissi (Egypte)
23 novembre 20:30
Conversation en français avec Jihane Sfeir (chargée du cours ‘Monde arabe contemporain: approches socio-politiques’. Département de science politique de l’Université Libre de Bruxelles)

Ali Badr (Irak)
Un exilé à Bruxelles
8 décembre 20:30
Conversation en anglais avec Marie-Claude Souaid, sociologue et anthropologue (Lib)

Samuel Shimon (Irak)
Un Irakien à Paris
9 décembre 20:30
Conversation en anglais et français avec Marie-Claude Souaid, sociologue et anthropologue (Lib)

Sonallah Ibrahim (Egypte)
23 février 20:30
A l’occasion de la sortie du roman Turbans et chapeaux

Elias Khoury (Liban)
Deuxième quinzaine de mars, dans le cadre de TEMPS D’IMAGES BEYROUTH

Abbas Beydoun (Liban)
Deuxième quinzaine de mars, dans le cadre de TEMPS D’IMAGES BEYROUTH

Habib Salmi (Tunisie)
7 avril 20:30
A l’occasion de la sortie de son nouveau roman Le Parfum de Marie-Claire

Salim Barakat (Syrie)
4 mai (sous réserve de confirmation) 20:30
A l’occasion de la sortie de son nouveau roman, Les Plumes

Informations : www.halles.be

Brussels Citizens University 2010 : Où va Bruxelles? Essai d’intelligence collective

Aula Magna est une association à but non lucratif dédiée à une approche de réflexion innovative et transversale quant à l'avenir de Bruxelles. Elle rassemble des professeurs d'université, des responsables de mouvements associatifs, des dirigeants du monde socio-économique, des acteurs du secteur culturel. Elle organise des rencontres, des séminaires, publie des résultats de recherches et pousse en avant le débat sur une large palette de sujets cruciaux pour le bien-être futur de Bruxelles et de ses résidents.

Du 1er au 3 octobre 2010, Aula Magna organise, en collaboration avec l’Université Libre de Bruxelles (ULB), la Vrije Universiteit van Brussel (VUB) et les Facultés Universitaires Saint-Louis (FUSL), l’Université citoyenne de Bruxelles sur le campus de la VUB. Dans la foulée des Etats Généraux de 2009, Aula Magna invite tous les Bruxellois, experts, responsables économiques, politiques et associatifs ou simples citoyens à venir penser leur Ville-Région. Elle convie tous ceux qui imaginent, font, dirigent ou vivent Bruxelles à un essai d’intelligence collective et inclusive. Rechercher des solutions pragmatiques, imaginer des voies originales, mettre sur pied des coalitions de développement, briser des tabous: tout sera au menu de cette Université citoyenne, au cours de multiples sessions et ateliers du vendredi soir 1er octobre au dimanche midi 3 octobre 2010. Plus d’une centaine d’intervenants et de nombreuses organisations bruxelloises de tout type partageront leur vision, leur expérience, leurs projets dans de nombreux ateliers, débats et lieux de rencontre. Deux tables-rondes seront consacrées à la culture le samedi 2 octobre « Bruxelles international et le rôle de la culture » et « L’art, la culture et l’éducation permanente ».

Inscriptions http://www.bcu2010.eu/BrusselsCitizensUniversity.html

 

Nouveaux lieux culturels en Europe


Dans le cadre de la formation professionnelle l'Université culturelle des Banlieues # 3,
Banlieues d'Europe organise un séminaire le mercredi 6 octobre 2010, de 9h à 18h à la Maison Floie Beaulieu à Lomme (France).

Depuis plus de trente ans, de nouveaux lieux culturels apparaissent en Europe, en marge des institutions culturelles officielles. Ce mouvement a été marqué par l’investissement de friches industrielles qui se transforment en lieux de culture, ouverts aux multiples propositions artistiques, animés par des équipes partageant la même utopie.

Ce séminaire à dimension européenne vous propose de découvrir ces espaces favorisant les passages entre une culture populaire et la création contemporaine et d’appréhender les contraintes et obstacles qu’ils rencontrent dans leur développement. Il s’adresse à tous et plus particulièrement aux acteurs politique de la ville / culture, artistes, centres sociaux et socio-culturels, étudiants… au niveau local, national et européen.

* Entrée libre. Inscription obligatoire par courriel : inscriptions.banlieuesdeurope@gmail.com

Avons-nous encore besoin de la pédagogie ?


Colloque organisé les 8, 9, 10 octobre 2010 à Lyon.
Il est temps d'affirmer la nécessité de combler le déficit de pensée et de formation, de construire une pensée critique et argumentée pour lutter contre les apparences et l'opinion et le refus de se penser impuissant devant la complexité de la tâche. Il n'y a de batailles perdues que celles qu'on arrête de mener !

Il est temps d'inscrire la pédagogie comme une nécessité dans la pratique et son absence, comme un terrible obstacle, un fléau pour notre société. Mais pas des pratiques qui laissent chacun "à sa place" et entérinent les fatalismes de notre société. Nous n'avons pas besoin d'une pédagogie "molle", irréfléchie, qui serait l'expression d'une nouvelle mode.

Il appartient à tous de se construire une pensée critique afin de pouvoir raisonnablement rejeter tout retour aux vieux schémas qui montrent leur inadéquation aux exigences d'une société où pourraient prendre sens l'égalité et la fraternité.

Informations : www.gfen.asso.fr

 

Quelle critique sociale pour aujourd'hui ? - Franck Fischbach


Dans le cadre du cycle "Penser la condition anthropologique aujourd'hui", le Département de Philosophie des FUNDP de Namur recevra les 11 et 12 octobre 2010 Franck Fischbach (Université de Nice Sophia-Antipolis) pour une conférence et un séminaire sur son ouvrage
« Sans objet. Capitalisme, subjectivité, aliénation », Paris, Vrin, 2009.

La conférence «Quelle critique sociale pour aujourd'hui ? » aura lieu le lundi 11 octobre à 18h30.

Pour les renseignements pratiques :
http://www.fundp.ac.be/lettres/philosophie/seminaires/pcaa/penser-la-condition-anthropologique-2010-2011/2010-2011

 

Les Petites conférences

Cette saison, le Théâtre Les Tanneurs vous proposent Les Petites conférences (pour tous, à partir de 10 ans). Celles-ci portent sur un choix de questions relatives aux spectacles de la saison. Leur objectif est d'ouvrir un espace de réflexion et de dialogue à l'écart des sentiers battus et de ce qu'on appelle le « fossé » des générations.

25.09.2010 - 15h00 : Petite conférence sur le thème des frontières par Mohamed Kacimi, poète, pédagogue et romancier algérien vivant en France.
Pourquoi l'homme a-t-il inventé la frontière ? Quelles sont ses origines et ses raisons ? Quelles sont les différentes sortes de frontières, les frontières invisibles en Europe ou celles qui sont matérielles, comme la frontière entre les USA et le Mexique ?

Dans le cadre du spectacle Line of oblivion de Johanne Saunier /JOJI Inc.
Du 21 au 25 septembre 2010 à 20h30

9.10.2010 - 15h00 : Petite conférence sur le thème de la croyance religieuse par Daniel Franco, philosophe et auteur.
Est-ce que dieu existe dans le monde qui nous entoure ? Pour croire en dieu, faut-il d'abord croire en sa réalité, en son existence ?

Dans le cadre du spectacle Wittgenstein Incorporated de Jan Ritsema
Du 1er au 2 octobre et du 5 au 9 octobre 2010

30.04.2011 - 15h00 : Petite conférence sur le thème de la danse par Alain Platel, chorégraphe
Dans le cadre du spectacle babil, havran et Fidèle à l’éclair de Karine Pontiès
Du 26 au 30 avril 2011

21.05.2011 - 15h00 : Petite conférence sur le thème de la science par Pieter de Buysser, philosophe et auteur
Dans le cadre du spectacle SMATCH [2] de Dominique Roodhooft
Du 17 au 21 mai 2010

Accès gratuit mais réservation souhaitée
reservation@lestanneurs.be ou 02/512.17.84

 

La contribution de la culture à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale

Le colloque « La contribution de la culture à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale » est organisé dans le cadre de la Présidence belge du Conseil de l’Union européenne. Il se tiendra les 17, 18 et 19 octobre 2010 au Centre Culturel Le Botanique à Bruxelles. L’événement est organisé par le Service général de la Jeunesse et de l’Education permanente de l’Administration générale de la Culture du Ministère de la Communauté française de Belgique, avec le soutien de la Commission européenne. Il accueillera des représentants issus des 27 Etats membres : institutionnels européens, représentants d’organismes internationaux impliqués dans le secteur, administrations nationales, experts, associations et opérateurs culturels.

Le colloque, qui s’inscrit dans le contexte de l’ « Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale », a pour objectif de démontrer que la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale concerne et implique directement les politiques culturelles, et qu’elle est intrinsèquement liée aux objectifs stratégiques et spécifiques définis tant dans l’Agenda européen de la culture que dans le Plan de travail 2008-2010 en faveur de la culture. En effet, les thèmes qui traverseront le colloque seront animés de la même dynamique, l’insistance sur le rôle transversal de la culture, et l’encouragement à la diversité culturelle.

Programme sur: www.culture-exclusion.be
Informations : culture-exclusion@clq-group.com

Vieillir dans le respect : un choix, … une évidence ?


Le 2ème Congrès International francophone Respect Senior aura lieu le 18 novembre à Liège.
Avant d’être un choix, un droit, une liberté, le respect est un devoir et une obligation. C’est parce que ce devoir et cette obligation s’imposent à tous les hommes que chacun de nous peut prétendre, à titre individuel, au respect de sa vie ainsi qu’au droit et à la liberté de la choisir.

La personne âgée peut être confrontée à de nombreux deuils (santé, autonomie, perte du pouvoir de décision, habitation), à la peur de l’inconnu, à la crainte d’un éloignement de ses proches ou encore à la solitude.
Les questions de respect des choix de vie, des choix financiers et autres (in)décisions seront abordées par des intervenants aux parcours professionnels riches et variés, à l’approche tantôt davantage psychologique, tantôt plus juridique, éthique, sociologique ou médicale. L’intérêt est de confronter et de mettre en perspective ces différents regards professionnels.

Informations : www.respectseniors.be/congres.html

Souffrances carcérales - regards croisés sur les liens enfants-parents en prison

Le 19 novembre 2010, à la Maison du Peuple à Saint Gilles, l’Association Relais Enfants-Parents organise un colloque sur les liens enfants-parents en prison. L’association invite à se pencher sur l’article 9 de la Convention internationale des droits de l’enfant qui mentionne « le droit de l’enfant séparé de ses deux parents ou de l’un d’eux d’entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant».

On estime à 15 000 le nombre d’enfants concernés par l’incarcération d’un parent en Belgique et à 720 000 au sein de l’Union européenne. Le Relais Enfants - Parents veille au quotidien à ce que ces enfants ne soient pas oubliés et souhaite vous réunir autour d’eux, de leurs parents incarcérés et de leurs familles. Des expériences belges et de divers pays européens seront croisées autour de cinq thématiques : le vécu de l’enfant séparé de son parent incarcéré ; la détresse de la mère et du père incarcéré ; les difficultés rencontrées par la famille et le milieu d’accueil de l’enfant de détenu ; l’enfant en prison, quelle mission pour l’agent pénitentiaire ? ; l’extérieur frappe à la porte de la prison : le vécu émotionnel des intervenants sociaux, des services d’aide aux détenus, des volontaires du projet Itinérance, l’accueil en crèche des bébés vivant au près de leur mère en prison.

Informations : www.relaisenfantsparents.be

Rencontres Philo 2010 - Education aux médias.

Les Rencontres Philo sont des journées de formation axées autour d'un thème. Elles sont organisées depuis 2011 par le Centre d’Action Laïque et Entre-Vues. Cette année, c’est le thème de l’Education aux médias qui a été choisi. Une rencontre aura lieu le samedi 20 novembre 2010, de 9h à 17h à la Maison de la Laïcité de Wavre (33 rue L. Fortune à 1300 Wavre).

Le tout au numérique offre des perspectives d’émancipation que les générations précédentes n’auraient pas pu imaginer, mais le foisonnement d’internet et sa vulnérabilité rendent son utilisation complexe et parfois dangereuse ; le traitement numérique de l’image et du son nous permet de constituer n’importe quelle fiction, n’importe qui peut se faire passer pour celui qu’il n’est pas, etc. Les jeunes manipulent mieux les outils de communication que leurs aînés, sans pour autant avoir le bagage critique nécessaire pour bien les utiliser. Naviguant entre accès au savoir, exposition aux manipulations et risque de vol de données privées, leur éducation aux médias se présente comme une nécessité, y compris dans l’enseignement, terreau de la citoyenneté.

Informations : 010/22.31.91 (Annick Tasiaux) ou www.polephilo.be

 

 

Spectacles, concerts, films...

Qui bent-u ?

Le spectacle « Qui bent-tu?», création qui réunit la danse, la musique et l’audiovisuel, a pour but d'amener chacun à réfléchir aux événements qui se déroulent dans notre petit pays et à se questionner sur son désir d'unité ou de séparatisme, sur une meilleure connaissance de l’autre ou sur le repli sur soi. Il s'agit donc d'un spectacle bilingue sur le thème de la Belgique et sa problématique communautaire.

L'idée étant de jouer le spectacle dans les trois régions, l’équipe souhaite le rendre accessible à un public le plus large possible (âges, classes sociales et origines linguistiques confondus) et casser l'image élitiste de la danse. Certaines représentations auront lieu en journée et seront uniquement destinées aux élèves du secondaire, car il est extrêmement important pour nous de sensibiliser cette tranche d'âge à ses racines autrement que par le biais des livres d'histoires.

Le spectacle est chorégraphié par Christophe Carpentier et interprété par lui-même, Audrey Pascal, Yentle De Werdt, Julien Josse. La musique est créée pour la danse, par Kévin Troussart, auteur-compositeur. Le support audiovisuel est un soutien à la compréhension du propos. Christophe Carpentier, Naïm Abdelhakmi et Lise Hoyaux ont parcouru les quatre coins de la Belgique afin de recueillir les sentiments des gens face à cette problématique. Quelques extraits de ce que montrent les médias sont également utilisés.

L'avant-première, où un extrait de la pièce sera présenté aux programmateurs et journalistes, aura lieu au théâtre de la Balsamine, le 1er octobre à 15h.

Informations : Belg'arT asbl - www.belgart.be - info@belgart.be

Projections du Centre Vidéo de Bruxelles

Le Centre Vidéo de Bruxelles fait son cinéma au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris du 5 octobre au 8 octobre dans le cadre du festival « Bruxelles la Belle ». Projection de douze films, douze regards sur Bruxelles, témoignant de son cosmopolitisme et de sa grande diversité culturelle, à travers une sélection du CVB, l'atelier de production audiovisuelle le plus ancré dans la ville.
Issus d'ateliers vidéo ou documentaires de création, ces films vous emmèneront dans la vie de la cité...

Au programme:
Mardi 5 octobre
18h30 : Carnet de notes à deux voix. Proposition de film sur l'immigration maghrébine en Belgique, de Rajae Essefiani et Frédéric Fichefet (2003)*
20h30 : Trois regards sur la ville et ses habitants : Les voisins, de Jaco Van Dormael (1981) / Héron City, de Frédéric Guillaume (2002) / Extérieur rue, de Anne Closset et Carmen Blanco Principal (2009)*
Mercredi 6 octobre
18h30 : D'une place à l'autre, atelier collectif (2005) suivi de Autoportraits de l'autre. De Belgique en Palestine, de Gérard Preszow (2008)
Jeudi 7 octobre
18h30 : Porte à porte, de Delphine Duquesne (2010) suivi de Nord, un film du collectif Cinqheuresmoinsdix (2008)
20h30 : Les Cheveux coupés, d'Emmanuel Marre (2010)* suivi de Boulevard d'Ypres/Iperlaan, de Sarah Vanagt (2010)*
Vendredi 8 octobre
18h30 : Le cadre prend le large, atelier collectif (2006) suivi de Ateliers urbains #1-Flagey, atelier collectif (2010)
* en présence des réalisateurs

Informations : www.cwb.fr

Nicolas Bonneau à la Roseraie

Entre contes et cabarets politiques, les spectacles de Nicolas Bonneau interrogent la mémoire sociale et politique de notre époque. Avec humour et générosité !

Sortie d’Usine, le 7 octobre 2010 à 20h30
Nicolas Bonneau, qui passe du comédien au conteur, du narrateur au citoyen et aime à se glisser dans la peau de ses personnages, raconte le monde comme il va. Un univers où se mêlent chroniques sociales et évènements fantastiques, ville et campagne, petites et grandes Humanités.
Scénographie : Vanessa Jousseaume

Inventaire 68, un pavé dans l’histoire, le 8 octobre à 20h30
Ce «68» se veut tout à la fois ludique et humain, politique, polémique et porteur d’espoir. Contribution à la mémoire de ceux qui ont vécu ces événements, de près ou de loin, sans concession ni glorification, en interrogeant notre histoire récente. Étudiants, travailleurs, politiques, mouvements féministes, syndicats, ouvriers, bourgeois, enfants de 68, mais aussi ceux pour qui 68 n’a pas eu lieu, tous seront convoqués pour cet Inventaire.

Avec: Nicolas Bonneau
Mise en scène: Anne Marcel
Lumières et images: David Mastretta

Informations : www.roseraie.org

Le Rhinocéros revient à la charge …

Pour sa saison 2010-2011, la charge du Rhinocéros propose une sélection de spectacles particulièrement éclectiques, exotiques et d’actualité qui vous emmèneront sur trois continents, pour voir un peu ce qui s’y passe…

Le voyage à dos de rhino débutera au Congo : Pie Tshibanda donnera une ultime représentation de son deuxième opus Je ne suis pas Sorcier ! les 8 & 9 octobre à 20h30 au Centre Culturel d’Uccle.

Puis, nous filerons sur l’Atlantique en direction des Antilles avec Ayiti de Philippe Laurent et/avec Daniel Marcelin, « toute l’histoire d’un pays dans un solo », le 12 octobre à 13h30 & 20h30 à L’Espace Delvaux/ Watermael-Boisfort.

Le rhino fera un saut sur le continent sud-américain tout proche, à la rencontre d’un spectacle salvateur réalisé par ce fou de Riton, qui propose une réflexion sur les dérives de nos sociétés et notre condition de simples mortels aux prises avec d’insolubles paradoxes: La Parade des culs blancs d’Enrique Carballido (création), le 15 octobre à 20h à L’Espace Delvaux/ Watermael-Boisfort.

Au Mali, à l’occasion du cinquantenaire de son indépendance, nous prêterons une oreille attentive au dérangeant mais passionnant récit d’un bourreau et sa victime devenus inséparables par la force des choses, construit à partir d’une histoire vraie : Vérité de Soldat, les 22 et 23 octobre à 20h30 à L’Espace Delvaux/ Watermael-Boisfort (création), une docu-fiction théâtrale de Jean-Louis Sagot-Duvauroux.

Enfin, nous reviendrons au bercail avec le nouveau spectacle d’un comédien émergeant de la jeune scène belge. Ce sera le très prometteur : Manneke… ! de et avec Pierre Wayburn. Du 22 Février au 12 mars 2011 à 20h30 à la Samaritaine.

Pour finir en beauté, ce sera le coup de cœur de la presse au festival d’Avignon 2009, Sans Ailes et Sans Racines, les 25, 26 et 28 février et les 1, 3, 4 et 5 mars 2011 à 20h30 à L’Espace Delvaux/ Watermael-Boisfort.

Informations : www.chargedurhinoceros.be

La Maroxelloise, agence de voyages

La Compagnie des Nouveaux Disparus repart en bus pour de long mois de tournée aux couleurs de la Maroxelloise. Une drôle d'agence de voyages, qui réserve quelques surprises de taille ! Première étape : Marcinelle, où le chapiteau accueillera les dernières répétitions. Puis créations à Charleroi, Gilly et Forest. Et 2011 s'annonce chargé avec d’autres communes bruxelloises, Saint-Ghislain, La Louvière, Tournai, Mouscron, Namur et peut-être quelques festivals...

Pour la première fois, la Compagnie crée à Charleroi, en dehors de son pré carré bruxellois. La grande ville carolo et ses environs les accueilleront pendant trois ans dans un vaste projet qui les verra continuer leur travail dans les cités sociales, lancer des ateliers Mimouna à Charleroi, bref poursuivre sur le terrain, par le biais du théâtre, une action concrète de lutte contre l'exclusion sociale.

Dès ce soir, entrez dans cette comédie déjantée. Les huit comédiens vont faire résonner les parois et les vitres du bus pour un trajet hors du commun, animé par une galerie de protagonistes issus d'un mélange de réalisme et de l'imagination de Jamal. Rejoignez-nous pour ce nouveau voyage. Attention ! Il sera un peu compliqué. Parions que vous n'en sortirez pas indemnes.

Lieux et dates:
- Charleroi : Place du Manège - parking à l'arrière de la station de bus, du jeudi 7 au dimanche 10 octobre 2010 (spectacle à 20h00 sauf le dimanche à 16h).
- Gilly : Ecole Germinal, rue Circulaire 27, du vendredi 15 au dimanche 17 octobre 2010 (spectacle à 20h00 sauf le dimanche à 16h).
- Forest : Place Saint-Denis : du jeudi 21 dimanche 31 octobre 2010 (spectacle à 20h00 sauf le dimanche à 16h).

Informations : www.lesnouveauxdisparus.com

Festival International de Théâtre Action (FITA)

Du 14 au 23 octobre aura lieu, à Liège, la 13ème édition du FITA. Alors que la logique marchande triomphe partout dans le monde, se rassembler reste un acte primordial. Installer au centre de la place publique une parole collective internationale est une démarche fondamentale. Soutenir les travailleurs en colère, les chômeurs sous activation, les largués du système, est une nécessité.

Ce festival international propose une programmation en prise directe avec l’actualité, des spectacles qui poussent à réfléchir et à débattre avec la volonté de ne pas accepter les vérités imposées, des formes théâtrales satiriques et populaires, des paroles aiguisées qui pointent du doigt ceux qui nous contraignent à la (sur)vie. Il s’agit ici de renouer avec les origines du théâtre-action, son essence depuis sa création dans les années 70, celle d’exprimer, à travers l’acte théâtral, une réalité sociale cynique, violente et inacceptable pour des millions de femmes et d’hommes menacés quotidiennement d’être privés du minimum vital.

Cette 13ème édition est destinée aux sans-voix, sans avenir, sans travail, sans papiers, sans domicile, … les « sans aucune dignité ni valeur » aux yeux des marchands de tous poils. Avec eux, ce festival veut partager l’affiche et dire NON à la destruction lente et planifiée de notre tissu social imposée par les règles du jeu mondial.

Informations : www.theatre-action.be

Festival des Libertés

Du 21 au 30 octobre 2010, Bruxelles Laïque organise le Festival des Libertés, au Théâtre National et au KVS. Une version « liégeoise » du festival aura également lieu à Liège en divers lieux culturels (Cinéma Churchill, Le Forum, Cinéma Sauvenière, le Théâtre le Moderne).

Politique et artistique, métissé et créatif, festif et subversif, le Festival des Libertés mobilise, chaque automne, toutes les formes d'expression pour se faire le témoin de la situation des droits et libertés dans le monde, alerter des dangers qui guettent, rassembler dans la détente, inciter à la résistance et promouvoir la solidarité.

Résister à l'uniformisation
Alors que notre monde n'a jamais connu autant de possibilités de choix, de communication et de rencontre, le Festival des Libertés 2010 s'inquiétera d'une tendance paradoxale à l'uniformisation des comportements, des consommations, de l'information, de la production culturelle, du politiquement correct et de la pensée dite unique... Les choix qu'on nous propose ne seraient-ils qu'illusoires ou téléguidés ?
Le Festival des Libertés invite les citoyennes et citoyens à réfléchir ensemble à ces processus de normalisation idéologique et de conditionnement des attitudes attendues. Un rendez-vous pour promouvoir la liberté créative, célébrer la richesse de la diversité et expérimenter la fertilité de l'altérité. Une invitation qui se déclinera par l'image, la parole, la musique et le spectacle.

Informations www.festivaldeslibertes.be

Festival Bruxellois de la Petite Enfance

Pour démontrer qu'il est important de promouvoir le livre le plus tôt possible, le Centre de littérature de jeunesse de Bruxelles propose un "Festival Bruxellois de la Petite Enfance" au sein des bibliothèques de la Région de Bruxelles-Capitale, de septembre à décembre 2010. Pas moins de 119 manifestations gratuites autour de la petite enfance sont proposées. Ce festival est organisé tant pour les enfants que pour les parents et les professionnels de la petite enfance.


http://www.cljbxl.be/

Expositions, évènements

Regards sur la ville

Regards sur la ville est une exposition de travaux réalisés pendant deux saisons par des enfants de 4 à 12 ans d'un atelier créatif situé à Molenbeek : assemblages, collages, reliefs, installations, photos rehaussées, etc. Il s'agissait, pour les enfants, de porter à la fois un regard critique sur la ville où ils vivent en utilisant des "déchets" issus du tri sélectif et de s'ouvrir sur l'art moderne et contemporain, notamment aux travaux de grands artistes ayant travaillé les thématiques urbaines, leur esprit et leurs matériaux.

Exposition du 25 septembre au 26 octobre 2010

www.100titres.be

 

Je suis le plus beau du quartier

L’Agence de Développement Territorial pour la Région de Bruxelles-Capitale asbl vous invite à (re)découvrir les quartiers aux abords du canal. Une trentaine de portraits grand format des jeunes habitants des quartiers longeant le canal à Bruxelles sont exposés sur les places et les bâtiments. Ils dessinent un parcours vous invitant à découvrir un riche patrimoine industriel, les boutiques « trendy » du quartier Dansaert, de nombreux lieux culturels ou encore les saveurs et couleurs des différents marchés…

L’exposition est visible gratuitement du 17 septembre au 14 novembre 2010, de la Place des Armateurs jusqu’aux Abattoirs d’Anderlecht ( ou en sens inverse ! )

Cette initiative s’est déroulée dans le cadre du Festival Kanal qui a eu lieu du 17 au 19 septembre.
Photographies: Kurt Deruyter ; Scénographie: PT Architecten

 

Publicit - Pour une oeuvre d'art / Artistiek reclamepaneel

Dans le cadre de son parc de sculptures, l'Atelier 340 Muzeum a créé un projet de panneau Publicité - Pour une oeuvre d'art. Sur une surface de 20m2 située dans l'enceinte verte de l'Atelier 340 Muzeum, une reproduction d’œuvre d'art imprimée sur une bâche sera installée sous forme de panneau publicitaire. Cette image, une œuvre choisie en fonction de son intégration dans le tissu social et de la ville, changera tous les trois mois. L’initiative, qui durera deux ans, est un projet de partage de l'art contemporain dans le contexte du social art. Le but est de provoquer, d’intriguer, de contaminer intellectuellement le citoyen par cet investissement de l'espace public ! Ce projet est proposé en synergie avec des institutions et structures de la Communauté française - Contretype, Husson Edition, Mac's… - ainsi qu’avec des musées internationaux. Bipolar Perversion de Pascal Bernier (BE), est la première œuvre ainsi présentée depuis le 24 septembre.

www.atelier340muzeum.be

Traversées

Pierre de Lune présente l’exposition « Traversées » du 7 septembre au 29 octobre 2010 à Contredanse (Rue de Flandres, 46 - 1000 Bruxelles).

Chaque saison, depuis près de 10 ans, Le Centre Dramatique jeunes Publics de Bruxelles – Pierre de Lune met en place des ateliers Danse à l’Ecole sur le territoire de la Région bruxelloise. Au terme d’un processus de création qu’ils ont vécu avec des artistes chorégraphiques en résidence, les enfants et ados danseurs ont traversé l’espace du Théâtre de la Balsamine en mai 2010, dans un parcours intense, fragile, empreint de sensibilité… L’exposition témoigne de l’engagement de tous les partenaires dans le projet Danse à l’Ecole, de la force de ces moments, de la nécessité de déployer un mouvement poétique du corps, de l’importance de l’art et de la culture au cœur de l’enseignement.

Pierre de Lune est le Centre Dramatique Jeunes Publics de Bruxelles. Il propose un volet de diffusion de spectacles Jeunes Publics et un programme Art à l’Ecole autour de thèmes de saison. « REGARD(S) était le sujet de la saison 2009-2010.

Informations : www.pierredelune.be

 

Pauvreté des femmes

Exposition des photographies de Christophe Smets. avec les textes de Céline Gauthier.
Organisation: Le Centre d’Ac on Laïque

Dates: du 6 octobre au 30 novembre 2010, de 9h à 13h et de 14h à 17h (Salle Willy Peers du Centre d'Action Laïque - Campus de la Plaine ULB - accès 2 1050 Bruxelles)

Qui sont elles? Des femmes assument seules l’éducation de leurs enfants. Des retraitées vivent avec un revenu de misère. Des travailleuses à temps partiel sont les premières à pâtir des licenciements. Autant de situations que le Centre d’Action laïque a voulu mettre en lumière en exposant le travail du photographe Christophe Smets, auteur de livres photos engagés (« Handicirque », « D’ici et d’ailleurs »), et de la journaliste Céline Gauthier qui a effectué de nombreux reportages de terrain. Les photographies, empreintes de dignité et de pudeur, décrivent la réalité quotidienne
des femmes avec une sensibilité tout en retenue. A côté de chaque portrait, une image présente un objet ou un être cher: un enfant, un animal de compagnie, le souvenir d’un être aimé, des papiers d’identité. Autant d’exemples qui réhabilitent la valeur de l’affectif et du symbolique face
aux diktats économiques.

Informations: www.laicite.net

Expo Melting Classes


Multiculturalité – Interculturalité – Changements dans la société, dans les cultures, dans les classes. Quels enjeux aujourd'hui ? Tout au long de l'année scolaire 2010-2011, CGé fêtera ses 40 ans autour du thème « Cultures et Classes en Changement ». Dans ce cadre, la Fonderie accueille l'exposition interactive « Melting Classes » qui proposera un parcours interactif autour de la question de l'interculturalité à l'école et ailleurs.

Des formations sur le thème de l’interculturalité auront lieu sur place à destination des enseignants et autres acteurs éducatifs ainsi que des visites de groupes à la demande. Au programme : Vernissage avec des animations et le spectacle « Je lis », nocturne dans le cadre des nocturnes des musées bruxellois, table-ronde organisée dans le cadre de la quinzaine de l’égalité des chances et de la diversité.

Informations : http://www.changement-egalite.be/

 

Nocturnes des Musées Bruxellois


La 10ème édition des Nocturnes des Musées Bruxellois est ouverte. Du 23 septembre au 16 décembre, tous les jeudis soirs, au moins cinq musées* vous accueillent dans une ambiance conviviale.

Informations : http://nocturnes.brusselsmuseums.be/fr/

Foire du Livre politique

Les 16 et 17 octobre, Le Manège à Liège accueillera la 3ème édition de la Foire du Livre Politique qui réalise ainsi la mise en réseau annuelle des acteurs concernés par le secteur de la production, de l’édition, de la diffusion et de l’utilisation d’ouvrages, de magazines et de revues politiques. Le but est de promouvoir et de faciliter la circulation de la littérature politique en Belgique francophone, de diffuser une image positive et constructive de la politique (au sens large) grâce à la mise en valeur de la production foisonnante dans ce domaine (ouvrages d'investigation ou scientifiques, manifestes politiques, revues spécialisées, etc.).

L’objectif est politique, pédagogique et culturel. Il vise à dynamiser et à enrichir le débat. Il est également en économique par la mise en valeur d’acteurs incontournables en ce domaine, par la rencontre et l’échange qu’il permet entre ces derniers et par la promotion et le développement des activités économiques qui y sont liées (édition, impression, diffusion, vente, etc.).
Si la Foire est ouverte au grand public, ce sont surtout les écrivains, éditeurs, enseignants, chercheurs, pédagogues, journalistes, citoyens et élus engagés qui sont visés par l’événement.

Informations : http://www.lafoiredulivre.net/index.php?page=accueil

 

Salon de l’Education

Du 20 au 24 octobre 2010 aura lieu la 17ème édition du Salon de l’Education à Namur Expo. Salon belge des outils pédagogiques et de l’équipement pour l’enseignement, il s’adresse à tous les métiers de l’éducation et de l’enseignement. C’estt une vitrine très complète couvrant tous les domaines d’activité qui touchent de près ou de loin l’éducation, la formation et l’enseignement.

Le Salon est l’occasion pour chacun et chacune de rencontrer des confrères ou autres professionnels de l’éducation, de se renouveler, de confronter ses idées, de se ressourcer ! Un foisonnement de moyens, d’outils et de solutions qui contribue à dynamiser le secteur.

http://www.saloneducation.be/

 

No Border Camp

Le camp No Border est un lieu de rencontre et de lutte pour les citoyens et les mouvements qui se battent contre les frontières et pour la liberté de mouvement ! L’Union Européenne ferme ses portes aux migrants depuis plus de dix ans : l’Europe Forteresse est une réalité ! En Belgique comme dans d’autres Etats membres, la répression se renforce, maintenant les migrants dans l’illégalité, organisant des rafles, enfermant les sans-papiers et les expulsant.

Le camp No Border appelle à mener des actions diverses contre les politiques antimigratoires, et à travailler sur une stratégie à long terme.
Au programme : échanges, rencontres, débats, expositions, projections, manifestations, etc.

Du 25 septembre au 3 octobre 2010 – site de Tours et Taxis

http://www.noborderbxl.eu.org/

 

Dernières nouvelles

 

Concours / Appels

Mon regard sur une économie plus solidaire

L’ONG Volens lance un concours auprès de tous ces acteurs et actrices (équipe administrative en Belgique, groupes de solidarité, coopérants sur le terrain, organisations partenaires, groupes cibles) sur le thème « Mon regard sur une économie alternative : se former autrement ».

Que vous soyez membre d’un groupe de solidarité, coopérant-e ou membre d’une organisation partenaire, donnez libre cours à votre esprit créatif et à votre expérience. De nombreux prix sont à gagner. Les oeuvres doivent être envoyées avant le 30 septembre.
Pour plus d’informations, visitez la page du concours http://concurso.volens.be/?lang=fr

Le Bureau International de la Jeunesse cherche dessinateur-trice

Dans le cadre de la Présidence belge de l'Union européenne, le Bureau International Jeunesse organisera en décembre prochain un séminaire sur les différentes formes de projets de mobilité des jeunes. Dans ce contexte, une brochure reprenant des textes de référence sera réalisée. Le BIJ cherche un-e jeune dessinateur/trice résidant en Wallonie et à Bruxelles, de préférence âgé-e de moins de 30 ans, pour illustrer ces textes avec un regard jeune, drôle, critique, décalé, différent...
Faites parvenir au BIJ (bij@cfwb.be ou BIJ, 18 rue du commerce 1000?Bruxelles) avant le 30 septembre 2010 deux dessins pour illustrer ces 2 textes et une proposition de budget pour la réalisation d'une vingtaine de dessins à produire sur base de textes pour la mi-novembre au plus tard. Attention: ces textes sont en anglais. La connaissance de cette langue est donc nécessaire.
Informations : Thierry Dufour (thierry.dufour@cfwb.be ou 02 548 38 81)

L'appel à projets 2010 de la Fondation Anna Lindh

Cet appel concerne les thématiques suivantes : Villes, Migrants, Diversité et Culture de la Paix et Cœxistence. Les projets sélectionnés devront se dérouler entre le 1er février 2011 et le 31 juillet 2011 (6 mois) et impliquer au moins deux associations partenaires des deux rives de la Méditerrannée, l'un du Nord, l'autre du Sud.

Le budget minimum par projet est de 10.000 € et le maximum est de 20.000 €. Le montant total consacré à cet appel par la Fondation Anna Lindh est de 500.000 € pour l'ensemble de la région Euromed. La date d'introduction des demandes est fixée au 1er novembre 2010.

Vous trouverez toutes les informations sur le site de la Fondation Anna Lindh à la page suivante: www.euromedalex.org

Informations : www.annalindhfoundation.be

 

Formations

Public Movement

Du lundi 4/10/2010 à 9h00 au dimanche 10/10/2010 à 18h00
Au début du mois d’octobre, Cifas (suite…) propose un stage dirigé par le collectif Public Movement où il sera question de mobilité chorégraphique, politique et artistique dans les espaces publics de Bruxelles. La date limite pour l’envoi de candidatures est fixée au 1er octobre prochain.

Public Movement explore et crée des chorégraphies publiques. Qu'est-ce que le «public» et comment le représenter chorégraphiquement ? Quand on regarde des danses folkloriques, manifestations ou combats de rue, on remarque qu'ils ont tous des éléments chorégraphiques répétitifs. Qui a inventé ces mouvements ? Qui est le chorégraphe ?

Au cours de l'atelier, les participants tenteront de définir les types de connaissances physiques que porte le corps. Quelle est la danse d'un citoyen ? Comment performe l’Etat ? Ensemble, ils exploreront les différentes possibilités de se déplacer en groupe dans l'espace public tout en considérant les notions de conflits, l'organe politique et son mode de fonctionnement. Ils analyseront et observeront la géographie politique de Bruxelles. A leur tour, ils construiront des situations politiques. A partir d’une carte géopolitique de Bruxelles, ils identifieront les endroits « socialement chargés » de la ville. Quelle est la responsabilité de l’artiste ? Que peut-il faire ?

Le stage s’adresse aux citoyens, artistes, activistes, performeurs, penseurs, danseurs, critiques, cosmopolites, demandeurs d’asile, chorégraphes, travailleurs sociaux, individus etc.
Infos: www.publicmovement.org

Condition d’inscriptions
Prix: 150 € (déjeuner compris)
Candidatures: sélection des participants sur CV et lettre de motivation (écrire si possible en anglais). A envoyer par mail à cifas@bellone.be

Conduite de Projets Culturels et Sociaux (Bagic)

Le Cesep organise dès octobre 2010 un nouveau cycle de deux ans de la formation en conduite de projets culturels et sociaux. Il débouche sur l'obtention du brevet d'aptitude à la coordination de projets d'organismes culturels et socioculturels (BAGIC) délivré par le Ministère de la Communauté française.

Cette formation repose sur trois grands axes : la citoyenneté, la gestion de projets et l'analyse du terrain d'action. Ces trois dimensions traversent en permanence l'ensemble des modules de la formation, qui s'adresse – clairement - aux acteurs socioculturels et sociaux soucieux de décloisonner leur pratique et leur mode d'intervention. Il s'agit aussi de valoriser les expériences acquises par les participants.

La formation est résolument orientée vers les pratiques et doit déboucher sur des résultats concrets. Elle s'adresse à des personnes qui ont le désir et la possibilité de développer des projets, qu'elles aient un statut professionnel, bénévole ou militant.

Durée : la formation complète s'organise sur 2 années à raison d'une journée par semaine.
Elle commence par un stage résidentiel de 3 jours, du vendredi 22 au dimanche 24 octobre 2010, et se poursuit les mardis de 9h15 à 16h30 à Nivelles.

Informations : www.cesep.be

Coordination d'événements

Le Cesep organise également une formation de 150h pour les travailleurs du secteur non-marchand qui vise à élargir les pratiques et à éclairer la dimension stratégique et les enjeux spécifiques de leurs événements.

La formation se base sur la réalité professionnelle de participants engagés dans l'organisation d'un événement concret. La méthodologie utilisée, active et interactive, est basée sur l'implication de chacun. Des apports théoriques alterneront avec des moments pratiques et des rencontres avec des personnes ressources et des ateliers de travail.

Informations : www.cesep.be

Réseaux sociaux, anges ou démons

Les réseaux dit « sociaux », qu’ils soient professionnels ou privés, se développent autour du concept de communautés virtuelles. Ces communautés sont des groupes d’individus qui tissent des liens autour de valeurs ou d’intérêts communs. Ils ne se connaissent pas nécessairement dans la vie « réelle » et certains ne se rencontreront sans doute jamais !

La puissance des réseaux sociaux pose des questions éthiques. Les informations circulent si vite qu’il est compliqué (voire impossible) de protéger les données privées ou sensibles. La solution radicale pourrait être de ne pas entrer dans la logique des réseaux sociaux, mais cette démarche a montré ses limites. D’abord parce que vous passeriez à côté des avantages offerts en terme de communication promotionnelle et de partage d’idées, ensuite parce que vous ne pourriez pas contrôler ce que d’autres pourraient diffuser sur vous. Aujourd’hui la question n’est donc plus : « faut-il ou pas utiliser les réseaux sociaux et à quelles fins ? » mais « comment les utiliser intelligemment en accord avec les valeurs éthiques et démocratiques ? ».

Formation organisée par Peuple et Culture Wallonie Bruxelles, les 4, 5, 11 et 12 octobre à Liège.

Informations : marie.pecwb@gmail.com - 04 368 82 32


Sites web / Publications

Entre les murs

Le dernier numéro de « La Chronique de la crise » de la Ligue des droits de l’Homme » vient de paraître. Il est consacré à l’enseignement. Il est téléchargeable gratuitement sur

http://www.liguedh.be

Routes

Le portail « Routes » est un nouvel outil pour aborder le phénomène des migrations. Né d’une collaboration entre 7 pays européens (Belgique, France, Italie, Allemagne, Roumanie, Slovaquie, Royaume-Uni), il offre aux formateurs un riche matériel pour aider les jeunes à mieux appréhender le phénomène des migrations. Le portail rassemble des centaines de témoignages, documents d'époque, études et séquences pédagogiques (dans la langue de son choix) qui portent un nouveau regard sur la migration, l'intégration, la citoyenneté et les droits de l'homme, dans une perspective européenne.

http://routes.pixel-online.org/

Culture Watch Europe

Le Conseil de l'Europe, en partenariat avec la Commission européenne, le Comité économique et social européen (CESE), le Réseau européen des instituts culturels nationaux (EUNIC), Culture Action Europe, l'Observatoire de Budapest, la Fédération international des Conseils des arts et des Agences culturelles (FICAAC) et la Fondation culturelle européenne, ont organisé une conférence internationale sur le thème "La culture et les politiques du changement" les 6 au 7 septembre 2010 au siège du CESE à Bruxelles, avec le soutien de la Ministre de la Culture de la Communauté française de Belgique, le Ministère de la culture slovène et Allianz Kulturstiftung.

Les comptes-rendus sont disponibles http://www.coe.int/t/dg4/cultureheritage/cwe/conference10_fr.asp

Art, Espace, Public

Le numéro 29 de la revue Scènes publiée par La Bellone propose un dossier spécial sur l'art dans l'espace public. A travers une réflexion spatiale, temporelle, sensible, théoriciens et praticiens réinterrogent les liens de l'art et de l'espace public dans leurs dimensions philosophique, politique, urbanistique, contestataire et esthétique.

Disponible au prix de 5€ à La Bellone, 46 rue de Flandre 1000 Bruxelles ou via www.bellone.be

Etude sur l'accès des jeunes à la culture

Commanditée par la Commission et menée à bien par Interarts, l'étude sur "l'Accès des jeunes à la Culture" offre une analyse détaillée de ce que font différents Etats membres pour favoriser l'accès des jeunes à la culture. Elle décrit les cadres légaux en la matière, examine aussi bien les politiques liées à la jeunesse que les politiques culturelles et identifie obstacles et meilleures pratiques.

http://ec.europa.eu/youth/pdf/doc1790_en.pdf

La pauvreté des enfants en Europe – Focus de la Fondation Roi Baudouin

La Fondation présente le deuxième numéro de son "Focus", un produit de communication différent. Il ne s'agit pas d'une nouvelle newsletter ou d'une e-news, mais d'une publication d'ambition journalistique. La Fondation a demandé à un journaliste professionnel, Brigid Grauman, de traiter, avec son regard journalistique, un thème sur lequel elle travaille actuellement : Briser le cercle vicieux de la pauvreté et cibler des mesures sur la petite enfance au sein de la famille.

http://www.kbs-frb.be

Déclarer les droits culturels : Commentaire de la Déclaration de Fribourg

Patrice Meyer-Bisch, Mylène Bidault, Ed. Bruylant/Schulthess

Si la Déclaration de Fribourg, lancée en 2007, visait à rassembler et à expliciter les droits culturels déjà reconnus, mais dispersés, dans de nombreux instruments internationaux afin d’augmenter leur cohérence, ce commentaire, article par article, démontre la fonction centrale de ces droits pour le développement harmonieux et pacifique des personnes et des tissus sociaux. Ce texte sert de référence dans les développements normatifs et politiques actuels sur les sujets controversés touchant à l’identité individuelle et collective et développe systématiquement la portée de ces droits.

Pour commander :
http://www.schulthess.com/buchshop/detail/ISBN-9783725560004/Meyer-Bisch-Patrice-Bidault-Myl%C3%A8ne/D%C3%A9clarer-les-droits-culturels


 

 

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Cette lettre d'information a été réalisée par Marie Poncin, Baptiste De Reymaeker,Georges Vercheval et Roland de Bodt, grâce au soutien de la Communauté française.