n°47
- 29/09/2010
Editorial
En guise d’éditorial, cet extrait d’une
lettre* de Flaubert à George Sand qui, 143 ans plus
tard, reste étonnamment d’actualité…
Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant
un campement de Bohémiens qui s’étaient
établis à Rouen. Voilà la troisième
fois que j’en vois. Et toujours avec un nouveau plaisir.
L’admirable, c’est qu’ils excitaient la
Haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons.
Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant
quelques sols. Et j’ai entendu de jolis mots à
la Prudhomme.
Cette haine-là tient à quelque chose de
très profond et de complexe. On la retrouve chez tous
les gens d’ordre. C’est la haine qu’on porte
au Bédouin, à l’Hérétique,
au Philosophe, au solitaire, au poète. Et il y a de
la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités,
elle m’exaspère. Du jour où je ne serai
plus indigné, je tomberai à plat, comme une
poupée à qui on retire son bâton.
* Gustave Flaubert à George Sand, le 12 juin 1867.
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Les couleurs correspondent aux axes suivants :
- Politiques culturelles
- Culture et Solidarité (Art et Santé,
Art et Prison, CPAS)
- Culture et Ecole
- Interculturalité
- Culture et Citoyenneté
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Culture et Démocratie
L'Agenda
"Un enseignement en culture. De l'utopie à la réalité."
Suite des tables-rondes.
Depuis mars 2010, Culture et Démocratie propose des tables-rondes
dont l’objectif est d'approfondir la réflexion sur
l’articulation culture/enseignement en impliquant activement
les acteurs des secteurs concernés. Deux premières
rencontres ont été organisées à Bruxelles
les 29 mars 2010 et 10 mai 2010 autour d’une définition
d’un enseignement en culture et des raisons d’être
des projets Art/Ecole. Les comptes-rendus des échanges sont
disponibles sur le site internet de l'association. Dès la
rentrée, trois nouvelles rencontres sont prévues :
- La formation culturelle dans l’enseignement supérieur,
le 4 octobre 2010, de 12h30 à 14h30 à Louvain-La-Neuve
(Auditoire Sainte Barbe).
- La formation au langage de l’image dans le cursus de formation
obligatoire, le 25 octobre 2010, de 12h30 à 14h30, à
Liège, Espace Rencontre de la Bibliothèque Les Chiroux
- La formation des médiateurs culturels et des artistes intervenants,
le 29 novembre 2010, de 12h30 à 14h30, à l’auditoire
Raoul Dufour des Beaux-Arts de Mons (BAM)
- La place de la dimension culturelle dans les écoles à
pédagogie alternative (date, lieu et intervenants à
confirmer).
Inscriptions : 02/502 12 15 - info@cultureetdemocratie.be
Le programme complet est disponible sur le site Internet www.cultureetdemocratie.be/fr
Rencontre-débat autour de l’exposition « Regards
sur la pauvreté des femmes à Bruxelles »
En cette année de lutte contre la pauvreté, La Boîte
à Images vient de réaliser une série de portraits
sur la pauvreté des femmes à Bruxelles. Les photographies
de Christophe Smets et les textes de Céline Gautier témoignent
de leurs conditions de vie.
Ce projet est exposé au Centre d'Action Laïque de Bruxelles
du 6 octobre au 30 novembre. Dans ce cadre, en collaboration avec
Culture et Démocratie, une rencontre-débat est organisée
le jeudi 21 octobre, de 12h30 à 14h30, à la salle
Willy Peers du Centre d’Action Laïque (Campus de la Plaine
– ULB – accès 2, Av. Arnaud Fraiteur 1050 Bruxelles).
Au programme : des interventions de Christophe Smets (photographe),
de Ricardo Cherenti (Union des Villes et des Communes de Wallonie),
ainsi que le témoignage d’une femme ayant participé
au projet. Echanges et discussions. Une visite de l’exposition
est prévue dès 11h30.
Inscriptions: 02/502 12 15 - info@cultureetdemocratie.be
Rencontre-débat « Théâtre action et champ
psychiatrique »
Dans le cadre de la 13ème édition du Festival International
de Théâtre Action, la Compagnie Acteurs de l’Ombre
et le Réseau Art et Santé, coordonné par Culture
et Démocratie, organisent une rencontre-débat le 23
octobre de 17h à 18h30 au Théâtre Le Moderne
(1 Rue Sainte-Walburge à 4000 Liège).
Dans le cadre de l’année européenne de lutte
contre la pauvreté et l’exclusion sociale, la Compagnie
‘Acteurs de l’Ombre’ (Belgique), le ‘Théâtre
de l’Arcane’ (France) et ‘Locos por el teatro’
(Espagne), dans le cadre de leur projet ‘Terra Incognita.europe’
interrogent, par la métaphore théâtrale, la
notion de santé mentale et les phénomènes d’exclusions
sociale et culturelle qu’elle induit. Le Festival International
de Théâtre Action clôturera son programme avec
une de leurs cinq créations, « Perceptio », le
samedi 23 octobre à 20h30.
Avant le spectacle, le Réseau Art et Santé, dont l’objectif
est d’encourager le développement de projets artistiques
en milieu de soin, le Centre du Théâtre Action et les
Compagnies porteuses du projet ‘Terra Incognita.europe’
vous proposent un moment d’échanges, de rencontres
et de discussions sur le travail de théâtre-action
et de création collective en milieu psychiatrique.
Pour le théâtre-action, quels sont les enjeux des
interventions en milieu psychiatrique ? Quels sont les « effets
possibles » d’un projet théâtral développé
en milieu de soin ? Quelles « réactions » suscite-t-il
auprès des patients? Avec quelles « conséquences
» et quels « changements » ?
Inscriptions: 02/502 12 15 - info@cultureetdemocratie.be
Avec le soutien de la Commission européenne,
de la Présidence belge du Conseil de l’Union Européenne,
de la Communauté française Service des Arts de la
Scène et du Réseau Canal Santé.
Les productions
Portefeuille de textes - La formation culturelle dans l'enseignement
supérieur
Dans le cadre de la table-ronde que Culture et Démocratie
organise le 4 octobre à Louvain-La-Neuve sur la formation
culturelle dans l'enseignement supérieur, un portefeuille
de textes a été réalisé.
A télécharger ici
Coups de cœur / Opinion
Coups de coeur
Triennale internationale de l’affiche politique de Mons
Venues du monde entier et sélectionnées par le Jury
de la Triennale internationale de l’affiche politique de Mons*,
150 affiches d’une belle qualité graphique sont exposées
au Mundaneum. Une rencontre violente entre l’art et la nécessité
d’évoquer les incohérences de notre société
! Une exposition où se confrontent la jeune génération
et les auteurs confirmés** et où, les codes et traditions
graphiques pouvant être dissemblables, les œuvres le
sont aussi, tant dans la forme que dans le ton !
Cette manifestation, où une centaine d’auteurs lancent
un appel à la tolérance, à la résistance,
ou crient leur colère à la face du monde, est accueillie
sur les trois niveaux du Mundaneum. Organisées en thématiques,
leurs affiches concernent tant l’actualité immédiate
que les fléaux qui frappent le monde en permanence. Guerres,
intolérance, droits des minorités, racisme, extrême
pauvreté, arrogance des puissants, violence faite aux femmes,
peine de mort, censure, liberté d’expression, réchauffement
climatique, pollution ont profondément motivé les
auteurs.
L’affiche est un langage fort, qui s’inscrit dans la
mémoire. L’image d’un enfant africain buvant
une eau polluée (tragique baiser de la mort…) a obtenu
le Premier prix. Émouvants ou choquants, de tels messages
nous renvoient à des réalités dont, que nous
le voulions ou non, nous sommes les acteurs ! L’auteur de
cette affiche, le Coréen Seung-Hoon Nam, a décidé
de rétrocéder son prix à l’Unicef !
Ce coup de cœur s’accompagne pourtant d’un coup
de griffe ! Il faut donc, désormais, aller au musée
pour trouver les affiches politiques qui ont déserté
la rue, lieu social par excellence où elles ne reviennent,
tristement banales, sans inventivité et désespérément
muettes (juste le sourire de circonstance), que lors des consultations
électorales. Les « faiseurs d’opinion »,
politiques et autres, feraient bien de passer au Mundaneum et de
s’y ressourcer !
La présence de cette manifestation au Mundaneum est pertinente.
Créée en 1895 comme « Office international de
Bibliographe » par Paul Otlet et Léonie et Henri La
Fontaine (Prix Nobel de la Paix), l’institution se proposait
de réunir et de classer les connaissances du monde en un
même lieu. Grandiose utopie ! Devant l’ampleur de la
tâche, elle se spécialisera dans les domaines de la
politique internationale, de la paix, de la presse, du féminisme,
de l’anarchisme… Le Mundaneum poursuit aujourd’hui
sa réflexion sur la société à travers
des programmations originales - expositions, conférences
thématiques, ateliers pédagogiques - accessibles à
tous. La société civile doit, plus que jamais, réinventer
ses repères et les valeurs du vivre ensemble.
Georges Vercheval
* Organisation "Le Manège.Mons - Maubeuge" –
www.lemanege.com
** dont Seung-Hoon Nam, Mohammad Jamshidi, Pamela Campagna &
Thomas Scheiderbauer, Guadalupe Betanzo, Luba Lukova, Alain Le Quernec,
Holger Matthies, Emilie Lasseaux, Cédric Dewez …
Mundaneum : 76, rue de Nimy, 7000 Mons. Mardi à samedi :
13 - 17h (dimanche : 18 h). Fermé le 5 octobre. Gratuit le
premier mercredi du mois. www.mundaneum.be
tél. : 065 39 54 87

L’autre, sans qui je meurs …
En raison de l’actualité et de la multiplication des
atteintes portées aux communautés roms et de gens
du voyage, en France, mais aussi en Belgique, en Italie, etc., il
nous semble utile de présenter ici un des derniers numéros
de la revue Cassandre/Horschamp « L’autre, sans qui
je meurs … Rroms, un peuple de promeneurs » (n°81)
paru au printemps 2010. Le numéro est épuisé
mais la version numérique (prix 7€) reste accessible
sur le site Internet. Ce riche dossier sur les Rroms et leur culture
croise des entretiens avec Tony Gatlif (réalisateur), Alexandre
Romanes (fondateur du cirque Romanes), Pierre Girin (instituteur
dans un camion-école pour les gens du voyage), Eric Roux-Fontaine
(peintre et photographe qui parcourt le monde à la rencontre
des Rroms), et des articles de Tania Magy et sa caravane-musée,
de Valérie Saint-Do sur le travail du collectif Didattica
ou des associations AOA et No Man’s Land. On y parle des «
Rroms de théâtre » avec Thomas Hahn et de musique
avec Filipp Bonini Baraldi. Marcel Courthiade, linguiste et titulaire
de la chaire de rromani à l’Inalco ouvre le dossier
en rappelant que la culture rrom est faite de multiplicité,
de singularités, d’innombrables échanges, sans
jamais perdre l’unité fondamentale qui lui est souvent
déniée. Et si les Rroms, que l’Union rromani
internationale définit comme une « nation sans territoire
», étaient les plus européens des Européens
? (Cassandre/Horschamp, L ‘autre, sans qui je meurs,
n°81, printemps 2010, p.23)
Deux mots encore sur Cassandre/Horschamp ! Cette revue propose
des entretiens avec des historiens, philosophes, ethnologues, etc.
ainsi que des dossiers thématiques sur des sujets habituellement
peu ou mal explorés (l’évolution des politiques
culturelles, les nouvelles formes de résistance artistique,
le numérique et l’art, ...). Ce travail d’analyse
est toujours relié au désir de voir l’art et
la culture jouer un rôle actif parmi les hommes. Cassandre/Horschamp
s’est donné pour mission de faire découvrir
la richesse d’activités et de démarches culturelles
peu visibles mais qui se déroulent dans la durée.
De nombreuses équipes artistiques et culturelles œuvrent,
en effet, au plus près de l’humain dans les prisons,
les banlieues, les hôpitaux psychiatriques, en milieu rural...
Il ne s’agit pas d’offrir une « occupation »
ou une « animation » à des populations marginalisées,
mais de leur permettre de renouer avec une parole, une expression,
une socialisation ; de retrouver non seulement un « accès
» à l’art et la culture, mais de s’approprier
des langages et des symboles essentiels à une communauté
humaine. Ce qui est analysé dans cette revue, c’est
ce que ces pratiques peu visibles recèlent d’efficacité
dans la transmission et l’échange par le moyen de l’émotion,
de la fulgurance artistique. Cela demande une vraie exigence.
La parution de Cassandre/Horschamp est complétée d’autres
publications thématiques et d’un blog qui permet des
réactions immédiates à l’actualité,
des rendez-vous réguliers avec des artistes, ainsi que des
réflexions sur les politiques culturelles.
Nous vous invitons également à lire l’appel
à signatures « L’impossible absence – Qui
lancera l’alerte ? » diffusé depuis janvier 2010
sur la place de l’art et de la culture dans la société,
les enjeux liés au symbolique et les valeurs essentielles
à défendre http://www.hors-champ.org/spip.php?article3211.
La culture, c'est d'abord la rencontre de l'autre …
Le Théâtre
des Rues a 35 ans
Et, à cette occasion, il s’offre deux nouvelles créations,
“Et que cela ne nous empêche pas d’aller voter
dimanche...” et “Coulifourchons!”. Entre théâtre
épique et théâtre d’ombre, fable brechtienne
et fable animalière, ces spectacles aux univers très
différents, n’en sont pas moins tous deux profondément
ancrés dans la politique culturelle de la maison. S’inscrivant
dans la lignée du mouvement d’éducation populaire
né à la fin de la Seconde Guerre mondiale en France,
le Théâtre des Rues (basé à Cuesmes)
travaille en effet, depuis sa création et par le truchement
de la réalisation théâtrale collective, à
l’émergence d’une culture populaire d’analyse
critique du monde et des rapports de force sociaux, politiques et
économiques qui le traversent.
« Et que cela ne nous empêche pas d’aller voter
dimanche... »
Dans une ville imaginaire d’un pays développé,
libéral et démocratique – surtout démocratique
– six personnages se croisent au “Liberty Bar”.
Une adolescente éprise de liberté et en rupture de
tout, une ouvrière de longue date travaillant dans une usine
en sursis, une musicienne libertaire et féministe, un petit
garagiste indépendant, un homme politique et, enfin, un patron
de café assoiffé de pouvoir qui se rêve un destin
multinational.
Voilà le cadre de “Et que cela ne nous empêche
pas d’aller voter dimanche...”, un spectacle qui questionne
l’état de nos démocraties occidentales, en examine
les acquis, les limites, les dangers et s’interroge sur leur
devenir:
“A force de servir contre le totalitarisme/On a fait de la
démocratie un régime parfait /Une sorte de finalité
de l’histoire/On a réduit ainsi le politique à
un conflit moral/Celui du bien, la démocratie, contre les
forces du mal: dictatures hier, terrorisme aujourd’hui/Et
on n’a pas vu l’épuisement, le dépérissement
et l’assouplissement de l’idéal démocratique/Du
rêve d’une société basée sur l’égalité/On
est passé à des joutes oratoires et à des procédures
parlementaires sanctionnées ou non par le rituel électoral/La
crise financière a montré les limites du jeu démocratique
et son impuissance à juguler le pouvoir de la puissance économique/Et
les media de se lamenter sur le faible intérêt des
citoyens pour les scrutins électoraux...
Aujourd’hui, le libéralisme, le capitalisme et l’économie
de marché ont envahi l’essentiel de l’espace,
toutes classes sociales confondues. Ils ont conjointement réussi
à vider la démocratie politique de la majorité
de ses substances et s’entendent avec une extraordinaire,
passionnante et fascinante capacité à en polir l’apparence.”
(Extrait du texte de présentation)
Coulifourchons!
Un marais. Des grenouilles paisibles. Paisibles, mais gourmandes.
Une jeunesse avide de bien-être et de sensations fortes. Le
tout orchestré par un président et des ministres naturellement
responsables. Une vraie société de vrais batraciens.
Ajoutez un prédateur, faisant acte de contrition et promettant
l’avènement pour les siècles des siècles,
d’une ère d’abondance: mouchesticks, chocomouches
et côôa-cola à la louche! Manger ou être
mangé? Et si c’était cela la question?
Destiné aux enfants de 10 à 12 ans, “Coulifourchons!”
aborde avec humour les questions de la (sur)consommation, de la
croissance économique et invite à s’interroger
sur leurs conséquences pour la démocratie.
Pour toute information sur ces spectacles: Théâtre
des Rues – 20, rue du Cerisier à 7033 Cuesmes –
065/31.34.44 ou theatredesrues@skynet.be
Opinion
L’enseignement en culture, la révolution incontournable
?
« Sauf à réduire son projet à un conditionnement
social ou professionnel, l’école ne peut écarter
une réflexion fondamentale sur la dimension culturelle et
patrimoniale de ses objectifs. De plus, le développement
de “ l’éducation tout au long de la vie ”
ainsi que la multiplication des offres culturelles supposent une
formation scolaire initiale capable de permettre l’accès
ultérieur à une vie culturelle librement choisie.
Aussi, il devient essentiel que les politiques éducatives
et culturelles s’efforcent, au sein de chaque pays et au plan
international, de coordonner leurs efforts. Dans ce cadre, le développement
de l’éducation artistique sous toutes ses formes doit
devenir une priorité de l’école ».
Philippe MEIRIEU, « L’éducation et le rôle
des enseignants à l’horizon 2020 », Rapport Unesco,
2005, p.20.
Culture et Démocratie mobilise depuis plus de quinze ans
les artistes, les intellectuels, les citoyens autour d’une
réflexion critique sur la culture, la démocratie et
ce qui les lie. Elle postule la reconnaissance d’une place
centrale pour la culture dans la société et plaide
pour l’accès et la participation de tous aux différentes
formes d’expression culturelle. Les questions de l’éducation
et de la formation sont au cœur de cette réflexion,
C’est dans la définition de la culture proposée
par l’Unesco (déclaration de Mexico sur les politiques
culturelles, 1982 (1)) que l’association situe sa réflexion
et son action: héritage et invention, construction d’un
rapport individuel et collectif au monde, diversité et métissages,
intime et universel, partage de valeurs et de sens.
Aujourd’hui, l’explosion des injustices, les excès
du système financier, le défi écologique nous
somment de repenser un modèle de société fondé
sur l’individualisme, la compétition et le consumérisme,
incapable de répondre de manière humaine, juste, démocratique,
aux défis du temps présent. L’enseignement confronté
à des questions essentielles de légitimité
et de sens est pris lui aussi, dans cette interrogation radicale.
Sur ce point, deux questions occupent particulièrement Culture
et Démocratie :
- celle de la prise en compte structurelle de la dimension culturelle
et artistique dans tous les cursus de formation,
- celle d’un remaniement radical de la culture scolaire pour
en finir avec un système éducatif visant presqu’exclusivement
à reproduire le modèle de développement actuel
et à s’ajuster aux besoins du marché de l’emploi.
Les contenus d’enseignement indiquent clairement le projet
qu’une société forme pour elle-même. Pour
Culture et Démocratie, le constat est préoccupant.
L’enseignement obligatoire et l’enseignement supérieur
privilégient des savoirs spécialisés, compartimentés,
coupés de leur socle anthropologique et légitimés
à l’aune de leur efficience économique.
Notre opinion est que pour former des adultes créatifs, critiques
et citoyens, inventeurs d’une destinée collective fondée
sur de nouvelles solidarités, le système éducatif
doit remettre au cœur des savoirs, la question de la culture/des
cultures, de la création, des valeurs et du sens.
Restaurer la dimension culturelle de toutes les disciplines, assurer
à tous une formation culturelle et artistique solide, mettre
la création et l’invention au cœur du savoir,
voilà pour Culture et Démocratie, la révolution
incontournable. Elle transformerait toute l’expérience
scolaire - objectifs, contenus et processus – en plaçant
résolument au cœur de toutes les formations, l’imaginaire
et le sensible, l’expérimentation critique, l’effort
joyeux et la pratique collective.
Convaincue de l’extrême actualité de cette question,
le groupe de travail « Culture – Enseignement »
de Culture et Démocratie lance une série de tables-rondes
sous l’intitulé Un enseignement en culture, de l’utopie
à la réalité. Elles font suite au colloque
organisé en novembre 2008 La culture au cœur de l’enseignement
: un vrai défi démocratique.
Les deux premières rencontres ont rassemblé les professionnels
de la culture et de l’enseignement et ont été
respectivement consacrées à la question d’une
définition de la culture et aux projets art-école.
Les prochaines tables-rondes animées par Eddy Caekelberghs
porteront sur l’enseignement supérieur (4 octobre à
Louvain-la-Neuve), l’éducation à l’image
(25 octobre à Liège) et la médiation culturelle
(29 novembre à Mons). Elles se déroulent de 12h30
à 14h30.
Culture et Démocratie y invite toutes celles et tous ceux
qui se préoccupent de cette question et souhaitent en débattre
: pédagogues, enseignants, étudiants, culturels et
artistes.
Pour le Groupe "Culture-Enseignement" de
Culture et Démocratie
Sabine de Ville, Vincent Cartuyvels, Roland de Bodt, Baptiste De
Reymaeker, Bernard Foccroulle, Nicole Gesché, Daniel Lhost,
Marie Poncin, Estelle Spoto, Georges Vercheval.
Le programme détaillé des tables-rondes est présenté
sur le site Internet de Culture et Démocratie http://www.cultureetdemocratie.be/fr/agenda/index.html.
Inscriptions : info@cultureetdemocratie.be
– 02/502 12 15
(1) http://portal.unesco.org/culture/fr/files/35197/11919407161mexico_fr.pdf/mexico_fr.pdf
Voir à ce propos, l’article de Culture et Démocratie
paru dans La Libre Belgique de ce lundi 27 septembre.
Les bonnes pages
Extrait de Qui a peur de la culture?,
de Pierre Waaub, enseignant
(in Culture et Citoyenneté, Collection Culture
Education Permanente, numéro 6, 2002, p. 338-340)
Au débat entre les partisans d’une formation
orientée vers son opérationnalité sur le marché
de l’emploi , et ceux pour qui la formation doit au contraire
s’attacher à sa fonction patrimoniale de transmission
du fonds commun culturel à l’ensemble d’une génération,
s’ajoute le débat tout aussi crucial entre ceux pour
qui les contenus scolaires comme la culture sont une posture, une
opportunité d’éducation de la pensée
(consommation culturelle et conformisme social) et ceux pour qui
ils sont un engagement, un levier de libération de la pensée
(création culturelle et critique sociale).
Dans ce débat, les pouvoirs publics se sont bien gardés
de trancher, promouvant à la fois, au niveau des principes,
le discours progressiste de l’éducation culturelle
comme levier d’une citoyenneté active et, au niveau
des outils, la vision libérale qui jauge la formation des
jeunes à l’aune de son efficacité dans la sphère
économique. En effet, dans le même mouvement, la Communauté
française lançait par le « Décret missions
» l’injonction aux écoles de susciter chez les
jeunes le goût de la culture et de la créativité
et réduisait la formation générale dans les
écoles techniques et professionnelles ou les possibilités
d’organiser dans toutes les écoles des cours de formation
artistique pour tous ( musique, dessin, théâtre,…)
Si la culture fait irruption dans les écoles sous forme
d’animations culturelles diverses, c’était donc
aussi pour mieux l’évacuer des programmes scolaires.
Outre que cela coûte moins cher, cet état de fait ne
fut pas sans conséquences. La multiplication des initiatives
à contenu culturel dans certains établissements scolaires
ne pourra pas camoufler longtemps l’expulsion dont on été
victimes les profs d’art, les contenus culturels de différents
programmes et les cours d’éducation artistique. De
l’histoire de l’art à l’expression théâtrale,
en passant par la musique et le dessin, l’éducation
artistique a perdu tout légitimité dans les cursus
scolaires et ne subsiste au mieux dans certaines écoles que
comme filière de relégation. Et quand la culture échappe
à cette instrumentalisation, ce n’est pas le fait de
l’école, mais de l’initiative individuelle d’un
enseignant ou d’un établissement scolaire. Et ce n’est
pas sans ambiguïté. D’une part, dans les écoles
les plus nanties, les projets culturels servent de vitrine à
l’image que l’établissement promeut sur un marché
scolaire en concurrence ; d’autre part, dans les écoles
les plus pauvres, les activités culturelles servent de support
occupationnel et d’alibi au renoncement des apprentissages,
accentuant encore la dualisation du système scolaire. (…)
Ceci impliquerait que, dans l’attribution des budgets de
la Communauté française, une part soit consacrée
à la mise sur pied de partenariats structurels entre l’école
et le monde culturel , des partenariats qui prennent en compte la
complémentarité des compétences professionnelles,
s’ancrent dans les pratiques scolaires (un patrimoine culturel
commun, les outils de la création artistique) et trouvent
un prolongement dans la mise en oeuvre de pratiques culturelles
dans tous les établissements scolaires. Pour éviter
que ces partenariats ne se réduisent pas à de simples
animations culturelles parachutées dans les établissements
scolaires, il conviendrait de les concevoir comme une articulation
dans l’école entre le travail des enseignants et celui
des acteurs du monde culturel, entre des cursus scolaires et des
pratiques culturelles, entre les compétences des professionnels
de l’enseignement et celles des professionnels du monde culturel.
On ne crée pas à partir de rien. La culture est à
la fois un patrimoine, une boîte à outils et un acte
de création, une façon personnelle de renouveler à
chaque fois la combinaison des savoirs, des techniques et des outils.
Les enseignants, comme les acteurs culturels, ont donc tout intérêt
à redéfinir leur part spécifique dans l’éducation
et la socialisation des jeunes, à affirmer les spécificités
de leur culture professionnelle, de telle manière qu’il
soit possible de réhabiliter, dans les représentations
des uns et des autres, leurs compétences réciproques
et leurs complémentarité.
A quand une table ronde réunissant les pouvoirs publics,
les enseignants et le monde culturel pour élaborer de telles
perspectives, pour jeter les bases de tels partenariats ?
Pierre Waaub, Qui a peur de la culture?, in Culture et
Citoyenneté, Collection Culture Education Permanente, numéro
6, 2002, p. 338-340
Le Réseau
Opinion
Les chantiers de la rentrée
Carte blanche publiée le 6 septembre 2010 sur les blogs
de Politique, Revue de débats http://blogs.politique.eu.org/Les-chantiers-de-la-rentree
A en croire un de nos quotidiens de référence, les
chantiers de la rentrée scolaire seraient au nombre de cinq
: les « inscriptions » (encore !), les prépensions,
trouver des profs, réformer le qualifiant, l’alternance
dans le spécial. Ce dernier chantier est assez nouveau. Les
quatre premiers sont au menu depuis des années et ils pourrissent
la vie des écoles, des élèves, des parents
et des enseignants. Vivement qu’on avance !
Mais à mon sens, la ministre (ou le journaliste ?) passe
sous silence « le » grand chantier, celui qui devrait
mobiliser tous les politiques, tous les citoyens, tous les médias.
Il n’est pas nouveau non plus. Il est plus alarmant et plus
urgent que tous les autres : réduire l’écart,
que dis-je, le précipice qui sépare les résultats
des « bons » élèves de ceux de leurs camarades
faibles ou fragiles. Plus crûment : réduire les profondes
inégalités que le système scolaire renforce
bien souvent.
Voilà donc un silence bien inquiétant dans le chef
de la « grande » presse. D’autant que, au même
moment, le Délégué général aux
droits de l’enfant tirait la sonnette d’alarme en proposant
le Manifeste « Pauvreté et école : quelles priorités
? ». Bernard De Vos et une équipe pluraliste qui a
planché sur le sujet y font état du vécu douloureux
des familles précaires et ils proposent des mesures [1].
Ils insistent entre autres sur la priorité à accorder
à la petite enfance et en particulier à la qualité
de l’accueil de ces familles à l’école
maternelle. Ils réclament une gratuité totale de l’enseignement
fondamental et une refonte de la formation des enseignants qui leur
assure à tous de solides bases en sciences sociales.
Toujours au même moment, à Marche, un séminaire
européen était consacré à la pauvreté
infantile. Dans le cadre de l’année européenne
de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
Les questions d’éducation et de scolarité étaient
évidemment au menu. Peu d’échos dans les médias.
Sauf dans la presse régionale. Le ministre Philippe Courard,
le régional de l’étape, a bien « vendu
» son initiative. C’est un expert en promotion de la
province de Luxembourg et de ses actions au bénéfice
de la dite province. On a bénéficié de pleines
pages pour souligner les avantages que l’horeca local allait
tirer de la rencontre. Mieux, on a eu droit à un grand article,
illustré de photo princière, titré : «
Pas de menu spécial pour les princesses ! ». Du solide,
quoi. Mais sur le fond du dossier, très peu d’informations
ou de matière à réflexion !
Priorité à ce chantier-là, s’il vous
plait !
Donc changement de ton et de cap radical. Savez-vous que la Communauté
française ne consacre même pas 1% de son budget «
enseignement » à la lutte contre les inégalités
dans l’enseignement ? Avec les restrictions actuelles, ce
budget n’atteint pas les 65 millions promis par un décret
d’avril 2009. Sur un budget de 7 milliards !
Jacques Liesenborghs
L'Agenda
Consultez également l'agenda
du site de Culture et Démocratie ...
Conférences, colloques, débats, rencontres, séances
d'informations...
Mondes arabes
Un cycle de littérature centré sur les « mondes
arabes », pour découvrir des auteurs importants là-bas,
souvent méconnus ici. Pour réfléchir aux questions
cruciales de notre temps, et partager le plaisir de lire et d’écouter…La
proposition est simple: tout au long de la saison, Les Halles proposent
un ‘salon littéraire’ dans l’espace de
la cave. Les rendez-vous s’égrènent d’octobre
à mai, certains dans le contexte des temps forts de la programmation.
Autant de rencontres avec un auteur, son écriture et le regard
qu’il porte sur notre monde, au fil du passionnant catalogue
rassemblés par Actes Sud dans sa collection « Mondes
arabes ».
Concrètement, la soirée commence par la lecture d’un
extrait de texte par l’auteur en arabe, suivi d’une
lecture en français par un(e) comédien(e) de Bruxelles.
La conversation qui suit, en anglais en français ou en arabe,
est bien sûr traduite en simultané.
En collaboration avec les éditions Actes Sud, Tropismes libraires
et le Journal Le Soir
Hanane El Cheikh (Liban)
29 septembre 20:30
A l’occasion de la sortie de son nouveau roman Toute une histoire
Khaled Al khamissi (Egypte)
23 novembre 20:30
Conversation en français avec Jihane Sfeir (chargée
du cours ‘Monde arabe contemporain: approches socio-politiques’.
Département de science politique de l’Université
Libre de Bruxelles)
Ali Badr (Irak)
Un exilé à Bruxelles
8 décembre 20:30
Conversation en anglais avec Marie-Claude Souaid, sociologue et
anthropologue (Lib)
Samuel Shimon (Irak)
Un Irakien à Paris
9 décembre 20:30
Conversation en anglais et français avec Marie-Claude Souaid,
sociologue et anthropologue (Lib)
Sonallah Ibrahim (Egypte)
23 février 20:30
A l’occasion de la sortie du roman Turbans et chapeaux
Elias Khoury (Liban)
Deuxième quinzaine de mars, dans le cadre de TEMPS D’IMAGES
BEYROUTH
Abbas Beydoun (Liban)
Deuxième quinzaine de mars, dans le cadre de TEMPS D’IMAGES
BEYROUTH
Habib Salmi (Tunisie)
7 avril 20:30
A l’occasion de la sortie de son nouveau roman Le Parfum de
Marie-Claire
Salim Barakat (Syrie)
4 mai (sous réserve de confirmation) 20:30
A l’occasion de la sortie de son nouveau roman, Les Plumes
Informations : www.halles.be
Brussels Citizens
University 2010 : Où va Bruxelles? Essai d’intelligence
collective
Aula Magna est une association à but non lucratif dédiée
à une approche de réflexion innovative et transversale
quant à l'avenir de Bruxelles. Elle rassemble des professeurs
d'université, des responsables de mouvements associatifs,
des dirigeants du monde socio-économique, des acteurs du
secteur culturel. Elle organise des rencontres, des séminaires,
publie des résultats de recherches et pousse en avant le
débat sur une large palette de sujets cruciaux pour le bien-être
futur de Bruxelles et de ses résidents.
Du 1er au 3 octobre 2010, Aula Magna organise, en collaboration
avec l’Université Libre de Bruxelles (ULB), la Vrije
Universiteit van Brussel (VUB) et les Facultés Universitaires
Saint-Louis (FUSL), l’Université citoyenne de Bruxelles
sur le campus de la VUB. Dans la foulée des Etats Généraux
de 2009, Aula Magna invite tous les Bruxellois, experts, responsables
économiques, politiques et associatifs ou simples citoyens
à venir penser leur Ville-Région. Elle convie tous
ceux qui imaginent, font, dirigent ou vivent Bruxelles à
un essai d’intelligence collective et inclusive. Rechercher
des solutions pragmatiques, imaginer des voies originales, mettre
sur pied des coalitions de développement, briser des tabous:
tout sera au menu de cette Université citoyenne, au cours
de multiples sessions et ateliers du vendredi soir 1er octobre au
dimanche midi 3 octobre 2010. Plus d’une centaine d’intervenants
et de nombreuses organisations bruxelloises de tout type partageront
leur vision, leur expérience, leurs projets dans de nombreux
ateliers, débats et lieux de rencontre. Deux tables-rondes
seront consacrées à la culture le samedi 2 octobre
« Bruxelles international et le rôle de la culture »
et « L’art, la culture et l’éducation permanente
».
Inscriptions http://www.bcu2010.eu/BrusselsCitizensUniversity.html
Nouveaux lieux
culturels en Europe
Dans le cadre de la formation professionnelle l'Université
culturelle des Banlieues # 3,
Banlieues d'Europe organise un séminaire le mercredi 6 octobre
2010, de 9h à 18h à la Maison Floie Beaulieu à
Lomme (France).
Depuis plus de trente ans, de nouveaux lieux culturels apparaissent
en Europe, en marge des institutions culturelles officielles. Ce
mouvement a été marqué par l’investissement
de friches industrielles qui se transforment en lieux de culture,
ouverts aux multiples propositions artistiques, animés par
des équipes partageant la même utopie.
Ce séminaire à dimension européenne vous propose
de découvrir ces espaces favorisant les passages entre une
culture populaire et la création contemporaine et d’appréhender
les contraintes et obstacles qu’ils rencontrent dans leur
développement. Il s’adresse à tous et plus particulièrement
aux acteurs politique de la ville / culture, artistes, centres sociaux
et socio-culturels, étudiants… au niveau local, national
et européen.
* Entrée libre. Inscription obligatoire par courriel : inscriptions.banlieuesdeurope@gmail.com
Avons-nous encore besoin de la pédagogie ?
Colloque organisé les 8, 9, 10 octobre 2010 à Lyon.
Il est temps d'affirmer la nécessité de combler le
déficit de pensée et de formation, de construire une
pensée critique et argumentée pour lutter contre les
apparences et l'opinion et le refus de se penser impuissant devant
la complexité de la tâche. Il n'y a de batailles perdues
que celles qu'on arrête de mener !
Il est temps d'inscrire la pédagogie comme une nécessité
dans la pratique et son absence, comme un terrible obstacle, un
fléau pour notre société. Mais pas des pratiques
qui laissent chacun "à sa place" et entérinent
les fatalismes de notre société. Nous n'avons pas
besoin d'une pédagogie "molle", irréfléchie,
qui serait l'expression d'une nouvelle mode.
Il appartient à tous de se construire une pensée
critique afin de pouvoir raisonnablement rejeter tout retour aux
vieux schémas qui montrent leur inadéquation aux exigences
d'une société où pourraient prendre sens l'égalité
et la fraternité.
Informations : www.gfen.asso.fr
Quelle critique sociale pour aujourd'hui ? - Franck Fischbach
Dans le cadre du cycle "Penser la condition anthropologique
aujourd'hui", le Département de Philosophie des FUNDP
de Namur recevra les 11 et 12 octobre 2010 Franck Fischbach (Université
de Nice Sophia-Antipolis) pour une conférence et un séminaire
sur son ouvrage
« Sans objet. Capitalisme, subjectivité, aliénation
», Paris, Vrin, 2009.
La conférence «Quelle critique sociale pour aujourd'hui
? » aura lieu le lundi 11 octobre à 18h30.
Pour les renseignements pratiques :
http://www.fundp.ac.be/lettres/philosophie/seminaires/pcaa/penser-la-condition-anthropologique-2010-2011/2010-2011
Les Petites conférences
Cette saison, le Théâtre Les Tanneurs vous proposent
Les Petites conférences (pour tous, à partir de 10
ans). Celles-ci portent sur un choix de questions relatives aux
spectacles de la saison. Leur objectif est d'ouvrir un espace de
réflexion et de dialogue à l'écart des sentiers
battus et de ce qu'on appelle le « fossé » des
générations.
25.09.2010 - 15h00 : Petite conférence sur le thème
des frontières par Mohamed Kacimi, poète, pédagogue
et romancier algérien vivant en France.
Pourquoi l'homme a-t-il inventé la frontière ? Quelles
sont ses origines et ses raisons ? Quelles sont les différentes
sortes de frontières, les frontières invisibles en
Europe ou celles qui sont matérielles, comme la frontière
entre les USA et le Mexique ?
Dans le cadre du spectacle Line of oblivion de Johanne Saunier
/JOJI Inc.
Du 21 au 25 septembre 2010 à 20h30
9.10.2010 - 15h00 : Petite conférence sur le thème
de la croyance religieuse par Daniel Franco, philosophe et auteur.
Est-ce que dieu existe dans le monde qui nous entoure ? Pour croire
en dieu, faut-il d'abord croire en sa réalité, en
son existence ?
Dans le cadre du spectacle Wittgenstein Incorporated de Jan Ritsema
Du 1er au 2 octobre et du 5 au 9 octobre 2010
30.04.2011 - 15h00 : Petite conférence sur le thème
de la danse par Alain Platel, chorégraphe
Dans le cadre du spectacle babil, havran et Fidèle à
l’éclair de Karine Pontiès
Du 26 au 30 avril 2011
21.05.2011 - 15h00 : Petite conférence sur le thème
de la science par Pieter de Buysser, philosophe et auteur
Dans le cadre du spectacle SMATCH [2] de Dominique Roodhooft
Du 17 au 21 mai 2010
Accès gratuit mais réservation souhaitée
reservation@lestanneurs.be
ou 02/512.17.84
La contribution de la culture à la lutte contre la pauvreté
et l’exclusion sociale
Le colloque « La contribution de la culture à la
lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale »
est organisé dans le cadre de la Présidence belge
du Conseil de l’Union européenne. Il se tiendra les
17, 18 et 19 octobre 2010 au Centre Culturel Le Botanique à
Bruxelles. L’événement est organisé par
le Service général de la Jeunesse et de l’Education
permanente de l’Administration générale de la
Culture du Ministère de la Communauté française
de Belgique, avec le soutien de la Commission européenne.
Il accueillera des représentants issus des 27 Etats membres
: institutionnels européens, représentants d’organismes
internationaux impliqués dans le secteur, administrations
nationales, experts, associations et opérateurs culturels.
Le colloque, qui s’inscrit dans le contexte de l’ «
Année européenne de lutte contre la pauvreté
et l’exclusion sociale », a pour objectif de démontrer
que la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale
concerne et implique directement les politiques culturelles, et
qu’elle est intrinsèquement liée aux objectifs
stratégiques et spécifiques définis tant dans
l’Agenda européen de la culture que dans le Plan de
travail 2008-2010 en faveur de la culture. En effet, les thèmes
qui traverseront le colloque seront animés de la même
dynamique, l’insistance sur le rôle transversal de la
culture, et l’encouragement à la diversité culturelle.
Programme sur: www.culture-exclusion.be
Informations : culture-exclusion@clq-group.com
Vieillir dans le respect : un choix, … une évidence
?
Le 2ème Congrès International francophone Respect
Senior aura lieu le 18 novembre à Liège.
Avant d’être un choix, un droit, une liberté,
le respect est un devoir et une obligation. C’est parce que
ce devoir et cette obligation s’imposent à tous les
hommes que chacun de nous peut prétendre, à titre
individuel, au respect de sa vie ainsi qu’au droit et à
la liberté de la choisir.
La personne âgée peut être confrontée
à de nombreux deuils (santé, autonomie, perte du pouvoir
de décision, habitation), à la peur de l’inconnu,
à la crainte d’un éloignement de ses proches
ou encore à la solitude.
Les questions de respect des choix de vie, des choix financiers
et autres (in)décisions seront abordées par des intervenants
aux parcours professionnels riches et variés, à l’approche
tantôt davantage psychologique, tantôt plus juridique,
éthique, sociologique ou médicale. L’intérêt
est de confronter et de mettre en perspective ces différents
regards professionnels.
Informations : www.respectseniors.be/congres.html
Souffrances carcérales - regards croisés sur les liens
enfants-parents en prison
Le 19 novembre 2010, à la Maison du Peuple à Saint
Gilles, l’Association Relais Enfants-Parents organise un colloque
sur les liens enfants-parents en prison. L’association invite
à se pencher sur l’article 9 de la Convention internationale
des droits de l’enfant qui mentionne « le droit de l’enfant
séparé de ses deux parents ou de l’un d’eux
d’entretenir régulièrement des relations personnelles
et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est
contraire à l’intérêt supérieur
de l’enfant».
On estime à 15 000 le nombre d’enfants concernés
par l’incarcération d’un parent en Belgique et
à 720 000 au sein de l’Union européenne. Le
Relais Enfants - Parents veille au quotidien à ce que ces
enfants ne soient pas oubliés et souhaite vous réunir
autour d’eux, de leurs parents incarcérés et
de leurs familles. Des expériences belges et de divers pays
européens seront croisées autour de cinq thématiques
: le vécu de l’enfant séparé de son parent
incarcéré ; la détresse de la mère et
du père incarcéré ; les difficultés
rencontrées par la famille et le milieu d’accueil de
l’enfant de détenu ; l’enfant en prison, quelle
mission pour l’agent pénitentiaire ? ; l’extérieur
frappe à la porte de la prison : le vécu émotionnel
des intervenants sociaux, des services d’aide aux détenus,
des volontaires du projet Itinérance, l’accueil en
crèche des bébés vivant au près de leur
mère en prison.
Informations : www.relaisenfantsparents.be
Rencontres Philo 2010 - Education aux médias.
Les Rencontres Philo sont des journées de formation axées
autour d'un thème. Elles sont organisées depuis 2011
par le Centre d’Action Laïque et Entre-Vues. Cette année,
c’est le thème de l’Education aux médias
qui a été choisi. Une rencontre aura lieu le samedi
20 novembre 2010, de 9h à 17h à la Maison de la Laïcité
de Wavre (33 rue L. Fortune à 1300 Wavre).
Le tout au numérique offre des perspectives d’émancipation
que les générations précédentes n’auraient
pas pu imaginer, mais le foisonnement d’internet et sa vulnérabilité
rendent son utilisation complexe et parfois dangereuse ; le traitement
numérique de l’image et du son nous permet de constituer
n’importe quelle fiction, n’importe qui peut se faire
passer pour celui qu’il n’est pas, etc. Les jeunes manipulent
mieux les outils de communication que leurs aînés,
sans pour autant avoir le bagage critique nécessaire pour
bien les utiliser. Naviguant entre accès au savoir, exposition
aux manipulations et risque de vol de données privées,
leur éducation aux médias se présente comme
une nécessité, y compris dans l’enseignement,
terreau de la citoyenneté.
Informations : 010/22.31.91 (Annick Tasiaux) ou www.polephilo.be
Spectacles, concerts, films...
Qui bent-u ?
Le spectacle « Qui bent-tu?», création qui
réunit la danse, la musique et l’audiovisuel, a pour
but d'amener chacun à réfléchir aux événements
qui se déroulent dans notre petit pays et à se questionner
sur son désir d'unité ou de séparatisme, sur
une meilleure connaissance de l’autre ou sur le repli sur
soi. Il s'agit donc d'un spectacle bilingue sur le thème
de la Belgique et sa problématique communautaire.
L'idée étant de jouer le spectacle dans les trois
régions, l’équipe souhaite le rendre accessible
à un public le plus large possible (âges, classes sociales
et origines linguistiques confondus) et casser l'image élitiste
de la danse. Certaines représentations auront lieu en journée
et seront uniquement destinées aux élèves du
secondaire, car il est extrêmement important pour nous de
sensibiliser cette tranche d'âge à ses racines autrement
que par le biais des livres d'histoires.
Le spectacle est chorégraphié par Christophe Carpentier
et interprété par lui-même, Audrey Pascal, Yentle
De Werdt, Julien Josse. La musique est créée pour
la danse, par Kévin Troussart, auteur-compositeur. Le support
audiovisuel est un soutien à la compréhension du propos.
Christophe Carpentier, Naïm Abdelhakmi et Lise Hoyaux ont parcouru
les quatre coins de la Belgique afin de recueillir les sentiments
des gens face à cette problématique. Quelques extraits
de ce que montrent les médias sont également utilisés.
L'avant-première, où un extrait de la pièce
sera présenté aux programmateurs et journalistes,
aura lieu au théâtre de la Balsamine, le 1er octobre
à 15h.
Informations : Belg'arT asbl - www.belgart.be
- info@belgart.be
Projections du Centre Vidéo de Bruxelles
Le Centre Vidéo de Bruxelles fait son cinéma au
Centre Wallonie-Bruxelles à Paris du 5 octobre au 8 octobre
dans le cadre du festival « Bruxelles la Belle ». Projection
de douze films, douze regards sur Bruxelles, témoignant de
son cosmopolitisme et de sa grande diversité culturelle,
à travers une sélection du CVB, l'atelier de production
audiovisuelle le plus ancré dans la ville.
Issus d'ateliers vidéo ou documentaires de création,
ces films vous emmèneront dans la vie de la cité...
Au programme:
Mardi 5 octobre
18h30 : Carnet de notes à deux voix. Proposition de film
sur l'immigration maghrébine en Belgique, de Rajae Essefiani
et Frédéric Fichefet (2003)*
20h30 : Trois regards sur la ville et ses habitants : Les voisins,
de Jaco Van Dormael (1981) / Héron City, de Frédéric
Guillaume (2002) / Extérieur rue, de Anne Closset
et Carmen Blanco Principal (2009)*
Mercredi 6 octobre
18h30 : D'une place à l'autre, atelier collectif
(2005) suivi de Autoportraits de l'autre. De Belgique en Palestine,
de Gérard Preszow (2008)
Jeudi 7 octobre
18h30 : Porte à porte, de Delphine Duquesne (2010)
suivi de Nord, un film du collectif Cinqheuresmoinsdix
(2008)
20h30 : Les Cheveux coupés, d'Emmanuel Marre (2010)*
suivi de Boulevard d'Ypres/Iperlaan, de Sarah Vanagt (2010)*
Vendredi 8 octobre
18h30 : Le cadre prend le large, atelier collectif (2006)
suivi de Ateliers urbains #1-Flagey, atelier collectif
(2010)
* en présence des réalisateurs
Informations : www.cwb.fr
Nicolas Bonneau à la Roseraie
Entre contes et cabarets politiques, les spectacles de Nicolas
Bonneau interrogent la mémoire sociale et politique de notre
époque. Avec humour et générosité !
Sortie d’Usine, le 7 octobre 2010 à 20h30
Nicolas Bonneau, qui passe du comédien au conteur, du narrateur
au citoyen et aime à se glisser dans la peau de ses personnages,
raconte le monde comme il va. Un univers où se mêlent
chroniques sociales et évènements fantastiques, ville
et campagne, petites et grandes Humanités.
Scénographie : Vanessa Jousseaume
Inventaire 68, un pavé dans l’histoire, le 8 octobre
à 20h30
Ce «68» se veut tout à la fois ludique et humain,
politique, polémique et porteur d’espoir. Contribution
à la mémoire de ceux qui ont vécu ces événements,
de près ou de loin, sans concession ni glorification, en
interrogeant notre histoire récente. Étudiants, travailleurs,
politiques, mouvements féministes, syndicats, ouvriers, bourgeois,
enfants de 68, mais aussi ceux pour qui 68 n’a pas eu lieu,
tous seront convoqués pour cet Inventaire.
Avec: Nicolas Bonneau
Mise en scène: Anne Marcel
Lumières et images: David Mastretta
Informations : www.roseraie.org

Le Rhinocéros revient à la charge …
Pour sa saison 2010-2011, la charge du Rhinocéros propose
une sélection de spectacles particulièrement éclectiques,
exotiques et d’actualité qui vous emmèneront
sur trois continents, pour voir un peu ce qui s’y passe…
Le voyage à dos de rhino débutera au Congo : Pie Tshibanda
donnera une ultime représentation de son deuxième
opus Je ne suis pas Sorcier ! les 8 & 9 octobre à 20h30
au Centre Culturel d’Uccle.
Puis, nous filerons sur l’Atlantique en direction des Antilles
avec Ayiti de Philippe Laurent et/avec Daniel Marcelin, «
toute l’histoire d’un pays dans un solo », le
12 octobre à 13h30 & 20h30 à L’Espace Delvaux/
Watermael-Boisfort.
Le rhino fera un saut sur le continent sud-américain tout
proche, à la rencontre d’un spectacle salvateur réalisé
par ce fou de Riton, qui propose une réflexion sur les dérives
de nos sociétés et notre condition de simples mortels
aux prises avec d’insolubles paradoxes: La Parade des culs
blancs d’Enrique Carballido (création), le 15 octobre
à 20h à L’Espace Delvaux/ Watermael-Boisfort.
Au Mali, à l’occasion du cinquantenaire de son indépendance,
nous prêterons une oreille attentive au dérangeant
mais passionnant récit d’un bourreau et sa victime
devenus inséparables par la force des choses, construit à
partir d’une histoire vraie : Vérité de Soldat,
les 22 et 23 octobre à 20h30 à L’Espace Delvaux/
Watermael-Boisfort (création), une docu-fiction théâtrale
de Jean-Louis Sagot-Duvauroux.
Enfin, nous reviendrons au bercail avec le nouveau spectacle d’un
comédien émergeant de la jeune scène belge.
Ce sera le très prometteur : Manneke… ! de et avec
Pierre Wayburn. Du 22 Février au 12 mars 2011 à 20h30
à la Samaritaine.
Pour finir en beauté, ce sera le coup de cœur de la
presse au festival d’Avignon 2009, Sans Ailes et Sans Racines,
les 25, 26 et 28 février et les 1, 3, 4 et 5 mars 2011 à
20h30 à L’Espace Delvaux/ Watermael-Boisfort.
Informations : www.chargedurhinoceros.be
La Maroxelloise, agence de voyages
La Compagnie des Nouveaux Disparus repart en bus pour de long
mois de tournée aux couleurs de la Maroxelloise. Une drôle
d'agence de voyages, qui réserve quelques surprises de taille
! Première étape : Marcinelle, où le chapiteau
accueillera les dernières répétitions. Puis
créations à Charleroi, Gilly et Forest. Et 2011 s'annonce
chargé avec d’autres communes bruxelloises, Saint-Ghislain,
La Louvière, Tournai, Mouscron, Namur et peut-être
quelques festivals...
Pour la première fois, la Compagnie crée à
Charleroi, en dehors de son pré carré bruxellois.
La grande ville carolo et ses environs les accueilleront pendant
trois ans dans un vaste projet qui les verra continuer leur travail
dans les cités sociales, lancer des ateliers Mimouna à
Charleroi, bref poursuivre sur le terrain, par le biais du théâtre,
une action concrète de lutte contre l'exclusion sociale.
Dès ce soir, entrez dans cette comédie déjantée.
Les huit comédiens vont faire résonner les parois
et les vitres du bus pour un trajet hors du commun, animé
par une galerie de protagonistes issus d'un mélange de réalisme
et de l'imagination de Jamal. Rejoignez-nous pour ce nouveau voyage.
Attention ! Il sera un peu compliqué. Parions que vous n'en
sortirez pas indemnes.
Lieux et dates:
- Charleroi : Place du Manège - parking à l'arrière
de la station de bus, du jeudi 7 au dimanche 10 octobre 2010 (spectacle
à 20h00 sauf le dimanche à 16h).
- Gilly : Ecole Germinal, rue Circulaire 27, du vendredi 15 au dimanche
17 octobre 2010 (spectacle à 20h00 sauf le dimanche à
16h).
- Forest : Place Saint-Denis : du jeudi 21 dimanche 31 octobre 2010
(spectacle à 20h00 sauf le dimanche à 16h).
Informations : www.lesnouveauxdisparus.com

Festival International de Théâtre Action (FITA)
Du 14 au 23 octobre aura lieu, à Liège, la 13ème
édition du FITA. Alors que la logique marchande triomphe
partout dans le monde, se rassembler reste un acte primordial. Installer
au centre de la place publique une parole collective internationale
est une démarche fondamentale. Soutenir les travailleurs
en colère, les chômeurs sous activation, les largués
du système, est une nécessité.
Ce festival international propose une programmation en prise directe
avec l’actualité, des spectacles qui poussent à
réfléchir et à débattre avec la volonté
de ne pas accepter les vérités imposées, des
formes théâtrales satiriques et populaires, des paroles
aiguisées qui pointent du doigt ceux qui nous contraignent
à la (sur)vie. Il s’agit ici de renouer avec les origines
du théâtre-action, son essence depuis sa création
dans les années 70, celle d’exprimer, à travers
l’acte théâtral, une réalité sociale
cynique, violente et inacceptable pour des millions de femmes et
d’hommes menacés quotidiennement d’être
privés du minimum vital.
Cette 13ème édition est destinée aux sans-voix,
sans avenir, sans travail, sans papiers, sans domicile, …
les « sans aucune dignité ni valeur » aux yeux
des marchands de tous poils. Avec eux, ce festival veut partager
l’affiche et dire NON à la destruction lente et planifiée
de notre tissu social imposée par les règles du jeu
mondial.
Informations : www.theatre-action.be

Festival des Libertés
Du 21 au 30 octobre 2010, Bruxelles Laïque organise le Festival
des Libertés, au Théâtre National et au KVS.
Une version « liégeoise » du festival aura également
lieu à Liège en divers lieux culturels (Cinéma
Churchill, Le Forum, Cinéma Sauvenière, le Théâtre
le Moderne).
Politique et artistique, métissé et créatif,
festif et subversif, le Festival des Libertés mobilise, chaque
automne, toutes les formes d'expression pour se faire le témoin
de la situation des droits et libertés dans le monde, alerter
des dangers qui guettent, rassembler dans la détente, inciter
à la résistance et promouvoir la solidarité.
Résister à l'uniformisation
Alors que notre monde n'a jamais connu autant de possibilités
de choix, de communication et de rencontre, le Festival des Libertés
2010 s'inquiétera d'une tendance paradoxale à l'uniformisation
des comportements, des consommations, de l'information, de la production
culturelle, du politiquement correct et de la pensée dite
unique... Les choix qu'on nous propose ne seraient-ils qu'illusoires
ou téléguidés ?
Le Festival des Libertés invite les citoyennes et citoyens
à réfléchir ensemble à ces processus
de normalisation idéologique et de conditionnement des attitudes
attendues. Un rendez-vous pour promouvoir la liberté créative,
célébrer la richesse de la diversité et expérimenter
la fertilité de l'altérité. Une invitation
qui se déclinera par l'image, la parole, la musique et le
spectacle.
Informations www.festivaldeslibertes.be

Festival Bruxellois de la Petite Enfance
Pour démontrer qu'il est important de promouvoir le livre
le plus tôt possible, le Centre de littérature de jeunesse
de Bruxelles propose un "Festival Bruxellois de la Petite Enfance"
au sein des bibliothèques de la Région de Bruxelles-Capitale,
de septembre à décembre 2010. Pas moins de 119 manifestations
gratuites autour de la petite enfance sont proposées. Ce
festival est organisé tant pour les enfants que pour les
parents et les professionnels de la petite enfance.
http://www.cljbxl.be/
Expositions, évènements
Regards sur la ville
Regards sur la ville est une exposition de travaux réalisés
pendant deux saisons par des enfants de 4 à 12 ans d'un atelier
créatif situé à Molenbeek : assemblages, collages,
reliefs, installations, photos rehaussées, etc. Il s'agissait,
pour les enfants, de porter à la fois un regard critique
sur la ville où ils vivent en utilisant des "déchets"
issus du tri sélectif et de s'ouvrir sur l'art moderne et
contemporain, notamment aux travaux de grands artistes ayant travaillé
les thématiques urbaines, leur esprit et leurs matériaux.
Exposition du 25 septembre au 26 octobre 2010
www.100titres.be

Je suis le plus beau du quartier
L’Agence de Développement Territorial pour la Région
de Bruxelles-Capitale asbl vous invite à (re)découvrir
les quartiers aux abords du canal. Une trentaine de portraits grand
format des jeunes habitants des quartiers longeant le canal à
Bruxelles sont exposés sur les places et les bâtiments.
Ils dessinent un parcours vous invitant à découvrir
un riche patrimoine industriel, les boutiques « trendy »
du quartier Dansaert, de nombreux lieux culturels ou encore les
saveurs et couleurs des différents marchés…
L’exposition est visible gratuitement du 17 septembre au
14 novembre 2010, de la Place des Armateurs jusqu’aux Abattoirs
d’Anderlecht ( ou en sens inverse ! )
Cette initiative s’est déroulée dans le cadre
du Festival Kanal qui a eu lieu du 17 au 19 septembre.
Photographies: Kurt Deruyter ; Scénographie: PT Architecten
Publicit
- Pour une oeuvre d'art / Artistiek reclamepaneel
Dans le cadre de son parc de sculptures, l'Atelier 340 Muzeum
a créé un projet de panneau Publicité - Pour
une oeuvre d'art. Sur une surface de 20m2 située dans
l'enceinte verte de l'Atelier 340 Muzeum, une reproduction d’œuvre
d'art imprimée sur une bâche sera installée
sous forme de panneau publicitaire. Cette image, une œuvre
choisie en fonction de son intégration dans le tissu social
et de la ville, changera tous les trois mois. L’initiative,
qui durera deux ans, est un projet de partage de l'art contemporain
dans le contexte du social art. Le but est de provoquer, d’intriguer,
de contaminer intellectuellement le citoyen par cet investissement
de l'espace public ! Ce projet est proposé en synergie avec
des institutions et structures de la Communauté française
- Contretype, Husson Edition, Mac's… - ainsi qu’avec
des musées internationaux. Bipolar Perversion de
Pascal Bernier (BE), est la première œuvre ainsi présentée
depuis le 24 septembre.
www.atelier340muzeum.be
Traversées
Pierre de Lune présente l’exposition « Traversées
» du 7 septembre au 29 octobre 2010 à Contredanse (Rue
de Flandres, 46 - 1000 Bruxelles).
Chaque saison, depuis près de 10 ans, Le Centre Dramatique
jeunes Publics de Bruxelles – Pierre de Lune met en place
des ateliers Danse à l’Ecole sur le territoire de la
Région bruxelloise. Au terme d’un processus de création
qu’ils ont vécu avec des artistes chorégraphiques
en résidence, les enfants et ados danseurs ont traversé
l’espace du Théâtre de la Balsamine en mai 2010,
dans un parcours intense, fragile, empreint de sensibilité…
L’exposition témoigne de l’engagement de tous
les partenaires dans le projet Danse à l’Ecole, de
la force de ces moments, de la nécessité de déployer
un mouvement poétique du corps, de l’importance de
l’art et de la culture au cœur de l’enseignement.
Pierre de Lune est le Centre Dramatique Jeunes Publics de Bruxelles.
Il propose un volet de diffusion de spectacles Jeunes Publics et
un programme Art à l’Ecole autour de thèmes
de saison. « REGARD(S) était le sujet de la saison
2009-2010.
Informations : www.pierredelune.be
Pauvreté des femmes
Exposition des photographies de Christophe Smets. avec les textes
de Céline Gauthier.
Organisation: Le Centre d’Ac on Laïque
Dates: du 6 octobre au 30 novembre 2010, de 9h à 13h et
de 14h à 17h (Salle Willy Peers du Centre d'Action Laïque
- Campus de la Plaine ULB - accès 2 1050 Bruxelles)
Qui sont elles? Des femmes assument seules l’éducation
de leurs enfants. Des retraitées vivent avec un revenu de
misère. Des travailleuses à temps partiel sont les
premières à pâtir des licenciements. Autant
de situations que le Centre d’Action laïque a voulu mettre
en lumière en exposant le travail du photographe Christophe
Smets, auteur de livres photos engagés (« Handicirque
», « D’ici et d’ailleurs »), et de
la journaliste Céline Gauthier qui a effectué de nombreux
reportages de terrain. Les photographies, empreintes de dignité
et de pudeur, décrivent la réalité quotidienne
des femmes avec une sensibilité tout en retenue. A côté
de chaque portrait, une image présente un objet ou un être
cher: un enfant, un animal de compagnie, le souvenir d’un
être aimé, des papiers d’identité. Autant
d’exemples qui réhabilitent la valeur de l’affectif
et du symbolique face
aux diktats économiques.
Informations: www.laicite.net

Expo Melting Classes
Multiculturalité – Interculturalité –
Changements dans la société, dans les cultures, dans
les classes. Quels enjeux aujourd'hui ? Tout au long de l'année
scolaire 2010-2011, CGé fêtera ses 40 ans autour du
thème « Cultures et Classes en Changement ».
Dans ce cadre, la Fonderie accueille l'exposition interactive «
Melting Classes » qui proposera un parcours interactif autour
de la question de l'interculturalité à l'école
et ailleurs.
Des formations sur le thème de l’interculturalité
auront lieu sur place à destination des enseignants et autres
acteurs éducatifs ainsi que des visites de groupes à
la demande. Au programme : Vernissage avec des animations et le
spectacle « Je lis », nocturne dans le cadre des nocturnes
des musées bruxellois, table-ronde organisée dans
le cadre de la quinzaine de l’égalité des chances
et de la diversité.
Informations : http://www.changement-egalite.be/
Nocturnes des Musées Bruxellois
La 10ème édition des Nocturnes des Musées Bruxellois
est ouverte. Du 23 septembre au 16 décembre, tous les jeudis
soirs, au moins cinq musées* vous accueillent dans une ambiance
conviviale.
Informations : http://nocturnes.brusselsmuseums.be/fr/
Foire du Livre politique
Les 16 et 17 octobre, Le Manège à Liège accueillera
la 3ème édition de la Foire du Livre Politique qui
réalise ainsi la mise en réseau annuelle des acteurs
concernés par le secteur de la production, de l’édition,
de la diffusion et de l’utilisation d’ouvrages, de magazines
et de revues politiques. Le but est de promouvoir et de faciliter
la circulation de la littérature politique en Belgique francophone,
de diffuser une image positive et constructive de la politique (au
sens large) grâce à la mise en valeur de la production
foisonnante dans ce domaine (ouvrages d'investigation ou scientifiques,
manifestes politiques, revues spécialisées, etc.).
L’objectif est politique, pédagogique et culturel.
Il vise à dynamiser et à enrichir le débat.
Il est également en économique par la mise en valeur
d’acteurs incontournables en ce domaine, par la rencontre
et l’échange qu’il permet entre ces derniers
et par la promotion et le développement des activités
économiques qui y sont liées (édition, impression,
diffusion, vente, etc.).
Si la Foire est ouverte au grand public, ce sont surtout les écrivains,
éditeurs, enseignants, chercheurs, pédagogues, journalistes,
citoyens et élus engagés qui sont visés par
l’événement.
Informations : http://www.lafoiredulivre.net/index.php?page=accueil
Salon de l’Education
Du 20 au 24 octobre 2010 aura lieu la 17ème édition
du Salon de l’Education à Namur Expo. Salon belge des
outils pédagogiques et de l’équipement pour
l’enseignement, il s’adresse à tous les métiers
de l’éducation et de l’enseignement. C’estt
une vitrine très complète couvrant tous les domaines
d’activité qui touchent de près ou de loin l’éducation,
la formation et l’enseignement.
Le Salon est l’occasion pour chacun et chacune de rencontrer
des confrères ou autres professionnels de l’éducation,
de se renouveler, de confronter ses idées, de se ressourcer
! Un foisonnement de moyens, d’outils et de solutions qui
contribue à dynamiser le secteur.
http://www.saloneducation.be/
No Border Camp
Le camp No Border est un lieu de rencontre et de lutte pour les
citoyens et les mouvements qui se battent contre les frontières
et pour la liberté de mouvement ! L’Union Européenne
ferme ses portes aux migrants depuis plus de dix ans : l’Europe
Forteresse est une réalité ! En Belgique comme dans
d’autres Etats membres, la répression se renforce,
maintenant les migrants dans l’illégalité, organisant
des rafles, enfermant les sans-papiers et les expulsant.
Le camp No Border appelle à mener des actions diverses contre
les politiques antimigratoires, et à travailler sur une stratégie
à long terme.
Au programme : échanges, rencontres, débats, expositions,
projections, manifestations, etc.
Du 25 septembre au 3 octobre 2010 – site de Tours et Taxis
http://www.noborderbxl.eu.org/
Dernières nouvelles
Concours / Appels
Mon regard sur une économie plus solidaire
L’ONG Volens lance un concours auprès de tous ces
acteurs et actrices (équipe administrative en Belgique, groupes
de solidarité, coopérants sur le terrain, organisations
partenaires, groupes cibles) sur le thème « Mon regard
sur une économie alternative : se former autrement ».
Que vous soyez membre d’un groupe de solidarité, coopérant-e
ou membre d’une organisation partenaire, donnez libre cours
à votre esprit créatif et à votre expérience.
De nombreux prix sont à gagner. Les oeuvres doivent être
envoyées avant le 30 septembre.
Pour plus d’informations, visitez la page du concours http://concurso.volens.be/?lang=fr
Le Bureau International de la Jeunesse cherche dessinateur-trice
Dans le cadre de la Présidence belge de l'Union européenne,
le Bureau International Jeunesse organisera en décembre prochain
un séminaire sur les différentes formes de projets
de mobilité des jeunes. Dans ce contexte, une brochure reprenant
des textes de référence sera réalisée.
Le BIJ cherche un-e jeune dessinateur/trice résidant en Wallonie
et à Bruxelles, de préférence âgé-e
de moins de 30 ans, pour illustrer ces textes avec un regard jeune,
drôle, critique, décalé, différent...
Faites parvenir au BIJ (bij@cfwb.be ou BIJ, 18 rue du commerce 1000?Bruxelles)
avant le 30 septembre 2010 deux dessins pour illustrer ces 2 textes
et une proposition de budget pour la réalisation d'une vingtaine
de dessins à produire sur base de textes pour la mi-novembre
au plus tard. Attention: ces textes sont en anglais. La connaissance
de cette langue est donc nécessaire.
Informations : Thierry Dufour (thierry.dufour@cfwb.be
ou 02 548 38 81)
L'appel à projets 2010 de la
Fondation Anna Lindh
Cet appel concerne les thématiques suivantes : Villes, Migrants,
Diversité et Culture de la Paix et Cœxistence. Les projets
sélectionnés devront se dérouler entre le 1er
février 2011 et le 31 juillet 2011 (6 mois) et impliquer
au moins deux associations partenaires des deux rives de la Méditerrannée,
l'un du Nord, l'autre du Sud.
Le budget minimum par projet est de 10.000 € et le maximum
est de 20.000 €. Le montant total consacré à
cet appel par la Fondation Anna Lindh est de 500.000 € pour
l'ensemble de la région Euromed. La date d'introduction des
demandes est fixée au 1er novembre 2010.
Vous trouverez toutes les informations sur le site de la Fondation
Anna Lindh à la page suivante: www.euromedalex.org
Informations : www.annalindhfoundation.be
Formations
Public Movement
Du lundi 4/10/2010 à 9h00 au dimanche 10/10/2010 à
18h00
Au début du mois d’octobre, Cifas (suite…) propose
un stage dirigé par le collectif Public Movement où
il sera question de mobilité chorégraphique, politique
et artistique dans les espaces publics de Bruxelles. La date limite
pour l’envoi de candidatures est fixée au 1er octobre
prochain.
Public Movement explore et crée des chorégraphies
publiques. Qu'est-ce que le «public» et comment le représenter
chorégraphiquement ? Quand on regarde des danses folkloriques,
manifestations ou combats de rue, on remarque qu'ils ont tous des
éléments chorégraphiques répétitifs.
Qui a inventé ces mouvements ? Qui est le chorégraphe
?
Au cours de l'atelier, les participants tenteront de définir
les types de connaissances physiques que porte le corps. Quelle
est la danse d'un citoyen ? Comment performe l’Etat ? Ensemble,
ils exploreront les différentes possibilités de se
déplacer en groupe dans l'espace public tout en considérant
les notions de conflits, l'organe politique et son mode de fonctionnement.
Ils analyseront et observeront la géographie politique de
Bruxelles. A leur tour, ils construiront des situations politiques.
A partir d’une carte géopolitique de Bruxelles, ils
identifieront les endroits « socialement chargés »
de la ville. Quelle est la responsabilité de l’artiste
? Que peut-il faire ?
Le stage s’adresse aux citoyens, artistes, activistes, performeurs,
penseurs, danseurs, critiques, cosmopolites, demandeurs d’asile,
chorégraphes, travailleurs sociaux, individus etc.
Infos: www.publicmovement.org
Condition d’inscriptions
Prix: 150 € (déjeuner compris)
Candidatures: sélection des participants sur CV et lettre
de motivation (écrire si possible en anglais). A envoyer
par mail à cifas@bellone.be
Conduite de Projets Culturels et Sociaux (Bagic)
Le Cesep organise dès octobre 2010 un nouveau cycle de
deux ans de la formation en conduite de projets culturels et sociaux.
Il débouche sur l'obtention du brevet d'aptitude à
la coordination de projets d'organismes culturels et socioculturels
(BAGIC) délivré par le Ministère de la Communauté
française.
Cette formation repose sur trois grands axes : la citoyenneté,
la gestion de projets et l'analyse du terrain d'action. Ces trois
dimensions traversent en permanence l'ensemble des modules de la
formation, qui s'adresse – clairement - aux acteurs socioculturels
et sociaux soucieux de décloisonner leur pratique et leur
mode d'intervention. Il s'agit aussi de valoriser les expériences
acquises par les participants.
La formation est résolument orientée vers les pratiques
et doit déboucher sur des résultats concrets. Elle
s'adresse à des personnes qui ont le désir et la possibilité
de développer des projets, qu'elles aient un statut professionnel,
bénévole ou militant.
Durée : la formation complète s'organise sur 2 années
à raison d'une journée par semaine.
Elle commence par un stage résidentiel de 3 jours, du vendredi
22 au dimanche 24 octobre 2010, et se poursuit les mardis de 9h15
à 16h30 à Nivelles.
Informations : www.cesep.be
Coordination d'événements
Le Cesep organise également une formation de 150h pour les
travailleurs du secteur non-marchand qui vise à élargir
les pratiques et à éclairer la dimension stratégique
et les enjeux spécifiques de leurs événements.
La formation se base sur la réalité professionnelle
de participants engagés dans l'organisation d'un événement
concret. La méthodologie utilisée, active et interactive,
est basée sur l'implication de chacun. Des apports théoriques
alterneront avec des moments pratiques et des rencontres avec des
personnes ressources et des ateliers de travail.
Informations : www.cesep.be
Réseaux sociaux, anges ou démons
Les réseaux dit « sociaux », qu’ils soient
professionnels ou privés, se développent autour du
concept de communautés virtuelles. Ces communautés
sont des groupes d’individus qui tissent des liens autour
de valeurs ou d’intérêts communs. Ils ne se connaissent
pas nécessairement dans la vie « réelle »
et certains ne se rencontreront sans doute jamais !
La puissance des réseaux sociaux pose des questions éthiques.
Les informations circulent si vite qu’il est compliqué
(voire impossible) de protéger les données privées
ou sensibles. La solution radicale pourrait être de ne pas
entrer dans la logique des réseaux sociaux, mais cette démarche
a montré ses limites. D’abord parce que vous passeriez
à côté des avantages offerts en terme de communication
promotionnelle et de partage d’idées, ensuite parce
que vous ne pourriez pas contrôler ce que d’autres pourraient
diffuser sur vous. Aujourd’hui la question n’est donc
plus : « faut-il ou pas utiliser les réseaux sociaux
et à quelles fins ? » mais « comment les utiliser
intelligemment en accord avec les valeurs éthiques et démocratiques
? ».
Formation organisée par Peuple et Culture Wallonie Bruxelles,
les 4, 5, 11 et 12 octobre à Liège.
Informations : marie.pecwb@gmail.com
- 04 368 82 32
Sites web / Publications
Entre
les murs
Le dernier numéro de « La Chronique de la crise »
de la Ligue des droits de l’Homme » vient de paraître.
Il est consacré à l’enseignement. Il est téléchargeable
gratuitement sur
http://www.liguedh.be
Routes
Le portail « Routes » est un nouvel outil pour aborder
le phénomène des migrations. Né d’une
collaboration entre 7 pays européens (Belgique, France, Italie,
Allemagne, Roumanie, Slovaquie, Royaume-Uni), il offre aux formateurs
un riche matériel pour aider les jeunes à mieux appréhender
le phénomène des migrations. Le portail rassemble
des centaines de témoignages, documents d'époque,
études et séquences pédagogiques (dans la langue
de son choix) qui portent un nouveau regard sur la migration, l'intégration,
la citoyenneté et les droits de l'homme, dans une perspective
européenne.
http://routes.pixel-online.org/
Culture
Watch Europe
Le Conseil de l'Europe, en partenariat avec la Commission européenne,
le Comité économique et social européen (CESE),
le Réseau européen des instituts culturels nationaux
(EUNIC), Culture Action Europe, l'Observatoire de Budapest, la Fédération
international des Conseils des arts et des Agences culturelles (FICAAC)
et la Fondation culturelle européenne, ont organisé
une conférence internationale sur le thème "La
culture et les politiques du changement" les 6 au 7 septembre
2010 au siège du CESE à Bruxelles, avec le soutien
de la Ministre de la Culture de la Communauté française
de Belgique, le Ministère de la culture slovène et
Allianz Kulturstiftung.
Les comptes-rendus sont disponibles http://www.coe.int/t/dg4/cultureheritage/cwe/conference10_fr.asp
Art,
Espace, Public
Le numéro 29 de la revue Scènes publiée par
La Bellone propose un dossier spécial sur l'art dans l'espace
public. A travers une réflexion spatiale, temporelle, sensible,
théoriciens et praticiens réinterrogent les liens
de l'art et de l'espace public dans leurs dimensions philosophique,
politique, urbanistique, contestataire et esthétique.
Disponible au prix de 5€ à La Bellone, 46 rue de Flandre
1000 Bruxelles ou via www.bellone.be
Etude
sur l'accès des jeunes à la culture
Commanditée par la Commission et menée à bien
par Interarts, l'étude sur "l'Accès des jeunes
à la Culture" offre une analyse détaillée
de ce que font différents Etats membres pour favoriser l'accès
des jeunes à la culture. Elle décrit les cadres légaux
en la matière, examine aussi bien les politiques liées
à la jeunesse que les politiques culturelles et identifie
obstacles et meilleures pratiques.
http://ec.europa.eu/youth/pdf/doc1790_en.pdf
La
pauvreté des enfants en Europe – Focus de la Fondation
Roi Baudouin
La Fondation présente le deuxième numéro de
son "Focus", un produit de communication différent.
Il ne s'agit pas d'une nouvelle newsletter ou d'une e-news, mais
d'une publication d'ambition journalistique. La Fondation a demandé
à un journaliste professionnel, Brigid Grauman, de traiter,
avec son regard journalistique, un thème sur lequel elle
travaille actuellement : Briser le cercle vicieux de la pauvreté
et cibler des mesures sur la petite enfance au sein de la famille.
http://www.kbs-frb.be
Déclarer
les droits culturels : Commentaire de la Déclaration de Fribourg
Patrice Meyer-Bisch, Mylène Bidault, Ed. Bruylant/Schulthess
Si la Déclaration de Fribourg, lancée en 2007, visait
à rassembler et à expliciter les droits culturels
déjà reconnus, mais dispersés, dans de nombreux
instruments internationaux afin d’augmenter leur cohérence,
ce commentaire, article par article, démontre la fonction
centrale de ces droits pour le développement harmonieux et
pacifique des personnes et des tissus sociaux. Ce texte sert de
référence dans les développements normatifs
et politiques actuels sur les sujets controversés touchant
à l’identité individuelle et collective et développe
systématiquement la portée de ces droits.
Pour commander :
http://www.schulthess.com/buchshop/detail/ISBN-9783725560004/Meyer-Bisch-Patrice-Bidault-Myl%C3%A8ne/D%C3%A9clarer-les-droits-culturels
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D'avance, merci !
Culture et Démocratie
70, rue Emile Féron - 1060 Bruxelles
Tél. : 02/502 12 15
Courriel : info@cultureetdemocratie.be
Cette lettre d'information a été réalisée
par Marie Poncin, Baptiste De Reymaeker,Georges Vercheval et Roland
de Bodt, grâce au soutien de la Communauté française.
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