n°48
- 03/11/2010
Editorial
Trois mois de discussions politiques et aucun consensus sur
une réforme de l’Etat à l’horizon.
Informateur, médiateur, clarificateur, conciliateur,
toujours pas de formateur. Divergences de vues, peur de l’électeur,
certainement ! Ou acteurs politiques aveuglés par des
revendications essentiellement d’ordre économique
? Comme si le monde n’était plus que cela.
La Belgique semble marcher sur la tête, pour paraphraser
Philippe Claudel, enseignant à l’Institut européen
du cinéma et de l’audiovisuel de l’université
de Nancy et interviewé dans Le Monde de l’Education
du 14 octobre 2010 à propos de l’épuisement
du système éducatif français et des enseignants
mal traités par la société : il y défend
le rôle primordial de la transmission du savoir, «
la chose la plus importante du monde : il n’y a pas
d’humanité sans cette transmission. Quand une
société n’est plus capable de reconnaître
le rôle civilisateur de l’éducation, de
comprendre que cette fonction est essentielle… elle
marche sur la tête ». Il faut défendre
la culture pour que notre vie ne se réduise pas à
« manger, dormir, se reproduire … L’humanité
se niche précisément dans cette dimension purement
gratuite – et, ajouterons-nous, ô combien enrichissante
et productive - que représente l’art »,
indispensable à tout esprit un tant soit peu inventif
et créatif.
Les tables rondes actuellement organisées par Culture
et Démocratie ont pour finalité d’intégrer
structurellement la culture au sens large dans nos enseignements.
Nous pourrions ainsi nourrir de culture, d’art, de création,
tout au long de leur formation, ceux qui, un jour, seront
appelés à nous gouverner. Plus inventifs, plus
coutumiers du multiple et de l’inédit, ils trouveront
peut-être davantage et tout naturellement des réponses
innovantes en temps de crise, si crise il y a. Il est permis
de rêver…
Nicole Gesché, membre du bureau de Culture et Démocratie.
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Les couleurs correspondent aux axes suivants :
- Politiques culturelles
- Culture et Solidarité (Art et Santé,
Art et Prison, CPAS)
- Culture et Ecole
- Interculturalité
- Culture et Citoyenneté
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Culture et Démocratie
L'Agenda
"Un enseignement en culture. De l'utopie à la réalité."
Suite des tables-rondes.
Cinquième de la série des six tables
rondes organisées par Culture et Démocratie sur la
problématique Culture(s) et Enseignement, cette rencontre
consacrée à la question de la médiation culturelle
se tiendra au BAM, à Mons.
Qui sont les médiateurs culturels ? Quel profil ? Quelles
missions ? Quelles modalités d’action ? Quelle formation
? Pourquoi l’éclosion de ce métier nouveau :
symptôme ou avancée ? Quel bénéfice supposé
ou réel pour l’école ? Quelles questions, quelles
impasses aujourd’hui ?
Autant de questions cruciales sur ce métier, introduites
par les intervenants du panel et reprises par l’assemblée
dans un débat très ouvert.
Au terme des six tables rondes programmées, Culture et Démocratie
présentera un rapport de synthèse et formulera des
propositions concrètes pour l’établissement
d’un nouveau contrat culturel pour l’enseignement.
Avec le soutien de la Communauté française,
de la ville de Mons et du BAM
Programme de la cinquième table-ronde
Les médiateurs culturels et les artistes intervenants
Remontant aux années 80 dans son utilisation
au sein du musée, le terme médiation peut être
étudié comme un symptôme, à la fois,
de l’évolution de la société et de celle
de l’institution. Les médiateurs ne se résument
plus aux seuls éducateurs de profession, qui auraient pour
rôle de rendre compréhensible un ensemble, non communicant
par essence, à un public sans clefs d’appréhension
de cet ensemble. L’institution « musée »
représente une source ambiguë d’expériences
multiples, d’éducation tout au long de la vie, dont
les dynamiques varient considérablement selon les conditions
de la visite. La formation des médiateurs représente
donc un aspect crucial de cette aide au développement de
la personne.
Marie-Clarté O’Neill,
Adjointe de la directrice des études de l’Institut
National du Patrimoine (INP ),
chargée de la formation initiale des conservateurs, chargée
d’enseignement en médiation à l’École
du Louvre
Modératrice : Sabine de Ville, vice-présidente
de Culture et Démocratie
Intervenants:
Pierre-Olivier Rollin (directeur du B.P.S. 22, Charleroi)
Véronique Danneels (historienne de l’art, guide-conférencière)
Philippe Poisson (Centre de Formation des Musiciens intervenants
de Lille 3)
Marie-Christine Bordeaux (Maître de conférences en
Sciences de l’information et de la communication. Chercheuse
au Gresec. Responsable de la mission Culture et initiatives étudiantes
du PRES. Université Stendhal - Grenoble 3)
Date/lieu : 29 novembre 2010, de 12h00
à 14h00, à l'auditorium Raoul Dufour des
Beaux Arts Mons (BAM) (Rue Neuve 8 à 7000 Mons)
Inscriptions : 02/502 12 15 - info@cultureetdemocratie.be
Le programme complet est disponible sur le site Internet
Musiques en migrations : rencontre autour du MED (festival du cinéma
méditerranéen) le 10 novembre 2010, de 15h00 à
18h00.
Culture et Démocratie et le Centre bruxellois
d’Action interculturelle (CBAI) ont le plaisir de vous inviter
pour une rencontre autour du thème de la musique et des migrations.
Après la projection du documentaire de Jacques Borzykowski,
Le monde en Scène (CVB-52’- FR-2010), suivra une rencontre-débat
sur le thème « musiques et migrations ».
Que racontent les musiques d’ailleurs qui sont crées
et jouées ici ? Elles évoquent le mal du pays, peut-être
la nostalgie, la saudade… Elles revendiquent une fierté.
Elles consolident une communauté autour de ce même
autre part d’où l’on vient. Elles charment aussi
les oreilles néophytes de leur exotisme dépaysant.
Elles tirent avantage de la déterritorialisation pour oser
changer les codes, allant chercher souvent chez l’autre l’inspiration
de la rébellion,… En matière d’échanges
et de perméabilités culturelles, les musiciens de
tous les pays ont une longueur d’avance… Qu’ont-ils
à nous apprendre ?
« Les artistes interculturels contribuent à faire
voir ce que l'on ne voyait pas : ils mettent en effet en synergie
et en mariage des traditions culturelles fort éloignées,
des segments qui ne se sont jamais rencontrés, des "paroles"
qui n'ont jamais fait sens ensemble. L'immigration n'est plus dès
lors ce "pays de l'oubli" qu'elle avait été
invitée à être, mais un lieu d'exercice d'une
nouvelle texture entre au moins deux dimensions : celle que l'on
a été et celle que l'on devient.»
Bruno Ducoli
Intervenants :
Tanju Goban (Centre Bruxellois d’Action Interculturelle –
CBAI) : Tanju Goban coordonne le projet Le Monde en scène
depuis 2000.
Yaël Epstein (CMTRA Lyon) : Yaël Epstein est chargée
de recherche et collecte musicale au Centre des Musiques Traditionnelles
de la Région Rhône-Alpes (France). Elle travaille tout
particulièrement sur les musiques de tradition en tant que
patrimoine immatériel et élément constitutif
de la diversité des expressions culturelles.
Marco Martiniello (Ulg) : Marco Martiniello est Directeur du CEDEM.
Il enseigne dans le champ des études migratoires et ethniques
à l'Ulg. Dans son prochain ouvrage, un essai court, dynamique
et basé sur un travail de terrain (Italie, Afrique du Sud,
Etats-Unis et Australie), il se penche sur le rôle social
et politique des musiques populaires pour les minorités (ethniques,
immigrées, culturelles, raciales et religieuses) et démontre
« la pertinence politique des arts populaires, en général,
de la musique en particulier, dans le contexte des sociétés
multiculturelles post-migratoires à l’ère de
la politique spectacle.
Andréa Gagliardi : Andrea Gagliardi est fils d’immigrés
italiens, issu du monde ouvrier et paysan. Passionné par
le cinéma et le documentaire, il s’est engagé
dans un travail de recherche sur les cultures et traditions populaires
du sud de l’Italie et de Wallonie. En 2010, il réalise
son premier documentaire, Aria Tammorra, et nous fait découvrir
une tradition musicale d’une vitalité inouïe :
la Tammurriata.
Modérateur : Roland de Bodt (chercheur et
écrivain, Président de Culture et Démocratie)
Date/lieu : 10 novembre 2010 de 15h00 à 18h00
au Botanique (Salle la Rotonde – rue Royale 236 à 1210
Bruxelles), dans le cadre du Festival Cinéma Méditerranéen.
Plus d’infos :
Culture et Démocratie : 02/5021215 ou info@cultureetdemocratie.be
- www.cultureetdemocratie.be
CBAI : 02/2897050 - info@cbai.be
- www.cbai.be
www.cinemamed.be
Inscriptions (entrée gratuite mais réservation indispensable
avant le 8/11/10 !) : Pina Manzella
pina.manzella@cbai.be
ou Tel : 02/2897054
La formation culturelle des (futurs) travailleurs sociaux le 7 décembre
2010 de 9h00 à 16h30.
A l’occasion de l’impression papier du Labiso n°103-104,
Culture et Démocratie organise une journée de rencontres.
L’objectif est de susciter les échanges et le débat
et d’approfondir la réflexion sur l’approche
culturelle dans la formation des travailleurs sociaux et des liens
entre culture et travail social. Cette journée sera aussi
l’occasion de favoriser les échanges de pratiques et
de mettre en relation les acteurs des secteurs de la formation,
du social et de la culture.
Au programme : Pour rencontrer ces objectifs, nous
consacrerons une journée entière où alterneront
séances plénières et travaux en ateliers.
Intervenants :
Gérard Creux : Docteur en sociologie et attaché de
recherche à l’IRTS de Franche-Comté (Institut
de Recherche du Travail Social)
Laurence Adam : Directrice d’Article 27, Bruxelles
Myrrhine Kulcsar : Référente culture, CPAS de Saint-Gilles
Béatrice Derroitte : Directrice de la Haute Ecole de Louvain
en Hainaut (HELHA)
Sarah Colasse : Directrice du CDWEJ-Centre Dramatique Wallon pour
l’Enfance et la Jeunesse
L’équipe du groupe de travail qui a participé
à la rédaction du Labiso : Bernadette Heinrich (Institut
Cardijn - Haute Ecole de Louvain en Hainaut), Frédéric
Janus (Haute école de Namur), Florence Pire (Haute Ecole
de Louvain en Hainaut), Claire Walthéry (Haute Ecole Libre
Mosane), Dinora De Waele (Departement Sociaal Werk K.H.Kempen) et
Martine Halipré (Haute Ecole Paul Henry Spaak).
Modérateur : Paul Biot (délégué
du Mouvement du Théâtre-action en Communauté
française et administrateur de Culture et Démocratie)
Date/lieu : Le 7 décembre 2010, de 9h à
16h30 à la Maison des Cultures et de la Cohésion sociale
de Molenbeek-Saint-Jean (4, rue Mommaerts, 1080 Bruxelles)
Informations et inscriptions :
02/5021215 ou info@cultureetdemocratie.be
www.cultureetdemocratie.be
Participation aux frais : 15€, comprenant le lunch, les boissons
et la publication "Culture, art et travail social: un rendez-vous
à ne pas manquer!", à verser sur le compte 523-0803666-96
avec en communication "journée 7 décembre 2010
».
Les productions
Portefeuille de textes - La formation à l'image dans le cursus
de la formation obligatoire
Dans le cadre du cycle de tables-rondes qu’organise
Culture et Démocratie, des portefeuilles de lectures ainsi
que les compte-rendus de ces tables-rondes sont mis en ligne.
Le dernier portefeuille de lectures à consulter concerne
la table-ronde du 25 octobre organisée à Liège
à propos de « La formation à l’image dans
le cursus de la formation obligatoire ».
Consultez ce portefeuille ici
Pour tous les portefeuilles et les comptes-rendus des tables-rondes,
cliquer ici
Impression de Culture, art et travail social, un rendez-vous
à ne pas manquer!
On vous en parlait dans notre lettre précédente,
le cahier Labiso n°103-104 vient tout fraîchement se sortir
d’impression !
Culture et Démocratie réunit depuis
quelques années un groupe de formateurs qui explore les enjeux
de l’accès et la participation de tous à la
vie culturelle, plus spécifiquement dans la formation des
travailleurs sociaux, et mène une réflexion sur la
nécessité d’introduire ou d’accorder plus
de lisibilité aux pratiques artistiques et culturelles dans
la formation des assistants sociaux. En collaboration avec l’Agence
Alter, les membres de ce groupe ont réalisé une publication
sur le sujet. Elle présente les fondements de l’intégration
de la culture dans le travail social et dans la formation des assistants
sociaux. Illustrée par des témoignages d’enseignants
et d’étudiants à propos d’expériences
menées, elle propose une esquisse des compétences
à acquérir pour les futurs assistants sociaux et formule
quelques propositions afin de favoriser la sensibilisation à
la culture dans les écoles sociales.
L'ouvrage est disponible auprès de Culture
et Démocratie au prix de 5€ (8€ si on vous l’envoie
par courrier), à verser sur le compte 523-0803666-96 avec
la mention « Culture, art et travail social : un rendez-vous
à ne pas manquer ! »
D’autre part, le cahier en version numérique est toujours
disponible sur notre site : http://www.labiso.be/?page=VisualiserContenuOuvrage&Id=1575&display=cover
Coups de cœur
L’EXPERIENCE DU BIBLIO-VELO : LIVRES ET LIBERTE POUR S’IMAGINER
« Le brassage construit un trait d’union
entre un non spécialiste qui provoque une occasion de dialogue
par le livre et un non public qui ne choisit pas d’emblée
d’agir par l’acte de la lecture en prenant la décision
d’aller visiter une bibliothèque ou d’entrer
dans une librairie.»1
Le Biblio-vélo se définit comme une
pratique culturelle de proximité, allant directement vers
les adolescents et les jeunes adultes tandis qu’ils occupent
ou passent dans l’espace public. C’est une forme de
médiation culturelle itinérante, poétique et
révolutionnaire dans son approche ultra légère
d’ouvroir en transportant les livres, les idées et
l’art sur la rue. Il s’agit aussi d’un temps de
flânage assumé et réinventé alors que
tout va si vite dans la ville.
À partir de l’an 2000, d’abord
à Montréal dans le quartier Centre-Sud et, à
partir de 2007, à Cowansville toujours au Québec,
le Biblio-vélo propose, directement sur la rue, une ressource
dynamique sur deux roues ayant le livre comme bougie d’allumage
à des recherches personnelles susceptibles d’avoir
des répercussions sur la communauté. Le renouvellement
du lien au livre s’opère sur la base des rêves,
des révoltes et des utopies des jeunes eux-mêmes. L’approche
Biblio-vélo se trouve à cheval entre l’art du
recyclage et de la fugue intellectuelle, entre la bibliothèque
mobile et la libre circulation de l’information des cafés
de discussions et de rencontres. Un autre volet du Biblio-vélo
apparaît dans le livre D.I.Y (Do It Yourself) – concrètement
par l’autoproduction de fanzines (de fan et magazine…
pour, littéralement, une publication indépendante)
et de « livres vivants » appelant à oser une
page, sa page, avec le livre collectif de la bibliothèque
aérée et en mouvements.
Le Biblio-vélo se trouve être le résultat
d’une démarche politique visant à donner cohérence
à des éléments de vie apparemment disparates
: travail de rue auprès des jeunes, action culturelle underground
(graffiti, illustration, musicien de métro punk, autoproductions
musicales collectives, etc.), journalisme culturel écrit
et parlé (critique de BD, de musiques alternatives, de polars,
etc.), pratique du vélo urbain et des idées libertaires…
ainsi, le Biblio-vélo consiste à faire rouler, au
hasard des rencontres, une bibliothèque de rue proposant
des livres stupéfiants, des débats en plein air et
des ateliers d'art in situ (livre vivant, collage recyclage, comic
jam, abécédaire, etc.). Il est question d'une ressource
audacieuse appelant une réappropriation du livre dans un
contexte libre, la lecture sur place, les prêts de confiance,
l’interactivité et des réflexions dialectiques.
Plus simplement, il y a du plaisir sous la couverture !
Les déclencheurs, à travers les rencontres
impromptues au fil des parcs, trottoirs et autres lieux publics,
sont fréquemment les curiosités, les élans
essentiels qui s’expriment de gré à gré.
Les possibilités d’interactions se trouvent démultipliées
par les échanges, les livres, les essais créatifs
ou d’autres personnes qui entrent dans le cercle pour alimenter
ou re-questionner… Ultimement, le Biblio-vélo concourt
à une appropriation mutuelle des savoirs et expériences
pour rebondir en recréant son univers – individuellement
ou en petits groupes, pouvant interpeller, plus largement, la communauté.
À l’instar du cinéaste québécois
Pierre Perrault, on pourrait dire que le Biblio-vélo s’active
maintenant « pour la suite du monde ».
Actuellement le Biblio-vélo vise une expérience
européenne – de formation, de transfert d’expertise
sur le terrain ou autre. Cela vous interpelle ?
Un texte de Ramon Vitesse, Agent de développement culturel,
animateur et instigateur du Biblio-vélo
sapristi.anar@sympatico.ca
Photos, vidéo et interview sur : http://www.culturepourtous.ca/articles/bibliovelo.htm
1 FONTAN, Jean-Marc, « Il y a du plaisir
sous la couverture ! : Biblio-vélo, une performance utopiste
s’inspirant du rêve créatif », chapitre
d’un livre à paraître en 2011 sur la Médiation
culturelle. Presse de l’Université du Québec
à Montréal (UQAM)
Festival MED : le festival le plus pimenté de Bruxelles !
Du 5 au 13 novembre 2010, le Festival Cinéma
Méditerranéen investit le Botanique pour la onzième
fois.
Plus de soixante films, des concerts, des expositions
et un marché méditerranéen en un seul lieu
– le Botanique, à Bruxelles – en une petite dizaine
de jours, c’est ce que propose, pour la onzième fois,
le Festival Cinéma Méditerranéen de Bruxelles.
On dira : quoi de plus normal pour un festival… Et pourtant,
ce sont près de 20 pays qui hisseront leur pavillon sur le
dôme du Botanique, soit l’ensemble des pays du bassin
méditerranéen mais aussi l’un ou l’autre
pays co-producteur, comme la Belgique, par exemple, présente
chaque année au festival.
Evoquer en un même lieu plus de 20 pays du bassin méditerranéen,
n’est pas a priori une mince affaire ! Et pourtant, en dix
éditions, un public très nombreux a suivi. De quoi
encourager les organisateurs, cette année encore, à
sortir de l’ombre le cinéma du soleil. Plus que jamais,
le festival se veut un espace de dialogue, un lieu où règnent
la passion des découvertes, le désir de rencontre
et une sérénité bien nécessaire alors
qu’un vent de folie souffle toujours sur certaines rives de
la Méditerranée.
La 11ème édition du festival sera,
une fois de plus, placée sous le signe de la découverte
et de l’échange tout en étant au service de
la tolérance, de l’interculturalité, de la culture
et de l’éducation par le cinéma. En somme, il
s’agira, par le biais de cet art populaire par excellence,
d’instaurer compréhension et dialogue pour un respect
mutuel et de rapprocher toutes les populations d’origines
diverses de Bruxelles.
Depuis sa première édition en 1989,
le festival n’a cessé de prendre de l’ampleur
grâce à un public de plus en plus nombreux mais également
grâce à la confiance témoignée par de
nombreuses personnalités du monde cinématographique
international ainsi que par les partenaires tant publics que privés.
Le Festival Cinéma Méditerranéen de Bruxelles
est une initiative de la Commission communautaire française
(Cocof – secteur audiovisuel) co-organisée par l’asbl
Cinémamed.
Avec le soutien d'Emir Kir, Ministre membre du Collège en
charge de la Culture à la Cocof
et la collaboration du Centre Bruxellois d'Action Interculturelle
(CBAI)
Programme complet sur http://www.cinemamed.be/2010/fiche.php?id=films&type=index
ZinéGlüb,
le ciné-club des 15-25 ans
L’idée est de mettre en place une
séance de cinéma mensuelle spécialement destinée
aux jeunes et d’intégrer ceux qui le souhaitent dans
l’organisation de ce programme, principalement par leur contribution
au choix des films ainsi que dans la mise en place d’activités
autour de ceux-ci (rencontres, débats, soirées thématiques,
concerts, ateliers techniques…).
Le ZinéGlüb se veut un lieu de rencontres et d’échanges
au cœur du cinéma, où des jeunes de tous horizons
confondus seront amenés avant tout à venir visionner
des films, ensemble, mais également à partager leurs
réactions, discuter, débattre…Le tout dans un
cadre volontairement informel.
Amener les jeunes à développer un autre regard sur
le cinéma, sur le monde ; favoriser leur accès à
d’autres films que ceux présentés dans les grands
circuits commerciaux ; leur donner l’occasion de vivre de
nouvelles expériences et de se familiariser avec les réalités
d’un cinéma d’Art et Essai. Autant d’aspects
que l’équipe du ZinéGlüb souhaite favoriser
dans ce projet.
Pour visionner leur programmation : http://www.arenberg.be/fr/22/news/166

Les bonnes pages
Et la culture du conflit
?
Edouard Delruelle, Professeur de philosophie
politique à l’Université de Liège
Texte d’un exposé prononcé
à l’occasion du Colloque international « La contribution
de la culture à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion
sociale », organisé par Ministère de la Communauté
française de Belgique dans le cadre de la Présidence
belge du Conseil de l’Europe, à Bruxelles, les 18 et
19 octobre 2010.
L’intitulé de ce colloque appelle aussitôt deux
questions :
1) Quelle culture – et quelle politique de la culture ? La
culture n’existe pas. Les hommes vivent dans une culture,
ou dans des cultures, dans un espace-temps social déterminé
et lui-même évolutif. Quelle politique de la culture
? Une politique qui permet aux exclus d’accéder à
la culture légitime (celle des inclus, des élites),
ou une politique qui reconnaît et stimule la culture des exclus
eux-mêmes ?
2) Quelle lutte contre la pauvreté ? Le texte de présentation
du Colloque insiste logiquement sur le rôle des politiques
publiques en la matière. Mais ces politiques publiques peuvent-elles
réussir si elles ne sont pas portées par des mouvements
sociaux d’émancipation ? Quid, donc, du conflit, de
la contestation comme vecteur d’émancipation ?
Je voudrais suggérer dans cet exposé qu’on
ne peut parler des rapports entre culture et pauvreté sans
parler de la conception globale que l’on se fait de la société,
de la dynamique qui anime cette société, du «
contrat social » entre les différentes forces économiques,
politiques, sociales, car c’est cela « la culture »
ou « une culture » : non seulement des œuvres d’art,
des romans, des concerts, mais aussi et surtout un projet commun,
un sens commun, une manière commune de voir le monde et les
choses, qui résulte entre autres d’un équilibre
(toujours instable) entre les intérêts et les visions
de chacun.
Allons à l’essentiel : nous vivons depuis 20, 30 ans
dans une société hyper-industrielle qui répond
à une double logique : c’est une société
de « l’intelligence », de l’immatériel,
et une société de « services », de communication
– soit deux secteurs « culturels » qui sont ceux
qui génèrent aujourd’hui le plus de profit,
au détriment de la production industrielle.
Hier, la société industrielle c’était
une grande masse de travailleurs non ou peu qualifiés, effectuant
un travail manuel qui n’exigeait pas de grandes compétences
« culturelles » - travailleurs qui étaient encadrés
par une élite « culturelle » restreinte (cadres,
ingénieurs, enseignants, intellectuels) possédant
l’essentiel de l’expertise technique, intellectuelle
et communicationnelle. Travail manuel et travail intellectuel et
communicationnel étaient séparés.
Aujourd’hui, comme on le sait, la rentabilité économique
s’est déplacée de la production d’objet
(par exemple, la fabrication d’un médicament) vers
sa conception (la découverte de la molécule) et sa
commercialisation (le marketing et le « face to face »).
La marchandisation colonise aujourd’hui des secteurs que l’on
considérait jadis comme d’intérêt public
précisément parce qu’ils touchaient à
la production culturelle et à la gestion des rapports humains
: la santé, la recherche, l’enseignement, le divertissement,
tous domaines qui lient précisément l’immatériel
et le relationnel.
Quelle est la conséquence de cette double logique hyper-industrielle
?
D’un côté, les technologies de l’information
et de l’intelligence tendent à uniformiser les modes
de pensée et de culture : c’est le même PC, ce
sont les mêmes moteurs de recherche, les mêmes logiciels
qu’utilisent le dirigeant d’entreprise et l’employé
de base, le chercheur de haut niveau et le jeune en décrochage.
Mais d’un autre côté, les impératifs
de l’économie de services commandent de segmenter les
attentes de la clientèle selon son identité et son
« vécu » – statut social, âge, sexe,
culture, religion, etc. Les femmes, les jeunes, les végétariens,
les ruraux, les cadres, les seniors, les homosexuels, les musulmans,
etc. deviennent des cibles commerciales spécifiques, et la
logique de fragmentation conduit à différencier les
cadres musulmans, les homosexuels seniors, les femmes végétariennes,
et ainsi de suite.
Double mouvement d’uniformisation économique et de
fragmentation culturelle, donc. La même société
impose d’appauvrir les ressources symboliques et intellectuelles
des individus, et pousse en même temps ces mêmes individus
à se ségréguer les uns des autres, à
se définir selon des identités différenciées,
concurrentes.
En réalité, ces deux mouvements (uniformisation et
différenciation) sont les deux faces d’une même
logique, qui est une logique de flux. La société contemporaine
(comme l’a montré le sociologue Zigmunt Bauman) est
une société liquide, qui dissout toute forme culturelle
stable, durable, solide, dans les flux de la mondialisation et de
la marchandisation (1) . Une société
qui noie tout, pour reprendre une expression célèbre
de Marx, « dans les eaux glacées du calcul égoïste».
Dès lors, quel est l’enjeu pour les pays ou les individus,
dans cette logique de flux ? C’est d’essayer de se trouver
au centre de ces flux commerciaux, financiers, migratoires, informatiques,
c’est-à-dire d’attirer à soi les flux
les plus rapides, les plus rentables, qui sont aujourd’hui
les plus « culturels ». Les flux moins rentables, eux,
sont dirigés vers la périphérie ; et dans de
véritables zones poubelles se retrouvent les flux indésirables,
à savoir les déchets – déchets matériels,
mais aussi déchets humains, masses superflues (pour reprendre
l’expression d’Hanna Arendt : human superfluity), tous
ceux qu’on appelait au Moyen-âge les « inutiles
au monde ».
Nous sommes au cœur de la question de la pauvreté et
de l’exclusion sociale, car ceux que j’appelle ici les
superflus, les « inutiles au monde », sont précisément
ceux qui sont coupés de tout flux culturel immatériel
et relationnel susceptible de générer de la plus-value.
On peut voir ce clivage entre centres, périphéries
et poubelles comme un clivage géopolitique : au centre, la
triade occidentale ; à la périphérie, les pays
émergents (Brésil, Chine, Inde) et les pays d’Europe
de l’Est et d’Europe centrale, et les zones poubelles
seraient des pays comme Haïti, la Moldavie, la Sierra Leone,
etc.
Mais la situation est beaucoup plus embrouillée, car le
clivage se réfracte en fait au niveau régional et
même local. Shanghai, Sao Paulo, Buenos Aires sont devenus
des centres du système-monde (ces mégapoles n’ont
rien à envier, sur le plan culturel, aux villes européennes
ou nord-américaines). Inversement, les banlieues de New York,
Paris, Londres ou Bruxelles sont en position sociale et économique
périphérique, et parfois il ne faut pas trois stations
de métro pour se retrouver dans une zone surnuméraire.
Ainsi, ¼ des habitants de Bruxelles vivent en-dessous du
seuil de pauvreté.
Mais il faut toujours rappeler que la ségrégation
urbaine ne se limite pas à quelques banlieues dévastées
par la pauvreté, mais traverse toute la société,
à commencer par les élites (2).
Car les ghettos les plus fermés, les sanctuaires les plus
préservés du communautarisme et de l’entre-soi,
sont aujourd’hui les ghettos de riches. Les mêmes qui
parcourent le village global dans leur vie professionnelle ou pour
leurs loisirs, se coupent physiquement de toute altérité
sociale au sein de l’espace urbain. Mais en vérité,
tout le monde se sépare de tout le monde : les ouvriers,
des chômeurs ; les cadres, des classes moyennes ; les pensionnés,
des plus jeunes, et les plus riches, de tous les autres. Fractures
territoriales qui verrouillent l’avenir des individus, et
les enferment dans des destins sociaux écrits d’avance.
Les hommes superflus sont aujourd’hui à la fois physiquement
proches des « utiles » et des « légitimes
», et en même temps relégués dans un véritable
apartheid social, qu’ils intériorisent (3).
Dans les quartiers de France répertoriés comme les
plus difficiles vivent 4,5 millions d’habitants, dont un tiers
(et jusqu’à 50% des jeunes) se trouve en dessous du
seuil de pauvreté. Le risque est grand, comme le craint Zygmunt
Bauman, que les villes ne deviennent « les dépotoirs
de problèmes conçus à l’échelle
planétaire » (4).
Une question vient aussitôt à l’esprit concernant
l’Europe : en quel sens ces populations précarisées
(on songe en particulier aux populations dites allochtones, d’origine
non-européenne) sont-elles déculturalisées
? En quoi consistent la « non-culture », la désymbolisation
dont elles souffriraient ? Comment mesure-t-on la misère
culturelle ? Ou bien faut-il dire ces populations sont porteuses
de cultures, mais de cultures qui ne sont pas reconnues ? Ou encore
qu’elles sont porteuses de cultures, mais incompatibles avec
la culture européenne commune et/ou les politiques d’inclusion
que l’on pratique à leur endroit (c’est un argument
qui est par exemple présenté comme une évidence
par de nombreux politiques quand il s’agit des Roms, par exemple)
?
Si l’on regarde les modèles idéologiques massifs
qui orientent les politiques publiques en matière d’exclusion
sociale et de culture, on observe deux modèles principaux,
que reflètent d’ailleurs l’argumentaire et l’architecture
de ce colloque :
- un modèle qui vise l’accès de tous à
la culture considérée comme un ensemble homogène
de valeurs et de compétences (modèle que l’on
peut qualifier « d’universaliste-européen »)
;
- et un autre modèle qui met l’accent sur la capacité
des populations pauvres à produire elles-mêmes de la
culture – modèle qui plaidera donc pour la reconnaissance
des cultures, y compris non-européennes, comme facteur d’intégration
et d’inclusion (modèle que l’on peut qualifier
de « multiculturaliste » ou « subalterniste »).
Le modèle universaliste se veut à la fois égalitaire
et méritocratique. Pour les partisans de ce modèle,
l’école, par exemple, doit garantir l’accès
de tous à un enseignement de qualité, et permettre
l’ascension sociale des meilleurs élèves issus
des classes défavorisées Ce modèle repose sur
l’idée qu’il existe une culture européenne,
celle des « Lumières » (promotion de la techno-science,
des droits de l’homme, de l’esprit critique) à
laquelle tous ont droit, mais une culture également que tous
ont le devoir d’accepter et d’intérioriser. Sous-jacente
aussi, l’idée que l’émancipation sociale
des jeunes issus des milieux défavorisés est indissociable
de leur émancipation culturelle hors de leurs carcans culturels
d’origine, réputés archaïques. Au 19e et
encore largement au 20e, il s’agissait essentiellement d’émanciper
les écoliers des zones rurales de leur culture locale (interdiction
de parler le patois ou le dialecte, dévalorisation des croyances
populaires, de la morale familiale traditionnelle) ; aujourd’hui,
c’est le même discours à l’adresse des
jeunes issus de l’immigration, sommés de s’extraire
des cultures non-européennes dont il est considéré
comme un fait acquis qu’elles font obstacle à l’universalisme
européen (schéma familial patriarcal, vision religieuse
du monde rétrograde, etc.).
Un tel modèle se heurte à l’objection qu’il
existe un écart abyssal entre l’idéal qu’il
promeut (l’accès de tous à la compétence
et à la culture), et la réalité que l’on
ne peut que constater : une école et une société
structurellement inégalitaires, et même discriminatoires.
Ce modèle se prétend universaliste et égalitaire,
mais n’est-il pas en fait élitiste et nationalitaire.
Elitiste parce que la méritocratie affichée aboutit
en fait à la reproduction des inégalités sociales
; nationalitaire car fondé sur des éléments
tels que la langue, la culture, l’histoire nationales (ou
en tout cas : européennes), ce qui ne peut que marginaliser
et déclasser les populations allochtones.
D’où un modèle alternatif, « multiculturaliste
», « subalterniste », qui mettra, lui, l’accent
sur les ressources culturelles des subalternes eux-mêmes.
Selon ce point de vue, les populations défavorisées
ne souffrent pas tant d’un déficit d’accès
à la culture en général que d’un déficit
de reconnaissance de leurs cultures considérées comme
subalternes par rapport à la culture hégémonique
(5). On va alors suggérer qu’il
faudrait encourager cette reconnaissance par toutes sortes de mesures
volontaristes – c’est tout le débat, par exemple,
autour des accommodements raisonnables (aménagement des jours
fériés, gestion interculturelle des cantines, des
cimetières, des soins de santé, etc.).
Concernant l’école, le courant subalterniste prend
souvent en exemple positif ce qu’on pourrait appeler «
la bonne école de quartier », qui offre aux jeunes
issus de l’immigration une bonne formation technique ou professionnelle,
moins qualifiante que l’enseignement « classique »,
mais plus accessible, plus respectueuse des différences culturelles.
Ce type d’établissement essaye de faire de son handicap
(le fait que sa population est presque exclusivement allochtone)
un avantage : on va cultiver la solidarité entre élèves
de même origine, et valoriser cette culture d’origine
– respect des croyances religieuses, du plurilinguisme des
jeunes, enseignement de l’histoire des migrations ou de la
contribution des cultures non-européennes au savoir, etc.
Les critiques que l’on peut faire à ce modèle
sont elles aussi bien connues : il mènerait droit à
la formation de ghettos culturels, et lui aussi maintiendrait les
inégalités, puisqu’il organiserait le «
plafond de verre » culturel et éducatif des jeunes
défavorisés.
Même si l’opposition entre universalisme et subalternisme
peut paraître trop massive, elle décrit correctement,
je crois, les termes du débat sur les rapports entre pauvreté
et culture : d’un côté, on propose d’imposer
la culture universaliste-européenne au détriment des
cultures non-européennes jugées rétrogrades,
en assumant une violence symbolique à leur encontre ; d’un
autre côté, on propose de valoriser ces mêmes
cultures subalternes comme étant des vecteurs d’émancipation
et de réalisation de soi, au risque d’entériner
les ségrégations dont elles sont victimes, et en renonçant
au projet d’une culture commune, d’une res-publica culturelle.
Je ne me reconnais pas dans cette opposition. Non seulement parce
que le travail de terrain montre que les deux modèles ne
sont que des représentations, des idéaux-type, et
que les politiques publiques, pragmatiques, mixent le plus souvent
les « modèles ». Mais aussi parce que ces deux
modèles idéologiques ont un point en commun : c’est
de concevoir la culture de façon trop culturaliste –
de faire impasse sur la dimension sociale de l’émancipation
des populations précarisées. Je suis persuadé
qu’il ne peut y avoir de contribution de la culture à
la lutte contre la pauvreté que si, inversement, la lutte
contre la pauvreté, autrement dit si la lutte pour l’émancipation
sociale, fait partie intégrante de la culture – et
notamment de la culture des plus défavorisés.
Mais pour que l’émancipation sociale fasse partie
intégrante de la culture des plus défavorisés,
il faut, sinon un mouvement social, en tout cas une certaine conscience
(sociale) que « demain sera meilleur » - conscience
que la configuration globale de la société peut être
changée, même progressivement, même partiellement.
L’histoire nous enseigne que les populations fragilisées
(hier les prolétaires, aujourd’hui les immigrés,
etc.) ne s’ajoutent pas simplement par addition à la
communauté ; ils ne « s’intègrent »
jamais qu’en refigurant, en réinventant les contours
de l’espace social tout entier, en invitant toute la communauté
à se redéfinir à la fois matériellement
et symboliquement. Le dissensus se fait donc paradoxalement productif
de « commun », de solidarité et même d’amitié
(amitié politique, philia politikè), alors que les
conflits identitaires s’épuisent dans le jeu spéculaire
de la reconnaissance, même lorsqu’ils se présentent
sous la forme de revendications au métissage et à
l’hybridation.
D’une manière plus générale, l’erreur
est de concevoir la culture comme un mode d’appartenance à
une communauté, alors qu’elle est un mode d’activité,
de participation dissensuelle à la création d’un
monde commun. L’institution d’un monde commun, répétons-le,
est indissociable de sa contestation et de sa réinvention
continuelle dans toutes ses dimensions.
Or, cette dialectique d’inclusion et de contestation, d’intégration
et de division est assurément ce qui est en panne aujourd’hui
en Europe. Nous avons perdu l’essentiel de cette culture qui,
pendant une grande partie du 20e siècle et en tout cas la
période 45-75, combinait à la fois l’Etat social
et la contestation sociale (« anti-systémique »).
Durant cette période, comme on l’a vu plus haut, la
séparation entre travail manuel et travail intellectuel était
nette, mais permettait tout de même une certaine mixité
sociale. Le compromis historique entre les forces du capital et
les forces du travail a en effet non seulement mis en place les
institutions de la sécurité sociale, mais il a permis
aussi aux classes populaires d’accéder (de façon
certes limitée) à la culture légitime, et a
permis aussi à ces classes populaires de développer
leur propre culture, dont les gens de ma génération
(dans une ville industrielle comme Liège, où je vis)
ont encore un souvenir assez clair : le quartier populaire avec
ses repères (le bistrot, la Maison du Peuple, le club sportif,
la salle de spectacles, le cinéma de quartier) ; un certain
rythme de vie (semaine de 6 puis 5 jours, congés payés)
; une présence forte des services publics (hôpital,
école, transports), etc.
Dans cette société, l’Etat jouait son rôle
protecteur, médiateur entre les classes sociales, et en même
temps la culture politique, sociale ouvrière restait une
culture anti-systémique, c’est-à-dire une culture
animée d’une conscience que la société
globale pouvait changer. Le sociologue Immanuel Wallerstein a bien
montré que ces mouvements anti-systémiques (mouvement
ouvrier, socialiste, communiste, syndical, avec ses variantes féministes,
antiracistes, etc.) ont paradoxalement servi « d’infrastructure
culturelle à la relative stabilité » du système-monde
marchand (6). Si pendant les Trente Glorieuses,
la société capitaliste a pu donner le sentiment d’être
un monde doté d’une certaine consistance culturelle,
symbolique, c’est parce que les mouvements anti-systémiques
ont réussi à donner une perspective positive d’émancipation
et de progrès aux populations fragilisées du système-monde
(l’idée, tout simplement, que « nos enfants vivront
mieux que nous »).
Cette perspective d’émancipation, et le paradoxe sur
lequel elle repose (la culture anti-systémique stabilise
le système) explique évidemment le lien très
fort qui existait à cette époque entre les artistes
et les intellectuels, y compris les plus élitaires et les
plus avant-gardistes, et le mouvement ouvrier sous ses diverses
formes.
Je n’ai pas de vision idyllique de l’Etat social européen.
La société salariale du 20e siècle était
une société inégalitaire, assez peu redistributrice,
mais protectrice, inclusive, assez en tout cas pour permettre même
aux plus défavorisés de mener une vie digne. Pour
reprendre une image de Robert Castel, cette société
a fonctionné comme un escalator : chacun restait sur sa marche,
mais tout le monde montait (7).
Nous savons tous ici que cet Etat social européen appartient
au passé. Il y a bien des façons d’expliquer
le démantèlement de cette société. Je
pense pour ma part qu’il provient de la rupture unilatérale,
par les forces du capital, du compromis historique forgé
avec les forces du travail au sortir de la guerre. Mais toujours
est-il, comme l’explique très bien Wallerstein, que
« les producteurs de l’économie-monde capitaliste
ont aujourd’hui perdu le principal élément stabilisateur
caché du système : l’optimisme des opprimés
» (8).
Nous nous trouvons donc désormais devant la situation suivante
:
1. la culture fait désormais partie de l’infrastructure
productive, si bien que ne pas avoir accès à la culture
sous toutes ses formes (informatique, « littéraire
», etc.) équivaut à être exclu des flux
rentables notre société, et donc exclu tout court
;
2. la culture se caractérise par une tendance à l’uniformisation
et à l’appauvrissement symbolique, et en même
temps par une segmentation identitaire accélérée
des groupes et des communautés ;
3. D’où un déclin de la dimension sociale de
la culture populaire, et par conséquent un appel d’air
pour les mouvements identitaires, qu’il s’agisse d’un
côté du national-populisme (qui fait ses meilleurs
scores dans les régions hier industrielles), de l’autre
des intégrismes et des fondamentalismes, au sein des populations
allochtones
Je ne plaide nullement pour un retour à l’Etat social
européen tel qu’il existait dans les années
50 et 60. C’est impossible, le monde a changé. Mais
l’histoire nous montre qu’on ne peut vaincre la pauvreté
et l’exclusion sociale qu’en redonnant sens à
une dynamique sociale qui combine l’inclusion et la contestation,
et qui accepte la division, le conflit comme l’élément
« central » de la démocratie. Ce n’est
qu’à ce prix que la culture pourra contribuer à
la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
Vous pouvez également trouver tous les actes
du colloque
"La contribution de la culture à la lutte contre la
pauvreté et l’exclusion sociale"
à l’adresse suivante : http://www.culture.be/index.php?id=7031#c17272
(1) Zygmunt Bauman, Le présent liquide,
trad. L. Bury, Seuil, 2007.
(2) Eric Maurin, Le ghetto français. Enquête sur le
séparatisme social, Seuil, 2004.
(3) Une enquête sur la mobilité des jeunes à
Bruxelles a montré que ceux qui habitent les quartiers «
difficiles » ne rencontrent pour ainsi dire jamais les jeunes
issus de quartiers plus aisés, pourtant très proches
géographiquement. C’est comme si la carte géographique
se doublait d’une carte mentale, symbolique, prescrivant à
chacun, selon sa classe et son milieu d’origine, de fréquenter
tel endroit et lui interdisant tel autre. (Jeunes en ville, Bruxelles
à dos. L’appropriation de l’espace bruxellois
par les jeunes de quartiers différents, publication du «
Délégué Général aux droits de
l’enfant », Bruxelles, 2008).
(4) Zygmunt Bauman, Le présent liquide, trad. L. Bury, Seuil,
2007, p.110.
(5) L’opposition subalternes / hégémonie est
évidemment empruntée à Antonio Gramsci.
(6) Immanuel Wallerstein, Sortir du monde états-unien, trad.
I.Farny, Liana Levi, 2004, p.92.
(7) Robert Castel, L’insécurité sociale, Seuil
/La République des Idées, 2003, p.38.
(8)Immanuel Wallerstein, Comprendre le monde.
Introduction à l’analyse des systèmes-monde,
trad. C.Horsey, La Découverte, p.134, 2004
Le Réseau
Opinion
Communiqué de la Ligue des droits de l’Homme : Euromanifestation
« Une répression policière préventive
digne d’une démocratie ? »
La Ligue des droits de l’Homme et Bruxelles
Laïque ont été alarmés par les informations
concernant des arrestations lors de la manifestation syndicale de
ce mercredi 29 septembre à Bruxelles.
Pas moins de 250 personnes ont été arrêtées,
dont 148 préventivement. Dès 11h du matin, le simple
fait de se rendre vers les stations de métro au départ
de Tour et Taxis - où se tenait le camp No Border - pour
se rendre à la manifestation donnait lieu a des contrôles
d’identité, fouilles des sacs et enfin arrestations.
Sans avoir commis aucun acte délictueux, une centaine de
personnes ont ainsi été empêchées de
se rendre à la manifestation afin d’y exprimer leurs
idées. Les forces de l’ordre qualifient cette action
ciblée « d’arrestations préventives ».
Le droit de manifester est pourtant garanti tant par la Constitution
belge dans son article 26 que par la Convention européenne
des droits de l’Homme dans son article 11. Ces arrestations
préventives constituent donc une grave entrave au droit de
manifester qui est un fondement d’une démocratie qui
n’a pas peur de l’expression de ses citoyens
Un groupe, non lié à un syndicat
mais ayant reçu l’autorisation des organisateurs syndicaux
de participer à la manifestation, s’est vu, dès
le point de ralliement place Bara, intimidé par un impressionnant
déploiement des forces de l’ordre.
Vers 15 heures, la police a procédé à l’encerclement
de ce groupe de manifestants. Ce déploiement a été
opéré afin d’isoler le groupe du reste du cortège
et éviter de la sorte tout mouvement de solidarité
de la part d’autres manifestants. Avec violence, la police
a procédé à l’arrestation des manifestants
encerclés. Cette manœuvre a été suivie
de placages au sol d’autres personnes par des policiers en
civil, ces derniers faisant usage de gaz poivré. Des coups
ont été portés par la police et au moins quatre
manifestants ont dû être hospitalisés.
Outre les faits de violence, La Ligue des droits de l’Homme
et Bruxelles Laïque s’inquiètent de cette tendance
à opérer une scission manichéenne et arbitraire
entre, pour faire court, les « bons» et les «
mauvais » manifestants alors qu’aucun délit n’a
été commis. Y aurait-il des convictions qui ne pourraient
être librement exprimées ?
Environ 90 personnes ont été menottées les
mains derrière le dos, assises dans la rue, en file, pendant
près de deux heures. Certains policiers exerçaient
des mesures de contention supplémentaires en maintenant une
pression dans le dos avec le genou. On a pu assister à des
propos provocateurs et intimidations, notamment à l’aide
de leurs bonbonnes de gaz, les policiers s’étant à
cette fin préalablement masqué le visage.
La Ligue des droits de l’Homme et Bruxelles Laïque s’inquiètent
depuis longtemps de ce type de dérapage sécuritaire
qui confirme ses craintes d’une démocratie qui a de
plus en plus tendance à intimider, décourager ou réprimer
certaines formes d’expression citoyenne. Si une réaction
policière proportionnée est légitime à
l’encontre de manifestants violents, il est inacceptable que
les forces de police recourent à des intimidations et à
des arrestations à l’encontre de manifestants pacifiques.
De telles méthodes sont « dignes » d’un
Etat policier.
Un appel
signé par plusieurs dizaines d'organisations progressistes
a débouché sur une manifestation de protestation qui
a rassemblé 500 personnes le 16 octobre dernier à
Bruxelles.
Ce texte est repris sur le site
de La ligue des droits de l’homme
Pour d’autres communiqués sur le sujet, voir :http://lcr-lagauche.be
ou encore sur le site d’Indymedia : http://linksunten.indymedia.org/de/node/2594
Chronique d’Hugues Le Paige
Jeudi, 7 octobre 2010
Jérôme Kerviel et le lotto
C’était un soir au JT. Une séquence sur la visite
de l’entrepôt du Lotto. Sans doute s’agissait-il
d’une extension de la journée du patrimoine. On assistait
à la formation des libraires aux techniques de vente des
billets magiques. Intervient alors le responsable des ventes de
la Loterie Nationale. Le dit responsable nous explique par a + b
que le rôle du tenancier du Lotto est - je cite - de savoir
comment « convaincre un non-joueur de jouer, et quelqu’un
qui a arrêté de jouer de recommencer à jouer
» Ah bon, le rôle de Loterie Nationale est de faire
des joueurs repentis des récidivistes ? On savait déjà
que l’on pouvait devenir scandaleusement riche, on ignorait
que le Lotto faisait du racolage. Mais rassurez-vous, le responsable
des ventes de la Loterie Nationale ajoutait qu’il s’agit
de faire replonger le joueur assagi « tout en restant dans
cet esprit du jeu responsable ». Ouf, l’honneur est
sauf. Et personne ne mettra en cause le respect par la Loterie Nationale,
et donc par l’Etat, de la charte du jeu responsable. Quarante-huit
heures après cette bonne nouvelle, nous apprenions la condamnation
en France du trader Jérôme Kerviel à trois ans
de prison ferme et près de 5 milliards d’euros de dommage
intérêts au bénéfice de sa banque, la
Société générale, dont-il avait été
le fidèle et bénéfique trader avant de lui
provoquer des pertes à la mesure des risques qui lui avaient
été consentis par négligence ou passivité.
En quelque sorte un énorme, inespéré et indépassable
super lotto pour la Société Générale,
un de plus après ceux que lui fournissaient son trader au
temps de sa splendeur. Quel rapport, me direz-vous, entre ces deux
situations ? Simplement qu’il s’agisse d’une entreprise
de jeu étatique ou d’une banque privée, on demeure
dans la logique du casino. Ce qui semble tout de même plus
logique dans un cas que dans l’autre. Dans le jugement de
l’affaire Kerviel, ou plutôt de l’affaire de la
Société Générale, on peut évidemment
s’interroger sur le degré de la peine prononcée
à l’égard d’un homme et d’une corporation
dont la culpabilité est évidente mais ce qui stupéfie
davantage, c’est la totale exonération des responsabilités
de la banque concernée, connue, par ailleurs, pour son activisme
spéculatif. La Loterie Nationale qui incite les joueurs repentis
à replonger et la banque qui se défausse sur ses traders
perdants partagent simplement les mêmes valeurs et la même
irresponsabilité. Rien de plus, rien de moins…
L'Agenda
Consultez également l'agenda
du site de Culture et Démocratie ...
Conférences, colloques, débats, rencontres, séances
d'informations...
MUS-E Belgium
est en fête : 10 ans d’art à l’école
!
Voilà 10 ans que MUS-E Belgium invite des
artistes professionnels en milieu scolaire. Les artistes y mènent
des projets émanant de la rencontre entre leur univers artistique
et celui des élèves et de leurs enseignants. Pour
marquer cet anniversaire, l'association édite, en collaboration
avec Hans Theys, le livre ‘A quoi rêvent les arbres
quand ils dansent’. Ce livre référence est l’aboutissement
de 10 ans de pratique. Il donne la parole à des artistes
intervenant dans le programme MUS-E, ainsi qu’à des
personnes actives dans le champ de l’éducation et de
l’art (Dani Klein, Anne Teresa De Keersmaeker, Jan Knops,
Sarah Colasse..).
Deux rendez-vous sont fixés:
Le 5 novembre à 12h à La Maison des
Cultures de Molenbeek (4, rue Mommaerts, 1080 Bruxelles), présentation
du livre et échanges autour d’un déjeuner-tartines.
Le 9 novembre à 17h au FoMu, Musée
de la Photographie d’Anvers (47,Waalsekaai, 2000 Antwerpen)
:
16h30 : Conférence de presse et possibilité d’interviews
17h00 : Accueil
17H30 : MUS-E, 10 ans d’art à l’école
: témoignages et présentation du livre
18h30 : Exposition MUS-E et réception festive avec un concert
de Marlène Dorcena (www.marlene-dorcena.com)
Contact : Catherine Scorier 0486/68 28 25 Catherine.scorier@mus-e.be
Dehors, dedans... Ensemble ou pas ? : Précarité, souffrances,
professionnels, usagers, citoyens,...Le 18 novembre de 13h30 à
18h00
La Ligue Bruxelloise Francophone pour la Santé
Mentale a le plaisir de vous proposer le second des trois événements
préliminaires aux Rencontres de Printemps en mai 2011.
Ce 2ème événement sera l'occasion de rencontrer
les habitants du 123 rue Royale, Mario Colucci et Pierangelo Di
Vittorio et ce, le jeudi 18 novembre 2010 de 13h30 à
18h00
Sous la forme de deux courts exposés introductifs à
un débat entre eux et avec le public, ils se réuniront
autour d’une question de départ : « Comment les
gens se mobilisent-ils et se mettent-ils en résistance par
rapport aux réalités auxquelles ils font face ? »
Les échanges seront suivis d’un drink.
L'annonce de cet événement préliminaire est
également téléchargeable ici
Lieu : Salle de conférence située
rue de la Concorde, 56 à 1050 Bruxelles
Infos : +32 2 511 55 43 ou lbfsm@skynet.be
Les ados et
les musées, journée de réflexion organisée
par les Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique le 18 novembre
2010 de 10h00 à 16h15
Le musée a-t-il une place à prendre dans les pratiques
culturelles des adolescents? Est-ce que mon institution développe
une offre vraiment adaptée à ce public? Pourquoi et
comment le faire? Dans quel cadre (scolaire, non scolaire, sous
la forme d’un projet ou d’une offre permanente...)?
Les Musées Royaux des Beaux-Arts proposent un programme privilégiant
le partage d’expériences. Des intervenants belges et
étrangers y présenteront les résultats de leurs
pratiques, les activités qu’ils ont mises en place
pour les jeunes, les aspects positifs et les difficultés
qu’ils ont rencontrées. Ce moment se veut un véritable
espace de rencontre entre les musées belges intéressés
par cette problématique. La journée sera bilingue
(français/néerlandais) et ouverte aux participants
des pays limitrophes.
Participation : 25 euros
Lieu : Musées Royaux des Beaux-Arts de
Bruxelles
Inscriptions avant le 8 novembre 2010 à
daan.simons@veerman.be
Plus d’infos sur
http://www.enseignement.be/index.php?page=25673&ag_id=2169
Le SAS fête
ses 20 ans, une journée de conférence le 19 novembre
Le 19 novembre 2010, une journée en deux
parties est organisée à la Salle Brel, premier étage
de la Salle communale d’Evere :
- Matin : « Métissage culturel et soins-psychiques
: la question de l’altérité »
- Après-midi : « Quelle politique pour la folie ? »
Programme et intervenants : http://www.lbfsm.be/IMG/pdf/20ansduSasDEPLIANTpdf_1_-1.pdf
Infos et inscriptions (avant le 10/11) : ssmlesas@scarlet.be
ou contacter Cindy Destré ou Christine Dermience au 02/ 242
07 63
L’Orient et l’Occident désorientés ?
Rencontres internationales organisées par la Fondation Boghossian
les 9, 10 et 11 novembre 2010.
Il semble que l’Orient et l’Occident
soient actuellement « désorientés » dans
leurs valeurs, dans l’équilibre traditionnel de leurs
forces et influences, à travers l’évolution
de leur développement économique, culturel, spirituel
et intellectuel. Un certain « ensauvagement » résulte
de ces changements, observable notamment dans les grandes villes
d’aujourd’hui.
La soirée inaugurale
Cette soirée d’ouverture des rencontres
internationales est organisée à Flagey (Studio 4,
850 personnes), le 9 novembre 2010, à 19 heures.
Deux conférences d’une durée respective de 30
minutes sont proposées, introduites par Jean Boghossian,
Président de la Fondation Boghossian et par la Ministre de
l’Audiovisuel, de la Culture, de la Santé et de l’Egalité
des Chances de la Communauté française de Belgique.
Un cocktail dînatoire suivra cette séance inaugurale,
ainsi que la projection du film En attendant le bonheur (2002),
en présence de son réalisateur, Abderrahmane Sissako.
Accès sur invitation.
Les rencontres de la Villa Empain : parler, écouter
et dialoguer autrement
Les 10 et 11 novembre, la Fondation
Boghossian accueille le public à la Villa Empain (centre
d’art et de dialogue entre les cultures d’Orient et
d’Occident Avenue Franklin Roosevelt 67 – 1050 Bruxelles)
pour une série de rencontres proposées entre des personnalités
qui s’exprimeront entre 19 heures et 21 heures.
Les rencontres se tiendront en français et/ou en anglais,
et seront suivies de projections de films.
L’accès y est gratuit.
Pour tous renseignements supplémentaires :
Tél. : +32 (0)2 627 52 30 ou +32 (0)475 21 16 61
Courriel : info@boghossianfoundation.be
ou diane@boghossianfoundation.be
Ces rencontres internationales sont coordonnées par
Diane Hennebert, Chargée de la Direction de la Fondation
Boghossian
Quelle(s) place(s) pour les chapiteaux dans nos villes? Le 16 novembre...
Dans le cadre du festival Hors Pistes, les Halles et la Maison
du Cirque organisent le mardi 16 novembre entre 16h30 et
18h30 une rencontre professionnelle ayant pour thème
« Quelle(s) place(s) pour les chapiteaux dans nos villes ?»,
huitième volet du cycle « Paroles de Cirque ».
Lieu : Halles à Schaerbeek
Infos : Maison du Cirque
Marie-Christine Baeyens - mc.baeyens
@ lamaisonducirque.be - 02-678.09.90
« Les
petites initiatives et les grands défis » par City
mined
Une Plate-forme urbaine organisée par City
Mined se tiendra les 19-20-21 novembre à
Bruxelles. Elle se composera de 3 jours partagés avec une
trentaine d’initiatives urbaines issues de Bruxelles et de
13 autres villes européennes.
Sortir des tables dans la rue et inviter ses voisins, créer
des objets soi-même et transformer des endroits délaissés,
créer des jardins urbains. Ce sont des initiatives positives
et créatives, mais également des réponses aux
grands défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui,
liés à l’environnement, la solidarité
ou la démocratie.
Echanges de 13 villes européennes sur ces grands défis
et présentations des approches diverses pour inciter les
personnes à passer à l’action.
S’inscrire pour le débat du vendredi soir (gratuit)
sur http://urbanplatform.citymined.org
Dossier de presse et infos sur http://micpuc.citymined.org/638-2?lang=fr)
Les Rencontres,
Liège les 25 et 26 novembre
L’association des villes et régions de la grande Europe
pour la culture, Les Rencontres, organise traditionnellement une
réunion dans le pays qui assume la Présidence de l’Union
européenne.
Après Zlin en République Tchèque
en 2009 et Madrid en avril 2010, c’est la Ville de Liège
qui accueillera une Rencontre ces 25 et 26 novembre 2010
dans le cadre de la Présidence belge du Conseil
de l’UE.
L’objectif de La Rencontre de Liège
est de réunir les élus et professionnels de la culture
des collectivités territoriales belges et européennes
afin de réfléchir aux priorités de la Présidence
dans le domaine de la culture, ainsi qu’à différents
thèmes européens liés aux politiques culturelles
décentralisées et à la coopération culturelle
internationale. L’objectif est, afin d’encourager ces
initiatives, de mettre en avant des exemples de bonnes pratiques
et particulièrement celles qui ont vu le jour grâce
à des financements et programmes européens.
Infos et programmation précise : Florian
Ouillades (+33 1 56 54 26 35) florian.ouillades@lesrencontres.eu)
et Chloé Beaufays (+32 4 221 80 82, Chloe.beaufays@liege.be)
Lieu : Cocktail dînatoire à l’Hôtel
de Ville de Liège le 25 novembre et journée
du 26 novembre au Vertbois (rue Vertbois, 13 c
à 4000 Liège)
http://www.lesrencontres.eu/images/stories/pdf/liege_programme_FR.pdf
Les CEC s'expliquent,
le 26 novembre
Le 26 novembre à la Maison des Cultures et de la Cohésion
sociale de Molenbeek Saint Jean aura lieu la sixième édition
des "CEC s'expliquent" consacrée à "La
créativité, outil de lutte contre l'exclusion sociale?"
et organisée par le Service de la Créativité
et des Pratiques artistiques (DG Culture) du Ministère de
la Communauté française Wallonie Bruxelles.
Depuis 2006, les journées Les CEC s’expliquent
permettent aux professionnels du secteur des Centres d’Expression
et de Créativité d’échanger leurs expériences
et de partager leurs pratiques autour d’un thème.
Si la pauvreté demande avant tout des réponses de
nature économique et sociale, dans quelle mesure la créativité
peut-elle influer sur l’endiguement des processus d’exclusion?
L’accent sera mis sur des projets qui contribuent à
l’enrichissement créatif et personnel et à l’inclusion
sociale de leurs participants.
Au travers de différentes initiatives socio-artistiques
menées avec des publics précarisés, seront
abordées les questions de l’accessibilité, de
la mixité sociale et de la participation culturelle au sein
des ateliers, et de leurs effets positifs en termes de renforcement
de l’image de soi. L’expérience de l’asbl
Article 27 et de CEC travaillant avec des publics en grande précarité,
deux modèles d’action pour lutter contre l’exclusion,
seront examinés.
Informations
Patricia Gérimont- tél. : 02 413 25 27 – patricia.gerimont@cfwb.be
Claire Beguin- tél. : 02 413 24 20 – claire.beguin@cfwb.be
Judith Lachterman - tél. : 02 413 32 10 - judith.lachterman@cfwb
« Franchir des murs, jeter des ponts : Création et
expression culturelles au service de la Société »,
le mardi 16 novembre 2010 de 9h00 à 19h00
Le colloque est organisé par les Facultés
Universitaires de Namur, à l’initiative du Réseau
de ses professeurs émérites et honoraires. Il s’inscrit
dans la continuité de celui organisé le 9
novembre 2009 à l’occasion de la commémoration
du XX° anniversaire de la chute du Mur de Berlin et dont l’objectif
était d’illustrer comment la recherche tend à
créer des « Ponts » pour franchir les «
Murs » existant entre les connaissances relevant de différentes
disciplines scientifiques.
Le présent colloque applique la même
métaphore dans le domaine des activités artistiques.
Il s’agit d’analyser comment la création artistique
et sa diffusion pourraient être une source privilégiée
pour l’établissement de « ponts » dans
une société où subsistent de nombreux «
murs » engendrés par l’utilitarisme et par l’individualisme
qui en découle, avec comme corollaire la tentation croissante
du rejet des différences.
Lieu : A la Faculté d’Informatique
(21, rue Grandgagnage 5000 Namur)
Infos: fbo@info.fundp.ac.be
ou jean.donnay@fundp.ac.be
ou 0477 202786
Le Forum pour l’Action Sociale et Humanitaire, du 15 au 17/11/2010
La 9ème édition du Forum pour l’Action
Sociale et Humanitaire, appelé communément le «Flash»,
aura lieu du 15 au 17 novembre 2010 aux caves de
Cureghem.
L’événement, organisé
par des jeunes pour des jeunes, a pour objectif l’éducation
à la citoyenneté active des jeunes de fin de secondaire.
Dans ce cadre, le Flash2o1o accueillera des milliers de jeunes pendant
3 jours. Ceux-ci seront mis en contact avec des associations à
travers un jeu de rôle grandeur nature afin de développer
leur réflexion, leur connaissance et leur engagement. Ils
y découvriront les principales thématiques de l’action
sociale au travers de conférences, de témoignages,
de pièces de théâtre, d’ateliers, d’expositions
et de contacts avec les associations.
Si vous souhaitez inscrire votre association au Flash 2010 ou simplement
bénéficier d’informations supplémentaires
sur cet évènement, n’hésitez pas à
visionner la vidéo du
Flash2008 : http://www.youtube.com/watch?v=IPqc6T9arSo
Pour contacter l'organisation : relation.publique@t-mission.org
ou par téléphone 0474/39.13.25
Il est également possible pour les adultes d’assister
au Flash 2010 en tant que simple participant le mercredi
17 novembre de 14h à 16h30.
Laïcité et Pauvreté : pauvreté et exclusion
sociale : un enjeu laïque ?
Le Centre d’Action Laïque et le Centre régional
bruxellois du Libre examen à Bruxelles organise une journée
sur la pauvreté et l’exclusion sociale le 23
novembre 2010 de 9h00 à 16h30.
Au programme, trois tables rondes :
- Table ronde 1 : Pauvreté et exclusion sociale : une réalité
européenne, belge et bruxelloise
- Table ronde 2 : Laïcité et solidarité : une
adéquation de valeurs
- Table ronde 3 : Implications concrètes du mouvement laïque
dans la lutte contre l’exclusion sociale
Lieu : Centre d’Action laïque ASBL.
Campus de la Plaine, ULB. Avenue Arnaud Fraiteur à 1050 Bruxelles.
Programme détaillé et intervenants
sur http://www.laicite.be
Inscriptions : Véronique Lacroix : vlacroix@centrelibrex.be
ou 02/ 535 06 78
Rencontres Philo
: Sage comme une image... L'éducation aux médias le
20 novembre
Le tout au numérique offre des perspectives d’émancipation
que les générations précédentes n’auraient
pu imaginer, mais le foisonnement d’Internet et sa vulnérabilité
rendent son utilisation complexe et parfois dangereuse ; le traitement
numérique de l’image et du son permet de constituer n’importe
quelle fiction, n’importe qui peut se faire passer pour celui
qu’il n’est pas, etc. Les jeunes manipulent mieux les
outils de communication que leurs aînés, sans pour autant
avoir le bagage critique nécessaire pour bien les utiliser.
Naviguant entre accès au savoir, exposition aux manipulations
et risque de vol de données privées, leur éducation
aux médias se présente comme une nécessité,
y compris dans l’enseignement, terreau de la citoyenneté.
Matinée : Table-ronde
-François De Brigode, Journaliste RTBF
"Le JT : informer ou séduire ?"
- Dominique Vosters, Directeur du cabinet-adjoint de la Ministre
Fadila Lanaan
"Peut-on éduquer aux médias ?"
- Eric Clemens, Philosophe et écrivain
"Ceci n’est pas une image "
Après-midi : Ateliers participatifs
- Martine Nolis, Formatrice-animatrice en philo avec les enfants
"Eduquer aux médias avec Philéas & Autobule"
- Françoise Chatelain et Luana De Maggio, Chargées
de mission au service Cyberécole de la Communauté
française
"Pour un esprit criTIC, le passeport TIC"
- Violette Grégoire, Formatrice-animatrice à la Confédération
parascolaire
"Décortiquer la publicité pour devenir un acteur
critique et responsable de sa consommation"
Date : samedi 20 novembre 2010 de 9h à
17h
Lieu : maison de la Laïcité de Wavre
(33 rue L. Fortune à 1300 Wavre)
PAF : 5 € (réservation indispensable)
Plus d'infos : 010/22.31.91 (Annick Tasiaux) ou
rencontresphilo@laicite.net
ou www.polephilo.be
"Imaginons
ensemble l'alternative culturelle" Congrès extraordinaire
le samedi 27 novembre prochain à Charleroi organisé
par le PAC.
Cette année Présence et Action Culturelles fête
son quarantième anniversaire. A cette occasion, ils proposent
un congrès intitulé "Imaginons ensemble l'alternative
culturelle" qui sera l'occasion de débattre des grandes
orientations du mouvement pour les années à venir.
Face aux mutations de la société et à la colonisation
des imaginaires par le discours libéral et marchand, nous
devons inventer de nouvelles stratégies de résistance
collective.
Date : samedi 27 novembre de 9h30 à
18h (+ fête en soirée)
Lieu : Charleroi Espace Meeting Européen (CEME)
Rue des Français, 147 à 6020 Dampremy
Infos : info@pac-charleroi.be
ou +32 (0)71 79 72 08
“Social
capital and political participation by migrants in European cities”
Dans le cadre du projet de Mandat d’Impulsion Scientifique,
le 5 novembre, le FNRS organise une jounée
de conférences sur la participation sociale et politique
des migrants.
Lieu : Institut de Sociologie - Salle Henri Janne
(15ème étage). Avenue Jeanne, 44 à 1050 Bruxelles
Information & réservations : ibussoli@ulb.ac.be
Spectacles, concerts, films...
Concert de l’ensemble
Alizé au profit du « Pont des Arts » le 7 novembre
L’ensemble Alizé, orchestre étonnant d'instruments
à vent composé de près de 50 musiciens de tous
âges, se mobilise et donnera de son souffle au profit du "Pont
des Arts" !
L'occasion de découvrir ou redécouvrir le répertoire
de cet ensemble passionné dans le cadre enchanteur du spectacle
de "l'Enfant des Etoiles", de faire connaissance avec
le travail au quotidien des 6 artistes du Pont des Arts, mais aussi
de soutenir leur démarche et leur présence dans les
milieux de soins et d'accueil!
Au programme : un voyage musical inattendu, tout en subtilité,
dans des styles musicaux variés....
Paf : - en prévente : 4 € (enfants)
/ 7 € (adultes),
à verser sur le compte : 001- 2732871-69
en communication : Alizé, votre nom et prénom ainsi
que le nombre de participants
- 5 et 8 € le jour même
Infos : ASBL "le Pont des Arts" : http://www.lepontdesarts.be/
ou 0032/486/151.197

Le 11ème
Festival du cinéma d’ATTAC du 26 novembre au 5 décembre
au Botanique
Il y a onze ans déjà que Libération Films,
avec ATTAC, a été à l’initiative de cet
événement.
Face à une crise globale, le Festival du cinéma d’Attac
(Association pour la Taxation des Transactions financières
et pour l’Aide aux Citoyens) propose cette année encore
un moment de réflexion active pour reconsidérer radicalement
les cadres généraux de nos sociétés
et pour lutter contre ce sentiment d’impuissance, de déshumanisation
et de mécanisation qui semble régler nos vies.
Plus que jamais, dans ce chaos financier avec une spéculation
sans règles, la proposition, entre autres, d’une taxation
des transactions financières se révèle être
d’une actualité pressante.
Le festival proposera pendant 10 jours des documentaires suivis
d’échanges/débats avec des associations partenaires
(CADTM, ARLAC, Zin TV, ABP, …)
.
Infos : bxl@attac.be
Site Internet du festival : www.bxl.attac.be/cinema
Rhila à la Maison des Cultures et de la Cohésion Sociale
de Molenbeek, les 19 et 20 novembre.
Une magnifique création musicale autour
de l'univers de l'explorateur Ibn Battuta, le célèbre
voyageur médiéval né et mort à Tanger
au XIVe siècle.
Abid Bahri, musicien et compositeur molenbeekois,
est l’inspirateur de divers projets musicaux dont Luthomania,
Qayna et Qantara, des projets destinés à donner un
nouveau souffle à la musique orientale. Pour Rihla, il travaille
avec Samir Bendimered, compositeur, arrangeur polytalent qui excelle
tout autant dans le répertoire arabo-andalou que dans les
oeuvres classiques ou contemporaines.
Lieu : La Maison des Cultures et de la Cohésion
sociale de Molenbeek-Saint-Jean (Chaussée de Merchtem, 67)
- 1080 Molenbeek-Saint-Jean
Infos : 02 415 86 03 ou info@molenbeek.irisnet.be
HTTP://MAISONCULTURES1080.BLOGSPOT.COM

Mobilité, Insertion, Emploi. Les jeunes en parlent !, spectacle
théâtral, le 15/11/2010 dès 18H00
Réalisé dans le cadre d'une recherche-action sur la
mobilité et la mobilité professionnelle des jeunes
bruxellois, le contenu de la représentation est le fruit
de la rencontre (mêlant les techniques du théatre-action)
avec de jeunes Bruxellois. Le projet est porté par la Maison
de l'Emploi et de la Formation.
Lieu : 24, rue des Riches-Claires à 1000
Bruxelles.
Plus d'infos et inscription (gratuite) : info@mefbruxelles.be
ou 02 211 14
Quinzaine de
l'égalité des chances et de la diversité, du
10 au 25/11/2010
Epinglons quelques événements : présentation
d'un outil d'animation et de sensibilisation audio-visuel contre
l'exclusion et la discrimination des jeunes femmes d'origine immigrée
dans la formation. Le samedi 20 novembre de 9h à
12h30, à la Salle de conférences de la Maison
communale de la ville de Bruxelles (Grand Place).
Plus d'infos auprès du Monde selon les
Femmes : berengere@mondefemmes.org
ou au 02/ 211.00.33
Ou encore « Fabbrica » mise en scène de Pietro
Pizzuti avec Angelo Bison au Café-théâtre des
2 Gares le samedi 20 novembre à 18h30
Lors de cette quinzaine, exposition « Et si on racontait…Nos
espoirs. 60 ans d’immigration
Plus d'infos et programme complet sur la Quinzaine...
37ème édition du festival international du film indépendant
à Bruxelles du 2 au 7 novembre.
Trop de films vraiment novateurs n’arrivent jamais sur nos
écrans. Chaque année, pour les cinéphiles aventureux,
le Festival International du Film Indépendant de Bruxelles
est une véritable aubaine et certes un rendez-vous incontournable.
Lieu : Centre culturel Jacques Franck (Chaussée
de Waterloo, 94 à 1060 Bruxelles)
Infos et réservations : http://www.centremultimedia.org/
ou 02/ 649 33 40

L'Insoumise ou Scarlett O'Hara au pied du terril du 2 au 20 novembre
Comment raconter l'histoire de sa mère ?
Comment surtout trouver les mots et les silences pour dire l'extraordinaire
destin de celle qui, venue d'Algérie après un passage
au Maroc, aimait par-dessus tout Luis Mariano et Autant en emporte
le vent ? La vie des mineurs borains, revue et revécue par
une Scarlett O'Hara insoumise, libre, drôle et tragique à
la fois.
Création qui a reçu le prix de la Critique 2010- 10
€- à partir de 15 ans
Récit et interprétation: Jamila Drissi
Texte et mise en scène: Soufian El Boubsi
Lieu : Espace Magh, Rue du Poinçon, 17 à
1000 Bruxelles
Infos et réservation : Tel. +32 (0)2 274
05 10 - Fax +32 (0)2 274 05 20 - info@espacemagh.be

Penser l’Indépendance à l’ULG
Le Nickelodeon, ciné-club universitaire, vous invite à
l'événement " Penser l'Indépendance"
autour des 50 ans de la République Démocratique du
Congo. Du 6 octobre au 10 novembre, conférences-débats,
cinéma, photographie et théâtre sont au rendez-vous.
Conférences : entrée libre
Lieu : ULG, Place du xx Août, 7 à
4000 Liège
Projection de films : entrée 3,50€ - pass 3
séances : 8€
Programmation : www.nickelodeon.ulg.ac.be
Expositions, évènements
Festival interculturel « 5 coins du monde »
Le dimanche 21 novembre 2010, de 12h à
21h, un festival interculturel organisé par Internationaal
Comité, en collaboration avec le Bureau Kurde et des organisations
brésilienne, iranienne, congolaise, russe et belge. Il y
aura également une exposition de peinture le vendredi, 19
novembre, de 12h à 21h. Il y aura une exposition, un défilé
de mode, des danses, de la musique, du théâtre, une
conférence, des stands, un petit buffet ...
L'entrée et le buffet (sauf les boissons) sont gratuits.
Lieu : salle Belle Vue, Quai du Hainaut 43 - 1080
Bruxelles (près du canal).
Exposition « Le Maroc et l’Europe,
six siècles dans le regard de l’autre »
Jusqu’au 14 novembre, cette exposition se
tient sur le site de Tour et Taxis (86c, Avenue du Port, 1000 Bruxelles)
Infos :
www.internationaalcomite.be
Dernières nouvelles
Concours / Appels

Lancement de l’édition 2011 du festival « A Films
Ouverts »
Du jeudi 10 au dimanche 20 mars 2011, Média
Animation organisera la 6ème édition du Festival du
Film pour l’interculturalité et contre le Racisme :
« À Films Ouverts ».
Dès maintenant, ils recherchent des partenaires pour élaborer
le programme. Que vous ayez participé aux éditions
précédentes ou que vous souhaitiez les rejoindre,
que vous soyez un cinéma d’art et d’essai, une
maison de jeunes ou une association culturelle, … la programmation
vous est largement ouverte.
À Films Ouverts met à l’honneur un cinéma
issu d’autres cultures, des films engagés et vecteurs
de dialogues interculturels. L’interculturalité est
au centre du Festival mais chaque année un thème plus
précis est mis en avant.
Universel ou uniforme ? (Titre provisoire)
L’universalité sera le fil rouge de cette 6ème
édition. Le cinéma montre que, loin des différences
et où que ce soit, les femmes et les hommes sont animés
par les mêmes ressorts et souvent confrontés à
des problèmes similaires. Les films proposés proviennent
des quatre coins du monde mais, au lieu de chercher l’exotisme,
ils racontent des histoires qui pourraient se dérouler partout
ailleurs.
Ce cinéma permet aussi d’évaluer dans quelle
mesure le monde s’est unifié sous l’effet de
la globalisation. Si les sentiments humains sont bien pareils, le
fait que les problèmes vécus le soient également
indique peut-être que la diversité culturelle s’efface.
A part les langues et quelques traditions, le cinéma ne montre-t-il
pas des hommes confrontés à des normes partout identiques
? La culture unique serait-elle le revers de la médaille
de l’universalité ? La question est ouverte et sera
soumise à l’opinion du public.
Visionner et débattre
À Films ouverts est un Festival d’éducation
permanente qui ne s’arrête pas à une projection.
Le débat entre les spectateurs et la critique des films sont
essentiels à la démarche. Un film vit plus dans la
salle que sur l’écran. Nous encourageons donc à
prévoir des moments de discussion après les films,
auxquels les animateurs de Média Animation se feront un plaisir
de participer.
Plusieurs formules de participation :
- Programmer un film de votre choix illustrant la thématique
du Festival : l’interculturalité et la lutte contre
le racisme. Pour ceux qui aimeraient des suggestions qui se prêteront
au débat, une liste de films sera envoyée en novembre.
- Programmer une séance autour de la thématique de
2011 : « Universel ou uniforme ? ». Ici aussi, deux
possibilités : soit vous programmez un film de votre choix
qui correspondrait à cette thématique, soit vous sélectionnez
un film dans la liste qu’ils enverront début novembre.
- Programmer une carte blanche à Hadja Lahbib. Après
Taylan Barman en 2010, la réalisatrice et journaliste nous
a fait le plaisir de proposer un film qui répond pour elle
à la démarche du Festival. Hadja Lahbib pourra, selon
ses disponibilités, venir débattre de son choix avec
les spectateurs. Le titre du film sera communiqué dans l’envoi
de début novembre.
- Comme chaque année, Média Animation organise le
Concours de courts-métrages contre le racisme. Dans ce cadre,
nous vous proposons de co-organiser une séance de projection
« vote du public » des œuvres sélectionnées.
Pour faire partie des partenaires du Festival, contactez Daniel
Bonvoisin (d.bonvoisin@media-animation.be
- 02 256 72 53) ou Stéphan Grawez (s.grawez@media-animation.be
- 02 256 72 45)
Responsables du Festival – www.afilmsouverts.be
Le Musée de la Photographie de Charleroi fait appel à
vos souvenirs. Ouvrez vos albums !
Vous souvenez-vous de Meli, le parc d’attraction d’Adinkerke,
près de La Panne ? Le Royaume des abeilles, la sorcière,
le géant, les flamants roses et les jets d’eau ? Trois
générations de Belges sont venus en famille dans ce
qui fut longtemps le seul parc d’attraction né du rêve
d’un apiculteur, Monsieur Albéric Florizoone !
Le Musée de la Photographie à Charleroi lui consacrera
bientôt une exposition qui sera composée de photographies
que vous y avez prises, ou vos parents, vos grands-parents.
Il fait appel à vos souvenirs. Ouvrez vos albums !
Envoyez ces photographies qui vous seront retournées après
avoir été exposées du 28 mai au 18 septembre
2011 et reproduites dans le catalogue de l’exposition.
A envoyer au :
Musée de la Photographie
11, Avenue Paul Pastur
6032 Charleroi
N’oubliez pas d’identifier vos envois et, si possible,
de dater les photographies.
Rideau cherche théâtre !
Ce lundi 18 octobre 2010, à l'occasion d'une conférence
de presse en matinée et d'une rencontre publique en soirée,
Michael Delaunoy, Directeur artistique, et Jean-Marie De Backer,
Président, ont exposé la situation actuelle du Rideau
de Bruxelles, contraint d'envisager son avenir hors du Palais des
Beaux-Arts à partir de la saison 2011-2012.
Communiqué de presse : http://www.rideaudebruxelles.be/rideau.php
Pour suggérer des pistes pour dénicher le lieu idéal
: rideaucherchetheatre@rideaudebruxelles.be
Contact : Marie Maloux Service de presse
T +32 (0)2 737 16 05
www.rideaudebruxelles.be

Prix 2011 de l’Université des Femmes pour un mémoire
féministe
Ce prix est décerné à des étudiant-e-s
ayant réalisé un travail de fin d’études
abordant une problématique « femmes » dans un
esprit féministe.
Deux prix sont octroyés:
Catégorie “Master”: 1er Prix de 1000 euros
Catégorie “Baccalauréat”: 1er Prix de
500 euros
Les deuxième et troisième prix reçoivent des
ouvrages offerts par la Direction de l’Egalité des
Chances du Ministère de la Communauté française.
Le travail doit avoir été sanctionné par une
institution d’enseignement supérieur universitaire
(“Master”) ou non universitaire (“Baccalauréat”)
belge francophone au cours de l’année académique
2009-2010. Il peut être défendu dans toute discipline
mais doit contribuer à enrichir les connaissances utiles
aux femmes et aux rapports sociaux de sexe.
Les candidat-e-s doivent transmettre leur travail en trois exemplaires
accompagnés d’un bref CV et compléter une fiche
de dépôt pour le 15 janvier 2011.
Pour toute information : http://www.universitedesfemmes.be
Tél. : 00 32 (0)2 2293825 - Fax : 00 32 (0)2 2293853 - Courriel
: info@universitedesfemmes.be
Futur programme européen pour
la jeunesse: votre avis est essentiel !
La Commission européenne vient de lancer
une consultation publique en ligne sur le développement du
futur programme européen en faveur de la jeunesse.
Jeunesse en action sera en vigueur jusqu’à
la fin de 2013. Des réflexions sur la forme que devra prendre
le programme qui lui succédera ont déjà commencé.
Dans ce contexte, une consultation publique en ligne vient d’être
lancée. Cette consultation a pour but de recueillir des avis
sur les moyens de préparer au mieux le futur programme afin
qu’il puisse répondre aux besoins, aux défis
et aux attentes des jeunes. Elle s’adresse à tous les
citoyens, associations, organisations, autorités publiques,
responsables politiques et autres acteurs intéressés
par l’élaboration du nouveau programme. Elle sera ouverte
jusqu’au 30 novembre 2010.
L’enjeu est essentiel : soutenir la mise
en place d’un futur programme Jeunesse qui comprend des actions
diversifiées, ouvertes au plus grand nombre et qui garde
des objectifs concrets répondant aux besoins des jeunes et
des travailleurs/ associations de jeunesse qui les accompagnent.
Participez nombreux en cliquant ici et n'hésitez pas à
faire passer le message dans vos réseaux !!!
Séminaire: « Jeunes et
mobilités : un luxe ? »
Suite à une série de réunions préparatoires
en Communauté Française et à un premier séminaire
d'un jour à Namur en juin dernier, Le BIJ organise, dans
le cadre de la Présidence belge de l'Union, un séminaire
européen intitulé « Jeunes et mobilités:
un luxe ? », du 9 au 12 décembre, à Namur également
(Hôtel Leonardo). Ce séminaire, outre le fait de rassembler
des représentants institutionnels qui travailleront de leur
côté, entend, lors des ateliers jeunes, donner la parole
aux jeunes et aux travailleurs de jeunesse venant de plus de 30
pays.
Etant donné que pour des raisons budgétaires, un certain
nombre de pays invités ne peuvent envoyer de représentants,
nous avons décidé d'augmenter le nombre de délégations
de Communauté française.
Profil des participants
Les délégations de Communauté française
doivent se composer d'un travailleur de jeunesse et d'un(e) jeune,
de préférence venant d'un milieu ayant été
confronté(e), de manière positive ou négative,
à une expérience de projet de mobilité (locale,
culturelle, internationale…).
Les ateliers du séminaire se dérouleront en anglais.
Seules les plénières seront traduites en français.
Les travailleurs de jeunesse sont censés jouer le rôle
d’interface linguistique si le/la jeune éprouve des
difficultés en anglais.
Une sélection des délégations aura lieu et
les résultats seront communiqués le mercredi 17 novembre.
Contenu du séminaire
Tous les détails de ce séminaire figurent sur le
site: www.youth-eutrio.be.
Vous pouvez aussi consulter la brochure.
Conditions de participation
Les frais de déplacement et de séjour des délégations
CFB sélectionnées seront pris en charge par le BIJ.
Des questions
N'hésitez pas à contacter Thierry Dufour (thierry.dufour@cfwb.be
ou 02 548 38 81) ou Sara Le Briand (sara.lebriand@cfwb.be
ou 02 227 52 79), chargés du suivi de ce séminaire.
La Maison culturelle d’Ath recherche
des d’animateurs artistiques prêts à
s’investir dans la mise en place d’ateliers d’Expression
et de Créativité à Ath
Le Centre culturel régional, la Maison Culturelle d’Ath
relève un nouveau défi : la mise en place d’un
Centre d’Expression et de Créativité (CEC),
« La Ruée vers l’Art » qui serait spécialisé
dans l’intervention en milieu urbain. Ses activités
s’appuieraient sur de nombreuses techniques artistiques :
arts plastiques, arts numériques, communication visuelle
et graphique, art dans l’espace public, design urbain, scénographie,
musique, expression corporelle, théâtre, arts de la
rue, …
Afin de donner vie à ce Centre d’Expression
et de Créativité, et de rencontrer le bouillonnement
escompté, ils sont à la recherche d’animateurs
artistiques.
L’expérience en animation est un plus,
mais possibilité de faire ses armes aux côtés
d’un animateur plus expérimenté en gestion de
groupes et de prendre part gratuitement à une expérience
formative centrée sur la réalisation d’une création
collective pour Sortilèges, Rue et vous ! Cette formation
serait dispensée au printemps 2011 et accessible aux animateurs
intéressés de s’investir dans le CEC.
Si cela vous tente, nous vous invitons à nous contacter
et/ou à participer à une première rencontre
ce vendredi 3 décembre à 19h30 au
château Burbant à Ath.
Formations

Espèces (s) d’animateur
Acteur de l’animation jeunesse-enfance ? Ces 9, 16
et/ou 18 novembre 2010 !
Durant 1, 2 ou 3 jours, donnez-vous l’occasion de découvrir
d’autres projets et façons de voir, de réfléchir
avec d’autres acteurs de l’animation, de partager des
méthodes de travail, de participer à des débats,
des workshops et des ateliers de réflexion, et de passer
un bon moment !
Au programme :
9/11, de 9h00 à 16h30 : animation du et au quotidien. La
routine au service des projets.
16/11, de 9h00 à 16h00 : partenariat : alliance ou méfiance
? Collaboration entre culturel, social et scolaire. Et de 20h00
à 22h00 « Chéri(e), j’ai casé les
gosses ! » Garderie ou bouillon de culture ?
18/11, de 9h00 à 16h30 : animer : reproduire ou inventer
? Enjeux de l’expression.
Infos et inscriptions : http://especesdanimateur.blogspot.com/
ou C-paje asbl - 04/223.58.71 - cecile@c-paje.net

- Le nerf de la guerre... des sexes? - Rapports sociaux et argent
Les 5, 9, 19 novembre, l’Université des femmes propose
des formations.
Au programme :
Le vendredi 5 novembre de 14h à 17h : Module
3 : Les femmes et la crise.
Appauvrissement de certaines femmes / enrichissement de certains
hommes dans le néolibéralisme : les exemples du micro-crédit
et du démantèlement du système des retraites
par Jules Falquet, docteure en sociologie et maîtresse de
conférence, Université Paris Diderot.
Crise et féminisme marxiste, Céline Caudron, historienne
et militante anticapitalisme
Le mardi 9 novembre de 18h à 21h30 : Module
4 : Soirée spéciale : Economie politique du patriarcat.
Activité dans le cadre de la Journée nationale des
Femmes
Présidé par Florence Degavre, professeure d’économie,
UCL.
Christine Delphy, sociologue, directrice de recherche émérite,
CNRS
Le vendredi 19 novembre de 14h à 17h : Module
5 : Revenus du travail, revenus du patrimoine.
Présidé par Françoise Goffinet, experte à
l’Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes
Les causes des différences de salaire : une explication féministe
par Hedwige Peemans-Poullet, historienne, Université des
Femmes.
Micro-crédits, micro-salaires? Les effets négatifs
de l'idéalisation de la micro-finance comme alternative à
l'emploi salarié pour les femmes en Europe? Par Emmanuelle
Desmedt, maîtresse de conférence en gestion des ressources
humaines, Université de York.
Infos: http://www.universitedesfemmes.be/
ou (0)2 229 38 25 et
info@universitedesfemmes.be
Les Ateliers Citoyens (Association Culturelle Joseph Jacquemotte)
vous propose une journée de formation, « Métamorphoses
Citoyennes » le jeudi 2 décembre 2010 de 9h30 à
13h00
Que signifie aujourd’hui l’appellation de “citoyen”?
Face aux transformations politiques et économiques qui marginalisent
chaque jour davantage ses libertés et ses droits civiques,
et qui brouillent la frontière entre son identité
politique et son rôle de consommateur, de quels moyens dispose
le citoyen pour reprendre prise sur son destin individuel et collectif?
La formation «Métamorphoses Citoyennes» propose
d’apprendre à lire autrement les luttes d’aujourd’hui,
afin d’en dégager deux outils essentiels: premièrement,
un cadre conceptuel qui permette à chacun de comprendre les
processus en cause et les liens qui existent entre eux et, deuxièmement,
des principes d’action qui replacent le citoyen au centre
de la vie politique, comme acteur de nouvelles solidarités.
Lieu : salle “Espace Marx”, rue Rouppe
4, 1000 Bruxelles
Participation libre aux frais
Intervenant : Hadelin Feront est licencié
en droit et détient un master en sciences politiques de l’Université
d’Edimbourg, Ecosse. Il a travaillé pendant plusieurs
années à différents niveaux de la politique
internationale, notamment dans le milieu associatif où il
a coordonné plusieurs campagnes entre organisations du Nord
et du Sud. En prolongement de son travail sur la mobilisation politique
et la participation, il est aujourd’hui formateur d’Ateliers
Citoyens.
Inscription : Limitation à 20 participants.
Inscription par courriel : acjj@skynet.be ou par téléphone:
02 512 50 93 en mentionnant votre nom ainsi qu’un numéro
ou une adresse courriel où vous joindre.
Renseignements : Matthieu Tihon : matthieu.tihon@acjj.be
/ 02 512 50 93 / 0473 49 67 79
Le clown et la personne âgée. « L’instant
présent », stage par Ingrid Marcq et intervention de
Nanou Rasquinet (asbl clair de clown) du 15 au 19 novembre.
Ce stage s’adresse à toute personne
désirant apporter son aide et sa présence aux personnes
en maison de retraite.
Que ce soit pour des proches, amis, famille ou pour intervenir en
tant que clown en maison de retraite ou pour toute personne travaillant
dans le corps médical ou amenée, dans sa vie professionnelle,
à être en contact avec des personnes âgées,
que ce soit par la maladie, un accident, une situation familiale,
un choc psychologique ou un handicap
1ère session : du 15 au 19 novembre 2010 de 10h à
18h
Lieu : la Roseraie, 1299, Chaussée d’Alsemberg
1180 Uccle
Tarif : 320 €
Infos : www.echappeebelle.org
Développer la cohésion
d'une équipe d'animation, les 22-29 novembre
Développer la co-construction par l'improvisation théâtrale
Cette formation s'adresse aux intervenants qui possèdent
une expérience en co-intervention et/ou en co-animation et
qui souhaitent explorer de nouvelles pistes de collaboration.
Avec Florence Pire.
Infos : http://www.ecoledesparents.be/x11024.html
ou : Ex-pression asbl - www.ex-pression.be-
0478/80.44.41
Cycle de formation : Des gueules noires
aux précaires : représentation du travail dans l’art
Quelle analyse du rôle de l’art dans notre société
? Comment nous approprier l’art dans nos pratiques d’éducation
permanente ?
5 ateliers comme un « voyage généalogique »
du 19ème siècle à nos jours montrant que l’art
est un vecteur privilégié pour dire et exprimer, comme
témoin des questions et mutations qui traversent notre société
et donc le champ du travail.
Formateur : Laurent Courtens, historien de l’art et critique,
responsable de la médiation à l’ISELP
Quand : les mardis 16/11, 23/11, 30/11, 7/12, 14/12
et le jeudi 16/12 de 18h00 à 21h00
Infos : CFS asbl au 02/543 03 03
Sites web / Publications
Un
blog de capacitation citoyenne
Chacun a des capacités, reste à les exploiter ! La
capacitation citoyenne est cette mise en capacité à
développer ses ressources citoyennes.
Le réseau Capacitation citoyenne cherche à aider les
groupes de tous horizons soucieux de développer des expériences
innovantes en matière de participation et de citoyenneté
en leur donnant la parole et les moyens de se rencontrer.
Découvrez le réseau et ses multiples actions : http://blog.capacitation-citoyenne.org/
La nouvelle chronique de La Ligue des droits de l’Homme est
en ligne !
Cette chronique de novembre et décembre 2010 aborde le thème
des diverses formes de militance et d’activisme. Au sommaire
: luttes citoyennes en ligne, Inventer de nouvelles formes de débats,
l’activisme actionnarial, Panorama de la presse engagée,
etc.
Téléchargez la Chronique
Pour découvrir toutes les activités et actions de
la LDH : http://www.liguedh.be/
Le site Internet des Equipes Populaires fait peau neuve
Le site devient www.equipespopulaires.be
Un site pour informer au mieux le citoyen quant aux thématiques
qui le touchent directement : consommation responsable et développement
durable, emploi, travail et qualité de vie, précarité
et exclusion, causes et conséquences des migrations, citoyenneté
communale, relation à soi et aux autres.
Plus d’interactivité grâce à la contribution
directe des militants disséminés aux quatre coins
de la Belgique, une esthétique plus dynamique et plus moderne.
A l’avenir, vous serez instantanément informés
de la vie du mouvement.
Les courriels changent de nom de domaine : @ e-p.be devient
@equipespopulaires.be
L’adresse du secrétariat communautaire devient secretariat@equipespopulaires.be
La pensée et les hommes et les Editions F.M.E présentent
le 78ème numéro de la revue La pensée et les
hommes.
À l'occasion du centenaire de l'exécution
de Francisco Ferrer, la Catégorie pédagogique de la
Haute École Francisco Ferrer a organisé de multiples
activités, dont un colloque. La réflexion, éclairée
par les principes du projet pédagogique de Ferrer et d’autres
pédagogues « alternatifs», y interrogela possibilité
pour l’école d’agir sur le monde et de transformer
la société.
Ce numéro de la revue La Pensée et les Hommes publie
les interventions présentées à ce colloque,
ainsi que les résultats d'un atelier de réflexion.
Il comporte également une documentation historique constituée
de textes d'auteurs contemporains ou plus anciens. Ce volume est
accompagné d'un DVD gratuit qui permet de visualiser en détail
l'exposition réalisée par la Haute École Francisco
Ferrer.
Infos : La pensée et les hommes ASBL 02/
650 35 90 (Christiane Loir) ou christiane.loir@ulb.ac.be
ou encore E.M.E Editions 081/ 43 42 63 ou edition@intercommunications.be
Commander le Dvd « La fin de la pauvreté » de
Philippe Diaz.
S’aventurant au-delà des réponses
habituelles sur les origines de la pauvreté, la fin de la
pauvreté se demande si ses véritables causes ne viennent
pas de l’exploitation des pays pauvres par les pays riches,
de l’époque coloniale à aujourd’hui.
Les peuples luttent contre l’expropriation des ressources
naturelles, la dette, le néolibéralisme et l’imposition
de la croissance tournée vers l’exportation.
Des favelas d’Amérique latine aux bidonvilles d’Afrique,
des acteurs sociaux, des économistes de renom et des personnalités
politiques révèlent comment les pays développés
pillent la planète, accroissent la pauvreté et menacent
les capacités de la planète à soutenir la vie.
Une production Cinema Libre Studio en association avec La Fondation
Robert Schalkenbach
Produit par Beth Portello
Ecrit et réalisé par Philippe Diaz
Pays d’origine - USA - 2008
Durée - 1h44
Film en version française, espagnole et anglaise
Commande par email au CADTM : info@cadtm.org
Prix : 10 euro
Pétition
 Une
campagne de sensibilisation du CIRE asbl et une pétition
"Ouvrons les yeux sur les centres fermés"
Le film 'Illégal' qui traite de la question
des centres fermés est sorti en salle récemment. A
cette occasion, nous avons réalisé un dossier pédagogique
sur les centres fermés et les expulsions en vue d'accompagner
les débats qui suivront les projections. Il est disponible
et téléchargeable sur le site www.ouvronslesyeux.be.
En partant des questions principales que soulève ce film,
ce dossier permet de comprendre en 15 fiches la politique de détention
en centres fermés et d'expulsions menée par la Belgique.
Dans la foulée du film et de ce dossier pédagogique,
nous lançons conjointement avec plusieurs organismes et associations
une pétition 'Ouvrons les yeux sur les centres fermés
pour étrangers', qui a pour but de signifier aux responsables
politiques belges notre refus d’une politique migratoire essentiellement
centrée sur les moyens de contrôler et de fermer nos
frontières et notre demande qu'ils mettent fin au plus vite
à la détention des migrants.
Vous avez la possibilité de la signer en ligne sur le site
www.ouvronslesyeux.be.
Vous pouvez aussi obtenir une version 'papier' de la pétition
pour la faire circuler autour de vous ou dans votre association
en la téléchargeant dans la section pétition
du site.
Nous vous invitons à diffuser largement cette pétition
et à abriter un lien au départ de votre site web qui
renvoie directement vers la page de la pétition. Merci aussi
de faire circuler les versions 'papier' et de bien vouloir nous
envoyer les signatures que vous aurez récoltées sur
ces versions 'papier' à notre adresse (80-82 rue du Vivier
1050 Bruxelles) pour le 1er décembre 2010.
Le réalisateur et les producteurs du film 'Illégal'
proposent également une lettre ouverte intitulée 'Aucun
homme n'est illégal'(www.illegal-act.be).
Nous soutenons cette initiative lancée par le réalisateur
du film et prévoyons de remettre ensemble ces pétitions
aux autorités compétentes lors d'une action publique
dont la date vous sera communiquée. N'hésitez donc
pas à signer les deux textes !
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Culture et Démocratie
70, rue Emile Féron - 1060 Bruxelles
Tél. : 02/502 12 15
Courriel : info@cultureetdemocratie.be
Cette lettre d'information a été réalisée
par Christelle Brüll, Georges Vercheval et Nicole Gesché
grâce au soutien de la Communauté française.
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