n°50
- 19/01/2011
Editorial
Le 4 novembre dernier, une assemblée générale
« élargie » de Culture et Démocratie
se tenait aux Halles de Schaerbeek, pour réfléchir
à la crise que traverse notre pays. En décembre,
l’« appel contre le nationalisme et pour le dialogue
» était lancé. En trois semaines, il allait
rassembler près d’un millier de signatures (et
cela continue) (1). « Artistes
et intellectuels » s’y sont impliqués les
premiers, bientôt rejoints par tous les convaincus de
l’urgence d’une réaction citoyenne et responsable.
Aussitôt publié et commenté dans Le Soir,
l’appel a fait l’objet d’une émission
sur la Première RTBf. Un tel mouvement – les
néerlandophones nous avaient précédés
- ne pouvait s’arrêter là. Il s’amplifie
et se diversifie.
Nous reprenons ci-dessous le communiqué de la plateforme
« Niet in onze naam / Pas en notre nom » qui annonce
un évènement au KVS, le 21 janvier :
Le
21 janvier à Bruxelles au KVS (2),
de 19 à 23 h : Solidariteit maakt een cultuur
groot / La solidarité grandit une culture. En français
et en néerlandais !
Solidariteit
maakt een cultuur groot était le titre de l’appel
par lequel, en automne, des artistes néerlandophones
ont réagi contre « le nationalisme borné
». Au cours des semaines qui ont suivi, d’autres
milieux ont vu le démarrage du mouvement pour la solidarité
et contre le nationalisme : les syndicats, les étudiants
(avec leurs batailles d’oreillers), les universitaires
(avec le groupe Vooruit), Red de Solidariteit/Sauvons la solidarité…
En décembre, l’association Culture et Démocratie
lançait également un appel contre le nationalisme
à l’adresse des artistes et intellectuels francophones.
Entre-temps,
« La solidarité grandit une culture » a
rallié d’autres initiatives visant à mettre
sur pied ensemble un « mouvement de société
» contre le nationalisme et pour le maintien de la sécurité
sociale. C’est ainsi qu’est née la plate-forme
« Niet in onze naam/Pas en notre nom ». L’événément
du 21 janvier est, pour ses organisateurs, le début
d’un « discours nouveau et d’ouverture qui
est nécessaire, un discours où il est question
de solidarité, de justice sociale et de diversité
culturelle. »
Nous soutenons cet événement auquel
– nous l’espérons - vous serez nombreux
à participer.
(1) voir l’appel de Culture et Démocratie
et la liste des signataires ci-dessous
(2) KVS : Arduinkaai 7 & Lakensestraat
146
1000 Bruxelles
|
Les couleurs correspondent aux axes suivants :
- Politiques culturelles
- Culture et Solidarité (Art et Santé,
Art et Prison, CPAS)
- Culture et Ecole
- Interculturalité
- Culture et Citoyenneté
|
Culture et Démocratie
L'Agenda
"Un enseignement en culture. De l'utopie à la réalité."
Suite et fin des tables-rondes.
Le 24 janvier 2011, de 12h30 à 14h30, à la Cambre
- salle Steynen (21, abbaye de la cambre - site de l'abbaye, Bruxelles)
Sixième et dernière de la série des tables
rondes organisées par Culture et Démocratie sur la
problématique Culture(s) et Enseignement, cette rencontre
sera consacrée aux pédagogies alternatives : Comment
la question culturelle/artistique y est-elle appréhendée
? Ouvrent-elles en la matière, des pistes nouvelles, différentes
? Et si oui, que questionnent-elles dans la culture scolaire dominante
?
Au terme de ce cycle, Culture et Démocratie présentera
un rapport de synthèse et formulera des propositions concrètes
pour l’établissement d’un nouveau contrat culturel
pour l’enseignement.
Programme de la sixième table-ronde
La culture et les écoles à pédagogie alternative
A condition de respecter un programme et un horaire
minimum légalement fixés, chaque pouvoir organisateur
jouit, pour son réseau d'enseignement, et même pour
chaque institution d'enseignement, de la liberté d'aménager
ses horaires et, sous réserve d'approbation ministérielle,
en vue d'assurer le niveau des études, d'élaborer
ses programmes. Chaque pouvoir organisateur est libre en matière
de méthodes pédagogiques.
Loi de 29 mai 1959, art. 6
Modératrice : Sabine de Ville, vice-présidente
de Culture et Démocratie
Intervenants :
Benoît Toussaint, professeur de français à l’école
Périple en la demeure à Limerlé.
Henry Landroit, instituteur et fondateur de deux écoles :
l’Ecole ouverte à Ohain et l’Autre école
à Bruxelles.
Marcelle Clarinval-Le Boucher, ancienne professeure de philosophie
et de français dans le secondaire à l’école
Decroly et ancienne directrice de l’enseignement fondamental
de l’école Decroly à Bruxelles
Eric Van der Aa, directeur de l’école Claire Vivre
à Bruxelles.
Plus d’informations :
L’inscription est obligatoire. Chaque participant recevra
au préalable un portefeuille d’extraits de texte visant
à préparer les débats. Téléchargez
le ici.
Culture et Démocratie asbl
Rue Emile Feron 70 – 1060 Bruxelles
Tél : 02 502 12 15 – info@cultureetdemocratie.be
Deux journées d’information et de sensibilisation au
métier d’artiste intervenant en milieu de soin.
Lundi 31 janvier 2011 de 9h30 à 16h00 et mardi 1 février
2011, de 9h30 à 18h00 à l’Hôpital
Psychiatrique Saint-Jean-de-Dieu de Leuze-en-Hainaut (Avenue
de Loudun 126, 7900 Leuze-en-Hainaut )
Depuis plusieurs années, des artistes sont présents
dans les milieux de soin et proposent aux patients et à leurs
proches un moment de partage et de créativité. En
quoi consiste leur rôle ? Quelles sont les réflexions,
la philosophie et l’éthique qui sous-tendent leur démarche
? Quelles sont leurs méthodes de travail ? Comment se passe
leur rencontre avec le milieu de soin ? Quelle forme de cohabitation
a-t-elle été privilégiée avec le personnel
soignant ?
Le réseau « Art et Santé », coordonné
par Culture et Démocratie, rassemble des artistes et des
soignants afin d’encourager un développement structurel,
durable et professionnel de projets artistiques en milieu de soin.
Dans ce cadre, il organise deux journées de sensibilisation
au métier d’artiste intervenant en milieu de soin.
Les objectifs sont d’informer et de susciter une réflexion
sur le métier, sur le développement et l’intégration
de projets culturels en milieu de soin afin de mieux comprendre
et imaginer la place de l’artiste dans le secteur de la santé.
Les questions de déontologie, de méthodes de travail,
de(s) collaborations, de préparation psychologique, entre
autres, seront abordées. A l’issue des deux journées,
les participants auront obtenu des pistes d’actions et de
réflexions pour développer leur projet. Au programme:
discussions, échanges, témoignages, etc.
Ces deux journées s’adressent aux artistes qui développent
ou souhaitent développer ou un projet artistique en milieu
de soin, mais également aux médecins et au personnel
soignant ouverts à la rencontre.
Infos pratiques :
Programme
et invitation.
Attention réservation indispensable (paf :
30 euros, incluant également leslunchs et documentations)
: christelle@cultureetdemocratie.be
Actions / Productions
Appel : « Refuser le nationalisme. Privilégier le dialogue
» ! Près de 1000 signatures, déjà !
Vu la situation difficile que traverse notre pays, Culture et Démocratie
en appelle aux artistes, intellectuels, responsables d'institutions
culturelles mais également à toute personne soucieuse
de culture et de démocratie, pour interpeller nos concitoyens,
dont les politiques et autres décideurs… Il y a urgence
!
Si vous partagez ses points de vue, nous vous demandons de signer
cet appel sans délai, en nous envoyant un courriel (à
appel@cultureetdemocratie.be) reprenant vos nom, prénom et
fonction et précisant que vous êtes signataire.
A l'heure actuelle, nous avons récolté près
de 1000 signatures !
La prochaine étape sera de fédérer nos efforts
avec nos amis flamands et bruxellois, en vue d'autres actions, communes
et citoyennes,
Lire l'appel.
Voir la
liste des signataires.
Pour signer l'appel, il suffit d'envoyer un courriel à appel@cultureetdemocratie.be
en précisant vos nom, prénom et fonction. Merci !
Portefeuille de textes à propos de la table ronde sur la
culture dans les pédagogies alternatives
Dans le cadre du cycle de tables rondes organisé par Culture
et Démocratie, les comptes-rendus des échanges ainsi
que des portefeuilles de lectures sont mis en ligne. Le dernier
portefeuille à consulter concerne la table ronde de ce lundi
24 janvier
Consultez ce portefeuille ici
Pour tous les portefeuilles et les comptes-rendus
des tables-rondes, cliquer ici
Arts plastiques en prison
Avec le Réseau Art & Prison, Culture et
Démocratie organisa en 2010 une journée d'information
et de réflexion sur les arts plastiques en prison. Le rapport
de cette journée est téléchargeable.
Bonne lecture !
Coups de cœur
Six milliards d'autres
Un projet de Yann Arthus-Bertrand, Sybille d’Orgeval
et Baptiste Rouget-Luchaire, avec Solveig Risacher. À Tour
& Taxis jusqu’au 3 avril 2011.
On connaît Yann Arthus-Bertrand pour sa « Terre
vue du ciel » et pour « Home ».
On le sait fasciné par la diversité des paysages de
la planète, déterminé à la protéger
d’elle-même et à alerter l’opinion sur
l’urgence de changer nos habitudes, celles des Etats, et les
nôtres...
Aujourd’hui, avec ses 6 milliards d’autres,
il aborde les grandes questions de civilisation. Au plus près
de l’humain et en 40 questions qui vont de la famille, de
la transmission des valeurs, du premier souvenir de l’enfance
au métier que l’on pratique, aux grandes peurs, à
l’exil, à la notion de liberté, à la
nécessité (ou à l’impossibilité)
de pardonner… Pour cela, ses collaborateurs – photographes,
cinéastes, preneurs de son, interprètes (essentiels)
- sont allés à la rencontre de « l’autre »,
interrogeant 5600 personnes dans 78 pays. Hommes, femmes, jeunes,
âgés, paysans, citadins, artistes, ouvriers, commerçantes
(pas de politiques, de militaires, ou d’hommes d’affaires),
ils ont répondu. Face caméra.
Le résultat ? Une exposition mouvante où l’on
est confronté au visage, à la parole de l’autre.
C’est brutal, généreux, fascinant. Une mosaïque
géante (10 panneaux de 105 portraits murmurants) occupe la
première salle. Selon un rythme apparemment aléatoire,
un des visages grandit et ses mots nous parviennent (traduits en
français d’un côté de la salle, en néerlandais
de l’autre). Parole d’homme ou de femme à propos
de la vie, de la mort – Comment on fait, tout seul ?
- ou d’une catastrophe (dite) naturelle…, mais
le changement climatique est dans tous les esprits - Je n’y
pensais pas auparavant, dit une femme, dans un rire nerveux.
Maintenant j’ai peur de mourir… Tout traduit
en mots, en phrases ou par un silence (gorge nouée), une
chanson (sud-américaine), un rap (à l’accent
maghrébin). A la question « qu’aimeriez-vous
dire aux gens qui vont vous entendre », un jeune
propose que ce soit une autre question : qu’est-ce que
tu as fait de bien dans ta vie ? Je veux dire : pas en
terme de réussite ou de geste extraordinaire … Simplement :
de bien ?
On aura intérêt à ne pas se laisser happer
par cette mosaïque, car le plus fort est à venir :
vingt salles de projection où chaque dimension du projet
est abordée ! On est tenté de passer vite (il
y en a trop…), puis on se laisse prendre. Des heures. Et on
ne sent pas le temps passer !
Certains portraits sont très personnels, et les réponses
approfondies, voire intimes. Les victimes de la guerre,
les témoins du climat y sont évidemment présents.
Mais la famille aussi : – L’humain
doit aller au-delà de la famille, de l’ethnie…
/ - Avec les traditions qu’elle m’impose, la famille
est une prison. Je la fuis - / - Dès mes 10 ans, j’ai
fait partie d’un gang (à Los Angeles). Je me droguais.
Mon père y était et se droguait aussi. Je dois briser
cette chaîne / Et les Premiers souvenirs - Quand je suis né,
mon père était à la guerre (de Corée).
Chaque soir, ma mère me donnait sa photo à embrasser.
Quand il est revenu, je ne l’ai pas reconnu. Je le rejetais.
/ - L’anniversaire de mes 4 ans : la rue, la maison,
la sensation qu’à 4 ans on est grand ! Et que
la vie commence ! / - Je voulais être un garçon,
car mon père me disait que jamais je ne pourrais être
son fils… / Pardonner : - Je
pardonne tout, sauf la trahison / - Je suis tentée de tout
pardonner. Au point que c’en est inquiétant…
/- Je peux pardonner à celui qui a tué ma famille
(au Rwanda) s’il me le demande à moi-même, pas
s’il s’agit d’un pardon adressé à
l’Etat, ou à Dieu… / Après
la guerre (en ex-Yougoslavie) : Personne n’est
heureux aujourd’hui. Les gens ne vivront pas assez longtemps
pour que justice leur soit rendue.
Nous arrêterons là. Même l’exposition
ne peut tout dire. Ce qui importe, c’est que le visiteur de
l’exposition se retrouvant face à « l’autre »,
dans le métro ou ailleurs, pose sur lui, ou sur elle, un
autre regard, différent.
Georges Vercheval
p. s. : « Être Belge » est une
mission nouvelle qui s’est ajoutée au concept original.
Réalisée dans l’urgence par Nic Balthazar, elle
fait suite au défi que lui a lancé par Yann Arthus-Bertrand
à Paris, le 13 juin dernier (élections en Belgique)
et concerne 10 millions de néerlandophones, francophones,
germanophones, en quête d’identité... Des images
et des mots pour que l’on se comprenne mieux, et pour que
l’on connaisse aussi ce demandeur d’asile qui, descendu
du train à la gare du Nord, un jour, y passera 8 mois…
En pratique : Tour & Taxis, avenue du
Port, 86 C 1000 Bruxelles. Jusqu’au 3 avril 2011. Lundi –vendredi
: 9 – 17 h. Samedis, dimanches, jours fériés :
10 – 19 h. Réservation obligatoire pour les écoles :
02 549 60 49 ou tour-taxis@6milliardsdautres.be
www.6milliardsdautres.be
Un musée au bout des doigts
Ça a commencé il y a deux ans, avec
"Circulez, il n'y a rien à voir ", une formation
proposée par l’asbl Sel Bleu démontrant les
possibilités d'accès à la culture pour les
déficients visuels. Pour Valérie Formery, conservatrice
du Musée Ianchelevici, où la sculpture prédomine,
il y avait matière à réflexion ! La rencontre
avec Kimberley Parée, licenciée en histoire, titulaire
d’un DEA didactique option Histoire de l'Art orienté
sur la question de la déficience visuelle dans le socio-culturel,
a été déterminante.
Kimberley est non-voyante. Avec son ergothérapeute, elle
a appris à se repérer dans le musée. Avec Valérie
Formery, elle a discuté de la vie de Ianchelevici, approfondi
l’étude de son oeuvre. Ensemble, elles ont envisagé
les interprétations possibles, mis en place les outils multisensoriels
pour pallier le sens déficient de la vue, organisé
les visites-test avec un public de volontaires, non-voyants ou mal-voyants,
qui ont pu valider les divers aménagements.
Si d’autres musées proposent déjà des
visites adaptées, il est intéressant de noter ce que
propose le Musée Ianchelevici.
1. Aménagement spécifique des salles : repérage
podotactile au sol, dans tout le musée.
2. Les marbres blancs peuvent être touchés avec des
gants, les bronzes à mains nues.
3. La contextualisation des commentaires passe par le son, le sensitif,
la manipulation d’outils, l'olfactif voire le gustatif !
4. Le quatrième élément est essentiel : les
visites tactiles se font sur les œuvres originales, dans les
salles du musée, et non dans des salles spécifiques
ou sur des reproductions.
5. La différence est intégrée jusque dans l'équipe
porteuse du projet, puisque Kimberley est elle même non-voyante.
Que ce soit pour des groupes de déficients visuels ou des
voyants souhaitant vivre les œuvres autrement, le musée
souhaite que ces visites soient une occasion de vivre ensemble la
différence.
Le projet a été élaboré en partenariat
avec l’œuvre des « Amis des aveugles » de
Ghlin dont les conseils ont été essentiels. Il bénéficie
du soutien du CPAS et de la Plate-forme d’intégration
de la personne handicapée de la Ville de La Louvière.
Georges Vercheval
Musée Ianchelevici, 21, place Communale, 7100 La Louvière.
Mardi - dimanche de 14 à 18 h. Visites pour déficients
visuels : deuxièmes week-ends du mois, samedi et dimanche
de 14 à 18 h. Groupes : sur rendez-vous. 064 28 25 30 www.musee.ianchelevici.be
(page adaptée).
Les bonnes pages
Extraits de Gracchus Baboeuf,
Le Manifeste des Plébéiens, Mille et une
nuits, 2010.
Depuis 1793, les principes inscrits dans la Déclaration
des droits de l'homme et du citoyen de l'an I sont détruits
et ceux qui les défendent réprimés. En octobre
1795, Gracchus Baboeuf (1760-1797) a compris que l'avènement
du Directoire mène à la fin de la tentative démocratique.
Dans son journal, le Tribun du Peuple, il revendique l'idéal
d'Égalité et de « bonheur commun ». Bientôt
accusé de conspiration, il sera arrêté et exécuté
sur ordre du Directoire.
(...)
Le terme des temporisations est passé. Nous ne sommes plus
dans des moments où l'on puisse attendre. On dit qu'il faut
laisser refaire l'opinion publique. Elle est trop faite. Le Peuple
sent trop l'excès de ses maux ; il ne peut les supporter
davantage. Pour le secourir, il n'est de plus prompt remède
que de le mettre aux prises avec ses ennemis, avec tous ceux qui
sont la cause de tout ce qu'il souffre.
Vouloir le faire attendre, c'est demander que chaque jour ajoute
à la force destructive qui dépeuple notre pays avec
des progrès effroyablement rapides, qui envoie chacun de
nous, tour à tour, à la mort, dans des angoisses lentes
et terribles...
Malheur à qui est froid et prêche la patience à
la vue de ce désastreux spectacle. (…)
On voit chez vous le grand effet de la morale du jour, dont les
admirables maximes sont : paix, concorde, calme, repos, malgré
que nous mourions presque tous de de faim ; mais il est définitivement
arrêté, après six ans d'efforts pour conquérir
la liberté et le bonheur, que le Peuple aura le dessous ;
il est conclu qu'il faut tout sacrifier à la tranquillité
du petit nombre ; la majeure portion n'est ici bas que pour ses
menus plaisirs. Elle doit tout souffrir et ne pas se plaindre ;
elle ne doit contrarier en rien la classe prédestinée,
qui ne doit pas entendre même le moindre murmure, alors qu'il
lui plait de prendre tous le moyens de rayer bientôt, du rang
des vivants, les trois quarts de la multitude.
Il n'est pas temps d'échauffer les esprits, dites-vous.
Nous avons un gouvernement, il faut lui donner le temps de marcher.
- Je dis que le Peuple n'a pas le temps davantage de périr
de faim, de se passer de bois et de vêtements ; je dis qu'il
a vendu ses dernières nippes pour manger ; qu'il ne peut
plus manger, parce qu'il n'a plus rien à vendre, et que cependant,
chaque jour, le prix de tous les objets d'absolue nécessité
devient de plus en plus inabordable ; je dis que ceci ne peut subsister,
et qu'il est déjà permis de se plaindre du gouvernement,
s'il n'a pas tout de suite les moyens de faire cesser ce cruel état
de choses ; je dis qu'il est permis, à son défaut,
de chercher de tels moyens et de les indiquer. (…)
S'il ne s'agissait, pour faire crouler les mauvais gouvernement,
que d'attendre qu'ils soient mauvais, et d'attendre la défaveur
de l'opinion sur eux, d'abord cela serait commode ; il n'y aurait
rien du tout à faire pour aider leur renversement, il suffirait
de la patience, et il y a longtemps qu'il n'y aurait que de bons
gouvernements dans l'univers ; la France ne serait pas restée
quatorze siècles sous la verge de fer du monarchisme, et
nous n'étranglerions pas la faim, sous l'atroce barbarie
du patriarcat, depuis quinze mois.
L'opinion fut et sera toujours la maîtresse du monde. Rien
de plus vrai que cet axiome. Mais quand vous avez été
le tirer chez Maximilien Robespierre, qui, soit dit en passant,
en savait aussi long que vous et moi, il me paraît que vous
n'auriez pas dû négliger ce qu'il y ajoute : «
Que, comme toutes les reines, elle est courtisée et souvent
trompée... Que les despotes visibles ont besoin de cette
souveraine invisible, pour affermir leur propre puissance, et qu'ils
n'oublient rien pour faire sa conquête... Que le sort du Peuple
est à plaindre, quand il n'est endoctriné que par
ceux qui ont intérêt à le perdre ; et que ses
agents, devenus ses maîtres par le fait, se constituent encore
ses précepteurs» (…)
Il est plus que temps. Il est temps que le Peuple, foulé
et assassiné, manifeste, d'une manière plus grande,
plus solennelle, plus générale qu'il n'a jamais été
fait, sa volonté, pour que non seulement les signes, les
accessoires de la misère, mais la réalité,
la misère elle-même soient anéanties. Que le
peuple proclame son Manifeste. Qu'il y définisse la démocratie
comme il entend l'avoir et telle que, d'après les principes
purs, elle doit exister. Qu'il prouve que la démocratie est
l'obligation de remplir, par ceux qui ont trop, tout ce qui manque
à ceux qui n'ont point assez ! que tout le déficit
qui se trouve dans la fortune des derniers, ne procède que
de ce que les autres les ont volés. Volé légitimement,
si l'on veut ; c'est-à-dire, à l'aide des lois de
brigands, qui, sous les derniers régimes comme sous les plus
anciens, ont autorisé tous les larcins ; à l'aide
de lois, telles que toutes celle qui existent en ce moment ; à
l'aide de lois, d'après lesquelles je suis forcé,
pour vivre, de démeubler chaque jour mon ménage, de
porter, chez tous les voleurs qu'elles protègent, jusqu'au
dernier haillon qui me couvre ! Que le Peuple déclare qu'il
entend avoir la restitution de tous ces vols, de ces honteuses confiscations
de riches sur les pauvres. (…) Nous voulons, par le rétablissement
de la démocratie, d'abord, que nous haillons, nos vieux meubles,
nous rentrent, et que ceux qui nous les ont pris soient mis à
l'avenir dans l'impuissance de recommencer de pareils attentats.
(...)
Le Réseau
Opinion
Combien de morts faut-il pour atteindre le seuil du silence ?
Communiqué de presse de la CNAPD du 14/01/11
Voilà plus d’une semaine maintenant que l’on
entend chez nous les clameurs de la rue venues d’Afrique du
Nord ; les appels des jeunes maghrébins à un présent
décent et un avenir envisageable, une aspiration à
laquelle ce jeune qui s’est immolé ne croyait plus,
rejoint par ces plus de 40 morts qui ne pourront désormais
plus y croire.
Voilà plus d’une semaine aussi que se font entendre
les bruits des canons ; seule réponse des autorités
face à des citoyens condamnés au silence.
En réponse à ces bruits de colère et de violence,
les États européens hésitent entre le silence
et le verbiage gêné d’appel à la «
retenue » et de « regret » face aux violences.
Deux registres d’un même comportement : la complaisance
; ou en tout cas d’un comportement reflétant une indifférence
insoutenable.
Ainsi, sur le site du Ministère belge des Affaires étrangères,
on se contente de rappeler que les régions touristiques ne
sont pas touchées…
Les événements tragiques qui se passent en ce moment
en Afrique du Nord (Tunisie, Algérie et précédemment
au Sahara Occidental) et leur non-condamnation par nos responsables,
nous rappellent - si besoin en était - que les leçons
allègrement données par les dirigeants européens
sur la démocratie et les droits de l’Homme ne témoignent
pas d’un attachement sans borne à ces fondements de
notre société, mais d’une rhétorique
éthérée à destination uniquement d’hommes
d’État avec lesquels nous ne sommes pas en commerce.
Nous voulons pourtant continuer à croire à la sincérité
des discours occidentaux sur les appels à la liberté,
au respect de la vie et à l’égalité de
tous les individus. Pour cela, il nous faut enfin entendre un message
de condamnation clair et sans détour de cette répression
sanglante. Il nous faut entendre instamment un appel décidé
et volontaire au respect des libertés fondamentales. Il nous
faut entendre aussi un soutien aux demandes légitimes formulées
par la population.
Par respect pour les morts, par respect pour toutes les populations
opprimées, par respect pour les valeurs que nous sommes censés
défendre.
Notre silence n’a que trop duré depuis des décennies.
Pour la CNAPD
Isabelle Grippa, présidente
Ndlr 1 : en ce 18 décembre, on peut s’inquiéter
de ce que le gouvernement provisoire, nouvellement formé,
comporte de nombreux anciens responsables du régime. Ils
ne représentent ni celui qui s’est immolé par
le feu, ni la jeunesse du pays.
Ndlr 2 : un journaliste, sur nos antennes radio,
évoquait hier d’un « risque de contagion dans
la région ». Lapsus ? Ne voulait-il pas dire «
espoir de contagion ? »
Ndlr 3 : Baboeuf (voir texte plus haut) disait en
substance que le danger est que... "Aprés une révolution,
l'Ancien s'arrange toujours pour s'emparer du Nouveau : rien ne
change... que les apparences..."
Est-il besoin de s'indigner de l'état du monde ?
Qui ne voit pas qu’il est désastreux ? Encore est-il
supportable pour ceux qui le voient, mais qu’en est-il pour
ceux qui le vivent ? Écrire ce que l’on voit, écrire
ce que l’on vit est-il le signe d’un « engagement
» ? Affirmer, pour le voir ou pour le vivre, que les idées
fondatrices de la Révolution française de 1789 n’existent
que dans de rares endroits, et bien souvent partiellement ou temporairement,
ne serait pas simplement observable ? Une constatation incontestable
?
S’indigner de cela, le crier, le clamer, le hurler dans les
rues, sur des scènes, dans des livres, le publier, est-ce
de l’engagement ? Ajouter que le déroulement tragique
des XIXe et XXe siècles montre qu’il est hors de perspective
de voir et de vivre ces idées hors d’une société
fondée sur le socialisme, est-ce de l’engagement ?
Si la réponse à ce questionnement est oui, alors,
oui, soyons pour des maisons d’édition engagées.
Et soyons pour qu’elles s’en félicitent. Même
si les détenteurs de l’idéologie libérale
dominante se servent de la notion pour les discréditer, les
marginaliser, les confiner dans le registre de l’utopie. Ce
sont pourtant ceux-là, qui, par un engagement qu’ils
nient, entendent cacher l’évidence, et qui s’y
entendent foutrement bien. À la tête d’une formidable
armada de banalisation, de distraction, de divertissement, de propagande
dont ils usent en un subtil, savant et coûteux mélange,
ils dominent les esprits, les colonisent, les aveuglent. En fait,
ce sont eux les champions toutes catégories de l’engagement.
Et avec l’aplomb qui caractérise la duplicité,
ils parviennent à le masquer, à l’anodiser.
D’une habile tartufferie, ils se revendiquent du bon sens
et du naturel éternel pour mieux pointer du doigt les «
engagés » qui, eux, se réfèrent à
l’observation, à l’analyse, à la critique,
au libre-examinisme, à la dialectique. Travail d’orfèvre
de manipulateurs vertigineusement riches et méchants.
« Mais j’imagine que l’action la plus révolutionnaire
dans laquelle on peut s’engager, c’est… de raconter
la vérité. » (Howard Zinn, in Karl Marx,
le retour, éd. Agone, 2002.) Voilà sans doute ce qu’ils
veulent empêcher qu’on lise. Aujourd’hui, plus
que jamais, publier une littérature – de romans, surtout
de romans – qui expose son penchant pour l’analyse critique
vous réduit à coup sûr à l’état
d’agents politiques au service de visées idéologiques
se dissimulant derrière la fiction, au grand détriment
de la littérature. Instrumentaliser sournoisement l’art
littéraire, quelle indignité !
Cher éditeur présent ou à venir, ne vous avisez
surtout pas par les temps qui courent d’avancer que votre
envie profonde est de persévérer dans la voie de la
littérature prolétarienne. Obscénité
! Ringardise bolchevique ! Etc. Vouloir parler d’une classe
en voie de coma dépassé ? Ah, ah ! Et pourtant : «
Il y a trente pour cent d’ouvriers en France ! […] Six
millions cinq cent mille ! Eh bien, grâce à la culture,
vingt-cinq pour cent ont disparu ! Ils ne sont plus dans nos imaginaires,
ils ne sont plus à la télévision, ils ne sont
plus dans le théâtre, ils ne sont plus au cinéma.
La condition ouvrière, Mesdames et Messieurs, a disparu !
» (Franck Lepage, in l’Éducation populaire,
Monsieur, ils n’en ont pas voulu, éd. du Cerisier,
2007.) Grâce à la culture… Et grâce à
la politique, ils ont aussi disparu du reste, des lieux de décision,
des parlements et des gouvernements. Voilà pour qui il faut
une édition engagée : pour les disparus de la modernité.
Dans le film de Jean-Luc Godard, Je vous salue Marie, Joseph est
sur le point d’avoir l’audace de poser la main sur le
ventre arrondi et nu de Marie. Surgit, tel un beau diable, l’archange
Gabriel. Il empoigne Joseph et le bat cruellement. Joseph, dans
un râle : « Mais pourquoi ? » Gabriel fait une
pause, lève les yeux au plafond, rien ne vient… Alors,
il frappe à nouveau en hurlant : « Parce que ! »
C’est à mourir de rire.
Parce que : Voilà pourquoi, il faut une édition engagée
! Paraphrasons Godard : déposons notre paluche en une douce
caresse sur l’arrondi ventru de la mappemonde et, sans attendre
Gabriel, sans lever les yeux au ciel, mais en portant le regard
droit à hauteur d’homme, clamons sereinement : Par-ce-que
!
Jean Delval
Carte blanche publiée dans
Salut et Fraternité, n° 72, janvier-mars 2011
L'Agenda
Conférences, colloques, débats, rencontres, séances
d'informations...
Chômage
et précarités, l’Europe vue d’en bas.
Une conférence de Catherine Pozzo di Borgo.
Jeudi 20 janvier 2011 à 20h45 au Petit théâtre
Mercelis
L’un des grands problèmes auxquels l’Europe doit
faire face aujourd’hui est la persistance d’un chômage
de masse. Pour tenter d’enrayer ce mouvement, les gouvernements
mettent en place diverses mesures dont aucune, jusqu’à
présent, n’a fait la preuve de son efficacité.
Le film montre, à travers les témoignages de chômeurs
et de travailleurs sociaux, comment ces mesures sont de plus en
plus coercitives (réduction des allocations chômage,
obligation de rechercher activement un emploi, voire même
d’accepter n’importe quel travail à n’importe
quel prix). L’étude comparative menée sur quatre
pays - la France, la Grande-Bretagne, la Belgique et l’Allemagne
- permet de voir comment ces dispositifs, largement orchestrés
depuis Bruxelles, ont pour objet non pas tant d’éradiquer
le chômage que de faire baisser encore les bas salaires et
accroître la précarité du travail. Un film documentaire
qui s’inscrit dans un débat malheureusement très
actuel : la remise en cause des systèmes de protection sociale
dans de nombreux pays européens.
Infos :
Lieu : Petit théâtre mercelis – 13, Rue Mercelis
à 1050 Bruxelles
Renseignements : Harmony vander Straeten – 02/274.15.50
hvanderstraeten@sireas.be
www.lesitinerrances.com
Entrée libre
Quel musée
pour l'art contemporain ? - Rencontre de l'ALPAC :
Le jeudi 27 janvier,18h30, au MAMAC (Musée d'art moderne
et d'art contemporain, Parc de la Boverie, 3, 4020 Liège)
Table ronde avec, entre autres, Bart de Baere, Virginie Devillez
et Enrico Lunghi.
Infos :
http://www.alpac.be/presentation.htm
alpac@gmail.com
Paf : entre 2 et 5 euros
Journée
« Art et Petite Enfance » du CDWEJ– 7e édition
Le samedi 29 janvier 2011, 10h, au CDWEJ.
Rendez-vous attendu tant par le public familial que par le réseau
des professionnels de la Petite Enfance, la Journée «
Art & Petite Enfance » se dédouble pour mieux prendre
sa place au cœur de ses modules consacrés aux plus petits,
à savoir les modules « Art et Petite Enfance »
et « La marionnette chez les tout-petits ».
Les Journées « Art et Petite Enfance » - samedi
29 janvier et samedi 19 février - créent des espaces
de rencontre reliant les différentes expériences artistiques
et pédagogiques.
L’image est au cœur de cette première journée
: la peinture, la couleur et la lumière pour offrir le monde
aux tout-petits, pour porter un regard, pour entrer en relation…
Infos :
Lieux : CDWEJ & Bibliothèque Communale de Strépy-Bracquegnies
– rue des Canadiens, 83 – 7110 Strépy-Bracquegnies
Rens. & réservations : 064/66 57 07 – info@cdwej.be
– www.cdwej.be
Les Troisièmes
rencontres "maternelle" : Pour que la maternelle fasse
école Dès la maternelle relever le défi
de la culture pour tous dans les apprentissages.
Le 29 janvier 2011, Bourse du travail (3, rue
du Château d'Eau, 75011 Paris)
Entrer à l'école maternelle c'est
s'engager dans une aventure où chacun va construire son chemin
singulier. Mais les travaux universitaires et pédagogiques
convergent pour montrer que cette aventure n'est possible qu'à
certaines conditions et que l'école maternelle ne profite
pas à tous de la même manière. Pourtant on sait
désormais qu'il n'y a pas de fatalité à la
difficulté scolaire. Quelles priorités se donner pour
affirmer un projet fort de démocratisation ? Quelle conception
des savoirs à transmettre dès l'école maternelle
? Quels contenus pour tous ? Quelle articulation entre contenus
de savoir et modalités de transmission ? Ces questions seront
au coeur des travaux des troisièmes rencontres « Pour
que la maternelle fasse école » Quelle culture transmettre
à l'école maternelle ?
Définir des contenus d'apprentissage, c'est
mettre en oeuvre des conceptions des savoirs et de la culture permettant
aux élèves de faire sens sur leur vie. A l'école
maternelle, et pour reprendre une formule de Bachelard, «
il ne s'agit pas d'acquérir une culture mais d'en changer
», c'est-à-dire à partir d'objets culturels
clairement identifiés, accessibles aux élèves
en fonction de leur âge, les engager dans un rapport au monde
qui les transforme, les émancipe de leurs origines, leur
ouvre des horizons nouveaux. Si l'école maternelle veut remplir
sa mission, elle doit leur permettre d'apprendre à affronter
la complexité, d’acquérir des techniques, des
habitudes de travail efficientes. Elle doit les confronter à
d'autres formes de cultures que celles qui leur sont familières,
leur faire partager des références communes, un patrimoine
commun.
C'est la définition des priorités qu'il faut mettre
en travail pour que les élèves les moins en connivence
culturelle avec l'école ne restent pas sur le bord du chemin.
La transmission du savoir est un élément important
de la culture, A l'école maternelle, l'entraînement
des élèves à questionner, réfléchir,
argumenter sont autant de priorités car ces pratiques ne
sont pas partagées par tous et sont indispensables à
l'autonomie de pensée et d'action. L'accompagnement des élèves
doit favoriser l'engagement individuel en même temps que la
confrontation aux autres afin que chacun puisse affirmer une pensée
singulière en construction. La prise de risque nécessaire
à l'entrée dans les apprentissages est alors rendue
possible dans un climat où l'erreur devient moteur, où
la solidarité l'emporte sur la compétition, où
le pari est fait de la réussite de tous.
Comme les années passées, les rencontres croiseront
des apports de chercheurs, des pratiques et des stratégies
éducatives menées dans l'école comme autant
d'alternatives opératoires aux logiques ségrégatives.
Plus d'infos :
Téléchargez le dépliant
Groupe Français
d’Education Nouvelle
14, Avenue Spinoza
94200 IVRY
01 46 72 53 17
gfen@gfen.asso.fr
www.gfen.asso.fr
Du capitalisme
pulsionnel à l'économie de la Sublimation - Conférence
de Bernard Stiegler
Le lundi 31 janvier, à 20h, à la Maison Folie
de Mons.
Philosophe de formation, élève de Jacques Derrida,
Bernard Stiegler est directeur de l'Institut de Recherche et d'Innovation
du Centre Georges Pompidou. Selon lui, la crise que nous vivons
est bien plus qu’une crise économique. C’est
la crise d’un modèle, celui du consumérisme,
de la « jetabilité », qui a atteint ses limites.
Avec la révolution numérique, il voit émerger
un autre modèle organisationnel : « l’économie
de la contribution », basée sur des investissements
personnels et collectifs.
Infos :
+32 (0)65 39 59 39
www.lemanege.com
- www.maisonfoliemons.be
Entrée libre !
Cap vers une
Europe créative !
Le 31 janvier 2011, de 13h à 14, au Botanique
Une séance d'information sur le Programme Culture et ses
enjeux européens.
Infos et réservations : benedicte.debrouwer@cfwb.be
Drogues : Lois,
usages et politiques publiques. L'interdit en question.
Le 8 février 2011, à 20h, à l'Espace Senghor
Où en sommes-nous, aujourd'hui, par rapport à la
réalité sociale de l'usage des drogues ? Comment comprendre
l'essor du commerce de la drogue ? Quels processus conduisent des
millions de personnes à suspendre l'idéal normatif
d'une société sans drogues, pour s'adonner aux plaisirs
psychotropes ? Comment comprendre les atermoiements des politiques
publiques lorsqu'elles maintiennent la prohibition tout en affirmant
des impératifs de Santé publique ?
Telles sont quelques-unes des questions abordées par Michel
Kokoreff dans son dernier ouvrage : "la drogue est-elle un
problème ?". Elles contribuent à relancer le
débat public sur l'opportunité d'envisager des alternatives
à l'interdit pénal en matière de drogues.
La Liaison Antiprohibitionniste recommande vivement la lecture
de cet ouvrage et vous convie à participer à une rencontre
débat avec l'auteur. Il s'agira d'une occasion unique d'aborder
la question de la légitimité de la loi avec cet éminent
sociologue français.
Michel Kokoreff est professeur de sociologie à l'université
de Nancy 2 et membre du Laboratoire lorrain de science sociale (LASURES).
Il a notamment publié aux éditions Payot : «
La Force des quartiers : de la délinquance à l'engagement
politique et Sociologie des émeutes ».
Infos :
Entrée gratuite, mais inscription souhaitée.
Contact : Bruno Valkenners : 0478/991897 - la@skynet.be
(IN)CAPACITES
- Colloque de la Commission Psychiatrie et Droits Humains.
Le vendredi 11 février 2011, de 9h à 16h30, à
l'Université de Mons.
Quels sont les statuts d’ (in)capacités reconnus en
droit? Comment envisage-t-on les réponses par rapport aux
statuts d’incapacités rencontrés sur le terrain
?
Une journée de formation sur les différents statuts
de capacités et d’incapacités organisée
par la Commission « Psychiatrie et droits humains »
de la Ligue des droits de l’Homme asbl.
Infos :
Adresse du jour :
Salle Vésale 025
Centre Vésale
Campus Plaine de Nimy
Université de Mons
Avenue du Champ de Mars, 3
7000 Mons
P.A.F. : 30 € (15 €)
Programme : www.liguedh.be
Inscription, infos : osebasoni@liguedh.be
L'habit ne fait
pas le moi ? - Journée d'études et d'expressions des
Ateliers de l'insu
Le samedi 12 février 2011, à la Roseraie (Bruxelles)
Aux Ateliers de l’Insu, nous ne cessons d’interroger
les voies de l’expression, qu’elles passent par l’argile,
la danse, la peinture, le collage, la voix, …
Nous cherchons à faire monter l’expression vers la
parole, à la rendre créatrice, à lui donner
de l'étoffe et à la faire styliste.
Infos :
Programme : http://www.insu.be/documents/folder-journee-des-habits-fevrier-2011.pdf
www.insu.be
Spectacles, concerts, films...
PRODUCT
Jusqu' au 29 janvier 2011 à 20h30, au
Poche (Bruxelles)
de Mark Ravenhill
Mise en scène Olivier Coyette
Avec Edwige Baily et Olivier Coyette
Tremblez spectateurs ! Voilà un auteur qui fait
peur !
S’il est un auteur qui se devait d’être programmé
sur la scène du Poche, c’est bien Mark Ravenhill. Jeune
loup de la scène londonienne, dans la lignée des auteurs
en colère tels que Sarah Kane (cave) ou Enda Walsh (Disco
Pigs, Chatroom), Ravenhill cultive volontiers le scandale pour dénoncer
avec crudité notre société de consommation
et nos compromissions politiques.
Un producteur rêve de monter un film sulfureux. Sur scène
on le voit tantôt illuminé, tantôt furieux, tantôt
la larme à l’œil, «vivre» son scénario
en le racontant à une jeune actrice qu’il veut convaincre
que le rôle EST pour elle… C’est l’histoire
délirante d’une jeune femme dont l’amant a été
tué dans l’attentat du 11 septembre commandité
par Al Qaïda. Lors d’un voyage en avion, elle rencontre
un homme «basané» dont elle va tomber éperdument
amoureuse… S’ensuit une série de séquences
follement surréalistes où la jeune femme rencontre
Ben Laden et sa clique, voit s’entreposer chez elle des explosifs
et se retrouve dans un drame cornélien où il lui faut
choisir entre patrie et amour…
Ce film – dont on ignore le titre – a tous les ingrédients
d’une série B : amour, peur, suspens, actualité,
monstres, gentils, méchants,…
Un spectacle qui nous montre à quel point même les
pires drames politiques sont récupérés par
la société de consommation pour faire d’une
tragédie un objet hollywoodien parfaitement consommable.
Auteur de théâtre émergeant des années
90, Mark Ravenhill est l’un des dramaturges les plus controversés
de sa génération mais aussi l’un des plus célèbres.
Il intrigue et dérange à la fois, toujours à
la limite, interrogeant sans relâche la société
britannique sur ses valeurs et ses travers. Le succès inattendu
de Shopping and fucking en 1996 le propulse sur le devant de la
scène, il est suivi de Mother clap’s Molly house qui
lui apporte la consécration. Il est l’auteur d’innombrables
autres pièces dont Handbag, Some explicit polaroids, The
cut, Ravenhill for breakfast, Citizenship,…
Infos :
reservation@poche.be
/ www.poche.be
Bois de la Cambre
1a, Chemin du Gymnase
1000- Bruxelles
Un tarif préférentiel est octroyé aux lecteurs
de cette Lettre. A savoir : 12€ (au lieu de 15€) pour
les personnes de plus de 26 ans et 7,5€ (au lieu de 10€)
pour les personnes de moins de 26 ans. Il suffira de citer "culture
et démocratie" lors de la réservation au 02/649.17.27.
The Armed Man: A mass for Peace
Le 22 janvier 2011, 20h, au Conservatoire Royal de Bruxelles.
La Clinique d'Hémato-Oncologie du CHU Brugmann développe
un large projet d'accompagnement multiculturel des patients et de
leurs familles hospitalisés dans l'unité. Ce projet
initié à l'aide du Plan National Cancer a
été développé autour de quatre axes
principaux: la formation des soignants, l'amélioration du
lieu d'accueil, l'accès facilité à l'information
et la mise en place d'une cellule multidisciplinaire d'accompagnement.
Les subsides arrivant à leur terme, elle organise un Concert
Philanthropique au Conservatoire Royal de Bruxelles le 22 Janvier
afin de pérenniser ce projet.
L'oeuvre de Karl Jenkins, compositeur gallois, intitulée
The Armed Man: A mass for Peace sera interprétée
par le choeur de la Sennane (ensemble d'adultes et d'enfants) et
son accompagnement de musiciens.
Infos :
Johanna Maccioni
Psychologue
Hémato-Oncologie
CHU Brugmann
024773509
Sur la route... par la Cie Les Colporteurs
Les 21 et 22 janvier 2011 à 20h et le 23 janvier à
16h au Halles de Schaerbeek.
Un duo émouvant nourri d’audace et de tendresse. Sur
la route… est un magnifique dialogue des corps entre un homme
blessé et une femme funambule. Le duo qu’ils créent
est une subtile chorégraphie de l’équilibre.
C’est aussi pour Antoine Rigot, funambule et victime d’un
accident en mai 2000, une nouvelle étape dans la réinvention
de son art. Dans cette démarche, Sur la route…
nous parle du fil d’une manière infiniment personnelle,
bien au-delà du simple exercice de virtuosité. Le
parallèle est frappant avec « Oedipe sur la route »
d’Henry Bauchau qui leur a été une source d’inspiration.
Lorsqu’Oedipe prend la route, c’est pour tenter, après
la tragédie, de reprendre différemment le fil de sa
vie, de retrouver un équilibre rompu. La limpide, rebelle
et éclairante Antigone s’impose dans ce voyage. Ils
comprendront qu’ils ne pouvaient le faire qu’ensemble.
Infos pratiques
www.lescolporteurs.com
Halles de Schaerbeek, 22 rue Royale Sainte-Marie. www.halles.be
Tarifs : 7 euros par personne pour les groupes à partir de
10 personnes
(accompagnateur gratuit)
Contact : Anne-Sophie Noël au 02/227 59 53
Rue du Croissant
Texte : Philippe Blasband
Avec : Mohamed Ouachen
Du 25 au 29 janvier et du 1 au 5 février 2011, à
20h30, aux Tanneurs (Bruxelles)
Erika, Martine, Rachid, Augustine, Dylan, Hector, Anne, Amélia,
André, Désirée mais aussi Tchoupi le chat et
encore bien d’autres. Leur point commun ? Tous habitent Rue
du Croissant, une rue bruxelloise typique, c'est-à-dire atypique,
voire - si le mot existait - « utypique ». La rue du
Croissant en effet est une sorte d'utopie parce que ceux qu'elle
accueille et qu'elle agrège viennent de partout. Comment
donner à entendre cette diversité absolue des existences
tout en rendant compte de leur étroit voisinage ? Comment
articuler le monde avec la scène ? En d'autres termes, comment
faire en sorte que ce qui arrive, arrive à tous, et cependant
appelle et requiert le témoignage de chacun ? Philippe Blasband
a ingénieusement résolu le problème. En effet,
il met en scène non pas l'événement lui-même,
mais cette part de l'événement, seule susceptible
de voyager d'une habitation à l'autre sans jamais s'y établir
et de traverser les cloisons sans les abattre. Que s'est-il passé
Rue du Croissant ? Un accident, une agression, un attentat ou simplement
un cri, un râle, un rire ? En tout cas, tous ont entendu quelque
chose, la même chose et autre chose. Ce sont les versions
successives de ce bruit qui a littéralement couru que Mohamed
Ouachen interprète sur scène en un monologue virtuose
qui parcourt à la vitesse du son une multitude de personnages
différents. Une performance – c'est le cas de le dire
– in-ouïe ! N'hésitez pas à en parler à
vos voisins
Infos et réservations : reservation@lestanneurs.be
ou 02/512.17.84
Historia Abierta
Mise en scène : Lorent Wanson assisté de Miguel Bregante
Avec : Emilio Ciriza, Carla Huenchún, Felipe Lagos, Karen
Mena, Fernando Pérez, Carolina Pizarro, Lorena Ramírez
Du 3 au 19 février 2011, à 20h30, au Poche (Bruxelles)
Après la création d'Africare à Kisangani (présenté
au Poche en 2007), un spectacle où Lorent Wanson nous plongeait
dans les mythes et les réalités du Congo, c'est le
Chili et son histoire qui servent cette fois de toile de fond au
nouveau spectacle du metteur en scène.
Historia Abierta mêle passé, présent et futur
pour un message de portée universelle. Invité par
le Centre d'arts scéniques Matucana 100 de Santiago du Chili
où il avait présenté Africare en 2008, Lorent
Wanson a passé trois ans entre la Belgique et le Chili pour
ce projet construit sur base de témoignages et d'ateliers
d'improvisation avec des acteurs qu'il a confrontés à
leur propre histoire, à leurs arbres généalogiques
et à leurs rêves.
Mélangeant le chant, la danse, la projection vidéo,
Historia Abierta réunit sept comédiens, trois artistes
visuels chiliens de renom, deux compositeurs, un dramaturge, deux
chorégraphes, un chœur et des musiciens, pour donner
vie à un ambitieux spectacle multiforme qui, après
deux mois de représentations à Santiago, est présenté
en Europe au Théâtre Le Manège de Mons (du 18
au 23 janvier), au Phénix/Scène Nationale de Valenciennes,
au Théâtre de Poche et au Centre Culturel de Soignies.
Dans une production qui aura fait se croiser pas moins de 80 personnes,
Lorent Wanson choisit de faire parler les trentenaires, une génération
porteuse d'Histoire. Mais Historia Abierta ne peut se résumer
à un spectacle sur le Chili: c'est avant tout une réponse
à la question de l'identité et au rapport à
l'Histoire. « Je voudrais que le personnage principal d'Historia
Abierta soit le spectateur, que le fait qu'on raconte ces histoires
parfois très simples puisse amener le public à se
dire qu'il a lui aussi des histoires à raconter. »,
nous explique Lorent Wanson. « Les ruptures [racontées
dans le spectacle] peuvent correspondre à des coups d'état
militaires et à des tremblements de terre mais ça
comprend aussi des ruptures amoureuses, la mort d'enfants et tout
ce qui nous fait passer à autre chose. »
Infos :
reservation@poche.be
/ www.poche.be
Bois de la Cambre
1a, Chemin du Gymnase
1000- Bruxelles
Un tarif préférentiel est octroyé aux lecteurs
de cette Lettre. A savoir : 12€ (au lieu de 15€) pour
les personnes de plus de 26 ans et 7,5€ (au lieu de 10€)
pour les personnes de moins de 26 ans. Il suffira de citer "culture
et démocratie" lors de la réservation au 02/649.17.27.
Complicités
- Aujourd'hui, je suis content d'être ensemble.
Du 3 au 8 février 2011, à 20h30, au Varia (Bruxelles)
Déclinaisons circassiennes, petites perles et dérapages
(in)contrôlés pour 11 artistes handicapés mentaux
et 7 artistes complices en Piste.
Avec Complicités, le spectateur est invité à
dépasser les frontières qui séparent la norme
de l'anormal, l'ordinaire de l'extraordinaire, la différence
de l'indifférence, le rêve de la réalité,
mais aussi les frontières qui séparent la parole du
geste, la piste du public... Une création pour rêveurs,
tendres fous et Don Quichotte des Pistes, prêts à tout
pour atteindre l'inaccessible étoile. Un spectacle brut,
instantané de coïncidences, à découvrir
'ici et maintenant'.
Infos et réservations : www.varia.be
/ 02 640 82 58 / reservation@varia.be
Et que cela
ne vous empêche pas d'aller voter dimanche...
Une réalisation collective de : Alixe Constant, Philippe
Constant, Jean Delval, Hélène De Wilde, Danièle
Ricaille et Jean-Maurice Rosier.
Les 15 et 16 février 2011, au Moderne (Liège).
A force de servir contre le totalitarisme
On a fait de la démocratie un régime parfait
Une sorte de finalité de l’histoire
On a réduit ainsi le politique à un conflit moral
Celui du bien, la démocratie, contre les forces du mal :
dictatures hier, terrorisme aujourd’hui
Et on n’a pas vu l’épuisement, le dépérissement
et l’assouplissement de l’idéal démocratique
Du rêve d’une société basée sur
l’égalité
On est passé à des joutes oratoires et à des
procédures parlementaires sanctionnées ou non par
le rituel électoral
La crise financière a montré les limites du jeu démocratique
et son impuissance à juguler le pourvoir de la puissance
économique
Et les media de se lamenter sur le faible intérêt des
citoyens pour les scrutins électoraux…
Aujourd’hui, le libéralisme, le capitalisme et l’économie
de marché ont envahi l’essentiel de l’espace,
toutes classes sociales confondues. Ils ont conjointement réussi
à vider la démocratie politique de la majorité
de ses substances et s’entendent avec une extraordinaire,
passionnante et fascinante capacité à en polir l’apparence.
Infos :
Le Moderne, 1 rue Ste-Walburge. 4000 Liège - 04/ 225 13
14
Expositions, évènements
Exposition des stages créatifs de Vie féminine
Jusqu'au 30 janvier 2011, Centre culturel de Schaerbeek (rue de
Locht, 91/93, 1030 Schaerbeek)
Vie féminine organise depuis 2009 des ateliers
artistiques intitulés ‘Un monde couleurs femmes’.
Proposer cette démarche artistique, c’était
d’abord permettre à des personnes d’aborder un
univers parfois très éloigné de leur quotidien.
C’est aussi donner aux participantes l’occasion
de se découvrir autrement, d’explorer des modes d’accès
à l’expression culturelle, de poser un regard différent
sur le monde qui les entoure, de prendre le temps de rencontrer
l’autre autrement et de se connecter à soi-même,
de se découvrir des capacités, voire des talents insoupçonnés,
de se mettre en risque en exposant son travail au regard des autres.
Utilisée dans le cadre spécifique d’une démarche
d’éducation permanente, la créativité
peut allier chemin individuel et dimension collective et politique.
Infos :
Vie féminine: 02/227 13 00
www.viefeminine.be
Entrée libre
La grève de 60
Jusqu'au 13 mars 2011, Bâtiment de l'OM Quai Louva, 1
à 4100 Ougrée (Seraing)
En 2010, c'est le 50e anniversaire de la grève de 1960.
La FGTB Liège-Huy-Waremme a saisi cette occasion pour organiser
une exposition exceptionnelle avec un objectif unique : dresser
le constat que, 50 ans plus tard, les revendications de l'époque
sont toujours d'actualité.
Elle est organisée dans un lieu chargé d'histoire,
un lieu symbolique pour toute la sidérurgie liégeoise
: l'OM, c'est-à-dire l'usine Ougrée - Marihaye.
Accompagnés d'un guide, les visiteurs effectueront un parcours
ludique et didactique à travers les grands faits de l'histoire
sociale et économique de notre pays, de 1830 à nos
jours.
Cette exposition interactive, accessible à tous, fait appel
aux dernières technologies pour faire découvrir de
manière spectaculaire les différentes facettes de
cet important mouvement social.
Infos et réservations : 04/221 95 05
!!! Retrouvez une exposition sur le même thème, jusqu'au
11 février 2011, à l'Université populaire de
Saint-Gilles... ( info : 02/5520357)
Editions en résitance ! - Face au populisme, face au prêt-à-penser
de l'édition de masse, entrez en résistance
Jusqu'au 12 mars 2011, Au Comptoir (20, en Neuvice, 4000 Liège)
Autour des éditions du Cerisier, carte blanche à
Jean Delval
Objets choisis par des auteurs publiés aux éditions
du Cerisier, témoignant de leur relation avec l'éditeur.
Oeuvres de Joseph Ghin, Serge Poliart et Simon Chapelle. /// En
rayons : éditions Aden, El Batia moûrt soû,Territoires
de la Mémoire.
Rencontre avec deux auteurs des éditions du Cerisier, le
samedi 26 février à 16 h : François Scalzo
pour le Train du Nord et Olinda Slongo pour Et elle
a voulu sa part, cette roche obscure… Deux récits
d'ouvriers d'origine italienne, l'unà la FN de Herstal, l'autre
dans les charbonnages et la sidérurgie à Seraing,
racontant leur immigration. .
Le samedi 12 mars à 16 h, rencontre autour de la Mémoire
aux alouettes de Paul Meyer et Anne Michotte avec des illustrations
de Merkeke. Un scénario de film confrontant le souvenir à
la mémoire,Toni Santocono (auteur de Rue des Italiens),
resté en Belgique, et Nino Seviroli
(homme de théâtre), retourné dans sa Sicile
natale.
Infos : 04 250 26 50
La Conscience du paysage - une exposition de Cécile Massart.
Du 3 février au 27 mars 2011 à
l'espace architecture La Cambre Horta
Le CIVA inaugure l’année 2011 avec
une exposition consacrée à l’artiste belge Cécile
Massart.
« Cécile Massart, loin de toute préoccupation
« culturelle », ce mélange retors de vanité
créatrice et lucrative, s’affronte avant toutes choses
à ce qui menace de nous détruire. La dévastation
nucléaire, à coup sûr, en serait l’accomplissement
final. Mais que pouvons-nous faire, entre exigences techno-économiques
et aspirations écologiques, leur progression et leur régression
également nécessaires et impossibles ? Sa réponse
renoue en acte avec la force de l’art : faire percevoir le
réel insu et invu, manifester ce qui reste occulté
dans ses menaces, la mort en tête, le faire voir autrement,
c’est-à-dire de façons autres – en l’occurrence,
les déchets nucléaires.
[…] Depuis 1994, l’objectif, « Un site archive
», est devenu l’axe des interventions de l’artiste
(travaux, reportages, expositions, projets conférences).
« Le sujet, écrit-elle, traite de la mémorisation,
de l’archivage, de l’identification, du stockage des
déchets radioactifs et des installations nucléaires
démantelées dans le paysage. Le travail actuel est
résolument tourné vers une lutte contre le camouflage
de ces sites et un engagement pour le marquage. » Donc : rendre
lisible par des marqueurs des lieux enterrés de déchets
radioactifs qui échappent au temps humain de quelques générations.
Façon de déterrer ce qui enterre le terrifiant : par
archives, sculptures, architectures : archisculptures !
[…] Ainsi, son projet cherche des façons de marquer
pour relier ce qui s’est trouvé délié
dans le temps (les déchets abandonnés et en voie de
disparition visible par disparition de leur archive) et délié
dans la culture (la technique industrielle sans aucun rapport avec
l’art autonomisé). Le libre jeu de l’immaîtrisable
immatériel (les déchets radioactifs) est situé
par le libre jeu de l’art (architecture gravée) et
de la technique (bunkers enfouis) qui laissent une chance d’à-venir
au monde, un futur humainement vivable de la terre. » (extrait
du texte d’Eric Clemens pour l’art même,
numéro à paraître)
Infos :
CIVA hors les murs
Espace-Architecture La Cambre Horta
19bis place Flagey – 1050 Bruxelles _ Tél. + 32 2 642
24 50 – fax : + 32 2 642 24 55
info@civa.be – www.civa.be
6 milliards d’Autres
Jusqu' au 3 avril 2011 à Bruxelles (Tour
& Taxis).
L’expo-vidéo nomade du célèbre
photographe et écologiste Yann Arthus-Bertrand est en Belgique.
Depuis plus de dix ans, Yann Arthus-Bertrand («Vu
du Ciel», «Home») a survolé la planète
afin de dresser un portrait de celle-ci, au travers de photographies
aériennes. Ces années de voyages et de survols de
la planète lui ont apporté une vision globale du monde
et de ses frontières. Cependant, très vite, Yann Arthus-
Bertrand a senti que quelque chose manquait : la parole de l’homme.
Recueillir l’expérience et la philosophie
de vie des habitants du monde à travers des interviews
filmées fut donc l’étape suivante. Tel est l’objectif
de «6 milliards d’Autres», réalisé
par Sibylle d’Orgeval et Baptiste Rouget-Luchaire.
Cette exposition dont la tournée à
été lancée à Paris en 2009, est aujourd’hui
présentée au grand public belge. L’exposition
s’installera à Tour & Taxis (Bruxelles) jusqu'au
3 avril 2011.
Infos : www.6milliardsdautres.be
Exposition: 1210-2010 Marolles, terre d’accueil
Jusqu'au 30 avril 2011 à la Porte de Hal (Bruxelles)
De 1210…
De tout temps, le quartier des Marolles a lutté contre la
pauvreté et l’exclusion sociale. Chaque époque
a tenté d’apporter des solutions en créant des
fondations, des hospices, des hôpitaux, un atelier de charité,
une « pauvre école » ou des associations. Certaines
de ces tentatives ont rapidement avorté, d’autres sont
devenues de véritables institutions. Dès le XIIe siècle,
ce souci s’est traduit par l’établissement de
la léproserie Saint-Pierre, de l’hôpital Saint-Jean,
puis de nombreux hospices pour pauvres passants ou pour personnes
âgées, ainsi que d’institutions accueillant les
enfants. Parallèlement à ces lieux d’hébergement
et de soins, d’autres formes d’assistance et d’aide
ont vu le jour. Parmi elles, la « Table des Pauvres »
avait pour but de répertorier et d’aider les indigents
ayant droit aux secours, initiative qui conserve toute sa pertinence
!
Objets de la vie quotidienne, instruments médicaux, documents
iconographiques, cartographie, archives, sculptures et découvertes
archéologiques vous invitent à entrer dans le monde
très vaste de l’aide aux plus démunis et, par
là, de l’aide à autrui.
…à 2010
À la lumière de cette longue histoire, ne manquez
pas le cycle de conférences sur l’actualité
des thèmes de l’exposition : l’enfant, l’adulte
et la personne âgée, parce que, aujourd’hui encore,
la pauvreté n’épargne aucune étape de
la vie.
Infos:
Prix d’entrée: 5 € / 4 € / 1,50 €.
Gratuit pour les -13 ans en visite familiale
Porte de Hal – Musées Royaux d’Art et d’Histoire
Boulevard du Midi – 1000 Bruxelles
Tél.: 02/534 15 18
E-mail: portedehal@mrah.be
www.mrah.be
Dernières nouvelles
Concours / Appels / Pétitions / Offres d'emploi
Appel à Projets Found Footage
Délai : 14 février 2011.
L’atelier jeunes cinéastes lance son 2e appel à
projet pour une série de courts-métrages expérimentaux
finalisés en numérique.
Point de départ: le found footage.
Ligne de fuite: la vôtre.
Enjeu: l’expérimentation, le cinéma.
“found footage” est le terme anglais (littéralement
« métrage trouvé ») désignant la
récupération d’images et de sons dans le but
d’en changer le sens en les plaçant dans un nouveau
contexte et de produire un nouveau film.
Plus d'infos : http://ajcnet.be
109 rue du fort - 1060 Bruxelles / tél. +32 2 534 45 23
Appel à projets courts-métrages documentaires
Délai : 15 Février 2011
Une proposition du Centre Vidéo de Bruxelles (CVB) et de
l'Atelier Jeunes Cinéastes (AJC!)
Une photographie servira de source d'inspiration pour un projet
de film documentaire d'une durée de 15 à 20 minutes.
Il s'agit de se servir de cette image comme d'une ouverture pour
déployer votre proposition. Vous pourrez partir d'un détail,
d'une sensation, de la partie ou du tout, d'un rapport de forme
ou d'évocation, d'une idée ressentie...
A l'affut de nouvelles formes d'écriture, les coproducteurs
engagent les auteurs à penser le monde à travers des
projets conviant librement les formes poétiques, documentaires,
expérimentales, issues du réel. Est attendu qu'ils
s'appuient sur un regard personnel, original et engagé.
6 projets seront sélectionnés et mis en production
par le CVB et l'AJC!
Les producteurs mettront à disposition des projets un atelier
d'écriture et un scriptdoctoring, le matériel de tournage
et de post-production, un accompagnement tout au long de la production
et un budget pour les frais directs de chaque film.
L'appel à projets est ouvert à tous et spécialement
aux étudiants et anciens étudiants des écoles
de cinéma, d'audiovisuel, de photographie, d'arts visuels,
d'animation, de médias ou de communication, toutes sections
comprises. Les projets proposés peuvent être individuels
ou collectifs.
Dépôt des projets par courriel : appel@ajc-cvb.be
et en 7 exemplaires papier au Centre Vidéo de Bruxelles,
111 rue de la Poste, 1030 Bruxelles, avant le 15/02/2011.
Le jury sera composé de 2 représentants du CVB et
de l'AJC!, d'un/e réalisateur/trice indépendant/e,
un/une représentant/e de l'ERG
Appel à textes
Délai : 20 février 2011
Suite au premier chapitre réussi de la Fabrique des écritures
organisé dans le cadre du 10ème Salon du livre et
des cultures, le CLAE (Comité de liaison des associations
d'étrangers) lance un nouvel un appel à textes pour
la prochaine édition, qui se déroulera les 18, 19
et 20 mars 2011
Sont invitées toutes les personnes qui seraient intéressées
à faire parvenir au CLAE un écrit, dans la forme de
son choix, par courrier ou par courriel, sur CD, sur DVD, ou tout
autre support. La date limite d’envoi des textes est fixée
au 20 février 2011.
Toutes les formes littéraires d’écriture (poésie,
prose, etc.) anciennes, contemporaines ou en devenir sont acceptées.
Tous les styles d’écritures seront retenus (textes,
textes photographiques, peintures, collages, calligraphies, graph,
graffitis, vidéo écritures, vidéo graffiti,
SMS, etc.). Ils doivent s’inscrire dans la philosophie générale
de la manifestation et parvenir dans des dimensions qui permettent
ensuite d’être exposées.
Toutes les œuvres seront présentées sur le site
internet du CLAE (www.clae.lu)
et exposées au prochain Salon du livre et des cultures. Seront
invitées, les personnes qui ont présenté des
projets. Si elles le souhaitent, elles pourront lire ou dire leur
création.
Les conditions de participation sont libres, sans aucune limite
d’âge, de nationalité et les textes peuvent venir
d’autres pays. Les projets présentés à
la Fabrique des écritures peuvent être réalisés
dans la langue choisie par l’auteur. Ils doivent être
signés et accompagnés d’un nom, d’une
adresse de contact et, si possible, d’une adresse mail ou
d’un numéro de téléphone.
Les projets qui sont envoyés doivent être signés
et accompagnés d’un nom, d’une adresse de contact
et si possible d’une adresse mail ou d’un numéro
de téléphone.
Les projets peuvent nous être envoyés par e-mail :
contact@clae.lu ou à
l’adresse postale suivante : CLAE, La Fabrique des écritures,
26 rue de Gasperich, L-1617 Luxembourg.
Appel à participation sur le thème « Migrations
»
Délai : 31 mars 2011
Vous êtes étudiant, vous souhaitez vous investir dans
un projet culturel dans le cadre des activités de votre association,
à titre purement individuel ou en lien avec vos études,
le thème « Migrations » vous intéresse
?
L'université de Lille vous invite à prendre part
à la réflexion menée cette année par
son Espace Culture sur ce sujet.
Expositions (photo, vidéo...), débats, témoignages,
nouvelles, articles de réflexion, concerts... : vos propositions
nous intéressent.
Le Bureau des Initiatives Culturelles de l'univeristé vous
accompagne dans le montage de vos projets : retrait des dossiers,
méthodologie, informations pratiques, soutien financier.
L’Espace Culture accueillera et valorisera les projets retenus.
Adressez-nous vos projets avant le 31 mars : initiatives-culturelles@univ-lille1.fr
David contre Goliath...
Suite à la diffusion on ne peut plus populaire
du film « Water Makes Money » sous forme de plus de
200 projections (en salles) et plus de 1000 DVD à ce jour,
le groupe français VEOLIA, critiqué dans le film,
a déposé une plainte contre le film à Paris
pour « diffamation ». A l'heure actuelle, il n'est pas
encore très clair ce qu'on nous reproche concrètement.
Néanmoins, ce qu'à déjà obtenu le groupe
c'est que le ministère public français a accédé
à la demande de Veolia et a transmis l'affaire à un
juge d'instruction. Celui-ci va à présent lancer une
enquête policière avec l'aide d'une commission rogatoire
étendue à l'Allemagne.
Il peut s'écouler un certain temps avant l'ouverture du procès.
Pour l'instant, le film peut encore être montré et
ARTE n'a pas renoncé à la diffusion de la version
télévisée du documentaire prévue à
l'occasion de la Journée mondiale de l'eau le 22 mars 2011
à 20h15. Néanmoins, il n'est pas exclu que le film
soit interdit à la diffusion ou à la projection à
l'avenir.
Les tentatives de bannir de la société les films qui
leur déplaisent ne sont pas chose nouvelle chez Veolia. Le
groupe s'était déjà adressé à
l'organisme audiovisuel allemand NDR en 2005, lorsque Leslie Franke
et Herdolor Lorenz avaient osé faire la lumière sur
la pratique des contrats secrets pour la privatisation partielle
des centres de distribution des eaux à Berlin dans un film
coproduit avec la NDR («Wasser unterm Hammer», en français
« Eau, service public à vendre »). La multinationale
avait même réussi, selon ses propres déclarations,
à faire interdire la diffusion du film en accord avec Volker
Herres, le rédacteur en chef du groupe audiovisuel allemand
ARD, alors qu'il n'y avait absolument aucune preuve que le documentaire
contenait des erreurs.
Sachant pertinemment ce qui peut se passer lorsqu'on passe au crible
les pratiques d'une multinationale, l'équipe a fait retourner
dans tous les sens et vérifier presque chaque mot contenu
dans Water Makes Money par des avocats d'Hambourg et Paris. Toutes
les informations ont également été vérifiées
par ARTE. Cependant, le succès de la plainte de Veolia et
de l'interdiction de diffusion sur les écrans de télévision
et de cinéma ne se fera pas que sur terrain judiciaire.
Ce sera un véritable combat de David contre Goliath. Même
si nous gagnons en première instance, Veolia peut encore
aller en deuxième instance et faire appel à d'autres
recours s'il n'y a pas de pression de l'opinion publique. Pour Veolia,
les coûts de ce type de procédure ne représentent
presque rien. Pour Leslie Franke et Herdolor Lorenz, en revanche,
le risque financier qui se décuple à chaque recours
pourrait conduire à la ruine.
Et c'est pourquoi nous voulons lancer un appel : ne laissez pas
dans l'ombre les attaques de Veolia contre « Water Makes Money
» ! Empêchez les grands groupes d'étouffer les
critiques faites à l'encontre de leurs pratiques commerciales
!
Diffusez autant que possible les infos sur ces attaques
contre la liberté de la presse par le biais de vos réseaux
! Utilisez vos contacts avec la presse pour faire éclater
l'affaire au grand jour !
Si vous êtes membre de la presse, commandez un exemplaire
de presse et informez le public de l'affaire !
Le film « Water Makes Money » a encore le droit d'être
diffusé et montré : mettez des bâtons dans les
roues à Veolia ! Il faut que les informations contenues dans
ce film soient rendues encore plus publiques. Organisez une projection
du film ! Si vous avez déjà vu WMM, offrez le DVD
! Aidez-nous à renforcer la diffusion du film le plus possible
!
Leslie Franke, Herdolor Lorenz et Achille Du Genestoux
ont d'ores et déjà des honoraires d'avocats élevés
ainsi que de nombreux frais à payer pour faire face à
cette plainte.Toute projection, tout DVD commandé et tout
don destiné aux honoraires d'avocats que vous pouvez faire
en haut à droite sur notre site (http://www.watermakesmoney.com
) peuvent contribuer à atténuer les conséquences
financières de cette affaire.
Nous vous tiendrons bien évidemment informés de la
suite des événements. Si vous n'êtes pas encore
abonné à notre liste de diffusion, écrivez-nous
à film@watermakesmoney.org
L'équipe de Water Makes Money
C-paje engage !
C-paje est un Collectif pour la Promotion de l'Animation
Jeunesse Enfance. C'est une Organisation de Jeunesse proposant des
activités et services aux divers professionnels de l'animation...
http://www.c-paje.net/home.asp
Offres d'emploi :
http://www.c-paje.net/mailing/charge-cra.pdf
http://www.c-paje.net/mailing/charge-equipe-projets.pdf
Formations /Ateliers
Atelier d'improvisation théâtrale
Le Service Participation Sociale, Culturelle et Sportive du CPAS
de Forest organise un atelier pour adultes désireux de «
se mettre en mouvement »
En improvisation théâtrale, comme l’écrivain
face à sa page blanche, les « jouteurs » construisent
ensemble une histoire, brique par brique, avec pour seuls matériaux
leur corps, leurs émotions, leur imaginaire et leur ouverture.
Les bases de l’impro sont l’écoute, l’acceptation,
la co-construction, le respect mutuel, … le tout dans un esprit
ludique et convivial !
10 lundis matins de 9h00 à 12h00.
24/01, 31/01, 07/02, 14/02, 21/02, 28/02, (pause congé de
Carnaval), 14/03, 21/03, 28/03, 04/04/2011 + représentation
publique
Par Florence Pire de l’asbl Ex-pression (www.ex-pression.be)
Contact :
Jacqueline Dutillieux, coordinatrice culturelle du CPAS.
02/340.31.61 ou 0478/782.214
Entre secret professionnel et contrôle,
une éthique pour éclairer les missions du travail
social
La Fédération des Centres de Service Social et la
Fédération des Centres de Service Social Bicommunautaires
ont le plaisir de vous convier à leur module de form-action
De trop nombreux exemples dans l'actualité des dix dernières
années nous montrent qu'aux yeux de certaines autorités
publiques, les missions du travail social ne se distinguent guère
d'une fonction de contrôle ou de répression ; on ignore
ainsi leur spécificité, de même que ses méthodes
et son éthique professionnelle. Des travailleurs sociaux
se trouvent de ce fait de plus en plus souvent confrontés
à une mainmise du répressif sur le social et à
des pressions toujours plus fortes et plus nombreuses de la part
des autorités soucieuses de les amener tantôt à
contrôler tantôt à dénoncer plutôt
qu'à accompagner et aider des personnes en difficulté.
Infos :
Khamisa Achargui FCSS – Rue Gheude, 49 - 1070 Bruxelles Khamisa.achargui@fcss.be
Nouveau lieu
L’Académie royale de Belgique s’enrichit d’un
nouvel outil !
Dexia Banque, on le sait, est « l’héritière
du Crédit communal de Belgique » qui, avec son département
Pro Civitate, a joué en son temps un rôle culturel
ambitieux, rassemblant une collection prestigieuse, apportant une
aide à l’édition dans différents domaines
de la recherche, et constituant une bibliothèque documentaire
spécialisée dans le domaine de l’histoire des
communes de Belgique. Créée au début des années
1960, et régulièrement enrichie de nombreuses acquisitions,
cette bibliothèque était fréquentée
par de nombreux chercheurs jusqu’en 2008, date à laquelle
elle a hélas cessé d’être accessible.
Une situation regrettable qui est aujourd’hui résolue !
L’Académie royale de Belgique nous informe de ce que
cette bibliothèque, fermée au public depuis 2008,
lui a désormais été confiée. Elle occupe
un kilomètre de ses rayons, soit 40.000 livres, 18.000 monographies,
3.000 périodiques, des plans, et une collection exceptionnelle
de cartes postales relatives aux communes belges (d’avant
les fusions). Elle sera à nouveau ouverte aux lecteurs dès
le mois de janvier 2001 ! Le catalogue électronique
est intégré au catalogue Pallas, accessible via le
site de l’Académie royale de Belgique (« La
Bibliothèque » - « Catalogue »).
Sites web
ACT
ACT, comme Art Culture Transmission est un organisme de formation
indépendant, à but non lucratif.
Créé par l’équipe de La Scène,
qui publie aussi La Lettre du Spectacle, Le Jurisculture et CultureMédias,
des guides et des ouvrages thématiques, et organise notamment
les Biennales Internationales du Spectacle de Nantes, ACT’
bénéficie d’un fort ancrage dans les réalités
de la filière culturelle et permet de profiter d’un
réseau professionnel exceptionnel.
Ce nouvel organisme de formation est destiné aux professionnels
du spectacle vivant, de tous champs artistiques, exerçant
au sein d’entreprises culturelles :
- théâtres et salles de spectacles ;
- festivals ;
- compagnies et structures de production ;
- organismes et collectivités publiques ;
- musées et lieux patrimoniaux
Les formations ont lieu à Paris, Nantes et Reims.
http://www.lesformations-act.com/
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Merci à tous les membres, anciens et nouveaux. Votre soutien
est essentiel. Notre réseau et nos activités ne peuvent
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à 10 euro minimum pour une cotisation individuelle. Il n'est
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de positions. Pour un montant de 50 euros, vous êtes considérés
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Notre numéro de compte est le 523-0803666-96
D'avance, merci !
Culture et Démocratie
70, rue Emile Féron - 1060 Bruxelles
Tél. : 02/502 12 15
Courriel : info@cultureetdemocratie.be
Cette lettre d'information a été réalisée
par Baptiste De Reymaeker et Georges Vercheval grâce au soutien
de la Communauté française.
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