n°12
- 31/01/2007
A propos d'images et du droit à l'image
Il y a trois ans, dans le cadre de rencontres de professionnels
de l’image, à Perpignan, un photographe français
annonçait à ses collègues incrédules
qu’il était poursuivi en justice pour avoir,
alors qu’il travaillait pour les GR (chemins de grandes
randonnées), fait des images d’un champ de lavandes
et d’une « borie » (abri en pierres sèches),
les propriétaires dénonçant une utilisation
"abusive" de leur bien…
Ce n’est pas une première. La photographie,
pour certains, est assimilée à un délit,
même si elle se situe loin des pratiques de paparazzi.
Il pouvait s'agir, en effet, de personnes apparaissant fortuitement
sur une photo, ou d’un bâtiment comme l’Atomium
(architectes sourcilleux)…, ou encore de l’éclairage
« créatif » d’un monument (la citadelle
de Namur, la Tour Eiffel). Tout cela met évidemment
en question la nature même des images proposées
dans les médias. Une rentrée des classes ? Oui,
mais elle sera autocensurée : les gosses seront flous
ou vus de dos !
Voici pourtant une bonne nouvelle, relayée par la
revue électronique photographie.com, que nous citons
: le tribunal d’Avignon a tranché dans «
l’affaire de la borie ». Extrait du jugement :
"Attendu sur le fond, que le propriétaire d’une
chose ne dispose pas d’un droit exclusif sur l’image
de celle-ci. Qu’il peut toutefois s’opposer à
l’utilisation de cette image par un tiers lorsqu’elle
lui cause un trouble anormal..."
"Attendu que les propriétaires ne démontrent
pas l’existence d’un trouble anormal puisque le
borie litigieuse qui participe par son originalité
archéologique au patrimoine régional ne constitue
pas leur domicile privé; qu’il s’agit d’un
espace de garrigue inhabité dont les abords sont accessibles
au public par un sentier de GR; qu’il s’agit d’un
bien exposé à la vue de tous depuis la voie
publique, et de tous les terrains contigus non clôturés
que peuvent parcourir les promeneurs dans le périmètre
du Parc Régional du Luberon."...
« Par ces motifs, le tribunal, statuant en audience
publique en premier ressort et par jugement contradictoire;
Déboute les plaignants de toutes leurs demandes et
les condamne à payer (à ceux qu’ils assignaient)
une somme de 1000€ à chacun à titre de
dommages et intérêts, et, une pareille somme
de 1000€ à chacun au titre des dispositions de
l’article 700 du nouveau code de procédure civile.
Condamne les plaignants aux dépens avec droit de recouvrement
direct au profit des avocats de la cause. Rejette toutes les
demandes plus amples ou contraires ».
Une bonne nouvelle, donc. Ce jugement devrait faire jurisprudence.
Pour en savoir plus, voir www.photographie.com.
On peut aussi, pour une vision plus large de ce qui concerne
l'éthique et l'esthétique du photojournalisme,
retourner au n° 4 du Journal de Culture et Démocratie.
Georges Vercheval
|
Les couleurs correspondent aux axes suivants :
- Art et Société
- Art et Solidarité (Art et Santé, Art et
Prison, CPAS)
- Art et Ecole
- Dialogue interculturel
- Accès à la culture
- Pratiques culturelles et engagement
|
À vos agendas
Activités et événements à venir, liés à la culture
dans un esprit démocratique
- ART ET SOCIETE
Art ? Editions-Sédition
Le Centre de la Gravure et de l’Image
imprimée, à La Louvière, présente, dans
la grande salle du deuxième étage, celle aux colonnes
tronquées, une initiative originale due à Alain Buysse,
photographe, lithographe, sérigraphe, agitateur-éditeur
à Lille, qui a sollicité l’implication de quatre-vingt
artistes au départ de l’idée « Qu’est-ce
que l’art ? ». Réponses en 118 affiches, imprimées
de 1997 à 2006. Contradictions, recherches et références.
En exergue : « L’art c’est ce qui rend la vie
plus intéressante que l’art », (affiche n°
0), slogan de Robert Filliou. Un « hold-up mental »
(76), selon Elisa Blanc-Bernard ! Pour Mark Brusse « l’art
heureusement n’est pas raisonnable » (23)...
Visages dans la foule anonyme (Anne Deguelle,
affiches 51 et 52). À l’acrostiche A R T, de Michel
Butor ( 95), répond en écho l’affiche 111, celle
du collège Mitterand de Thérouanne (23 classes, les
professeurs, 547 élèves).
« Tous unis derrière le gloupier
» (53) Jacques Charlier. « Tout doit disparaître
», clame Magali Claude (46). L’affiche peut être
séditieuse, en effet, et troquer l’enjeu commercial
au profit du social ! Toroop & Glabel, (la typographie prend
le pouvoir, en vert sur fond rouge), précisent que «
Le 5% le plus riche de la planète accapare 85% du produit
mondial. Le 5% le plus pauvre n’en recueille que 1,4%. Statistique
1994 » (61). Et aussi que : « Pour nous préparer
à la réalité virtuelle intégrale, on
nous a offert de belles allégories fin de siècle comme
le Suaire de Turin, Disneyland et Timisoara » (60).
Dangereuse, l’exposition ? Peut-être.
Antoni Muntadas cueille un slogan à la craie sur un mur en
pierre de France éclairé en lumière rasante,
à Arles, et confirme : « Tout est politique »…
- Jusqu’au 15 avril 2007, au Centre de la Gravure, rue des
Amours 10 7100 La Louvière
064 27 87 27 www.centredelagravure.be
(à voir dans le même temps : Kikie Crèvecoeur,
L’œuvre gravé 1986 – 2006).
Journées
de réflexion et de travail SMart
Dans le cadre de sa mission de professionnalisation
du secteur artistique et culturel, SMart veut stimuler les pouvoirs
publics pour qu'une étude socio-économique complète
soit réalisée afin d'avoir une vision globale du secteur,
de démontrer qu'il est générateur de ressources
et d'emplois et de développer des solutions adaptées
aux pratiques de terrain.
En avril 2006, au Botanique, SMart a organisé
une première journée de rencontres « SMart Day
» : « l'artiste, un travailleur (pas) comme les autres
» qui abordait différentes thématiques autour
de l'économie culturelle, s'entourant d'experts du monde
institutionnel et universitaire (DVD sur demande). L'un des constats
majeurs de ces rencontres fut la grande diversité de langages
entre les acteurs du terrain et le monde institutionnel ainsi que
la façon d'aborder les enjeux.
En 2007, SMart organise des journées
de réflexion et de travail où l'ensemble du monde
culturel et artistique est convié pour s'exprimer sur les
réalités des conditions de production dans les différents
secteurs artistiques afin d'en mieux comprendre les fonctionnements
économiques, social et institutionnel. Ces rencontres auront
pour thème : « Quelles conditions pour la production
artistique? »
Dates :
A Bruxelles (Maison du Peuple – Parvis de Saint-Gilles, 37
à 1060 Bruxelles) : 24/01 : édition littéraire
et audiovisuel; 29/03 : Arts de la Scène; 24/05 : Arts plastiques,
arts visuels et stylisme.
En Flandre : 30/01 : édition littéraire et audiovisuel
(Handelsbeurs Kouter, 29 à 9000 Gand) ; 4/04 : Arts de la
scène (cultuurcentrum Berchem – Driekoningenstraat,
126 à 2600 Berchem) ; 29/05 : Arts plastiques, arts visuels
et stylisme (cultuurcentrum Berchem – Driekoningenstraat,
126 à 2600 Berchem).
En Wallonie : 6/02 : édition littéraire et audiovisuel
(Les Brasseurs – rue des Brasseurs, 6 à 4000 Liège)
; 14/03 : Arts de la scène (Le Perron de l'Ilon – Place
l'Ilon, 17 à 5000 Namur) ; 15/05 : Arts plastiques, arts
visuels et stylisme (Place de la Grande Pêcherie – 7000
Mons).
L'un des objectifs sera de tenter de comprendre et peut-être
d'expliquer les modes de productions artistiques en termes de création,
d'économie et d'emploi. Les conclusions de ces rencontres
seront présentées lors du SMart Day 2007 qui se déroulera
en septembre 2007.
www.smartasbl.be
La rencontre de Sibiu
« Premiers pas dans l’Union Européenne »
Évaluation du rôle des collectivités
locales et régionales dans la construction des politiques
culturelles européennes depuis l’entrée de dix
pays en 2004 ainsi que de la Roumanie et de la Bulgarie en 2007.
Les Rencontres tiendront la réunion
de leur comité le vendredi 9 février 2007, ainsi qu’un
séminaire Européen le samedi 10 février 2007
à Sibiu, Capitale européenne de la culture 2007, dans
le but d’apprécier les politiques culturelles des collectivités
locales des nouveaux Etats membres qui ont rejoint l’Union
Européenne en 2004 ainsi que les défis à venir
pour la Roumanie et la Bulgarie.
Le Comité des Rencontres regroupe
des représentants de villes et de régions d’Europe
et du pourtour méditerranéen qui revendiquent l’importance
de la construction de politiques culturelles locales et régionales
et y collaborent à un niveau européen. Pendant la
conférence, les membres auront l’opportunité
d’examiner le programme du réseau et de soumettre des
suggestions concernant son futur : sera lancée la rédaction
du livre blanc de l’action des politiques culturelles des
collectivités territoriales en Europe, suite au livre vert
paru il y a quelques années.
Les membres Roumains et Bulgares pourront
évoquer les moyens par lesquels les rencontres peuvent contribuer
à leurs projets, dans le but de développer des politiques
culturelles locales dynamiques. Le jour suivant ouvrira le débat
aux représentants de tous les autres nouveaux états
membres (Chypre, République Tchèque, Estonie, Hongrie,
Lituanie, Lettonie, Malte, Pologne, Slovaquie, Slovénie),
aussi bien qu’à nos collègues Roumains et Bulgares.
Qu’a apporté le processus d’intégration
aux États membres qui sont entrés en 2004? Quelles
sont les conséquences politiques, économiques et culturelles
pour les nouveaux États membres ? En quel sens le processus
d’intégration a-t-il affecté les politiques
culturelles des villes et régions de ces pays ? Quels sont
les espoirs et ambitions des villes et régions roumaines
et bulgares dans le cadre de leur adhésion? Comment espèrent-elles
développer leurs politiques culturelles en Europe ? Quels
sont leurs besoins, quelles difficultés s’apprêtent-elles
à rencontrer ? Comment peut-on assurer que ces politiques
vont encourager les artistes locaux en les reliant aux débats
européens ?
Cette réunion est également
ouverte aux professionnels de la culture, aux artistes et experts,
ainsi qu’aux individuels qui encouragent la mise en place
de politiques culturelles européennes.
Infos :
www.lesrencontres.org
- PRATIQUES CULTURELLES
Ougrée-Bas
: « Pile et Face »
L'exposition Ougrée-Bas : « Pile
et Face », se déroule du 12 janvier au 15 février
2007, au Centre culturel de Seraing. Rodolphe Finamore et Alex Radicchi
exposent leur travail de photographie. Pendant près d'un
an, ils ont arpenté ce quartier situé dans la zone
industrialisée d'Arcelor. Ils ont rencontré les habitants
de ce quartier, ont partagé les grands et petits événements
qui ont émaillé leurs vies, ont photographié
cet environnement industriel qui constitue leur décor quotidien.
Plus de 80 photos couleur, vivantes et dynamiques, composent un
portrait tantôt drôle, tantôt interpellant de
ce quartier et de ses habitants qui vivent une situation de profonde
mutation territoriale et sociale. L'exposition a été
créée en association avec l'asbl Optim@, qui mène
différentes actions dans une optique de développement
durable dans le quartier d'Ougrée-Bas. Initiative intéressante
: des habitants du quartier vont eux-mêmes commenter les photos
lors de visites organisées les mercredis après-midi.
www.optima-obs.org
Festival Itinéraires
Singuliers 2007 - 5ème édition
Du 23 Janvier au 25 Février 2007 à
Dijon, Auxerre, Beaune, Chalon-sur-Saône, Longvic, Semur-en-Auxois,
Saulieu… Théâtre, arts plastiques, vidéo,
cinéma, musique, chantiers artistiques, débats, ateliers,
stages…
Tous les deux ans depuis 1999, le Festival
Itinéraires Singuliers tente de réaliser une circulation
de toutes les « expressions ». Temps d’expression
et de diffusion artistique, pôle de sensibilisation aux oeuvres
et aux pratiques artistiques, ce Festival offre un lieu d’échange
culturel entre les artistes et tous les publics.
A une époque où l’on
parle avec force de l’exclusion, il paraît important
de développer des temps forts qui nous interrogent sur les
diverses formes de ruptures sociales, sur les raisons qui conduisent
à une marginalité subie ou choisie.
Dans cette perspective, Itinéraires
Singuliers jette des ponts entre le champ associatif, le monde de
l’éducation, le champ sanitaire et social, le monde
de l’entreprise et le milieu culturel dans une démarche
partenariale, initiant ainsi de nouveaux liens entre art et société.
Autour d’un thème renouvelé à chaque
édition, Itinéraires Singuliers affirme, le temps
d’un festival, que les arts vivants doivent être un
champ de reconstruction unique et un espace de parole et d’engagement.
Après le thème de « La Maladie » en 1999,
« L’enfermement » en 2001, « Les Peurs »
en 2003, « La mise à nu » en 2005, la 5ème
édition du Festival a pour thème « L’absence
».
Du 23 Janvier au 25 Février 2007,
le Festival Itinéraires Singuliers investit la Ville de Dijon
et la Bourgogne (lieux publics, associatifs et culturels) et invente
des espaces intermédiaires où des mots, des paroles,
des formes innovantes naissent, se croisent et se transmettent.
Quatre semaines pour interroger notre rapport à la différence.
Infos : www.itinerairessinguliers.com
Les enfants de
l'atelier des Petits Pas exposent à la Maison Communale de
Schaerbeek
Du 24 janvier au 28 février 2007, les flamboyantes créations
des enfants de l’Atelier des Petits Pas seront exposées
dans le Hall des Echevins, à l’Hôtel Communal
de Schaerbeek. C’est le résultat des « ateliers
d’expression et de créativité » de l’Atelier
des Petits Pas, où s’est éveillée, grâce
aux moyens mis à leur disposition et à l’approche
pédagogique, la créativité qui sommeillait
en eux. Ils se sont exprimés tantôt à travers
les œuvres de Matisse, Miro, Paul Klee ; tantôt par des
créations sculpturales ; tantôt encore par d’autres
techniques… dont eux seuls ont le secret !
L’Atelier des Petits Pas, centre d’expression
et de créativité, est situé dans le bas de
la commune et travaille depuis dix ans à l’amélioration
de la qualité de vie des familles, et tout particulièrement
des enfants. C’est Ayse Eryoruk, une jeune femme dynamique,
d’origine turque, qui a créé l’Atelier
des Petits Pas, avec le soutien de son mari et du Planning Familial
Josaphat. En réaction au quotidien d’enfants jouant
dans la rue, la saleté et l’insécurité
routière, ils se sont donné pour but de leur offrir
un espace de jeu structuré et structurant. Aujourd’hui,
grâce au travail de tous ses collaborateurs, ce sont des ateliers
de haute qualité qui sont mis à la disposition des
enfants. Ils peuvent s’y constituer une palette de techniques
d’expression qu’ils utiliseront tout au long de leur
parcours, jusqu’à l’âge adulte. La «
possibilité » d’expression n’est-elle pas
la plus grande liberté qui soit… ?
Partant de l’idée que toute
valorisation de l’enfant est source d’épanouissement,
et l’aide à acquérir de l’estime et de
la confiance en lui, l'Atelier a désiré mettre ses
travaux à l’avant-scène. Cette exposition à
la Maison communale, réalisée avec l’aide de
la Commune de Schaerbeek, témoigne de l’appartenance
des enfants à la vie publique.
Infos : 02/240.34.99 - www.schaerbeek.irisnet.be
ou www.atelierdespetitspas.com
Cours sur Cour
La Maison du Spectacle-La Bellone propose
la troisième édition du salon destiné aux futurs
étudiants en Arts de la Scène, Cours sur Cour, le
samedi 10 février 2007, de 12h à 17h. Comme les années
précédentes, le salon réunira les informations
concernant les études, les débouchés et les
réalités des métiers représentés.
Des professionnels seront présents et prodigueront leurs
conseils aux visiteurs. Dans la salle de répétition,
des leçons publiques de théâtre seront données
par Luc De Smet et Frédéric Dussenne. Les visiteurs
pourront également apprécier le savoir-faire des étudiants
: les jeunes réalisateurs présenteront leurs courts
métrages et la Cour de la Bellone sera scénographiée
par les étudiants de l'Ecole Nationale Supérieure
des Arts Visuels de la Cambre. Enfin, un guide des études
en arts de la scène sera disponible et permettra de clarifier
le dédale des formations.
www.bellone.be
Festival de Liège
Les scènes du monde et de chez nous
s'invitent au Festival de Liège, du 19 janvier au 17 février
: un mois de fêtes, de découvertes, de retrouvailles,
de réflexions plus fertiles que jamais !
Quoi de mieux qu'un festival pour se rapprocher et s'enrichir, tout
en associant l'art et la fête à des prix très
démocratiques ? En six ans et quatre éditions, le
Festival de Liège a pris de l'ampleur et, comme son directeur,
Jean-Louis Colinet, tient aussi les rênes du Théâtre
national, il amène également à Bruxelles nombre
de spectacles. Le festival continue de jeter l'ancre dans les mêmes
eaux vivifiantes : le regard acéré, engagé
sur les réalités des temps présents, aux quatre
coins de la planète, de l'Iran à la Flandre, avec
la radicalité des outils de la scène et la porosité
des disciplines - de la danse surtout.
Face à la plantureuse affiche internationale
qui nous ramène aussi des spectacles d'Iran - l'adorable
Saadi, agence de gaîté -, de Russie, d'Inde, des Amériques,
d'Angleterre et de France (nous en reparlerons), la présence
des artistes belges s'est accrue, avec une majorité de scènes
liégeoises, mais aussi avec le formidable spectacle du Flamand
Jos De Pauw, Die siel van die Mier : du théâtre musical
qui plante son intelligence, son humour et sa générosité
du côté de La Vie des termites de Maeterlinck... Les
Wallons, eux, nous offrent la mémoire de l'immigration italienne
féminine avec la vitalité chantée du groupe
Les Olives Noires ( Montenero 53 ), les marionnettes muettes du
collectif Detruitu ( R-9 ) et les Bloody Niggers du Groupov, ce
dernier spectacle traitant de « tous ceux qui un jour ou l'autre
furent considérés comme une humanité mineure
et traités comme telle », comme le précisent
ses créateurs, Dorcy Rugamba, Younouss Diallo et Jacques
Delcuvellerie. Et, chaque soir, Le Jardin du paradoxe de Michel
Antaki fera fleurir les bourgeons de la fête. (Michèle
Friche, Le Vif/L'Express, 18 janvier 2007)
www.festivaldeliege.be
- ART ET SOLIDARITE
Les hommes quand
même (titre provisoire)
Le projet-quartier du Théâtre Les Tanneurs.
Une création de Xavier Lukomski (artiste en résidence
au Théâtre Les Tanneurs)
Depuis longtemps, le Théâtre Les Tanneurs propose ses
projets-quartier. Sur base d’une volonté d’ouvrir
aux Marolliens, non seulement les portes de la salle, mais aussi
celles de la scène, trois projets ont déjà
vu le jour (Le Grand Bal des Marolles, Tout le monde s'appelle Martine,
Valses de familles).
Lieu de rencontre et de création, le projet-quartier est
porté cette saison par Xavier Lukomski. En janvier (26, 27,
31 janvier & 2, 3 février 2007 - 20h30 - 28 janvier &
1er février 2007 - 15h), des femmes viendront vous dire leur
vision des hommes. Pour les rencontrer, le metteur en scène
s’en prend à la question de la masculinité et
de sa représentation dans le vécu et l’esprit
des femmes. Ces questions, matière première, vont
être tour à tour racontées, réécrites
et jouées.
Ce spectacle, que l’on espère décapant, met
en scène l’image que ces actrices-amatrices-créatrices
ont des hommes et la savoureuse tentative d’incarner cette
image, acide ou tendre, et de nous la transmettre. Uniquement des
voix féminines donc, toutes générations confondues,
qui nous jouent l’homme et se jouent des hommes, sous toutes
ses formes. Comme dans un album de famille où chacune projette
ses souvenirs. Comme dans une fête de famille, où l’on
met une fausse moustache pour faire rire les enfants. Entre intime
et imaginaire. Ça devrait être drôle, sans doute
parfois un peu ironique. Brutal ? A découvrir.
Infos et réservations : 02/512.17.84 - www.lestanneurs.be
- ART ET ECOLE
Rencontre «
Les pratiques artistiques et culturelles des jeunes : mieux connaître
pour mieux accompagner »
Le Pôle Culture de l'Institut national
de la jeunesse et de l'éducation populaire (Injep) inaugure,
dans le cadre des « Rencontres de l'Hiver à l'Été
», un nouveau cycle de réflexion intitulé «
Les pratiques artistiques et culturelles des jeunes : mieux connaître
pour mieux accompagner ». Le premier volet, « Continuité
et/ou ruptures ? » se déroulera les 6 et 7 février
2007 à l'Injep à Marly-le-Roi (France) et posera une
série de questions générales sur le rôle
des pratiques artistiques et culturelles pour les jeunes générations,
sur la réalité d'une rupture avec les générations
précédentes et sur l'adaptation des modes d'accompagnement
à ces évolutions.
Parmi les thématiques abordées lors de ces deux jours
: quelles ont été les évolutions de la place
des jeunes dans la société ? Les questions de continuité
et de rupture sont-elles pertinentes pour parler des jeunes et aborder
leurs pratiques culturelles et artistiques ? Comment les pratiques
artistiques et culturelles des adolescents se construisent-elles
? Comment les politiques publiques ont-elles tenu compte de ces
pratiques et de leurs évolutions?
http://passeursdeculture.injep.fr
et www.injep.fr
- DIALOGUE INTERCULTUREL
"Le peuple
sans nom ou la colère du fleuve"
Une création de Layla Nabulsi, au Théâtre
de L'L, du 30 janvier au 11 février 2007.
Le peuple sans nom ou la colère du fleuve, spectacle satyrique
où l’impuissance des « sans nom » côtoie
le grotesque et la vanité de ceux qui les entourent.
Le village du peuple sans nom menace d’être englouti
par le fleuve en crue. Les autorités chinoises ont décidé
de faire sauter les digues pour épargner la ville qui se
trouve en aval. Eté la petite décide de fuir. Sur
son chemin, elle rencontrera 15 personnages joués par 6 comédiennes.
Infos : www.llasbl.be
Les Soirées
du Monde en Scène
Les Soirées du Monde en Scène,
initiées en janvier 2005 à l'Atelier de la Dolce Vita,
permettent à des musiciens de tous horizons, à la
fois culturels et musicaux, de se retrouver, de partager, d'échanger
et de jouer ensemble dans des formules improvisées, dans
une ambiance à la fois festive et conviviale. Ce projet aujourd'hui
nomade s'est révélé au fil des éditions
un véritable succès, croisant les expériences
d'artistes de cultures musicales différentes : africaines,
orientales, sud-américaines, européennes et bien d'autres...
La prochaine édition de ce laboratoire
musical d'échange et de création se déroulera
à la Maison des Cultures et de la Cohésion Sociale
de Molenbeek-Saint-Jean (rue Mommaerts, 4 à 1080 Bruxelles),
le dimanche 4 février à 19h. Le thème sera
la musique et la danse.
Jusqu'à présent, le Monde en Scène
était un défi lancé aux musiciens les plus
divers. Le 4 février sera plus large puisqu'il s'agit d'étendre
l'invitation aux danseurs et danseuses de tous styles (afro, oriental,
contemporain, hip-hop, latino...) prêts à mélanger
de manière audacieuse les styles et les influences et à
chercher ensemble, avec les musiciens participants, des voies d'expressions
nouvelles.
Infos et inscriptions : tanju.goban@cbai.be
- ACCES
Journée
Européenne de l’Opéra « Bienvenue à
l’opéra ! »
Le samedi 17 février 2007, de Barcelone à Moscou,
de Paris à Prague, plus de 100 maisons d’opéra
européennes ouvrent leurs portes. Une journée de fête
pour découvrir un art vivant, actuel et européen.
À la Monnaie, chanteurs, musiciens, metteurs en scène,
éclairagistes, costumiers… conjuguent leurs talents
dans un foisonnant programme à découvrir en famille.
Projections sur grand écran, visites guidées du théâtre
et des coulisses, ateliers pour tous, séances de grimage
et d’habillage, répétitions ouvertes au public
et un spectacle.
Bienvenue à tous !
Les Journées Européennes de l’Opéra
sont une initiative commune d’Opera Europa, Fedora, Reseo
et l’Opéra National de Paris, en partenariat avec la
Réunion des Opéras de France et Opera XXI.
La Journée européenne de l’Opéra aura
lieu en Belgique à la fois à la Monnaie, au Vlaamse
Opera, au KVS (en collaboration avec Muziektheater Transparant)
et à l’Opéra Royal de Wallonie.
Infos : www.lamonnaie.be
– 02/210 85 05
Coups de cœur
Présentation d'expériences intéressantes.
- PRATIQUES CULTURELLES
Les Ateliers
d'Art Contemporain
Depuis 1995, Les Ateliers d’Art Contemporain (AAC) est une
asbl qui organise à Liège des stages artistiques pour
enfants, adolescents et adultes. Elle propose l’initiation
et le perfectionnement dans un grand nombre de disciplines : peinture,
dessin, sculpture, écriture, théâtre, danse,
musique, photographie, vidéographie, infographie… Les
AAC se veulent un lieu d’apprentissage, de création
et d’échange, notamment par le brassage de personnes
d’âges et de milieux différents. Ils se différencient
aussi de l’animation socioculturelle par leur orientation
uniquement artistique et le souci de qualité dans ce domaine.
Le programme des stages et des ateliers est
élaboré avec soin, non seulement pour obtenir un équilibre
entre les disciplines et les tranches d’âges mais aussi
pour renouveler les approches ou les thèmes abordés.
À cette fin, chaque artiste-animateur est invité à
remettre une proposition de stage écrite détaillant
précisément le contenu quotidien des activités,
l’objectif pédagogique poursuivi et la méthodologie
utilisée. Le caractère « contemporain »
de la démarche a également beaucoup d’importance
dans le choix des stages dans la mesure où il s’agit
de la spécificité des AAC.
Le rapprochement actif du public avec le monde
de l’art peut contribuer à améliorer la qualité
de la vie en milieu urbain. Il ne s’agit donc pas seulement
d’un délassement « luxueux » mais aussi
et surtout de contribuer à agir sur la qualité de
la vie en ville par une meilleure connaissance de l’art au
quotidien, par une recherche et une expérimentation dans
la pratique des arts contemporains… D’autre part, les
Ateliers sont attentifs aux milieux défavorisés et
aux personnes qui ont des difficultés d’insertion socio-économique.
Des ateliers artistiques sont proposés à des jeunes
dans des quartiers de Liège et des réductions spéciales
sont accordées à des usagers du CPAS. L’idée
est d’utiliser la créativité comme outil du
développement personnel. La création peut permettre
la transformation profonde du sujet créateur. Et derrière
les différences personnelles et culturelles, il s'agit de
favoriser une expression créative singulière et authentique.
Les Ateliers d'Art Contemporain participent
au projet « Ensemble, approprions-nous notre quartier et embellissons-le
» au sein de l'établissement scolaire EFC Glain-Burenville.
Ce projet consiste à embellir le cadre de vie des élèves,
à utiliser les espaces physiques et temporels afin de mieux
se connaître et ainsi diminuer le sentiment d'insécurité.
Pour mener à bien cette collaboration, enseignants, élèves,
associations de quartier et artistes mettent leurs efforts en commun.
Au programme : fresques, sculptures et scénographie. Résultat
final prévu pour mars 2007.
Les Ateliers d'Art Contemporain organisent également
un module de formation destiné aux plasticiens dans le but
de leur procurer le bagage nécessaire pour qu'ils puissent
concevoir leur propre animation adaptée au public et aux
lieux d'accueil de l'animation (écoles maternelles, primaires,
secondaires, voire dans d'autres lieux regroupant des individus
pour lesquels une sensiblisation à la pratique artistique
pourrait avoir des répercussions positives : prisons, hôpitaux,
ateliers privés, secteur associatif...). Un nouveau module
de formation est prévu pour le début du mois de février.
www.lesaac.net
- ART ET SOLIDARITE
Formation ‘Acteur
sur scène, acteur dans la vie’
La compagnie Barbiana est une compagnie professionnelle
de théâtre. Elle développe son action dans le
champ socio-artistique et est reconnue par le Ministère de
la culture en qualité de théâtre-action depuis
1997. La compagnie Barbiana a été fondée en
1994 à Mons et est ancrée aujourd’hui dans les
locaux de l’ancien Hôtel de ville de Nimy.
Cette année, la Compagnie propose la
cinquième édition du projet de formation théâtrale
‘Acteur sur scène, acteur dans la vie’. Leur
défi est de toucher principalement des individus en marge
de la société et des lieux officiels de la culture.
Des non-acteurs !
Dans une certaine proportion, les portes sont
également ouvertes aux comédiens. La rencontre entre
comédiens et non-comédiens et l’approche pédagogique
de la formation-création ‘Acteur sur scène acteur
dans la vie’ permet aux ‘professionnels, par l’immersion
dans le cadre d’une ‘création collective’,
l’acquisition de nouvelles compétences dans le domaine
des techniques du spectacle. Cette démarche est étrangère
aux différentes écoles de formation théâtrale.
Le FOREM Conseil est partenaire de cette formation qui s’adresse
donc à des demandeurs d’emploi. Elle a également
le soutien de la Région Wallonne, de la Communauté
française de Belgique, de la Direction générale
des Affaires culturelles du Hainaut, de la Ville de Mons et du CEFo.
En offrant cet espace-temps de près d’un
an (670h), Barbiana répond aux questions : « comment
vaincre les difficultés à s’orienter et à
faire des choix professionnels », mais aussi « comment
devenir acteur de sa propre existence par la prise de parole responsable
».
Une création théâtrale à mettre sur pied
- un projet à organiser - des relations à gérer
pour trouver ou retrouver la parole et lui donner sens.
Compagniebarbiana@skynet.be
- ART ET ECOLE
ABC – Art
Basics for Children
ABC = les premières lettres de l'alphabet.
ABC = ART BASICS for CHILDREN.
Mais le C ne renvoie pas seulement aux enfants, mais aussi au mot
'critical', au fait de se poser des questions cruciales, à
la conscience et à la communication en général.
Le B de Basics est également celui de la Beauté des
choses,
et le A est la première lettre du mot 'Art', mais aussi d'Anthropologie
ou de Anima, l'âme ou l'essence – les sens – des
choses.
Marianne Van Kerkhoven
ART BASICS for CHILDREN (ABC) est une initiative
de l'artiste autrichien et philosophe de la culture Gerhard Jäger.
Depuis l'an 2000, cette organisation sans but lucratif opère
depuis Bruxelles en tant que laboratoire de recherche et de développement
en matière d'expérience artistique et d'éducation
esthétique pour tous à partir de 4 ans. Cette expérience
ouvre assurément de nouvelles perspectives aux structures
sociales, artistiques et éducatives actuelles.
En ce début d'année, ABC sera
l'invité de 7 centres culturels du Brabant flamand pour y
présenter une nouvelle expérience. Après avoir
expérimenté durant des années le studios ABC
qui propose déjà le concept d'un cadre d'apprentissage
'moderne' et interactif, ils ont estimé que le temps était
venu de tenter une nouvelle formule : le studio-classe. Pour ce
studio, ils investissent un espace limité, comme par exemple
un local de classe classique, qui sera modifié en fonction
de l'activité pour parvenir à un ‘cadre d'apprentissage
idéal’. ABC a conçu un nouveau mobilier pour
ce mini-studio: des tables de travail flexibles, avec tapis et coussins
ad hoc, une bibliothèque mobile et des meubles, un mobilier
multimédia adapté, ainsi que des cloisons amovibles
pour permettre d'isoler un espace. Le recours à des meubles
influence l'ambiance et le processus d'apprentissage, de sorte que
les enfants tout comme les enseignants ressentent littéralement
‘physiquement’ l'impact de l'architecture. Ce projet
tente avant tout de sensibiliser les enfants à leur environnement,
à leur donner un ‘sens de l'espace’. Il souhaite
par ailleurs inciter à une forme d'enseignement plus interactive
(l'espace nourrit et éduque, lui aussi!). L'aménagement,
ainsi que la façon dont le matériel éducatif
est installé, rend pour ainsi dire évident un apprentissage
indépendant sous encadrement. Les enfants et enseignants
travailleront durant toute une journée dans cette classe
multifonctionnelle sur des thèmes tels que ‘se sentir
comme chez soi’ (dans différentes cultures), ‘ville-campagne’,
‘espace intérieur et extérieur’ etc. Place
à la construction, à la discussion, aux mensurations,
au bricolage et à la philosophie. Les différentes
activités (sous la conduite d'un collaborateur ABC) feront
naître des idées basées sur l'expérience
de chacun et dépassant le cadre stricte des matières
enseignées. Une petite exposition évocatrice d'exemples
nationaux et internationaux d'architecture ‘stimulante’
pour écoles, d'environnements propices à l'enseignement
et une bibliothèque d'études accompagneront ce studio-classe
et seront accessibles au public.
Le studio-classe sera présenté
aux écoles néerlandophones dans les Centres culturels
suivants :
CC Westrand Dilbeek (du lu. 15/01 au ve. 26/01)
CC De Borre Bierbeek (du lu. 29/01 au je. 08/02)
CC De Ploter Ternat (du ve. 16/02 au ve. 09/03)
CC Het Bolwerk Vilvoorde (du lu. 12/3 au ve. 23/03)
CC ’T Vondel Halle (du lu. 16/04 au ve. 27/04)
CC de Meent Alsemberg (du lu. 30/04 au lu. 14/05)
GC de Zandloper Wemmel (du ma. 15/05 au ve. 01/06)
www.abc-web.be
Faits et opinion
Le Journal de Culture et Démocratie n°16, paru en
décembre 2006, publiait un article intitulé «
Seul le cinéma » écrit par Marc-Emmanuel Mélon
du Service Cinéma et arts audiovisuels de l'Université
de Liège (page 3 - www.cdkd.be/fr/publications/pdf/Journal_16.pdf).
Un débat d'idées s'en est suivi entre Emmanuel d'Autreppe
et l'auteur du texte. Il nous a semblé intéressant
de vous retranscrire cet échange épistolaire.
Tout seul, le cinéma…
Ainsi donc, « Seul le cinéma… ». J’aimerais
répondre ici à ce constat et à l’article
de Marc-Emmanuel Mélon paru dans le dernier numéro
de Culture et Démocratie, car ils me semblent en plusieurs
points discutables, excessifs, péremptoires.
En effet, derrière le rapport à l’autre radicalement
autre (phénoménologie politique du cinéma aisément
identifiable dans la lignée de Jean-Louis Comolli), derrière
l’apparition du visage comme foyer de la relation éthique
(selon Levinas), se profile me semble-t-il un étonnant refus
du discours. Or non, le cinéma, notamment dans sa dimension
politique, n’est pas fait que d’ineffable, de remous
de l’âme, d’aptitude à faire parler les
silences. « Même parlant, le cinéma a toujours
été muet » : derrière la pertinence de
la belle formule, il faudrait veiller à ne pas oublier que
même muet, le cinéma a toujours été parlant
– et aussi sonore, tout simplement, extraordinairement sonore
depuis ses débuts –, même s’il parle des
langages, s’inscrit dans des contextes d’échange
et tient des discours sans cesse différents, singuliers,
irréductibles. (Je m’étonne de rappeler la chose
à celui qui me l’a apprise.)
Ainsi donc, seul le cinéma… Et non pas la peinture,
non pas la photographie – on peut se demander pourquoi. Simple
question de lumière dans un caisson obscur et d’apparition
en temps réel ?… Et puis bien entendu, pas non plus
la télévision, surtout pas la télévision,
cette sorcière du logis ! La télévision qui
« réduit l’Histoire aux faits divers de l’actualité
» (alors que le cinéma, plus respectueux des majuscules,
nous « confronte à la grande Histoire ») ; la
télévision qui « recouvre le monde du voile
de l’indifférence », alors que le cinéma
« fait exister la différence entre les uns et les autres,
entre les victimes et les bourreaux, entre les repus et les exclus,
entre les obèses et les affamés, entre le Nord et
le sud, entre l’Occident et le reste du monde ». On
voit bien que le sens de la nuance coupe net et proprement les poires
en deux, sans perdre une goutte…
Les différences entre Eisenstein et Riefenstahl, ou entre
Chris Marker et Bruno Dumont (et qui contestera qu’ils sont
tous cinéastes ?), me semblent pourtant plus importantes
et significatives qu’entre « LE » cinéma
et « LA » télévision… Il est tout
aussi réducteur de trouver par essence que « seul le
cinéma… », que d’affirmer que « jamais
la télévision ». Ni l’un ni l’autre
ne sont unitaires, monolithiques. On trouve bien entendu le meilleur
comme le pire aux extrémités de chacun – extrémités
qui d’ailleurs, comme chacun sait, se touchent et se mêlent
parfois jusqu’à l’indiscernable : ce n’est
pas Godard, grand expérimentateur des marges et mélangeur
de cinéma, de vidéo et de télévision,
qui dira le contraire.
On trouve d’ailleurs dans le texte de Marc Mélon la
présence donc la caution du cinéaste franco-suisse.
Argument cinéphile par excellence : si Godard le dit…
Nul mieux que Godard : refrain connu (et titre d’un ouvrage
d’Alain Bergala, ce qui est un peu – mais à peine
– plus prudent que de dire « seul Godard » ou
« seul le cinéma ». Mais il est vrai que l’on
aurait plus facilement accueilli un article intitulé «
rien mieux que le cinéma »…).
Mais citer Godard, citer Epstein et sa théorie de la photogénie,
n’est-ce pas chercher le salut (car il s’agit bien de
cela) du cinéma dans la mystique, au moment où il
en a moins que tout besoin ?… Et, dans un cadre qui se veut
démocratique, celui de cette revue et de son lectorat, se
demande-t-on au juste à qui les Histoires du cinéma
de Godard, toutes passionnantes soient-elles, s’adressent
précisément ? Au Nord, au Sud, aux obèses,
aux bourreaux, à tout le monde (qui sait ?), à «
nous-même », ou à « l’autre »
?… La tonalité mystique du texte de Marc Mélon
est d’ailleurs confirmée par la célébration
de la lumière, la référence au concept de «
révélation », ainsi qu’à la «
grâce » de la Jeanne d’Arc de Dreyer (!) qui «
vient toucher le visage d’Anna Karina dans Vivre sa vie [film
de Godard !], et la fait pleurer ». Car l’autre fait
toujours pleurer, surtout les mystiques – et en voilà,
après Epstein, une belle nouvelle enfilade, en un exemple
éloquent ! Si je ne m’abuse, les métaphores
de la révélation, de l’apparition de la lumière
dans le caisson obscur de l’entendement, ont pourtant également
été théorisés et mis en valeur par les
philosophes de la raison et du matérialisme historique…
Mais c’est peut-être une autre… histoire.
Ainsi donc, seul le cinéma. Revenons-y !
Car seul contre qui, contre quoi, au juste ?… Seul contre
tous ? (Pour reprendre encore un titre, celui d’un film intéressant
mais douteux de Gaspard Noé – cinéaste au patronyme
rédemptoire mais par qui ne passera probablement pas le salut
du cinéma ! Pourtant, si seul le cinéma contient et
permet, par essence, un rapport éthique à l’autre,
celui de Noé aussi, non ? !…)
Finalement, n’entrevoit-on pas là le syndrome fantôme
commun à la cinéphilie et à la conception du
savoir universitaire comme bastion de l’excellence : celui
de la tour d’ivoire, image d’Epinal toujours plus ou
moins hantée ?… Une tour d’ivoire où l’on
tente de faire rentrer, au bourrage, les uns et les autres, les
repus et les exclus, l’Occident et le reste du monde…
Vaut-il mieux s’escrimer à faire rentrer tout cela
dans le cinéma (la salle de cinéma, Babel transformée
en arche de… Noé !, en poche de survivance post-apocalyptique
aperçue par je ne sais quel pessimiste prophète),
ou au contraire, tenter de faire sortir un peu de cinéma
dans tout cela, et même dans la télévision ?…
Et que cette dernière soit prochainement appelée à
régner en maître ne sera-t-il pas aussi le gage de
sa propre perte ?… Il faudra bel et bien s’accrocher
à ce qui est déjà perdu (le désespoir
n’est pas le renoncement), ne plus chercher dans les salles
obscures les lambeaux du temps retrouvé, mais laisser le
temps (seul le temps !) faire le tri de l’histoire et de l’Histoire.
Bref, il me semble deviner dans le texte de Marc Mélon l’ombre
de la seule vraie préoccupation de tant de cinéphiles,
qui y ont reporté bien des deuils impossibles : celle de
la mort du cinéma, de sa disparition (ah, fragile lumière,
éphémère projection ! !). Croire ou espérer
que « seul le cinéma », est-ce autre chose que
redouter encore et toujours sa mort, conjurer une disparition ?…
Serais-je l’unique et ismophobe lecteur à pressentir
dans tout ceci un peu trop de mysticisme, de manichéisme,
de sombre prophétisme… Et aussi des relents de sectarisme
et de cet instinct grégaire (nostalgie des « cahiers
jaunes » et de l’époque Langlois ?) semblable
à celui qui a manqué, d’un seul coup, de me
détourner du cinéma, de l’université
et de l’enseignement du cinéma à l’université,
au tout début de mes études. Cela fait beaucoup dans
le texte d’un pédagogue qui m’a appris –
et je lui en serai toujours reconnaissant – à regarder
et à écouter les images ; et à imprégner
leur lecture de matérialisme historique et de dialectique,
du mieux que je peux ; et à convoquer à propos d’elles
les paroles les plus justes possible. Même si ce sont «
juste des paroles »…
Dans un article en vis-à-vis, et dans ce même dernier
numéro de Culture et démocratie, Dominique Mathieu,
des Brasseurs, nous invite à « dresser la table ou
organiser des expositions, mais ne jamais fermer les portes ».
À l’inverse, le cinéma aura-t-il donc toujours
à ce point besoin de fermer les portes pour exister, de compter
les convives d’approbation, d’éprouver son propre
hermétisme, son étanchéité, de faire
l’obscurité pour pouvoir laisser jaillir sa propre
et fragile lumière, croyant sauver le monde en le contenant
tout entier alors que, fuyant les dangers du monde, il ne redoute
trop souvent que sa propre perte ? Et si l’on en vient à
considérer que « seul le cinéma fait exister
l’autre devant moi, moi devant l’autre », il faudra
bien en arriver à cet inquiétant diagnostic : que
la projection ne nourrit pas du projet mais du rejet (du rejet en
tout cas de toute autre possibilité d’existence de
l’un pour l’autre hors du cinéma), et que sa
lumière crée bel et bien de l’aveuglement, ce
qui est pire que l’éloignement. Croire que «
seul le cinéma… », n’est-ce pas en revenir
à son phénomène premier : celui d’une
pure illusion ?
En guise d’envoi ou de clin d’œil musical : les
« quatre minutes de silence » de John Cage ne sont pas
que silencieuses ; elles ne sont d’ailleurs ni silencieuses,
ni muettes. Le musicien invitait à ouvrir portes et fenêtres,
et à écouter le bruit du dehors. Renversant avec modestie
une proposition bien connue, ne pourrait-on pas envisager qu’une
simple fenêtre aussi, peut être un cinéma ouvert
sur le monde ? Sous peine pour le cinéphile de se retrouver,
un jour ou l’autre – à moins que ce ne soit là
son idéal ?… – seul au cinéma. (Ou seul
avec Godard : un avant-goût de l’enfer.)
Emmanuel d'Autreppe
Cher Manu,
Je reconnais bien volontiers les quelques accents mystiques que
tu pointes dans le texte que j'avais écrit pour Culture et
Démocratie. Je les assume totalement. Bien plus même,
je les revendique dans un texte que je voulais écrire comme
une "profession de foi" (tu vois, je n'hésite pas
à en rajouter une couche), je pourrais dire un manifeste,
en tous cas l'expression franche et nette de ce que je pense. A
une époque où les images sont tant dévoyées
et noyées dans un flux permanent et informe, il est parfois
bon d'avoir des convictions, de savoir de quel côté
on se trouve, et d'oser le dire tout net. Il ne s'agissait donc
pas d'argumenter, de démontrer, de dialectiser, mais de prendre
position à la fois pour (le cinéma) et contre (la
télévision). Pas la place ni le temps de développer,
simplement d'affirmer et, c'est vrai, de sublimer. Sans nuance,
dis-tu. Peut-être, mais je trouve ta relecture elle-même
assez caricaturale (quand je dis que le cinéma a toujours
été muet, c'est bien parce qu'il est capable de faire
parler les visages, et non parce que, selon toi, il ne dirait rien.
Bien plus, je pense, et je l'écris, que seul le cinéma
est en mesure aujourd'hui de parler de l'état du monde, de
tenir un discours sur le monde et de le faire entendre). Si mon
texte te paraît sans nuance, c'est parce que tu les a éludées
(du moins celles qui ne convenaient pas à ta lecture). Quant
à mes références cinéphiliques, je les
assume tout autant. Godard et Dreyer sont des cinéastes qui
comptent pour moi, et pas pour toi. Mais je ne pouvais vraiment
pas parler de Sharunas Bartas.
Je ne veux pas répondre plus avant. Si ton texte est publié
(et je souhaite qu'il le soit), il permettra aussi de faire avancer
la réflexion et le débat d'idées, et c'est
tant mieux.
Je t'invite plutôt à deux choses :
1. La meilleure réponse me semble moins dans la déconstruction
de l'implicite de mon propre texte que dans l'affirmation de certaines
idées opposées aux miennes. Puisque tu semble dire
que tout n'est pas à jeter dans la télévision,
je te propose de faire l'exercice d'en écrire la défense.
Non pas "Seule la télévision" (tu te contredirais),
mais au moins "Rien mieux que la télévision".
A mon avis, tu ne la regardes plus beaucoup. Commence par les JT
(un seul suffit, aujourd'hui ce sont tous les mêmes) et finis
par la Star Ac. N'oublie pas ton sac en plastique. Je serais ravi
que tu puisses me convaincre.
2. Le ciné-club de l'ULg ne passe pas que des films de
Godard (lequel faisait effectivement de la TV comme on n'en a plus
jamais fait depuis lors). Le 22 mars, nous programmons une soirée
de films rwandais. Tu ne les as pas vus, personne ne les a vus,
ils ne sont jamais passés en salle, encore moins à
la télévision. De qualité inégale, certes.
Avec au moins un bijou, un film réalisé par une jeune
étudiante en journalisme, qui dresse le portrait tout simple
d'une jeune fille qui a charge de famille et qui ne parvient plus
à payer l'école de ses frères et soeurs. Un
film qui fait parler le visage de cette jeune fille, qui n'a besoin
de rien dire pour que tout soit dit. Voilà un exemple, parmi
tant d'autres, de films que je défends. Un exemple de ce
que seul le cinéma (même si c'est tourné en
vidéo, le support technique ne vient rien faire là-dedans)
est capable de faire et que la télévision, qui en
serait tout autant capable, refuse de faire. Et ce n'est pas une
question de salle obscure dans laquelle on s'enferme, ou de lumière
mystique. Mais la salle obscure est devenue aujourd'hui le seul
lieu où un échange entre cette jeune fille rwandaise
et un public occidental est encore possible (à moins bien
sûr, comme tu le suggères, de la rencontrer elle. Mais
qui le fait ?). Je t'invite à venir voir ces films, et à
relire mon texte ensuite, en espérant que tu comprennes ce
qui se cache vraiment derrière mes élans mystiques.
Très cordialement, bien sûr.
A bientôt,
Marc-Emmanuel Mélon
Cet échange particulièrement intéressant ne
devait pas s’arrêter là. Dans un nouveau courrier,
Emmanuel d’Autreppe considère en effet que c’est
« lui faire un croc-en-jambe » que de suggérer
que des cinéastes comme Godard et Dreyer ne comptaient pas
pour lui, et "qu’il n’avait pas dit que le cinéma
était muet parce qu’il ne disait rien…"
Mais il faut bien arrêter quelque part. Nous en resterons
donc là...
Dernières nouvelles
Actualités, petites annonces, appels, offres, pétitions,
informations…
- PRATIQUES CULTURELLES
Concours d'artistes
du Centre d'Art contemporain du Luxembourg
Le Centre d'Art contemporain du Luxembourg
belge met les talents en herbe à l'honneur. En 2004 déjà,
l'association avait organisé un concours réservé
aux jeunes artistes de la Province du Luxembourg. Aujourd'hui, elle
récidive en invitant peintres, sculpteurs, graveurs, photographes,
vidéastes, installateurs... à se faire connaître.
Le concours s'adresse donc à tous
les artistes, quelle que soit leur discipline, âgés
de moins de 35 ans et nés dans le Luxembourg belge ou domiciliés
dans la Province depuis un an. A gagner... ? Une exposition ! Les
oeuvres des candidats sélectionnés seront en effet
présentées à l'exposition du Prix du Luxembourg,
ainsi qu'une récompense de 2500 €. Jeunes créatifs,
à vos pinceaux, ciseaux, appareils photos, caméras...
ou autres.
Informations : 061/31 45 68 ou 061/32 00
51
Appel aux musiciens
Dans le cadre du Festival des Tréteaux 2007 qui se déroulera
lors du week-end de Pentecôte, les différents Centres
culturels partenaires (Enghien, Ath , Lessines, Pays des Collines,
Beloeil) proposent aux musiciens de la région de créer
une « fanfare » qui prestera à cette occasion
et donnera un aspect festif à l’événement.
- Vous jouez d’un ou de plusieurs instruments ;
- Vous êtes disponibles pour une dizaine de répétions
et lors du week-end de Pentecôte ;
- Vous aimez la musique traditionnelle et (ou) tzigane ;
- Vous désirez participer à une création musicale
digne de l’événement ;
- Vous êtes prêts pour une aventure hors du commun…
Infos : Centre culturel d'Enghien (02/3963787 ou cc.enghien@skynet.be)
- ART ET SOCIETE
Plate-forme Démocratie
et Citoyenneté
Le Sénat vient de créer en
son sein la Plateforme Citoyenneté - Démocratie qui
a pour objectif de répertorier l'ensemble des initiatives
citoyennes dans notre pays et d'échanger les informations
à leur sujet. En mettant en place un site portail, la Plate-forme
souhaite mettre à la disposition des personnes actives dans
l'enseignement, la formation et l'encadrement des jeunes des informations
sur l'éducation à la citoyenneté au sens large
et sur l'éducation à la mémoire. Le site portail
donne accès à une banque de données structurée
par thèmes, qui regroupe les différentes organisations
actives sur le terrain. L'objectif final de la Plate-forme Démocratie
et Citoyenneté est d'inciter chacun d'entre nous, et spécialement
les jeunes, à devenir des citoyens engagés, actifs
et responsables.
http://democratie.senat.be/
Le Prix de la
Libre Académie de Belgique à L'Homme de Néandertal
!
Le Prix de la Libre Académie de Belgique est attribué
annuellement. Généralement, il distingue une personnalité
active dans les domaines de la pensée, de l’art, ou
des sciences. Cette année, la Libre Académie déroge
à ses traditions et couronne l’Homme de Néandertal
!
Au centre de nombreuses polémiques depuis la découverte,
en 1856, des premiers restes fossiles, l’Homme de Néandertal
(1) (entre +- 250.000 et +- 30.000 ans avant le présent)
est aujourd’hui régulièrement dénigré,
non plus sur base d’arguments scientifiques, mais à
des fins idéologiques. En effet, le « néo-créationnisme
», dont le succès va grandissant, cherche à
réduire l’évolution du genre humain à
une série d’étapes menant à l’avènement
de l’homme moderne, dont les capacités seraient non
évolutives et d’essence divine.
La thèse ne fonctionne qu’en refusant aux Néandertaliens
la moindre intelligence. Or, la science est aujourd’hui en
mesure d’affirmer l’importance de l’héritage
de ces derniers dans la constitution des premières sociétés
relevant strictement de l’Homme moderne.
En donnant son Prix annuel à l’Homme de Néandertal,
la Libre Académie de Belgique souhaite attirer l’attention
sur les dérives de ceux qui n’hésitent pas à
mépriser les données issues de la partie du monde
scientifique qui cherche à œuvrer avec honnêteté.
L’Homme de Néandertal n’est pas un simple primitif,
perdu dans l’arbre généalogique de l’humanité.
Il fut un acteur entreprenant dont les actions s’apprécient
encore plus de 30.000 ans après sa disparition.
n.b. : les éléments de cet argumentaire sont dus
à Nicolas Cauwe, conservateur des collections de Préhistoire
et d’Océanie aux Musées royaux d’Art et
d’Histoire et professeur à l’UCL.
(1) Le nom de Neanderthal (Néandertal en français)
n’est pas celui d’une vallée portant ce nom,
mais d’un lieu-dit, au bord de la Düssel, dont la beauté
a été vantée par Joachim Neander, pasteur,
poète et musicien de Brême (1650 – 1680).
Images citoyennes
– Festival international de la vidéo
Premières images - Donnez un public à vos réalisations
Du mardi 22 au samedi 27 octobre 2007, le Théâtre
Le Moderne, Présence et Action Culturelles de Liège
et le Centre d'Action Laïque de la Province de Liège
mettent sur pied la troisième édition du festival
international Images Citoyennes. Le thème de cette année
2007 sera « Tollé... Tolérances ». Tolérer,
c'est laisser aux autres la liberté d'être eux-mêmes
et de pouvoir l'exprimer. Ce festival veut parler de toutes les
formes de tolérances : sociale, religieuse, civile... Mais
le débat a lieu à tous les niveaux et la question
est : « Quelles sont les limites de la tolérance ?
»
Ainsi donc, ce festival est à la fois une volonté
de proposer différents points de vue, sans a priori, mais
aussi une possibilité de s'exprimer, d'expliquer, de faire
connaître, de comprendre ou de faire comprendre, d'échanger,
de partager, de s'enrichir, de s'épanouir...
Si votre institution, association ou maison de production est susceptible
de réaliser ce type de courts ou de longs métrages,
contactez le Théâtre Le Moderne (04/225 13 14). Bien
que le contenu de l'oeuvre soit prioritaire, l'esthétique,
le dynamisme du montage et la qualité technique ne sont pas
à négliger. Les films sélectionnés seront
donc ceux qui ont le plus à faire entendre et à montrer.
Soucieux de permettre aux jeunes de montrer leur production dans
de bonnes conditions de projection, une séance intitulée
« Premières Images » sera réservée
aux productions réalisées par des jeunes cinéastes
amateurs en Communauté française.
www.images-citoyennes.be
- ART ET ECOLE
Compte-rendu "L'Art
à l'école : une histoire de partenariats" en
ligne
Le compte-rendu de la rencontre « L'Art
à l'école : une histoire de partenariats » est
en ligne. Cette table-ronde a été organisé
le 15 novembre 2006, au Théâtre Marni, dans le cadre
de leur 6ème Festival International Jeunes Publics, Pierre
de Lune et le CDWEJ, en collaboration avec Culture et Démocratie.
http://www.cdkd.be/fr/thematiques/art_et_ecole/actions.html#cdwej
- ACCES
Les Parcours de
la Fonderie
Le Musée bruxellois de l’Industrie et du Travail
propose un nouvel outil d’information concernant Les Parcours
de La Fonderie : une farde contenant les fiches de présentation
des parcours destinés aux groupes, de format A5 et illustrées.
Chaque parcours est présenté par un court texte contenant
les informations principales qui vous permettront de bien cerner
le thème du parcours. Vous y trouverez aussi le type (à
pied, en bateau, en car ou en train), la durée et le nombre
de personnes admises sur ce parcours. La farde contient également
une fiche reprenant les tarifs et une autre avec les conditions
générales des parcours.
Tous les parcours repris dans cette brochure ont été
mis en place par l’équipe de La Fonderie. Cette équipe
de professionnels est composée d’historiens spécialisés
dans l’histoire industrielle et sociale de la Région
bruxelloise et de guides passionnés par les sujets. Comme
le « musée à ciel ouvert » qu’est
la Région de Bruxelles vit et change au quotidien, les parcours
sont régulièrement actualisés afin de pouvoir
vous offrir un commentaire complet et jamais désuet.
La farde est disponible gratuitement en français, en anglais
ou en néerlandais.
Informations : www.lafonderie.be
- 02/410 99 50 - parcours.lafonderie@skynet.be
- DIALOGUE INTERCULTUREL
Compte-rendu "Pour
un Art métis"
Le compte-rendu de la rencontre « Pour
un Art métis » avec Alexis Nouss est en ligne. Cette
rencontre a été organisée le 25 octobre 2006
à la Maison des Cultures et de la Cohésion sociale
de Molenbeek-Saint-Jean, en collaboration avec le Service formation
des cadres culturels de la Communauté française, le
Centre Bruxellois d’Action Interculturelle et Culture et Démocratie.
http://www.cdkd.be/fr/thematiques/dialogue/actions.html#nouss
Soutien de projets
interculturels en Europe méditerranéenne
La Fondation Anna Lindh pour le dialogue
des cultures a publié, sur son site internet, une base de
données sur les possibilités de soutien pour des organisations
développant des projets en faveur du dialogue entre les cultures
dans la région euro-méditerranéenne. L’approche
choisie par la fondation est triple : un premier document se concentre
sur les possibilités de soutien proposées par des
organisations internationales, privées ou non gouvernementales
; un deuxième document s’intéresse aux modalités
d’action de quelques agences nationales de coopération
et de développement ; enfin, un troisième document
sera prochainement mis en ligne, détaillant les possibilités
de financement offertes par les institutions de l'Union européenne.
L’ensemble de ces textes est consultable
à l’adresse suivante :
http://www.euromedalex.org/fr/funding.htm
- ART ET SOLIDARITE
Cohésion
Sociale – Répertoire des projets en Région bruxelloise
Le décret du 13 mai 2004 relatif à la cohésion
sociale a désigné le Centre Bruxellois d'Action Interculturelle
(CBAI) pour mener la mission de Centre Régional d'appui en
cohésion sociale (CRACS).
Cohésion sociale - Le Répertoire des projets en
Région bruxelloise a pour objectif de permettre une première
vue d'ensemble du secteur de la Cohésion sociale, qui regroupe
plus de 300 associations agissant aux niveaux communal, intercommunal
et régional. Le CBAI espère que, grâce à
cette source d'information, émergeront des liens et des synergies
inédites, des réflexions collectives sur les pratiques,
les difficultés et les succès vécus par les
associations. Le Centre espère également que ce répertoire
puisse être utile pour faire connaître les actions menées
au sein du secteur de la Cohésion sociale aux autres secteurs
de la Cocof et à tous les autres acteurs institutionnels
et associatifs qui oeuvrent quotidiennement en faveur d'une société
plus égalitaire et interculturelle.
www.cbai.be
Théâtre et Réconciliation
Cette formation menée par Frédérique
Lecomte au Centre Rhapsodie se base sur une méthode née
d'une rencontre entre une situation de conflit et une spécialiste
du théâtre. C'est lors d'un voyage en Afrique que Frédérique
Lecomte s'est trouvée confrontée à une situation
conflictuelle grave de crimes répétés.
Partant de là, elle a voulu apporter
une réponse aux questions qu'elle se posait :
- Comment faire tomber les barrières entre les victimes et
les bourreaux ?
- Comment entrer en communication quand on ne peut plus se parler
?
- Comment mettre en place un outil qui peut être accepté
sans risque dans un contexte difficile et qui soit facile d'accès
?
- Comment renouer avec l'Humain au-delà des comportements
incompréhensibles ?
La formation de praticien en Théâtre et Réconciliation
permettra d'acquérir des outils de base en théâtre
et réconciliation dans l'accompagnement des publics vulnérables.
Le programme complet de Théâtre et Réconciliation
s'étend sur 10 jours qui se subdivisent en 5 modules de 2
jours.
www.mieux-etre.org:80/interactif/article.php3?id_article=1609
Nouveaux sites à consulter !
« Le site de la Littérature de Jeunesse» est
un nouvel outil incontournable sur le web : un site internet spécialisé
pour les professionnels, les enseignants, les parents.
www.litteraturedejeunesse.be
Nouveau site de l'Atelier des Petis Pas : www.atelierdespetitspas.com
Pour ne pas rester sur sa faim
Un choix bibliographique consacré à « culture(s)
& démocratie »
- PRATIQUES CULTURELLES
« La place
et le rôle de la Fête dans l’espace public, Nouvelles
fêtes urbaines et nouvelles convivialités en Europe
»
(Editions Certu, sous la direction de Banlieues
d’Europe), qui fait suite au colloque organisé par
Banlieues d’Europe en 2004 au Grand Lyon avec l’Atelier
de recherche sur les Fêtes dans l’espace public de la
Ville de Lyon. Cet ouvrage de fond rassemble des interventions de
chercheurs/universitaires : Philippe Dujardin, Guy Di Méo,
Philippe Chaudoir… ; des présentations de projets artistiques
en Europe : Défilé de la Biennale de la Danse à
Lyon, Zinneke Parade à Bruxelles, Carnaval de Bâle,
Carnaval de Belfast, Festival international de la soupe à
Lille et Berlin,… ainsi qu’une synthèse des débats.
Un cd-rom l’accompagne, permettant de découvrir les
images des différents projets présentés. Prix
(tarif membre banlieues d’Europe): 20 euros (livre + cd-rom)
/ 40 euros (tarif normal).
Informations : Banlieues d’Europe, (+33
3 88 22 24 43 – banlieues.deurope@wanadoo.fr)
- ART ET SOCIETE
La démocratisation
culturelle - Une médiation à bout de souffle / Jean
Caune (Presses universitaires grenobloises)
L'art et la culture sont des phénomènes
qui participent à la structuration du tissu social : ils
permettent de nommer et de se nommer et, par là, donnent
le pouvoir de nouer des relations intersubjectives. Le propos de
cet ouvrage est d'éclairer l'achèvement d'une histoire
de la démocratisation culturelle qui est aussi la fin d'une
histoire de l'art enfermée dans l'idée d'une essence
de l'art s'exprimant dans des catégories fixées une
fois pour toutes. Cet essai met en évidence les impasses
d'un accès à la culture dont les voies se limiteraient
à une rencontre avec les œuvres d'art.
http://passeursdeculture.injep.fr/article.php3?id_article=795
Deux ouvrages conseillés par Roland de Bodt
:
Faut-il interdire
les partis d’extrême droite ? Démocratie, droit
et extrême droite
JAMIN, Jérôme – Faut-il
interdire les partis d’extrême droite ? Démocratie,
droit et extrême droite – Préface de Hughes LE
PAIGE – Collection « Voix de la mémoire
» – Coédition Luc PIRE et les Territoires de
la Mémoire – Bruxelles et Liège – Belgique
– 2005 – 151 pages + Tables – 2.87415.500.4
Présentation : Il s’agit de l’édition
originale en langue française d’un ouvrage consacré
au double problème de l’identification et de l’interdiction
des partis d’extrême droite pour protéger les
libertés et les droits qui fondent le système démocratique.
La collection « Voix de la mémoire » est la collection
créée par l’association « les Territoires
de la Mémoire » aux Editions Luc Pire. La collection
s’est fixée des objectifs précis qui sont présentés
au début de la publication ; en quelques mots, on pourrait
les résumer par ces propositions : dans une perspective pédagogique,
favoriser la connaissance et l’information nécessaires
à une meilleure compréhension des enjeux politiques
contemporains, au croisement de plusieurs disciplines, par une conduite
progressiste, reconnaître le rôle central de l’histoire,
pour construire une société plus juste. Les Territoires
de la Mémoire offrent un centre de ressources documentaires
et des expositions permanentes à Liège (voir le site
web de l’association). Au moment de la publication, Jérôme
Jamin est chercheur au CEDEM (Université de Liège)
et prépare une thèse de doctorat en Sciences politiques
. Avec Julien Dohet, il a publié aux éditions Labor
(Bruxelles), en 2003, un livre d’hommage au syndicaliste Jacques
Yerna. Ici, le format adopté pour la collection est carré,
avec dos collé. La mise en page est aérée,
le caractère est large et lisible. Tout en préservant
une sobriété efficace, la publication offre un confort
agréable, qui respire bien.
Commentaire : Loin de tout manichéisme,
ou de toute diabolisation, l’écriture de Jérôme
Jamin présente un double avantage. Dès les premières
pages, on ressent une démarche personnelle : le choix des
parties, la conduite du propos, l’argumentation réservée
à chaque objet… Tout cela est tenu. Mais encore, et
c’est à mes yeux une qualité considérable,
il apparaît rapidement que cet ouvrage a été
écrit pour être lu. Il y a un souci prudent et fermement
ancré de s’adresser avec clarté au lecteur.
Il y a là un objectif réellement assumé par
la rédaction. La langue est soutenue sans être péremptoire,
pédagogique sans être doctorale ni dogmatique. Le verbe
de Jérôme Jamin est fluide et nuancé. Les mots
sont réservés et choisis. Ce n’est pas un traité
de doctrine juridique, la teneur est toute autre : il nous invite
à réfléchir, à douter, à mesurer…
Comment cette démocratie – qui n’est pas vraiment
satisfaisante – peut-elle néanmoins se défendre
? En cela le livre de Jérôme Jamin est d’abord
une réflexion ouverte à propos de la démocratie,
elle-même. Il cite régulièrement l’auteur
Castoriadis (Domaines de l’homme) et ces citations judicieusement
décochées ouvriront sûrement des pistes pour
nombre de lecteurs. Enfin, et ce n’est pas la moindre des
qualités du travail, il place sa problématique dans
une double perspective : historique et européenne. De surcroît,
la préface d’Hughes Le Paige est une très belle
contribution à cette démarche éditoriale ;
engagée et sans compromis au sujet de l’information
et notamment de la télévision. La bibliographie est
limitée aux ouvrages cités ; on aurait aimé
un appareil plus large, mais on ne peut tout avoir d’un seul
tenant. Un choix de citations ouvre chaque chapitre, en contraste
: ici Goebbels et là Voltaire. Structurellement, dans sa
pensée et son écriture, c’est un outil pédagogique
que nous offre Jérôme Jamin. Je recommande. [Mise à
jour de la notice : Mons – Le 15 décembre 2006 –
Roland de Bodt].
Publics : tous publics intéressés
à partir de l’enseignement secondaire supérieur.
Particulièrement les mandataires politiques et les cadres
de la fonction publique communaux, provinciaux, régionaux,
fédéraux ; les responsables et les militants syndicaux,
les enseignants et les chefs d’établissements, les
centres de documentation universitaire, les artistes, les animateurs
culturels, les travailleurs sociaux, les agents des forces de l’ordre.
Tous ceux que la défense des libertés démocratiques
préoccupe. Mots clés : Abus de droit
– Autriche – Belgique – citoyenneté –
démocratie – droit – droits fondamentaux –
Europe – extrême droite – France – Italie
– Libertés – Pays-Bas – politique –
populisme – rhétorique – Suisse – Union
européenne – Xxe siècle et XXIe siècle
– Adresse web :
www.lucpire.be et www.territoires-memoire.be.
Contenu : Présentation
de la collection « Voix de la mémoire » (3) –
Préface (9) – Introduction (15) – Chapitre I
: L’expérience de la démocratie (24) –
Le fondement de la démocratie (29) – Démocratie
et indétermination (32) – Autonomie et hétéronomie
(34) – La tendance à l’hétéronomie
(37) – Chapitre II : Démocratie et extrême droite
(41) – Démocratie et populisme (46) – Démocratie
et producérisme (53) – Producérisme et extrême
droite (58) – Démocratie et autolimitation (62) –
Chapitre III : Droit et extrême droite en Belgique (67) –
1. Les dispositions légales relatives à l’égalité
et à la non-discrimination (72) – 2. Les moyens légaux
contre le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme
(80) – 3. Les moyens légaux contre les délits
de presse à caractère raciste (84) – 4. Les
moyens légaux contre le négationnisme (87) –
5. Les moyens légaux pour interdire les partis d’extrême
droite (90) – 6. Les moyens légaux indirects visant
à interdire les partis d’extrême droite (94)
– 7. Libertés et légalité en Belgique
(102) – Chapitre IV : Droit et extrême droite en Europe
(105) – L’Allemagne et le souvenir du nazisme (111)
– La Constitution autrichienne contre le racisme (114) –
L’Espagne : une législation récente (116) –
La France et les droits de l’homme (119) – L’Italie
et le fascisme historique (122) – Les Pays-Bas contre les
discriminations (124) – Le Portugal pour l’interdiction
des partis racistes (126) – La répression pénale
du racisme en Suisse (128) – L’Union européenne
face aux partis d’extrême droite (130) – La Commission
de Venise (131) – L’Union européenne (134) –
Conclusion (137) – Bibliographie (147) – Table des matières
(n.n.)
La laïcité
en Belgique : une démarche originale – Le cinquantenaire
de « la Pensée et les Hommes »
LEMAIRE, Jacques Ch. (dir.) – La
laïcité en Belgique : une démarche originale
– Le cinquantenaire de « la Pensée et les Hommes
» – in « La Pensée et les Hommes »,
numéro 61 – Editions Espace de Libertés –
Bruxelles – Belgique – 2006 – 155 pages –
ISBN : 2.930001.70.4
Présentation : Il s’agit du soixante
et unième numéro de « La Pensée et les
Hommes » qui marque le cinquantième anniversaire de
la revue. Un événement incontournable tant du point
de vue de la culture que de celui de la démocratie. Plus
particulièrement, cette livraison publie les actes de la
journée de commémoration qui a été organisée
le 12 novembre 2005 pour commémorer cet anniversaire. La
publication reprend les quinze contributions présentées
à cette occasion. Les éditeurs ont décidé
de compléter cette première partie par un recueil
de textes « historiques » consacrés soit à
la laïcité en général, soit à la
revue en particulier. Les auteurs sont présentés en
fin de volume. La mise en page ordinaire est lisible et permet une
circulation aisée entre les différents textes réunis.
Format livre et dos « carré-collé ». Pour
se procurer l’édition ou pour s’abonner, consultez
le site des éditions « Espace de libertés ».
Commentaire : Comme nous l’avons pratiqué
précédemment pour « Alternatives théâtrales
» ou « l’Internationale de l’imaginaire
» ou – plus récemment encore – pour la
revue « Cassandre », cette édition du cinquantième
anniversaire permet d’attirer l’attention non seulement
sur un numéro particulier mais sur l’ensemble de l’activité
éditoriale de « La Pensée et les Hommes ».
Car si l’émission radiophonique, programmée
sur la RTBf à une heure de grande écoute, est bien
connue du public, la revue bénéficie d’une audience
plus réservée. Or à jeter un regard sur les
thèmes abordés au cours des vingt dernières
années, on peut mieux mesurer combien l’effort éditorial
soutenu par l’équipe de « La Pensée et
les Hommes » a permis de conserver la trace des débats
qui se sont bousculés dans l’opinion publique et d’examiner
quels points de vues « laïques » pouvaient y être
conçus, construits et éventuellement défendus,
à ces divers sujets. La « Déclaration sur la
laïcité » qui est reprise en texte intégral
dans la deuxième partie, n’est pas le moindre objet
qui nourrira les débats futurs ! Et cet esprit d’ouverture
au débat ne tient pas seulement au pluralisme rigoureux de
cette démarche, mais aussi à la grande diversité
des préoccupations abordées. Car elle prend alors
toute sa dimension : ce sont les médias, l’histoire,
l’immigration, la morale, le judaïsme, le bouddhisme,
la citoyenneté, la prostitution, l’enseignement, la
construction européenne, la franc-maçonnerie, les
spiritualités, les religions, la bioéthique, les drogues,
l’exclusion sociale, le catholicisme, le nationalisme, la
politique, l’éthique en général, la guerre
et la paix, la démocratie, la solitude,… qui forment
le corpus mosaïque des questions de société que
balise la démarche, le chemin tracé par « La
Pensée et les Hommes ». Plus près de nous encore,
en 2005, un dossier a été consacré à
« la sécurité globale » et un double volume
a éclairé cette question importante de « l’apprentissage
des sciences ». En règle générale, les
numéros sont collectifs. Et comme toujours dans ces cas,
les contributions réunies sont de qualités diverses
; mais le corpus d’ensemble forme dans sa pluralité
le grand intérêt (à mes yeux) de ce témoignage
soutenu d’une pensée laïque qui se cherche. Et
qui fait de « La Pensée et les Hommes » une des
grandes revues de notre communauté francophone, voire de
la communauté internationale. On manque à le dire
! Il est possible de s’abonner annuellement et aussi de compléter
éventuellement une collection par l’acquisition de
numéros anciens, selon les disponibilités. A suivre.
[Mise à jour de la notice – Mons – le 15 décembre
2006 – Roland de Bodt]
Public : Tous publics intéressés
à partir de l’enseignement secondaire supérieur.
Les adhérents aux principes de la laïcité et
des valeurs de la démocratie (pluralisme des lumières,
esprit critique, libertés et droits fondamentaux,…)
et ceux que la laïcité préoccupe, quelles que
soient leurs convictions. Les enseignants et pas seulement ceux
de morale ; les mandataires politiques ; les artistes, les animateurs
culturels, les travailleurs sociaux ; les administrateurs publics,…
Mots-clés : Belgique – démocratie
– francophonie – laïcité – libertés
fondamentales – liberté de pensée – histoire
de la laïcité – XXe et XXIe siècles. Adresses
web :
www.la-pensee-et-les-hommes.ulb.ac.be
et renseignements supplémentaires peuvent également
être adressés à l’adresse courriel des
éditions Espace de libertés : espace@cal.ulb.ac.be
Contenu
: I. La journée du cinquantenaire (7) – Introduction
commémorative à la journée du 12 novembre 2005,
Jacques Ch. Lemaire (9) – La laïcité, un combat
incessant, Fadila Laanan (13) – Rappel historique, Paul Danblon
(17) – La laïcité en Belgique : une démarche
originale, Philippe Grollet (19) – Portrait du laïque
en ethnologue de l’humain, Jacques Sojcher (29) – Où
se trouve la fonction religieuse dans une société
à vocation laïque ?, Marcel Otte (33) – Le principe
français de laïcité et la mondialisation, Charles
Coutel (41) – Laïcité et espace public aux Etats-Unis
et en Europe, Guy Haarscher (49) – Le Cercle du Libre Examen,
Clément Dartevelle (73) – Une démarche originale
? Renaud Vanbergen (75) – Qu’est-ce que la laïcité
en Belgique ? Aurélie Feron (79) – La trajectoire d’un
humaniste Georges Van Hout : un homme d’idées et de
terrain (81) – Robert Hamaide, constructeur de la laïcité,
Jacques Lemaire (85) – Regard extérieur, Christian
Laporte (91) – Conclusions du colloque, Jacques Cels (97)
– II. Textes historiques sur « La Pensée et les
Hommes » et la laïcité (103) – Premier éditorial
de la revue « La Pensée et les Hommes », juin
1957, n°1, Robert Hamaide (105) – Les laïques devant
leurs responsabilités, extrait de « La Pensée
et les Hommes », juillet-août 1979, Robert Hamaide (107)
– Cinquante ans d’histoire de « La Pensée
et les Hommes » 1955 – 2005, Georges Van Hout avec la
collaboration de Jacques Ch. Lemaire. (117) – Déclaration
sur la laïcité, Jean Baubérot (137) – Déclaration
universelle sur la laïcité au XXIe siècle (139)
– De la censure à l’ouverture, Paul Danblon (145)
– La laïcité, une philosophie de la libération,
Jacques Ch. Lemaire (149) – Notices bibliographiques (151)
– Table des matières (155).
Culture et Démocratie
60, rue de la Concorde - 1050 Bruxelles
Tél. : 02/502 12 15
Fax : 02/512 69 11
Courriel : cultureetdemocratie@scarlet.be
Cette lettre d'information a été réalisée
par Sarah Cordier, Séverine Monniez, Marie Poncin et Georges
Vercheval, en collaboration avec Roland de Bodt pour la rubrique
« Pour ne pas rester sur sa faim ».
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