Culture ET démocratie
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Photo: Frédéric Pauwels (détail)

La Lettre de Culture et Démocratien°18 - 29/08/2007

L'été s'achève et l'année s'annonce riche culturellement... Voici une nouvelle lettre de Culture et Démocratie!

Bonne lecture!

Les couleurs correspondent aux axes suivants :

  • Art et Société
  • Art et Solidarité (Art et Santé, Art et Prison, CPAS)
  • Art et Ecole
  • Dialogue interculturel
  • Accès à la culture
  • Pratiques culturelles et engagement

À vos agendas 

Activités et événements à venir, liés à la culture dans un esprit démocratique

- Une activité organisée par Culture et Démocratie

A qui et à quoi sert l'art contemporain? Les arts plastiques en débat

Wolu-Culture, Culture et Démocratie, le Centre du Libre Examen et la Concertation des Centres Culturels bruxellois organisent une journée de rencontres sur le thème 'À QUI ET À QUOI SERT L’ART CONTEMPORAIN ? Les arts plastiques en débat', le samedi 6 octobre 2007, de 9h30 à 16h, au Wolubilis – Salle de La Bissectine (Avenue Paul Hymans 251, à 1200 Bruxelles).

L’exposition « Zone de Turbulences », montée par Wolu-Culture au printemps 2007, apparaît comme un troublant catalyseur de réflexion pour une journée « de confrontation turbulente » questionnant le rôle des arts plastiques contemporains et les rapports entre leurs producteurs, médiateurs, spectateurs et consommateurs. En effet, les biennales, expositions, colloques, cycles de conférences cherchant à sensibiliser les publics les plus variés à la diversité des expressions plastiques contemporaines se multiplient alors même que le fossé les séparant paraît de plus en plus infranchissable. Et cela malgré la mobilisation d’importantes ressources humaines, la création d’infrastructures prestigieuses, de coûteuses stratégies de médiatisation mais aussi de médiation…

S’il est aujourd’hui accepté que l’art peut être autre chose que du « beau en soi », de « l’art pour l’art », comment s’intègre-t-il à la vie de tous les jours et à ses imprévus ? Quelle place lui est-elle accordée dans l’espace public ? Dans quelle optique est-il promotionné par les galeries, les musées, les centres culturels? Ouvre-t-il de plus larges horizons à la génération montante ? Et qu’en est-il de l’art engagé ? De l’art en marge ? Des créations virtuelles ? En témoignant des déséquilibres et malaises de la société, les arts plastiques démocratisent-ils la culture, propagent-ils la démocratie?

Est-ce parce que, comme cette incernable démocratie, ils sont considérés comme « acquis » qu’ils sont passés sous silence dans les discours des politiques ? Absents des programmes scolaires ? Fréquentés, si ce n’est pour les habitués des vernissages et les convaincus des colloques, par une audience symbolique ? Pour les 100.000 plasticiens de Belgique, - qu’ils se définissent ou non comme artistes - est-il autant un outil d’introspection ou d’ouverture à l’autre qu’un vecteur de statut social et qu’une source de revenus ? N’est-il pas trop facilement considéré comme un objet de spéculation pour les nantis ou de consommation réservé à quelques privilégiés et initiés ? Peut-il vraiment être, entre les créateurs et leurs discrets ou hypothétiques interlocuteurs, un ferment d’épanouissement individuel, d'autonomie critique, d’émancipation démocratique ?
Être plus qu’une fabrique de questions ?

Au programme (sous réserve de confirmation), interventions de Eric Corijn (sociologue), Jean-Marie Wynants (journaliste), Jacques-Yves Le Docte (Concertation des Centres Culturels bruxellois), Bénédicte du Bois d’Enghien (Centre de la gravure et de l’Image imprimée), Alain de Wasseige (Galerie 100 titres), Aurore d'Utopie (Anartiste asbl TOUT) et Paul Gonze (Wolu-Culture), Didier Decoux (Concertation des Centres Culturels bruxellois), Lydwine Frennet (CEC Couleur Quartier), Toma Muteba Luntumbue (plasticiens), Michel Mouffe (plasticien), Manu Abendroth (Lab-au).
Le journée sera modérée par Vincent Cartuyvels (historien de l’art, professeur à La Cambre) et ponctuée de moments de débat avec le public et d'interventions artistiques turbulentes.

Infos : Culture et Démocratie (02/502 12 15 - cultureetdemocratie@scarlet.be)

Inscriptions : Centre régional du Libre Examen (02/535 06 79 - fsidibe@centrelibrex.be ou vlacroix@centrelibrex.be)

 

- ART ET SOCIETE

Les Rencontres de Luxembourg : « La coopération culturelle transfrontalière en Europe »

En concordance avec l’esprit du programme « Luxembourg et Grande Région, capitale européenne de la Culture 2007 », l’Association des Villes et Régions de la Grande Europe pour la Culture « Les rencontres » s’intéressera à la coopération culturelle transfrontalière, les 12 et 13 octobre 2007, à l'Abbaye de Neumünster à Luxembourg-Ville.

Comment expliquer le dynamisme de la coopération culturelle dans certaines régions frontalières européennes ? S’agit-il simplement d’une mise en commun efficace de ressources de part et d’autre des frontières ? Est-il le résultat de la mise à profit des synergies naturelles d’un héritage commun – la langue, l’histoire, le système politique ou la géographie – alors que ces mêmes facteurs peuvent rendre plus difficile la coopération dans certaines autres régions ? Dans le cadre de la construction européenne, quel est le sens des espaces transfrontaliers? Quelle est la place des projets culturels transfrontaliers dans les logiques de recomposition territoriale et quelle est leur contribution symbolique à la création d’une identité européenne ?

À partir d’une réflexion sur les notions de frontière et d’espaces frontaliers, centrée sur les questions de culture, il s'agira d'étudier comment se déclinent les réponses dans le programme de la Capitale européenne de la Culture 2007 – présenté par son directeur Robert Garcia – ainsi que dans la nouvelle génération de l’initiative communautaire INTERREG. Des expériences concrètes de coopération seront présentées et les obstacles et perspectives également abordés.

Les rencontres de Luxembourg seront l’occasion de créer un groupe de travail sur la coopération culturelle transfrontalière. Il devrait réunir un ensemble représentatif d’acteurs impliqués dans ce type de collaboration. Un autre résultat concret de ces discussions sera la Déclaration de Luxembourg. Vous aurez également l’opportunité de participer à une réunion préparatoire pour la rédaction du Livre Blanc des Collectivités Territoriales en Europe.

Programme complet et informations pratiques : http://www.lesrencontres.eu/images/stories/pdf/prog-info_luxembourg_fr.pdf

Infos : Rafael Mandujano, (+33 1 56 54 26 33 – rafael.mandujano@lesrencontres.org)
ou Angie Cotte (+ 33 1 56 54 26 31 - angie.cotte@lesrencontres.org)

 

- PRATIQUES CULTURELLES

« Saint-Léonard s’envisage… »

QUAND TOUT UN FAUBOURG S’ENVISAGE… UNE EXPOSITION URBAINE DE PHOTOGRAPHIES

Liège, quartier Nord. Du 23 juin au 23 septembre, le spectacle est dans la rue Saint-Léonard, la magie dans les rencontres, la poésie dans la vibration des souvenirs, dans la conscience du présent et la projection des futurs. Pour un temps, la rue Saint-Léonard, principale artère commerciale du quartier, se métamorphose en galerie d’art et les vitrines se font cimaises, accueillant des oeuvres photographiques dédiées au lieu, à sa vie passée, présente et future, ainsi qu’à ses habitants.

En réunissant artistes, commerçants, associations et résidants autour d’un projet fondé sur la volonté d’exprimer de manière originale en quoi le quartier est riche de dynamisme, de diversité et de ressources endogènes, l’initiative nous invite à un mélange des genres destiné à susciter du lien, de la communication et à revisiter les contours d’une histoire indissociable de celle de la Cité, même si le nom de faubourg demeure parfois jalousement usité pour désigner un espace de vie, il est vrai, particulier…

Le Nord bouillonne ! De Carnavals en Fêtes hautes en couleurs, les événements s’y succèdent, toujours porteurs de sens, qu’il se décode en termes de solidarité et de cohésion sociale ou encore de lutte contre les exclusions ou pour l’égalité des chances.

De nombreux artistes ont d’ailleurs choisi de s’y installer. Bien qu’il ait fallu faire des choix, c’est cependant leur travail à tous qu’il convenait mettre en exergue, car leur regard, la traduction qu’ils donnent de la réalité à travers leurs oeuvres incite à la réflexion et (r)éveille nos émotions. Quel plus bel hommage le quartier pouvait-il leur rendre qu’en s’ouvrant à eux ? Et quel plus bel hommage pouvaient-ils lui rendre en retour, si ce n'est en lui consacrant leur attention et leur estime ?

L'exposition est le fruit d’une collaboration entre les artistes, la Coordination générale de Saint-Léonard, le Service d’Activités Citoyennes, le dispositif local du Plan Fédéral pour les Grandes Villes, les commerçants et les habitants.

Infos : http://www.stleonardsenvisage.be

« État de marche »

Laurence Vielle habite à Bruxelles, Jean-Michel Agius habite à Paris. Elle écrit et aime dire les mots qu’elle écrit, il est chorégraphe et vidéaste. Ensemble, ils décident de parcourir à pied la distance entre leurs maisons. Explorateurs des interstices entre les capitales, ils ont marché à deux sur les chemins, chacun dans un rythme qui lui était propre. De ce périple est né le spectacle « État de marche », une chronique de la très grande lenteur.

« État de marche, le partage d’une sensation retrouvée, celle de faire partie intégrante du monde. Nous assistons, pas à pas, à la beauté du monde, avec une jubilation parfois enfantine. En même temps, les usines en friches d’industries finissantes, les gares abandonnées remplacées par les machines automatiques, les cultivateurs éreintés par les nouvelles normes européennes, les autoroutes qui coupent en deux un chemin de terre nous rendent plus tangibles la fragilité des temps sombres dans lesquels nous vivons. »
Laurence Vielle et Jean-Michel Agius

L'Espace Senghor (366, Chaussée de Wavre à 1040 Etterbeek) accueille trois représentations de ce spectacle, du 26 au 28 septembre 2007, à 21h00. On sort de ce spectacle avec le sentiment d’avoir pris l’air, l’envie de marcher et un autre regard sur notre relation au temps, à l’espace et aux gens que l’on rencontre. Danse, mots, images, musiques martelantes et lyriques se mêlent, s’alternent. Les corps s’élancent.

Infos : Espace Senghor (02/230 31 40 - espace.senghor@chello.be - www.senghor.be)

Colloque 'Faire la Culture populaire'

Ce colloque international est organisé dans le cadre de l’opération « Valenciennes 2007, capitale régionale de la culture », par la Région Nord - Pas de Calais, LEAD, la Ville de Valenciennes, Valenciennes Métropole, et l’Observatoire des politiques culturelles, avec le soutien de Lille International Travel et du Festival International du Film d’Aventure de Valenciennes.

Il invite à revisiter la problématique des rapports entre culture et population : qu’est-ce que la culture populaire ? Comment prendre en compte et valoriser les cultures populaires, autant celles qui s’ancrent dans un territoire que celles qui émergent dans les pratiques des habitants ? Quel est l’enjeu de la rencontre des cultures ? Comment rendre la culture populaire ?

Autour de trois tables rondes, le colloque proposera de poser un cadre de réflexion, en explicitant dans l’histoire contemporaine les rapports complexes et parfois conflictuels entre « culture populaire » et « culture instituée », notamment dans les politiques culturelles. Il s’agira aussi d’analyser comment les formes de création artistique contemporaines - qui s’expriment notamment à travers les cultures urbaines, les musiques actuelles, les arts de la rue, les friches artistiques... - remettent en cause les anciennes hiérarchies culturelles en proposant un nouveau rapport entre art, culture et population.

Différents processus, projets et démarches qui contribuent à transformer le rapport des habitants à l’art et la culture seront présentés, à travers des témoignages d’artistes et d’acteurs culturels. Il s’agira aussi de considérer les conditions qui favorisent les rencontres entre les populations, l’art et la culture. Le colloque mettra en valeur les enjeux politiques de ces débats, en affirmant la vocation populaire de toutes les formes culturelles, à distance de tout esprit populiste.

Des penseurs, des acteurs culturels et des artistes mais aussi des élus et des responsables d’associations seront invités à s’exprimer sur l’ensemble de ces sujets de réflexion.
La participation au colloque est gratuite mais l’inscription est obligatoire (date limite de préinscription le 8 septembre 2007).

Infos : www.capitaleregionaledelaculture.com ou www.lead-network.org ou contactez Morgane Vandernotte (+33 3 28 82 85 28 - m.vandernotte@nordpasdecalais.fr) - François Xavier Lefebvre (fx.Lefebvre@fondation-hicter.org - +32 2 641 89 80)

 

- ART ET SOLIDARITE

'Les femmes voilées'

L’exposition ‘Les femmes voilées’, de Magdalena L. Pulmans, se tient à l’asbl Amazone (rue du Méridien, 10 à 1210 Bruxelles), du 22 août au 28 septembre 2007. Elle exprime avec force l’oppression dont les femmes sont victimes dans la société : une femme sur trois a subi des violences de la part d’un membre de la famille ou du partenaire ! Une réalité qui est la conséquence de leur position en tant que femme. L’œuvre de Magdalena permet une réflexion relative aux conséquences de cette violence.

www.pulmansmagdalena.exto.be

Les Rencontres de Banlieues d'Europe : 'Quartiers d'Europe, lieux de culture'

Les 14èmes Rencontres du réseau Banlieues d'Europe se tiendront à Münich (Allemagne), du 29 novembre au 1er décembre 2007, sur le thème "Quartiers d’Europe, lieux de culture", en partenariat avec International Münich ArtLab.

Ces rencontres proposent de rassembler différents projets artistiques et culturels qui naissent dans les quartiers défavorisés, pour valoriser la créativité des lieux de la "mise au ban". Il s’agit de faire valoir et de soutenir le développement de la création artistique, de projets culturels engagés sur le terrain avec les habitants de ces quartiers. À l’encontre de l’imagerie de violence et de destruction véhiculée par les médias sur les quartiers en difficulté, il s'agit de mettre en lumière des actions positives, innovantes, constructives, participatives, menées par les habitants avec des artistes, des professionnels de la culture, des centres socio-culturels.

Infos : Banlieues d'Europe (+33 4 72 60 97 80 – banlieues.deurope@wanadoo.fr)

- DIALOGUE INTERCULTUREL

Africare

Du 11 au 29 septembre 2007, le Théâtre de poche présente « Africare », un spectacle mis en scène et conçu par Lorent Wanson. Fruit d’un travail d’immersion de longue haleine dans les réalités congolaises d’aujourd’hui (Kinshasa, Bukavu, Kisangani), Africare s’est nourri de rencontres avec des comédiens, danseurs, chanteurs, musiciens, griots,...

Pas de message à donner, pas de thématique, mais un travail en contrepoint du mythe d’Icare. Une manière de théâtraliser les différents labyrinthes et défis auxquels doit faire face cette population magnifique, forte, enthousiaste.

« Notre rapport européen à l’Afrique est compassionnel, voire culpabilisé, et, la plupart du temps, moral. En débarquant dans l’ancienne colonie (de mon pays, pas la mienne!) j’ai voulu de suite mettre la morale de côté. Sinon tout aurait été biaisé. Pour Africare, j’ai voulu construire une fable avec une forme de tragédie grecque contemporaine qui raconte l’absurdité que traverse ce pays gigantesque rempli de traditions, de rites de passage, d’une étonnante diversité culturelle » (Lorent Wanson).

Une co-réalisation du Festival International de l’Acteur (Kisangani – RDC), du Manège.Mons/Centre Dramatique (Belgique), du Tarmac à Paris (France), du Théâtre de Poche à Bruxelles (Belgique), du Phénix/ Scène nationale de Valenciennes (France), Du CeCn, du Théâtre Epique, dans le cadre du projet Yambi 2007.

Avec : Jocelyne Ntululo Nafranka, Murhula Cishesa Imani, Olivier Maloba Banza, Efika Lesiso Espérance,
David Kawama Kazembe, Karine Kapinga
Lumières : Guy Simard
Scénographie : Daniel Lesage
Vidéo : Clarisse
Chorégraphie : Jacques Bana Kanga

www.poche.be

« À un jet de pierre de Pristina »

Le Théâtre du Méridien (Chaussée de la Hulpe, 200 à 1170 Bruxelles) propose « À un jet de pierre de Pristina » de Philippe Beheydt, du 18 septembre au 20 octobre 2007.

Dans une maison dont les fenêtres sont barricadées de planches, une famille vit cloîtrée. Lenka, jeune femme secrète, ne peut même plus sortir dans ce jardin qu’elle aimait tant. « Ils » pourraient l’apercevoir. « Ils », ceux qui habitent ces terres comme eux, depuis parfois des générations, leurs voisins, leurs amis d’hier… Va-t-on venir les aider ? A travers ce texte passionnant, Philippe Beheydt nous plonge avec tendresse au cœur d’une actualité méconnue ou dissimulée…

Infos : Théâtre du Méridien (02/663 32 11 - reservation@theatredumeridien.be - www.theatredumeridien.be)

 

Coups de cœur

Présentation d'expériences intéressantes.

- PRATIQUES CULTURELLES

Brocoli théâtre

Contre la pensée unique
Ancré dans la réalité de la condition humaine, de l’évolution de notre société, le Brocoli Théâtre a maintenu la diversité de ses activités, tant par la diffusion du spectacle « Gembloux - à la recherche de l’armée oubliée » co-produit avec Smoners asbl, le KVS et le Théâtre de l’Escalier, que par la réalisation de spectacles d’ateliers, basés sur des situations réelles exprimées et jouées par les habitants de quartiers multiculturels.

Le succès du spectacle « Gembloux - à la recherche de l’armée oubliée » qui a été présenté au Théâtre des Doms à Avignon et à Epinal dans le cadre de la Semaine des spectacles en recommandé de la Ligue de l’Enseignement française, se poursuit par l’organisation de plusieurs représentations au Congo et de nouvelles tournées en France. Des représentations sont prévues en février et octobre à Bruxelles, ainsi qu’à Anvers et à Turnhout.

Toujours attentifs à l’évolution de l’être humain et de son environnement, l’équipe du Brocoli Théâtre a été sollicitée par la Commune de St-Josse-Ten Noode, pour créer des liens directs entre les habitants de deux quartiers en rénovation afin qu’ils participent à l’élaboration de ses projets urbanistiques. Ces rencontres avec les habitants de cultures et d’origines multiples ont donné lieu à des débats, qui soulignent ainsi les situations conflictuelles. A partir des problématiques rencontrées, le Brocoli Théâtre a créé un spectacle forum « Le parc » qui a été joué dans différents des lieux publics de ces quartiers.

Parmi les préoccupations énoncées par les participants, le manque de communication entre les hommes et les femmes s’est avéré récurrent. Aussi, ce travail se poursuit-il par la création de deux ateliers ; l’un composé de femmes, et l’autre d’hommes. Les deux comédiens qui animent ces ateliers échangent les questions soulevées par leur groupe, pour les soumettre à l’autre groupe. Cette médiation originale se concrétise par la création de « Missing ».

« Missing » sera présenté, du 1er au 3 septembre 2007, au Théâtre Le Public (Rue Braemt, 64/70 à 1210 Bruxelles), par le Brocoli Théâtre, avec M. Erol et A. Rahali Siha, accompagnés d'un chœur d'habitants de Saint-Josse.

Est-il possible aujourd'hui, pour les habitants de nos quartiers les plus fragiles, de se réunir entre hommes et femmes dans le but de faire un spectacle théâtral ? A en croire Hamid et Meryem, seuls rescapés d'un groupe d'une trentaine d'habitants, l'expérience de la mixité tient plutôt de l'utopie. Ils se retrouvent à deux, accompagnés par un chœur pour raconter l'histoire que le groupe avait inventé à partir d'un fait divers : une femme mystérieusement disparue, recherchée par ses enfants. Incarnant tous les rôles, Meryem et Hamid passent habilement du récit de leur expérience personnelle à la fiction que le groupe avait proposé. Une aventure humaine sur les relations hommes-femmes, entre humour, tendresse et colère.

www.brocolitheatre.be

- DIALOGUE INTERCULTUREL

YAMBI 2007 : RD Congo Wallonie Bruxelles

Du 15 septembre au 30 octobre 2007, 150 artistes accueillis dans 117 lieux en Wallonie et à Bruxelles, mais aussi en Flandre et dans les pays environnants. Un programme exceptionnel : théâtre, danse, jazz, percussions, chansons, peinture, photo, vidéos, installations plastiques, sculptures, littérature, conte, cinéma, chant choral, rap, danse contemporaine, BD, etc. Toute la vitalité et la créativité du Congo en plus de 300 événements !

N’étant ni un festival ni une opération de prestige, YAMBI est un programme bilatéral de coopération internationale initié par le CGRI (Commissariat général aux Relations internationales de la Communauté française) et le Ministère de la Culture du Congo.
En Belgique, durant près de deux mois, quelque 117 organisateurs programmeront 322 manifestations culturelles aux couleurs du Congo. Au Congo, avant et après ces rencontres avec le public belge, YAMBI est une entreprise de consolidation du secteur culturel affaibli par la guerre, une entreprise de longue haleine qui rencontre déjà, de part et d’autre, un enthousiasme à la hauteur de la tâche.

Un tel programme d’échanges, de découvertes, de rencontres ne se conçoit pas sans la participation et la présentation des projets d’artistes et d’associations, notamment de la diaspora congolaise, travaillant ici en Belgique dans l’esprit et la démarche de développement durable de YAMBI.

www.yambi.be

25 ans du CBAI

Unir sans confondre et distinguer sans séparer!

Le Centre Bruxellois d’Action Interculturelle a été fondé en 1981 sous le nom de Centre Socio-Culturel des Immigrés de Bruxelles. Son objectif est la promotion active des relations interculturelles à Bruxelles en particulier, dans la société belge en général. Le CBAI poursuit cet objectif au travers de quatre axes : la formation des professionnels et des futurs professionnels en contact avec un public multiculturel ; l'information des réalités migratoires (Agenda interculturel, publications, centre de documentation) ; la diffusion culturelle (Le monde en Scène); le soutien au secteur associatif.

Le CBAI a fêté ses 25 ans tout au long de l’année 2006. Il a traversé ces décennies en essayant à chaque fois d’être précurseur de la décennie suivante… Depuis peu, le centre se voit confier une nouvelle mission de Centre Régional d’Appui à la « Cohésion sociale ». Une mission qu’il s’efforcera de mener avec efficacité, tout en réitérant avec force sa mission de « dialogue interculturel » en lieu et place d’un prétendu « choc de civilisations ».

A l'occasion des 25 ans du CBAI, l'association a entrepris de retracer les moments importants de son histoire et, en miroir, de rappeler des événements qui ont parsemés l'actualité touchant à l'immigration belge. Consultez l'adresse suivante : http://www.cbai.be/chronologie/tableau_general1.html

Faits et opinions

Culture : Une clé pour un développement créatif de l'Europe


La Fondation Marcel Hicter pour la démocratie culturelle propose une analyse de Raymond Weber (actuellement professeur au Collège d’Europe à Bruges et membre du Conseil d’orientation du Diplôme européen en Administration de Projets culturels de la Fondation Hicter asbl).

Quand, il y a 50 ans, 6 pays européens ont signé les Traités de Rome, le mot de « culture » n’y apparaissait pas !

Il me semble qu’il y avait deux raisons à cela :
- d’une part, le Conseil de l’Europe, fondé 8 ans auparavant, en 1949, avait explicitement inclus la culture dans ses statuts et s’était fixé, par la Convention culturelle européenne de 1954, des objectifs et visions programmatiques pour l’Europe dans son ensemble (même si le rideau de fer allait empêcher, jusqu’en 1990, de mettre ces objectifs en oeuvre pour la Grande Europe) ;
- d’autre part, Jean Monnet et ses collègues avaient une vue pragmatique de la construction européenne : construire l’Europe « pas à pas », sur la base d’intérêts stratégiques partagés, notamment dans le charbon et l’acier. Dans une telle démarche, la culture était perçue comme un élément qui pouvait diviser plutôt que réunir, ralentir plutôt qu’accélérer le processus de construction européen.

Ce n’est qu’au milieu des années 1970 qu’une « action culturelle » a commencé à se développer au sein de la Communauté européenne. Et c’est seulement par le Traité de Maastricht, en 1992, que la future Union européenne s’est donné les bases légales pour une action et des programmes culturels, par l’inclusion de l’article 128 (aujourd’hui article 151 TTC).

Si cet article a permis l’adoption de différents programmes culturels (d’abord Kaléidoscope, Ariane et Raphaël, ensuite Culture 2000, aujourd’hui Programme Culture), il n’a pas permis la mise en place d’une vraie politique culturelle européenne, structurante, notamment à cause de trois raisons :

1. L’action culturelle de l’Union européenne est essentiellement une action d’appui aux politiques culturelles nationales, la plupart des Etats (mais aussi les Länder allemands et les grandes régions) restant très frileux sur tout transfert vers la Commission européenne de leur souveraineté en matière culturelle ;

2. Le principe de subsidiarité, qui pourrait être un principe très dynamique de complémentarité entre des actions culturelles aux niveaux européen, national, régional et local, a été interprété de manière très restrictive ;

3. Ajoutons à cela la règle de l’unanimité des membres du Conseil, obligatoire pour toute décision concernant les programmes et leur financement, et nous pouvons comprendre que tant qu’il n’y a pas un changement de contenu dans l’article 151 et un changement des processus décisionnels, par l’adoption du vote majoritaire en matière culturelle, parler de politique culturelle européenne reste du domaine de l’utopie, voire de l’illusion.

Néanmoins, on peut se poser aujourd’hui la question si cette situation qui apparaît encore bloquée, ne peut pas évoluer dans les mois qui viennent. D’une part parce que certains enjeux externes, tels que la mondialisation et la «gestion» de la diversité culturelle, les migrations et la cohésion sociale, la crainte d’un clash des civilisations et la nécessité du dialogue interculturel, mais aussi des enjeux internes - intégration des nouveaux pays membres, citoyenneté européenne, « donner une âme » à une Europe encore trop marquée par ses logiques économique et commerciale, cohérence des différentes politiques de l’UE - vont sans doute obliger la Commission, le Conseil et le Parlement européens à inclure la culture et la dimension culturelle dans les réponses à élaborer et les politiques à mettre en oeuvre. Ce qui semble nouveau, en tout cas au niveau de la Commission, c’est une prise de conscience que certains objectifs que s’est fixé l’UE sont difficilement atteignables sans intégrer plus systématiquement la dimension culturelle dans certaines politiques de l’Union : je pense, notamment, à la stratégie de Lisbonne, à la coopération au développement, à la politique extérieure, aux politiques de développement durable.

C’est donc avec une certaine impatience et beaucoup de curiosité que nous attendons la Communication que la Commission européenne est en train de préparer sur les rôles de la culture dans les politiques de l’UE3.

Pour lire la suite : http://www.fondation-hicter.org/fr/publi/Analyses/files/Weber.pdf (« Pour un projet culturel européen » et « Quelques réponses institutionnelles d’une Europe de plus en plus interactive »)

Dernières nouvelles

Actualités, petites annonces, appels, offres, pétitions, informations…

- ART ET SOLIDARITE

Publication « Art sans marges »

Le 11 janvier 2007, Culture et Démocratie et Art en Marge ont organisé, dans le cadre de l’exposition « L’art sans marges - Qu’est-ce qu’elle a ta gueule ? », proposée par l’artiste plasticien Jacques Lennep autour du thème du visage, de la figure, une rencontre-débat rassemblant des acteurs qui se confrontent à ces expressions issues de la marginalité. Des artistes, des animateurs d’atelier, un journaliste, un psychiatre, un psychanalyste et un directeur de musée d’art contemporain ont témoigné de leur vision, de leur approche, de leur lecture de cet art. Une publication, réalisée par Culture et Démocratie et Art en Marge, présente les différentes interventions ainsi que les échanges et réactions suscitées lors de cette soirée. Cette publication est disponible chez Culture et Démocratie et téléchargeable sur le site internet.

Infos : www.cdkd.be/frcultureetdemocratie@scarlet.be

« Art et Santé. Pratiques artistiques en milieu de soins. Regards croisés »

Le but d’Art et Santé est de rassembler et de fédérer en réseau les acteurs de l’art en milieux d’accueil, d’aide et de soins en Communauté française. Au fil des réunions, des rencontres et des réflexions est né le projet de réaliser une publication présentant la philosophie du réseau.

L'ouvrage « Art et Santé. Pratiques artistiques en milieu de soins. Regards croisés », paru en ce début mai 2007, est un outil destiné aux membres du personnel soignant, aux acteurs culturels, aux représentants des pouvoirs publics et à toute personne concernée. Il traite des expériences de soignants et d’artistes, des réflexions qui les accompagnent, de leurs méthodes de travail, de l’éthique des interventions artistiques en milieu de soins, des perspectives pour le développement durable des actions Art et Santé.

La brochure est disponible chez Culture et Démocratie et téléchargeable sur le site internet.

Infos : www.cdkd.be/frcultureetdemocratie@scarlet.be

 

- PRATIQUES CULTURELLES

Lacet Bleu XXL : appel aux créatifs

Vous êtes styliste, sculpteur, photographe, graphiste, dessinateur, créatif, enthousiaste, amateur ou professionnel ? Handicap International vous invite à réinventer le Lacet Bleu, à transgresser son usage!

Symbole de l'action de Handicap International, le Lacet Bleu deviendra bientôt le… fil rouge d'une importante exposition, à l'occasion de son 25e anniversaire. Des dizaines d'artistes de tous horizons ont déjà choisi d’affirmer leur engagement en faveur des victimes des mines et des personnes handicapées en proposant des créations mettant en avant le Lacet Bleu, symbole du lien qui unit les personnes valides aux moins valides, les pays du nord à ceux du sud, les donateurs aux bénéficiaires...

Faites partie des artistes qui soutiennent le Lacet Bleu ! Créez un dessin, une image, un vêtement, une photographie, un tableau, une sculpture... intégrant le Lacet Bleu et envoyez-le à Handicap International. Pas de slogan, pas de message. Juste une image intéressante, intrigante, interpellante. Le public sera amené à voter en ligne pour ses créations préférées. Fin de l'appel créatif : 31 octobre 2007.

www.lacetsbleus.be

Brusseleir Muzik: #1, #2 et bientôt… #3

L'asbl « Siffler en travaillant » dont l'ambition est de promouvoir l’art populaire sous toutes ses formes a produit deux CD sous le titre « Brusseleir Muzik ». Centré sur les musiques émergentes, ce projet propose un recueil qui permet de se rendre compte de la diversité et de la qualité musicale qui s'offre à nous au quotidien. Les musiques sont captées en acoustique dans l'espace public, dans la rue, dans les fêtes et festivals. Pour l'édition 2006, 23 titres ont été enregistrés dont la moitié lors de la Zinneke Parade. Un troisième opus en préparation s’affichera résolument « World » et privilégiera les musiques ethniques et métissées. Sortie annoncée fin octobre.

www.brumu.be

Art vingt-et-un

Les ateliers d'art contemporain « Art vingt-et-un » ont ouvert leurs portes dans la Maison des Arts de Schaerbeek en janvier 2005. Ils offrent un lieu de découverte, de recherche et de réflexion basées sur la pratique des arts plastiques.

Débutant ou non, chacun y trouve l'occasion de mettre en oeuvre et de développer ses capacités de création et de les partager avec d'autres. Dans une ambiance souriante, les ateliers proposent un travail pratique de qualité qui amènera ceux qui le souhaitent à une réflexion personnelle sur l'art actuel. Tout le monde est accueilli à partir de 16 ans et convié à confronter son expérience ou ses désirs aux langages du présent sans que soit ignoré ce qui, dans le passé, en a posé les bases.

Infos : Jacques Richard (02/735 69 52 – art21@tele2allin.behttp://artxxi.blogspot.com)

Nouveau magazine photographique 'Lunatic'

Les photographes du collectif Luna (www.lunaphotos.com) annonce la mise en ligne du premier numéro du magazine photographique Lunatic, conçu exactement comme un livre !

Amoureux des beaux livres, le collectif regrette en effet que leur diffusion soit limitée. Il veut ouvrir de nouveaux espaces et encourager les magazines et journaux à publier des images créatives. La photographie n'est pas seulement un média d'information. C'est un mode d'expression susceptible d’écrire des histoires, d’exprimer des idées et des émotions.
Lunatic est un magazine bisannuel qui présente le travail de photographes connus et moins connus venus de divers horizons. Le magazine s'adresse aux photographes, aux professionnels de l'image qui veulent découvrir des histoires différentes et à tous ceux qui s'intéressent à la photographie contemporaine.

Le premier numéro permet de découvrir les images de Bernd Arnold, Elisabeth Blanchet, Karl Blanchet, Cyril Cavalié, Francesco Cocco, Markus Lokai, Frédéric Pauwels et Christophe Smets.
Lunatic est réalisé en collaboration avec : Contrasto (Italie) www.contrasto.it, Digital Railroad (Etats-Unis) www.digitalrailroad.net, Visum (Allemagne) www.visum.info, Zuma (Etats-Unis) www.zReportage.com.

www.lunaticmag.com

Appel à manuscrits

Afin de continuer à ouvrir ses portes au grand public, « Auteur à suivre » lance son 4ème appel à manuscrits ! Pour rappel, cette collection ne publie que des romans (cfr définition du dictionnaire Le Robert) et s’adresse exclusivement à des auteurs qui, n’en ayant jamais publiés, désirent franchir le cap d’une première publication. La collection est soutenue par la Fondation Roi Baudouin et s’appuie sur l’expertise d'un jury bénévole composé d’auteurs et de professionnels du livre. L'appel à manuscrits se clôture le 15 octobre 2007.

Infos : « Auteur à suivre », Presses Universitaires de Namur (13 rempart de la Vierge, 5000 Namur) - pascaline.david@hotmail.com - 0485/53 76 88

Sélection 2007 des membres associés du World Crafts Council – Belgique francophone

Le World Crafts Council - Belgique francophone (WCC-BF), représentation belge du WCC International, organisation non-gouvernementale reconnue par l'UNESCO, a pour but la promotion des arts appliqués et du design artisanal, l'amélioration du statut des créateurs et l'information. Le WCC-BF organise des formations, des expositions, des séminaires et autres activités liées aux arts appliqués. Il a également pour mission d'assurer la promotion des créateurs belges francophones.

En décembre prochain, un Comité consultatif de sélection formé d'experts des différents domaines des arts appliqués et du design, choisira les créateurs qui rejoindront les membres associés du WCC-BF, pour une durée de 5 ans et sur base de dossiers à remettre avant le 16 novembre 2007.

Le statut de Membre associé du WCC-BF offre l’avantage d’une visibilité particulière au sein des activités (page personnelle sur le site, participation à diverses expositions, vitrine des créateurs, publications...) et la possibilité d'une implication active dans la vie l'asbl.

Infos : www.wcc-bf.org – 065/84 64 67

- ART ET ECOLE

Les Jeunes et l'ONB

Ouvrir les portes des salles de concert aux jeunes, c'est important ; leur expliquer comment ça fonctionne, ça l'est tout autant. Analyse, pratique, découverte, création, écoute des autres et de soi sont au menu de ces projets développés pour les élèves du primaire et du secondaire. Façonnés en fonction de la programmation, ils leur donnent des clés pour assister à la répétition ou à la représentation, couronnement de leur préparation.

La classe à l'orchestre, pour les enfants de 6 à 12 ans, durant une journée
Un premier contact avec un orchestre semble effrayant ? Rien de tel pour surmonter cette première impression que de plonger les enfants dans le monde de l’orchestre toute une journée. Les enfants découvrent les différents instruments, le rôle du chef d'orchestre et les oeuvres qui sont travaillées par les musiciens. Ils explorent les lieux où l'orchestre répète et se produit. Cerise sur le gâteau, les enfants auront la chance d'assister à une répétition, assis parmi les musiciens. Un atelier leur permet de prouver leurs qualités rythmiques et mélodiques et de créer leur propre oeuvre.

Oeuvre en cours, pour les élèves de 15 à 18 ans
L'image du compositeur enfermé dans sa bulle et créant en dehors de toute contingence extérieure est une image bien romantique car les événements, personnels ou extérieurs, l'influencent dans son processus. Lors des séances, réparties sur toute l'année, un thème musical ou un compositeur est abordé sous différents angles. Les élèves sont préparés aux concerts, le travail de l'année se concrétisant par une contribution écrite ou iconographique.

Infos : pedapro@nob-onb.bewww.nob-onb.be

Planetanime

'Planetanime' est un répertoire d'outils pédagogiques sur les relations Nord-Sud compilé par Annoncer la couleur.

'Planetanime', c'est d'abord une collaboration avec plus de 80 organisations, acteurs-clés dans l'éducation au développement en Belgique francophone, qui ont créé des outils à l'usage des enseignants-es, pédagogues, animateurs-trices, travailleurs sociaux, éducateurs-trices...

'Planetanime', c'est aussi une compilation de jeux de rôles, d'expositions interactives, d'ateliers créatifs, de valises pédagogiques... qui permettent d'explorer les relations Nord-Sud avec des jeunes de 6 à 20 ans. Plus de 200 outils interactifs, accompagnés soit d'une animation par l'organisation elle-même, soit des pistes qui rendent une exploitation pédagogique autonome possible.

Simple, ludique, le répertoire permet la recherche par thème, par type d'outils ou par tranche d'âge. Il est en ligne sur www.annoncerlacouleur.be et disponible en prêt 'version papier' chez les promoteurs provinciaux d'Annoncer la Couleur.

www.annoncerlacouleur.be

 

- DIALOGUE INTERCULTUREL

Compte-rendu Femmes, migrations et engagement en ligne

La compte-rendu de la rencontre-débat Femmes, migrations et engagement qui s'est tenue le 6 mai 2007 en partenariat avec la Compagnie des Nouveaux disparus et le Centre Bruxellois d'Action interculturelle, est en ligne sur le site www.cdkd.be/fr.

Bruxelles-Tanger, enfants des rues

Seize enfants soumis à la loi de la rue ont trébuché sur la pauvreté, les drogues et l'indifférence et confient à l'association 'Interpôle – le chant des rues' leurs cris de douleur afin de traverser la mer, tisser des liens durables et abattre les vraies frontières, celles installées dans les esprits.
Ce document multimédia franchit l'intention purement pédagogique et solidaire et relève le défi imprudent de partager un univers complexe. Le DVD qui accompagne le livre réunit les témoignages des enfants de Tanger, voix brisées empruntées à de jeunes Bruxellois qui ont interprété leurs dramatiques expériences. La vidéo montre, lors d'un échange culturel en décembre 2005, la volonté fusionnée de freiner l'hypocrisie et de démolir toute réticence incongrue et inouïe.

Au moyen de leurs textes, ces enfants des rues en quête d'intégration et de citoyenneté luttent contre l'exclusion et la marginalisation. Le message est clair : 'on peut être uni dans la diversité aussi bien à Bruxelles qu'à Tanger'.

Réalisation d'Interpôle – Le Chant des Rues, en partenariat avec le GSARA.

Infos : Interpôle – Le Chant des Rues (02/511 81 44 – asbl_interpole@hotmail.comwww.lechantdesrues.be)

Site à consulter

www.artsetlettres.be : L'Agenda des Arts et Lettres Wallonie-Bruxelles présente en ligne, gratuitement, des événements culturels.

Pour ne pas rester sur sa faim

Un choix bibliographique consacré à « culture(s) & démocratie »

Deux ouvrages conseillés par Roland de Bodt :

Evénementiel vs action culturelle

DUVIGNAUD, Jean et KHAZNADAR, Chérif (dir.) Evénementiel vs action culturelle – Internationale de l’imaginaire, numéro 22 – Collection « Babel », numéro 820 – Paris et Arles (France) – Maison des cultures du monde et Actes Sud – 2007 – 169 pages – ISBN : 978.2.7427.6841.7

Présentation : il s’agit de l’édition originale en langue française du vingt-deuxième numéro de la revue « l’internationale de l’imaginaire » publiée par la Maison des cultures du monde (Paris), revue créée en 1994 par Jean Duvignaud (infatigable sociologue de la culture, voir à ce sujet le numéro 12 de la revue qui lui a été consacré « Jean Duvignaud, la scène, le monde, sans relâche ») qui nous a quittés le 17 février 2007.
Le numéro 22, c’est donc le dernier numéro auquel il aura participé ; dernier édito à lire avec émotion. Pour actualiser nos informations, les deux derniers numéros de la revue étaient consacrés à « Cultures du monde, matériaux et pratiques » (numéro 20) et « Cette langue qu’on appelle le français, l’apport des écrivains francophones à la langue française » (numéro 21). Cette nouvelle livraison est un numéro collectif qui comporte une dizaine de contributions. Du vœu de ses créateurs : « L’internationale de l’imaginaire est un lieu de confrontation » ; la présente publication ne dément pas cette intention fondatrice. Publié au format « poche » ; dos carré collé, mise en page classique et agréable à parcourir, un grand caractère lisible. Prix autour de huit euros.

Commentaire : Deux modèles sont en présence, d’un côté l’événement culturel et de l’autre l’action culturelle. Eclairages et confrontations, le sujet n’a pas fini d’éveiller les passions, voire les conflits. Encore convient-il d’annoncer que cette livraison comporte un cadeau : la publication d’un rapport d’Emile J. Biasini à André Malraux concernant la mise en œuvre de la politique des Maisons de la culture en France et qui s’intitule « Action culturelle, An I (1961-1962) » ; ce texte a donc quarante-cinq ans et il semble bien connu des spécialistes français de l’histoire des politiques publiques de la culture. Emile J. Biasini a été conseiller d’André Malraux et directeur de l’action culturelle au Ministère français des Affaires culturelles. Pour tous ceux qui s’intéressent à la politique des centres culturels dans notre Communauté française de Belgique, il sera précieux de prendre connaissance de ce rapport qui décrit les enjeux mais aussi les difficultés de la « nouvelle » politique culturelle du début des années soixante. Les qualités de cette livraison ne s’arrêtent pas là et chacun y retrouvera des opinions à contester ou d’autres auxquelles souscrire quant aux modèles à suivre en matière d’action culturelle. Le volume proposé, sans prétendre faire le tour de cette question permet néanmoins de poser des jalons de réflexion, en mosaïque. On lira avec intérêt la plupart des interventions et notamment le témoignage de Jean Blaise sur le parcours qui l’a conduit à créer le « Lieu unique » et à y diriger le Centre de recherche pour le développement culturel à Nantes, à inventer les « nuits blanches » à Paris. Comme habituellement, chaque auteur est présenté par une brève notice. [Mons (Belgique), le 13 août 2007, Roland de Bodt]

Publics : Tous ceux qui sont intéressés par les politiques publiques de la culture et le développement culturel, artistes, responsables d’institutions culturelles, chercheurs, enseignants, étudiants, journalistes, mandataires politiques, administrateurs publics, bibliothèques publiques et centres de documentation. Mots clés : action culturelle – arts – collectivités locales – création – démocratisation de la culture – diplomatie – événement – festivals – politique publique de la culture – maison de la culture – média – relations internationales – scène nationale. Adresses web des éditions : www.actes-sud.fr ; adresse web de la maison des cultures du monde : non communiquée.

Contenu : Internationale de l’imaginaire (2) – Titres parus (4) – Sommaire (7) – Jean Duvignaud : l’image tue ? (9) – Emile J. Biasini (14) : Action culturelle, An I, 1961-1962 (14) – Pierre Yves Heurtin : événements et action culturelle (48) – Catherine Clément : Le Roi Arthur en quête de nouvelles (63) – Jean Michel Djian : les dérives de la politique culturelle événementielle (68) – Paul Virilio : Etudes d’impact (74) – Françoise Gründ : ‘J’ai vu des hommes lancer des boules de fer !’ (81) – André Lewin : De l’année internationale de la pomme de terre à l’année de la Chine : l’événementiel, un nouveau mode des relations internationales ? (92) – Jean Blaise : Etonne-moi, explique-moi (111) – Chérif Khaznadar : Evénementiel vs action culturelle (125) – Ont participé à ce numéro de l’internationale de l’imaginaire (131) – Annexes : sommaires de l’internationale de l’imaginaire nouvelle série (133).

Pour un pacte écologique

HULOT, Nicolas – Pour un pacte écologique – Avec le comité de veille écologique – Paris (France) – Calmann-Lévy – 2006 – 283 pages – ISBN : 978-2-7021-3742-0.

Présentation : il s’agit de l’édition originale en langue française du dernier livre publié par l’auteur dans le cadre de la campagne présidentielle française. On ne présente plus Nicolas Hulot et son engagement médiatique pour la reconnaissance des richesses de dame « nature », la défense de la biodiversité, l’avenir de l’humanité sur cette planète. Il est l’auteur d’une dizaine de livres publiés dans les meilleures maisons d’édition ; y compris des formats « poche » notamment dans la collection « points » aux éditions du Seuil. Son émission de télévision « Ushuaïa » est largement connue et sa fondation bénéficie d’une renommée grandissante. Papier recyclé à 100% de grand tirage ; dos collé ; format livre ; grand caractère lisible ; mise en page sobre ; prix autour de vingt euros. On consulte utilement le site web : www.fondation-nicolas-hulot.org

Commentaire : N’ayant pas pris l’occasion de présenter le livre dans le contexte où il a été publié, il me paraît néanmoins souhaitable d’y revenir. Si, dans son sens premier, la culture est l’art avec lequel nous cultivons la terre, alors le livre de Nicolas Hulot est un livre « culturel », au sens premier. Sans procéder à une lecture intégrale, j’ai pris le temps de parcourir de larges extraits. L’initiative offre des atouts : une information généreuse et bien documentée, des exemples choisis et parlants, une rédaction charpentée, un ton convivial et lisible, la diversité des problématiques abordées, un nombre limité de recommandations utiles et de propositions pratiques. Tout cela offre un ouvrage accessible pour un large public sur des questions qui nous concernent tous de manière de plus en plus urgentes aujourd’hui. Le livre répond à une visée politique claire qui est présentée dans une « lettre ouverte au futur Président de la République » qui forme la première partie de l’ouvrage. La dernière partie du livre comporte « cinq propositions concrètes pour changer » et parmi celle-ci l’une concerne « la démocratie participative » et l’autre la nécessité d’une « politique de l’éducation » qui comporte plus de quatorze propositions significatives ; deux thèmes qui sont chers aux membres de « Culture(s) et Démocratie ». Certains auront le sentiment que le propos est insuffisamment radical au regard des enjeux ; d’autres estimeront que Nicolas Hulot nous invite, sous couvert d’un simple changement de cap, à une insondable révolution culturelle. Les deux critiques – pour autant qu’elles en soient ! – sont recevables mais tous, nous gagnons à fréquenter l’auteur, le « Comité de veille écologique » et leur manifeste. Le livre comporte un glossaire et une sélection bibliographique qui propose un choix thématique de près de cent ouvrages. [Mise à jour : Mons (Belgique), le 13 août 2007, Roland de Bodt]

Publics concernés : Un très large public intéressé, dès l’adolescence – Mots clés : aménagement du territoire – biodiversité – croissance – développement durable – économie mondiale – écologie – effet de serre – emploi – gestion des déchets – indicateurs – Kyoto – Mobilité – OMC – ONU – pacte écologique – pollution – Président de la République française – ressources naturelles – santé – solidarité – Union européenne. Adresses web des éditions : www.calmann-levy.fr

Contenu : Notice de l’éditeur sur la fabrication du livre (7) – Lettre ouverte au futur Président de la République (11) – Comment nous avons travaillé (57) – Dix objectifs pour un changement de cap (61) – 1. ECONOMIE : vers une logique de durabilité (67) – Développer une nouvelle stratégie industrielle (68) – S’orienter vers une économie de fonctionnalité (71) – L’environnement et l’emploi privilégiés (73) – Au-delà de la peste et du choléra (75) – L’engagement de la puissance publique (76) – 2. ENERGIE : organiser le baisse de la consommation (79) – L’impossible continuité (81) – Le choc climatique (82) – Retour à la modération énergétique (85) – Développer les énergies renouvelables (87) – Favoriser la sobriété et les économies (89) – Agir sur la demande (90) – Donner un prix au problème (91) – 3. AGRICULTURE : produire autrement (94) – La dérive de la PAC (95) – Contre le sol et les hommes (97) – Une question de santé publique (98) – La nouvelle donne commerciale internationale (100) – Comment changer d’agriculture (102) – 4. TERRITOIRE : contenir l’extension périurbaine et relocaliser les activités humaines (106) – Un parcours d’obstacles (107) – Protéger, conserver, reconquérir (109) – Résister à l’étalement urbain (112) – 5. TRANSPORTS : sortir du tout routier (116) – Quand l’aberration domine (118) – Des mesures fortes immédiates (121) – Brider la puissance des moteurs (122) – Priorité au rail (123) – Favoriser les transports en commun et les ‘moyens doux’ de transport – Rétablir une vignette (124) – Réduire les déplacements (125) – 6. FISCALITÉ : établir le véritable prix des services rendus par la nature (127) – Prévenir et anticiper (128) – Un plan national de soutien budgétaire (133) – Les politiques d’infrastructure (134) – Les politiques d’emploi et de solidarité (136) – Un système complémentaire de quotas (137) – Réorienter les dispositifs d’incitation publique en faveur du développement durable (138) – Eau et déchets : renforcer la fiscalité écologique (140) – 7. BIODIVERSITÉ : faire entrer la nature dans l’aménagement du territoire (145) – Créer un réseau écologique national (147) – Une Agence nationale du patrimoine naturel (149) – Renforcer les aires protégées (150) – Engager un plan budgétaire en faveur du patrimoine naturel (151) – Répondre à l’urgence de l’Outre-mer (155) – Le cas de la Guyane (157) – Faire apparaître les indicateurs clés de la nature (158) – 8. SANTÉ : prévenir avant de guérir (161) – Prise en compte et perception des risques (161) – La décision politique (163) – Priorité à la prévention (165) – La question alimentaire (167) – Pesticides, l’urgence (168) – OGM : des risques pour quels avantages ? (171) – 9. RECHERCHE ET INNOVATION : Sortir l’écologie scientifique de l’isolement (174) – La recherche en biodiversité sacrifiée (176) – La loi du plus fort (178) – Comment redresser la situation ? (181) – 10. POLITIQUE INTERNATIONALE : prendre l’initiative (184) – Une priorité diplomatique pour le Quai d’Orsay (186) – Pour une gouvernance mondiale de l’environnement (188) – A l’avant-garde de la biodiversité (189) – Limiter le libre-échange et les subventions agricoles (191) – Renforcer le dispositif européen de lutte contre l’effet de serre (192) – Renforcer l’aide publique au développement (193) – Cinq propositions concrètes pour changer (195) – 1. Mettre l’environnement au cœur de l’Etat avec un vice-premier ministre chargé du développement durable (199) – La marginalisation du ministère chargé de l’environnement (200) – La dilution des responsabilités (201) – Traduire concrètement la priorité du développement durable (202) – Créer un système d’indicateurs du développement durable (205) – Les Préfets concernés (207) – 2. Instaurer une taxe carbone en croissance régulière jusqu’à la réduction par quatre des émissions de gaz carbonique (208) – Une taxe aux effets bénéfiques (211) – Des modalités concrètes différenciées (218) – Une mesure réaliste (220) – Des mesures d’accompagnement nécessaires (222) – Un débat public indispensable – Mettre en place des ajustements fiscaux aux frontières (223) – 3. Offrir un marché à l’agriculture de qualité en réorientant progressivement les subventions agricoles vers une restauration collective à base de produits certifiés et de proximité et en négociant une réforme de la PAC qui aille dans ce sens (227) – Une situation insoutenable (228) – Changer la destination des aides (230) – Des avantages multiples (232) – Anticiper la réforme de la PAC (233) – 4. Soumettre systématiquement les orientations du développement durable au débat public (236) – Les modalités de la démocratie participative (238) – La réponse participative aux limites de la démocratie représentative (240) – Multiplier les débats publics (242) – 5. Promouvoir une grande politique nationale d’éducation et de sensibilisation à l’écologie et au développement durable (246) – Mobiliser vite pour agir vite (247) – Des mesures portant sur l’éducation formelle (248) – Glossaire (261) – Sigles (269) – Bibliographie (273) – Table (281) – Signez le pacte écologique (quatre pages non numérotées).

Culture et Démocratie
60, rue de la Concorde - 1050 Bruxelles
Tél. : 02/502 12 15
Fax : 02/512 69 11
Courriel : cultureetdemocratie@scarlet.be

Cette lettre d'information a été réalisée par Séverine Monniez, Marie Poncin et Georges Vercheval, en collaboration avec Roland de Bodt pour la rubrique « Pour ne pas rester sur sa faim ».