Culture ET démocratie
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Photo: Frédéric Pauwels (détail)

La Lettre de Culture et Démocratien°4 - 18/4/2006


Voici le quatrième numéro de la Lettre de Culture et Démocratie. Merci pour vos remarques et informations. Continuez à nous les faire parvenir à temps, sachant que la Lettre est mensuelle.

Bonne lecture!

 

Les couleurs correspondent aux axes suivants :

  • Art et Société
  • Art et Solidarité (Art et Santé, Art et Prison, CPAS)
  • Art et Ecole
  • Dialogue interculturel
  • Accès à la culture
  • Pratiques culturelles et engagement

À vos agendas 

Activités et événements à venir, liés à la culture dans un esprit démocratique.

Festival des Grands Jours

Du 19 avril au 10 mai 2006, le Festival des Grands Jours présente l'ensemble des réalisations des classes ayant mené un projet en collaboration avec le Théâtre de L'L ou ayant été accueillies sur le plateau du théâtre pour des ateliers ou des répétitions. Le travail de collaboration entre le Théâtre de L'L et les écoles communales d'Ixelles porte sur trois axes : l'organisation de représentations jeunes publics à destination des élèves du fondamental avec des animations en amont ou en aval, la sensibilisation à la programmation du théâtre (animations en classes, répétitions publiques) et l'organisation d'ateliers modulaires.

Un goûter pédagogique est organisé le mercredi 19 avril à 15h. Les discussions s'articuleront autour de " École et Participation", avec les interventions de:
Jean-Louis Genard (chercheur à l'ULB sur l'évolution de l'action publique) : Participation et État-Réseau.
Dan Van Raemdonck (Président de la Ligue des Droits de l'Homme) : L'éducation permanente à La Ligue des droits de l'Homme.
Marie-France Zicot (Cemea) : Formation de délégués d’élèves et d’adultes-relais.

www.llasbl.be

La fille d’Abbas

Du 11 au 28 avril 2006, « La fille d'Abbas » mis en scène par Lotfi Yahya Jedidi se joue au Théâtre Océan Nord. Le spectacle se base sur des témoignages récoltés par le sociologue Abdelmalek Sayad, retranscrits sous les titres « La Malédiction » et « L’Émancipation » dans l’ouvrage publié sous la direction de Pierre Bourdieu, « La Misère du Monde ». À travers cette adaptation théâtrale, Lotfi Yahya Jedidi esquisse l'histoire de la première génération de l’immigration algérienne en France. Des animations sont organisées pour préparer la venue au théâtre.

02 216 75 55 - oceannord@skynet.be

M L’Intrépide

Du 12 avril au 13 mai 2006, le Théâtre de Poche présente "M L'Intrépide" mis en scène par Olivier Coyette. À quelques mois des élections, ce texte parle de la montée sournoise de l'extrême droite. Sous la forme d'une partition rythmée ponctuée de notes burlesques, M L’intrépide nous amène de lieux communs en blagues de comptoirs à la question suivante "Que se passerait-il si l'extrême droite venait à gagner les élections ?" Mêlant la vidéo, le texte et le chant, cette pièce a pour ambition de mettre en garde le spectateur contre la normalisation des extrémismes qui ne sont plus le fait d'une frange de notre société mais qui recrute parmi Monsieur tout le monde.

En partenariat avec la plateforme Pour que Vive la démocratie et le Parlement francophone bruxellois.

www.poche.be

Échanges de midi autour de l’interculturel

D’avril à juin 2006, le Centre d'action interculturelle organise « les échanges de midis », des conférences – échanges abordant différents thèmes autour de l'interculturel, dans plusieurs villes de la province de Namur. Ouvert à toute personne soucieuse de mieux connaître la réalité du public issu de l'immigration, ce programme est notamment destiné aux travailleurs du secteur socioculturel et médico-social réalisant une pratique professionnelle auprès de ces personnes.

PAF: 4 euros par module

081/73 71 76 - liliana@cainamur.be

Peut-on faire l'économie de la culture ?

Le jeudi 27 avril, l’asbl SMart, entourée de sociologues, chercheurs, économistes, organise une journée de réflexion sur le thème de l'économie culturelle au Centre Culturel le Botanique à Bruxelles. La matinée sera consacrée à une conférence de Pierre-Michel Menger, sociologue français et auteur de « Les intermittents du spectacle : sociologie d’une exception », sur le thème « Portrait de l'artiste en travailleur - utopies du travailleur en artiste ».

Quatre tables-rondes sont ensuite prévues l’après-midi :
- L’artiste, un travailleur comme les autres!
En présence de Jacques Defourny (ULG), Anne Vincent (CRISP), Pierre-Michel Menger (CNRS et EHESS) et Carmelo Virone (modérateur).
- Intermittence : pratique en expansion?
En présence de Andreas Wiesand (European Institute for Comparative Cultural Research), Jozef Van Langendonck (KUL), Suzanne Capiau (ULB et Université de Metz), Mark Trullemans (modérateur).
- Mobilité et diffusion : quels outils?
En présence de Patrick Georges (Solvay Business School) Kim Oosterlinck (ULB), Patrick Printz (Wallonie Bruxelles-Musique), Rodolphe de Borchgrave (Philosophie et Management asbl), François-Xavier Lebfèvre (Fondation Marcel Hicter pour la Démocratie culturelle), Katelijn Verstraete (IETM), Dimitri Kennes (ancien directeur général des Editions Dupuis) et Gérard de Sélys (modérateur).
- Créer, et après?
En présence de Victor Ginsburgh (ULB), Patrick Legros (ULB), Marcus Wunderle (CRISP), Nadine Lietar (modérateur).

www.smartasbl.be

Droit à la culture, droit par la culture

Dans le cadre de l’action « Je lis dans ma commune », l’Echevinat de l’Instruction publique et de la Jeunesse de la Ville de Bruxelles et la Bibliothèque Principale de Bruxelles 2 organisent une conférence « Droit à la culture, droit par la culture » par Dan Van Raemdonck, président de la Ligue des droits de l’Homme. Elle aura lieu le 27 avril prochain à 18h30 dans le Grand Hall de l’Ancien Hôtel Communal de Laeken (Boulevard Emile Bockstael 246 à 1020 Bruxelles).

Entrée gratuite
Tél: 02/279 37 76

KunstenFESTIVALdesArts

Du 4 au 27 mai 2006, le KunstenFESTIVALdesArts propose 24 jours de printemps à Bruxelles à travers les regards de 33 artistes contemporains, venus de tous les coins du monde. Le principe de diversité de ce festival n’est ni une mode, ni un hasard, mais une nécessité et une raison d’être. Il se veut un baromètre des arts vivants en Europe occidentale, derrière le rideau de fer, et au-delà des mers. La onzième édition est résolument bruxelloise et cosmopolite, contemporaine et interdisciplinaire. Bicommunautaire aussi. Elle a pour vocation d’intriguer et de surprendre, d’émouvoir et d’ouvrir à la réflexion.

Cette ouverture sur le monde d’aujourd’hui se traduit aussi dans une volonté affirmée des organisateurs du Festival de s’ouvrir à tous les publics. Annick Lesage et Anne-Sophie Van Neste sont au service des associations travaillant avec des publics fragilisés pour leur conseiller un programme sur mesure, venir présenter les spectacles, organiser une rencontre avec les artistes ou un débat… et trouver des formules adaptées à leurs souhaits.

02/219 07 07 - www.kfda.be

Le théâtre peut-il changer le monde ?

L’asbl Yelema (agence de communication sans frontières) organise le 8 mai prochain à 20h au Théâtre de Poche une soirée de rencontre des ong et acteurs du théâtre-action autour de la contribution du théâtre dans l’émancipation des populations du sud.

Le documentaire « Les provoc-actrices de Bamako » qu’elle a réalisé au Mali en janvier 2005 sera projeté. Le film suit la troupe de théâtre féminine de l’association Danaya So en tournée avec une pièce qui interroge la pratique de l’excision. Anciennes prostituées et sidéennes elles ont choisi d’utiliser le kotéba, théâtre traditionnel du Mali, pour inviter tant les femmes que les hommes à abandonner cette pratique. La projection sera suivie d’un débat autour du rôle du théâtre-action, facteur de développement dans les pays du sud. Avec la participation de : Adama Traoré (metteur en scène et directeur du festival du «Théâtre des réalités » - Mali), Bintou Kamisoko (comédienne de la troupe de l'association Danaya So - Mali), Roland Mahauden (directeur du Théâtre de poche - Belgique), Paul Biot (Centre de Théâtre-Action et coordinateur de l'ouvrage « Théâtre et développement, de l'émancipation à la résistance » - Belgique), Alba Izzo (coordinatrice du Théâtre du Copion - Belgique), David Ouedraogo (comédien du Théâtre du progrès - Burkina Faso), Khadidiatou Diallo (« femme de l'année » et présidente du GAMS Belgique qui soutient une action théâtrale contre l'excision au Burkina Faso - Belgique), Frédérique Lecomte (animatrice de projets théâtraux pour la réconciliation et la prévention des conflits dans les pays du sud - Belgique), Philippe Dumoulin (acteur et animateur du « Théâtre du public » - Belgique).

Participation gratuite. Réservation souhaitée.

yelema_asbl@yahoo.fr

Les mots de l’exclusion

Le 9 mai prochain, le Service formation des cadres culturels de la Communauté française organise une formation « Les mots de l’exclusion » au Centre de dépaysement et de plein air de La Louvière. Les objectifs sont de faire exploser la notion d’«exclusion» pour faire apparaître les dimensions diverses et les réalités scientifiques, politiques et sociales qu’elle recouvre. À partir de ce travail analytique, il s’agit de développer une réflexion autour des possibilités d’actions collectives avec ces publics, le plus souvent déjà multi-stigmatisés.

Ce séminaire propose quelques balises pour mieux cerner le champ de l’exclusion sociale et y repérer quelques éléments du jeu et des enjeux politiques qui s’y tissent. A partir de là, et à partir de la pratique de terrain des participants, Danièle Peto, sociologue et formatrice au Cesep, s’essayera avec les participants à rêver des pistes potentielles pour permettre à ces publics fragilisés de retrouver une place sociale où honte ou sentiment d’illégitimité ne seraient plus au cœur de leur vie.

Prix : 25 euros

www.fcc.cfwb.be

Rencontres interrégionales Danse à l'École

En tant que structures missionnées pour encourager le rapprochement entre le monde artistique et le monde de l’éducation, le CDWEJ (Centre Dramatique de Wallonie pour l'Enfance et la Jeunesse) et Pierre de Lune (Centre Dramatique Jeunes Publics de Bruxelles) travaillent, depuis plusieurs années, à la mise en place de projets Danse à l’École. Peu à peu, ceux-ci ont pris l’ampleur d’un véritable réseau sur toute la Communauté française, touchant tous les niveaux de l’enseignement et rassemblant des artistes d’esthétiques diverses. Tout au long de la saison, artistes et enseignants, dans une relation de partenariat, ont construit un projet danse avec leur classe.

En collaboration avec le Centre Culturel d’Ottignies – LLN et Charleroi/Danses, le CDWEJ et Pierre de Lune organisent la troisième édition des Rencontres interrégionales Danse à l’École les 9 et 10 mai 2006. Au programme : présentation des résultats du travail mené dans les ateliers en Communauté française, présentation d’extraits de spectacles d’artistes professionnels, projection d’images de l’histoire de la danse et une conférence sur le thème « Mémoire et oubli ».

info@cdwej.be - contact@pierredelune.be

Festival de la Ville

Lancée en 2000, la Politique des Grandes Villes s'emploie à améliorer les conditions de vie dans les quartiers défavorisés des grandes villes et à offrir aux habitants les outils nécessaires pour se réapproprier leur quartier, leur ville. Les 11, 12 et 13 mai 2006, les villes seront à l'honneur lors du premier "Festival de la Ville". Des dizaines d'animations seront organisées pour tous les âges chaque jour (circuit sécurité, rap, street basket, roller, théâtre, ...), des ateliers de réflexion, l'exposition issue du livre « Change » sur l'avenir des villes, des stands de présentation des projets de 17 villes en Belgique, etc.

Gratuit et accessible à tous !

www.stadsfestivaldelaville.be

Zinneke parade

Zinneke, c’est la rencontre dans la ville, la création collective et la fête ! Ouverte à tous, Zinneke produit une grande Parade spectaculaire tous les deux ans à Bruxelles. Pour cette quatrième édition, le thème choisi est « Toekomst à venir ». A partir du 6 mai il y aura des installations artistiques sur cinq places de la ville. Le 12 mai, les mini-parades nocturnes des Joyeuses entrées sortiront à 19h30 et à 21h30. Et le 13 mai, la parade envahira la ville à 15h ! Avec une afterparty à la Cité administrative à partir de 19h, dans le cadre du Festival de la Ville. « Paradeurs de tout horizon » embarquez dès à présent dans les mondes de l’imaginaire, saisissez le télescope et explorez l’avenir !

www.zinneke.org

« Mieux vaut l’art que jamais. Les CEC s’expliquent »

Le Service de l’Education permanente et de la Créativité et le Service formation des cadres culturels de la Communauté française, l’asbl Culture et Démocratie et la Maison de la Culture de Tournai invitent les acteurs sociaux et culturels à une journée de rencontres organisée le 15 mai 2006 dans le cadre de l’exposition « Mieux vaut l’art que jamais. Les CEC s’exposent ».

Au programme de la journée : visite de l’exposition, projection des films « Les utopies du mercredi », réalisé par Chantal Myttenaere et produit par les ateliers de la Banane et le Gsara et « Le zoo, l'usine et la prison », réalisé au sein du CEC Le Coron par Eve Duchemin et Jean-Pierre Griez et quatre ateliers : « Créativité : comment faire ? », « Créativité et alphabétisation », « Créativité et solidarité » et « Créativité et interculturalité ».

PAF: 15 euros

www.cdkd.be/fr/agenda

Journée de l’Insertion

Le 17 mai 2006, le CPAS de Liège et l'asbl " Vaincre la pauvreté " organisent, en collaboration avec de nombreuses associations, la 6ème Journée de l’Insertion aux Halles de Coronmeuse sur le thème « L’insertion sociale, professionnelle et culturelle. L’action sociale en partenariat ». Les thématiques de la coopération Nord/Sud, de l’enseignement, de l’action sociale et ses relais et de la culture seront abordées lors de débats en séances plénières ou dans les « Espaces-Rencontres ». Culture et Démocratie participera à l'Espace-Rencontre culture.

De nombreuses associations présenteront leur travail dans le village des exposants. Le spectacle « Rideau » du théâtre de la Communauté sera présenté ainsi que le film « Joli ciel, vous avez dit logiciel ? » du SOFT. Cette journée accueillera également plusieurs expositions, des animations musicales et des activités sportives.

claude.emonts@publilink.be - michel.faway@publilink.be - sol.sauvage@skynet.be

Université d’été de Banlieues d’Europe#1

Du 28 juin au 1er juillet 2006, Banlieues d'Europe organise à Lyon une nouvelle formation sur le thème « La diversité culturelle en action ». Elle s’adresse aux professionnels du secteur social et culturel, afin de leur permettre d’acquérir, à travers différents apports théoriques et pratiques, des outils de médiation culturelle et interculturelle.

Les séances s’alterneront entre chercheurs universitaires, acteurs de terrain, responsables de politiques publiques, choisis à un niveau européen. Politiques culturelles et sociales de collectivités publiques, pistes de financements nationaux et européens, projets de terrain concrets seront l’occasion de débat et de séances interactives ayant pour thématiques : les nouvelles formes de médiation culturelle et interculturelle, les nouvelles formes de politique de la ville, les nouvelles formes de culture populaire et les politiques culturelles, financements nationaux et européens.

Inscriptions jusqu’au 31/05/2006.

www.banlieues-europe.com

“Moving on: embodiment in transcultural music and dance education”

Le réseau Cultural Diversity in Music Education (CDIME) organisera sa prochaine conférence à Rotterdam, aux Pays-Bas, du 13 au 17 décembre. Le CDIME est un réseau informel d'organisations, de musiciens et de professeurs travaillant dans le domaine de l'apprentissage de la musique transculturelle.

www.cdime-network.com/cdime

Coups de cœur

Présentation d'expériences intéressantes.

Voter … J’y vais ?

Dans le cadre de sa campagne d’information et de sensibilisation au droit de vote pour tous, le Gsara a créé un vidéogramme de 12 minutes, accompagné d’un guide pédagogique, qui fait le point sur le droit de vote des étrangers non européens et notamment l’obligation, pour pouvoir voter, de s’inscrire sur les listes d’électeurs avant le 1er août 2006. Cet outil est destiné à être diffusé largement auprès des associations et structures spécialisées dans l’intégration des personnes d’origine étrangère (structures partenaires de la plateforme « pour une citoyenneté en résidence », collectifs d’alphabétisation, primo arrivants, …). Afin de toucher directement les personnes étrangères concernées par la problématique du droit de vote aux élections communales et provinciales 2006, le Gsara organise, via ses régionales et les relais associatifs, des tables rondes, discussions, débats, conférences ayant pour support le vidéogramme et le dossier pédagogique. En fonction des besoins, l’intervention de personnes spécialisées est aussi prévue, afin de pouvoir donner une information et une analyse détaillée de cette problématique.

A partir de septembre 2006, des diffusions télévisées (microprogrammes humoristiques de deux minutes par jour) et par voies de presse concernant les informations générales relatives au droit de vote sont programmées, pour le grand public.

Un site d’information donnant accès aux informations relatives aux élections communales et provinciales de 2006 avec des liens vers les structures spécialisées quant aux questions de citoyenneté est également en ligne: www.voterjyvais.be.

www.gsara.be

Calypsor

Un grand nombre d’œuvres d’art ont souvent été précieusement conservées et exclusivement réservées aux seuls yeux du collectionneur, de ses proches ou de ses héritiers. Pour différentes raisons, certains de ceux-ci souhaitent aujourd’hui que l’une de leurs œuvres d’art ou l’ensemble de leur collection bénéficient d’une plus grande visibilité et deviennent accessibles au public. Pour répondre à ce souhait et permettre aux collectionneurs de porter à la connaissance d’un large public une ou plusieurs de leurs œuvres, Calypsor a été créé. La réalisation de cet objectif s’opère en deux phases. En amont, Calypsor se voit confier (en vertu de dépôts, de prêts, de donations ou de legs) des œuvres d’art appartenant aujourd’hui à des collectionneurs. En aval, Calypsor recherche, en concertation avec ces collectionneurs, les exposants et dépositaires les plus appropriés, en fonction de la nature des œuvres et du projet souhaité.

La structure de Calypsor est double : un fonds nominatif lié à la Fondation Roi Baudouin qui gère les œuvres et d’autre part une asbl, plus flexible, qui sera le bras armé de Calypsor. Le Fonds a pour objectif de favoriser l’ouverture des collections privées d’œuvres d’art en facilitant l’accès du grand public à ces collections, leur mise en valeur avec la collaboration de musées, de centres d’exposition ou de recherche en Belgique et à l’étranger et la gestion, la protection et la conservation d’œuvres issues de collections privées qui lui seraient confiées. L’asbl, quant à elle, s’attellera à écouter les demandes, orienter vers des musées, conseiller grâce à des spécialistes. Dix-huit personnes d’horizons et de formations différentes mais complémentaires (collectionneurs privés, conservateur de musée, historiens de l’art, consultants, juristes spécialisés en droit patrimonial, fiscalistes et comptables) l’ont constituée et, par la conjugaison de leurs expertises, assurent la promotion du projet et sa réalisation concrète. Outre de participer à la gestion du fonds Calypsor, le but de l’asbl est de promouvoir et favoriser la découverte, la connaissance, la conservation, la transmission, l’exposition et la renommée de toutes formes d’expression artistique, essentiellement picturale et sculpturale. A cette fin, l'association a notamment pour objet d’organiser des évènements artistiques, scientifiques, pédagogiques et de développer et mettre en œuvre des politiques de soutien, d’aide, d’information et de recherche en rapport avec la promotion de son but.

www.calypsor.be

Atterrissage

Bruxelles, 1999. Yaguine et Fodé, deux jeunes guinéens sont découverts morts dans le train d’atterrissage d’un avion de la SABENA. Ils avaient 14 et 15 ans. Sur l’un deux, on a retrouvé une lettre expliquant le pourquoi de leur folle équipée. Adressée aux responsables européens, elle constitue un appel à l’aide au nom de tous les enfants d’Afrique. Une confession poignante qui ne devrait pas rester lettre morte…

Atterrissage est une pièce de Kangni Alem basée sur ce drame qui aborde le problème des clandestins, un thème d’une actualité brûlante... Produit par le Théâtre Musical Possible, le spectacle est mise en scène par Denis Mpunga, avec Aline Bosuma, Dieudonné Kabongo, Ken Ndiaye et Younouss Diallo.

Conçues par l'ong CEC (Coopération par l'Éducation et la Culture), plusieurs animations en rapport avec la thématique sont proposées aux organisateurs afin d' encourager une réflexion critique sur les visions africaines de l'Europe et, partant, sur la construction des stéréotypes, afin d'améliorer le dialogue et l'échange interculturel. Un projet pédagogique accompagnant la pièce est proposé aux enseignants et à leurs classes, de 11 à 18 ans, dans le cadre du projet "Parcours d'Exil" proposé par EducWeb.

www.atterrissage.com

Faits et opinions

Une sélection parmi vos réactions …

États Généraux de la Culture : pour l’invention de « lieux de cinéma »

Quelques réflexions générales sur l’évolution de notre métier, non pas « d’exploitant de cinémas », cette expression situant une salle de cinéma comme le dernier maillon – celui du point de vente au public – de la chaîne de l’industrie cinématographique, mais bien comme diffuseur, passeur, illustrateur, exposant de l’art cinématographique.

1. Industrie vs art cinématographique

Le cinéma est une industrie, culturelle certes, mais régie par des règles liées à celles du marché. Pourtant, il est des films qui semblent indéniablement mériter le statut d’œuvre d’art. C’est cette frange de la cinématographie, créative et réflexive qui est l’objet de notre travail.

En admettant l’hypothèse de ces deux « pôles » du cinéma, il apparaît alors évident que la politique publique doit aborder ces deux matières de manière différenciée : une politique de soutien économique, d’une part et une politique de soutien culturel, d’autre part. Or, aujourd’hui, la plupart des systèmes d’aides, pour impératifs qu’ils soient, relèvent plus d’un soutien industriel que d’une incitation au développement d’une production artistique et à sa diffusion.

En limitant la consultation sur la politique cinéma à des débats interprofessionnels, on peut se demander si on n’abandonne pas la réflexion au profit des seuls intérêts corporatistes et aux pratiques commerciales qu’ils génèrent.
Ainsi, le (les) public(s) a-t-il encore vraiment le choix des films ? Les films diffusés dans les salles sont-ils choisis pour leur seul potentiel économique ou pour leurs qualités artistiques ? Et alors, comment assurer notre rôle de « passeurs » dans un tel contexte ?

2. Des lieux de cinéma

Il faut aussi s’interroger sur le rôle des salles, sur leur avenir à l’heure où le rapport du public au film change avec les nouvelles technologies (DVD, home cinema, etc.) ?

Ces interrogations révèlent l’urgence d’une réflexion sur l’état du cinéma contemporain, sur ce qui a changé dans ses techniques, son économie, son rapport à la société, son rapport avec les autres arts.

Nous parlions, il y a 30 ans déjà, d’un « devenir théâtre du cinéma ». Cette approche nous semble plus contemporaine que jamais. Mais incomplète. Il faudrait également redéfinir les liens avec l’Education Permanente et la socio-culture. Bref, que doivent être les objectifs de salles dites d’art et d’essai ? Et que pourrait signifier une mise à jour de ce concept ?

Si les objectifs poursuivis sont :

1. Développement d’un projet émancipateur par la Culture
2. Stratégie d’initiation à l’art cinématographique à l’heure du DVD et de la « consommation culturelle ».

Alors, nous devons redéfinir ce que pourraient être nos lieux de diffusions et de défense de l’art cinématographique et donner un nouveau souffle à l’histoire des cinémas d’art et d’essai. Parce que notre travail de terrain, d’animation et de réflexion, en essayant de mettre en place un rapport nouveau avec le public est une mission d’action culturelle.

Une politique patrimoniale en faveur de ces « lieux » dédiés à la culture cinématographique devrait favoriser cette ambition.

L’avenir d’une diffusion culturelle en matière cinématographique passera probablement par la mise en place de « centres culturels d’animation (éducation permanente) et de diffusion de l’art cinématographique ».

Il est impératif, en particulier dans la Capitale, de créer ces nouveaux lieux dont le succès ne peut être assuré que par leurs qualités intrinsèques et leur localisation (sur ce point précis, le Pathé-Palace nous apparaît comme le parfait mauvais exemple). L’occasion est là de participer à un projet de Ville, un projet de quartier, un projet de cinéma, ouvert, moderne et convivial.

Ainsi le cinéma gardera sa vocation à créer du lien social en partageant un fonds culturel commun loin des lieux de simple consommation.

3. Que peuvent ces « nouveaux » exploitants ?

De tels projets n’ont de sens que par l’organisation d’une collaboration entre ces « nouvelles salles » en vue d’ une mise en réseau. Encore faudra-t-il définir ce qu’on entend par « réseau ». Non une simple réunion de salles dites d’art et d’essai mais bien une réunion sur base d’un véritable contenu programmatique en développant progressivement une coopération avec le secteur socio-culturel, l’éducation permanente, en trouvant une véritable place au sein des « institutions culturelles » (musique, art plastique, musée, …) et en s’éloignant des petits commerces du cinéma.

4. Que peut le politique ?

Nous devons mener un combat politique pour une revalorisation de la vision européenne, dans ce qu’elle a de meilleur, du rôle de l’état, de son intervention, du service public, de la diffusion de la culture, de l’enseignement…. Nous ne pouvons renoncer, même si la mode n’est pas porteuse, à cette vision-là. Plus que jamais, il faut faire des gestes symboliques en faveur de « l’exception culturelle » !

Car, qu’est-ce que « l’exception culturelle » ? La traduction politique et juridique de l’idée qu’un certain nombre de « territoires » doit être soustrait à la règle générale du libéralisme et de la circulation des biens et services. Il semble urgent que cette approche se retrouve au cœur des débats en Communauté française autour de la question du cinéma.

Mais nous ne pouvons rester fermés sur nous-mêmes et sur la « pureté » de nos projets. Nous devons, dans une conjoncture financière difficile, rester réalistes dans leur approche, sans pour autant perdre de vue les objectifs poursuivis.

Nous devons, à cette fin, envisager toutes démarches de financement ( public, privé, mixte ….) pour autant qu’elles n’hypothèquent pas l’avenir et qu’elles restent une étape dans la mise en place d’une politique culturelle cinématographique.

Il faut aujourd’hui créer les conditions d’une relance de cette approche du cinéma par un investissement public accru.

Sans cette prise de conscience et une démarche volontaire, le pire est à craindre !

Thierry Abel
Cinéma Arenberg

Dernières nouvelles

Actualités, petites annonces, appels, offres, pétitions, informations…

Livre blanc sur une politique de communication européenne

Le 1er février 2006, la Commission européenne a adopté un Livre blanc sur une politique de communication européenne. Ce dernier est un appel à l'action en vue de trouver des solutions qui permettent de combler le fossé entre l'Union européenne et ses citoyen(ne)s. Il propose cinq domaines d'action : définir des principes directeurs communs pour la communication sur les questions européennes, impliquer les citoyens, collaborer avec les médias et utiliser les nouvelles technologies, comprendre l'opinion publique européenne et agir ensemble. Les conclusions du Livre blanc sont disponibles sur le portail de l’Union européenne où chacun est invité à faire part de ses commentaires sur les idées présentées. La consultation s’étend de février à juillet et les avis peuvent être publiés sur le site.

http://europa.eu.int/comm/communication_white_paper/index_fr.htm

Culture et engagement - un numéro spécial de la revue Enjeux internationaux

Faut-il que l’écrivain, le dessinateur ou le musicien s’engagent, assument un rôle politique ? C’est à cette question que la revue Enjeux internationaux essaie de répondre dans un numéro spécial de 48 pages. Une dizaine d’auteurs balisent les univers de la bande dessinée, de la photographie, du cinéma, du théâtre, de la littérature et de la chanson pour y déceler les divers itinéraires et formes de l’engagement. Pour mieux appréhender les défis qu’affrontent aujourd’hui les artistes et les intellectuels, Enjeux internationaux rappelle les champs de bataille idéologiques du siècle passé.

Même si les intellectuels ont une responsabilité particulière en raison de leur parole publique, la volonté d’agir sur le monde, souligne l’éditorial d’Enjeux internationaux, n’est pas l’apanage d’une profession ou d’une caste. « La société a besoin de créateurs pour imaginer des réponses éclairées aux dilemmes qui nous accablent et aux impasses qui nous menacent. Mais elle a aussi besoin de citoyens qui s’engagent pour défendre les valeurs les plus fondamentales de liberté et de dignité, de justice sociale et de solidarité.
Car pouvons-nous rester simple spectateur face à la douleur du monde ? »

www.enjeux-internationaux.org

Partenariats public/privé pour la culture en Eurégion

La Fondation Hicter présente sur son site Internet les résultats de sa recherche-action sur les modes de coopération entre opérateurs culturels, acteurs économiques et pouvoirs publics, dans le champ culturel.

www.fondation-hicter.org (rubrique "Programme européen de recherche-action")

Recherche défilés culturels impliquant la participation civile

La FUSIC (Fondacion Societat i Cultura de Barcelone) est à la recherche de défilés culturels et civils pour participer à un projet dans le cadre de l'Année européenne 2008 du dialogue interculturel. Tous les défilés ou représentations artistiques organisés dans un espace public sont les bienvenus. Le premier atelier se tiendra lors de la réunion d'IETM, à Istanbul du 19 au 23 avril, et le deuxième aura lieu à Barcelone le 23 septembre.

www.fusic.org

Synthèses des Mardis du Théâtre Action

Les Mardis du Théâtre-Action sont un programme de séminaires qui se sont tenus un mardi par mois du 25 octobre 2005 au 21 mars 2006. Le programme détaillé de ces premières rencontres et les synthèses de ce qui s'y est dit sont disponibles sur www.theatre-action.be/autractions/Mardis/pg001.htm

Festival Émergences à Paris

Pour la quatrième édition du festival, Emergences recherche des projets dans tous les domaines et, en particulier, performances, cirque, arts de la rue, marionnettes, arts visuels, architecture, game art, art biotech, interventions artistiques dans l’espace urbain, performances en réseau... (notamment dans la perspective de collaborations avec d'autres festivals en France et à l'étranger).

Les principales thématiques artistiques sont : mobilité, réseau et ubiquité ; l’intime, l’insolite et l’étrange ; l’urbain et la nature ; l’art dans la ville. Les projets artistiques faisant intervenir le public et/ou prenant en compte l'espace de représentation seront également appréciés. La date de limite de dépôt des dossiers est le 30 mai 2006.

www.festival-emergences.info

Actes du colloque « Autrement, autre Part, comment : repenser la place de la culture et de l’art dans la cité »

L’Institut des Villes publie les actes du colloque intitulé « Autrement, autre Part, comment : repenser la place de la culture et de l’art dans la cité » qui s’est déroulé au Palais du Luxembourg à Paris le 6 février 2006. Parmi les thématiques abordées lors de cette journée : Quels partenariats pour accompagner de nouveaux territoires de l’art et de la culture ?; Comment l’engagement culturel donne sens au « vivre ensemble » ?; Quelle place pour les acteurs culturels dans les procédures d’aménagement et de développement social et urbain ; La diversité culturelle et la création artistique comme facteurs d’attractivité territoriale. Quelle économie et quels modes d’organisation ?

www.institut-des-villes.com

Appel: ART 1030 - Découverte des arts

Durant les week-ends du 16-17 et 23-24 septembre 2006, Art 1030 - découverte des arts dévoilera la vie artistique de la commune de Schaerbeek. Afin de révéler le dynamisme créateur d’une tranche importante de la population scharbeekoise, le Service de la Culture souhaite offrir une visibilité maximale aux artistes de la commune, qu’ils soient amateurs ou professionnels.

Art 1030 est ouvert à toutes les disciplines. Les artistes plasticiens ont déjà été contactés. Pour les autres, un appel aux participants est lancé! Vous avez envie de vous faire connaître, vous souhaitez proposer une animation, un concert, une visite… ou vous n’êtes pas artiste mais vous souhaitez accueillir un artiste chez vous. Si vous avez des idées, des propositions, contactez (le matin) vbaccarini@schaerbeek.irisnet.be ou acmarechal@schaerbeek.irisnet.be - 02/218.79.98

Concours de création de machines insolites

Dans le cadre de l’événement Faut qu’ça Bouge !, le Bureau International Jeunesse (BIJ) organise un concours ouvert à tous les jeunes de 13 et 30 ans qui résident en Communauté française de Belgique. Les projets peuvent être présentés soit individuellement soit en groupe (associations, CEC, groupes informels,….). Les machines insolites doivent être fabriquées à partir de matériaux légers de récupération et être conçues de manière à supporter le transport et les manipulations lors des répétitions.

Une quinzaine de machines sélectionnées sur base de ce concours s'intégreront au spectacle créé dans le cadre de Faut qu'ça bouge!. Ces univers imaginaires et poétiques peuvent être une source d'inspiration. Les projets sélectionnés recevront la visite d'artistes, du metteur en scène et de représentants du BIJ durant la construction de leur machine afin d'échanger sur les aspects pratiques. Date de remise des dossiers: 15 mai 2006.

www.lebij.be

Lutter contre l’illettrisme en Belgique

Le Fonds de la Poste pour l’Alphabétisation soutient des projets novateurs ou de sensibilisation portant sur l’alphabétisation des jeunes et des adultes. Dans le cadre de l’appel 2005, 14 projets ont été sélectionnés par un jury indépendant pour un montant total de 50.000 euros. Intéressé? Introduisez un dossier de candidature à la Fondation Roi Baudouin avant le 15 mai 2006.

www.kbs-frb.be

Découverte et émerveillement pour les personnes à mobilité réduite

Le Fonds Elia a pour but de soutenir des projets proposant aux personnes à mobilité réduite des découvertes originales en matière de loisirs touristiques, culturels et sportifs. Il lance aujourd’hui son cinquième appel à candidatures. Il mettra au total 250.000 euros à la disposition de projets à travers tout le pays. Les dossiers devront être introduits auprès de la Fondation Roi Baudouin avant le 20 juin 2006.

www.kbs-frb.be

Revenez lundi

"Revenez lundi" est une coproduction internationale de la Compagnie du Campus, du Théâtre Parminou (Québec) et de Catherine Graham (Canada) qui sera présentée en octobre 2006 dans le cadre du FITA (Festival International de Théâtre-Action). Ce spectacle est à la recherche de lieux de diffusion.

Ce nouveau spectacle met en scène la relation entre Gervaise Latulipe, assistante sociale et Johannes Zappa vivant dans la précarité, deux femmes dont les positions sociales semblent de prime abord tout à fait opposées. Opposées ?

C’est avec cette « génération CPAS »… très élargie, ces Gervaises et ces Johannes du Québec, de Paris, de Soignies ou de Morlanwelz, ces travailleurs, ces chômeurs, ces minimexés, femmes ou hommes, jeunes ou vieux, que la Compagnie du Campus mène, des projets de création théâtrale collective dans la Communauté Française de Belgique et au niveau international. Des projets qui entendent bien mettre en question théâtralement, avec humour et avec humeur, des rapports sociaux qui engendrent des inégalités sociales absurdes et révoltantes. Des projets où la solidarité humaine retrouve son sens. Des projets de résistance.

Pour tout renseignement : Compagnie du Campus - Muriel De Blasi
Tél 064/28 50 47 - lacompagnieducampus@ciecampus.be

Funambules

L’association Dailylife, en partenariat avec l’Agence photographique, travaille sur un projet de blog Internet avec des jeunes d'Europe, du Burkina Faso et d'Inde. Le but est qu'à travers des blogs personnels, les jeunes puissent s'exprimer et échanger sur leur identité et culture. Dailylife coordonne un blog commun (http://funambules.over-blog.com) qui informe sur les nouveautés. Le résultat sera diffusé sous forme d'un film lors du Festival international de théâtre Planetado mené par le théâtre Le Grand Bleu (Lille) en novembre 2006.

Dailylife souhaite toucher le plus grand nombre de jeunes de toute l'Europe ! Si vous êtes en contact avec des jeunes susceptibles d'être intéressés par ce projet, prenez contact avec Laurine Herreman - dailylife@wanadoo.fr.

Nouveau site à consulter !

www.theatrepoeme.be: Le Théâtre Poème s’est doté d’un nouveau site Internet qui renseigne sur ses activités ou celles des Jeunesses Poétiques, le Mensuel littéraire et poétique...

Newsletter

www.bna-bbot.be/Public: Bruxelles nous appartient / Brussel behoort ons toe vient de se doter d’une nouvelle newsletter.

Pour ne pas rester sur sa faim

Un choix bibliographique consacré à « culture(s) & démocratie »

« Racaille » et banlieues virtuelles

Blairon, Jean et Servais, Emile – « Racaille » et banlieues virtuelles – Éditions Couleur livres - Belgique – 2006 - 128 pages – ISBN : 2-87003-439-3

Les propos désormais célèbres tenus par Nicolas Sarkozy en 2005 à l'égard de « jeunes » habitant les banlieues, les traitant de « voyous » et de « racaille », constituent un cas exemplaire de violence symbolique extrême, dotés d'effets bien réels. Les auteurs en démontent les mécanismes et les relient à ce qui leur donne sens : l'existence d'une « institution totale virtuelle », apte à détruire les ressources culturelles de chacun. Les « banlieues virtuelles » deviennent ainsi de redoutables armes politiques.

Mais cette domination n'est pas sans partage : elle se voit combattue par une série d' « institutions » qui luttent pour les droits du Sujet à être créateur de son existence. C'est l'occasion pour les auteurs de faire le point sur 50 ans d'analyse institutionnelle et de proposer une lecture nouvelle de la dynamique des institutions. Cette lecture est illustrée concrètement à travers l'étude des temples musulmans créés par le leader afro-américain Malcolm X et l'analyse de l'apport de ce mouvement à la démocratie – ce qui tranche avec les amalgames courants dont est victime aujourd'hui le monde islamique dans son ensemble. Le livre conduit logiquement à l'énoncé d'un programme de recherche qui est aussi un programme d'intervention politique.

www.couleurlivres.be

Introduction aux droits de l’homme

Combesque, Marie Agnès (dir.) – Introduction aux droits de l’homme – Collection « jeunesse » – Éditions Syros / VUEF en collaboration avec Amnesty International – Paris – France – 2003 – 207 pages – ISBN : 2.7485.0112.8

Présentation : Il s’agit d’une réédition. La première édition (La Découverte et Syros) date de 1998, année anniversaire du cinquantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Format livre, cartonné et relié au fil. Coordonné sous la conduite de Marie Agnès Combesque – qui signe, elle-même, certains textes notamment les chapitres concernant les violations aux droits de l’homme – l’ouvrage réalisé par Aline Sibony-Ismaïl rassemble des contributions de divers auteurs. Parmi ceux-ci des journalistes, des juristes, des historiens et également Michel Forst et Jean Meyer de la section française d’Amnesty International. Les articles sont signés par Rémi Barroux, Sophie Bessis, Laurence Binet, Aurine Crémieu, Ghislaine Doucet, Vincent Duclert, Yves Hardy. Les textes intégraux de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (France, 1789) et de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (ONU, 1948) s’y trouvent. De nombreux outils pédagogiques jalonnent l’ouvrage : un index thématique, la présentation d’associations qui oeuvrent pour la promotion et la défense des droits de l’homme en France, des choix bibliographiques par thèmes… et les nombreuses illustrations de Daniel Maja. L’édition est présentée « pour la jeunesse », comme c’est souvent le cas, cette édition accessible intéressera les aînés également. On trouvera de nombreuses citations d’auteurs. L’ouvrage présente certaines institutions internationales qui remplissent des missions en matière de justice ou de défense des droits de l’homme. Marie-Agnès Combesque est également l’auteur de plusieurs ouvrages et notamment Le silence et la haine, Racisme de l’injure au meurtre dans la collection « J’accuse » aux éditions Syros.

Commentaire : La conception et la fabrication de cette édition sont à la hauteur des ambitions pédagogiques de l’initiative. Elle est nettement destinée à être utilisée. Sans doute, à être utilisée beaucoup ! Tout y concourre résolument : la structure, la mise en page, la rédaction, le façonnage, le choix du papier, la solidité de la couverture, … L’option est assurément orientée par le souci de la lisibilité, le confort du lecteur, la démultiplication des entrées thématiques et la diversification des d’approches éditoriales. L’édition s’ouvre par un petit lexique : démocratie, dignité, discrimination, éthique, … Puis quelques narrations sobres des vies de Gandhi, Martin Luther King, Nelson Mandela. Ensuite, trois grandes parties structurent l’ensemble de l’ouvrage. Elle répondent à trois principales préoccupations : l’histoire des idées des droits de l’homme, les violations aux droits de l’homme, l’action pour les droits de l’homme. Rien ne devrait rester abstrait seulement. Il s’agit d’être concret et d’agir à cette fin. En ce sens, l’édition porte pleinement l’éthique d’Amnesty International en matière de libertés et de droits fondamentaux (Ecrire contre l’oubli, sauver Sarah). Elle porte plus particulièrement la marque des mandats relativement limités sur lesquels l’association s’est concentrée. Cependant, certaines perspectives ouvertes sont plus larges : vers la solidarité humaine (une banque pour les pauvres, de l’éthique sur l’étiquette). C’est pourquoi, le livre me paraît bien correspondre au titre, il s’agit d’une introduction qui est partielle – c'est-à-dire qui n’est pas exhaustive – mais qui est déjà très substantielle en matière de libertés et de droits fondamentaux. Je recommande tout particulièrement cet ouvrage aux enseignants qui voudraient s’initier à cet exercice difficile d’intégrer une dimension « droits de l’homme » à leur enseignement. L’outil qu’ils trouveront, ici, est bien conçu. Il offre beaucoup d’exemples concrets. Pour les ados aussi, lorsqu’ils veulent comprendre et s’engager dans la défense de la dignité humaine, le livre est utile et accessible. L’éditeur ne les prend pas pour des « nuls » ! C’est un signe qui ne trompe pas… [Mise à jour : Roland de Bodt – mars 2006].

Publics : Tout public intéressé à partir de l’enseignement secondaire. Mots clés : Rameau : droits de l’homme : ouvrages pour la jeunesse ; défenseurs des droits de l’homme : ouvrages pour la jeunesse. Dewey : 812, la société aujourd’hui. Autres mots clés : Amnesty International – citoyenneté – déclaration universelle des droits de l’homme – démocratie – droits de l’homme – libertés et droits fondamentaux – ONU – Tribunal pénal international – Universel. Adresse web des éditions : non communiquée et non trouvée. Adresses web des associations en Belgique : pour Amnesty international www.amnesty.be ; pour la Ligue des droits de l’homme www.liguedh.be ; pour le Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie www.mrax.be – Adresse web des auteurs : non communiquées.

Contenu de l’édition : Avant-propos (5) – Sommaire (6) – Petit lexique des droits de l’homme [les seize pages du lexique ne sont pas numérotées ; elles comportent un glossaire général, un vocabulaire du droit, un vocabulaire de l’O.N.U. et de brèves biographies intéressantes de Gandhi, de Martin Luther King et de Nelson Mandela] – I. Les droits de l’home une histoire des idées (9) – Les droits de l’homme et leur histoire, par Sophie Bessis (11) – Les textes fondamentaux, par Michel Forst (23) – Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 (31) – Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 (33) – II. Violations des droits de l’homme, par Marie Agnès Combesque (39) – torture (41) – prisons (49) – peine de mort (57) – terrorisme d’Etat et disparitions (65) – guerres (73) – génocides et ethnocides (81) – réfugiés, déplacés, exilés (89) – esclavage (97) – racisme (105) – femmes opprimées (113) – liberté d’expression (121) – III. Agir pour les droits de l’homme (129) – la mobilisation collective (131) – L’épopée des droits civiques, par Marie Agnès Combesque (133) – des femmes résistent, par Laurence Binet (137) – une banque pour les pauvres, par Laurence Binet (141) – Enda, l’africaine, par Aurine Crémieu (145) – L’engagement citoyen, par Aurine Crémieu (147) – je boycotte, tu boycottes (149) – Sauver Sarah (153) – Ecrire contre l’oubli – de l’éthique à l’étiquette (161) – un écrivain combat l’injustice, par Vincent Duclert (163) – créer un club, par Remi Barroux (167) – IV. Que fait l’Onu ? (171) – histoire et fonctionnement de l’Onu, par Michel Forst (173) – La Commission des droits de l’homme, par Jean Mayer (179) – le Haut commissariat pour les réfugiés, par Jean Mayer (183) – les tribunaux internationaux, par Ghislaine Doucet (187) – La question de l’impunité, par Yves Hardy (190) – V. Portraits d’associations (193) – Amnesty International (194) – La Ligue des droits de l’homme (196) – Le Mouvement contre le racisme (198) – L’observatoire internationale des prisons (200) – index (203).

Quelle démocratie voulons-nous ?

Caillé, Alain (dir.) – Quelle démocratie voulons-nous ? – Pièces pour un débat – Collection « Sur le vif » – Editions La Découverte – Paris – France – 2006 – 142 pages – ISBN : 2.7071.4800.8

Présentation : Il s’agit de l’édition originale en langue française de douze communications formant les actes d’un colloque consacré au thème de « l’idéal démocratique aujourd’hui » qui s’est tenu, à Paris les 14 et 15 janvier 2005. Alain Caillé, professeur de sociologie à l’Université de Paris X Nanterre, dirige l’édition de ces actes. Il est également directeur de la revue du Mauss (www.revuedumauss.com.fr) et d’un groupe d’étude et d’observation de la démocratie (Géode). Plusieurs auteurs (Azam, Brugvin, Caillé, Corcuff, Coutrot, Laville) sont membres du Conseil scientifique de l’organisation Attac. L’ouvrage proposé au format poche est économique et lisible. L’édition est conduite avec clarté et sobriété. Reliure encollée, résiste à la lecture.

Commentaire : J’aurais beaucoup de choses à écrire au sujet de cette publication dont je recommande la lecture. L’intérêt des diverses communications tient à la diversité des approches, tout en respectant une sorte de ligne de conduite qu’on qualifiera – pour la simplicité du présent commentaire – d’altermondialiste. Excepté en ce qui concerne André Bellon qui refuse l’étiquette (il s’en est expliqué dans un ouvrage publié aux Mille et une Nuits, Paris, 2004). Ce qui ne l’empêche pas de proposer une contribution vivifiante : « le vrai combat, face à un système destructeur de l’homme et de la planète, est avant tout en nous-mêmes. Il faut croire en notre propre liberté ». Il ne me paraît pas possible de commenter chaque contribution, alors que chacune le mériterait. Je me contenterai, donc, d’éveiller votre curiosité par quelques exemples choisis. J’ai été très intéressé par l’article presque méthodologique que Patrick Viveret nous réserve au sujet de la construction des désaccords comme pratique de la démocratie : les reconnaître, les identifier, les comprendre précisément avant d’en traiter. Thomas Coutrot règle ses comptes avec Hardt et Negri (auteurs de Multitude) et même si on peut regretter que le débat ne soit pas contradictoire, le style et l’exigence intérieure qui porte sa réfutation donne réellement envie de lire « Démocratie contre capitalisme » qu’il a publié, l’an dernier, aux éditions de la Dispute. Ce que je ne manquerai pas de faire. Tout particulièrement aussi les réflexions que Geneviève Azam propose quant aux conditions de responsabilité de la démocratie ou aux évocations d’un tragique démocratique, m’ont beaucoup éclairé. Si je peux me permettre une critique : même si cela n’enlève rien à l’intérêt des travaux qui nous sont présentés, il est pour le moins paradoxal qu’un ouvrage collectif consacré à la démocratie ne laisse place qu’à une seule femme (contre onze mâles). Nul n’est parfait ! Alain Caillé propose une définition de la démocratie. A lire ! Philippe Corcuff nous invite à revisiter les relations entre démocratie et individualisme : « un des enjeux sociologiques de la période [présente] est de penser les ambivalences de l’individualisme contemporain. » Voilà un bel exemple de douceur critique. C’est moins traumatisant et cela aide encore à penser. La bibliographie comporte plus de cent vingt références utiles. Les auteurs sont présentés ; ce qui confère une qualité démocratique à l’édition : savoir (au moins un peu) qui parle et d’où il parle. [Mons, Belgique, Roland de Bodt, le 7 avril 2006]

Publics : publics engagés dans la défense et l’invention de nouvelles pratiques démocratiques, accessible dès l’enseignement secondaire supérieur. Tout public intéressé par ces questions. Mots clés : altermondialisme – démocratie – développement durable – économie de marché – gouvernance – libéralisme – mondialisation – société civile – totalitarisme – vingt et unième siècle. Adresse web des éditions : www.editionsladecouverte.fr Adresse web des auteurs : pour le groupe Géode voir le site de l’Université de Paris X Nanterre www.u-paris10.fr et consulter un moteur de recherche.

Contenu de l’édition : Introduction, par Alain Caillé (5) – I. Vers une démocratie plus horizontale ? Associations, réseaux et délibération (11) – 1. Crise et renouveau de la démocratie en période de mondialisation, par Christophe Aguiton (13) – 2. L’affirmation politique de la société civile, par Roger Sue (20) – 3. Qualité démocratique et construction des désaccords, par Patrick Viveret (32) – 4. Science, démocratie et forums hybrides, par Jacques Testart (35) – II. Limites de l’horizontalité (45) – 5. « Multitude » et démocratie : le grand saut périlleux, par Thomas Coutrot (47) – 6. Un combat très révolutionnaire : la démocratie, par André Bellon (57) – 7. La gouvernance par la société civile : une privatisation de la démocratie ? Par Thierry Brugvin (68) – 8. La question démocratique, entre présupposés philosophiques et défis individualistes, par Philippe Corcuff (78) – 9. Un totalitarisme démocratique ? Non, le parcellitarisme, par Alain Caillé (87) – III. Ecologie, économie et démocratie (99) – 10. La démocratie au défi écologique, par Geneviève Azam (101) – 11. Repenser les rapports entre démocratie et économie, par Jean Louis Laville, (111) – 12. « Exporter » une démocratie libérale ? Quel libéralisme ? Par Christian Lazzeri (123) – Bibliographie (133) – Les auteurs (139) – Table des matières (141).

Culture et Démocratie
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Cette lettre d'information a été réalisée par Roland de Bodt (pour la rubrique « Pour ne pas rester sur sa faim »), Marie Poncin, Georges Vercheval et Sabine Verhelst.