Culture ET démocratie
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Photo: Frédéric Pauwels (détail)

La Lettre de Culture et Démocratien°7 - 28/08/2006

 

Après l'été, la rentrée culturelle s'annonce riche et intense. Nous avons le plaisir de vous livrer la septième Lettre de Culture et Démocratie.

Bonne lecture et bonne rentrée à tous!

L'équipe de Culture et Démocratie

Attention, notez notre nouveau courriel : cultureetdemocratie@scarlet.be

 

Les couleurs correspondent aux axes suivants :

  • Art et Société
  • Art et Solidarité (Art et Santé, Art et Prison, CPAS)
  • Art et Ecole
  • Dialogue interculturel
  • Accès à la culture
  • Pratiques culturelles et engagement

À vos agendas 

Activités et événements à venir, liés à la culture dans un esprit démocratique

Images publiques

La première Triennale d’art public "Images publiques" s’est installée en plein centre de Liège, du 18 mai au 17 septembre 2006. Cette manifestation estivale propose une nouvelle analyse de l'hyper-centre d'une ville en chantier en faisant intervenir des plasticiens reconnus qui utilisent les techniques d'images les plus modernes. Son but est de mobiliser différents acteurs autour d'un projet axé sur l'art contemporain et l'art public et de renouveler l'image de la ville. À chaque lieu est associé un artiste, selon l'idée du concepteur Laurent Jacob (Espace 251 Nord) ; parmi eux Michel François, Michel Couturier, Jacques Lizène, Nicolas Kozakis, Johan Muyle…

Le plan du parcours est disponible dans les Offices de tourisme, les lieux publics, etc.

www.e2n.be

PleinOPENair 2006

Jusqu’au dimanche 3 septembre 2006, le PleinOPENair est de retour. Les thématiques du logement et de l'habitat servent de fil conducteur à la programmation de la neuvième édition de ce festival organisé par le cinéma Nova. En visitant neuf lieux et quartiers bruxellois, les organisateurs entendent mettre le doigt sur le problème posé par les immeubles abandonnés avec, en filigrane, l'avenir de Bruxelles. Au programme : Un accès gratuit à toutes les activités, une table d'hôtes chaque soir, des balades, des films inédits, des concerts, des ateliers créatifs, des installations sonores ...

www.nova-cinema.org

Solidarité culturelle et identité artistique

Les 1er et 2 septembre prochains, les Brigittines organisent deux journées de rencontres sur la thématique « Solidarité culturelle et identité artistique » à l’occasion de l’édition 2006 du Festival International Bellone Brigittines, dans la cour de la Bellone, de 10 à 18h. Poursuivant une ligne de réflexion sur le spectacle vivant entamée depuis plus de vingt ans, les Brigittines organisent ce colloque pour mettre en lumière, avec des experts et le public, les problématiques vécues actuellement dans la création chorégraphique en Europe et dans la diffusion des œuvres.

Ce colloque interrogera le rôle de la culture dans la construction de l’Europe, une culture non comme faire-valoir institutionnel mais comme composante essentielle du droit à la confrontation, l’exploration et l’échange pour une nouvelle identité communautaire… La première journée questionnera la solidarité culturelle, ses enjeux et ses dérives, la seconde interpellera, à partir de l’identité artistique, le devenir de l’utopie dans l’art et l’engagement des artistes dans une Europe toujours en construction. Avec la présence de : Monique Duren - Directrice Festival International Bellone Brigittines, Céline Bréant - Chargée des relations européennes et de la programmation Les Hivernales d’Avignon, Jean-Michel Djian * - journaliste, directeur d’Eurocréation et Président de l’Institut d’Etudes européennes Université Paris VIII, Geneviève Fraisse - philosophe, chercheur CNRS, ancienne députée européenne, Yvona Kreuzmannova - directrice Tanec Praha, Francis Maréchal - directeur Fondation Royaumont, Sabine Gehm - Junge Hunde, Arja Saastamoinen – Chorégraphe Dancewebeurope, Philippe Franck - directeur artistique Transcultures, Francis Maréchal - directeur Fondation Royaumont, Anne-Marie Autissier * - agrégée de lettres modernes et docteur en sociologie, enseigne la sociologie de la culture et les politiques culturelles européennes à l’institut d’études européennes Université Paris-VIII et préside l’association éditrice de la revue Culture Europe International, Jo Dekmine - directeur Théâtre 140, Julia Carruthers - South Bank Centre, Therese Kaufmann - co-directrice EIPCP, Ornella D’Agostino - chorégraphe DBM, Patrick Bonté - metteur en scène Cie Mossoux-Bonté, Jacques Delcuvellerie - directeur artistique Groupov, Daniel Dobbels - chorégraphe Cie De l’Entre-Deux, Olga Mesa – chorégraphe Cie Olga Mesa, Michel Chialvo – CCM Montpellier, dancewebeurope, Henri Simons - Echevin de la Culture de la Ville de Bruxelles

Infos : geraldine.amar@brigittines.be – 02/279 64 54

*A ce sujet, voir également les deux notices bibliographiques de la rubrique.

Université d’Attac

Chaque année, en septembre, Attac, l’Association pour la Taxation des Transactions financières pour l’Aide aux Citoyens, organise une « Université » qui ambitionne de présenter et de mettre en débat les enjeux essentiels du mouvement altermondialiste. La prochaine de ces universités aura lieu les 8, 9 et 10 septembre 2006 à Bruxelles, aux Halles de Schaerbeek.

Le thème développé durant ces journées se situera au croisement de deux propositions : « Pour qu’un autre monde soit possible, une autre économie est nécessaire » et « Il existe un autre monde mais il est dans celui-ci » ( Paul Eluard ). L’objectif premier est de susciter et de faire progresser la réflexion sur les alternatives concrètes au modèle économique dominant, dans une démarche qui associe, d’une part, les intellectuels, les chercheurs, les universitaires et d’autre part, les acteurs et militants de terrain, les associations, les collectifs, les syndicats ...

Plusieurs thématiques y seront abordées : science économique, habitat et logement, Europe des droits économiques et sociaux, futures migrations et marchés du travail, distribution, santé, production et « consommation » culturelle. Des séances plénières ainsi que des ateliers permettront non seulement d’aborder les sujets d’un point de vue théorique, mais aussi de synthétiser et de mettre en discussion les résultats des travaux des différents groupes. Les dimensions culturelles et festives permettront également des moments de rencontre et de convivialité.

www.attac.be

L'art d'être(s) différent(s)

Cette année, dans le cadre des Premières Rencontres, le Théâtre de Poche a proposé à Charlie Degotte de mettre en scène une création théâtrale collective entre des jeunes artistes et des artistes handicapés mentaux du centre de jour « Les Platanes ». Le Centre des Arts scéniques qui a pour mission l’insertion professionnelle des jeunes comédiens a souhaité s’y associer en organisant une table ronde le samedi 9 septembre 2006 de 15h à 18h sur "La création artistique avec des personnes atteintes de déficiences mentales ».

Cette table ronde sera l’occasion d’écouter le témoignage des comédiens et animateurs d’ateliers théâtraux et de rentrer en contact avec leurs associations. Différentes idées liées à la spécificité du sujet seront également abordées: « Que vous apporte le fait de travailler avec des handicapés? L’art sert-il à guérir ou à s'exprimer? Ces déficiences génèrent-elles une esthétique différente? Y-a-il une utilisation abusive ou mercantile des handicapées dans les spectacles contemporains?... »

Les invités confirmés sont : Pascal Crochet (metteur en scène, Club Antonin Artaud), Jean Florence (docteur en psychologie, psychanalyste, directeur du Centre d’études théâtrales), Armèle Jansens, (animatrice d’expression corporelle, Les Platanes), Frédérique Lecomte (metteuse en scène, Le château de Barbe Bleue), Farid Ousamgane (assistant en psychologie et animateur théâtre, Clinique Fond Roy), Dominique Roodthooft (metteuse en scène), Frédéric Ruymen et Emmanuelle Bonheure (metteur en scène et comédienne, Artifices), Theather Stap (groupe de théâtre professionnel composé d'acteurs handicapés mentaux) et Alain Winand (animateur théâtre au Créahm de Liège).

Entrée gratuite mais réservation souhaitée

Infos : Théâtre de Poche - 02/649.17.27 reservation@poche.be ou Le Centre des Arts scéniques - 071/30.54.41 www.arts-sceniques.be

Exposition spontanée - Artistes invitez vous!

Libre de style, de thème, de forme et de support
Libre d’autorisation, de pression et de contrainte
Libre d’être, de penser, d’exprimer ou d’agir …

Le dimanche 10 septembre à partir de 14h00 au Mont des Arts aura lieu la première exposition urbaine spontanée de Bruxelles. Le principe d'organisation est l'effet boule de neige : chaque artiste contacté en contacte d'autres qui eux-mêmes en contactent d'autres, etc.

Pour participer, rien de plus simple. Rendez-vous à 14h00 le 10 septembre autour de la fontaine du Mont des Arts. Choisissez votre emplacement depuis la fontaine jusqu'en bas du parc et
installez-vous. Pour présentez vos œuvres faites preuve d'imagination tout en respectant
l'espace et la nature : évitez de planter clous et punaises dans les arbres ou dans le sol, prévoyez une poubelle ou un sac pour emporter vos déchets.

Infos : 0476 74 44 30

Les petits lieux de programmation culturelle : initiatives privées d’intérêt général ?

Les « petits lieux » de programmation culturelle, souvent le fruit d’initiatives privées, sont des structures culturelles atypiques mal connues et peu soutenues par les pouvoirs publics et la presse nationale, mais très appréciées par les spectateurs et les artistes. Ils proposent une autre manière de vivre la culture et participent au renforcement du lien social. Cependant, ils sont actuellement mis en péril par un grave manque de moyens.
A l’occasion de son 10ème anniversaire, la Ferme de la Dîme organise, en collaboration avec d’autres initiateurs de petits lieux culturels en région rurale (l'Ex-Cale, la Ferme de Martinrou, le Jazz 8, L'Espace Privé) et l’asbl Culture et Démocratie, une table-ronde le 15 septembre prochain, à 20 heures.
Les avis et expériences de responsables de petits lieux et autres programmateurs, de professionnels du spectacle, de personnalités culturelles et de spectateurs seront croisés.

En invités, des personnalités politiques, culturelles et artistiques et comme modérateur André Buron (psychosociologue). Ont déjà confirmé leur présence avec prise de parole Pirly Zurstrassen, musicien et compositeur, Michel Lefftz, docteur en histoire de l’art et spectateur, Jean-Pierre Depaire, directeur du centre culturel de l’arrondissement de Huy, Pol Mareschal, chargé entre autres des « petits lieux » au cabinet de la Ministre Fadila Laanan, Yanic Samzun, direction générale de la Culture, Brigitte Baillieux, directrice du théâtre « La Maison Ephémère ».

Dès 18h : Apéritif au son de la fanfare CRAMIQUE
Dès 19h : barbecue
A 20h : table ronde
Fin de soirée en musique avec Pirly Zurstrassen et Steve Houben (sous réserve)

Infos : Catherine Blanjean - Ferme de la Dîme – asbl Transhumance - www.transhumance.be

Fête nationale contre le racisme

Le 1er octobre prochain, les musiciens se mobilisent contre l’intolérance et le racisme à Anvers, Bruxelles, Gand … Pour une société plus ouverte, des concerts gratuits seront organisés une semaine avant les élections communales du 8 octobre afin de mobiliser les gens contre une éventuelle montée de l'extrême-droite. L’événement est baptisé "0110", pour « 1er octobre ». Les artistes attendus sont : Arno, Axelle Red, Daan, Adamo, Helmut Lotti, A Brand, Akro, Saule, Baï Kamara, Urban Trad, dEUS, Clouseau, Zita Swoon,… et la liste ne cesse de s’allonger.

www.0110.be

Les CEC s'expliquent à Namur

Dans le cadre de l’exposition « Mieux vaut l’art que jamais. Les CEC s’exposent » présentée à Namur, du 16 novembre au 1er décembre 2006, le Service de l’Education permanente et de la Créativité et le Service de la formation des cadres culturels de la Communauté française, l’asbl Culture et Démocratie, le Centre Dramatique Wallonie Enfance Jeunesse et le CCR/Théâtre de Namur invitent les acteurs sociaux et culturels à une journée de rencontre le 21 novembre au Grand Manège. Implantés dans 160 lieux en Wallonie et à Bruxelles, les Centres d’Expression et de Créativité (CEC) proposent des ateliers collectifs d’expression les plus variés. Ils partagent des valeurs communes : l’implication et la participation, la conviction que la culture est un puissant levier de changement et qu’on peut tous être producteurs de culture.

Consacrée à la présentation de projets socio-artistiques menés par divers CEC, cette journée a pour objectifs de mieux faire connaître l’action des Centres d’expression et de créativité, de présenter des projets menés en collaboration avec différents secteurs de l’action sociale et d’encourager de nouveaux partenariats avec le secteur social.

www.fcc.cfwb.be

Coups de cœur

Présentation d'expériences intéressantes.

Opération « quartier libre »

L'opération " Quartier libre ", lancée en 1996, vise à promouvoir l'expression culturelle des jeunes dans des quartiers qui cumulent des problèmes sociaux et culturels et s'adresse en priorité aux jeunes de 12 à 26 ans. Les promoteurs de projets sont des maisons et centres de jeunes et des organisations de jeunesse reconnus. L'opération est également accessible à d'autres associations locales reconnues par la Direction Générale de la Culture, tels que les bibliothèques et les centres culturels, ainsi qu'à des groupes composés d'au moins 4 jeunes!

D'une durée d'un an au moins, chaque projet doit comporter un ou plusieurs volets de création, d'expression culturelle (théâtre, musique, danse, photographie,….) et devrait aboutir à des prestations publiques. Le processus de création, l'acquisition durable d'un mode d'expression et la participation active des jeunes en constituent des éléments essentiels. L'originalité de ce programme réside principalement dans la mise en place de partenariats entre des promoteurs de projets et des personnes offrant des garanties de compétences en matière d'expression culturelle.

Infos : 02/413.20.94

Juliette toute seule

« Juliette toute seule » est un conte théâtral sur l'histoire du théâtre au XXème siècle. Porté par le Centre Dramatique de Wallonie pour l’Enfance et la Jeunesse (CDWEJ), dont l’objectif est le rapprochement entre théâtre et école, ce spectacle vise à donner aux élèves du secondaire les outils nécessaires pour s’approprier les débats internes à la pratique théâtrale.
Elaboré par la comédienne Florence Klein, à l’initiative de Florence Gabriel et Kala Neza, le spectacle est coproduit par les points de chute du CDWEJ : les Centres culturels régionaux de La Louvière, Namur, Arlon, Charleroi et Tournai, Théâtre et Créativité (Verviers), les Centres culturels locaux d’Eghezée, Colfontaine et Lessines.

L’intervention se déroule dans les classes. Le conte offre la possibilité d’une approche ludique, poétique et joyeuse de l’histoire du théâtre et permet une interaction permanente avec le public, les élèves étant invités à être actifs tout au long de la représentation. Après le spectacle, ils sont invités à rencontrer la comédienne. Une prise de parole et un débat s’initient à partir de leurs questions. Cette prise de parole est toujours liée à l’un ou l’autre aspect du spectacle et amène les élèves à se réapproprier certains enjeux de l’histoire du théâtre. Il s’agit de leur permettre de développer leur propre réflexion.

Pour faire venir ce spectacle dans une école, contactez le CDWEJ - info@cdwej.be - 064 66 57 07 - ou Florence Klein - florenzineklein@yahoo.fr

Polyphone

Polyphone est une toute fraîche asbl de Mons ... Elle œuvre pour offrir aux jeunes une culture de qualité et elle soutient les artistes émergents afin qu’ils puissent disposer de structures leur permettant de développer et d’exprimer leurs talents, d’occuper régulièrement un lieu de répétition, de se produire devant un large public, etc. Les membres de l’association visent quatre objectifs : offrir aux artistes amateurs toutes les formes d’aides possibles au développement de leur activité, faire découvrir au public jeune des formes d’art novatrices et contemporaines, de toutes origines et de tous styles, encourager le public à s’investir dans un projet culturel constructif et mettre en place une structure qui sensibilise la jeunesse à l’environnement culturel.

A travers des activités très variées (ateliers culturels éducatifs, jeux de rôles, débats, …), Polyphone souhaite créer un lien durable entre la jeunesse et les arts dans toutes ses formes. L’asbl a monté un système de communication, « Le Relais Jeune », qui permet à la culture de s’intégrer avec plus de facilités dans l’univers de la jeunesse. A défaut d’un lieu physique, un espace virtuel (polyphone.cultureforum.net) a été créé dans lequel les jeunes peuvent parler de sujets culturel qui les intéressent, s’informer, ou échanger des avis. Plus tard, ce forum Internet pourra servir à la recherche de bénévoles pour les évènements culturels dans la région de Mons, réceptionner des projets émanant de jeunes qui veulent s’investir et les aider à les structurer et les développer, avoir un feedback concernant tel ou tel événement ou atelier…

Les idées de nouveaux projets affluent : ateliers de sonorisation, événements musicaux de tous styles, activités de prévention dans des problématiques comme la violence, la toxicomanie, … Pour les réaliser, l’association envisage des partenariats et collaborations avec un maximum d’intervenants culturels. L’appel est donc lancé !

Infos : polyphone@skynet.be - 0474/41 26 25

Faits et opinions

Quel avenir pour le « modèle » Festival en Europe ?

Ce texte (traduit de l'anglais) a été publié en août 2006 par la Fondation Marcel Hicter (http://www.fondation-hicter.org/fr/base.swf ). L'auteur, Dragan Klaic, est membre du Conseil d’orientation du Diplôme Européen en Administration de Projets Culturels. Il a enseigné à l'université des arts de Belgrade et réside à présent aux Pays-Bas. Il est un observateur engagé dans les réseaux culturels européens. Il a présidé l'EFAH et dirige actuellement le Nederlands Theater Instituut.

Les festivals prennent de plus de place dans le paysage culturel européen. L'analyse détaillée que nous livre Dragan Klaic sur ce phénomène de société dévoile ses contradictions. Le débat est ouvert...

Depuis la fin de la guerre froide, les festivals se sont multipliés en Europe de façon spectaculaire. Personne ne peut dire aujourd’hui quel est leur nombre exact en Europe. 2000 ? 3000 ? Peut-être plus. Cette profusion a fait que le profil unique de nombreux festivals s’est estompé et que I’orientation conceptuelle est devenue moins transparente. Définir la programmation à établir afin d’obtenir la reconnaissance artistique, le prestige à acquérir ou maintenir, le nombre de spectateurs à accueillir, la part du budget accordé par les sponsors, le nombre d’emplois à créer ainsi que le nombre de critiques, coupures de presse et de diffusion sur radio et télévision dont il doit être I’objet... tout cela répond à des attentes irréalistes et suscite un débat controversé et focalisé sur la quantité. Les festivals sont la proie facile des critiques et ragots. Dès lors, ils se voient éclipsés par leur propre mythologie ou jalousent le succès d’autres festivals. lls sont comparés, par mépris, aux nombreux parcs d’attractions. Statistiquement, ils sont classés au même rang que les congrès ou salons commerciaux. lls sont injustement jaugés par les biennales des arts visuels et les festivals cinématographiques, dont les intérêts commerciaux masqués par le prestige ne peuvent en aucun cas être comparés à ceux des festivals artistiques.

Quelque chose de spécial
Les festivals artistiques internationaux sont souvent confrontés aux critiques qui leur reprochent de présenter tous le même travail en vogue et de s’imiter les uns les autres alors qu’en fait ils collaborent souvent en coproduisant le même travail et en partageant les frais et les risques. Les directeurs de festivals sont également décriés par le fait qu’ils voyagent dans des contrées lointaines afin d’en importer un exotisme artistique et de n’en faire qu’un scoop à usage unique. Au lieu de miser sur des royaumes artistiques moins connus en recherche de nouveauté, très peu d’organisateurs de festivals internationaux préfèrent poursuivre leur sélection d’édition en édition. Ils ressentent aussi le besoin de surprendre leurs publics, sponsors, membres fondateurs et presse par quelque chose de nouveau, inconnu, jamais vu ni entendu. Dans les grandes villes, où les oeuvres artistiques étrangères sont régulièrement représentées, les festivals doivent prouver qu’ils apportent une valeur ajoutée et présentent des événements qui dépassent les frontières habituelles du métier. La raison d’être des festivals se mesure de plus en plus par leur capacité à créer des oeuvres qui ne pourraient être représentées en temps normal. D’où le changement manifeste de la simple présentation à la (co)production. Alors que de nombreux festivals ne s’en tiennent qu’à une seule discipline (musique baroque, théâtre dans des lieux spécifiques, théâtre pour enfants, hip hop, etc.), une nouvelle demande apparaît pour que les festivals offrent une clarté thématique et conceptuelle tout en tablant sur un éventail de collaborations interdisciplinaires et franchissant les frontières qui cloisonnent les genres et les disciplines.

Le portrait d’un magicien
Certains festivals parviennent à entretenir des relations constantes avec quelques artistes et groupes éminents et les reprennent systématiquement dans leur programmation. De plus en plus, le défi pour un festival international est de nouer des liens étroits avec les artistes locaux tout en prouvant qu’il stimule la scène et les forces créatrices locales par des opportunités, moyens et découvertes supplémentaires. Les meilleurs directeurs de festivals sont ceux qui parviennent à gagner la confiance des artistes les plus difficiles et exigeants, à prouver qu’ils sont visionnaires et connaissent clairement le rôle à jouer, qu’ils font preuve d’intégrité, de générosité, de jugement artistique et de volonté de prendre des risques considérables. Les attentes énormes relatives au profil professionnel idéal, formulées par le conseil d’administration dans des annonces d’emploi, font de ces directeurs des supermen ou superwomen de la culture, des héros, des magiciens. Ou est-ce une discipline diabolique ?

Publics d’élite
Les premiers festivals modernes, de Bayreuth à Salzbourg (Allemagne), s’adressaient à un public culturel d’élite et profitaient du prestige social qu’ils apportaient. Dans la logique moderne des festivals, depuis la création des festivals d’Avignon et d’Edimbourg en 1947, un nouvel esprit démocratique s’est imposé. Pour Jean Vilar, le festival d’Avignon était une extension estivale de son projet émancipateur, mené tout au long de la saison au Théâtre National Populaire de Paris. Dans les années 50, période pendant laquelle les Pays-Bas n’étaient pas encore un régime égalitaire, le Festival de Hollande bénéficiait d’un certain prestige et d’une réputation internationale. Il accueillait un large public de passionnés et dévoués (voir les photos de Kors van Bennekom). Dans un pays relativement provincial, dont la production artistique était encore limitée, le Festival de Hollande , le Festival de Hollande s’ouvrait aux oeuvres innovatrices de l’étranger, aux nouvelles idées et aux illustres artistes. Les éditions précédentes du World Theater Season de Londres ou de « l’Automne du Paris » étaient semblables : le prestige et les préférences des élites culturelles dominaient mais ces festivals accueillaient aussi un nombre important d’amateurs de théâtre afin d’acquérir une légitimité au sein du peuple ainsi que des subsides.

Un tournant
Des festivals estudiantins internationaux sont apparus dans les années 60 (Nancy, Erlangen, Wroclaw, Zagreb...). Organisés de part et d’autre du rideau de fer, ces festivals ont été les précurseurs de I’internationalisation spontanée et directe des arts du spectacle qui a atteint une nouvelle qualité pour ensuite former des réseaux. Nombreuses sont les personnes qui, ayant participé à ces festivals, sont devenues par la suite des professionnels inventifs et les responsables des plus éminentes organisations théâtrales. En 1968, une vague d’expressions irrévérencieuses et contestataires de la culture jeune a déferlé sur les frontières des théâtres professionnels et amateurs et a ébranlé I’Odéon à Paris, ainsi que les festivals d’Avignon et de Venise. Durant les manifestations estudiantines à Paris et dans de nombreuses autres villes européennes, les caractéristiques des festivals ont remodelé la vie quotidienne et les ont rendus envahissants et omniprésents... pour un moment. Par la suite, la plupart des innovations des arts du spectacle, y compris l’émergence de nouveaux festivals, studios, compagnies et écoles d’été ont pu être perçues comme la conséquence de la tolérance zéro qui a nivelé l’énergie explosive de 1968. Cependant, après 1968, la domination des prétentions élitistes ne pouvait rester incontestée dans la culture des festivals. De nouveaux genres de festivals, conçus pour présenter une alternative aux festivals traditionnels, virent le jour et affichèrent clairement leur volonté d’opposition.

Objectifs croisés
Depuis trente ans, les festivals doivent de plus en plus remplir plusieurs objectifs : enrichir la programmation artistique, développer, élargir et diversifier le public, favoriser le tourisme et la création d’emplois au niveau local, offrir des opportunités d’emploi, stimuler le partenariat privé/public, promouvoir I’image d’une ville... L’agenda culturel initial se teinte de plus en plus de nuances économique, politique et sociale. Dans le meilleur des cas, la fonction exploratrice des festivals a été renforcée aux dépens de la simple représentation et des simples festivités et ce, lorsqu’ils favorisent et facilitent les collaborations artistiques originales qui n’auraient pas pu se former ailleurs du fait du cloisonnement rigide d’une culture fortement institutionnalisée. Dans d’autres cas, une volonté politique et culturelle de favoriser les rencontres entre différentes cultures et traditions éclate au grand jour, non seulement pour célébrer la diversité et le multiculturalisme, mais aussi pour relever un défi interculturel audacieux. Dans des zones frappées par les dissensions politiques et les conflits interminables, les festivals acquièrent des vertus curatives et cristallisantes ; ailleurs, ils renforcent la confiance d’une communauté défavorisée et mettent à I’honneur son ingéniosité et son sentiment d’appartenance nouvellement retrouvé.
La racine du mot « festival » renferme les notions de festivité, fête et célébration. Mais reste à savoir qui fait la fête et ce qui est fêté. La valse des festivals se succédant de manière ininterrompue à un même endroit enlève la dimension festive et le festival devient une ruse commerciale présentant une offre stéréotypée de consommation tapageuse aux consommateurs de plus en plus blasés par les expériences de loisir et de divertissement. Pire, la forme et le contenu d’un festival sont pris en otage par I’industrie touristique qui commence à se poser en arbitre de la tradition et de I’innovation, des choix conventionnels et audacieux, de I’utilisation de certains endroits et de I’espace public, et conçoit le festival comme un vecteur destiné à augmenter le tourisme. Au lieu d’être des célébrations, les festivals risquent de devenir des champs de bataille d’ambitions et de besoins opposés, d’intérêts divergents, voire contradictoires, issus des royaumes politique, économique, médiatique et de diverses institutions culturelles.

Un espace géographique modifié
En même temps, on peut affirmer que les festivals ont réussi à redessiner la carte culturelle traditionnelle de I’Europe. De nombreux endroits ont fleuri grâce aux festivals qu’ils ont développés et qui les ont rendus célèbres : si Avignon, Dubrovnik, Salzbourg et Spoletto figurent sur toutes les cartes culturelles (et touristiques), même sans évoquer leurs festivals, il n’en est pas de même pour Poznan, Sibin, Arhus, Tampere et bien d’autres. Dans les grandes villes européennes, un festival n’est peut-être qu’un embellissement, une poursuite de la saison culturelle, des opportunités et offres culturelles supplémentaires. Mais pour de plus petites villes, un festival est un élan extraordinaire et vital, un moment d’exaltation, la grande ouverture d’esprit et la libération de sensations contenues, I’enrichissement bref et intense d’expériences culturelles et sociales qui diminue inévitablement durant I’année... Pendant la guerre froide, quelques festivals ont mis à rude épreuve la rigidité du rideau de fer, I’orthodoxie idéologique et les limites de la tolérance. Depuis 1989, les festivals sont devenus des instruments idéaux afin que I’Orient et I’Occident apprennent à mieux se connaître, à s’apprécier et à collaborer. L’espace Schengen, avec ses règles et conditions complexes, a suscité de nombreuses frustrations parmi les responsables de festivals lors de l’obtention des visas pour des artistes ou invités d’Europe de l’Est ou de pays non européens. Tous les directeurs de festivals peuvent raconter leurs propres histoires horribles à propos de personnes, de matériel et d’équipement bloqués aux frontières engorgées, de vols retardés ou d’aéroports chaotiques, de grèves ou autres déboires. Elles font partie de I’histoire de la profession.

Oppositions dépassées
ll y a quelques années, la plupart des directeurs de festivals auraient probablement déclaré, sans trop d’hésitation, qu’ils étaient entièrement dévoués aux artistes et qu’ils donnaient avant tout, priorité à l’œuvre artistique plutôt qu’aux bénéfices éventuels que leur festival pourrait générer pour d’autres organismes, y compris le public. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui considéreraient plutôt en premier les spectateurs comme l’objectif d’un festival, et pas seulement dans le cadre de leur planification politique ou de leur demande de subsides, mais aussi parce qu’ils le croient profondément et qu’ils partagent intimement ce sentiment avec d’autres collègues. La dualité est heureusement évincée par sa propre dialectique. Ces directeurs voient leur travail comme créateur d’opportunités pour des collaborations artistiques inhabituelles. Ils veulent faciliter l’accès et le développement artistique d’une nouvelle génération et être les premiers à favoriser le travail expérimental et inhabituel. Ils savent également qu’ils doivent trouver un public cible pour ces aventures, que des oeuvres nouvelles et fragiles et des artistes au talent naissant ont besoin du soutien du public. Lors de la présentation artistique d’œuvres étrangères, le contexte artistique et social initial ne passe généralement pas la frontière. Par conséquent, ces oeuvres doivent être évoquées, expliquées, paraphrasées et fusionnées dans le contexte local du lieu de représentation.
Les initiatives artistiques et le développement du public se renforcent I’un I’autre. Les ambitions liées à I’affluence et à la diversité du public varient et proviennent en principe du concept du festival, de ses traditions, de son soutien et de son affluence habituelle. Quelques directeurs entreprenants de festivals en Europe centrale et orientale ont prouvé qu’en peu de temps, de nouveaux artistes, publics et sponsors pouvaient être trouvés et stimulés, malgré I’indifférence des autorités publiques appauvries. Ailleurs, I’affluence relative a éloigné I’urgence de renouveler le public et la programmation. L’interdépendance des aspirations artistiques, des valeurs de la communauté et des avantages économiques pourrait être interprétée comme un nouveau triangle des Bermudes dans lequel un directeur de festival peut facilement sombrer ou, mieux, comme une triade offrant un maximum de rendement avec un maximum de synergie.

Espace artistique
La plupart des événements artistiques se déroulent encore dans des édifices datant du XVIIè-XVIIIè siècle : le théâtre, la salle de concert. Ce dernier siècle, les festivals se sont érigés en force motrice de la re-conceptualisation, de I’expansion et de I’inauguration d’autres espaces artistiques. Alors que Wagner continuait à croire que le théâtre de Bayreuth était le seul à pouvoir accueillir ses propres notions esthétiques, Reinhardt lançait un programme, inspiré de ses illustres prédécesseurs de l’époque baroque et médiévale, bien plus ambitieux, et qui revendiquait I’espace public central comme lieu destiné aux événements artistiques. D’où le drame Jedermann joué devant la cathédrale de Salzbourg depuis 1920. Ensuite, les festivals ont redécouvert et se sont appropriés des centaines d’églises, de châteaux, de forteresses et autres lieux d’héritage culturel pour leur insuffler les arts traditionnels et contemporains, pour les faire connaître comme lieux de mémoire collective (lieux de la mémoire).
La génération suivante de directeurs de festival contesta les notions existantes de centre culturel et de périphérie culturelle, déplaçant le public d’une infrastructure culturelle centrale vers des lieux périphériques, des frontières urbaines, des zones de combat, de pauvreté et de débris post-industriels oubliés et dilapidés, initiant en ce sens un recyclage culturel majeur avant qu’un embourgeoisement inévitable ne s’installe. Ainsi, de nombreux lieux de festivals accidentels et temporaires ont continué d’exister et ont gardé une fonction culturelle et sociale. Cependant, les architectes, les urbanistes et promoteurs immobiliers doivent encore reconnaître les professionnels des festivals comme leurs collègues courageux et aventureux, comme des unités de commando d’élite.

Public double
Dans une « société de réseaux », les professionnels de festival dépendent non seulement des réseaux professionnels de pairs et collègues mais aussi de plus en plus des réseaux médiatiques. ll y a quelques générations, une conférence de presse formelle avant la représentation ou une discussion informelle dans un café avec quelques journalistes acquis à la cause pouvaient résumer I’effort déployé par le directeur. De nos jours, ces formes de publicité rudimentaires sont remplacées par de complexes stratégies de communication, de couvertures médiatiques bien orchestrées et des campagnes de marketing sophistiquées. Les festivals ont maintenant une double vie : une, concrète et réelle, pour les participants directement impliqués, comme les artistes et les spectateurs ; et une autre, virtuelle, dans la presse écrite, la radio, la télévision, sur Internet et d’autres médias, qui prolongent et renforcent l’impact d’un festival. Ils déjouent les embûches de sa vie concentrée, intensive mais ô combien courte dans le typhon perpétuel de la production et de la distribution culturelles. La dépendance des festivals vis-à-vis des médias fait également leur force ; elle est un moyen d’amplifier leur impact, de recruter, séduire, cajoler un public potentiel et de canaliser I’opinion publique vers une constellation de soutiens dont tout festival a besoin pour se créer et se maintenir.

Le passé, l’avenir
En dépit de cette orientation et de cette importance accordée à l’impact sur le public, un festival ambitieux ne négligera pas son rôle de réflexion et de développement. Ce rôle profite d’abord aux professionnels et aux artistes naissants, par différents séminaires artistiques, symposiums, ateliers et même par des formations proposées au sein même de son organisation. De plus en plus, les festivals internationaux prennent conscience de leur dépendance envers les communautés artistiques locales et considèrent I’interaction que cela peut engendrer comme étant un investissement pour leur avenir et une vitalité pour leur contexte culturel. La complexité logistique et la course folle de la machine d’un festival tournant à plein régime engendre le risque d’un manque de concentration et d’attention. Cependant, le succès des festivals repose sur l’équilibre des ressources locales et internationales déployées et sur leur synergie. La facette Recherche & Développement d’un festival est naturellement orientée vers l’avenir mais dépend aussi de la compréhension du passé, de sa propre histoire institutionnelle et des cadres des artistes participants. En septembre 1991, un tir au mortier est tombé sur le bâtiment du Festival d’été de Dubrovnik et a provoqué un incendie qui a effacé d’un seul coup toute trace d’un demi-siècle d’histoire du festival - photos, coupures de presse, films, enregistrements audio, archives. Mais de nombreux festivals, heureusement épargnés par les guerres, conflits, incendies et inondations, dilapident leur propre mémoire institutionnelle par pure négligence ou course effrénée à la planification de nouvelles aventures avant même de prendre le temps d’enregistrer les anciennes. La valeur de la documentation d’un festival ne se fonde pas uniquement sur les reconstructions possibles des carrières d’artistes et de groupes mais aussi sur la compréhension des dynamiques des influences internationales et interculturelles, des changements dans la constellation culturelle et des modes artistiques, sur les politiques culturelles et les stratégies de développement urbain.

L’art du partenariat
En favorisant la mobilité artistique, en encourageant les voyages des artistes et leurs oeuvres afin de cibler d’autres publics, les festivals se testent au niveau de I’hospitalité qu’ils peuvent offrir, de I’esprit de générosité, du microclimat qu’ils façonnent pour tous leurs participants, artistes, collègues, journalistes et publics. En ce sens, les festivals pourraient être perçus comme des zones expérimentales de socialisation plutôt que comme des incitations supplémentaires de la consommation. Les réalisations et engouements artistiques renforcent les qualités civiques d’un lieu, testent son intégrité, son ouverture, son dynamisme, sa capacité à fonder ses valeurs et à favoriser une prise de conscience collective ainsi qu’aiguiser un esprit critique. ll serait vain de croire que les festivals puissent suivre seuls cette ligne directrice. lls ne peuvent rencontrer un certain succès et même prospérer que s’ils entretiennent un réseau complexe d’alliances et de partenariats locaux et internationaux. De courte durée - un week-end ou plus souvent quelques semaines - ils ont besoin de ce réseau d’alliances et d’interactions transectorielles, non seulement pour atteindre le pic d’intensité escompté, mais aussi pour perdurer tout au long de I’année comme des années à venir pour évoluer, s’enrichir et révéler leurs récits artistiques de même que leur importance locale et internationale.
Dans une Europe multiculturelle où les systèmes d’éducation ne parviennent plus à stimuler la connaissance et à établir une hiérarchie de valeurs, les festivals feraient bien de se considérer comme des lieux d’apprentissage en partenariat avec les écoles, tout comme les musées ont commencé de le faire ces vingt dernières années. Dans une Europe grisonnante, les festivals feraient bien de s’intéresser aux personnes âgées qui représentent une ressource grandissante de spectateurs potentiels. Dans I’urbanité complexe des communautés fracturées, des spéculations immobilières, des négligences et renouvellements urbains, les festivals ont de grandes chances de s’affirmer, en collaboration avec les structures d’une société civique, comme point centralisateur d’une vie urbaine de qualité. Dans les destinations favorites des touristes et dans les lieux qui s’efforcent de le devenir, les festivals pourraient offrir un réconfort alors que la morosité s’installe et le niveau économique baisse. Mais ils pourraient s’attendre en retour à obtenir un soutien de cette industrie croissante dans les moments florissants. Arrêtons de percevoir les festivals comme des jouets au service des ambitions politiques, comme des remparts des intérêts économiques, comme des machinations des coteries artistiques et des amusements de l’élite. Réfléchir à l’avenir des festivals pourrait offrir un meilleur point de départ à toutes les stratégies basées sur la confiance, la collaboration, la compétence interculturelle et sur sa valorisation délibérée, à toutes les orientations qui permettront d’atteindre une qualité incomparable et surprenante grâce à des partenariats originaux et complémentaires et ce, au sein même des royaumes artistiques et bien au-delà.

Dernières nouvelles

 

Actualités, petites annonces, appels, offres, pétitions, informations…

Dérapages

Interpellée par l’évolution de la situation politique et par les risques de dérive au profit de l’extrême droite, la Compagnie Arsenic s’est lancée dans un nouveau projet de création « Dérapages » qui traite de cette question et s’appuye sur la réalité d’aujourd’hui. Ce spectacle itinérant se déroule dans un camion destiné à se produire dans toutes les villes et les communes intéressées. Il a déjà remporté un franc succès au Festival de Spa !

Pour réussir, ce projet doit s’inscrire dans une dynamique plus large sur le plan local et régional. Au niveau bruxellois, la Compagnie Arsenic et la Concertation des Centres culturels bruxellois invitent tous les professionnels des secteurs culturels et sociaux à le découvrir le spectacle et à réfléchir ensemble à la manière de développer une stratégie d’intervention commune contre l’extrême droite à Bruxelles. Les 31 août, 1er et 4 septembre, des réunions par zone sont prévues. Si vous souhaitez y participer, contactez Fabienne Minsart, coordinatrice de la Concertation des Centres culturels bruxellois - 02/466.10.03 - concertation@tiscali.be.

Infos : Compagnie Arsenic asbl - 04/ 344 01 77 - arsenic@skynet.be

Quelques heures au service de la démocratie

Dans la perspective des élections communales du 8 octobre prochain et face aux faits d'actualité indiquant une progression inquiétante des idées extrémistes de droite, la plate-forme "Extrême droite Non merci ! Pour que vive Bruxelles" souhaite distribuer 200 000 toutes-boîtes dans cinq communes « sensibles » : Anderlecht, Berchem-Sainte-Agathe, Bruxelles-Ville, Molenbeek, Schaerbeek. Pour y parvenir, les organisateurs font appel à un élan citoyen : le week-end des 30 septembre et 1er octobre, ils espèrent réunir 500 « facteurs de démocratie » qui distribueront ce toutes-boîtes. Vous pouvez être l'un(e) d'eux !

Depuis 1998, la plate-forme Extrême droite non merci ! Pour que vive Bruxelles rassemble près de 300 organisations francophones et néerlandophones de la capitale. Ensemble, celles-ci tentent d'endiguer le vote en faveur des partis d'extrême droite aux différents scrutins électoraux. Les actions de la plate-forme ont pris diverses formes : théâtre de rue, distributions de tracts sur les marchés, diffusion de toutes-boîtes... Avec, à chaque fois, un objectif : démasquer la face cachée de l'extrême droite.

Infos : CIEP - MOC - ciep.secr@mocbxl.be - 02/508.89.60

Concours de peinture murale à Saint-Gilles

Les partenaires de la Maison de l’Emploi de la Commune de Saint-Gilles organisent un concours de peinture murale afin de valoriser le talent des artistes Saint-Gillois. Ce concours est ouvert aux artistes (demandeurs d’emploi) résidant sur la commune de Saint-Gilles et comprend la réalisation de cinq peintures murales au format 2 x 3 mètres en deux dimensions. Toutes les techniques suivantes sont possibles : huile, pastel, fusain, sanguine, acrylique, collage, photo.

Une commission composée des partenaires de la Maison de l’Emploi, d’artistes et des membres du Service Culture de la Commune de Saint-Gilles départagera les lauréats. Elle récompensera les cinq lauréats avec une dotation de 10 000 €. Dans le cadre de ce projet, une exposition collective des participants au concours se tiendra pendant quatre jours, en septembre, à la Maison du Peuple. Une journée sera réservée à la proclamation des lauréats et au prix du public. Date de clôture du concours le 30 août 2006.

Infos : Comité des Sans Emploi - 35b Avenue Paul Dejaer à 1060 Bruxelles - 0496/ 12.20.57

Féminin pluriel

« Féminin pluriel - Vrouwelijk meervoud » est une exposition belge se composant d’œuvres d’art plastiques, audiovisuelles et « multimédia », produite par le réseau fédéral Flora. Celui-ci rassemble des associations d’insertion sociale et professionnelle pour femmes peu scolarisées. Cette installation donne à voir comment des femmes dites « précarisées » participent à la vie sociale et économique de leur environnement immédiat, de leur région. Coordonnée par le cinéaste flamand Jan Vromman, assisté du sculpteur Hans Luyten, l’exposition est le résultat de l’expression de femmes vivant sur l’ensemble du territoire belge. Elle combine une dimension artistique originale avec une dimension sociale et éducative. Elle se tiendra du 13 au 23 décembre 2006 au Beursschouwburg à Bruxelles et sera inaugurée par la Princesse Mathilde.

L’installation étant conçue pour être itinérante, Flora est à la recherche de lieux intéressés à accueillir l'exposition en Région Wallonne entre le 1er septembre et le 31 décembre 2007.
Dans chaque province, des associations membres du réseau Flora ainsi que leurs partenaires locaux sont disposés à collaborer à l'accueil et à l'animation.

Infos : Carmelina Carracillo - Coordonnatrice francophone du programme "Exposition" pour le Réseau fédéral Flora - 02 204 06 46.

Gratuité des musées pour les écoles

Bonne nouvelle ! Dès septembre, l'accès des grands musées de la Communauté française est totalement gratuit pour les élèves et leurs enseignants. La décision de la Ministre de la Culture, Fadila Laanan, vient amplifier une précédente mesure qui offrait un accès gratuit aux musées chaque premier dimanche du mois.

Dans un premier temps, la gratuité pour les écoles est appliquée dans 13 grands musées : Musée Royal de Mariemont, Musée de l'Orfèvrerie du Château de Seneffe, Musée de la Photographie à Charleroi (Mont-sur-Marchienne), Centre de la gravure de La Louvière, La Fonderie de Molenbeek, Musée de la Tapisserie de Tournai, Musée du Carnaval de Binche, Espace Gallo-romain d'Ath, Préhistosite de Ramioul (Flémalle), Ecomusée du Bois-du-Luc (Houdeng-Goegnies), Musée en Piconrue de Bastogne, Musée du Sart-Tilman (Liège), Musée juif de Bruxelles.

Fonds Calypsor

Formé du radical grec kalupto ('rechercher, découvrir') et de la terminaison -or (de 'trésor'), Calypsor signifie en quelque sorte 'à la découverte de trésors inédits'. Ce fonds entend proposer une aide sur mesure à l'ouverture des collections privées de tous genres artistiques (peinture, sculpture, manuscrit, tapisseries...), dans l'objectif de faire découvrir celles-ci au grand public.

www.kbs-frb.be

Comptes-rendus de deux rencontres débat

Les comptes-rendus de deux rencontres organisées par Culture et Démocratie sont disponibles sur le site www.cdkd.be.
Il s’agit de la rencontre « Les CEC s’expliquent », organisée le 15 mai 2006 à la Maison de la Culture de Tournai (http://www.cdkd.be/fr/thematiques/pratiques/actions.html#cec) et du débat organisé dans le cadre de l’exposition « D'ici et d'ailleurs » au Centre Culturel de la Communauté Wallonie-Bruxelles le Botanique le 15 juin dernier (http://www.cdkd.be/fr/thematiques/dialogue/actions.html#dicidailleurs).

Nouveau siteà consulter !

Le site www.labforculture.org est en ligne. Il dessine une carte de la culture en Europe et fournit de nombreux liens. Il recense des organisations, bulletins d'informations...

Pour ne pas rester sur sa faim

Un choix bibliographique consacré à « culture(s) & démocratie »

L’Europe de la culture – histoire(s) et enjeux

AUTISSIER, Anne-Marie – L’Europe de la culture – histoire(s) et enjeux – in Internationale de l’imaginaire, numéro 19 – collection « Babel », numéro 691 – Editions Actes Sud et Maison des cultures du monde – Arles et Paris – France – 2005 – 439 pages – ISBN : 2.7427.5529.2

Présentation : Il s’agit de l’édition originale en langue française du dix-neuvième numéro de la revue Internationale de l’imaginaire éditée par la Maison des cultures du monde et publiée dans la collection « Babel » (n°691, Format Poche). La publication de cette revue est dirigée par Jean DUVIGNAUD et Chérif KHAZNADAR. Pour les plus jeunes, je rappelle, à toutes fins utiles, que les numéros de cette revue présentent, dans leur ensemble, un intérêt non négligeable et méritent d’être consultés régulièrement, sinon acquis. Cette livraison est de la main d’Anne-Marie AUTISSIER qui a publié plusieurs ouvrages consacrés à l’Europe et qui dirige, depuis plusieurs années, la publication d’une revue – qui mériterait, elle également, d’être présentée dans ces colonnes – intitulée : Culture Europe International. Elle enseigne la sociologie de la culture et les politiques culturelles européennes à l’Université de Paris VIII. La mise en page est soignée, claire et lisible. On regrettera une reliure encollée de grande distribution pour un ouvrage qui sera utilisé comme un outil de références.

Commentaire : En effet, Anne-Marie AUTISSIER nous offre l’un des rares ouvrages de références sur ce vaste sujet des cultures prises en considération dans les perspectives de la construction européenne. L’auteur démultiplie les approches et nous entraîne tant vers des réflexions de fond, vers les différences de niveaux des diverses architectures de la construction européenne (le Conseil de l’Europe, la Fondation européenne de la culture, le Parlement européen, la Commission) ou des politiques nationales de la culture ou de la coopération entre ces diverses politiques nationales, vers les préoccupations des professionnels de ces secteurs, l’émergence de leurs réseaux européens, … Régulièrement quelques « encarts » apportent un complément d’information synthétique. L’ensemble constitue une mine d’informations très riche. Il ne s’agit cependant pas d’un guide des politiques culturelles de l’Union européenne. Loin des discours aveuglés ou arrogants des « europtimistes » ou des « eurosceptiques », voici une première contribution considérable au sujet des relations entre Europe et politiques publiques de la culture ! Bien entendu l’auteur présente notamment les différents programmes européens dans les domaines de la culture, mais la démarche ouvre des perspectives et des réflexions bien plus amples. La présentation de chaque question abordée et des enjeux propres à chacune est clairement conçue, structurée et assumée. Les analyses développées et le commentaire critique sont attentionnés, pertinents et résolument progressistes. Comment croire à la construction européenne, sans s’illusionner sur l’identité européenne ? En outre, chaque fois que cela paraît souhaitable, elle dessine la perspective historique qui est nécessaire à une compréhension de ces questions. Cela confère des reliefs bienvenus et ouvre des vues insuffisamment connues sur l’Europe de la culture. Anne-Marie AUTISSIER conduit avec modestie cette démarche ambitieuse : celle de traiter de l’Europe, forte de ses diversités et de ses différences culturelles, afin de réfléchir ensemble aux dissensus, aux décalages, voire aux « conflits » de représentation qui travaillent le monde des arts et des idées (page 426). Sur ce sujet, on croirait tenir enfin (!) le premier livre digne de ce nom. Effectivement et on y revient. Recommandé. [Notice mise à jour le 20 août 2006 – Roland de Bodt – Mons (Belgique)].

Publics : Tous les publics intéressés, dès le secondaire supérieur. Artistes, acteurs politiques, administrateurs publics, professionnels de l’action culturelle et sociale, enseignants, étudiants, chercheurs, journalistes. – Mots clés : Collectivités territoriales – Conseil de l’Europe – Coopération culturelle internationale – Education – Europe – Fondation européenne de la culture – Industries culturelles – Patrimoine culturel – Politiques publiques de la culture – Régions d’Europe – Réseaux européens de la culture – Statut des artistes – Union européenne. Adresse web de la maison des cultures du monde : www.mcm.asso.fr ; Adresse web des éditions Actes Sud : www.actes-sud.fr ; Adresse web de l’auteur : non communiqué.

Contenu de l’édition : lire la suite.

Politique culturelle : la fin d’un mythe

DIJAN, Jean-Michel – Politique culturelle : la fin d’un mythe – Collection « folio, le Monde actuel », numéro 113 – Gallimard – Paris – France – 2005 – 196 pages – ISBN : 2.07.030098.6

Présentation : Il s’agit de l’édition originale en langue française d’une réflexion de fond au sujet des politiques culturelles de la (en) France. Elle nous intéresse. Jean Michel DIJAN connaît son sujet ; il a livré, il y a dix ans (Editions Marabout et Le Monde, format poche, 1996) un premier jeu de réflexions consacrées à la politique culturelle de la France. Pour moi, il a surtout été ce rédacteur en chef créatif et impertinent du « Monde de l’Education ». Il y apportait une ouverture d’esprits, une verve assurée de « fort en thème », un regard critique, un souffle vivifiant que ces successeurs n’ont jamais retrouvés. Il est professeur à Paris VIII où il dirige un DESS (diplôme d’études supérieures spécialisées) consacré à la coopération artistique internationale. Il s’est particulièrement intéressé à la jeune création. Même caractéristique éditoriale qu’en 1996, cet ouvrage contient un certain nombre d’ « encarts » qui sont constitués de larges citations ou certains témoignages choisis, aussi des informations synthétiques. Ils ponctuent l’exposé général de manière dynamique et utile. En fin d’ouvrage, on trouvera également diverses informations complémentaires (chronologie, tableaux statistiques, …) dont un index. Mise en page claire et lisible, reliure de grande distribution, au format et au prix « poche ».

Commentaire : Jean Michel DIJAN écrit pour être lu. Est-ce chez lui une passion ? Il use d’une langue relativement fluide; le sujet ne s’y prête pas nécessairement. Il communique des analyses, des idées, des questions, des hypothèses, des enjeux à débattre. Il nous anime, au meilleur sens de ce terme. En 1996, Jean Michel DIJAN dresse un historique rapide, un état des lieux largement documenté et entreprend, sans aveuglement, une forme de défense des politiques publiques modernes de la culture : place de la culture dans la société, culture pour tous, Europe de la culture, professionnalisation des secteurs de la culture, exception culturelle, … Dix ans plus tard, il remet « l’ouvrage sur le métier » ; la constance est productive (Et consultez longtemps votre esprit et vos forces, Boileau, Art poétique, 12). Le ton est aujourd’hui différent : les responsables des politiques culturelles sont au pied du mur (page 100) ; Comment sans tomber dans la démagogie, protéger l’exigence des professionnels de la culture dans leur volonté de programmer des spectacles de qualité tout en respectant la légitimité des élus (et de leur administration) d’assumer la responsabilité des grandes orientations de politique culturelle ? (page 107). Je crois que ces quelques extraits choisis – tant d’autres pourraient y atteindre – parlent d’eux-mêmes mieux que je ne pourrais le tenter. Et je souligne, dans le même esprit, cette citation qui ouvre les conclusions : Entre les déclarations constitutionnelles sur la nécessité pour l’Etat de « faire œuvre de culture » et leur traduction dans une réalité politique, il existe plus qu’un malentendu, un hiatus. Pour le lever, trois conditions sont nécessaires. La première est de penser, la seconde de militer, la troisième de s’émouvoir. (page 149). Echo à Boileau qui écrivait en 1673 déjà : avant que d’écrire apprenez à penser. (Art poétique, 150). J’ai bien aimé retrouver, chez DIJAN, cet esprit provocateur qui, pour notre meilleure édification, ne s’assagit pas trop vite avec l’âge. Il entreprend un mouvement de déconstruction de nos mythologies « bien pensantes » de la culture et des politiques publiques qui y contribuent. C’est bon pour le moral. A lire. [Notice mise à jour le 20 août 2006 – Roland de Bodt – Mons (Belgique)].

Publics : tous publics intéressés, artistes, acteurs politiques, journalistes, professionnels de l’action culturelle, enseignants, administrateurs publics, étudiants et chercheurs – Mots clés : action culturelle – démocratie culturelle – démocratisation de la culture – diversités culturelles – éducation artistique – France – politiques publiques de la culture – pratiques culturelles – Union européenne – Adresse web des éditions : www.gallimard.fr ; Adresse web de l’auteur : non communiquée (voir un moteur de recherches).

Contenu de l’édition : [Notice sur l’auteur] (7) – Avant propos (9) – [Encart :] Définition du mot culture, Alain Rey (12) – Chapitre I : La république éclairée (15) – La naissance improbable d’un ministère (16) – Un champ de bataille idéologique (20) – [Encart :] André Malraux (23) – L’émergence d’un pouvoir culturel public (24) – Des ministres de plus en plus politiques (31) – [Encart :] Jack Lang (39) – Chapitre II : La réalité économique complexe du champ artistique national (41) – Une population d’artistes et de techniciens de plus en plus hétérogène (42) – Le cas particulier des intermittents du spectacle (46) – [Encart :] le grand retour des intermittents, Guy Scarpetta (51) – Des pratiques inégales mais florissantes (52) – [Encart :] la transmission d’une passion culturelle, enquête INSEE 2000 (58) – Figure 1 : Les inégalités sociales face à la culture (57) – Une économie du spectacle sous perfusion (58) – [Encart :] Le spectacle vivant en chiffres, rapport de Bernard Latarjet (64) – Une industrie de la consommation culturelle standardisée (65) – [Encart :] Droit d’auteur et copyright (75), Ministère de la culture et SACD – Une valorisation obsessionnelle du patrimoine culturel (76) – [Encart :] Le mécénat culturel (84) – Chapitre III : L’essoufflement politique de la dynamique culturelle (87) – La montée en puissance d’une technocratie culturelle (89) – L’échec de la démocratisation culturelle et de l’éducation artistique (100) – [Encart :] Télévision et culture de la transgression, Monique Dagnaud (112) – La communautarisation des disciplines contre le mouvement de la transversalité (113) – [Encart :] Entre le dedans et le dehors, Alix de Morant (121) – Chapitre IV : une géopolitique culturelle internationale en devenir (123) – Un modèle français de diplomatie culturelle contesté (124) – [Encart :] Le français, histoire d’un combat, Claude Hagège (128) – Union européenne et politique culturelle : une histoire de malentendus (130) – [Encart :] L’Europe du cinéma en chiffres, Observatoire européen de l’audiovisuel (133) – De l’exception à la diversité culturelle : le défi politique anti-américain (134) – [Encart :] Le pluralisme culturel du futur, Hélé Beji (141) – Le réveil des identités culturelles et religieuses (142) – [Encart :] L’Unesco, une initiative française (147) – Conclusion (149) – Annexes (157) – Chronologie des grandes décisions du Ministère de la culture sous la Ve République (159) – Budget de la culture depuis 2002 (168) – Budget 2005 par secteur (169) – Evolution du budget du Ministère de la culture par type de dépenses (170) – Bibliographie sélective (171) – Notes (173) – Index (177) – [Table des matières] (195).

Culture et Démocratie
60, rue de la Concorde - 1050 Bruxelles
Tél : 02/502 12 15
Fax : 02/512 69 11
Courriel : cultureetdemocratie@scarlet.be

Cette lettre d'information a été réalisée par Roland de Bodt (pour la rubrique « Pour ne pas rester sur sa faim »), Séverine Monniez, Marie Poncin, Georges Vercheval et Sabine Verhelst.