![]() |
![]() |
|||||||||
| |
À vos agendasActivités et événements à venir, liés à la culture dans un esprit démocratique - DIALOGUE INTERCULTUREL Festival du Film ArabeL’actualité ainsi que la cohabitation parfois difficile entre monde européen et monde arabe nous montre l’urgence de travailler au rapprochement et au développement de l’intérêt et de la compréhension entre les peuples. Du 25 au 30 octobre prochain, le Festival du Film Arabe de Bruxelles, une initiative d’ImagiFilms asbl, est une vitrine pour l’émancipation culturelle. Il entend donner à des professionnels la possibilité de présenter des œuvres cinématographiques afin d’éveiller la curiosité du citoyen, lui faire découvrir d’autres modes de vie et de pensée et mettre l'accent sur le dialogue interculturel. Les films sont projetés au Cinéma Vendôme, au Centre Culturel Arabe, à l’Elzenhof ainsi qu’à la Fnac (City 2). La sélection des œuvres présentées repose sur un critère d’originalité artistique ainsi que sur la pertinence du message véhiculé. Dédiée à la femme réalisatrice, cette première édition donnera à voir des films d’auteurs et des documentaires récents et inédits, des courts, moyens et longs métrages venus des quatre coins du monde arabe, du Maroc à l’Irak en passant par la Tunisie, l’Egypte, le Liban, la Palestine, l’Arabie Saoudite etc. En marge du Festival se tiendront des ateliers (écriture de scénario, calligraphie, initiation aux instruments de musique), rencontres, tables rondes et débats, ainsi que des expositions. With Out PassportLe cinéma Nova propose, du 5 octobre au 12 novembre, une cinquantaine de films, de documentaires de création et de témoignages filmés (inédits en Belgique pour la plupart), autour de deux thèmes : les frontières et l’exil. 24ème Festival des migrations, des cultures et de la citoyennetéOrganisé par le Centre de Liaison, Information et Aide pour les associations sans but lucratif, le Festival des Migrations aura lieu le 16, 17 et 18 mars 2007, à LuxExpo (Foires Internationales) – au Kirhberg – Luxembourg. Depuis plus de vingt ans, ce festival a pour but de promouvoir les activités et la diversité des expressions culturelles au Luxembourg ainsi que les échanges entre les associations. Il a aussi pour objectif de renforcer les liens d’amitié, de convivialité, de solidarité entre tous les citoyens résidents au Luxembourg. Les organisations luxembourgeoises et étrangères désireuses de participer (animation, stand, etc.) doivent s’inscrire avant le 10 novembre 2006. - ACCES Cours libre d’histoire du cinémaLe musée du cinéma organise un cycle de 12 séances d’initiation à l’histoire du cinéma. Tous les lundis, du 23 octobre au 19 mars 2007, un cours a lieu dans la salle de cinéma de l’ex-Shell Building à Bruxelles (rue Ravenstein 60, en face du musée), à 18h15, suivi par la projection d’un film choisi par le conférencier. Une belle occasion de s’initier au cinéma et de visionner des grands classiques du 7ème art à un prix démocratique ! Infos : Freddy Malonda - scc@ledoux.be - tél : 02/551 19 47 - ART ET SOLIDARITE 13ème rencontres du réseau Banlieues d’EuropeLe réseau Banlieues d’Europe propose de rassembler, les 23, 24 et 25 novembre 2006 à Belfast (Irlande du Nord), différents projets artistiques et culturels menés auprès des populations en Europe et dans les pays voisins afin de développer le dialogue entre les différentes communautés, en conflit ou en voie de l’être. Il s’agit de faire valoir et de soutenir le développement d’activités de ce type dans des contextes de conflits existants ou larvés afin de contribuer à leur prévention, à leur résolution. Cette rencontre européenne permettra de découvrir des projets qui oeuvrent pour tenter d’apporter des principes de paix et de dialogue entre les peuples à travers le travail artistique et culturel. Dans un contexte d’extrême urgence – en Europe comme au Proche-Orient - révélateur d’une crise générale des valeurs, des représentations, des relations entre communautés et religions, quelle peut être la place de la culture ? Certains pourraient arguer que la culture et l’art ne sont que purs divertissements et jeux de l’imaginaire. Banlieues d’Europe répond que la force des représentations imaginaires et symboliques est déterminante. L’Histoire récente des conflits ethniques ou religieux dans le monde, de la montée du nationalisme ou de la xénophobie au nom de l’identité culturelle, le démontre largement. La culture est au centre de tous ces conflits, au croisement de l’imaginaire et du symbolique, de l’ensemble des représentations et des valeurs qui traversent la société des hommes. www.banlieues-europe.com - Tél : 0033 3 88 22 24 43 Rencontres Art, culture et lien social. Quels liens possibles ?Depuis quelques années, dans les quartiers en difficulté, au sein de structures sociales, médico-sociales hospitalières, en maison d' arrêt, un espace intermédiaire entre « social » et « Art » est défriché et cultivé au service de divers projets, par des travailleurs sociaux et des artistes en résidence comme par les militants et les associations locales… Des projets artistiques se développent et établissent de nouveaux rapports entre population(s), art et territoires. « L’art pour tous » est-ce aujourd’hui une ambition partagée ? Comment assurer la participation active de chacun à une culture vivante ? En quoi le partage des pratiques et la mise en réseau apparaissent-ils pertinents pour améliorer notre connaissance des publics et nos efforts de démocratisation culturelle ? Telles sont quelques-unes des questions qui, à l’instar des préoccupations et missions de Culture et Démocratie, seront au centre des rencontres organisées les jeudi 30 novembre et vendredi 1er décembre 2006, au Centre dramatique national/Théâtre Dijon Bourgogne à Dijon. Rencontres gratuites. Clôture des inscriptions le 10 novembre! - PRATIQUES CULTURELLES Pratiques artistiques actuelles : PerspectivesPour marquer la clôture du programme interuniversitaire de 3e cycle en art actuel qui était organisé en Communauté française de Belgique depuis septembre 2003, une conférence de Philippe Dagen (professeur d'histoire de l'art contemporain, Université de Paris I, critique d'art au journal Le Monde) est organisée le mercredi 22 novembre 2006 à 19H30 aux Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix (Faculté de Philosophie et Lettres - Local L3 (entrée au 2e et au 3e étage) Rue Grafé 1 à 5000 Namur). Entrée gratuite, sans inscription préalable. Infos : charles.angelroth@fundp.ac.be - Tél : 071/2071 59 Formation "Kamishibai"La formation "Kamishibai", reconnue par la Communauté française, organisée par la Bibliothèque Principale des communes du Sud-Est de Bruxelles et l'APBD, aura lieu les 12 et 14 décembre 2006 à la Gare de Watermael (Avenue des Taillis, 2-4 a à 1170 Watermael-Boitsfort). Le kamishibai est un petit théâtre dans lequel le narrateur fait défiler des images tout en racontant une histoire. Au fur et à mesure que se déroule le récit, le texte apparaît au dos de l'image permettant donc au narrateur de s'y référer. Raconter avec un kamishibai demande une technique particulière : entre l'art du conte et la lecture à voix haute. Les objectifs de la formation sont de former les bibliothécaires à utiliser le kamishibai et à en exploiter toutes les ressources pour aborder différents publics dans et hors les murs de la bibliothèque. Les formatrices sont Catherine Vanandruel (comédienne, clown à l'hôpital, formatrice au CLPCF), Sabine De Greef (auteure-illustratrice), Marielle Vinckenbosch (récitante et bibliothécaire) et un représentant de ABC, Art Basics for Children, qui est un laboratoire de recherche et de développement en matière d'expérience artistique et d'éducation esthétique pour tous à partir de quatre ans. Gratuit. Priorité aux membres APBD et/ou aux bibliothécaires du sud-est de Bruxelles. Inscriptions : 02 660 57 01 ou jverboomen@wb.irisnet.be Du rêve artistique au projet professionnelSMart asbl, association professionnelle d’artistes, et la Communauté française organisent une formation pour tous ceux qui désirent approfondir un projet professionnel basé sur une pratique artistique ! Trois sessions de trois jours en résidence sont prévus : du 6 au 8 novembre à La Louvière, du 4 au 6 décembre à Grivegnée, du 15 au 17 janvier 2007 à Bruxelles. Vous pourrez ensuite, selon vos besoins, suivre quatre modules complémentaires : la production et la gestion de projets artistiques, le contrat et sa négociation dans le contexte économique, communiquer mon projet auprès des professionnels, mon projet et les relations internationales. Dates et lieux (à partir de mars 2007 à Bruxelles) à confirmer. PAF : « Du rêve artistique au projet professionnel
» : 90 € (60 € pour les membres SMart). Infos : Julie De Boe – Tél : 02/542.10.67 ou dbj@ubik.be - ART ET SOCIETE Festival des Libertés – Résister à la panique socialeDu 9 au 18 novembre, l’édition 2006 du Festival des Libertés, organisée par Bruxelles Laïque, invite à l’engagement dans une résistance à la panique sociale, par l’information, le débat, le cinéma, le théâtre et la musique. Cette année, à côté du Pathé Palace à Bruxelles, plusieurs activités seront décentralisées à Namur, Charleroi et dans la province du Luxembourg. « Les peurs envahissent de plus en plus notre quotidien. Elles conditionnent et déterminent chaque jour davantage certaines opinions et certains comportements dans notre société. Ici, comme ailleurs, dans un monde dont on ne songe plus qu’à se protéger, rester chez soi est devenu la règle. Fuir les rassemblements, un réflexe. Respecter les consignes sécuritaires, un code de conduite », nous dit l’équipe de Bruxelles Laïque. Le programme du Festival des Libertés est la traduction artistique, philosophique, sociale et culturelle de son message politique. - ART ET ECOLE Table Ronde sur l’art à l’écoleLe mercredi 15 novembre 2006 de 13h15 à 15h30 au Théâtre Marni, le Centre Dramatique de Wallonie pour l'Enfance et la Jeunesse et Pierre de Lune organisent une table-ronde sur l’art à l’école. Laurence Chevallier (chorégraphe et artiste associée au CDWEJ et Pierre de Lune pour la Danse à l’Ecole) et Marcel Cremer (directeur du Théâtre Agora et formateur Théâtre à l’Ecole pour les deux Centres dramatiques) interviendront en qualité de personnes-ressources pour mettre en perspective les différents témoignages. L'art à l'école n’a de sens qu’en présence de l’enseignant et de l’artiste, partenaires au sein de l’atelier : c’est à partir de ce principe que se fonde la démarche d’éducation artistique menée par les deux Centres dramatiques. Toutefois, dans la pratique, ce parti pris qui s’appuie sur la rencontre et sur la relation qui pourra s’établir entre personnes d’univers différents peut s’avérer un défi audacieux. C’est pourquoi, entre théorie et pratique, les organisateurs souhaitent lors de cette table ronde donner la parole à plusieurs duos de partenaires artistes et enseignants afin de confronter des expériences chaque fois singulières et de questionner cette philosophie du partenariat. Le spectacle « Le Petit Prince Ecarlate» de Marcel Cremer (Agora Théâtre) sera présenté à 16h. Accueil et possibilité d’une petite restauration à partir de 12h30 – réservation indispensable à Pierre de Lune – 02/218 79 39. Coups de cœurPrésentation d'expériences intéressantes. - ACCES Jeunesse & Arts PlastiquesCréé en 1959, l'association Jeunesse & Arts Plastiques (JAP) a pour mission de sensibiliser le public à l’art contemporain en lui offrant une information de qualité qui s’adresse à tous et se présente sous diverses formes. Deux sections existent en Wallonie dans les Maisons de la Culture de Namur et de Tournai où sont organisées des conférences et projections de films sur l’art en après-midi pour un public adulte et scolaire. L’asbl organise, avec le soutien de la Cocof, des initiations gratuites à l’art contemporain pour les écoles bruxelloises. Pour les enfants primo-arrivants des écoles en discrimination positive, des ateliers de sensibilisation à l’art contemporain sont mis en place. Durant l’été, des ateliers pour enfants sont organisés avec le Bozar Studio. Encadrés par une équipe de deux plasticiens animateurs, Thibaut Blondiau et Christine Fonteyn, les ateliers proposés aux enfants abordent différents aspects de l’art actuel (la communication, la couleur, la lumière, l’architecture, le corps…). L’objectif est de donner aux jeunes publics des repères essentiels pour mieux appréhender le monde des images et de l’art actuel. Ces ateliers sont toujours associés à des visites d’expositions, des projections de films sur l’art, des vidéos d’artistes… Pour la saison 2006-2007, Jeunesse & Arts Plastiques a regroupé ses activités sous deux appellations. « La création contemporaine » désigne différentes initiatives qui se déroulent en soirée, pour tous (jeunes et adultes), liées à l’actualité contemporaine : des conférences données par des personnalités européennes jouant un rôle prépondérant dans la création actuelle (artistes, critiques d’art, commissaires d’expositions, philosophes, directeurs de musées…), des performances, des projections de films… Parallèlement un cycle d’initiation « Clés pour le XXIème siècle » est proposé le samedi matin, pour un public non averti, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Des historiens de l’art font découvrir et expliquent les grands axes de l’art actuel et les enjeux d’une révolution esthétique amorcée au siècle dernier. - DIALOGUE INTERCULTUREL Tous les autres s’appellent ZékiLa cinéaste Bénédicte Liénard est à l’origine du documentaire « Pour vivre j’ai laissé », réalisé en 2004 avec une dizaine de demandeurs d’asile, résidents au Petit-Château. « Ce film n’est pas de moi », dit-elle, « il est signé par un collectif de gens qui ont empoigné la caméra pour se raconter ou faire parler les autres. Ce n’est pas un film sur l’autre, mais avec l’autre. (…). Le Petit-Château, c’est le premier acte. On n’allait pas rester enfermés dans ce qui enferme ». Le groupe a ensuite rencontré de jeunes acteurs professionnels, grâce à un stage du Cifas. Il s’est agrandi et s’est essayé à des lectures, notamment au Festival Voix de Femmes. Depuis, demandeurs d’asile, comédiens et cinéaste poursuivent ce moment de création en empruntant les chemins du spectacle vivant avec « Tout les autres s’appellent Zeki ». Le groupe s’est trouvé un nom de scène : la Cinétroupe. Cette seconde étape met en scène les protagonistes d’un film. « Cette troupe, c’est ma famille », explique Umar. Pour la comédienne Karine Birgé qui participe au spectacle, « le théâtre importe peu là-dedans. C’est d’abord une rencontre ». « Tous les autres s’appellent Zéki » est un espace de parole. « Ici, je peux m’exprimer et les gens m’écoutent », dit Mustafa. Dédé raconte : « à chaque fois qu’on fait ce spectacle, je pleure au fond de moi. Je pense aux femmes et aux enfants qu’on n’écoute pas, dans les centres fermés. Je participe au projet pour dire haut ce qu’ils murmurent ». « S’il y a un mot qui peut plus ou moins décrire ce qu’on fait, c’est la fraternité » explique Bénédicte Liénard. Le spectacle est programmé du 8 au 18 novembre au Festival Emulation à Liège. www.theatredelaplace.be. La Maison des Cultures et de la Cohésion sociale de Molenbeek Saint Jean - Bienvenue à la Maison !La Maison des Cultures et de la Cohésion sociale de Molenbeek-St-Jean, imaginée et portée depuis 2001, a été inaugurée en mai 2006. Les classes-ateliers, le préau monumental et les caves à charbon de l’ancien Lycée de Jeunes filles (devenu ensuite Athénée royal) abritent désormais plusieurs espaces d’exposition, des ateliers créatifs, un salon de musique, une cafétéria, etc. Une salle de spectacle, avec loges, coulisses et locaux de répétition ainsi qu’un grand foyer, viendront compléter les possibilités de la Maison en 2008. A travers des objectifs de découverte, de reconnaissance et de respect, la Maison se veut un espace chaleureux, accueillant, ouvert à toutes les cultures et offrant un palette d’outils pour apprendre à exister et à mieux vivre ensemble. Des activités « faites Maison », visant la diversité culturelle, transversales et multidisciplinaires, sont préparées par l’équipe d’animation : exposition, ateliers créatifs multidisciplinaires, colloque, conférences, débats, projections de films, gastronomie, bals, concerts, théâtre, marionnettes, défilés de mode, exposition d’arts plastiques, visite ou voyage culturel, etc. D’autres actions sont organisées en dehors de la thématique saisonnière, telles les « Semaines culturelles », la Troupe du Marché ou les « Dimanches à la Maison » qui mettent en valeur une culture particulière présente à Molenbeek. La Maison des Cultures et de la Cohésion sociale entend également s’ouvrir à tous les acteurs, individuels, associatifs ou institutionnels, scolaires, etc., les accueillir et présenter leurs projets propres. Elle souhaite soutenir les nombreux artistes et artisans locaux en mettant à leur disposition des lieux et des outils adaptés à leurs besoins. La Maison des Cultures et de la Cohésion sociale jouit du seul espace arboré du quartier ! Dans le cadre du Contrat de quartier Ateliers-Mommaerts, elle propose un projet d’animation-appropriation de cet espace, en concertation avec les habitants du quartier. En partenariat avec ses partenaires - notamment les Académies communales de Musique et de Dessin -, elle propose également un programme de stages créatifs pluridisciplinaires pendant les vacances. Enfin, elle souhaite s’inscrire activement dans un réseau d’associations, d’événements, d’établissements scolaires et d’institutions communales, régionales et communautaires. La Fête de la musique, les Journées du Patrimoine, les Nuits blanches, BXLBravo figurent déjà au programme. Infos : Tél. : 02/415 86 03 - mccs-hcss.info@molenbeek.irisnet.be Faits et opinionsPetits lieux de programmation culturelle : initiatives privées d’intérêt général?Ces structures culturelles atypiques semblent mal connues et peu soutenues par les pouvoirs publics et la presse nationale mais sont très appréciées par les spectateurs. Elles proposent une autre manière de vivre la culture et participent au renforcement du lien social, mais elles sont souvent mises en péril par le manque de moyens. Nous représentons quelques-unes d’entre elles : La Ferme de la Dîme, la Ferme de Martinrou, l’Ex-Cale, l’Espace privé, le Jazz 8. Nos projets ont en commun : - le fait d’avoir vu le jour suite à un constat de déficit en structures culturelles dans une région (rurale par exemple) ou dans un genre artistique (jazz...). Un ou plusieurs passionnés ont alors mis leur savoir-faire et leurs énergies au service d’autres citoyens, artistes et spectateurs. Ces lieux répondent à un réel besoin de la population et ont un taux de fréquentation important. - le fait de fournir un travail professionnel, reconnu tant par le public que par les artistes accueillis. Ce travail est reconnu et soutenu (dans la mesure de ses budgets) par le service de la diffusion de la Communauté française qui octroie à ces lieux un quota d’interventions Art et Vie. Nous collaborons régulièrement avec d’autres structures : centres culturels, communes, écoles, Centres d’Expression et de Créativité... Précision importante : les petits lieux que nous représentons garantissent les cachets aux artistes et ne les font pas travailler « aux entrées ». - le fait d’accorder une attention particulière à l’accueil du public et des artistes. Si les spectateurs se pressent toujours en masse à nos portes, malgré des moyens promotionnels dérisoires, et si les artistes demandent à venir et revenir malgré des conditions techniques parfois plus difficiles que dans de grands centres culturels, c’est qu’ils y trouvent quelque chose de plus, de mieux... ou d’autre. Une culture plus accessible... Les atouts de nos structures sont indéniables : Mais attention, nos « petits lieux » sont en
péril ! Or, l’entretien des locaux, du matériel, le paiement des salaires des permanents, les frais de fonctionnement, tout cela ne peut être couvert par les recettes des spectacles si nous voulons garder des prix d’entrée accessibles au public (entre 5 et 20 euros selon les structures, les spectacles et les publics) et garantir le paiement d’un cachet juste et décent aux artistes. De plus, les exigences administratives, les montants des droits d’auteurs, les cachets des artistes, les frais liés à la sécurité... ne cessent de croître et entraînent une augmentation continue des coûts. Si, dans les premières années d’existence, la passion, l’enthousiasme, d’éventuels héritages ou avoirs personnels investis dans l’aventure, le travail bénévole généralisé, l’aide indirecte de l’Onem... ont pu maintenir nos barques à flot, il est un moment où l’escarcelle se retrouve vide. Et alors que nous mettons un point d’honneur à rémunérer décemment le travail des artistes, est-il normal que nous ne puissions le plus souvent pas être rémunérés pour le travail d’organisation ? Nous constatons que les décideurs politiques sont peu informés de notre action réelle sur le terrain et de son importance dans la vie des citoyens. L’audience qui nous est faite dans les médias nationaux est quasi nulle, seuls les médias spécialisés (jazz...) ou locaux nous font en général un large écho : nous n’avons en effet pas de moyens promotionnels, et avons en général une action qui paraît très localisée. Pourtant, un des points communs de nos « petits lieux » est de drainer un public qui dépasse de loin le public local. Beaucoup de nos lieux sont en outre situés en région rurale, loin de la capitale : difficile de convaincre un fonctionnaire de l’administration, un prestigieux mécène ou un chef de cabinet de se rendre jusque là pour venir voir de ses yeux... Alors... ? Nous souhaitons par contre la reconnaissance de notre travail et la prise en compte de la vie des « petits lieux » dans le paysage culturel de la Communauté française. Ceci passe par le refinancement de l’enveloppe qui leur est attribuée à la Communauté française, par la passation d’accords entre la Communauté française et la Région Wallonne pour l’octroi d’aides à l’emploi et par l’ouverture d’une réflexion sur l’adaptation des pourcentages de droits d’auteurs appliqués. Ce serait le signe qu’une véritable politique culturelle consciente et intégrée (et non de façade) est – enfin – en marche… Dernières nouvellesActualités, petites annonces, appels, offres, pétitions, informations… - ART ET ECOLE Inventaire des meilleures pratiques liant la culture et l’éducation dans les pays membres de l’Union européenneL’objectif de l’étude était de dresser une vue d’ensemble des actions développées au niveau national qui lient plus étroitement la culture (arts plastiques, musique, arts vivants, livres, lecture, patrimoine culturel), d’une part, et l’éducation formelle, non formelle et informelle, la formation professionnelle et la jeunesse, d’autre part. Plus précisément, il s’agissait d’identifier les acteurs principaux et les réseaux existants oeuvrant au renforcement des synergies « culture et éducation, formation et jeunesse » et d’identifier des exemples de bonnes pratiques à des fins de valorisation et, partant, de proposer à la Commission une série de recommandations concernant d’éventuelles futures actions conjointes ou d’autres actions visant au développement de synergies. Etude réalisée en mai 2006, à la demande de la Direction Générale Education et Culture de l’Union Européenne par Marc Durando au nom de l’équipe d’experts du Pôle Universitaire Européen de Lorraine. Téléchargeable sur le site : http://ec.europa.eu/culture/eac/sources_info/studies/educult_en.html - PRATIQUES CULTURELLES Rassemblement des Résistances Innovantes (RRI) - appelUn peu partout, des groupes résistent à la pensée unique, des associations luttent contre le défaitisme répandu dans notre société, des citoyens organisent des réponses aux injustices par plus d’humanité et de solidarité. Les Amis du Monde diplomatique veulent rassembler ces initiatives parfois méconnues et dispersées, et surtout leurs artisans afin qu’ils se rencontrent, échangent leurs expériences, s’épaulent éventuellement pour renforcer leur lutte pour la solidarité et une société plus juste. RRI propose d’offrir un lieu carrefour, un espace d’échanges d’idées pour ces acteurs de la démocratie participative et ceux qui s’y intéressent. Le rassemblement vise à réunir 200 à 300 initiatives, accompagnées de ceux qui y participent et/ou en bénéficient, soit une estimation de 6000 à 9000 participants, durant deux journées de rencontres, en mai 2008, à Charleroi. Vous vous sentez concerné(e)s ? Contactez Les Amis du Monde diplomatique de Belgique au 02/231 01 74 ou par courriel à forum.nord.sud@skynet.be Cycle de formation à la création théâtrale collectiveLa formation s’adresse à ceux (comédiens, animateurs,
éducateurs, assistants sociaux, artistes, enseignants, étudiants)
qui travaillent ou désirent travailler dans des institutions
culturelles ou sociales qui développent ou souhaitent développer
la création théâtrale collective. Elle est organisée
par le Centre de Formation d’Animateurs en partenariat avec
les secteurs Théâtre-Action et Formation du service
de la Culture de la Province de Namur, la Compagnie « Le Collectif
84 », le Centre de Théâtre Action et la Cie Buissonnière.
Elle s’étale sur deux saisons et est structurée
en deux temps. Elle a pour but de développer ensemble des capacités nécessaires aux intervenants théâtraux pour l’animation de créations collectives de spectacles avec des groupes de non-acteurs dans le champs socioculturel. Cette pratique vise, à travers le média artistique, à l’émancipation des personnes par le développement de l’analyse critique, le renforcement des moyens d’expression et des capacités de création. Séance d’information le 28 novembre 2006 à 19h à Namur. Croquons la Culture ensembleL’objectif du projet, mené par l’Atelier Dolce Vita, est de sensibiliser à la culture les personnes en difficulté sociale et économique, de donner à chacun la possibilité d’assister à des concerts, des activités d’expression corporelle, des ateliers de contes, des séminaires… un mercredi après-midi par mois, de septembre à décembre 2006. Il vise différents publics qui sont invités à se rencontrer et à partager expérience et vécu. L’interactivité entre l’artiste et les participants mène généralement à des découvertes intéressantes sur les plans humain, émotionnel et créatif. L’Atelier Dolce Vita s’ouvre ainsi à un nouveau public tout en offrant aux artistes et animateurs un environnement chaleureux et vivant. Un espace-rencontre hors de son environnement quotidien permet à chacun de s’ouvrir aux autres, au monde et à sa propre sensibilité. La montagne magiqueLa montagne magique - Centre permanent de diffusion d'animation, de formation et de documentation théâtrales pour l'enfance et la jeunesse - vient de sortir son nouveau bulletin. Outre le riche programme de spectacles pour enfants, jeunes et familles, de la saison 2006-2007, la publication présente une série de formations pour les enseignants et futurs enseignants, ainsi que des ateliers et stages pour adultes et enfants et des publications et actions autour du théâtre et de la littérature pour la jeunesse (envoyé sur simple demande). Ce document est une mine de renseignements et d’idées pour tous ceux qui veulent faire découvrir et donner l’envie du théâtre aux enfants, aux jeunes et aux adultes qui le sont restés ! Opération Bruxelles Babel 2006-2007Les 12, 13 et 14 avril 2007, l’asbl Tremplins organise la 22ème édition de Bruxelles Babel, un festival pluridisciplinaire d’expression artistique des jeunes. L’Opération représente un processus d’apprentissage, de découverte de soi et de l’autre durant toute une saison. Des jeunes (12 à 21 ans) issus de tous les horizons bruxellois et européens seront réunis cette saison pour créer ensemble un spectacle et une exposition. Ils participeront à des journées de rencontre, à des ateliers de création, à des collaborations entre différents groupes. Ils seront encadrés par des artistes et des régisseurs professionnels. Un thème commun sera à la base de leurs réflexions : « Ma cité, mix’cité. Que dit ta voix ? ». Il vise à sensibiliser les jeunes, à l’occasion des élections, sur leurs droits et devoirs civiques. « Chacun de nous détient une parcelle du pouvoir de changer les choses ! Que faire pour lutter contre la discrimination et effacer les idées préconçues ? La Belgique restera-t-elle un pays démocratique, envers et contre tout ? » Tremplins organise un concours en vue de la réalisation de l’affiche du festival. Pour plus de renseignements : tremplins@cocof.irisnet.be - 02/800 86 24 No Limit – appel à projets d’artistesNo Limit est le thème de la 6ème biennale d’art contemporain d’Ottignies-Louvain-la-Neuve qui fera la part belle à l’architecture, du 15 mai au 17 juin prochains. Un premier appel à projets est destiné aux artistes (pour le 31 octobre) et un deuxième appel est lancé aux habitants qui sont invités à s’exprimer par la photo, sur la vie dans leur quartier. Infos :www.poleculture.be - Tél : 010/45 69 96 - ART ET SOCIETE Peut-on faire l’économie de la culture ?Le compte-rendu de la conférence de
P.-M. Menger : « Portrait de l’artiste en travailleur
– utopies du travailleur en artiste » lors du Smart
Day 2006 est téléchargeable sur le site de l’asbl
Smart : www.smartasbl.be. - ACCES Jeu-parcours des musées : explore les musées avec Tom et CharlotteLe Conseil bruxellois des Musées lance un nouveau jeu qui se déroule du 20 octobre 2006 au 25 février 2007. L’objectif est d’encourager les enfants et leurs parents à découvrir une vingtaine de musées bruxellois. Plus on visite de musées et on répond aux différents questionnaires, plus on a des chances de remporter des prix (ateliers, visites guidées, …). Nouveaux sites à consulter !www.ladanse.com : ce site propose un annuaire de liens et des petites annonces pour toutes les activités chorégraphiques. www.portaildemocratie.be : un site géré par la Fondation Roi Baudouin en partenariat avec les trois Communautés qui propose des animations, des jeux, des films, des réflexions , des liens, des formations… à l’intention du public scolaire. Anne et Patrick Poirier chez Qu ArtCréé en 2001 par Hannah et John Heinz, Qu Art est spécialisé dans la sculpture moderne et contemporaine. Le jeudi 23 novembre 2006, Qu Art organise un événement autour des sculpteurs Anne et Patrick Poirier et du chanteur lyrique Gregory Reinhart. Les fonds récoltés à cette occasion seront versés, à titre de mécénat, à Culture et Démocratie qui remercie vivement les organisateurs. Pour ne pas rester sur sa faimUn choix bibliographique consacré à « culture(s) & démocratie » THEATRE ACTION 1996-2006, théâtres(s) en résistance(s)A l’initiative du Centre de Théâtre-Action et sous la direction de Paul BIOT - « THEATRE ACTION 1996-2006, théâtres(s) en résistance(s) » - Editions du Cerisier - Cuesmes - Belgique - 2006 - 400 pages. Début 1996 paraissait un volumineux ouvrage dans un domaine théâtral mal connu bien que très présent en Belgique francophone, THEATRE ACTION 1985-1995, Itinéraires, Regards et convergences, qui groupant plus de 80 contributions, faisait le point sur une démarche artistique originale aux implications à la fois culturelle, politiques et sociales, née 25 ans plus tôt dans les bouleversements de 68. Dix ans plus tard, une réédition s’imposait, mais actualisée, et prenant en compte les développements annoncés – et parfois imprévus- de cette démarche aujourd’hui internationale et plus que jamais constitutive de l’art théâtral professionnel, mais avec un souci réaffirmé et rigoureux de donner place à l’invention culturelle et artistique des plus démunis, des plus exploités et des plus oubliés. THEATRE ACTION 1996-2006, théâtres(s) en résistance(s) ce sont à nouveau, répartis en six chapitres, près de 80 contributions qui interrogent cette démarche collective de création théâtrale dans ses aspects fondamentaux d’un théâtre essentiel, ses dimensions politiques sociales, sociétales, pédagogiques, les exigences de sa professionalité spécifique, les aspects rarement évoqués dans un théâtre à vocation politique et sociale de son esthétique et des secrets de l’écriture collective. L’ouvrage développe ensuite l’éventail très riche des mouvements, secteurs associatifs, domaines artistiques, constituant - chacun en son domaine de réflexion et d’action- autant de parallèles fondant un réseau propre au théâtre-action, et des convergences auxquelles le conduisent ses dimensions aujourd’hui considérablement affirmées au plan international, ou plutôt inter- peuples. Un septième chapitre apporte une moisson de sources et ressources d’informations et de connaissances complémentaires sur cette démarche où oeuvrent aujourd’hui en Belgique francophone près de vingt compagnies et des centaines d’ateliers de création, et ailleurs, nombre de compagnons qui dans le monde participent, en résistance, à la création progressive de cette alter culture. L’ouvrage (au prix public de 22 €) est disponible à partir du 27 octobre 2006 auprès des Editions du Cerisier, du Centre et des compagnies de théâtre-action, auprès de leurs partenaires associatifs, ainsi que dans de nombreuses librairies. Manifeste pour une éducation au théâtreRoger Deldime, Manifeste pour une éducation au théâtre, Lansman – La montagne magique – Promotion théâtre. Dans un contexte croissant de désertification intellectuelle et de désagrégation sociale, l’éducation au théâtre, aujourd’hui plus que jamais, concourt à développer la société démocratique, à ouvrir des voies pour une humanité partagée, à construire la personnalité, la pensée et la sensibilité de l’individu. Apprendre aux jeunes à voir du théâtre en spectateurs avisés et à s’approprier l’expression dramatique en praticiens créatifs, initier les enseignants pour en faire des partenaires impliqués. Trois objectifs interdépendants dont les résultats attestent d’une fécondité telle qu’elle a suscité ces analyses, réflexions et interrogations de Roger Deldime. Il serait grand temps, conclut-il, d’accorder à l’éducation à l’art une priorité politique. Voici 2 ouvrages conseillés par Roland de Bodt : La démocratie, histoire d’une idéologieCANFORA, Luciano – La démocratie, histoire d’une idéologie – Traduit de l’italien par Anna COLAO et Paule ITOLI – Collection « Faire l’Europe » – Editions du Seuil – Paris – France – 2006 – 482 pages + Tables – ISBN : 2.02.018340.4 Présentation : Il s’agit de la traduction en langue française d’un livre publié en édition originale en langue italienne. Et dont le titre original est « La Democrazia. Storia du un’ideologia ». Le livre est publié dans la collection « Faire l’Europe » dirigée par Jacques LE GOFF éditée simultanément par cinq maisons d’édition européennes (Barcelone, Munich, Oxford, Paris, Rome). L’ensemble de la collection qui comporte aujourd’hui une vingtaine de titres, mérite d’être consultée. L’ouvrage est donc au moins accessible en cinq langues. Luciano CANFORA est historien ; il enseigne à l’Université de Bari. Il a publié plusieurs ouvrages traduits en langue française, depuis 1988, et qui alternent des préoccupations relatives à l’historiographie en tant que genre en soi, à l’histoire de la démocratie, de la politique, et à l’histoire de la littérature. Notamment : La tolérance et la vertu (1989) – Histoire de la littérature grecque, d’Homère à Aristote (1994) – Jules César, le dictateur démocrate (2001) – L’imposture démocratique, du procès de Socrate à l’élection de G.W. Bush. (2003) – Histoire de la littérature grecque à l’époque hellénistique (2004). Le livre comporte une bibliographie et un index des noms. Format livre, présentation soignée, grand caractère et confort de lecture, reliure au fil. Commentaire : L’ouvrage que Luciano CANFORA nous propose est heureusement documenté. Et parce qu’il est richement documenté, il renouvelle un certain nombre de nos points de vue, de nos croyances voire de nos préjugés sur la démocratie, à travers les âges. Et nous sommes régulièrement surpris par l’angle de vue qu’il adopte et par lequel il soumet cette vieille histoire de la démocratie à un vent plutôt frais et soutenu qui ravive les questions essentielles à sa nature. Il est pédagogique mais sans qu’on en souffre. Il fait œuvre d’historien et essaye de tirer les enseignements que l’histoire peut utilement constituer pour nous, ici et maintenant. Outre le plaisir des retournements, outre les examens minutieux et les confrontations vigoureuses – quant à la signification qui peut être reconnue aux faits et à leurs enchaînements – les plus grandes qualités du travail se trouve, pour moi, dans l’art de tirer, chapitre après chapitre, des enseignements réellement utiles pour nous, aujourd’hui dans nos démocraties (insatisfaisantes) d’Europe. L’ouvrage est en effet sans illusion sur les vertus et les qualités confinées des démocraties actuelles, en Europe ou ailleurs dans le monde, démocraties conquises par de puissantes oligarchies au service de la religion de la richesse : « Ce qui signifie, en des termes plus actuels, qu’on assiste à la victoire d’une oligarchie dynamique dont le pouvoir se fonde sur les grandes fortunes, mais qui est capable de fabriquer le consensus et de gagner une légitimité électorale en contrôlant les mécanismes électoraux. Un scénario qui ne concerne, bien entendu, que le monde euro-atlantique et les îlots de territoire qui lui sont reliés. Ailleurs, la planète est mise au pas, les armes à la main. » (page 414). Il est aussi sans illusion sur les ‘vertus’ des médias. Je trouve rassurant que des écrivains et des universitaires prennent, de plus en plus régulièrement, la parole sur le rôle désastreux d’un grand nombre de médias et particulièrement des télévisions dans l’échouage culturel de notre exigence démocratique. Je ne sais pas si c’est un effet de la traduction ou si cette qualité tient à l’écriture de CANFORA, lui-même, mais il y a une recherche attentive pour écrire au sujet de toutes ses questions avec des mots simples, compréhensibles et qui se démarquent délibérément de toutes les idéologies acquises. La préface est de Jacques LE GOFF, mais elle est courte. La bibliographie est déjà très complète (beaucoup d’ouvrages peu connus) et présente un choix d’ouvrages en plusieurs langues. L’index des noms semble également très complet et pratique. Le corps de l’ouvrage – qui, lui, est assez volumineux – est charpenté selon certaines périodes de l’histoire où la démocratie se fait jour, est engloutie, désirée, détournée, réduite, projetée, élevée, revendiquée, fomentée, assassinée, éconduite, violée, domestiquée, … Haletant, il peut être lu d’une traite, ou par de grandes immersions répétées. Un bon choix pour les fêtes de la fin d’année. Je recommande. Publics : Tous publics intéressés dès le secondaire supérieur. Acteurs politiques, administrateurs publics, animateurs sociaux et culturels. Artistes. Journalistes, étudiants et pédagogues des sciences humaines. Historiens. Mots-clés : Allemagne – Commune (1871) – démocratie – démocratie athénienne – démocratie populaire – Europe – France – Italie – République – Révolution – Suffrage universel – URSS – USA. Adresse web des éditions : www.seuil.com Adresse de l’auteur : non renseignée, non recherchée. Contenu : Préface par Jacques LE GOFF (7) – remerciements (9) – Prologue (11) – I. Une constitution empreinte de grécité : Grèce, Europe, Occident (21) – II. L’acte de naissance : la démocratie dans la Grèce antique (45) – III. Où la démocratie grecque entre à nouveau en jeu avant de quitter la scène (71) – IV. La première victoire du libéralisme (103) – V. Suffrage universel : premier acte (121) – VI. Suffrage universel : acte second (149) – VII. Les soucis de la ‘vieille taupe’ (161) – VIII. L’Europe ‘en marche’ (171) – IX. De l’hécatombe des communards aux ‘unions sacrées’ (187) – X. La Troisième République (215) – XI. La seconde faillite du suffrage universel (233) – XII. La ‘guerre civile européenne’ (273) – XIII. Démocraties, démocraties progressives, démocraties populaires (317) – XIV. Guerre froide et recul démocratique (361) – XV. Vers un ‘système mixte’ (389) – XVI. Une ‘nouvelle histoire’ ? (425) – Epilogue (451) – Bibliographie (459) – Index des noms (475) – Tables. L’état de la planète 2006NIERENBERG, Danielle et STARKE, Linda (dir.), LAMBERT, Benoît et BUENZOD, Christian – L’état de la planète 2006 – Gros plan sur la Chine et l’Inde – Publication annuelle de l’Institut Worldwatch sur les progrès réalisés vers le développement durable – Association « l’état de la planète » – Genève – Suisse – 2006 – XXVII et 277 pages – ISBN : 2.9700489.1.4 Présentation : Il s’agit de la traduction en langue française de l’édition originale en langue anglaise (USA) du rapport annuel publié par le Worlwatch Institute et consacrée à l’état de la planète. Cette livraison 2006 est particulièrement consacrée aux positionnements nouveaux de la Chine et de l’Inde dans le cadre de l’économie mondiale et surtout à l’impact sur l’état de la planète de leur accès, depuis la fin du XXe siècle, à l’économie de marché : « En 2005, la Chine a utilisé 26 % de l’acier brut, 32 % du riz, 37 % du coton, et 47 % du ciment produits dans le monde. » Avec le rapport annuel du Programme des Nations Unies pour le développement (Economica) et l’état du monde (Editions La Découverte) ce rapport est un des documents importants pour actualiser notre culture du développement mondial. C'est-à-dire notre culture pour vivre demain. Format livre, reliure au fil, caractère confortable et présentation sobre et lisiblement documentée de tableaux d’information et d’encadrés thématiques. Nombreuses références utiles en note. Commentaire : Chaque année depuis près de vingt ans, l’Institut Worldwatch publie un rapport annuel consacré à l’état de la planète. Les questions du développement sont aujourd’hui plus que jamais par le passé des questions culturelles. Quelle représentations avons-nous de notre action dans le monde ? Quelle place y avons-nous ? Comment regarder en face les destructions massives que nous infligeons nous même, par nos propres modes de vie, aux conditions de vie sur cette planète ? Comment mettre fin à cette destruction aveugle de nos propres conditions de vie ? Faudra-t-il attendre de reconnaître le modèle de développement économique de l’ère nucléaire comme un crime contre l’humanité pour changer enfin d’attitude ? L’édition 2006 est récente, je n’ai donc pas lu l’entièreté des contributions, mais toutes celles que j’ai eu l’occasion de consulter, me paraissent utiles et intéressantes. Ce qui est spécifique à la publication du Worldwatch Institute c’est le caractère contrasté. Il ne s’agit pas d’un rapport univoque : sur tout ce qui ne va pas. Dans ce sens, nous saluerons la compilation proposée par Lori Brown. On trouve aussi un grand nombre d’analyses sur les enjeux actuels du développement, y compris les enjeux humains et sociétaux. On y trouve également des mises en valeur d’actions progressistes mises en œuvres par des gouvernements, des organisations qui cherchent soit à améliorer l’égalité économique entre les êtres humains, entre les peuples, notamment à réduire la pauvreté, soit à diminuer les dégâts de l’industrie humaine sur les conditions de la (sur)vie de l’humanité. Des collaborations internationales, nous permettent de lire en introduction l’analyse de Sunita Narain, Directrice du Centre pour la science et l’environnement en Inde : « le changement aura besoin d’un savoir : une pensée nouvelle et innovante. Cette faculté de penser différemment exige de la confiance pour passer outre au ‘lavage à blanc’ historique de la pensée, à l’arrogance d’idées anciennes, établies et en fin de compte empruntées. ». Dans la plupart des cas, les articles proposés sont lisibles et accessibles sans trop de difficulté. L’ensemble répond à une préoccupation pédagogique qui pourrait certainement être développée, mais qui est déjà présente. Un incontournable de l’action culturelle, sociale et politique. Publics : Tous publics à partir du secondaire supérieur. Particulièrement les acteurs politiques, les animateurs culturels et sociaux, les enseignants, les administrateurs publics, les enseignants, les étudiants, les artistes. Mots clé : chaîne alimentaire – céréales – Chine – commerce mondial – développement durable – écosystème – énergies – environnement – Europe – Inde – industries – industrie de la viande – mercure – nanotechnologies – ordre mondial – paix – pétrole – société civile – USA – Villes. Adresses web des éditions : www.delaplanete.org Adresses web des auteurs : voir adresse des éditeurs. Contenu : Table des matières (VIII) – La mobilisation est nécessaire : note à l’édition française par Benoît Lambert et Christian Buenzod (IX) – Préface à l’édition française, par Laurence Tubiana (XI) – Préface par Xie Zhenhua (XIV) – Préface par Sunita Narain (XVI) – Avant propos par Christopher Flavin, Président de l’Institut Worldwatch (XX) – L’état de la planète : une année en revue, compilation par Lori Brown (XXIII) – Chapitre I : La Chine, l’Inde et le nouvel ordre mondial, par Christopher Flavin et Gary Gardner (3) – Chapitre II : Repenser l’industrie mondiale de la viande, par Danielle Nierenberg (27) – Chapitre III : Préserver les écosystèmes d’eau douce, par Sandra Postel (47) – Chapitre IV : Cultiver des alternatives renouvelables au pétrole, par Suzanne C. Hunt et Janet L. Sawin avec Peter Stair (71) – Chapitre V : La science en miniature : une introduction aux nanotechnologies, par Hope Shand et Kathy Jo Wetter (93) – Enrayer la propagation planétaire du mercure, par Linda Greer, Michael Bender, Peter Maxson et David Lennett (115) – Chapitre VII : Transformer les catastrophes en occasions de paix, par Michael Renner et Zoë Chafe (137) – Chapitre VIII : Réconcilier commerce et développement durable, par Aaron Cosbey (161) – Chapitre IX : Bâtir une société civile verte en Chine, par Jennifer L. Turner et Lü Zhi (185) – Chapitre X : Transformer les entreprises, par Erik Assadourian (207) – Notes (231). Culture et Démocratie Cette lettre d'information a été réalisée par Séverine Monniez, Marie Poncin, Georges Vercheval et Sabine Verhelst, en collaboration avec Roland de Bodt pour la rubrique « Pour ne pas rester sur sa faim ». |