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À vos agendasActivité organisée par ou en collaboration avec Culture et Démocratie - Art et solidarité Du sel dans les épinardsUne deuxième journée autour du Répertoire d’artistes de Culture et Démocratie, le 26 février 2008, à Namur Un des objectifs du Répertoire d'artistes de Culture et Démocratie, édité en novembre dernier, est de favoriser les échanges entre travailleurs sociaux, professionnels de la culture et artistes. L’asbl et la Province de Namur organisent une journée de rencontres entre ces artistes et des intervenants sociaux afin de susciter et d'encourager les partenariats. Une telle journée avait été organisée à Bruxelles fin novembre. Elle aura lieu cette fois dans les locaux du Service Culture de la Province de Namur qui collabore avec Culture et Démocratie pour ce projet. Cette journée s’adresse tout particulièrement aux assistants sociaux travaillant en Région wallonne. Quatre ateliers artistiques (photographie, arts plastiques, théâtre et écriture) seront mis en place. Ils permettront aux participants de vivre une expérience culturelle et de réfléchir sur la place de telles pratiques artistiques au sein du travail social. La journée se clôturera par un débat. Infos et inscriptions : Culture et Démocratie (cultureetdemocratie@scarlet.be – 02/502 12 15)
Activités et événements à venir, liés à la culture dans un esprit démocratique - Art et solidarité Exposition Un certain regardPour les 25 ans du Créahm (créativité et handicap mental) de Bruxelles, le Botanique (Rue Royale, 236 à 1210 Bruxelles) présente, jusqu'au 2 mars 2008, un ensemble inédit d’œuvres réalisées au sein de ses ateliers d’art plastique. Peinture, sculpture, dessin, gravure, carnets: une sélection importante d’œuvres fortes à découvrir absolument ! Fondé en 1983, le Créahm-Bxl propose, comme celui de Liège et son MAD Musée, des ateliers créatifs à des personnes motivées par un travail artistique et présentant un handicap mental. Son objectif principal est de susciter (avec l’atelier de formation) et de permettre (avec l’atelier de création) l’expression propre à chaque individu. Son originalité s’inscrit dans l’approche de la personne handicapée, qui est avant tout considérée comme une artiste. Le Botanique a décidé de lui ouvrir ses portes, afin de témoigner d’un autre regard, d’une nouvelle approche d’une démarche artistique qui, décidément, s’accommode mal des définitions toutes faites. Cet autre regard, c’est aussi celui des animateurs du CRéahm, qui, au fil des centaines d’ateliers, conseillent et écoutent, comme dans tout atelier digne de ce nom. C’est enfin, aussi, le regard du Botanique qui a choisi, en collaboration avec les animateurs, un choix d’œuvres représentatif – et forcément subjectif - parmi une production inépuisable, tout en respectant l’esprit spontané qui anime les ateliers du Créahm. Ce champ isolé au fond de mon esprit - Ateliers artistiques du Club Antonin ArtaudCette exposition se déroule au Centre culturel Jacques Franck (Chaussée de Waterloo, 94 à 1060 Bruxelles) jusqu'au 24 février 2008. Elle reprendra les derniers travaux issus des ateliers arts plastiques (Bartolome Gomila Solar), terre et sculpture (Béatrice Saintraint), photographie et vidéo (Raynald Halloy), mime (Aude Tournay) et création textile (Francine Marot). Le Club Antonin Artaud est né en 1962 d’un mouvement idéologique qui marqua un tournant de la psychiatrie en remettant au centre des préoccupations la personne souffrante en tant qu’être pensant, créateur de son propre univers. Lieu de soins, d’accueil, d’activités, situé en plein cœur de Bruxelles, dans le quartier du Béguinage, le Club Antonin Artaud propose entre autres des ateliers artistiques aux personnes que la souffrance psychique a momentanément exclues du champ social. La philosophie de ces ateliers est toute simple : les animateurs sont des créateurs, ils offrent leur regard et leur compétence d’artiste, ils accompagnent le participant dans le processus toujours singulier de la création, ils tentent de reconnaître ce qui est ou non advenu. Un bénéfice thérapeutique est certes recherché mais, " de surcroît ", aucun discours critique ou psychologique n’ambitionne de cerner le processus. Ce qui survient sur le papier, la toile, mérite avant tout l’accueil, le respect, et parfois l’admiration.
- Art et société Triennale de l'affiche politiqueJusqu'au 27 avril 2008, la 10ème Triennale internationale de l'affiche politique éveille les consciences et suscite le choc d'idées, au Mundaneum. La Triennale, c'est 30 années d'existence, d'histoire politique, 10 éditions, plus de 5000 affiches, des graphistes émanant de 50 pays... Au coeur du Mundaneum, 140 affiches dénoncent, accusent, traduisent en un mot, en un trait, parfois en une phrase, les préoccupations des citoyens. Ouverte aux graphistes professionnels et aux étudiants d'écoles d'Arts plastiques, la Triennale internationale de l'affiche politique développe le thème politique au sens premier du terme : la vie dans la cité et dans la société. Grand concours international, elle s'inscrit dans le créneau de l'expression et de la création graphique proche de l'histoire des gens. L'exposition porte principalement sur l'actualité des trois dernières années. Dans le cadre de l'exposition, d'autres activités sont programmées : cycle de conférences-débats, visites guidées, ciné-musée, projet pédagogique (primaire, secondaire, supérieur)...
- Pratiques culturelles L'eau du LoupLa nouvelle pièce de Pietro Pizzuti, « L’Eau du Loup », mise en scène par Christine Delmotte, est au Théâtre de la Place des Martyrs, jusqu'au 16 février 2008. Elle est interprétée par deux comédiens de renom, Jacqueline Bir et Pierre Laroche. Le spectacle raconte. Une source millénaire à laquelle le village puise la vie. Une femme et un homme aux cheveux blancs se parlent. Il dirige une importante entreprise d’exploitation d’eau. Elle possède la propriété. Tout les sépare depuis l’enfance… Cette pièce sur la possession de l’eau souhaite rassembler les spectateurs autour d’un thème qui concerne chacun d’entre nous. Elle aborde le problème sensible de la commercialisation de l’eau à travers deux personnages aux conceptions du monde totalement opposées. A partir d’un très beau texte, ce spectacle suscite notre réflexion en nous interpellant par des interrogations vitales pour notre avenir et celui de la planète. Ougrée-Bas s'expose à la Biennale photo de LiègeUn an après avoir séduit plus d’un millier de visiteurs au Centre culturel de Seraing, l'expo photo 'Pile et Face', qui raconte un an de la vie du quartier d'Ougrée-Bas, se déplace à Liège (Aquilone, boulevard Saucy 25 à 4020 Liège) dans le cadre de la 6ème Biennale Internationale de la Photographie et des Arts visuels de Liège, consacrée au thème du territoire. Les photos d’Alexandre Raddicci et Rodolphe Finamore (2Visu) mettent en évidence le contraste entre l’environnement industriel du quartier et le dynamisme de ses habitants, qui développent de nombreuses actions pour y améliorer la qualité de vie. Côté pile, il y a les maisons vétustes, les murs d'usines, les commerces abandonnés... Côté face, il y a la convivialité des habitants, les jeux d'enfants, les activités d'été, les fêtes... L'expo se tiendra du 16 février au 22 mars 2008 à l'Aquilone, un lieu incontournable de la vie culturelle liégeoise, qui s’est associé au collectif 2Visu et à l’asbl Optim@ pour l’organisation de cet événement. Un vernissage convivial en présence d’artistes ougréens aura lieu le vendredi 15 février. De 18h00 à 19h00, des habitants du quartier proposeront des visites guidées de l’exposition. Des musiciens d’Ougrée, SLAWI (rap hip hop) et Gilles Audran (chante Mike Brandt), donneront ensuite le coup d’envoi d’une soirée musicale haute en couleur. Les concerts seront suivis d’une soirée dansante animée par l'Aquilone et DJ Popac. Infos : asbl Optim@ - Frank Gerard (0499/724 565) – www.biennalephotoliege.be - www.asbloptima.be Art contemporain. Huit itinérairesProjection du fim Art contemporain. Huit itinéraires, le vendredi 22 février, à 18h30, aux FUNDP (Auditoire CH3 - 2, rue Grafé 5000 NAMUR). L'art contemporain apparaît encore trop souvent comme un monde étrange et réservé, difficile à pénétrer et à comprendre. Certains vont même jusqu'à le rejeter ou le mépriser. Pourtant, l'art d'aujourd'hui est une réalité vivante et fascinante, source d'émotions vraies et de réflexions profondes pour peu que l'on fasse l'effort de s'en approprier le langage et les codes. Conçu comme autant de rencontres et de visites facilitant l'accès à l'art contemporain, ce film propose huit itinéraires : Museum Insel Hombroich – Pol Piérart – Bernard Gilbert – Espace Contretype – Thorsten Baensch – Argos – Emile Desmedt – Johan Muyle. Réservations : greta.debois@fundp.ac.be Journée d'étude Art actuel et peintureLa journée d'étude consacrée à l'Art actuel et la peinture aura lieu le samedi 1er mars 2008. Cette manifestation fait suite à la journée d'étude « Art actuel et Photographie » (mars 2007) et est organisée par le Département d'histoire de l'art et archéologie des Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix. Parmi les intervenants : Paul Ardenne (professeur à l'Université d'Amiens et critique d'art), Vincent Cartuyvels (président de la Commission consultative des arts plastiques de la Communauté française de Belgique et professeur à La Cambre), Thierry De Duve (professeur à l'Université Lille 3), Denis Laoureux (professeur à l'Université Libre de Bruxelles), Frederik Leen (chef du département Art moderne des Musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles), Pierre-Olivier Rollin (directeur du B.P.S. 22 à Charleroi et du Secteur des Arts plastiques de la Province de Hainaut), Joël Roucloux (professeur à l'Université catholique de Louvain et directeur du Musée de Louvain-la-Neuve), Birgit Pelzer (professeur à l'Ecole supérieure des Arts Saint-Luc à Bruxelles),... Infos : julie.bawin@fundp.ac.be ou can@info.fundp.ac.be
- Accès Museum night feverLe samedi 1er mars 2008, de 19h à 1h, première Nuit des Musées bruxellois !!! Place aux jeunes talents pour une programmation unique et bien loin des sentiers battus : performances, concerts, ateliers, animations insolites… Accrochez-vous bien car une véritable tornade festive va déferler à travers les expositions et collections des musées ! Une after-party au BOZAR accueillera les couche-tard jusque 3h du matin. - Art et école Deuxième Forum des Innovations en Éducation Schola ULB propose, le 27 février 2008, de
9h à 16h30, au Campus du CERIA, à Bruxelles, une rencontre
pour identifier et promouvoir des actions à l’école,
et reconnaître et valoriser les acteurs du monde de l’éducation.
Le 2ème Forum des Innovations en Éducation, c’est… Une journée de rencontre permettant aux acteurs
du monde de l’éducation de partager des ressources
et de s’informer sur les innovations en Éducation dans
l’enseignement secondaire. Ces pratiques couvrent un large éventail d'actions: tutorat, mini-entreprise, radio d'école, éducation à la citoyenneté, préparation à la vie professionnelle, sensibilisation au développement durable, éducation aux médias... Autant d'activités qui restent souvent isolées et mal connues. Le succès de la première édition du Forum a confirmé l’importance de proposer un tel événement. Il s'agit de découvrir l’enseignement secondaire autrement à travers des ateliers thématiques, des stands d’information, des conférences – débats, des projections audiovisuelles, la remise des Trophées de l’Innovation en Éducation,… www.schola-ulb.be/FIE_2008.htm Concert Ishango – AFRICA+ : les mathématiques en musiqueLe concert « Africa + : les mathématiques en musique », organisé par Les Petits Débrouillards, les 28 et 29 avril, au Campus du Ceria, s'inscrit dans le cadre de l'Opération Ishango, campagne de sensibilisation aux sciences auprès des élèves de l'enseignement fondamental et du premier cycle de l'enseignement secondaire, tous réseaux confondus et dans les deux communautés de la Région de Bruxelles-Capitale. Les enfants sont invités à voyager à travers l'histoire des mathématiques de manière ludique et interactive. Des musiciens y jouent des rythmes africains, entrecoupés de démonstrations mathématiques contées par l'ethno-mathématicien Dirk Huylebrouck. Par ailleurs, le concert « Africa+ » permet, par le biais du bâton d'Ishango, de favoriser la mise en place d'échanges relatifs à l'histoire des civilisations, et de mettre en évidence l'importance du partage des connaissances et des savoirs. C'est une invitation à se poser des questions sur les sciences et sur l'importance de la rencontre enrichissante entre les cultures. Infos : Les Petits Débrouillards (info@lespetitsdebrouillards.be – 02/268 40 30 – www.lespetitsdebrouillards.be) Game overLe Théâtre national propose « Game over », du 19 février au 8 mars 2008. « Ce projet s’inscrit dans un
cadre plus large de travail (un diptyque) où Seriallilith
risquera une immersion en territoire adolescent, évocation
d’une jeunesse en perte de liens avec la réalité,
de manière toujours plus sensible. Dans le cadre de la représentation de la pièce « Game Over », le Théâtre national a mis en place une série d'activités qui constituent un parcours complet sur le thème: « Jeunes, médias, univers virtuels et violence ». Il s'adresse aux jeunes à partir de la 3e secondaire. Infos : www.enseignement.be/prof/espaces/sec/culture/documents/game_over.pdf ou www.theatrenational.be Stage théâtralLe Centre dramatique de Wallonie pour l’enfance et la jeunesse organise les 27 et 28 février 2008 deux journées de rencontre-formation autour de la notion de banc d’essai. Elles seront animées par Jean Lambert et Dominique Renard et s’adressent notamment aux enseignants. La participation aux frais est de 40 euros. Infos : CDWEJ (064/66 57 07 – rue des Canadiens,
83 – 7110 Strépy- Coups de cœurPrésentation d'expériences intéressantes. - Art et société Outils pédagogiques pour expliquer le terrorismeLa Croix-Rouge de Belgique - communauté francophone et en particulier son service de droit international humanitaire, cellule pédagogique, a créé de nouveaux outils pédagogiques à l’intention des élèves du dernier cycle de l’enseignement primaire. Ce programme vise à encourager une réflexion neutre et impartiale autour d’une thématique spécifique sur les conséquences du terrorisme et les dynamiques qui y sont liées : l’utilisation de la violence comme moyen d’expression, les stéréotypes, les peurs, les conséquences de la peur, le rôle des médias, etc. Les outils pédagogiques, destinés aux écoles primaires, sont : - Une exposition interactive « C’est de ta peur que j’ai peur ». Il s’agit d’une série de valises qui s’ouvrent sur un journal qui relate un fait de terrorisme historique ou imaginé. Un guide audiovisuel, tel un journal télévisé, guide les élèves tout au long du jeu, conçu comme un rébus. Les participants devront retrouver les mots clés : terroriste, aide, peur, médias et victime. Un Quiz final permet aussi de travailler sur les préjugés. Durée : 1h. Max : 25 élèves maximum. - Une pièce de théâtre « la jeune fille et le loup barbu », interprétée par la troupe théâtrale professionnelle « Acide Mélancolique asbl ». Cette pièce traite principalement de la peur face au terrorisme, des stéréotypes liés au terrorisme et du rôle des médias dans la propagation de la peur. Exemple : est-ce que le fait de porter une barbe suffit à devenir un suspect ? La troupe met les enfants en situation dès leur entrée dans la salle et propose un débat final. Cette activité requiert une logistique particulière, dont une salle respectant des conditions techniques précises. Vous trouverez en annexe le détail logistique concernant cette activité. Durée : 1heure. Minimum 120 élèves, maximum 150 élèves. Pour poursuivre l’activité en classe, la Croix-Rouge propose aux enseignants une fiche didactique sur le terrorisme :information juridique de base sur la thématique et références Internet pour appréhender la matière en classe ; un manuel d’exploitation de la thématique propose des activités concrètes formulées comme des leçons types s’intégrant dans les socles de compétences de l’école. Ces outils sont gratuits et s’inscrivent dans un grand programme, appelé EURESTE II, qui est financé depuis 2005 par l’Union Européenne. Nous vous invitons à consulter le site Internet www.eureste.org
- Dialogue interculturel Artistes contre le murArtistes contre le mur est constitué de citoyens européens sensibles à l’injustice vécue par les familles palestiniennes, hommes et femmes, âgés entre 18 et 70 ans, artistes professionnels ou amateurs avertis issus de domaines très diversifiés : musiciens, photographes, danseurs, peintres, comédiens, chanteurs, animateurs mais aussi médecins, psychologues, économistes, réalisateurs, journalistes. Ils sont tous bénévoles et s'adressent en priorité aux enfants. Les partenaires palestiniens sont un groupe indépendant prônant l'éducation à la citoyenneté et la valorisation de la culture palestinienne comme outil de résistance. Ils défendent l’instauration d’un Etat démocratique en Palestine.Leur objectif est de briser l'isolement des enfants de Qalqilya, enfermés à l'intérieur du mur construit par le gouvernement israélien. Ouvrir une brèche, apporter un peu d'évasion psychologique à des enfants enfermés dans leur ville, Qalqilya, en organisant des ateliers d'initiation à différentes techniques artistiques. Cela va de la création de fresques murales, de mosaïques, de marionnettes, d'imagiers, à l'édition d'un journal, d'une émission radio ou de films vidéo en passant par la photographie, le théâtre, l'expression corporelle, la musique. Ce sont autant d'outils d'expression pacifiques et démocratiques qui offrent une alternative à la violence omniprésente. Depuis 2004, Artistes contre le mur anime chaque année, en juillet, des ateliers en collaboration avec des partenaires palestiniens. 250 enfants, garçons et filles de 8 à 15 ans, s’initient chaque été aux différentes techniques artistiques. Leur action se concentre à Qalqilya, la première ville de Cisjordanie à avoir été encerclée par le mur israélien. La venue des Artistes contre le mur est attendue avec impatience car elle représente un lien unique avec le monde extérieur, un lien à la fois géographique et sociologique. Artistes contre le mur cherche des partenaires bénévoles
pour : Infos : info@artistes-contre-le-mur.org Faits et opinionsAsseoir l'espoir et Circus behind the wallUn rêve : créer une école palestinienne de cirque Joindre l’art à la solidarité. A Ramallah, en 2006, Shadi Zmorrod, Palestinien de 27 ans, lance un projet fou : créer une école de cirque dans les territoires occupés et les camps de réfugiés. Bouffée d’oxygène dans un environnement asphyxié, occupé et surveillé, l’école crée de nouveaux horizons. Au-delà du mur, une brèche, un espoir.... « Asseoir l’espoir ». Très présent sur la question palestinienne et s’inspirant d’une action menée par Anita Huybens, céramiste belge, Présence et Action Culturelles a lancé une opération de solidarité en Wallonie et à Bruxelles en proposant à des artistes professionnels et amateurs de transformer une chaise en objet d’art et de la vendre au profit de l’école de cirque palestinienne. Expos-vente à Tournai, Namur, Mons, Liège et Bruxelles et spectacles de cirque. Pour rendre compte du contexte de ce projet, une équipe PAC est allée en Palestine avec une équipe de No Télé (TV locale de Tournai) et Véronique Vercheval, photographe. Ces outils de sensibilisation - photographies, film, témoignages - sont diffusés dans le cadre de l’opération. Infos : PAC (Dominique Surleau – 02/545 79 16 ou Sandrine Cogez - 068/26 98 98) - asseoirlespoir@pac-g.be - www.pac-g.be Circus Behind The Wall L’école de cirque palestinienne dans les territoires occupés et les camps de réfugiés existe bien ! Dans une démarche transcendant de nombreux obstacles dans la société palestinienne liés à l’oppression de notre art et notre histoire, L’École du Cirque de Palestine donne naissance à quelque chose de neuf. Une forme artistique de divertissement uniquement connue au travers des médias de masse et des visites sporadiques des cirques de l’étranger, s’élance maintenant dans une nouvelle forme d’expression pour les Palestiniens. Une nouvelle manière de transmettre une idée de résistance à l’occupation et à l’emprisonnement. Une façon de vivre et d’exiger le droit d’exister. L’idée du spectacle Circus behind the wall, proposé le 9 février 2008, à 20h30, à l'École du Cirque de Bruxelles, sur le site de Tour & Taxis (rue Picard, 11 à 1000 Bruxelles), est inspirée de la vie réelle de Palestiniens séparés de leur eau, leur terre, leur passé, leurs proches par le mur de la ségrégation. Nous voyons des sœurs séparées l’une de l’autre, des proches dans l’incapacité de se contacter. Mais tous les moyens à portée sont mis en œuvre pour surmonter ces obstacles : balles de jonglage, trapèze, échasses. Nous voyons des acrobates, un clown, des jongleurs danser la vie. Le mur ne les décourage pas de vivre, de communiquer, de se déplacer, de rêver ni de se battre pour la liberté de leur pays. Circus behind the wall reflète une profonde conviction: un jour, le mur tombera. Infos : www.masarat.be/FR/ Réservations auprès des Halles de Schaerbeek : 02/218 21 07 Dernières nouvellesActualités, petites annonces, appels, offres, pétitions, informations… - Art et solidarité Répertoire d'artistesLe répertoire d'artistes de Culture et Démocratie vient d'être imprimé! Il présente près de deux cents artistes soucieux de partager leur talent et leur savoir-faire avec des publics différents. Actifs en Communauté française de Belgique, ceux-ci proposent des ateliers collectifs d’expression. Destiné aux travailleurs sociaux désireux de réaliser des activités artistiques de toutes disciplines avec leurs publics, le répertoire d'artistes a pour objectif de favoriser les échanges entre artistes, professionnels de la culture et travailleurs sociaux et d’encourager les partenariats et les pratiques culturelles à travers des projets innovants, notamment dans le cadre du subside pour l'épanouissement et la participation culturelle, sociale et sportive des usagers des CPAS. Il est à votre disposition dans nos bureaux (60 Rue de la Concorde à 1050 Bruxelles) Infos : cultureetdemocratie@scarlet.be – 02/502 12 15
- Pratiques culturelles CanvascollectieCanvas, avec le MuKHA, PMMK, S.M.A.K., Wiels et Z33, cherche des nouveaux talents et des artistes établis pour une exposition unique au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles. Le Canvascollectie est un projet cross-média de la VRT avec la participation du secteur artistique flamand et bruxellois, ainsi que d'autres partenaires culturels. Le point de départ consiste en une sélection d'artistes plasticiens dans 5 musées : PMMK, S.M.A.K., MuHKA, Wiels et Z33. Cette sélection fera l'objet d'une exposition à Bozar et la remise de cinq prix prestigieux. Les inscriptions sont ouvertes du 15 janvier 2008 au 14 février 2008. La sélection d'environ de 250 oeuvres d'artistes professionnels et non-professionnels, se fera en plusieurs phases et sera largement couverte via des programmes radio et télévisés, ainsi que sur le site web de Canvas. L'exposition à BOZAR fera l'objet d'une série de 4 émissions télé, présentées par Marcel Vanthilt. Pour s'inscrire : multiblog.vrt.be/canvascollectie/reglement-inschrijvingen/. Des scénarios contre l’invasion publicitaire - Appel à participation citoyenneDans le cadre de sa campagne d’information et de sensibilisation sur les effets néfastes de la publicité commerciale sur l’individu, la société et l’environnement, le GSARA lance un concours d’écriture de scénarios, ouvert à tous. Ecrivez le/les scénario(s) d’une vidéo et/ou d’un billet radiophonique de 30 secondes qui, en quelques lignes, propose un regard critique sur les valeurs vantées par la publicité commerciale. Quelles valeurs défend la publicité commerciale et dans quel(s) but(s) ? Les buts poursuivis par la publicité ont-ils un impact sur les publics qu’elle vise ? C’est ce que nous vous proposons d’explorer dans vos scénarios. Et pas besoin d’être un as du cinéma, de la radio ou de la communication pour participer à ce concours ! Nous vous proposons de ne pas vous embarrasser de détails techniques mais de raconter une (courte) histoire… et de l'envoyer avant le 29 février, au GSARA. Info : www.parapub.org – info@parapub.org Formations aux enjeux, métiers et ressources de la culture Le Ministère de la Communauté française –
Direction générale de la Culture a publié son
programme de formations pour le premier semestre 2008. Quelques
exemples de formations proposées : Outiller les coordinateurs de projets artistiquesLa Fédération Pluraliste des Centres d’Expression et de Créativité (FPCEC), en partenariat avec le Service Formation des Cadres Culturels et le Service de l’Éducation Permanente – Secteur CEC de la Communauté française, organise une formation de coordinateurs de projets artistiques s’adressant aux personnes travaillant, comme animateurs ou coordinateurs, dans des CEC (Centres d’Expression et de Créativité), des Centres Culturels, des Centres ou Maisons de Jeunes et des CPAS qui organisent des ateliers créatifs. Le coordinateur artistique construit, avec les animateurs et les participants, des projets artistiques et citoyens ; il en assure la cohérence ; il anime la réflexion. Enfin, il analyse les logiques sociales et culturelles qui sont à l’œuvre dans ces ateliers. La formation l’outillera en savoir-faire pour développer la créativité, veiller à la qualité artistique ainsi que gérer un projet et une équipe. La formation comporte 6 modules, pour outiller les coordinateurs : « Mieux se connaître pour mieux coordonner » - « Connaissance du milieu » - « Redécouvrir les démarches créatives par des mises en situation » - « Gestion de l’équipe » - « Compréhension des secteurs artistiques » - « Politiques culturelles en rapport avec les CEC ». Un module transversal sera consacré à « Construire un projet ». Cette formation est dispensée sur deux saisons. La première se déroulera de mars à juin 2008. Pour découvrir les dates, les lieux et les modules suivants, voir les sites www.fpcec.be et www.fcc.cfwb.be. Le prix de la formation est de 210 € par saison. Infos : CFWB (Pascal Claude - 02/413 24 71) et à la FPCEC (Christian CESSION - 081/24 25 88 - service@fpcec.be) Programme des formations du CFSLe Collectif Formation Société propose des formations continuées pour les travailleurs du secteur associatif (prévention et gestion de conflit, prise de parole en public...). Pour obtenir le programme des formations : www.cfsasbl.be. Revue JEJE, la revue des récits de vie, dirigée par Daniel Simon, est une nouvelle revue dans le paysage éditorial belge. Chaque première fois est un adoubement avec une nouvelle
réalité. La Revue Je invite des auteurs, des écrivains, des voyageurs à témoigner, dans le récit de vie, de cette fameuse première fois. La première fois que j’ai écrit un texte, que je l’ai entendu, que je l’ai vu édité ; la première fois que je me suis rendu compte de ce que l’écriture pouvait faire émerger,… Autant de premières fois liées à la question de la durée. C’est d’un temps dilaté que la Revue veut parler, d’un temps passé par l’écriture. Je est scrupuleusement attentive à la vie de tous, des gens, de ceux qui ont décidé d’écrire… cette première fois. Infos : Édition et abonnements : Couleur livres (sidoniemaissin@couleurlivres.be – 071/32 63 22) ; Rédaction : daniel.simon@skynet.be - 02/216 15 10
- Dialogue interculturel Fondation BoghossianLa Fondation Boghossian développe actuellement un projet ambitieux : la création d'un Centre de dialogue entre les cultures d'Orient et d'Occident à Bruxelles. Ce centre sera installé dans les murs de la très belle Villa Empain, chef-œuvre de l'architecture Art Déco bruxelloise. Les travaux de restauration de cette propriété classée commenceront dans quelques mois et devraient être terminés en automne 2009. Avant cette ouverture au public, la Fondation Boghossian mène plusieurs projets, notamment en Arménie et au Liban, ainsi qu'en Belgique, dont l'organisation de Rencontres internationales qui se tiendront les 23, 24 et 25 avril prochains à Bruxelles, sur le thème de la modernité dans les relations entre l'Orient et l'Occident. Ces rencontres sont organisées avec la collaboration de plusieurs universités belges, de la Cinémathèque Royale, ainsi qu'avec le Président du Sénat de Belgique, la Ministre de la Culture de la Communauté française et la Ministre de l'Environnement de la Région de Bruxelles-Capitale. www.villaempain.com ou www.fondationboghossian.com Concours de photos autour de l’Année européenne du Dialogue InterculturelTous les résidents européens, quel que soit leur âge ou leur origine, sont invités à participer à ce concours de photos. En effet, alors que l'Union européenne se développe dans sa diversité, vous êtes invité à saisir votre vision du dialogue interculturel et à la partager avec le monde en participant à cette compétition. Comment faire ? Saisissez votre appareil et sortez dans la rue pour y photographier ce qui pourrait vous paraître illustrer, au mieux, ce qu'est le Dialogue interculturel. Chaque participant ne devra pas envoyer plus de 3 photos. Chacune aura un titre et pourra inclure une courte explication n'excédant pas 150 mots. Tout visiteur pourra voter pour la photo de son choix. Les meilleures seront utilisées pour promouvoir l'idée du Dialogue interculturel. Les vainqueurs recevront des prix et seront invités à leur remise officielle. La date limite pour envoyer les photos est fixée au 30 mai 2008. Renseignez-vous… Info : www.interculturaldialogue2008.eu/510.0.html?&redirect_url=my-startpage-eyid.html
- Art et école Tambours pour la Paix Le 21 mars est la Journée mondiale Poésie-Enfance
(Action en Communauté française Wallonie-Bruxelles),
pour les élèves, jusque 13 ans. Trois étapes
sont proposées pour mieux comprendre et vivre : - Accès European Opera Passport – un seul ticket pour tout l'opéra européenEn vue d’une plus grande accessibilité au monde de l’opéra, la Monnaie propose depuis peu un OPASS, un nouveau passeport culturel européen grâce auquel les jeunes verront s'ouvrir devant eux les portes des plus grands opéras d'Europe. Cet OPASS a été mis en place par l'association Opera Europa, l'organisation phare des compagnies et festivals d'opéra professionnels en Europe qui regroupe plus de 100 membres dans 30 pays différents (www.opera-europa.org). Pour 90€ seulement, le OPASS permet aux jeunes de moins de 31 ans d'assister à 5 représentations dans différents opéras à travers l'Europe, dont Barcelone, Bruxelles, Copenhague, Genève, Glasgow, Londres, Lyon, Madrid, Prague, Rome et Varsovie. Le programme regroupe près de 120 « dates », parmi lesquelles on trouvera de grands classiques comme des œuvres plus rarement montées (La traviata au Théâtre national de Prague, Le Nozze di Figaro à Copenhague, Tannhäuser au Liceu de Barcelone, mais également Peer Gynt à Rome, et Yvonne, princesse de Bourgogne à l'Opéra national de Paris). L'occasion de traverser 4 siècles d'opéra, depuis L'Orfeo (à Madrid en mai) jusqu'à la création mondiale du nouvel opéra de Peter Eötvös, Lady Sarashina, à l'Opéra national de Lyon, et de découvrir le travail de grands artistes contemporains comme la mise en scène de Da gelo a gelo par Trisha Brown à Genève ou du Château de Barbebleue / Journal d'un disparu par La Fura dels Baus à Barcelone ou encore d'un des metteurs en scène des plus demandés du moment, le Polonais Krzysztof Warlikowski qui assura la production de Médée à la Monnaie. Info : www.opass.eu ou info@opass.eu Journées Européenne de l’Opéra 2008La seconde édition des Journées Européennes de l’Opéra est dédiée au dialogue interculturel. Du 15 au 17 février, de nombreuses maisons d’opéra ouvriront leurs portes et inviteront un large public à (re)découvrir l’opéra. Les Journées Européennes de l’Opéra sont une initiative conjointe d’Opera Europa et de RESEO. Visites Clins d'oeil aux Musées de la Ville de BruxellesElles sont organisées pour ceux qui habitent ou travaillent dans le centre de Bruxelles et s'intéressent à l'histoire de la capitale. Chaque année, cinq thèmes sont abordés sur le « temps de midi ». Ces visites guidées permettent, au départ des collections, de mettre en lumière un aspect original de l'histoire de Bruxelles. Pour obtenir ou télécharger le dépliant détaillant l'offre du service éducatif et culturel des Musées de la Ville de Bruxelles : www.brucity.be.
- Art et société MAI non! Affiche ta contestation – Appel à concours Au regard des apports du joli mois de MAI 68: libéralisation
des moeurs, création de mouvements tels que le féminisme
et l'écologie, qu'en est-il aujourd'hui ? Verrait-on naître
un nouveau mouvement de révolte collective? Quels rêves
et utopies souhaiteriez-vous illustrer? Deux prix de 1500 et 1000 € seront attribués par la Ministre de la Culture, le troisième prix sera un stage de deux mois, rémunéré, dans une agence de publicité. L'exposition présentera les affiches sélectionnées par le jury. Date limite d'inscription : 31 mars 2008 Sites à consulterCulture Europe International, revue consacrée aux pratiques et politiques culturelles en Europe (www.culture-europe-international.org) : Culture Europe International est devenue une revue en ligne, accessible gratuitement. Brèves, revue de presse, revue de livres, articles inédits, en français et en anglais, sont proposés au lecteur qui a aussi la possibilité de soumettre ses propres textes. En complément de sa revue en ligne, l’association Culture Europe publiera chaque année un ouvrage traitant d’un thème d’intérêt européen, en janvier 2008, celui du phénomène des festivals en Europe, en coédition avec les Editions de l’Attribut. Le Musée de la Photographie de Charleroi lance sa newsletter. Pour plus d'informations, www.museephoto.be ou mpc.info@museephoto.be. www.educationpermanentedgac.hainaut.be : le site du Secteur des Animations et de la Formation des Cadres - Direction générale des Affaires culturelles du Hainaut. Le nouveau site de Banlieues d'Europe : www.banlieues-europe.com est en ligne dans sa première partie. www.meta-educ.be : le site de la jeune association META, Atelier d’histoire et de projet pour l’éducation. Hospinews est la nouvelle lettre électronique de Hospichild.be, un site qui informe sur tous les aspects administratifs, économique et sociaux de l’hospitalisation d’un enfant. Pour ne pas rester sur sa faimUn choix bibliographique consacré à « culture(s) & démocratie » Eliane Henry de Frahan, Au-delà des barreaux, Éditions namuroises, Namur, 2007Avec pragmatisme et sensibilité, une visiteuse de prison nous fait découvrir qui sont les détenus, quel est leur passé, leur quotidien et leur avenir. Pour avoir réalisé des ateliers d'écriture, l'auteur préconise vivement l'art en prison. Il peut se réaliser par la peinture, la céramique, la musique, le théâtre ou l'écriture. Dans un climat de calme et de confiance, les détenus découvrent avec plaisir et fierté qu'ils peuvent, eux aussi, faire du beau. Par ses témoignages aux jeunes et aux moins jeunes, à travers des initiatives artistiques avec des artistes et d'autres bénévoles, la visiteuse veille à être un lien entre l'univers carcéral et l'extérieur. Quelquefois même, entre les victimes et les détenus. Ce récit émouvant, dans lequel se glissent quelques poèmes écrits en prison, incite le lecteur à la réflexion sur la vie, la liberté et la responsabilité. Il relate quelques mesures positives réalisées dans les prisons canadiennes. Il met également en question l'univers carcéral : que veut la société, dans un pays où le nombre de prisons ne fait que grandir? Préface de Georges Vercheval, président de Culture et Démocratie. Infos : Presses universitaires de Namur (www.pun.be – pun@fundp.ac.be – 081/72 48 84)
Les propositions de Roland de Bodt : A la carte...Mongin, Olivier – La peur du vide, essai sur les passions démocratiques, I – Paris (France) – Editions du Seuil – Collection « Points, essais », numéro 502 – 2003 – 281 pages + tables – ISBN : 2.02.059663.6 Culture pour tous ? – Dossier dans « Espace de liberté », numéro 359, Magazine du Centre d’action laïque – Bruxelles (Belgique) – Centre d’action laïque – Décembre 2007 – 36 pages. Manent, Pierre – Enquête sur la démocratie, études de philosophie politique – Paris (France) – Editions Gallimard – Collection « Tel », numéro 351 – 2007 – 472 pages – ISBN : 978.2.07.078569.8 Destatte, Philippe (dir.) – Wallonie 2020 : une réflexion prospective citoyenne sur le devenir de la Wallonie – Charleroi (Belgique) – Institut Jules Destrée – Collection « Etudes et documents » – 2005 – 675 pages – ISBN : 2.87035.033.3 De la nature humaine : justice contre pouvoirChomsky, Noam et Foucault, Michel – De la nature humaine : justice contre pouvoir – Entretien par Fons Elders, traduit de l’anglais par Anne Rabinovitch – Paris (France) – L’Herne – Collection « Carnets de L’Herne » – 2006 – 110 pages – ISBN : 978.2.85197.658.1 Présentation : Il s’agit de la réédition en langue française d’un débat public entre Michel Foucault et Noam Chomsky, animé par Fons Elders et enregistré à l’Ecole supérieure de technologie de Eindhoven (Pays-Bas), en novembre 1971 ; première publication par les Éditions Gallimard, dans le tome II des « Dits et écrits 1954 à 1988 » consacrés à Michel Foucault ; les éditions Aden (Belgique) ont proposé une édition commentée de ce débat, en 2005. Noam Chomsky est né à Philadelphie (Pennsylvanie - USA) en 1928 ; il est à la fois un théoricien du langage qui bouleverse la linguistique et un militant politique libertaire, dont les réflexions et les analyses politiques clairvoyantes sont commentées, dans le monde entier. Un « Cahier de L’Herne » lui a été consacré. Il a publié une œuvre à la fois importante et engagée dont plusieurs ouvrages ont été récemment traduits en langue française, notamment : Dominer le monde ou sauver la Planète (10/18 en 2004), La Doctrine des bonnes intentions (Fayard en 2006), De la guerre comme politique étrangère des Etats-Unis (Agone en 2004). Michel Foucault est né en 1926 et décède en 1984 ; historien des systèmes de pensée, il a enseigné au Collège de France (voir « L’ordre du discours », leçon inaugurale en 1970) et il publia une œuvre également considérable, notamment aux éditions Gallimard Les mots et les choses (1966), Surveiller et Punir (1975), Histoire de la folie à l’âge classique (1972), Histoire de la sexualité en plusieurs volumes. Le livre proposé par les éditions de L’Herne est publié dans la collection « Carnet » qui est dirigée par Laurence Tacou, un beau petit format poche à rabats, un grand caractère lisible à l’encre bleue, papier sobre, dos carré collé (malheureusement). Prix annoncé autour de 9 €. Commentaire : Voilà un débat qui commence assez difficilement : deux chercheurs, engagés chacun à leur manière dans le temps présent et qui veulent échanger sur des points précis quant au fond, mis en présence par un animateur qui « zappe » en surface, d’une chose à l’autre sans fil conducteur. Tout conduit à la catastrophe : le manque de temps accordé par l’animateur à la parole de chacun, le décalé de ses questions qui empêche d’entrer plus en profondeur, les tentatives de se parler n’aboutissent pas vraiment, l’animateur crée une incompréhension toute faite qui paraît factice, chaque intervenant s’arrange avec cette manière « d’animer », Chomsky contourne, Foucault se cabre d’avantage, se referme. Puis, à l’interpellation de la salle, l’explication prend sa place : ils ne sont pas d’accord. Sur quoi ? Quant à la nature humaine, ce qui est acquis, ce qui est inné, quant à la libre faculté de créer dans les sciences et dans les arts, quant à la formation des savoirs, quant à l’influence des conditions historiques et sociales sur la pensée des individus, sur leur créativité, sur la capacité de penser autrement notre rapport au monde,… Quelle ampleur! Le débat aborde alors la question politique, l’organisation de la cité, la démocratie et les conséquences des échanges de la première partie, apparaissent alors dans toute leur puissance : quant à la justice et aux Etats. Chomsky : « Un élément fondamental de la nature humaine est le besoin de travail créatif, de recherche créatrice, de création libre sans effet limitatif arbitraire des institutions coercitives ; il en découle ensuite bien sûr qu’une société décente devrait porter au maximum les possibilités de réalisation de cette caractéristique humaine fondamentale. » Ce serait exagéré de dire que ce petit livre se lit comme un polar ; la première partie manque de lisibilité parce qu’encombrée au démarrage ; mais plus le débat s’échauffe, plus l’échange est lumineux. Certains estimeront le débat daté ; mais je n’en ai pas souffert et ces propos m’ont paru d’une certaine manière « très actuels ». Je recommande. [Mons, mise à jour Roland de Bodt, le 15 janvier 2008]. Publics : intéressés par ces questions, étudiants, artistes, enseignants, journalistes, chercheurs, politologues, animateurs – Mots clés : capitalisme – création – démocratie – Descartes – épistémologie – Etat – histoire de la connaissance – justice – langage – liberté – nature humaine – structure innée – système de règles – totalitarisme– Adresse Web de l’éditeur : www.editionsdelherne.com Contenu : Le carnet comporte le texte du débat présenté en une seule pièce. De la tragédie grecque comme art politiqueMeier, Christian – De la tragédie grecque comme art politique – Traduit de l’allemand par Marielle Carlier – Paris (France) – Les Belles Lettres – Collection « Histoire », neuvième volume – 2004 (première édition 1991) – 276 pages – ISBN : 2.251.38008.9 Présentation : Il s’agit de la deuxième édition de la traduction en langue française d’un ouvrage publié en langue originale allemande sous le titre « Die politische Kunst der griechischen Tragödie », à Munich en 1988, et dont la première édition en langue française date de 1991, aux mêmes éditions. D’autres œuvres de Christian Meier ont également été traduites et publiées en langue française, notamment : Introduction à l’anthropologie de l’Antiquité classique, aux Presses Universitaires de France, en 1984 ; La politique et la grâce, Anthropologie politique de la beauté grecque, aux éditions du Seuil, en 1987 ; César, aux éditions du Seuil, en 1989. Christian Meier est né en 1929 et a été professeur d’histoire ancienne à l’Université de Munich ; par ses recherches et son enseignement il fonde l’anthropologie politique comme une nouvelle discipline académique. Format livre, prix affiché autour de 25,00 €, papier mat, corps moyen mais lisible, mise en page classique, dos carré collé (malheureusement). Commentaire : A l’appui d’une récente journée de formation organisée à Namur et à Bruxelles, sous l’intitulé « Joindre le geste à la parole », organisée dans l’esprit de renouveler nos conceptions des relations entre culture(s) et politique, je pensais utile d’attirer l’attention sur cet ouvrage de Christian Meier, même si sa rédaction et sa publication n’est pas récente. Par l’étude attentive d’un choix d’œuvres d’Eschyle (presque toutes les œuvres qui son parvenues jusqu’à nous) et de Sophocle (deux œuvres seulement) Christian Meier démontre les intimes interrelations qui peuvent être reconnues et admises, aujourd’hui, entre la politique, ses enjeux, ses impasses éventuelles et la création tragique, à l’époque de la Grèce classique, par exemple : « Ainsi les œuvres des tragiques ont contribué à permettre aux citoyens athéniens de s’attaquer à bien des problèmes difficiles de leur infrastructure mentale, de laisser à nu les fondements de leur existence. Elle instaura un certain entraînement mental, là où, sans elle, le refoulement se serait facilement installé. Elle combattit diverses certitudes de soi par ses mises en question qui conduisaient à s’assurer de soi – et, par là, elle concourut à l’intégration du corps civique athénien. C’est ainsi que la tragédie en arriva à être la réponse civique à l’interrogation sur la destinée humaine » (page 265). Par cette approche, Christian Meier trace pour nous une voie qui permet de construire la réflexion (réfléchir dans les divers sens du terme) entre les formes et les contenus des productions artistiques et les enjeux collectifs des systèmes de gestion de la cité humaine ; et cette démarche – loin de toute académisme – nourrit nos propres réflexions sur les fécondations réciproques et nécessaires de la culture à la politique et de la politique à la culture, pour agir dans le monde présent. Parce qu’il aborde de l’intérieur, des œuvres elles-mêmes (voir notamment un développement important consacré à « L’Orestie »), les conditions politiques qui entourent leur création, le livre ne reste jamais strictement sur le terrain de la théorie historique, tout au contraire, il apparaît comme une analyse pratique, et même bien utile aujourd’hui, des relations art/politique. La notice bibliographique est personnelle et commentée. Pour tous ceux que ces questions intéressent, ce livre deviendra ou restera une référence éclairante pour libérer, pour ressourcer, nos pensées et nos éthiques de l’action culturelle, sociale et politique, à présent. [Mons, mise à jour le 12 janvier 2007, Roland de Bodt]. Publics : chercheurs, artistes, animateurs, journalises, étudiants, grand public intéressé par ses questions, mais aussi représentants politiques, administrateurs publics, philosophes, historiens – Mots clés : art – anthropologie – Athènes – culture(s) – démocratie – Dionysos – Eschyle – Grèce classique – histoire – Sophocle – tragédie – politique. Adresses Web des éditions : www.lesbelleslettres.com Contenu : I. Demander pourquoi les citoyens athéniens avaient besoin de la tragédie (7) – II. Athènes (15) – 1. Ascension soudaine d’Athènes qui, après des siècles de faiblesse, devient une grande puissance (16) – 2. Une identité civique (21) – 3. Grande politique, démocratie radicale et accélération du changement (34) – 4. L’assise mentale du politique : quelques questions à propos de l’Athènes du Ve siècle (47) – III. La signification des fêtes à Athènes (59) – IV. Tragédie et fête de Dionysos – V. Eschyle (85) – 1. « Les perses » (86) – 2. Apparition de forces politiques nouvelles : au seuil de la démocratie (105) – 3. « Les suppliantes » (111) – 4. La puissance de l’Aréopage brisée (126) – 5. « L’Orestie » (131) – a. L’action (132) – b. Allusions à l’actualité politique (138) – c. Conflit et retour à l’harmonie (139) – d. Préhistoire de la Polis (149) – e. Répétition, problématisation, actualité de l’expérience mythique (157) – f. Présence de l’ancien et consolidation du nouveau ; la pensée politique et le drame (168) – 6. Prométhée (174) – a. L’action (175) – b. La mise en scène (178) – c. Les antagonismes (180) – d. Zeus pourvu d’une histoire / histoire de l’humanité (187) – L’art politique des Prométhées (192) – 7. La génération des guerres médiques (198) – VI. Sophocle (207) – 1. Ajax – a. L’action (208) – b. Un intérêt identique qui unit tous les hommes (214) – c. L’échec de l’aspiration à l’autarcie individuelle (219) – d. L’échec de la domination (221) – e. Une troisième voie en guise d’alternative (224) – f. A propos de l’art politique d’Ajax (227) – 2. Antigone (231) – VII. Le fondement politique du classicisme (252) – Notice bibliographique (267) – Index des personnages politiques et des cités historiques (273) – Table des matières (275) Culture et Démocratie Cette lettre d'information a été réalisée par Séverine Monniez, Marie Poncin et Georges Vercheval, en collaboration avec Roland de Bodt pour la rubrique « Pour ne pas rester sur sa faim », grâce au soutien de la Communauté française de Belgique. |