![]() |
![]() |
|||||||||
| |
À vos agendasActivités et événements à venir, liés à la culture dans un esprit démocratique - Art et société "Asseoir l'espoir"... Behind the WallRentrée récemment de mission en Palestine en vue de (se) rendre compte, de mieux comprendre la situation complexe et les conditions extrêmes d'un conflit qui ne voit toujours pas d'issues favorables aujourd'hui, l'équipe de PAC, mouvement d'éducation populaire, lance un appel à projet artistique dans le cadre d'une opération de solidarité au profit d'un groupe de jeunes à Ramallah qui tentent de créer la première école de cirque palestinienne : "CIRCUS behind the wall". Aujourd'hui, il est humainement urgent de relancer le processus de paix, et l'opération a d'ores et déjà débuté. Une action similaire a déjà été menée en Flandre en 2007. PAC la développe à son tour dans plusieurs villes de la Communauté française (Tournai, Mons, Liège et Bruxelles) et lance un appel pour réveiller les imaginaires, les espérances de vivre un jour en paix au Proche Orient en mobilisant l'opinion publique. Pour tenter de relever ce beau défi,
P.A.C. propose : Les artistes sont invités à déposer leur(s) oeuvre(s), le samedi 24 mai, de 10h à 20h, à l'Académie des Beaux Arts de Liège. L'exposition aura lieu du 30 mai au 1er juin. Infos : pac.liege@skynet.be – 04/221 42 10 Quand l'art et la politique « s'enmêlent »...? « Circus Behind the Wall » vise à utiliser le propos esthétique et symbolique de l'art en un outil de changement social. Le rôle d'artiste est de créer des oeuvres qui, par l'expérience qu'elles proposent, font réagir et agir. En happant le spectateur dans son univers quotidien, en l’emmenant vers une fiction qui ressemble étrangement à la réalité, elle provoque une compréhension émotive de la problématique investie et génère une action citoyenne positive. L'oeuvre d'art, c'est une idée qu'on exagère ! L'art a cette capacité de prendre position par l'émotion, il donne à « voir », à « re-voir » et, « re-présenté », il installe une distance et un recul ! Dans ce cadre, le PAC s'interroge sur les jugements et les critères qui permettent de qualifier une pratique artistique de politique ou politiquement engagée. L'Art en politique...? L'Art politique...? La Politique dans l'Art...? Quels sont les liens qui tantôt les opposent... tantôt les unissent ? Son rôle... Hier... Aujourd'hui ? Faut-il parler de remise en question ? De « provoque gratuite »... ou d'une forme de « culture de l'impertinence » ? Art et politique – l'art politique aujourd'hui... Où en sommes-nous? Et quel est l'impact réel de ses propositions? Ont-elles une effectivité au-delà de leur propre existence ? Le PAC organise quatre projections/débats
– quatre volets à explorer, au travers desquels il
s'agira de trouver des réponses : Infos : pac.liege@skynet.be – www.pac-g.be - 04/221 42 10
- Accès Printemps des muséesCette année, 170 musées de Wallonie et de Bruxelles ouvrent leurs portes le samedi 17, en nocturne, et le dimanche 18 mai et organisent pour leur public des activités spécialement conçues pour l'occasion autour du thème Surprise(s) ! Il s'agira une fois encore d'expositions, de conférences, de parcours-découvertes, de visites guidées ou contées, de jeux, etc. En outre, la plupart des musées offrent la gratuité ou une réduction sensible du billet d'entrée. Enfin, certains musées se mobilisent pour organiser des projets communs. www.printempsdesmusees.cfwb.be - Art et solidarité « Ensemble Avec les Personnes Extraordinaires »Les 16 et 17 mai prochains, la Province du Hainaut et l’asbl Vers la vie organisent les premières journées « Ensemble Avec les Personnes Extraordinaires », sur le site de la Province de Hainaut à Marcinelle (rue de la Bruyère 151). Ces deux journées ont pour objectifs la rencontre entre les personnes handicapées et le grand public, ainsi que la promotion et l’enrichissement des relations entre personnes atteintes de handicaps différents. Si, par des opérations diverses, le grand public a entendu parler des handicaps, il a beaucoup plus de mal à se représenter les difficultés et les obstacles auxquels sont confrontées les personnes handicapées. Les journées « ensemble avec les personnes extraordinaires » seront l’occasion idéale de faire découvrir que le handicap individuel mène à une réflexion globale sur les politiques de mobilité, d’accès, etc., tant d’un point de vue théorique, mais aussi en le faisant vivre concrètement à des personnes valides. Les journées « Ensemble Avec les Personnes Extraordinaires » permettront de pratiquer des échanges intergénérationnels ; de diffuser des informations sur les services existants et les services à créer dans un avenir proche ; de débattre des structures et de nouvelles filières d’insertion socioprofessionnelle et socioculturelle. www.personnesextraordinaires.be « La Culture, j’y ai droit… »Parce que le handicap ne doit pas être un prétexte à l’isolement culturel, le Silex mobilise une pléiade d’artistes de tous horizons, à Wolubilis, le samedi 7 juin 2008 à partir de 13h, pour un festival citoyen... Pour sa deuxième édition, le festival prend de l’ampleur et présente deux volets. Le premier se passe à l’intérieur. Il est consacré aux expositions de peintures, sculptures et photographies, aux tables d’échanges ainsi qu’aux représentations théâtrales. Seront présents, en plus des artistes du Silex, le Cirque Ouille du Créahm Liège, la Compagnie Imagerie (composée de personnes sourdes et malentendantes) ainsi que la troupe du CEC Artifices. Le second volet, en extérieur, accueillera des concerts pop/rock et chanson française (The Deons – Local Club – Afota), des spectacles d’improvisation (Les Kilucrus), une performance graf, des jongleurs et des cracheurs de feu. L’asbl le Silex est un centre d’éducation permanente et d’expression et de créativité pour personnes en situation de handicap à Woluwe-Saint-Lambert. En 2005, l’association a lancé la première édition du festival « La Culture, j’y ai droit… » qui reposait sur deux axes : une réflexions sur la condition des personnes en situation de handicap mental dans la société et les représentations des ateliers du Silex et de ses partenaires: danses, magie, théâtre, percussions, photographie, peintures, sculptures. - Dialogue interculturel Carte d'identitéLe Théâtre de Poche propose, du 3 au 14 juin 2008, Carte d'identité de et avec Diogène « Atome » Ntarindwa, mis en scène par Philippe Laurent, sous le regard extérieur de Jacques Delcuvellerie. D'origine rwandaise, Diogène Ntarindwa est né en 1977 au Burundi. Il a rejoint le Front Patriotique Rwandais à l'adolescence, et est démobilisé à 19 ans. Après des études de droit au Rwanda, il entre en 2002 au... Conservatoire de Liège. Particulièrement attaché au Rwanda et au drame qu'a connu ce pays, Diogène choisit aujourd'hui, sans fausse pudeur, de nous offrir le récit de son existence: une guerre qui le ramène sur les terres de ses aïeux, l'exil, le questionnement sur l'identité, le souci de mémoire... À travers ce témoignage, c'est une galerie de personnages touchants, dépaysants, souvent drôles, qu'il interprète: son professeur d'histoire africaine, ses instructeurs, ses camarades d'école avec lesquels il joue à la guerre avant que la guerre ne les rattrape, son père et les anciens – ceux qui ont les cheveux blancs de sagesse – qui faisaient semblant de comprendre la BBC à l'écoute des nouvelles du front, sa mère qui n'a pas pu s'opposer à son départ pour le front... Infos : www.poche.be – info@poche.be 60 ans de dépossession, 40 ans d'occupationUne journée internationale de solidarité avec la Palestine, de mobilisation, de réflexion, aura lieu le dimanche 18 mai 2008, dès 13h30, au Pathé Palace (Boulevard Anspach 85 à 1000 Bruxelles). Le grand public est invité à une rencontre exceptionnelle avec des observateurs-témoins, intellectuels et acteurs de terrain d’ici et de là-bas sur le thème de la Nakba (en arabe, la catastrophe), hier et aujourd’hui. Dès 13h30, se succèderont témoignages et vidéo-conférences en direct de Ramallah et Naplouse, alternant avec des intermèdes culturels : chorales, lectures de poèmes, chorégraphies… Une sélection originale de courts et moyens métrages pour la plupart inédits en Belgique, dus à des réalisateurs de toutes origines, sera présentée tout au long de la journée. Des ateliers/débats et conférences auront également lieu. En soirée, trois groupes musicaux qui « déménagent » pour la cause feront trembler la grande scène du Pathé Palace : Haleh ; Jaune toujours ; GazaTeam (groupe de rap palestinien). Infos : Nadia Farkh – Association belgo-palestinienne (02/223 07 56 – abp.eccp@skynet.be) ou Evy Hoeben - APP (02/552 03 06 – app@fos-socsol.be) Nuit euro-méditerranéenne du DialogueLe 22 mai 2008 se déroulera, simultanément en Europe, en Afrique du Nord et au Proche-Orient, un évènement unique en son genre: la Nuit euro-méditerranéenne du Dialogue. Des groupes et des individus des trente-sept pays membres de la Fondation Anna Lindh vont se réunir au même moment afin de (re)découvrir la richesse du patrimoine culturel de la zone euro-méditerranéenne, carrefour des civilisations et véritable mosaïque d’influences. En Belgique, l’Agence pour un Développement
Durable (ADD), en partenariat avec l’Institut Point culminant de la campagne « 1001 actions », la Nuit euro-méditerranéenne du Dialogue s’inscrit dans l’année européenne du dialogue interculturel. Du Portugal à l’Egypte ou encore du Maroc à la Pologne en passant par la Belgique, l’échange et le dialogue seront à l’honneur. Rendez-vous le 22 mai prochain, dès 19h, à l’IHECS (58-60 rue de l’Etuve à Bruxelles). Actualité du Théâtre israélien contemporainCes dernières années, le théâtre israélien a connu un développement sans précédent, tant dans son essor dramaturgique, que dans sa vitalité publique. Il est ainsi caractérisé par le regard percutant qu’il porte sur la société environnante et le lien qui l’attache aux réalités politiques les plus controversées, les plus absurdes ou les plus tragiques du Moyen Orient. Si sa figure la plus connue en Europe en est aujourd’hui Hanokh Levin, monté récemment au Varia et au KVS, il vous est possible également de découvrir les auteurs qui lui ont succédé et qui défrichent le terrain de l’avenir. En effet, le dimanche 1er Juin, à 20h, à la Rotonde du Botanique, sera proposé un 'Focus sur le nouveau théâtre israélien' - Extraits de pièces contemporaines et gros plan sur Hanokh Levin, en présence de plusieurs intervenants venus de France et d’Israël, dont Motti Lerner, auteur dramatique, Yaari Nurit, directrice artistique de l’Institut du Théâtre Israélien, Laurence Sendrowicz, traductrice en langue française de Hanokh Levin et Yaeli Ronen, metteuse en scène. Le lundi 2 Juin, à 20h30, à l’Orangerie du Botanique, aura lieu la lecture publique de la pièce de Motti Lerner, "Le meurtre d’Itshak (Le Meurtre d’Itshak Rabin)" dans la traduction en langue française de Fabienne Bergmann. L’œuvre de Lerner agit comme
un immense avertissement à l’humanité toute
entière. Dans sa forme épique, proche de la tragédie
grecque - un inéluctable assassinat politique programmé
dans un hôpital de traitement pour traumatisés de guerre
- elle nous plonge jusqu’au vertige dans le piège des
emprises religieuses contemporaines au bord de l’hystérie,
conduisant des hommes hallucinés et aveugles au centre d’un
cauchemar quotidien. Infos et réservations : Le Botanique (02/226 12 06 – 226, rue Royale à 1210 Bruxelles). No Place - like Home. Perspectives sur la Migration en EuropeArgos, centre international dédié aux arts audiovisuels contemporains, propose l'exposition "No Place - like Home. Perspectives sur la Migration en Europe" jusqu'au 21 juin 2008, dans les locaux d'Argos (rue du Chantier, 13 à 1000 Bruxelles). Dix-huit artistes nationaux et internationaux abordent le thème de la migration, à travers des vidéos, des projections et des installations. La migration est de toutes les époques. Autrefois, les Européens ont colonisé plusieurs continents et émigré en masse vers d'autres pays, sur leur propre continent ou ailleurs. Aujourd'hui, le mouvement s'est inversé. Dans l'économie mondiale globalisée du capitalisme tardif, le capital, les biens et l'information circulent librement. Mais, en ce qui concerne la mobilité des personnes, il en va autrement. Les frontières et les territoires restent les principales expressions de la souveraineté nationale, quelle que soit la multiethnicité de la population. Pour l'Europe, qui oscille constamment entre la régulation, voire la stimulation, des flux migratoires et le rejet des immigrants, il s'agit des frontières extérieures de l'Espace Schengen. L'attention de No Place - like Home (notez le trait de séparation) se focalise sur les rapports complexes entre les espaces intérieur et extérieur, le 'nous' et le 'eux', et les frictions qu'ils suscitent. - Pratiques culturelles La Terre et les Pierres - 6e édition La Terre et les Pierres sont deux journées
de découvertes de l’Est du Brabant wallon, organisées
les samedi 24 et dimanche 25 mai 2008, par le Centre culturel du
Brabant wallon. Au programme : périples fabuleux à travers parcs, bois et jardins, cinéma dans des cahutes, danses et marionnettes dans des grottes, cueillette de plantes sauvages et cuisine dans un jardin prospère, peinture en plein air et musique végétale, spectacle nocturne d’acrobaties sous les étoiles, musiciens et choristes déambulants, balades animées et parcours à énigmes, conférences, séminaire et ateliers en famille… Le tout agrémenté de petits bistrots où l’on conversera en dégustant les produits du terroir. Exquis ! Infos : www.laterreetlespierres.be ou p.meunier@ccbw.be ou terreetpierres@hotmail.com Joli MaiAprès le succès des deux éditions précédentes, Joli Mai – le Salon du livre indépendant - revient en ce joli mois de mai, aux Halles de Schaerbeek (Rue Royale Sainte-Marie, 22 à 1030 Bruxelles), les 31 mai et 1er juin. Les invités d’honneur sont des éditeurs, revuistes et auteurs flamands. Il se déroule cette année sur un week-end complet. Il y aura donc deux fois plus de débats, de rencontres et de lectures, deux fois plus d’occasions de repenser le monde et de découvrir une effervescence éditoriale tous genres confondus : sciences humaines, bande dessinée, poésie, littérature… Autres nouveautés : des ateliers d’écriture et la remise du Prix Indications du Jeune Critique. Au programme : discussion autour de l’avenir du livre, retour sur Mai 68, projections par les auteurs de BD indépendante belge, lecture-performance de François Bon, coup de projecteur sur la poésie belge contemporaine et autres surprises. PIC'S – Biennale de Land Art sur les terrils de CharleroiDu 23 mai au 25 juillet 2008, se déroulera pour la première fois en Belgique (également première mondiale), une biennale de Land Art sur des terrils. PICs, nom de l’événement et initiative de l’asbl Rafales (trois jeunes carolos âgés de 25 ans), joue sur le sensationnel et se veut fantastique, magique et exceptionnel, une véritable transfiguration des terrils de Charleroi. Cinq artistes français et belges (Stéphane Vee, Annie Brasseur, Jean-Pierre Brasz, Dimitri Xenakis et Arnaud Verley & Philémon) sont invités à métamorphoser cinq terrils visibles depuis les axes routiers et la ville. www.pic-s.be – www.asblrafales.be – eolienne@asblrafales.be Expo '58 - OoReilleL'Expo '58 – OoReille a lieu au Mont des Arts, entre avril et août 2008, hébergée par le Musée des Instruments de Musique, la Cinémathèque et le Palais des Beaux-Arts. Elle vous permet d'écouter, en fragments longs ou courts, surprenants ou bizarres, des histoires bruxelloises à propos de l'Expo '58. Un moyen original de voyager dans le temps et à travers Bruxelles. Infos : Bruxelles nous appartient (02/223 21 51 – any@bna-bbot.be – www.blinddate58.be) Atelier public d'improvisationPour fêter son 100ème atelier d'improvisation théâtrale, l'asbl Ex-pression organise un atelier public le samedi 24 mai 2008, à 20h30, à l'Arrière-Scène (Rue de Chambéry, 30 à 1040 Bruxelles). La co-construction est la base des ateliers de l'asbl Ex-pression. Ensemble, les histoires se créent pas à pas, dans la pratique du « oui et... ». Infos et réservations : florence.pire@skynet.be – 02/646 22 35 – 0478/80 44 41 « Moi, plus tard, je serai... »Quarante jeunes de Tubize exposeront leurs créations artistiques au Centre Culturel de Tubize (boulevard G. Deryck, 124), le 17, 18, 24 et 25 mai 2008. Le thème? « Moi, plus tard, je serai... » Les métiers... comment les choisir, les découvrir ? Comment les connaître ? Comment s'y intéresser ? Après l'amitié en 2005-2006, l'environnement en 2006-2007, c'est donc le thème des métiers que les ateliers créatifs de la Fabrique de Soi se sont choisis pour leur troisième saison « Créez Jeunesse! » Mai'tallurgie 2008La Ville de Charleroi, le CPAS et des associations carolorégiennes vous proposent un mois d'événements sociaux, culturels et artistiques autour de la métallurgie : concerts, soirées, spectacles, expositions, visites, ateliers, animations... Ce mercredi 21 mai, à 18h, le Site de la Providence Art Industry (Rue de la Providence, 137 à Marchienne-au-Pont) accueillera la Soirée Vernissage EXPO 1#bis et EXPO 4#. Au programme, la 'Machine musicale' par l'asbl AVANTI, le spectacle de danse par l'atelier enfants de la Cie TAK/TAK, une performance scénique danse/art plastique/musique par Peggy Francart, Danièle Bossi et Mathieu Ha, des démonstrations de forge...
- Art et école Festival L'art et les tout-petitsLa 7ème édition du Festival L'art et les tout-petits aura lieu du 20 au 24 mai, à Charleroi. Ce Festival international de spectacles et de rencontres qui, de l’Eden à l’Ancre en passant par le PBA, ne cesse d’étendre sa toile, a pour dessein d’offrir aux tout-petits et à ceux qui les accompagnent des univers artistiques variés. Les offres, qu’elles soient théâtrales, musicales, chorégraphiques ou plastiques, sont autant d’occasions de nourrir son imaginaire, de lui permettre de se (re)connaître, d’engranger des souvenirs, de se construire. En vibrant à de nouvelles sensations, en partageant d’intenses émotions, le tout-petit vérifie aussi la qualité des liens créés. Dans le cadre de ce festival, un moment d'échange
La Belle Aventure : un rêve à partager vous est proposé
le 20 mai, à 17h, au Palais des Beaux-Arts (espace Musée
des Beaux-Arts). Un temps de réflexion entre artistes et
professionnels des musées autour de la conception d’expositions
d’art contemporain conçues en priorité pour
les tout-petits, tant au niveau du choix et de la création
des oeuvres que de leur accueil dans l’espace des musées.
Toutes les Infos : Théâtre de la Guimbarde (www.laguimbarde.be – laguimbarde@charleroi-culture.be – 071/20 29 80) C'est le geste qui compte!La Maison des Cultures et de la Cohésion sociale de Molenbeek-Saint-Jean (Rue Mommaerts, 4 à 1080 Bruxelles) présente, du 23 mai au 27 juin, une oeuvre collective participative sur la thématique du corps en mouvement. Il s'agit de l'aboutissement d'une longue aventure étalée tout au long de l'année scolaire 2007-2008, qui a mobilisé plus de 30 classes de 5ème et 6ème primaires des écoles communales de Molenbeek-Saint-Jean. Enfants et enseignants ont ainsi accompli une panoplie de missions autour du corps, des gestes et du mouvement. Infos : Maison des Cultures et de la Cohésion sociale de Molenbeek-Saint-Jean (02/415 86 03 – mccs-hcss.info@molenbeek.irisnet.be)
Coups de cœurPrésentation d'expériences intéressantes. - Pratiques culturelles Centre Vidéo de Bruxelles - CVBQu'il s'agisse d'un film d'atelier - oeuvre collective ; d'un film associatif - oeuvre à la croisée du collectif et du particulier, ou d'un film d'auteur – oeuvre singulière, le résultat est toujours le fruit d'un processus, d'un chemin qu'on pourrait définir comme étant celui de la création. Chaque résultat, chaque film est donc à considérer comme une oeuvre d'art à part entière qui ne nous appartient pas mais qu'il s'agit d'accompagner pour qu'elle advienne et qu'elle puisse ensuite être partagée par le plus grand nombre. Une image n'est pas seulement outil de transformation par ce qu'elle montre ou ne montre pas, par le chemin qui a mené à sa fabrication, mais également par l'univers singulier qu'elle contient et qui permet d'évoquer le monde différemment. Le projet du CVB est donc d'aborder le travail documentaire sous des angles différents et complémentaires ; d'enrichir chaque genre – film d'atelier, film associatif, film d'auteur – des expériences et points de vue dans chacun d'entre eux ; et, enfin, de maîtriser toutes les étapes de la vie d'un film, de sa genèse aux retours tant attendus et tant redoutés du spectateur. "Comme une envie de bouger" est un film récemment réalisé et proposé par le CVB. Sa genèse se trouve dans la rencontre entre une classe de l'école secondaire Mercelis à Ixelles et la réalisatrice Anne Closset. Suite à l'envie de ces adolescents de se raconter, est né un processus de deux ans de travail et d'ateliers vidéo. Ces ateliers ont engendré un film qui a pu être réalisé avec la collaboration d'une équipe professionnelle. Le CVB désire faire connaître ce film qu'il considère comme pertinent dans la manière dont il parle de l'adolescent et qui serait un outil intéressant d'échange et de réflexions dans les écoles, associations travaillant avec les jeunes, les parents... Dans cette perspective, le CVB propose une "Tournée" du film avec une animation-débat en présence de la réalisatrice entre le 29 septembre et 5 décembre 2008. www.cvb-videp.be - elisabeth.lebailly@cvb-videp.be Compagnie HypothésartsDepuis plus de 25 ans déjà, sous la conduite de Christian Leblicq, le Directeur artistique, la Compagnie Hypothésarts exerce une démarche atypique pour le développement de valeurs culturelles partagées et participatives. Le programme culturel de la Compagnie s’exerce autour de trois grands axes : Compréhension, Coopération et Création. Ceux-ci déterminent trois démarches théâtrales : - Le théâtre-agora : il invite chaque citoyen à participer à la vie active de la cité, à porter un regard critique sur le monde, à travailler à un avenir plus souriant, ici et maintenant. Il va à la rencontre des gens, telle une « parole errante », et permet ainsi de réinvestir les espaces publics, en dehors du circuit théâtral traditionnel. En pratique, il s’agit de spectacles courts suivis d’un débat. - Le théâtre-cité : une fois tous les deux ans, la Compagnie investit un quartier dans la périphérie de Namur pour inclure l’ensemble des citoyens dans une réflexion thématique intra et extra-locale. Cette formule appelle des partenaires particuliers tels que les mutualités, les organismes d’éducation permanente, etc. - Le théâtre-citoyen : démarche plus classique, il s’agit de spectacles qui se créent pour les Théâtres et les Centres culturels. Bien que portés sur des thématiques sociales, philosophiques ou culturelles, ils se jouent sans débat. Ce qui n’empêche pas l’organisation de conférences, colloques, rencontres, etc. autour des thèmes abordés. Infos : 70, rue des Brasseurs à 5000 NAMUR - 081/22 47 22 - hypothesarts@skynet.be Faits et opinionsDans le cadre de l'événement
Itinérances, Culture et Démocratie et La Roseraie
ont organisé, le 26 avril 2008, une rencontre-débat
sur les arts en déplacement afin de donner la parole aux
acteurs culturels et artistes qui pratiquent cette démarche
du voyage, de l’itinérance dans leur travail, qui provoquent
la rencontre dans un lieu de vie, qui sortent des circuits officiels
de diffusion culturelle. Campements« La grande expérimentation
spatiale des nomade est celle de la dissémination des lieux,
des campements, des asiles provisoires, des caravanes stationnées
ou des hiérophanies pourchassées à travers
d’immenses et vagues étendues. (...) Ici, l‘homme
habite l’errance.... » Paradoxalement, alors que la thématique de la rencontre s’intitule « Arts en déplacement », j’ai choisi de faire porter mon intervention sur la symbolique du campement et de laisser de côté l’idée de cheminement pour privilégier le temps dilaté de la halte. Dans son magnifique livre, Jean Duvignaud écrit qu’une réflexion sur l’espace parle de la vie et le campement est à la fois espace et vie. Les arts en déplacement seraient donc ce phénomène d’ampleur relative mais cependant remarquable qui pousse nombre d’artistes contemporains à se situer hors des contextes initialement prévus pour les accueillir afin d’entrenir une relation nouvelle à l’espace et au public, relations directes et non-différées qui, par l’entremise d’une présence poétique, pose avec insistance la question du politique. Il est vrai qu’il faut s’interroger sur la place de la culture dans nos villes, notamment d’un point de vue du libre accès, comme à celle ménagée dans nos sociétés contemporaines régies par le marché, à l’hospitalité, à l’urbanité, à la gratuité, au don, au sauvage, ajouterait Jean Duvignaud. De même, il convient d’observer une privatisation rampante de l’espace public et la part congrue laissée dans nos villes aux espaces vierges, aux terrains d’aventure ou à des aires de stationnemment accessibles aux caravanes des gens du voyage, ceux pour qui et par qui le nomadisme s’est fait culture. On peut également se retourner sur un passé englouti mais encore proche, celui de la condition ouvrière, et s’arrêter un temps sur la nature de ces terrains investis par les artistes eux-mêmes aux franges des villes, lorsqu’ils choisissent de mettre à profit les délaissés, d’occuper les terrains vagues et les friches industrielles encore vibrantes d’une vie de travail, vite ensevelie comme les images d’un labeur négatif et désaffecté par les appétits chronophages de la mondialisation. Si les friches ont joué à l’échelle internationale un rôle fondamental dans les années 1990 et déplacé les enjeux de l’innovation artistique, de la marge vers le centre en mettant à jour le besoin d’espaces de travail et une nécessité vitale de transdisciplinarité, il est bon aujourd’hui de revenir à la notion de campement pour expliciter ce qui peut s’apparenter à une stratégie du déplacement, qu’il s’agisse de la manière qu’ont les artistes de rue d’infiltrer l’espace public pour le mettre en débat, ou d’exploiter de nouvelles formes plus fluentes et moins convenues que celles qui sont proposées dans les lieux traditionnels. L’espace public n’est plus seulement le lieu des fêtes, des défilés et des rassemblements, mais un espace de frottement qui ne peut qu’attirer vers lui des artistes soucieux d’être des citoyens en phase avec le politique et de dialoguer sans intermédiaire avec le public. Equipées d’outils de production et de diffusion mobiles, revendiquant une forme d’autonomie tout autant vis-à-vis des institutions que de la prédictibilité d’une rencontre, les artistes nomades sont des artistes en déplacement. Tenant les rênes de leur dispositif, chapiteau, tente, camion ou simple bâton de marche, ils sont prêts au voyage comme à l’accomplisssement de la trajectoire qu’ils se sont choisie ; et leur déplacement engendre un décentrement de tous les acteurs de la représentation comme un effritemment des frontières entre deux formes de cultures nomades, l’une archaïque et populaire, l’autre contemporaine, branchée et réactive aux nouvelles temporalités et tessitures et aux technologies du multimédia. Se revendiquant du nomadisme comme autrefois de la bohème, ces « gitans de l’esprit » ne situent pas forcément leurs actes dans la rébellion, mais entre fuite et prospective, entre attaque et repli, pareils aux cavaliers nomades, ils s’essayent à des tentatives de conquête, à des implantations plus provisoires que durables qui sont autant de champs d’expériences et d’incursions dans le territoire. En effet, toute stratégie nomade voudrait que l’on concilie une certaine célérité avec l’usage de la lenteur car être nomade c’est à la fois se constituer un territoire et vouloir l’étendre. « Grave serait le mouvement laminaire qui strie l’espace et qui va d’un point à un autre ; mais rapidité, célérité se diraient seulement du mouvement qui s’écarte au minimum, et prend dès lors une allure tourbillonnaire en occupant un espace lisse, en traçant l’espace lisse lui-même » (2). En une époque marquée par la mobilité et la vitesse continue de l’information, et dans son humanité constituée des couches de migrations successives, dans une ville à l’extension rampante qui oublie de reconstituer en son centre un noyau, considérons donc le nomadisme actuel comme un phénomène en ellipses, tout à la fois intrusif et vigilant, en mêlant des notions anthropologiques, historiques, et contextuelles ; et s’il fallait dessiner au sol les différents cercles d’influences de ce renouveau artistique, on situerait une aire, celle élargie de la place publique, redoublée par le second cercle du campement, agora hâtivement recomposée et protégée par un rempart fragile, facilement franchissable, le rond des caravanes ou des mobil-homes et animée en son foyer par des artistes. Des artistes mais aussi des artisans de leur propre savoir-faire, heureux de convier des spectateurs à partager plus un mode de vie qu’un moment. Le campement n’est pas un décor mais une expérience. C’est aussi un observatoire et un point nodal pris dans un réseau de relations sociales, avant d’être artistiques. On manifeste d’une présence et on mesure les effets de son rayonnement. Du campement militaire au campement artistique, il s’agit d’établir une position, de la prendre et de la tenir, de l’occuper pour ensuite la faire reconnaître comme telle, c’est-à-dire un avant-poste, une avancée. Déplier une tente, planter des pinces, immobiliser des véhicules, ou poser des conteneurs ; se raccorder à des prises d’eau, à l’électricité, collaborer avec les associations, rencontrer les habitants d’un lieu, vivre parmi eux, monter un spectacle ou une installation, préparer un repas, jouer de la musique, chanter, réciter, monter une agence de conversation, photographier ou tracer des lignes sur le sable, le temps du campement installe un autre rapport à l’ouvrage comme à l’élaboration de la rencontre. C’est un temps palpable et d’une durée indéfinie, car le temps du campement n’est pas celui du caravansérail mais celui de la halte, ou l’on recouvre ses forces. C’est un rassemblement et un ressourcement, pacte d’entente par nature éphémère dont les nomades ont fait une esthétique. Et si l’on relie ainsi une expérience du nomadisme au cœur de la sédentarité, si l’on allie pareillement art et urbanité, dans un esprit semblable à celui de la cabane, c’est pour rompre avec toutes les sujétions mercantiles imposées par la société de consommation au point de vouloir maîtriser et mettre en scène le paysage de l’expérience. Un paysage qui n’est plus considéré simplement comme un territoire physique mais comme pan de notre imaginaire, plan symbolique dans lesquels les artistes ont envie de s’inscrire et sur lesquels ils ont envie d’agir dans le sens d’une écologie du partage, d’une culture de groupe. Dérivée de l’écologie et initiée par Félix Guattari (3), la notion « d’écosophie » met en relief la nécessité éprouvée de rendre habitables des territoires d’existence par le biais d’une pratique, qu’elle soit sociale, politique, économique, artistique ou tout simplement désirante. Pour le philosophe Michel Onfray « l’écosophie contracte l’éco d’écologie ou d’économie avec la sophia de la philosophie au profit d’un néologisme définissant la sagesse de la maison, de l’habitat, une écosophie moins limitée aux questions environnementales qu’ouverte aux problèmes de société. » (4) Je tiens ici à distinguer le campement artistique, tel qu’il nous environne et transforme le visage de la Roseraie, ou encore celui du Théâtre des Baladins du Miroir qui sert de préambule à la fête, du cercle bien circonscrit de la petite ou grande compagnie de cirque traditionnelle qui, passé le temps de la représentation et de la visite des curieux à la ménagerie, retranche en son sein le secret de la vie des artistes. Ce dernier est un repaire aussi privatisé qu’une résidence et il assimile à l’échelle de la caravane ou du mobil-home, toutes les commodités du confort moderne. Tandis que le camp tsigane, coincé entre deux bretelles d’autoroute rappelle à tout un chacun la précarité d’une existence marquée par les persécutions et les exils et stigmatise le sort réservé par nos sociétés sédentaires aux peuples nomades. Le campement doit naître d’une volonté artistique. Quelle est-elle, cette volonté ? Pour prendre une valeur symbolique, le campement doit avant tout être plus qu’un toit ou une place, matière et texture. C’est un outil de réflexion, un medium entre la représentation et la rencontre. De l’immobilité au mouvement, il est aussi ce mode d’habitat d’alternance qui permet aux artistes du spectacle vivant, essentiellement circassiens ou comédiens, de concilier les rythmes de travail inhérents à la vie d’un spectacle et les contraintes liées à sa mobilité. Mais au-delà du simple espace de représentation, du cercle de la piste au rond des caravanes, il est ce lieu essentialisé dont la texture constituée d’un savoir-vivre le voyage, renvoie la communauté des hommes au fond archaïque commun d’un nomadisme primitif et du point de vue scénographique, celle du théâtre à la notion de localité exacte. Repaire emblématique, il est encore le dernier refuge des utopies. « Dans nos sociétés développées », écrit Patrick Bouchain, « l’architecture nomade est très souvent utilisée par les artistes qui partent en tournée de ville en ville pour travailler et jouer devant des populations qu’ils ne connaissent pas. La structure nomade permet de se déplacer avec son lieu, pour se rencontrer sur le lieu des autres, non pas parce qu’ils n’aiment pas le lieu des autres, mais parce que ce lieu risquerait de contredire par la puissance de sa sédentarité, la liberté qu’ils amènent”(5). Si d’aucuns évoluent dans le confort parfois relatif des salles de spectacles, des galeries ou des musées, d’autres composent avec un certain dénuement qu’ils revendiquent avec dignité. Ceux-là ont fait de la vie marginale leur orgueil, le nomadisme a mué leur pauvreté en richesse et l’expérience du voyage fait leur force comme celle des éternels recommencements. Ainsi, selon Jean Duvignaud (6), « la charge du voyage, la force du déplacement et de la translation des choses confère aux choses un prix sans prix. » Alors qu’ils sont ailleurs perçus comme des actes dévalorisants, la gratuité, le don ou le potlatch deviennent chez les nomades du spectacle vivant, l'objet-même de la mise en forme, mise en signe et mise en représentation de l'espace du campement. Pour le Théâtre des Baladins du Miroir (7), fondé en Belgique dans les années 80 par Nele Paxinou et Marco Taillebuis, l’enceinte des roulottes décorées par les peintures de René Lambert où vit la troupe en tournée est le prélude à toute représentation : c’est le foyer du théâtre où s’échauffent les acteurs et qui s’anime à l’arrivée du public. Ce théâtre qui débarque avec tout son charroi est conçu comme une arène où les comédiens s’ingénient dès les premiers abords à insuffler chaleur et plaisir. Il en émane une joie pleine, rondeur de l’être au monde qui invite le spectateur au recentrement. Signe ostensible de l’ailleurs, le campement est ce territoire convoité qui restaure un lien primordial entre art et communication. Halte et abri temporaire, c’est encore la chôra, ce lieu qui, tout à la fois « empreinte et matrice » (8) donne l’envie d’exister et le regroupement de quelques caravanes suggère déjà le partage et la fête. Les campements, avec leurs toits de toile et leur mobilier fait de bric et de broc se chargent ainsi du numen, cette chose sans prix, sans matérialité, une « émanation » du voyage qui peut à la fois s’interpréter à d’aucuns moments comme une dépense et à d’autres comme une qualité de présence tant certains artistes éprouvent le besoin d’une ressemblance intime entre leur artisanat et l’espace dans lequel il s’exerce, geste coutumier qui imprime le lieu de son identité. Alix de MORANT (1) Jean DUVIGNAUD, « Le territoire » in Lieux et non lieux, coll. L’espace critique, Paris, Editions Galilée, 1977 p. 133. (2) Gilles DELEUZE et Félix GUATTARI, Milles plateaux, Minuit, p. 460. (3) Le philosophe et psychanalyste français Félix
Guattari développe la notion d’« écosophie »
dans son ouvrage Les trois écologies (Paris, Galilée,
1989) qui distingue : l’écologie environnementale
pour les rapports à la nature et à l'environnement,
l'écologie sociale pour les rapports aux réalités
économiques et sociales et l’écologie mentale
pour les rapports à la psyché. La racine « eco »
dans son acception grecque originaire renvoie à oïkos,
c'est-à-dire : maison, bien domestique, habitat, milieu
naturel. Sophia signifiant en grec connaissance, savoir, sagesse,
on peut approcher une traduction littérale de l'« écosophie »
comme « sagesse de l'habiter », constitution
par chacun de son propre milieu. C'est, dit autrement, une perspective
pragmatique sur les pratiques sociales, une attention, au-delà
de « l'individu » contemporain rendu superflu,
à la fabrique des communautés. Le projet de Félix
Guattari est de réintégrer la complexité des
individus, leur libido, leurs rêves, dans l'équation
politique : « L’écosophie sociale consistera
donc à développer des pratiques spécifiques
tendant à modifier et à réinventer des façons
d’être au sein du couple, au sein de la famille, du
contexte urbain, du travail, etc. Certes, il serait inconcevable
de prétendre revenir à des formules antérieures,
correspondant à des périodes où à la
fois la densité démographique était plus faible
et où la densité des rapports sociaux était
plus forte qu’aujourd’hui. Mais il s’agira littéralement
de reconstruire l’ensemble des modalités de l’être
en groupe. Et cela pas seulement par des interventions « communicationnelles »
mais par des mutations existentielles portant sur l’essence
de la subjectivité.» (4) Michel ONFRAY, « Principes de contre-renardie » in Patrick BOUCHAIN, Construire autrement, Arles, Actes Sud, 2007, p. 141. (5) Patrick BOUCHAIN, Construire autrement, op.cit, p. 49. (6) Jean DUVIGNAUD, op.cit., p. 25. (7) Nele PAXINOU, « Théâtre forain entre camion-scène et chapiteau », in Plaisirs de théâtre, Cahiers de Louvain n°10, Centre d’études théâtrales de Louvain La Neuve, 1996. (8) « Dans le Timée de Platon, la chôra
intervient dans le rapport entre l’être absolu (on,
eidos ou idea), qui relève de l’intelligible, et l’être
relatif (genesis), qui relève du monde sensible (kosmos).
L’être relatif n’est qu’une image imparfaite
de l’être absolu. Celui-ci est éternel et n’a
pas de lieu. Au contraire, l’être relatif est soumis
au devenir, et il ne peut exister sans un lieu, qui est la chôra.
Sans définir celle-ci, Platon la cerne cependant par une
série de comparaisons, dont certaines apparaissent contradictoires ;
ainsi celle de mère (mêtêr) ou nourrice
(tithênê) d’une part, de porte-empreinte
(ekmageion) d’autre part. Or que la chôra
soit ainsi à la fois matrice et empreinte de la genesis,
cela signifie qu’il y a dans le monde sensible un lien ontologique
indissoluble entre les lieux et les choses.» Dernières nouvellesActualités, petites annonces, appels, offres, pétitions, informations… - Art et solidarité Actes - Action culturelle et lutte contre l'illettrismeLes actes de la rencontre nationale de l'Agence Nationale (française) de Lutte Contre l'Illettrisme organisée en juin 2006 à Lyon sur le rôle de la culture dans la lutte contre l'illettrisme, avec la collaboration de l'Observatoire des Politiques Culturelles français dans le cadre du Forum permanent des pratiques, sont désormais téléchargeables à l'adresse : http://www.anlci.gouv.fr/fileadmin/Medias/PDF/EDITIONS/ANLCI_Actes_Action_culturelle_et_lci.pdf.
- Pratiques culturelles Festival Théâtres Nomades – Appel à bénévolesLa Compagnie des Nouveaux Disparus est à la recherche de bénévoles pour contribuer à la réussite de la seconde édition du Festival Théâtres Nomades qui se déroulera du 21 au 24 août 2008, au Parc de Bruxelles. Il s'agirait de travailler à la régie, l'accueil des artistes, le catering, etc. Infos : Compagnie des Nouveaux Disparus – Louise (02/219 11 98 – lousimon@gmail.com – www.lesnouveauxdisparus.com) Formation Lancer une action citoyenne aujourd'hui La Ligue des droits de l'Homme organise une formation résidentielle
du 30 mai au 1er juin 2008 au Domaine de Mozet (Namur), sur le thème
« lancer une action citoyenne aujourd'hui ». Au programme : Rencontres avec le Réseau éducation sans frontières (soutien aux sans papiers), Yves Martens (Collectif solidarité contre les exclusions), Gwenaël Brees (Comité du quartier Midi), Omar Mouhssin (« le début des haricots » asbl), Manuel Lambert (juriste à la LDH). Coût : 70 € Info : formations@liguedh.be - 02/209 62 84 Fonds Alain de Pauw - Appel à projets bruxellois « Envie de changer votre quartier ? »Depuis sa création au sein de la Fondation Roi Baudouin en 2001, le Fonds Alain De Pauw soutient des projets de Bruxellois qui souhaitent mener une initiative concrète pour leur quartier, qui ont envie de la réaliser mais pas les moyens financiers pour y arriver. L’appel à projets s’adresse à ceux qui ont l’esprit créatif et qu,i par leur personnalité, peuvent mobiliser les énergies autour d’eux pour faire bouger les choses. Le Fonds veut encourager ces personnes à développer leur capacité de leadership naturel en leur donnant l'encadrement et les moyens financiers qui leur manquent pour réaliser une initiative concrète et permettre des changements positifs et durables dans leur quartier. En 2007, le Fonds a par exemple soutenu un ‘café citoyen’ visant à aider des jeunes Africains à réaliser leur potentiel et à le mettre au profit de la collectivité, un atelier vidéo pour permettre aux enfants de découvrir leur quartier et la ville où ils vivent en réalisant leurs propres reportages vidéo et un jury ‘lecture’ d’enfants et d’adolescents. Infos : Fondation Roi Baudouin (070/233 065 - proj@kbs-frb.be) Théâtre MagazineThéâtre Magazine est un nouveau mensuel consacré au théâtre en Belgique francophone. Il se veut être l’écho de l’actualité théâtrale et répondre à un double défi : proposer un regard sur l’actualité et « susciter l’intérêt du lettré sans décourager le profane ». L’équipe rédactionnelle est la même que celle qui est aux commandes d’ARTE NEWS, le mensuel belge consacré aux arts plastiques. La première publication n°0/1 est prévue le 15 mai 2008. Dès le 15 septembre 2008, Théâtre Magazine
sera disponible dans les librairies, kiosques et Info : Barbara Coekelberghs - barbara@theatremagazine.be Nuit Blanche 2008 - Appel à projetsNuit Blanche ouvre la Ville de Bruxelles sur le monde de la nuit, le samedi 4 octobre 2008, du crépuscule à l’aube ! Une nuit pour se rassembler, partager l’insolite et la création artistique dans une ambiance chaleureuse et festive, propice à la découverte et à l’étonnement… L’une des spécificités de « Nuit Blanche Bruxelles » est son aspect participatif, lequel repose sur un gigantesque appel à projets lancé à l’attention de tous les acteurs sociaux, sportifs, culturels et touristiques. Les éditions précédentes ont ainsi suscité l’émergence de dizaines de projets émanant d’artistes reconnus ou débutants, d’institutions culturelles publiques et privées, mais aussi des travailleurs sociaux et du milieu associatif. L’appel à projets pour la 7ème édition de la « Nuit Blanche Bruxelles » est lancé. Les dossiers de candidatures doivent être remis pour le 6 juin 2008, au plus tard. Infos : Nuit Blanche 08 - Brufête asbl (Rue Sainte Catherine 11 à 1000 Bruxelles - 02/279 64 49 – 02/279 64 05 - 02/279 64 23)
- Dialogue interculturel Appel à candidatures - Migration in Museums: Narratives of Diversity in EuropeCette conférence, sur le thème "la Migration dans les Musées : les récits de la diversité en Europe", est organisée par Network Migration in Europe e. V., ICOM Europe (International Council of Museums), et le Centre de Documentation sur les Migrations Humaines, Dudelange (Luxemburg) en coopération avec six musées berlinois et se tiendra du 23 au 25 octobre 2008, à Berlin (Allemagne). Elle traitera de la manière dont les questions d'immigration et d'intégration amènent les institutions culturelles et particulièrement les musées à repenser leur travail en prenant en compte ces notions. À mesure que les sociétés se diversifient, les musées européens font face à des défis multiples qui les amènent à repenser le point de vue de la narration utilisée dans les expositions historiques et à prendre en compte des publics nouveaux - migrants ou descendant de migrants. L'histoire de l'immigration devient un élément important de la réflexion historique diversifiant le paysage des recherches, des expositions et des musées d'histoire. Cette conférence se composera d'ateliers rassemblant 10-12 personnes pendant une journée et demi, afin d'amorcer une réflexion et des discussions autour de ces questions. Les comptes-rendus de ces ateliers serviront de base à un travail de publication qui débutera en 2009. L'appel à participation est ouvert aux professionnels de la sphère muséale, aux commissaires d'exposition, aux chercheurs en sciences humaines et sociales, aux représentants des communautés de migrants et aux artistes. Les candidatures sont à retourner, avant le 30 mai 2008, à migration.museums@web.de. Infos : www.network-migration.org/workshop2008
- Art et école Découvrir notre PatrimoineL’Institut du Patrimoine wallon a réalisé un outil interactif, un CD-Rom intitulé « Découvrir notre Patrimoine », distribué aux quelques 1.600 écoles primaires de Wallonie tous réseaux confondus, et ce complémentairement aux activités pédagogiques de sensibilisation au Patrimoine déjà menées telles que les classes d'éveil, la Journée Jeunesse et Patrimoine... Le CD-Rom a pour but de faciliter aux enseignants la découverte du Patrimoine afin qu’eux-mêmes puissent sensibiliser à leur tour leurs élèves. Outre des notions générales sur le patrimoine, il présente une partie consacrée au patrimoine bâti et huit fiches d’activités pédagogiques à réaliser en classe et sur le terrain, en rapport avec le programme scolaire. Le CD-Rom est abondamment illustré et comporte de nombreux liens vers des sites dédiés au Patrimoine tant au niveau national qu’international. Infos : Institut du Patrimoine wallon (rue du Lombard, 79 - 5000 Namur – 081/65 41 59 - a.mahin@institutdupatrimoine.be – www.institutdupatrimoine.be)
- Accès Prix des musées 2008 - Les lauréatsL’initiative de l’OKV s’inscrit dans un courant important. Au-delà de leur mission première – conserver, étudier, montrer - les musées peuvent-ils être, par leur impact éducatif, des agents du changement social et du développement ? Il semble bien que nous soyons nombreux à le penser. Le dernier numéro des « Nouvelles de l’ICOM » (n° 1, 2008) l’annonce, en titre… Pour la troisième année consécutive, l’OKV (Openbare Kunstbezit in Vlaanderen), soutenu par le cabinet international d’avocats en droit des affaires Linklaters De Bandt, fidèle à sa tradition d’engagement social (Community Investment), a organisé le Prix des Musées / Museum Prijs 2008*. S’il est remarquable que ce Prix concerne les différentes régions du pays, sa caractéristique principale est de considérer prioritairement, au-delà de la qualité intrinsèque des musées concernés, des critères spécifiques. Les services éducatifs y jouent un rôle primordial : projets développés pour renouveler les publics ; initiatives en faveur d’une implication active du visiteur ; efforts particuliers vers les enfants, les jeunes, les malvoyants et les handicapées, les personnes défavorisées, etc. Dans un premier temps, un « Jury des Nominations »,
composé de plus de 500 personnalités des médias
et du monde muséal ou académique, artistes, visiteurs
des musées, a été chargé de désigner
- anonymement - trois musées pour chacune des trois régions.
Cinq musées en Flandre, autant en Wallonie et à Bruxelles
ont ainsi été présélectionnés,
le « petit » musée le mieux classé
remplaçant cependant le dernier des « grands »
musées. Le choix final s’est arrêté, pour
Bruxelles, aux : Musée des Instruments de musique ;
Musée Belvue ; Musées royaux des Beaux-Arts de
Belgique ; Musée des Beaux Arts d’Ixelles, Musée
Horta. Pour la Flandre : MuKHA Antwerpen ; PMMK Oostende ;
In Flanders Fields, Ieper ; Museum Dhondt-Dhaenens, Deurle ;
Museum voor Schone Kunsten, Gent. Lauréats des Prix 2008 (2.500 euros) : Les Prix du public (1.000 euros) ont été désignés
par Internet, par quelque 15.000 votants : ** Anne Brumagne (Brussel deze week), Eliane De Wilde, présidente, Guy Gilsoul (Le Vif/L’Express), Anna Luyten (Knack), Yves Randaxhe (Banque nationale), Bert Schreurs (Vlaams Steunpunt voor cultureel erfgoed, FARO), Roger Pierre Turine (La Libre Belgique), Georges Vercheval (Culture et Démocratie), Peter Wouters OKV). Sites internet et NewslettersLa Newsletter de Culture pour tous contribue à la démocratisation de la culture au Québec : info@culturepourtous.ca La Circulaire d'informations générales recense chaque mois les activités, concours, expositions, spectacles, publications, colloques, appels à projets et autres initiatives susceptibles d'intéresser les enseignants. Pour la recevoir : cig@cfwb.be, 02/413 23 54 ou www.culture-enseignement.cfwb.be. www.labiso.be – laboratoire des innovations sociales – propose une collection de livres numériques pour échanger et pour innover. Pour ne pas rester sur sa faimUn choix bibliographique consacré à « culture(s) & démocratie » Claire Moulène et Jacques Capdevielle, Art contemporain et lien social, Éditions Cercle d'art, Paris, 2006Plus que jamais soucieux de saisir la complexité du monde qui l'entoure, l'artiste d'aujourd'hui, s'il n'est pas un animateur social, est celui qui emboîte le pas à la société, celui qui l'accompagne, la dissèque ou la décrypte, et offre au passage des alternatives, souvent critiques, qui permettent de penser autrement le réel. Responsables politiques et associatifs, journalistes, sociologues sont aujourd'hui convoqués pour « produire du lien social » comme d'autres produisent des chemises ou des voitures. Ainsi chosifié et séparé de son contexte, ce lien social est invoqué avec d'autant plus d'insistance qu'il est défaillant. Il est vrai que plus que jamais en ces temps de néo-libéralisme triomphant et de globalisation, on assiste à un brouillage généralisé des repères qui structuraient autrefois la production, la consommation, les loisirs. Les classes sociales ont fait place à une segmentation de groupes définis en amont, par les besoins des marchés.
Les propositions de Roland de Bodt : Le nouvel esprit de la démocratie. Actualité de la démocratie participativeBlondiaux, Loïc – Le nouvel esprit de la démocratie. Actualité de la démocratie participative – Paris (France) – Seuil & La République des Idées – 2008 – 109 pages + Tables – ISBN : 978.2.02.096675.7 Présentation : Il s’agit de l’édition originale en langue française d’une monographie consacrée à l’actualité de la « démocratie participative » en France, publiée dans la collection que dirigent Pierre Rosanvallon et Thierry Pech. Loïc Blondiaux est professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Lille et chercheur au CERAPS (CNRS/Université de Lille II). Il a notamment co-dirigé la publication du livre « Le Débat public : une expérience française de démocratie participative » publié aux éditions de La Découverte, l’an dernier. Format livre, dos carré collé, papier de grande diffusion, caractère lisible, mise en page sobre et plutôt moderne. Prix recommandé autour de 10 €. Commentaire : « Misères et grandeurs de la démocratie participative » – A l’égard de son objet dont il propose une lecture, à la française, c'est-à-dire aussi utile pour nous, actualisée et richement documentée, le livre de Loïc Blondiaux est d’une facture réaliste et positive. Ce sont autant de qualités qui justifient mon appréciation favorable. Le propos de l’auteur offre une très bonne introduction aux questions contemporaines de la démocratie : il s’agit bien d’associer celles et ceux qui sont concernés aux décisions qui les intéressent. « La démocratie participative, telle qu’elle se pratique aujourd’hui assez couramment, s’apparente à une série d’exercices de communication dans lesquels l’enjeu réel est bien plus de signifier l’intention de faire participer que de faire participer réellement. La posture est ici beaucoup plus importante que le contenu. » (Page 74) Voilà côté « misères » qui est clairement vu, conçu et (d)énoncé. « Le troisième effet de la mise en place de dispositifs participatifs porte sur la nature et la qualité du débat public en démocratie. Dans les situations authentiquement délibératives, c'est-à-dire celles dans lesquelles aucun acteur n’est exclu a priori de la discussion et où la confrontation publique des arguments est activement recherchée et organisée, la possibilité est donnée d’une exploration collective des controverses. L’enjeu est ici la constitution d’une opinion publique d’une autre nature politique que celle que construisent aujourd’hui les médias de masse et les sondages » (Page 97). Voilà côté « grandeurs » qui montre l’enjeu et offre des raisons de se mobiliser avec persévérance autour de cette forme complémentaire et actualisée de l’exercice démocratique. Toute la dynamique de l’ouvrage est marquée de cette économie sans masque qui participe, en propre, à l’indispensable mise à jour des procédures démocratiques vivantes. Et de surcroît, la langue est assez fluide et le livre se lit aisément. Je recommande volontiers. [Mons (Belgique), le 11 mai 2008, Roland de Bodt]. Publics : Dès l’enseignement secondaire supérieur. Pour tous ceux qui pratiquent la démocratie participative, dans les circonstances de la vie politique mais éventuellement aussi dans celles de la vie quotidienne. Journalistes, chercheurs et enseignants, mandataires politiques, administrateurs publics, étudiants, animateurs de la vie associative, responsables d’associations ou d’institutions culturelles ou sociales. Pour les formateurs de formateurs – Mots clés : Animations de débats – budgets participatifs – consultation publique – débat public – démocratie électronique – démocratie participative – forums électroniques – jurys de citoyens – participation – Adresses Web des éditeurs : www.seuil.com et www.repid.com - Adresse Web de l’auteur : non communiquée. Contenu : Dans la même collection (2) – Introduction (5) – Chapitre I : La force d’une notion floue (13) – Le nouvel impératif participatif (15) – Une configuration internationale (18) – Une ingénierie de la participation (22) – Un nouvel art de gouvernement ? (24) – Les ambivalences des élites politiques (28) – Les suspicions légitimes des citoyens (31) – Chapitre II : Les versions plurielles de l’idéal participatif (37) – Démocratie participative ou démocratie délibérative ? (39) – Démocratie agonistique ou démocratie apprivoisée ? (44) – Technique de gouvernement ou instrument d’émancipation politique ? (48) – Le modèle du Budget participatif (49) – Le modèle du débat public (53) – Le modèle du jury de citoyens (57) – Chapitre III : La participation contre la démocratie ? (63) – Le piège de la proximité (65) – Le renforcement des inégalités politiques (70) – La tentation de l’instrumentalisation (74) – L’absence d’influence sur la décision (78) – Chapitre IV : Les raisons d’espérer (81) – Les arts de la résistance (83) – L’impossible argument d’autorité (86) – La reconnaissance d’une compétence citoyenne (89) – Les transformations de l’action publique (91) – Une nouvelle approche de la décision politique (94) – Conclusion : Six brèves recommandations pour une démocratie effective (101) – Prendre au sérieux les formes matérielles de la discussion (102) – Encourager l’émergence de pouvoirs neutres (103) – Promouvoir une constitution démocratique mixte (104) – Jouer sur la complémentarité des dispositifs (107) – Repenser la relation à la décision (108) – Réaffirmer sans cesse l’idéal d’inclusion (109) – Table des matières (n.n.). Les politiques publiques de la culture en FranceMoulinier, Pierre – Les politiques publiques de la culture en France – Paris (France) – Presses Universitaires de France (PUF) – Collection « Que sais-je ? », numéro 3427 – 2008 (1999) – 127 pages – ISBN : 978.2.13.056618.2
Commentaire : Ce petit livre de Pierre Moulinier offre deux avantages : il est une véritable introduction aux politiques publiques de la culture et à ce titre, il nous concerne bien au-delà de l’exemple français ; mais d’un autre côté, la situation qu’il décrit est bien française et donc il est aussi une très belle introduction aux politiques française de la culture. Le lecteur belge francophone gagne sur les deux tableaux (par exemple dans le cas de l’inventaire des dispositifs de « coopération des collectivités publiques »). Pour les spécialistes belges des politiques publiques de la culture, il y a beaucoup de facettes des politiques française qui semblent connues et en même temps, le livre de Moulinier aide à prendre conscience qu’on ne les connaît pas si bien ; beaucoup de préjugés trop rapidement construits sont débusqués par ce numéro de la collection « Que sais-je ? ». On est rarement déçu ! Aussi, l’ouvrage permet de mesurer d’une manière générale les convergences et les différences qui peuvent être observées entre les politiques françaises de la culture et les politiques belges francophones. Le traitement adopté par l’auteur est assez méthodique, ce qui rend le cheminement facile et agréable ; la langue de Pierre Moulinier est aussi confortable, dès lors l’ensemble de ce parcours tout au long des politiques publiques de la culture est aussi intéressant qu’accessible. Excellent rapport qualité/prix. Tant pour les spécialistes que pour les novices, je recommande vivement. [Mons (Belgique), le 11 mai 2008, Roland de Bodt] Publics : animateurs culturels, responsables d’associations ou d’institutions culturelles, artistes ; étudiants, chercheurs, enseignants, journalistes dans les disciplines des politiques publiques, de la culture, de l’information, des villes et communes, de l’aide sociale ; administrateurs publics et mandataires politiques dans les secteurs concernés, des différents niveaux de pouvoirs – Mots clés : Action culturelle, administration de la culture, coopération culturelle, entreprises culturelles, fonctions culturelles, industries culturelles, institutions culturelles, politiques publiques de la culture, territoires culturels – Adresse Web de l’éditeur : www.quesais-je.com – Adresse Web de l’auteur : non communiquée. Contenu : Introduction (3) – Première partie : Les objectifs des politiques culturelles (7) – Chapitre I : Enjeux et contradictions (9) – Un domaine multiforme (10) – I. Les voies de la démocratisation culturelle – Les deux véhicules de la culture (13) – La démocratisation culturelle (15) – Les effets invisibles (18) – II. Les objectifs culturels – L’enrichissement et la valorisation du patrimoine (19) – L’aide à la création (22) – III. Les objectifs non culturels (23) – Les objectifs économiques (24) – Les objectifs sociaux (26) – Deuxième partie : Les moyens des politiques culturelles (29) – Chapitre II. Les différents soutiens aux activités culturelles (31) – I. De l’Europe au mécénat : les financeurs de la culture – Les contributions européennes (34) – La contribution des autres ministères (35) – Les ententes intercommunales (37) – Le mécénat (39) – II. La coopération des collectivités publiques – Les financements croisés (41) – Les clés de financement – La « cogestion » d’établissement (42) – Les politiques contractuelles (44) – Les accords interministériels (45) – Les conventions de développement culturel (46) – Autres conventions culturelles (47) – Les contrats de Ville et l’action culturelle des quartiers défavorisés (49) – Les contrats « ville-enfant » (50) – Chapitre III : Les quatre fonctions du Ministère de la culture (52) – I. L’Etat gardien des lois (53) – II. L’Etat gestionnaire (56) – III. L’Etat redistributeur (57) – IV. L’Etat animateur – L’aménagement du territoire (59) – Nommer les gens et les choses (61) – La structuration de l’action culturelle (62) – La création d’un environnement favorable (65) – Chapitre IV : Les collectivités territoriales (69) – I. Les communes (70) – Les charges des grandes villes (74) – Villes-centres, villes de banlieue, villes isolées – Les communes rurales (75) – II. Les départements (77) – La redistribution en faveur des communes et des associations (78) – Disparité des départements (79) – III. Les régions (80) – La diversité des politiques régionales (84) – Chapitre V : Institutions et professions (85) – I. Les institutions du domaine culturel – Les institutions culturelles d’Etat (86) – Les institutions des collectivités territoriales (87) – Les associations culturelles (88) – Le secteur culturel privé (89) – Les industries culturelles (90) – Les entreprises privées non culturelles (91) – II. Les professionnels et les bénévoles (92) – Les emplois culturels (93) – Les emplois d’Etat (94) – Les emplois des collectivités territoriales (95) – Les associations et les industries culturelles (96) – Les professions du spectacle (97) – Le cas des architectes – Les à l’empli et la culture (98) – Le monde des bénévoles (99) – Troisième partie : Les résultats des politiques culturelles (101) – Chapitre VI : Impact des politiques culturelles et consommation (103) – I. La difficile évaluation des politiques culturelles (104) – II. Les institutions et leur public (105) – Le développement de la « consommation » culturelle (106) – III. Les enquêtes sur les pratiques culturelles des Français (109) – Un goût croissant pour le patrimoine, les musées et les pratiques amateurs (110) – Les pratiques des jeunes et des femmes (111) – Politiques et pratiques culturelles (112) – Démocratiser ou rendre accessible ? (114) – IV. L’impact social et économique des activités culturelles (116) – Conclusion (120) – Bibliographie (125) – Table des matières (127). Culture et Démocratie Cette lettre d'information a été réalisée par Séverine Monniez et Georges Vercheval, en collaboration avec Roland de Bodt pour la rubrique « Pour ne pas rester sur sa faim », grâce au soutien de la Communauté française de Belgique. |