Culture ET démocratie
accueil axes de travail outils agenda contact
Voir l'image

Photo: Frédéric Pauwels (détail)

La Lettre de Culture et Démocratien°32 - 26/02/2009

Chers lecteurs,

Voici la Lettre de Culture et Démocratie n°32. N'hésitez pas à nous faire part de vos remarques et suggestions. Votre avis nous intéresse.
Bonne lecture!


L'équipe de Culture et Démocratie

 

Les couleurs correspondent aux axes suivants :

  • Politiques culturelles
  • Culture et Solidarité (Art et Santé, Art et Prison, CPAS)
  • Culture et Ecole
  • Interculturalité
  • Culture et Citoyenneté

À vos agendas 

Consultez également l'agenda du site de Culture et Démocratie ...

 

Activités et événements à venir, liés à la culture dans un esprit démocratique

- Culture et citoyenneté

Deux activités à la Librairie Quartiers latins...

 

- Cécile Sauvage ou le chant des mères

Samedi 28 février, 12h

Un coup de cœur de Pietro Pizzuti, comédien, dans le cadre du centenaire de la naissance d'Olivier Messiaen." Toutes les mères devraient lire le dialogue intime que celle-ci tisse avec son enfant. La maternité a son poète. Femme-mère, celle d'Olivier Messiaen est une âme en bourgeon " (Pietro Pizzuti).

- Exposition Temps brassé

Jusqu'au 28 février.

Alain Janssens, photographe

Exposition ouverte du mardi au samedi de 10h à 18h. Entrée librePour plus de détails : www.cfc-editions.be

Libraire Quartiers latins
14 Place des Martyrs
1000 Bruxelles
Tél : 02 227 34 00
quartiers.latins@cfc-editions.be

... et au Théâtre Océan Nord :

- Mars

d’après Fritz Zorn
Un projet de Denis Laujol
Mise en scène : Denis Laujol
Avec : Adriana Da Fonseca, Yann Frouin, Florence Minder, Benoît Piret, Sophie Sénécaut, Vincent Sornaga, Baptiste Sornin
Assistanat : Julien Jaillot
Lumières : Patrice Lechevallier

Représentations du 3 au 14 mars à 20h30, excepté les mercredis à 19h30, relâche dimanche et lundi

Je suis jeune, riche et cultivé ; et je suis malheureux, névrosé, et seul.
Le dernier cri d’un jeune homme de la meilleure société, bien sous tous rapports, élevé dans le culte de l’harmonie et de la tranquillité, dans le refus du conflit et de toute forme de friction, privé du même coup de tout contact réel avec quiconque, sans amis et sans amours, finalement étouffé par la dépression et par un cancer de la gorge qu’il attribue à toutes les larmes qu’il n’avait pas pleurées dans sa vie ; son âpre lutte, au seuil de la mort, vers la clarté ; et puis sa révolte, intacte, comme un diamant brut, une petite victoire au cœur de l’immense défaite.
L’histoire d’une résurrection. Un formidable appel à la vie, lancé vers nous, du fond du gouffre. Fritz Zorn est un pseudonyme, celui de Fritz Angst. C’est un peu plus qu’un pseudonyme. Angst signifie peur, et Zorn, colère. Fritz Angst est mort le jour même où il a appris la publication de son livre ; il avait 32 ans. Fritz Zorn vit toujours.
Mars, dieu païen de la guerre et de l’agression, est aussi le dieu de la force créatrice, du renouveau et du printemps...

- Extérieur Rue

Film long-métrage, fiction/documentaire
Réalisé et mis en scène par Anne Closset et Carmen Blanco Principal, en co-écriture avec les habitants de la rue Vandeweyer à Schaerbeek.
Projections du 10 au 14 mars 2009, 19h, sauf le mercredi 21h30

Animé d’un idéal à la fois créateur et relationnel, le Théâtre Océan Nord est heureux de pouvoir participer à ce projet avec les habitants de la rue. En partenariat avec les Halles de Schaerbeek et le Centre Culturel de Schaerbeek, il diffusera les premières projections de ce film en mars 2009.
Extérieur Rue est né du désir des habitants de réaliser un film long-métrage qui s’intéresserait à la vie de la rue. La rue Vandeweyer est le reflet de l’histoire de l’Europe en général et de la Belgique en particulier, un parfait exemple du multiculturalisme bruxellois, un microcosme de nationalités et de générations issues de toutes les couches de la société. Elle vit dans un équilibre fragile entre deux pôles très dynamiques du quartier : la chaussée d’Haecht et la rue de Brabant.
Extérieur Rue raconte l’histoire d’un groupe d’habitants qui se questionnent et se confrontent à des situations particulières de leur rue, à certains de leurs voisins, à un quotidien qu’ils voudraient plus harmonieux.

Théâtre Océan Nord
63-65 rue Vandeweyer
1030 Bruxelles
réservations : 02/2167555
info@oceannord.org
www.oceannord.org

MARS ATTAC revient

Mons.
Plaza Art.

Du 2 au 7 mars, se tient la cinquième édition de la Semaine du Cinéma engagé. Documentaires et films, débats et invités. Questions de mondialisation et réponses en alternatives. Passez à l'attaque ! Le programme ainsi que des présentations des films, de débats et des invités seront dévoilés progressivement. Parlez-en déjà autour de vous!
Rendez-vous sur le blog : http://marsattac.over-blog.com.

Premières infos :

Lundi 2 mars : ouverture.
Projection-débat du film "W" (2008, US, Oliver Stone) à 20h, au Plaza Art, Mons.
Pour ouvrir la semaine, regardons vers les USA. Rien de tel qu'une projection dans l'avenir : Ouvrons le feu de MARS ATTAC avec la question : qu'attendre d'Obama ? C 'est fou comme les gens de gauche aiment trouver de nouvelles idoles. C'est fou ce que le peuple de gauche aime se réfugier dans les bras d'un nouveau sauveur. Entre nouvel espoir, projections plus ou moins réalistes et risque de grande désillusion, qu'attendre et que penser au juste ? Eric Remacle (professeur de sciences politiques à l'ULB) réagira et réfléchira avec nous.

Samedi 7 mars 2009 : réservez votre nuit !
Soirée de Clôture MARS ATTAC
FINZERB, dés 22H30
Oxfam-Magasins du monde, le Festival Esperanzah !, Radio Chango et l’asbl Court Circuit s’associent au FINZERB et à MARS ATTAC pour organiser à Mons un évènement portant sur la diversité musicale et culturelle. Ce sera au FINZERB (20, Place du Marché aux Herbes, 7000 Mons), le samedi 7 mars, dès 22h30. Pour l’occasion et la première fois à Mons, le FINZERB accueillera Radio Chango avec Selector Matanzas en DJ set. Venez nombreuses/nombreux ! Cet événement montois qui clôture la semaine de cinéma engagé MARS ATTAC est aussi le dernier événement de la campagne « Musique, à quel prix ? » qui compte cinq rendez-vous dont des concerts, projections de films et des débats. Programme complet à découvrir sur www.esperanzah.be

Résultats des élections israéliennes sous la loupe...

Jeudi 5 mars, 12h, dans le cadre des Midis de la Laïcité, le Centre régional du libre Examen propose une « analyse des élections israéliennes : quels enjeux pour la Palestine et le proche Orient ? ». Avec Pascal Fenaux, journaliste spécialisé dans le Moyen-Orient.
« A la sortie des élections en Israël, il est opportun d'analyser ce scrutin ainsi que de réfléchir aux enjeux, aux perspectives et aux conséquences de la mise en place de ce nouveau gouvernement. »

Entrée gratuite (+ lunch)
Maison de la Solidarité,
68, rue Coenraets,
1060 Saint-Gilles

"Albert Camus lit L'étranger - REMIX"

Après le succès des premières dates, fin 2008, nous sommes heureux de vous annoncer la présence de notre performance "Albert Camus lit L'étranger - REMIX" dans le cadre de deux évènements majeurs du monde du livre de ce début d'année. Nous serons en effet les 5 et 6 mars à la Foire du Livre de Bruxelles et le 17 mars au Salon du Livre de Paris !

Foire du Livre de Bruxelles, les jeudi 5 mars à 20h et vendredi 6 mars à 11h, à Tours & Taxis.

Museum Night Fever : 2e édition de la nuit des musées à Bruxelles

7 mars 2009

La seconde édition de la « Museum Night Fever », la Nuit des Musées bruxellois, aura lieu le 7 mars 2009 de 19h00 à 1h00, dans quatorze musées de Bruxelles. Au programme : expos, concerts, danse, DJ's, visites guidées, courts-métrages et une ‘afterparty’ jusque 3h00 à BOZAR…

Plus d'informations au Conseil bruxellois des Musées : 02/512 77 80 ou info@brusselsmuseums.be

Singhet ende weset vro

Une collaboration entre PBA+Eden, le Théâtre de l’Ancre et Charleroi Danses dans le cadre du Focus flamand à Charleroi, les jeudi 12 et vendredi 13 mars 2009, à 20.30

Il fut un temps, pas si lointain, où chaque petit Flamand consacrait une matinée hebdomadaire à chanter en classe, où chaque foyer des Flandres gardait précieusement dans sa bibliothèque un chansonnier pour en interpréter les belles pages, lors des fêtes religieuses, des longues soirées d’hiver ou, plus simplement, aux repas de famille autour d’une table bien garnie. Ce recueil de chants s’intitulait Singhet ende Weset Vro (Chantez et soyez joyeux).

Ruud Gielens et son comparse musicien rock Rick de Leeuw ont remis la main sur cet ouvrage, ont été séduits par la naïveté de certains de ses textes et ont ouvert les yeux sur l’ambiguïté de nombre d’entre eux. Quel est le rôle de la musique dans l’émergence d’une identité, dans la constitution de certains nationalismes, dans l’affirmation d’une forme d’extrémisme ? En quoi l’émotion musicale peut-elle servir d’instrument de propagande politique ?

Sur scène, une quinzaine de chanteurs-acteurs interprètent avec dérision les rôles, parmi d’autres, du cardinal francophone, de la maîtresse de maison, du fils skinhead ou encore du petit ami marocain de la fille. Ils défendent avec brio ce répertoire de chants populaires et religieux qui va du Vlaamse Leeuw à Onze Lieve Vrouw van Vlaanderen, et se clôture somptueusement, comme il se doit, par La Brabançonne ! La musique adoucit-elle les mœurs ?

(Mise en scène et scénographie : Ruud Gielens. Avec Rick de Leeuw, Rik Debonne, Haider Al Timimi, Katrien Declercq, Rudi Genbrugge, Amber Goethals, Tom Kets, Jeroen Perceval, Dett Peyskens, Nele Van den Broeck, Geert Vandyck, Evelien Van Hamme et Mourade Zeguendi / Drapeaux : An Clauwaert, Olivier Djamba Olwa, Gustavo Miranda / Dramaturgie, costumes, direction musicale, son, techniques : Ann Weckx, Ivo Kuyl, Zouhaïr Ben Chikha, Rik Debonne, Matthijs De Ridder, Inge Floré, Marc De Boelpaep, Steven Lorie, Annie Vermeiren, Annet De Wilde, Claudine Bogemans, Atelier KVS, Herman Buyl ( Flago Vlagkunst Haaltert). Production : KVS. Coproduction : Union Suspecte).

PBA Place du Manège - 6000 Charleroi - 071/311212 - www.pba-eden.be

La musique n'adoucit pas les moeurs

Musique classique – Stéphane Ginsburgh et Céline Lory - 14 mars 2009, 20h30, à l'Espace Senghor

En contrepoint de films contestataires, nous imaginons le blues, le jazz, le rock progressif, le punk ou la chanson à texte. La musique classique serait-elle éternellement confinée à la tiédeur du salon bourgeois et aux anesthésiantes certitudes qui y règnent ? Serait-il contradictoire d'associer un concert «classique» à des textes et des images de contestation ?

Pour les pianistes Stéphane Ginsburgh et Céline Lory, la musique, quelle qu'elle soit, peut être l'occasion de réconcilier l'individuel et le collectif. Ils nous proposent un programme original associant films contestataires et oeuvres musicales engagées.

Nous y découvrirons des documentaires et courts métrages de Pierre Bonneau et Jacques Willemont, Chris Marker, Martha Rosler, Jean Marie Straub et Danièle Huillet, Jean Pierre Thiébaud (Groupes Medvedkine...). Nous écouterons des pièces pour un ou deux pianos de Cornelius Cardew, Frédéric Rzewski, Christian Wolff, Stephan Wolpe.

Espace Senghor 366, chaussée de Wavre – 1040 Bruxelles 02/2303140

Entre le monde et soi.
Pratiques exploratoires de l’espace

Samedi 14 mars à 12 h

Entretien avec Jean-François Pirson, artiste-pédagogue, mené par Thierry Genicot, homme de radio et philosophe.

Jean-François Pirson prend le temps d’écrire et celui de vivre l’espace. Il en résulte ce qu’il
ose appeler, à l’instar de Kenneth White ou de Gilles Deleuze, une pensée du dehors, nomade.
Et c’est bien au dehors, à travers villes et régions, qu’il nous entraîne pour ouvrir notre regard sur l’espace du corps, les territoires et leurs limites, le paysage, dans leur relation à la terre considérée comme l’étendue de notre humanité.

L'Abécédaire des temps modernes

Le monde dans lequel nous vivons est-il devenu indéchiffrable ?

Paul Pourveur propose un lexique de survie à 26 entrées avec le TOME 1 « revisité » et la création des Tomes 2 et 3 de son Abécédaire des temps modernes.

Création en français, Nederlandse boventiteling / Surtitrage en néerlandais
Auteur : Paul Pourveur - Artiste associé
Mise en scène : Michael Delaunoy
Avec Anne-Claire, Patrizia Berti, Annick Johnson et Sylvie Landuyt.
Scénographie : Philippe Henry / Costumes : Alain Wathieu / Lumière : Laurent Kaye / Décor sonore et régie générale : Lorenzo Chiandotto / Chorégraphie : Edith Depaule / Assistante à la mise en scène : Laurence Adam / Assistant stagiaire : Félix Ulrich.

Au Rideau de Bruxelles, du 17 mars au 4 avril 2009, à 19h15
Palais des Beaux-Arts. Rue Ravenstein 23 . 1000 Bruxelles - auditorium Paul Willems
Réservation 02 507 83 61 ou www.rideaudebruxelles.be

 

- Culture et Solidarité

Midi de la bioéthique du 6 mars 2009 : L’art peut-il contribuer aux soins ?

Présentation par Sophie Jassogne, Unité d’éthique biomédicale, UCL

L’art est facteur de bien-être. Comme la médecine, l’art humanise. Comme l’artiste, le médecin a comme premier rôle d’établir, grâce à son art, une communication avec les personnes malades. Les points de convergence sont nombreux entre les deux mondes. Einstein disait que l’art et la science sont « comme les branches d’un même arbre, dirigés vers l’anoblissement de la vie de l’homme, pour soulever la vie hors de la sphère de la simple existence physique ». Médecin et artiste, Julie Pélicand écrit que « le sens de l’observation, la créativité et l’ingéniosité, sont des atouts communs aux deux disciplines »

L’activité artistique, proposée par un artiste venant de l’extérieur ou par le soignant lui-même, peut ouvrir une dimension cachée de la psychologie du patient. Elle lui permet de s’exprimer, de reprendre du plaisir, …

Pour le soignant, l’art sera une bouffée d’oxygène. Pour tel médecin, la pratique de la musique est une véritable thérapie pour « recharger ses batteries spirituelles (…) et repartir à l’assaut de la souffrance et de la maladie ».

On ne fait donc pas appel à l’art pour passer le temps et (se) divertir. Intégré dans la relation thérapeutique, l’art devient un « facilitateur relationnel » et permet d’approfondir la relation soignant/patient.

Aujourd’hui, à l’hôpital, une place est-elle réservée aux activités artistiques ? Comment le soignant lui-même peut-il prendre conscience de sa part ludique ? Comment peut-il apprendre à l’utiliser dans sa pratique professionnelle ?
C’est à ce genre de questions que nous essayerons de répondre lors de ce Midi de la bioéthique consacré à la place de l’art dans les soins. Nous entendrons et débattrons avec Mme Martine Delrée, artiste et responsable de l'animation pédiatrique des Cliniques Universitaires Saint-Luc et Julie Pélicand, médecin et chercheur en éducation pour la santé à l’UCL.

Cette conférence-débat se tiendra le 6 mars entre 12h15 et 13h45. Nous vous attendons à l’auditoire central B, avenue Mounier à Woluwé, sur le site de la Faculté de médecine et des Cliniques Universitaires St-Luc.

Entrée libre.

Renseignements : www.uclouvain.be/ebim ou 02/7644330

Regards sur le travail

Cette année, Regards sur le travail change de formule. Au lieu d'un programme d'un mois parfois trop dense, nous déclinons le thème plusieurs fois sur l'année. Et pour débuter en beauté, un premier WE consacré au conflit LIP.

Il y a trente-cinq ans débutait à l’usine d'horlogerie LIP, de Besançon, l’une des grèves ouvrières les plus emblématiques de l'après-68. Un mouvement de lutte incroyable, qui a duré plusieurs années, mobilisé des foules entières en France et en Europe, multiplié les actions illégales originales sans céder à la violence, porté la démocratie directe et l'imagination à incandescence ! C’est une grève qui - jusqu'ici - a bouleversé la manière de concevoir la lutte et porté l'espoir et les rêves de toute une génération.« Si le conflit LIP a tant marqué les mémoires, c’est sans doute parce qu’il a cherché à prolonger le mot d’ordre étudiant de mai 68 qui proposait de "mettre l’imagination au pouvoir" et de joindre l’utopie à l’agréable. Les acteurs de cette épopée n’étaient pas des héros. Ils ouvraient simplement des brèches dans le possible, ils montraient une voie. Ils inventaient au jour le jour une nouvelle façon de vivre ensemble, radicale, limpide. En même temps que du rêve, ils créaient de l’émotion. A leur insu, évidemment, tout occupés qu’ils étaient à se battre. » (Ch. Rouaud, cinéaste).

Vendredi 07/03 - Espace Delvaux
20h30
Soirée autour des films de Dominique Dubosc, cinéaste intégré à la lutte
L'AFFAIRE LIP, de Dominique Dubosc.
En présence de Dominique Dubosc.

Samedi 08/03 - Espace Delvaux
18h00
LES LIP, L'IMAGINATION AU POUVOIR, de Christian Rouaud
20h30
FILS DE LIP, de Thomas Faverjon
PUISQU'ON VOUS DIT QUE C'EST POSSIBLE, montage de Chris MarkerLes projections seront suivies d'un débat.

Appel à ceux qui ont connu LIP pour un projet d'expo.
Durant les deux jours de projections/débats, nous mettons une vitrine d’exposition à votre disposition pour accueillir tout objet, tract, photo, affiche, montre, etc, souvenir de cette lutte qui a tant marqué les esprits ici. Merci de me contacter si vous avez des choses à montrer (Javier 0495/43.42.59).

Et en plus… toute personne portant au poignet une montre LIP achetée à l’époque, rentre gratuitement dans la salle…

http://www.leptitcine.be/

Semaine de solidarité Internationale

Du 20 au 28 mars 2009, à Charleroi

La solidarité internationale, c’est l’affaire de tous ! La moitié de l’humanité vit avec moins de 2 € par jour ; plus de 800 millions de personnes souffrent de la faim. Les richesses se multiplient tandis que la pauvreté ne cesse d’augmenter. Les inégalités n’ont jamais été aussi fortes.

Alors que la mondialisation accroît l’interdépendance entre les pays et que des choix politiques et économiques mettent la planète en péril, la solidarité internationale est plus que jamais nécessaire. Celle que nous défendons se base sur le partage et la réciprocité, non sur l’assistance ou le paternalisme, et laisse les populations maîtres de leur destin. Elle doit être portée par tous : associations, pouvoirs publics, entreprises, syndicats, citoyens… Elle prend différentes formes et ne se limite pas aux dons ou aux actions dans les pays en développement.

Il est indispensable d’agir également sur les causes des inégalités au Nord comme au Sud. La solidarité internationale est un acte politique et réfléchi. C’est aussi une nécessité pour construire un monde plus juste !

La solidarité internationale, c'est l'affaire de chacun ! Parce que changer le monde, c’est possible, tous les jours, près de chez vous !

Durant une semaine, le Conseil Wallonie-Bruxelles de Coopération Internationale propose aux enfants, jeunes et adultes, avec de nombreux partenaires, un vaste et riche programme d' expositions, d'ateliers, de pièces de théâtre, de films, de débats et d'animations autour de la solidarité. Plus qu'une semaine de sensibilisation, c'est une semaine de formation, où chacun apprendra ce qu'est l'engagement citoyen qui place au coeur de son action la solidarité.

Programme complet : www.solidarite-charleroi.org

Infos : 0494/350381 ou info@solidarite-charleroi.org

Coup de cœur

- Culture et Citoyenneté

Atelier de Traversées Critiques asbl.

Pour celles et ceux qui n’ont jamais assisté à une séance de notre Atelier de traversées critiques, quelques mots d’explication seront les bienvenus. Les thèmes dont nous débattons sont tous issus des questionnements et des problématiques que la vie en société (occidentale et mondialiste) ne manque pas d’occasionner. Notre particularité, après 15 mois d’existence et de mise en œuvre de notre méthodologie, est que nous envisageons les réponses à ces questions selon une réflexion qui synthétise et prend en compte les aspects philosophique, anthropologique et psychanalytique.

Chacune de nos pensées et idées, chacune de nos attitudes, chaque action, tout ce que nous élaborons (dans nos relations professionnelles, amoureuses ou politiques et sociales) est le fruit d’un mystérieux mélange… fait de désir, d’oubli, de répétition, de raison, de passé, de contrainte, de plaisir, d’anticipation, d’inconscient, de reconnaissance et d’espoir, mais aussi de l’Autre, des autres, de tout ce qui nous attend et de ce que nous considérons toujours-déjà comme perdu à jamais…

On le voit, envisager les « choses humaines » d’un seul point de vue est un leurre. Une seule approche, une seule « école » ne suffisent pas (ni religieuse, ni philosophique, ni culturelle) pour expliquer et comprendre. On peut dire qu’il faut toutes les sciences de l’humain pour expliquer la-femme-et-l’homme-dans-le-monde.

Nos ateliers s’apparentent plus à des causeries, où alternent questions et réponses, qu’à des cours proprement dits. Le pragmatisme est de rigueur et la théorie vient en support, en deuxième ligne. En outre, si tout le monde est libre de s’exprimer à tout moment, personne n’est obligé de prendre la parole, d’autant qu’on ne pose pas de questions à l’auditoire. Voilà pour le modus vivendi.

L’approche que nous proposons permet aux participants, universitaires ou non, de mettre en œuvre de nouveaux « outils théoriques » et d’affiner leur manière de raisonner et d’argumenter. Les concepts que nous passons en revue agissent, une fois qu’ils ont été compris et intégrés, en fondements sur lesquels on peut toujours revenir s’appuyer et éviter de perdre pied (dans une conversation, ou dans une réflexion par exemple). ça n’est pas de tout repos, cela demande du travail, mais c’est fortifiant et rassurant…

Patrice Macar

Pour infos : patrice.macar@gmail.com ou 0478/58.15.18
Asbl ARCRI (Atelier de Traversées Critiques)
Rue de la Station, 29 à 4460 Horion

 

Coups de cœur pour des photographes engagés !

Même s’ils préfèrent le terme « concernés » ! Artistes et photographes sont de plus en plus nombreux à s’investir dans des projets relatifs aux questions de société, projets à long terme qui leur rapportent peu mais dans lesquels ils s’impliquent. Témoigner est un des rôles importants de la photographie. La grande presse ne jouant plus le rôle majeur qu'on attend d’elle en ce domaine, il reste les publications et les expositions. Certaines viennent de se terminer. D'autres sont en cours !

Au Palais de Justice de Bruxelles, l’exposition Room for Justice s'est achevée. Elle a commencé à Antwerpen. Montée par l’ONG Avocats sans Frontières, elle traite de la justice dans une économie globalisée qui ne tient pas compte de l’humain, à travers les témoignages de sept photographes choisis par Inge Henneman, du Fotomuseum d’Antwerpen. Parmi eux, Jiri Rezac qui décrit la pollution et la destruction de l’habitat des tribus indiennes par l’exploitation des sables bitumeux au Canada ; Raghu Rai, pour les survivants de la catastrophe de Bhopal, 24 ans après ; Marc Gong pour les ravages de l’insecticide Nemagon sur les travailleurs des bananeraies et des plantations de canne à sucre ; et le désastre écologique dû au pétrole et au torchage du gaz dans le Delta du Niger, décrit Kadir Van Lohuyzen. Reste une publication, modeste mais intéressante. www.asf.be info@asf.be

« Fatal Footprint » était présentée en décembre dernier, à Bruxelles. Une exposition en plein air, face à la Bibliothèque royale (place de l’Albertine), pour sensibiliser le grand public aux ravages causés, longtemps parfois après que les guerres soient terminées, par les mines, sous-munitions et autres engins de mort. Que certains produisent et utilisent encore.
Trois photographes ont été chargés de mission par Handicap International Belgique. Tim Dirven (Panos) est allé au Laos, Gaël Turine (VU) en Ethiopie et en Colombie, John Vink (Magnum) au Cambodge. L’exposition est terminée mais on peut retrouver les images dans le n° 13 de la revue de photographie View qui lui consacre 15 pages. Un dossier interpellant pour cette guerre après la guerre…
www.fatalfootprint.be www.handicapinternational.be et www.viewmag.be

« Africa Report ». Du photojournalisme dans un lieu traditionnellement dédié à l’art contemporain ? L’ISELP a consacré ses espaces aux photographies sobres et signifiantes de Cédric Gerbehaye, qui y présentait son travail à propos de la situation dans l’est du Congo, et de Gaël Turine qui, depuis plusieurs années, documente la situation humanitaire en Erythrée. L’exposition, co-organisée par Leica, se clôturait le 17 janvier par une rencontre où les photographes débattaient des mutations du photojournalisme avec Laurent Courtens, historien de l’art (Iselp), Jean-Marc Bodson, photographe, critique, enseignant au 75, et un nombreux public. ISELP, Bd de Waterloo, 1000 Bruxelles

Enfin, depuis le 23 janvier, le Musée de la Photographie consacre ses espaces d’expositions temporaires à Fred Baldwin et Wendy Watriss. Créateurs en 1986 du FotoFest de Houston, les plus importantes rencontres de photographie aux USA, ils s’étaient laissés oublier comme photographes…Ils ont pourtant une longue carrière derrière eux. Leur œuvre la plus connue est une enquête qu’ils revendiquent comme un travail documentaire "commun" à propos du Texas. Un Texas rural surtout – cow-boy, pionnier, pétrolier – où coexistent les communautés germaniques, hispaniques, afro-américaines, blanches… Une Amérique complexe et démystifiée.
Le travail plus personnel de chacun d’eux est également redécouvert à cette occasion tel celui de Fred Baldwin à propos du Ku Klux Klan et des manifestations pour les droits civiques des afro-américains dans les années 60, avec Martin Luther King. Reporter et productrice de documentaires sur la guerre du Vietnam et sur les guerres civiles au Salvador et au Nicaragua, Wendy Watriss a également réalisé, dans les années 80, un reportage sur « l’Agent Orange », cette substance chimique abondamment larguée par l’aviation US sur le Vietnam, le Laos et le Cambodge, qui a condamné la population locale mais aussi ses propres soldats à une mort lente et à des handicaps transmis à leurs enfants.
Musée de la Photographie, 11, avenue Paul Pastur, 6032 Charleroi / Mont-sur-Marchienne.
t : 071 43 58 10 mpc.info@museephoto.be www.museephoto.be

Les artistes peuvent-ils peser sur le cours des choses ? Le mois dernier, dans Le Soir, Jean-Marie Wynants mettait en évidence, sur deux pages (!), une manifestation exceptionnelle qui se tenait au Grand Palais, à Paris. Six milliards d'autres. Bâtie sur une idée de Yann Arthus Bertrand, c'est davantage un débat multiple, en vidéo, qu'une exposition au sens propre. C'est à voir et à entendre. Au Grand Palais, les files étaient énormes pour écouter le monde, pour entendre parler l'autre, les autres. Une belle idée, qui devrait être contagieuse.

Elle l'est, d'ailleurs. Coïncidence ? A Paris également, et jusqu'au 15 mars, à la Fondation Cartier, Raymond Depardon et Paul Virilio proposent leur lecture du monde. Personnelle, mais conjointe. Paul Virilio lance un cri d'alarme. Dans les trente années à venir, pour des raisons climatiques, économiques ou de violence, un milliard de personnes devront s'exiler. Sur cinquante écrans, des cartes se modifient, des chiffres s'affolent, des images de migrants en train de se noyer illustrent son propos, qui passe en boucle.
Depardon est à la fois connu comme photographe et comme cinéaste. C'est en cinéma, et face caméra, qu'il recueille ici les témoignages de gens qui s'expriment à propos de leur vie, et de leur culture. Une femme guarani, dans un bidonville de Sao Paulo, loin de ses racines : "il nous reste à faire confiance aux "blancs", pour qu'ils nous trouvent une autre terre, avec une forêt, et de l'eau" . Un Indien Yanomami, qui vit toujours dans la forêt, parle de la maladie qui touche désormais ses proches : "l'épidémie est venue ; beaucoup de gens sont morts. Les esprits sont morts, nos pensées sont vides. Je suis déjà mort". Dans le désert des Afars - Ethiopie - des enfants chantent un "hymne à la terre". Et une Kawesqar du Chili (les nomades de la mer, en voie de disparition) questionne : "quand tous les Kawesqar seront morts, qui pourra nommer les choses ?". La culture, c'est la terre où l'on vit, la langue qui vous a bercé. Cela vaut aussi pour l'Occitan de Pont-de-Maubert, pour la Bretonne de l'Île de Sein…

Autant de questionnements essentiels. Coïncidences ?

 

Georges Vercheval

 

- Culture et Solidarité

Fais-moi une école asbl

L'année 2009 marque l'arrivée dans le paysage associatif belge de " Fais-moi une école", association dont l'objectif est double : améliorer les conditions d'accès à l'éducation et favoriser une scolarité de qualité, principalement dans les pays du Sud, le tout dans un esprit de développement durable.

Le rayon d'action de "Fais-moi une école" se situe dans la création de bâtiments scolaires, l'apport de matériel éducatif, de formations pédagogiques et d'animations culturelles notamment via des artistes locaux.

L'éducation et la formation sont essentielles au développement individuel et collectif des sociétés. Nous voulons vivre dans un monde où l'accès à l'école n'est plus un luxe réservé à une élite, et où la qualité des formations permet aux jeunes de prendre leur destin en main et de faire des choix libres et respectueux des autres et d'eux-mêmes.

L'origine de « Fais-moi une école » se situe lors d'une rencontre en Guinée entre le photographe Christophe Smets et la fondatrice de Guinée Solidarité, Nadine Bari.
Quelques mois de réflexion plus tard et l'asbl est sur pied, ainsi qu'une équipe d'une quinzaine de bénévoles actifs à la mise en place de projets éducatifs et culturels à court et moyen terme.

Deux premiers grands projets ont été lancés :
- La mise sur pied d'une campagne de sensibilisation « un crayon pour chacun » vise à récolter des fonds pour acheter du matériel scolaire à destination d'écoles qui en éprouvent le besoin (via l'économie locale du pays concerné) et encourager les enfants du monde entier à dessiner leur école pour en faire une grande exposition.
- La création d'une école primaire en Guinée dans un village enclavé à 4 heures de route de Conakry et la campagne.

Parallèlement, "Fais-moi une école" est active en Belgique avec un premier soutien en matériel fait aux écoles de Devoirs en Province de Liège par l'intermédiaire d'une société d'assurances.

Pour mener à bien ses projets, l'association a imaginé plusieurs voies de financement possibles, dont la création d'une galerie web où chaque artiste peut déposer une oeuvre dont les bénéfices des ventes seront versés à la construction d'une école.

Si vous souhaitez nous aider, plusieurs possibilités s'offrent à vous :
- Donner un peu de votre temps afin de vous investir dans l'un de nos projets
http://faismoiuneecole.org/formulaires/form_volont.php
- Offrir une oeuvre d'art si vous êtes artiste, ou en acheter une si vous êtes amateur d'art.
http://faismoiuneecole.org/galerie/galerie.php
- Offrir ou récolter du matériel scolaire qui sera envoyé dans une école en manque de fournitures dans un pays en développement
http://faismoiuneecole.org/formulaires/form_crayon.php
- Faire un don au 068 - 2522562 - 65 qui sera destiné à la construction d'une première école, en Guinée. Les plans de l'architecte sont prêts. Nous avons besoin de 20000 €.

Pour tout renseignement :
contact@faismoiuneecole.org
T. +32 (0)4 224 31 88
www.faismoiuneecole.org

Faits et opinions

- Culture et Citoyenneté

Prospective du développement culturel - Déclaration finale

Ci-dessous retranscrit, un texte paru dans un numéro hors série de la revue Analyse et Prévision. Il conclut les actes d'un colloque intitulé « Prospective du développement culturel », tenu à Paris en 1972, présidé par le Belge Henri Janne (et où sont intervenus Michel de Certeau, Edgar Morin, Alvin Tofler...).

L'objectif était de proposer, à l'attention des Ministres de la Culture européen, les fondements de stratégies de la culture. Il ne s'agissait donc pas d'un symposium supplémentaire sur « Qu'est-ce que la culture » mais d'une action destinée à faire partie des stratégies de développement.

Rédigé tel un « programme » électoral et porteur d'un sentiment d'urgence, ce texte, 37 ans plus tard, a conservé toute son actualité.

 

Déclaration Finale (1)

Un groupe international de spécialistes de diverses disciplines, réuni pour étudier la prospective du développement des sociétés industrielles avancées, a essayé de définir le rôle que la culture est appelée à jouer dans le développement.

Leur réflexion les a conduits à alerter les gouvernements, l'opinion publique et ceux qui l'orientent, des menaces qui pèsent sur l'avenir de nos sociétés. Ils ont conclu que les politiques d'action culturelle peuvent et doivent désormais jouer un rôle déterminant dans la maîtrise du futur.

A cette fin, ils formulent les propositions suivantes :

Le développement industriel : quel futur ?

Le développement industriel épuise la nature et se retourne contre l'homme. La prise de conscience de ce qu'il coûte à la société et les sous-produits négatifs qu'il engendre font qu'on s'interroge partout de son futur.
Le futur a déjà commencé, mais, dans un système industriel fragmenté en éléments hétérogènes et contradictoires, on refuse de le reconnaître.
Dans leur disparité, ces éléments ne doivent cependant pas être regardés isolément, car ils sont concomitants et interdépendants. Leurs répercussions sur les conditions mêmes de la vie humaine constituent un tout menaçant.
Il est dès lors impossible d'accepter que se poursuive le jeu irresponsable qui consiste pour les gouvernements à laisser les techniques développer le cours illimité de leurs possibilités, au lieu de reconnaître les besoins indispensables et de donner la priorité à ceux-ci sur des besoins artificiels engendrés par la mécanique du profit.
L'avenir de l'homme ne saurait sortir des ordinateurs comme une fatalité inévitable : « les tendances lourdes » de la société, y compris l'aspect démographique, ne sont pas irréversibles pour peu qu'une prise de conscience responsable introduise dans l'action politique le poids des valeurs, de cultures, de forces sociales diverses. Elles seules permettent de contrôler les processus socio-économiques qui menacent notre biosphère.
S'il ne peut être question d'arrêter la croissance économique (ne serait-ce qu'en raison de la situation du tiers monde), il est indispensable qu'un sursaut – de nature culturelle – conduise à transformer une croissance quantitative en amélioration qualitative de niveau de la vie.
Dès lors, l'action culturelle est celle qui permet de penser différemment la société et qui prépare chacun à être responsable de l'évolution possible de celle-ci, à faire face aux crises, à maîtriser et non à subir son destin.
Toute politique culturelle a une dimension éthique qui lui est essentielle.

Crise de la Culture ?

La réalité culturelle telle qu'elle est vécue aujourd'hui par la grande majorité de la population dépasse de beaucoup l'art et les humanités classiques. Parler aujourd'hui de culture signifie parler des systèmes scolaires, des grands moyens de communication de masse, des industries culturelles (du journal au livre, du disque à la vidéo, du cinéma, de la publicité, de l'habitat, de la mode). On ne peut donc s'en tenir à une démocratisation de la culture qui vise à étendre à tous la diffusion et la consommation des beaux-arts.
Le système scolaire est en crise ; il ne correspond plus aux besoins de nos sociétés ni aux aspirations des individus. Aussi bien l'accélération du renouvellement de la connaissance que les innovations technologiques exigent la transformation urgente du système actuel en un système d'éducation permanente dont les impératifs comportent une « déscolarisation » des programmes et des institutions scolaires.
Les moyens de communication de masse soumettent l'environnement humain à un arrosage indifférent d'informations provoquant une sursaturation. L'individu n'est pas armé pour y faire face. De sujet actif d'opinion, il devient un simple objet pour l'information.
Les industries culturelles sont déterminées par la logique du marché et du profit : elles modèlent un milieu et engendrent des pratiques dont on ne peut accepter le développement sans contrôle.
L'art et ses institutions, la diffusion de la culture établie sont étrangers à la majorité des populations comme aux groupes marginaux et aux nouvelles structurations sociales (jeunes, immigrants, etc.).
Leur aliénation culturelle et la frustration du pouvoir de s'exprimer donnent lieu à un manque que les idéologies actuelles ne sont pas en mesure de combler : ce qui se dit ne correspond plus à ce qui se passe. Aussi voit-on apparaître un certain nombre de phénomènes positifs ou négatifs : le recours à de nouvelles formes d'expression ou d'évasion, la culture sauvage, de nouvelles formes de mysticisme, la résurgence de la magie, les drogues, etc.
La culture académique et scolaire tend à dégénérer. Inauthentique, elle devient marginale et va jusqu'à favoriser certaines formes de nihilisme.
La crise de la culture est un indice probant de la crise du système : si la politique culturelle à elle seule ne peut avoir l'ambition de résoudre la crise générale, elle peut et doit aider chacun à lui faire face et la société à la gérer.

Orientations

Toute politique culturelle a pour objectif fondamental la mise en oeuvre de l'ensemble des moyens capables de développer les possibilités de l'expression et d'assurer la liberté de celle-ci. Il s'agit de reconnaître à l'homme le droit d'être auteur de modes de vie et de pratiques sociales qui aient signification. Il y a lieu en conséquence de ménager les conditions de la créativité où qu'elles se situent, de reconnaître la diversité culturelle en garantissant l'existence et le développement des milieux les plus faibles.
Des solutions pratiques et efficaces ne peuvent pas être dégagées sans recourir à la recherche fondamentale et à l'expérimentation. Contrairement à la tendance qui se dessine et dont la plupart des politiques budgétaires sont le reflet, il importe d'encourager un effort de financement à long terme de la recherche fondamentale en sciences sociales. Des efforts parallèles doivent être déployés pour en perfectionner les méthodes.
Des actions immédiates s'imposent déjà :
Accélérer la mutation du système scolaire en système d'éducation permanente répondant aux intérêts et aux besoins réels des différents groupes de la population ;
Disjoindre les organisations de communication de masse du pouvoir politique et des pouvoirs économiques (monopoles, etc.) ;
Définir et appliquer une politique à l'égard des industries culturelles ;
Réaliser les conditions d'une « démocratie culturelle » comportant, dans une perspective de décentralisation et de pluralisme, l'intervention directe des intéressés ;
D'où un certain nombre d'urgences :
Promouvoir un système différencié « d'ateliers culturels » et de « laboratoires sociaux » ou de tous autres équipements qui permettent l'apprentissage et l'emploi des technologies nouvelles se prêtant aux échanges interpersonnels ;
Instaurer des relations plus directement articulées entre les institutions culturelles et les forces économiques et sociales ;
Fonder la formation sur l'autodidaxie et sur le développement de l'esprit critique par la transformation des structures stérilisantes (centralisme scolaire, bureaucratie et toute sorte de totalitarisme explicite ou latent) ;
Définir des politiques nationales et internationales en matière de technologie culturelle, dotées de moyens nécessaires.

Conclusions

Les tâches graves qui sont devenues les nôtres et les possibilités techniques dont la société dispose désormais exigent et permettent un renversement dans l'orientation des politiques :
Substituer à la passivité de la consommation la créativité de l'individu ;
Faire place à une responsabilité de l'homme là où prévaut la contrainte des technologies ;
Ne plus se limiter à la démocratisation de la culture d'héritage ou d'élite et promouvoir une diversité d'expressions culturelles fondée sur un pluralisme social ;
Donner la priorité à la restauration de l'accord entre l'homme et son milieu ;
Passer d'un système culturel qui ne vise qu'à reproduire l'état de fait actuel pour s'orienter vers la protection – y compris aux niveaux politique et technique – des groupes et des personnes dont les facultés créatrices constituent le meilleur moyen de faire face aux situations provoquées par le choc du futur.

(1) in Analyse et Prévision, Prospective du développement culturel, hors série, Paris, SEDEIS, Octobre 1973, p.174 -179.

Dernières nouvelles

Actualités, petites annonces, appels, offres, pétitions, informations…

- Culture et Démocratie

Déménagement

Les bureaux de Culture et Démocratie ont changé de siège social :

Nouvelle adresse :
70, Rue Emile Féron
1060 Saint-Gilles

 

- Culture et citoyenneté

L'expression du corps humain et de la terre

C'est le thème qui traverse la programmation 2009 de l'Atelier de la Dolce Vita : Musique (chanson française, musique classique, musique du monde,...), Littérature, Arts plastiques... Il y en a pour tous les goûts !

www.atelierdolcevita.be

Programme complet des cours-conférences du Collège Belgique.

Consultez sur www.academieroyale.be le vaste programme des cours-conférences organisés par Le Collège Belgique... les conférences sont regroupées autour de thèmes plus généraux. En voici quelques-uns qui devraient vous intéresser :

- Les trompettes de l'Apocalypse. Introduction critique à la littérature apocalyptique et ses prolongements.
- La naissance des idéologies selon Sartre. Le matérialisme revisité.
- Histoire et mémoire. Un duo impossible ?
- Islam de Belgique. La réalité locale et l'enjeu global.
- La globalisation et ses impacts sur le modèle social et culturel européen.
- Philosophie et sociologie de la postmodernité
- Une politique culturelle démocratique peut-elle échapper au modèle de la consommation ?

Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique
Rue Ducale 1, 1000 Bruxelles - Belgique
arb@cfwb.be
02 550 22 12
www.academieroyale.be

Prix des Musées


Cette année aura lieu la quatrième édition du “Prix des Musées”. Ce prix récompense chaque année un musée wallon, un bruxellois et un flamand. Pour chacune des trois régions, 5 musées, au maximum, sont présélectionnés par un grand jury. La sélection se fait notamment sur base de critères tels que l’accessibilité des musées, la dynamique éducative (visites, animations, projets) et la médiation, la présentation des collections.

Les noms des musées nominés seront révélés le 9 avril 2009. Le Jury final désignera ensuite les trois gagnants.

Pour cette édition, un nouveau prix verra le jour : le prix du jury des enfants ! Il accordera à un musée par région la somme de 2500 €. Ce sont des classes de troisième et de quatrième primaires qui décerneront ce prix. Le « Prix des Musées » cherche encore quelques classes, dans chacune des régions, qui visiteraient deux musées, un dans leur région et l’autre à Bruxelles. Au terme de ces visites, une évaluation et un vote sont rendus par la classe, ce qui permettra de désigner les 3 musées gagnants. Il est donc fait donc appel à votre esprit de curiosité et à votre enthousiasme. Pour le reste, le « Prix des Musées » prend les frais en charge : le transport (par autocar), les entrées des musées, les frais d’animation et visite, les repas. Il faut seulement avoir la possibilité d’effectuer les deux visites dans le courant du mois d’avril et début mai...

La remise des prix aura lieu le mercredi 13 mai aux Musées royaux des beaux-arts de Belgique à Bruxelles. Des délégués de classe seront invités pour remettre le prix.

Pour plus ample info voir www.prixdesmusees.be et / ou contactez peter.wouters@okv.be ou tel 09/ 269 58 30

Evaluation du rapport triennal de la Communauté française relatif à l’application de la Convention internationale des droits de l’enfant pour la période 2005 à 2007 est téléchargeable.

Wiels lance un appel à candidatures pour les résidences de 2010

Wiels lance son appel à candidature pour la session 2010 des résidences, prévues du 4 janvier au 31 décembre 2010 pour les artistes internationaux, et du 4 janvier au 30 juin 2010 pour les artistes belges ou résidant en Belgique...

http://www.wiels.org/site2/page.php?node_id=58

ParaPub

Le GSARA (Groupe Socialiste d'Action et de Réflexion en Audiovisuel) a  conçu, en 2008, un « concours de scénarios pour un regard critique citoyen sur la publicité ». Au final, 3 vidéogrammes et 3 capsules radiophoniques (d'une durée comprise entre 28 et 51 secondes) ont été réalisés. Présentées en avant-première lors de La Nuit des Publiphobes (Cinéma Nova), ces courtes réalisations questionnent l'omniprésence des messages publicitaires dans les espaces tant  publics que privés. Par ailleurs, elles interrogent les effets que ces  messages produisent sur l'individu, la société et l'environnement.

Nous vous invitons à les voir, entendre et télécharger ici : 
http://www.gsarabxl.be/gsara/spip.php?article40

Pour plus d'infos :Jean-Pierre Tilman (directeur)
Tél. : 02 250 13 17
jean-pierre.tilman@gsara.be
Stéphanie D'Haenens (coordinatrice)
Tél. : 02 250 13 29
stephanie.dhaenens@gsara.be

http://www.parapub.org

- Culture et Solidarité

La pauvreté est une violation des droits de l’homme,
nous ne pouvons en aucun cas nous résigner à l’accepter !


A l’occasion des 10 ans de l’accord de coopération relatif à la pauvreté entre l’Etat fédéral, les Régions et les Communautés, le Service de lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion sociale publie "Pauvreté, Dignité, Droits de l’homme", un recueil d’articles qui vise à répercuter l’engagement ambitieux pris en 1998, il y a dix ans, par les gouvernements et parlements du pays.

Ceux-ci ont en effet considéré à cette époque que la pauvreté, fût-ce d’un seul être humain, porte gravement atteinte à la dignité et aux droits inaliénables et égaux de tous les êtres humains, et décidé d’unir leurs forces pour restaurer les conditions de la dignité humaine.
 
Dix ans plus tard, cependant, l’élimination de la pauvreté demeure une lutte quotidienne contre l’inégalité en matière de respect des droits de l’homme. Et le "Service" doit, plus que jamais, faire face aux questions du terrain : comment cette approche ambitieuse se traduit-elle dans les législations ? Quels changements apporte-t-elle dans la vie des personnes pauvres ? Ne s’est-on pas résigné à accepter un certain pourcentage de pauvres dans notre société ?
 
La première partie de l’ouvrage aborde la relation entre pauvreté et droits de l’homme, au cœur des engagements pris dans l’accord de coopération. La deuxième évoque trois leviers d’action identifiés comme essentiels par les auteurs de l’accord : sécurité sociale, services publics, participation des personnes concernées.
 
Vous pouvez commander la publication Pauvreté, dignité, droits de l'homme à l'Infoshop du SPF Chancellerie du Premier Ministre Boulevard du Régent, 54 - 1000 Bruxelles
T: 02/514.08.00 – F: 02/512.51.25 - shop@belgium.fgov.be
Prix : 18 euros (+ 2,60 euros de frais de port)
 
Vous pouvez aussi télécharger cette publication sur le site www.luttepauvrete.be

Sites internet


- Micro Cassandre est le nouveau blog, lié à la revue « Cassandre Horschamps » et se veut résolument un espace de débats sur l'art, la culture et la société.

http://www.microcassandre.org/


- André Versaille éditeur en association avec le Musée de l’Europe, dont Élie Barnavi est le Conseiller scientifique, lance un blog dédié à l’Europe :

http://www.andreversailleediteur.com/europe/

Pour ne pas rester sur sa faim

Les propositions de Roland de Bodt :

Le débat public : une expérience française de démocratie participative

Revel, Martine, Blatrix, Cécile, Blondiaux, Loïc, Fourniau, Jean Michel, e.a. (dir.)Le débat public : une expérience française de démocratie participative – Paris (France) , Editions la Découverte, « Recherches », 2007, 412 pages, ISBN : 978.2.7071.5341.8

Présentation : Il s’agit de l’édition originale en langue française des actes d’un colloque organisé à Lille les 14 et 15 septembre 2006 consacré à « L’institution du débat public ; état des lieux et perspectives de recherches ». Ce colloque était organisé par le Centre éthique, technique et société, par le Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales de l’Université de Lille 2, et par l’Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité, plate forme interdisciplinaire ‘Débat public’ avec le soutien de la Commission nationale du Débat public (France). Il regroupe une trentaine de contributions regroupées autour de cinq thèmes principaux : 1. Instituer le débat public, 2. Organiser le débat public, 3. Mettre en œuvre le débat public, 4. Débattre autour du débat public, 5. Evaluer le débat public. La collection « Recherches » mérite une attention soutenue de la part de tous les publics intéressés par l’analyse des faits sociaux contemporains ; elle participe d’un redéploiement des approches en sciences humaines et sociales. Elle publie des ouvrages de toutes disciplines et favorise les approches multidisciplinaires. Elle rend visible les enjeux méthodologiques et sociétaux de la recherche, elle-même et l’intérêt de cette mise en scène de la démarche de recherches nouvelles en sciences sociales apparaît avec un éclat particulier dans le présent volume. Déjà référencé dans cette rubrique pour la même collection : « Gestion de proximité et démocratie participative. Une perspective comparative ». On retrouvera avec plaisir certains auteurs dont les ouvrages ont été également référencés, ici ; je pense à Loïc Blondiaux, par exemple. Format livre, papier de large diffusion, mise en page sobre et moderne, caractère lisible, dos carré collé. Prix : autour de 35,00 €. – Commentaire : C’est une chose qui n’est pas très connue de la Belgique : la France a adopté un dispositif légal et mis en place une commission nationale chargée d’organiser, dans certaines conditions, un débat public. Ce dispositif permet d’associer de manière consultative des citoyens concernés par les conséquences concrètes des décisions prises – idéalement ‘des décisions à prendre’ – notamment en matière de grandes infrastructures : ligne électrique à très haute tension, centrale nucléaire, ligne ferroviaire à grande vitesse, autoroutes, aménagements portuaires, terminal méthanier, barrages, … La réglementation a été adaptée par retouches successives, d’abord simple circulaire (Bianco, 1993) et finalement une loi adoptée en 2002. Ce dispositif a été activé près de quarante fois en dix ans. Sur base de ces expériences, le colloque avait, donc, pour objet de rappeler la genèse de cette invention de démocratie participative et des antécédents qui peuvent être évoqués, de décrire son organisation et son fonctionnement à travers les divers projets débattus, d’évoquer les problèmes méthodologiques y compris pour l’analyse de cette procédure par les sciences sociales et tenter une évaluation du « débat public », éventuellement tirer un enseignement des conditions de ses échecs ou de ses succès. Non seulement, l’ouvrage permet de comprendre aisément les modalités pratiques et les enjeux de ce dispositif, même pour celles et ceux qui ne vivent pas en France ! Mais encore, il présente un intérêt pour toutes celles et ceux qui s’intéressent aux pratiques de la démocratie participative, même si, dans le cas présent, la consultation participative n’entraîne aucune obligation au niveau de la prise de décision finale qui reste entre les mains des maîtres d’œuvres. Entre information qualifiée, consultation élargie, délibération ouverte à géométrie variable, négociation collective ou processus de préparation à la décision, la pratique de la démocratie de proximité pose un grand nombre de questions passionnantes pour éclaircir les procédures de l’action publique au XXIe siècle. On pourrait craindre un manuel technique pour spécialistes de la participation citoyenne, mais ce serait sans compter la diversité des approches et la transversalité de la démarche qui offrent cet effet bénéfique, dans la plus grande part des cas, de nous donner à lire des contributions lisibles, même lorsqu’elles sont savantes ; des contributions (im)pertinentes, même sous couvert académique. « S’agit-il de mettre à l’épreuve de la discussion des choix déjà pris ? Auquel cas la participation de plein pied des élus au débat, aux côtés des maîtres d’ouvrage, dans une position d’explication et de justification s’impose. S’agit-il au contraire, avant toute ébauche de décision et très en amont des choix, de construire avec les citoyens un projet ? Auquel cas, il devient difficile de justifier qu’à l’issue des quatre mois de débat, ce même public soit dessaisi de tout pouvoir de contrôle sur la décision. » (Introduction, page 17). On peut entrer dans le livre par différentes portes ; lire trois ou quatre articles en résonance, est déjà d’un apport instructif. Voici un projet éditorial comme je les aime ; tout y a été conçu pour le confort du lecteur : une bibliographie abondante, une biographie des auteurs et des intervenants, un résumé de chaque intervention, des introductions à chaque partie, des tentatives de conclusions, des tableaux synoptiques, panorama des exemples pratiques, enfin, un inventaire des volumes parus dans la collection « Recherches ». Je recommande vivement. [Mons (Belgique), le 19 février 2009, Roland de Bodt] – Publics concernés : tous publics intéressés par les questions méthodologiques et pratiques de la « démocratie participative » et de la médiation, animateurs culturels, bénévoles et administrateurs d’associations, agents et administrateurs publics, éducateurs et assistants sociaux, responsables d’établissements d’enseignement, enseignants et étudiants dans les sciences sociales, psychosociales, économiques et politiques, ingénieurs, architectes, urbanistes, chefs de projets de grands travaux, mandataires politiques aux différents niveaux de pouvoirs, présidents de partis, membres des commissions consultatives d’aménagement du territoire, économistes, …– Mots clés : citoyenneté, concertation publique, consultation publique, contestation publique, culture de la démocratie, culture du débat, débat public, démocratie, démocratie de proximité, démocratie participative, enquêtes publiques, éthique de l’audience publique, évaluation des dispositifs de démocratie participative, France, médiation, négociation, pédagogie du débat, processus de la décision publique, Québec, rhétorique – Adresses web : 1. des éditeurs : www.editionsladecouverte.fr ; 2. des auteurs : elles sont communiquées au pied de chaque notice biographique individuelle. – Contenu : La collection « Recherches » à la Découverte, un nouvel espace pour les sciences humaines et sociales (2) – Sommaire (5) – Introduction par Martine Revel, Cécile Blatrix, Loïc Blondiaux, Jean-Michel Fourniau, Bertrand Hériard Dubreuil et Rémi Lefebvre (9) – Qu’est-ce que le débat public ? Les contours d’une institution nouvelle (11) – Les enjeux d’une innovation politique : le débat public comme terrain d’observation de quelques phénomènes politiques contemporains (16) – Comment étudier le débat public ? Un programme de recherche collectif (21) – Plan du livre (23) – Tableau récapitulatif des trente sept débats publics organisés par la Commission nationale en dix ans (25) – L’institution du débat public, état des lieux et perspectives de recherches, les 14 et 15 septembre 2006 ; grille de questionnements (30) – 1. Les questions liées à la mise en œuvre du débat (31) – 2. Les questions liées aux effets du débat (33) – I. Instituer le débat public : la genèse d’une institution singulière (35) – Introduction, par Loïc Blondiaux (37) – 1. Genèse et consolidation d’une institution : le débat public en France, par Cécile Blatrix (43) – 2. Le débat public dans le droit positif, par Raphaël Romi (57) – 3. « Citoyen en tant que riverain » : une subjectivation politique dans le processus de mise en discussion publique des projets d’aménagements, par Jean Michel Fourniau (67) – 4. Le Bape et l’institutionnalisation du débat public au Québec : mise en œuvre et effets (78) – II. Organiser le débat public (93) – Introduction, par Bertrand Hériard Dubreuil (95) – 5. Ressorts et incidences de l’autorité du garant sur les débats publics. Des commissions de suivi Bianco à la Commission nationale, par Sandrine Rui (101) – 6. La conduite d’un débat public sur un projet d’infrastructure : une activité de médiation spécifique. Réflexion à partir du débat public « Francilienne », par Sophie Allain (112) – 7. Anticipation et contrôle dans les débats publics : le cas des premiers débats « nucléaires », par Etienne Ballan, Vincent Baggioni, Julie Métais et Anne Le Guillou (123) – 8. Un débat en débat. A propos du débat public sur le projet de centrale électronucléaire « EPR, tête de série », à Flamanville, par Françoise Zonabend (134) – 9. Participer au débat pour débattre ? Les difficultés de l’acculturation au débat public, par Pierre Sadran (142) – III. Mettre en œuvre le débat public : scènes, coulisses et interstices du débat (149) – Introduction, par Cécile Blatrix (151) – 10. Le débat public en ligne : une ouverture des espaces et des acteurs de la délibération, par Laurence Monnoyer-Smith (155) – 11. La Commission particulière de débat public sur l’extension du tramway à Paris, 2006, comme occasion d’interroger les ambiguïtés du débat public, par Pierre Lefébure (167) – 12. De la légitimité des acteurs à la légitimation du débat public, par Romain Rollant (178) – 13. Le débat public du projet de contournement routier de Nice ou la remobilisation d’une communauté débattante déjà constituée, par Pierrick Cézanne-Bert (189) – 14. La place de l’expertise dans le débat. Appréciations tirées d’une expérience interne à la commission, par Xavier Godard (201) – 15. Les élus : des acteurs peu dialogiques du débat public, par Rémi Lefebvre (207) – IV. Débattre autour du débat public (219) – Introduction : les dynamiques de l’échange, entre inertie et réflexivité collective, par Martine Revel (221) – 16. Espaces publics et co-construction de l’intérêt général : apprentissages croisés des acteurs, par Olivier Marcant et Kevin Lamare (227) – 17. Les dynamiques du débat public : l’exemple de six débats publics, par Martine Revel (239) – 18. Délibération de simples citoyens et débat public : l’expérience de l’Atelier citoyen dans le débat VRAL, par Jean Michel Fourniau et Ingrid Tafere (252) – 19. Débattre publiquement autour des chiffres. Quelques enjeux de la controverse sur les flux dans le débat LAALB, par Fernand Doridot (265) – 20. TGV Rhin-Rhône branche sud : l’introuvable débat public, par André Larceneux (277) – 21. Quand le débat ne fait plus débat : point de vue d’un maître d’ouvrage, par Jean Marc Dziedzicki (286) – V. Evaluer le débat public : la portée du débat, une affaire de composition (297) – Introduction, l’évaluation du débat, une composition entre utilité sociale et portée démocratique, par Jean Michel Fourniau (299) – 22. Quels critères d’évaluation du débat public ? Quelques propositions, par Mathieu Brugidou, Arthur Jobert et Isabelle Dubien (305) – 23. Ce que débattre nous apprend. Eléments pour une évaluation des apprentissages liés au débat public, par Louis Simard et Jean Michel Fourniau (318) – 24. La réussite du débat public ouvre la réflexion sur sa portée, Georges Mercadal (332) – 25. Emotions et révision : la dynamique des débats, par Pierre Livet (339) – 26. La politique de la discussion. La dynamique du débat public entre conversation et négociation, par Sylvain Lavelle (353) – VI. Epilogue (367) – Débattre sans savoir pourquoi : la polychrésie du débat public appelle le pluralisme théorique de la part des chercheurs, par Laurent Mermet 369) – Bibliographie (381) – Notices biographiques des auteurs (395) – Résumés des interventions (403) – Dans la même collection (n.n.)

Résistance ! Entraînement citoyen. Echanges décalés avec Marcel Deprez

Collectif Résistance ! Entraînement citoyen. Echanges décalés avec Marcel Deprez – Seraing (Belgique), Institut d’histoire ouvrière, économique et sociale, 2008, 347 pages + tables, ISBN : 2.9600582.0.8

Présentation : Il s’agit de l’édition originale en langue française d’une sorte de « mélanges » offerts, à titre posthume, par l’équipe de l’Institut d’histoire ouvrière, à feu son Président : Marcel Deprez. Le comité de pilotage de ce projet éditorial est constitué de Marie France Deprez, Yvette Lecomte, Nicole Roland, Ludo Bettens, Daniel Courbe, Jean Lambert, Philippe Marchal et Jean Pierre Nossent. Très tôt Marcel Deprez est engagé dans la vie citoyenne, associative et dans la résistance. Il est un militant de l’Education permanente, dès ses premières heures ; il accumule, au fil d’une vie aussi discrète qu’impliquée, audacieuse et prolifique en réflexions et en prises de position, les qualités de chercheur engagé, de militant, d’enseignant et d’inspecteur des bibliothèques publiques, d’inspecteur principal au sein de la direction générale de la jeunesse et des loisirs alors rattachée à l’Education Nationale ; à partir de 1978, il deviendra même Inspecteur général de la culture au Ministère de la Communauté française. On trouve dans l’ouvrage une biographie détaillée. Le livre présente en alternance vingt deux textes écrits par Marcel Deprez et pratiquement autant de contributions récentes et plurielles qui répondent, comme des échos décalés, aux préoccupations, aux analyses et aux engagements qui furent les siens. Il y a aussi des formes libres, du rap, du slam, des poésies ou des chansons… Un « forum » est accessible sur le site de l’éditeur pour recueillir des réactions et des avis, faire débat, partager ses impressions et ses idées à propos de ‘Résistance’. Format livre, nombreuses illustrations, papier glacé, mise en page originale et rythmée, dos carré collé. Autour de 12,00 €. – Commentaire : Ce n’est pas dans mes habitudes de recommander une publication à laquelle j’ai été associé ; non que je nourrisse quelque hostilité à cet état, mais je reste vigilant à ne pas transformer la chronique en outil de promotion personnelle. Mais ici, vous en conviendrez si vous en consentez la dépense, l’ouvrage en vaut la peine bien au-delà de mon implication. Voici un livre d’aujourd’hui qui est consacré globalement à la question de la résistance ; de la résistance culturelle ; de la culture de la résistance ; au passage culturel d’une résistance issue de la seconde guerre mondiale à une résistance d’aujourd’hui, pour se dégager de l’oppression économique à laquelle les peuples de la planète sont soumis. « Je n’ai pas plus aujourd’hui qu’hier, le droit de critiquer ce qui chez d’autres serait oppression, brutalité, mécanisation bureaucratique. Je dois seulement vivre en répétant ‘que fais-tu toi, tous les jours pour que cela cesse ?’ Je dois savoir que cela ne se fait pas seul, mais avec les autres ; et se fait tous les jours. Non comme un cri qui se pousse et s’évanouit en révolte ou injure, mais en répétitions : comme le marteau du forgeron, comme le sillon du paysan, comme le cahier de l’écolier, comme la balance du chimiste, comme le pollen de l’abeille, comme le stylo de l’écrivain, comme le retour du printemps, cet éternel retour qui chaque année n’est jamais fatigué de fleurir malgré les éternelles chenilles qui le dévoreront. Il n’y a pas de monde parfait. C’est ce qu’il faut savoir sans illusion. Il n’y a pas de monde sans combat. C’est cela qu’il faut savoir sans crainte. Il n’y a pas de monde sans salauds et on a aussi ses salauds à soi et son salaud à soi. Mais il y a un monde vivant et digne dans sa vie qui lui est vitalité. C’est là que peut souffler l’esprit et là seulement. Et il peut souffler haut et fort parce qu’il n’est pas isolé et qu’il insère en lui le monde tel qu’il vit, en emboîtements à réajuster tous les jours, demain, puis demain, puis toujours demain. » (Dans le transsibérien, page 196). Et ceci ouvre le chantier de la nécessité de réinventer les formes culturelles de la résistance aujourd’hui. Dans sa structure et son orientation éditoriale, le livre témoigne de cette question, de l’urgence de cette question, des conséquences pratiques de cette question pour nous. Nombreux seront les lecteurs qui découvriront les textes de Marcel Deprez et probablement aussi : avec quelle émotion ! Je pense en particulier à cette réflexion de fond : « Certitudes et incertitudes en matière d’éducation permanente » (page 251). Le croisement des textes de Marcel Deprez avec des formes libres et des contributions présentes fonctionne assez heureusement : « Démocratie quand tu nous dis/qu’on a le droit à la parole/alors qu’on crève ici (dans ce pays)/pour un salaire maudit » (Slam, page 111). On aimerait chaque année pouvoir recommander plusieurs de ces publications. Et, à les découvrir, on prend la mesure de la place qualifiante que l’activité associative belge francophone peut occuper parmi l’offre éditoriale de langue française. A lire assurément. [Mons (Belgique), le 19 février 2009, Roland de Bodt] – Publics concernés : animateurs culturels et sociaux, assistants sociaux et éducateurs, enseignants et étudiants en sciences sociales, culturelles, historiques et politiques, bibliothèques publiques, militants engagés dans les associations de citoyenneté, altermondialistes, éducation permanente, centres de jeunes, artistes, journalistes – Mots clés : art et politique, centres de jeunes, Chine, citoyenneté, démocratie, éducation permanente, lecture publique, pédagogie, résistances – Adresses web des éditeurs : www.ihoes.beContenu : Secrétariat de rédaction, comité de pilotage, crédits photographiques, mise en page, Impression (4) – Soutiens (6) – Table des matières (7) – Remerciements (9) – Introduction (11) – Être citoyen, c’est être résistant (17) – Résistance. Permanence, effet d’entraînement, par Marcel Deprez (19) – C’est celui qui dit, qui est…, par Joseph Pirlet (33) – Je maintiendrai, par Marcel Deprez (41) – Résistance hier et aujourd’hui ! par Marcel Deprez (45) – Résistance par Victor Demunck (49) – « W » et « Plat pays 3 » par Stéphane Hacquier (57) – Politiser les luttes, par Marcel Deprez (59) – De la reconnaissance du pouvoir totalitaire de l’économie & des luttes, par Roland de Bodt (65) – On va voter, par Marcel Deprez (77) – Citoyenneté responsable & démocratie concrète, hommage au formateur et à son esprit de résistance, par Jean Marie Lange (81) – Il rayonnait hors la ronde, par André Beauvois (109) – La parole démocratique, slam collectif de l’atelier du 21 mars 2008, CAL et Lézarts urbains (111) – Quelle différence entre terrorisme et guérilla ? par Marcel Deprez (113) – Légalité, médias, violence, par Vladimir Caller (117) – Les yeux ouverts, par Paul Hermant (121) – Dix ans déjà, chanson du répertoire de « C’est des canailles », par Christian Legrève (126) – Pour une autre politique de l’immigration ; où allons-nous maintenant ? par Marcel Deprez (129) – L’immensité et l’éternel …, par Mourad Boucif (137) – La lutte jamais achevée contre la division des « possédés », par Anne Morelli (141) – La mémoire face aux sans-papiers, par Mateo Alaluf (145) – Rester ami de la Chine (151) – Mao et le maoïsme, par Marcel Deprez (153) – Vouloir rester ami de la Chine, par Marcel Deprez (163) – Marcel Deprez et la Chine, par Franz Willems (167) – La Chine et l’Occident, un même besoin d’histoire, par Jules Deltour (173) – Les droits de l’homme en Chine, par Marcel Deprez (177) – Et si on essayait la culture ? par Brigitte de la Royère (183) – La Chine et l’Occident, une amitié impossible ? (187) – Dans le transsibérien, par Marcel Deprez (193) – Chaque fois que l’homme de la cabine, … Slam par Marcel Hicter (201) – Qui pourrait arrêter d’apprendre ? (203) – Apprendre à apprendre, par Marcel Deprez (205) – Les buts d’une maison des jeunes, par Marcel Deprez (211) – Education permanente et création artistique en maison de jeunes, par Etienne Droussin (217) – Bibliothèque et Education permanente, par Marcel Deprez (223) – Promotion de la lecture, convivialité et engagement citoyen, récit à deux voix par Dominique Morelle, Stéphane Coulonvaux et Yvette Lecomte (239) – Former à la prise de parole, par Marcel Deprez (247) – Certitudes et incertitudes en matière d’éducation permanente, par Marcel Deprez (251) – Le juste, l’injuste et Marcel. Quelle fidélité inventive ? par Majo Hansotte (279) – L’éducation permanente, par Francesco Susi (285) – Le Pont à la Morte Eau, Marcel Hicter (292) – L’art ne serait pas politique ? (295) – Animation socioculturelle, par Marcel Deprez (297) – A propos de Wilchar, par Marcel Deprez (303) – Que dirait l’artiste… par Daniel Seret (307) – Ni d’ennui, ni de stupidité, ni de dépendance, ni de conformité… par Marcel Deprez (315) – A quand l’utopie ? par Jean Lambert (323) – Lettre à Marcel Deprez, par l’asbl Les Grignoux, Liège (333) – Eloge de l’Utopie. A la recherche de l’impossible. Avec Marx, malgré Marx ? (338) – Repères biographiques (345) – Table des illustrations (n.n.)

 

 

Culture et Démocratie
70, rue Emile Féron - 1060 Bruxelles
Tél. : 02/502 12 15
Fax : 02/512 69 11
Courriel : cultureetdemocratie@scarlet.be

Cette lettre d'information a été réalisée par Georges Vercheval, Brigitte Schoorman et Baptiste De Reymaeker, en collaboration avec Roland de Bodt pour la rubrique « Pour ne pas rester sur sa faim », grâce au soutien de la Communauté française de Belgique.