n°32
- 26/02/2009
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Chers lecteurs,
Voici la Lettre de Culture et Démocratie n°32.
N'hésitez pas à nous faire part de vos remarques
et suggestions. Votre avis nous intéresse.
Bonne lecture!
L'équipe de Culture et Démocratie
|
Les couleurs correspondent aux axes suivants :
- Politiques culturelles
- Culture et Solidarité (Art et Santé,
Art et Prison, CPAS)
- Culture et Ecole
- Interculturalité
- Culture et Citoyenneté
|
À vos agendas
Consultez également l'agenda
du site de Culture et Démocratie ...
Activités et événements à venir, liés à la culture
dans un esprit démocratique
- Culture et citoyenneté
Deux activités à la Librairie Quartiers latins...
- Cécile Sauvage ou le chant
des mères
Samedi 28 février, 12h
Un coup de cœur de Pietro Pizzuti, comédien,
dans le cadre du centenaire de la naissance d'Olivier Messiaen."
Toutes les mères devraient lire le dialogue intime que celle-ci
tisse avec son enfant. La maternité a son poète.
Femme-mère, celle d'Olivier Messiaen est une âme en
bourgeon " (Pietro Pizzuti).
- Exposition Temps brassé
Jusqu'au 28 février.
Alain Janssens, photographe
Exposition ouverte du mardi au samedi de
10h à 18h. Entrée librePour plus de détails
: www.cfc-editions.be
Libraire Quartiers latins
14 Place des Martyrs
1000 Bruxelles
Tél : 02 227 34 00
quartiers.latins@cfc-editions.be
... et au Théâtre Océan Nord :
- Mars
d’après Fritz Zorn
Un projet de Denis Laujol
Mise en scène : Denis Laujol
Avec : Adriana Da Fonseca, Yann Frouin, Florence Minder, Benoît
Piret, Sophie Sénécaut, Vincent Sornaga, Baptiste
Sornin
Assistanat : Julien Jaillot
Lumières : Patrice Lechevallier
Représentations du 3 au 14 mars à
20h30, excepté les mercredis à 19h30, relâche
dimanche et lundi
Je suis jeune, riche et cultivé ;
et je suis malheureux, névrosé, et seul.
Le dernier cri d’un jeune homme de la meilleure société,
bien sous tous rapports, élevé dans le culte de l’harmonie
et de la tranquillité, dans le refus du conflit et de toute
forme de friction, privé du même coup de tout contact
réel avec quiconque, sans amis et sans amours, finalement
étouffé par la dépression et par un cancer
de la gorge qu’il attribue à toutes les larmes qu’il
n’avait pas pleurées dans sa vie ; son âpre
lutte, au seuil de la mort, vers la clarté ; et puis
sa révolte, intacte, comme un diamant brut, une petite victoire
au cœur de l’immense défaite.
L’histoire d’une résurrection. Un formidable
appel à la vie, lancé vers nous, du fond du gouffre.
Fritz Zorn est un pseudonyme, celui de Fritz Angst. C’est
un peu plus qu’un pseudonyme. Angst signifie peur, et Zorn,
colère. Fritz Angst est mort le jour même où
il a appris la publication de son livre ; il avait 32 ans.
Fritz Zorn vit toujours.
Mars, dieu païen de la guerre et de l’agression, est
aussi le dieu de la force créatrice, du renouveau et du printemps...
- Extérieur Rue
Film long-métrage, fiction/documentaire
Réalisé et mis en scène par Anne Closset et
Carmen Blanco Principal, en co-écriture avec les habitants
de la rue Vandeweyer à Schaerbeek.
Projections du 10 au 14 mars 2009, 19h, sauf le mercredi 21h30
Animé d’un idéal à
la fois créateur et relationnel, le Théâtre
Océan Nord est heureux de pouvoir participer à ce
projet avec les habitants de la rue. En partenariat avec les Halles
de Schaerbeek et le Centre Culturel de Schaerbeek, il diffusera
les premières projections de ce film en mars 2009.
Extérieur Rue est né du désir des
habitants de réaliser un film long-métrage qui s’intéresserait
à la vie de la rue. La rue Vandeweyer est le reflet de l’histoire
de l’Europe en général et de la Belgique en
particulier, un parfait exemple du multiculturalisme bruxellois,
un microcosme de nationalités et de générations
issues de toutes les couches de la société. Elle vit
dans un équilibre fragile entre deux pôles très
dynamiques du quartier : la chaussée d’Haecht
et la rue de Brabant.
Extérieur Rue raconte l’histoire d’un
groupe d’habitants qui se questionnent et se confrontent à
des situations particulières de leur rue, à certains
de leurs voisins, à un quotidien qu’ils voudraient
plus harmonieux.
Théâtre Océan Nord
63-65 rue Vandeweyer
1030 Bruxelles
réservations : 02/2167555
info@oceannord.org
www.oceannord.org
MARS ATTAC revient
Mons.
Plaza Art.
Du 2 au 7 mars, se tient la cinquième édition de
la Semaine du Cinéma engagé. Documentaires et films,
débats et invités. Questions de mondialisation et
réponses en alternatives. Passez à l'attaque ! Le
programme ainsi que des présentations des films, de débats
et des invités seront dévoilés progressivement.
Parlez-en déjà autour de vous!
Rendez-vous sur le blog : http://marsattac.over-blog.com.
Premières infos :
Lundi 2 mars : ouverture.
Projection-débat du film "W" (2008, US, Oliver
Stone) à 20h, au Plaza Art, Mons.
Pour ouvrir la semaine, regardons vers les USA. Rien de tel qu'une
projection dans l'avenir : Ouvrons le feu de MARS ATTAC avec la
question : qu'attendre d'Obama ? C 'est fou comme les gens de gauche
aiment trouver de nouvelles idoles. C'est fou ce que le peuple de
gauche aime se réfugier dans les bras d'un nouveau sauveur.
Entre nouvel espoir, projections plus ou moins réalistes
et risque de grande désillusion, qu'attendre et que penser
au juste ? Eric Remacle (professeur de sciences politiques à
l'ULB) réagira et réfléchira avec nous.
Samedi 7 mars 2009 : réservez votre nuit !
Soirée de Clôture MARS ATTAC
FINZERB, dés 22H30
Oxfam-Magasins du monde, le Festival Esperanzah !, Radio Chango
et l’asbl Court Circuit s’associent au FINZERB et à
MARS ATTAC pour organiser à Mons un évènement
portant sur la diversité musicale et culturelle. Ce sera
au FINZERB (20, Place du Marché aux Herbes, 7000 Mons), le
samedi 7 mars, dès 22h30. Pour l’occasion et la première
fois à Mons, le FINZERB accueillera Radio Chango avec Selector
Matanzas en DJ set. Venez nombreuses/nombreux ! Cet événement
montois qui clôture la semaine de cinéma engagé
MARS ATTAC est aussi le dernier événement de la campagne
« Musique, à quel prix ? » qui compte cinq rendez-vous
dont des concerts, projections de films et des débats. Programme
complet à découvrir sur www.esperanzah.be
Résultats des élections israéliennes sous la
loupe...
Jeudi 5 mars, 12h, dans le cadre des Midis
de la Laïcité, le Centre régional du libre Examen
propose une « analyse des élections israéliennes
: quels enjeux pour la Palestine et le proche Orient ? ».
Avec Pascal Fenaux, journaliste spécialisé dans le
Moyen-Orient.
« A la sortie des élections en Israël, il
est opportun d'analyser ce scrutin ainsi que de réfléchir
aux enjeux, aux perspectives et aux conséquences de la mise
en place de ce nouveau gouvernement. »
Entrée gratuite (+ lunch)
Maison de la Solidarité,
68, rue Coenraets,
1060 Saint-Gilles
"Albert Camus lit L'étranger - REMIX"
Après le succès des premières
dates, fin 2008, nous sommes heureux de vous annoncer la présence
de notre performance "Albert Camus lit L'étranger -
REMIX" dans le cadre de deux évènements majeurs
du monde du livre de ce début d'année. Nous serons
en effet les 5 et 6 mars à la Foire du Livre de Bruxelles
et le 17 mars au Salon du Livre de Paris !
Foire du Livre de Bruxelles, les jeudi 5
mars à 20h et vendredi 6 mars à 11h, à Tours
& Taxis.
Museum Night Fever : 2e édition de la nuit des musées
à Bruxelles
7 mars 2009
La seconde édition de la « Museum
Night Fever », la Nuit des Musées bruxellois, aura
lieu le 7 mars 2009 de 19h00 à 1h00, dans quatorze musées
de Bruxelles. Au programme : expos, concerts, danse, DJ's, visites
guidées, courts-métrages et une ‘afterparty’
jusque 3h00 à BOZAR…
Plus d'informations au Conseil bruxellois
des Musées : 02/512 77 80 ou info@brusselsmuseums.be
Singhet ende weset vro
Une collaboration entre PBA+Eden, le Théâtre
de l’Ancre et Charleroi Danses dans le cadre du Focus flamand
à Charleroi, les jeudi 12 et vendredi 13 mars 2009, à
20.30
Il fut un temps, pas si lointain, où
chaque petit Flamand consacrait une matinée hebdomadaire
à chanter en classe, où chaque foyer des Flandres
gardait précieusement dans sa bibliothèque un chansonnier
pour en interpréter les belles pages, lors des fêtes
religieuses, des longues soirées d’hiver ou, plus simplement,
aux repas de famille autour d’une table bien garnie. Ce recueil
de chants s’intitulait Singhet ende Weset Vro (Chantez et
soyez joyeux).
Ruud Gielens et son comparse musicien rock
Rick de Leeuw ont remis la main sur cet ouvrage, ont été
séduits par la naïveté de certains de ses textes
et ont ouvert les yeux sur l’ambiguïté de nombre
d’entre eux. Quel est le rôle de la musique dans l’émergence
d’une identité, dans la constitution de certains nationalismes,
dans l’affirmation d’une forme d’extrémisme
? En quoi l’émotion musicale peut-elle servir d’instrument
de propagande politique ?
Sur scène, une quinzaine de chanteurs-acteurs
interprètent avec dérision les rôles, parmi
d’autres, du cardinal francophone, de la maîtresse de
maison, du fils skinhead ou encore du petit ami marocain de la fille.
Ils défendent avec brio ce répertoire de chants populaires
et religieux qui va du Vlaamse Leeuw à Onze Lieve Vrouw van
Vlaanderen, et se clôture somptueusement, comme il se doit,
par La Brabançonne ! La musique adoucit-elle les mœurs
?
(Mise en scène et scénographie
: Ruud Gielens. Avec Rick de Leeuw, Rik Debonne, Haider Al Timimi,
Katrien Declercq, Rudi Genbrugge, Amber Goethals, Tom Kets, Jeroen
Perceval, Dett Peyskens, Nele Van den Broeck, Geert Vandyck, Evelien
Van Hamme et Mourade Zeguendi / Drapeaux : An Clauwaert, Olivier
Djamba Olwa, Gustavo Miranda / Dramaturgie, costumes, direction
musicale, son, techniques : Ann Weckx, Ivo Kuyl, Zouhaïr Ben
Chikha, Rik Debonne, Matthijs De Ridder, Inge Floré, Marc
De Boelpaep, Steven Lorie, Annie Vermeiren, Annet De Wilde, Claudine
Bogemans, Atelier KVS, Herman Buyl ( Flago Vlagkunst Haaltert).
Production : KVS. Coproduction : Union Suspecte).
PBA Place du Manège - 6000 Charleroi
- 071/311212 - www.pba-eden.be
La musique n'adoucit pas les moeurs
Musique classique – Stéphane
Ginsburgh et Céline Lory - 14 mars 2009, 20h30, à
l'Espace Senghor
En contrepoint de films contestataires, nous
imaginons le blues, le jazz, le rock progressif, le punk ou la chanson
à texte. La musique classique serait-elle éternellement
confinée à la tiédeur du salon bourgeois et
aux anesthésiantes certitudes qui y règnent ? Serait-il
contradictoire d'associer un concert «classique» à
des textes et des images de contestation ?
Pour les pianistes Stéphane Ginsburgh
et Céline Lory, la musique, quelle qu'elle soit, peut être
l'occasion de réconcilier l'individuel et le collectif. Ils
nous proposent un programme original associant films contestataires
et oeuvres musicales engagées.
Nous y découvrirons des documentaires
et courts métrages de Pierre Bonneau et Jacques Willemont,
Chris Marker, Martha Rosler, Jean Marie Straub et Danièle
Huillet, Jean Pierre Thiébaud (Groupes Medvedkine...). Nous
écouterons des pièces pour un ou deux pianos de Cornelius
Cardew, Frédéric Rzewski, Christian Wolff, Stephan
Wolpe.
Espace Senghor 366, chaussée de Wavre
– 1040 Bruxelles 02/2303140
Entre le monde et soi.
Pratiques exploratoires de l’espace
Samedi 14 mars à 12 h
Entretien avec Jean-François Pirson, artiste-pédagogue,
mené par Thierry Genicot, homme de radio et philosophe.
Jean-François Pirson prend le temps d’écrire
et celui de vivre l’espace. Il en résulte ce qu’il
ose appeler, à l’instar de Kenneth White ou de Gilles
Deleuze, une pensée du dehors, nomade.
Et c’est bien au dehors, à travers villes et régions,
qu’il nous entraîne pour ouvrir notre regard sur l’espace
du corps, les territoires et leurs limites, le paysage, dans leur
relation à la terre considérée comme l’étendue
de notre humanité.
L'Abécédaire des temps modernes
Le monde dans lequel nous vivons est-il
devenu indéchiffrable ?
Paul Pourveur propose un lexique de survie
à 26 entrées avec le TOME 1 « revisité
» et la création des Tomes 2 et 3 de son Abécédaire
des temps modernes.
Création en français, Nederlandse
boventiteling / Surtitrage en néerlandais
Auteur : Paul Pourveur - Artiste associé
Mise en scène : Michael Delaunoy
Avec Anne-Claire, Patrizia Berti, Annick Johnson et Sylvie Landuyt.
Scénographie : Philippe Henry / Costumes : Alain Wathieu
/ Lumière : Laurent Kaye / Décor sonore et régie
générale : Lorenzo Chiandotto / Chorégraphie
: Edith Depaule / Assistante à la mise en scène :
Laurence Adam / Assistant stagiaire : Félix Ulrich.
Au Rideau de Bruxelles, du 17 mars au 4 avril
2009, à 19h15
Palais des Beaux-Arts. Rue Ravenstein 23 . 1000 Bruxelles - auditorium
Paul Willems
Réservation 02 507 83 61 ou www.rideaudebruxelles.be
- Culture et Solidarité
Midi de la bioéthique du 6 mars 2009 : L’art peut-il
contribuer aux soins ?
Présentation par Sophie Jassogne,
Unité d’éthique biomédicale, UCL
L’art est facteur de bien-être. Comme la médecine,
l’art humanise. Comme l’artiste, le médecin a
comme premier rôle d’établir, grâce à
son art, une communication avec les personnes malades. Les points
de convergence sont nombreux entre les deux mondes. Einstein disait
que l’art et la science sont « comme les branches
d’un même arbre, dirigés vers l’anoblissement
de la vie de l’homme, pour soulever la vie hors de la sphère
de la simple existence physique ». Médecin et
artiste, Julie Pélicand écrit que « le
sens de l’observation, la créativité et l’ingéniosité,
sont des atouts communs aux deux disciplines »
L’activité artistique, proposée par un artiste
venant de l’extérieur ou par le soignant lui-même,
peut ouvrir une dimension cachée de la psychologie du patient.
Elle lui permet de s’exprimer, de reprendre du plaisir, …
Pour le soignant, l’art sera une bouffée d’oxygène.
Pour tel médecin, la pratique de la musique est une véritable
thérapie pour « recharger ses batteries spirituelles
(…) et repartir à l’assaut de la souffrance et
de la maladie ».
On ne fait donc pas appel à l’art pour passer le temps
et (se) divertir. Intégré dans la relation thérapeutique,
l’art devient un « facilitateur relationnel »
et permet d’approfondir la relation soignant/patient.
Aujourd’hui, à l’hôpital, une place est-elle
réservée aux activités artistiques ? Comment
le soignant lui-même peut-il prendre conscience de sa part
ludique ? Comment peut-il apprendre à l’utiliser
dans sa pratique professionnelle ?
C’est à ce genre de questions que nous essayerons de
répondre lors de ce Midi de la bioéthique consacré
à la place de l’art dans les soins. Nous entendrons
et débattrons avec Mme Martine Delrée, artiste et
responsable de l'animation pédiatrique des Cliniques Universitaires
Saint-Luc et Julie Pélicand, médecin et chercheur
en éducation pour la santé à l’UCL.
Cette conférence-débat se tiendra le 6 mars entre
12h15 et 13h45. Nous vous attendons à l’auditoire central
B, avenue Mounier à Woluwé, sur le site de la Faculté
de médecine et des Cliniques Universitaires St-Luc.
Entrée libre.
Renseignements : www.uclouvain.be/ebim
ou 02/7644330
Regards sur le travail
Cette année, Regards sur le travail
change de formule. Au lieu d'un programme d'un mois parfois trop
dense, nous déclinons le thème plusieurs fois sur
l'année. Et pour débuter en beauté, un premier
WE consacré au conflit LIP.
Il y a trente-cinq ans débutait à
l’usine d'horlogerie LIP, de Besançon, l’une
des grèves ouvrières les plus emblématiques
de l'après-68. Un mouvement de lutte incroyable, qui a duré
plusieurs années, mobilisé des foules entières
en France et en Europe, multiplié les actions illégales
originales sans céder à la violence, porté
la démocratie directe et l'imagination à incandescence
! C’est une grève qui - jusqu'ici - a bouleversé
la manière de concevoir la lutte et porté l'espoir
et les rêves de toute une génération.«
Si le conflit LIP a tant marqué les mémoires, c’est
sans doute parce qu’il a cherché à prolonger
le mot d’ordre étudiant de mai 68 qui proposait de
"mettre l’imagination au pouvoir" et de joindre
l’utopie à l’agréable. Les acteurs de
cette épopée n’étaient pas des héros.
Ils ouvraient simplement des brèches dans le possible, ils
montraient une voie. Ils inventaient au jour le jour une nouvelle
façon de vivre ensemble, radicale, limpide. En même
temps que du rêve, ils créaient de l’émotion.
A leur insu, évidemment, tout occupés qu’ils
étaient à se battre. » (Ch. Rouaud, cinéaste).
Vendredi 07/03 - Espace Delvaux
20h30
Soirée autour des films de Dominique Dubosc, cinéaste
intégré à la lutte
L'AFFAIRE LIP, de Dominique Dubosc.
En présence de Dominique Dubosc.
Samedi 08/03 - Espace Delvaux
18h00
LES LIP, L'IMAGINATION AU POUVOIR, de Christian Rouaud
20h30
FILS DE LIP, de Thomas Faverjon
PUISQU'ON VOUS DIT QUE C'EST POSSIBLE, montage de Chris MarkerLes
projections seront suivies d'un débat.
Appel à ceux qui ont connu LIP pour
un projet d'expo.
Durant les deux jours de projections/débats, nous mettons
une vitrine d’exposition à votre disposition pour accueillir
tout objet, tract, photo, affiche, montre, etc, souvenir de cette
lutte qui a tant marqué les esprits ici. Merci de me contacter
si vous avez des choses à montrer (Javier 0495/43.42.59).
Et en plus… toute personne portant
au poignet une montre LIP achetée à l’époque,
rentre gratuitement dans la salle…
http://www.leptitcine.be/
Semaine de solidarité Internationale
Du 20 au 28 mars 2009, à Charleroi
La solidarité internationale, c’est l’affaire
de tous ! La moitié de l’humanité vit avec moins
de 2 € par jour ; plus de 800 millions de personnes souffrent
de la faim. Les richesses se multiplient tandis que la pauvreté
ne cesse d’augmenter. Les inégalités n’ont
jamais été aussi fortes.
Alors que la mondialisation accroît l’interdépendance
entre les pays et que des choix politiques et économiques
mettent la planète en péril, la solidarité
internationale est plus que jamais nécessaire. Celle que
nous défendons se base sur le partage et la réciprocité,
non sur l’assistance ou le paternalisme, et laisse les populations
maîtres de leur destin. Elle doit être portée
par tous : associations, pouvoirs publics, entreprises, syndicats,
citoyens… Elle prend différentes formes et ne se limite
pas aux dons ou aux actions dans les pays en développement.
Il est indispensable d’agir également sur les causes
des inégalités au Nord comme au Sud. La solidarité
internationale est un acte politique et réfléchi.
C’est aussi une nécessité pour construire un
monde plus juste !
La solidarité internationale, c'est l'affaire de chacun
! Parce que changer le monde, c’est possible, tous les jours,
près de chez vous !
Durant une semaine, le Conseil Wallonie-Bruxelles de Coopération
Internationale propose aux enfants, jeunes et adultes, avec de nombreux
partenaires, un vaste et riche programme d' expositions, d'ateliers,
de pièces de théâtre, de films, de débats
et d'animations autour de la solidarité. Plus qu'une semaine
de sensibilisation, c'est une semaine de formation, où chacun
apprendra ce qu'est l'engagement citoyen qui place au coeur de son
action la solidarité.
Programme complet : www.solidarite-charleroi.org
Infos : 0494/350381 ou info@solidarite-charleroi.org
Coup de cœur
- Culture et Citoyenneté
Atelier de Traversées Critiques asbl.
Pour celles et ceux qui n’ont jamais
assisté à une séance de notre Atelier de traversées
critiques, quelques mots d’explication seront les bienvenus.
Les thèmes dont nous débattons sont tous issus des
questionnements et des problématiques que la vie en société
(occidentale et mondialiste) ne manque pas d’occasionner.
Notre particularité, après 15 mois d’existence
et de mise en œuvre de notre méthodologie, est que nous
envisageons les réponses à ces questions selon une
réflexion qui synthétise et prend en compte les aspects
philosophique, anthropologique et psychanalytique.
Chacune de nos pensées et idées,
chacune de nos attitudes, chaque action, tout ce que nous élaborons
(dans nos relations professionnelles, amoureuses ou politiques et
sociales) est le fruit d’un mystérieux mélange…
fait de désir, d’oubli, de répétition,
de raison, de passé, de contrainte, de plaisir, d’anticipation,
d’inconscient, de reconnaissance et d’espoir, mais aussi
de l’Autre, des autres, de tout ce qui nous attend et de ce
que nous considérons toujours-déjà comme perdu
à jamais…
On le voit, envisager les « choses humaines »
d’un seul point de vue est un leurre. Une seule approche,
une seule « école » ne suffisent pas
(ni religieuse, ni philosophique, ni culturelle) pour expliquer
et comprendre. On peut dire qu’il faut toutes les sciences
de l’humain pour expliquer la-femme-et-l’homme-dans-le-monde.
Nos ateliers s’apparentent plus à des causeries, où
alternent questions et réponses, qu’à des cours
proprement dits. Le pragmatisme est de rigueur et la théorie
vient en support, en deuxième ligne. En outre, si tout le
monde est libre de s’exprimer à tout moment, personne
n’est obligé de prendre la parole, d’autant qu’on
ne pose pas de questions à l’auditoire. Voilà
pour le modus vivendi.
L’approche que nous proposons permet aux participants, universitaires
ou non, de mettre en œuvre de nouveaux « outils
théoriques » et d’affiner leur manière
de raisonner et d’argumenter. Les concepts que nous passons
en revue agissent, une fois qu’ils ont été compris
et intégrés, en fondements sur lesquels on peut toujours
revenir s’appuyer et éviter de perdre pied (dans une
conversation, ou dans une réflexion par exemple). ça
n’est pas de tout repos, cela demande du travail, mais c’est
fortifiant et rassurant…
Patrice Macar
Pour infos : patrice.macar@gmail.com
ou 0478/58.15.18
Asbl ARCRI (Atelier de Traversées Critiques)
Rue de la Station, 29 à 4460 Horion
Coups de cœur pour des photographes engagés !
Même s’ils préfèrent le terme « concernés »
! Artistes et photographes sont de plus en plus nombreux à
s’investir dans des projets relatifs aux questions de société,
projets à long terme qui leur rapportent peu mais dans lesquels
ils s’impliquent. Témoigner est un des rôles
importants de la photographie. La grande presse ne jouant plus le
rôle majeur qu'on attend d’elle en ce domaine, il reste
les publications et les expositions. Certaines viennent de se terminer.
D'autres sont en cours !
Au Palais de Justice de Bruxelles, l’exposition Room for
Justice s'est achevée. Elle a commencé à Antwerpen.
Montée par l’ONG Avocats sans Frontières, elle
traite de la justice dans une économie globalisée
qui ne tient pas compte de l’humain, à travers les
témoignages de sept photographes choisis par Inge Henneman,
du Fotomuseum d’Antwerpen. Parmi eux, Jiri Rezac qui décrit
la pollution et la destruction de l’habitat des tribus indiennes
par l’exploitation des sables bitumeux au Canada ; Raghu
Rai, pour les survivants de la catastrophe de Bhopal, 24 ans après
; Marc Gong pour les ravages de l’insecticide Nemagon
sur les travailleurs des bananeraies et des plantations de canne
à sucre ; et le désastre écologique dû
au pétrole et au torchage du gaz dans le Delta du Niger,
décrit Kadir Van Lohuyzen. Reste une publication, modeste
mais intéressante. www.asf.be
info@asf.be
« Fatal Footprint » était présentée
en décembre dernier, à Bruxelles. Une exposition en
plein air, face à la Bibliothèque royale (place de
l’Albertine), pour sensibiliser le grand public aux ravages
causés, longtemps parfois après que les guerres soient
terminées, par les mines, sous-munitions et autres engins
de mort. Que certains produisent et utilisent encore.
Trois photographes ont été chargés de mission
par Handicap International Belgique. Tim Dirven (Panos) est allé
au Laos, Gaël Turine (VU) en Ethiopie et en Colombie, John
Vink (Magnum) au Cambodge. L’exposition est terminée
mais on peut retrouver les images dans le n° 13 de la revue
de photographie View qui lui consacre 15 pages. Un dossier interpellant
pour cette guerre après la guerre…
www.fatalfootprint.be
www.handicapinternational.be
et www.viewmag.be
« Africa Report ». Du photojournalisme dans
un lieu traditionnellement dédié à l’art
contemporain ? L’ISELP a consacré ses espaces aux photographies
sobres et signifiantes de Cédric Gerbehaye, qui y présentait
son travail à propos de la situation dans l’est du
Congo, et de Gaël Turine qui, depuis plusieurs années,
documente la situation humanitaire en Erythrée. L’exposition,
co-organisée par Leica, se clôturait le 17 janvier
par une rencontre où les photographes débattaient
des mutations du photojournalisme avec Laurent Courtens, historien
de l’art (Iselp), Jean-Marc Bodson, photographe, critique,
enseignant au 75, et un nombreux public. ISELP, Bd de Waterloo,
1000 Bruxelles
Enfin, depuis le 23 janvier, le Musée de la Photographie
consacre ses espaces d’expositions temporaires à Fred
Baldwin et Wendy Watriss. Créateurs en 1986 du FotoFest de
Houston, les plus importantes rencontres de photographie aux USA,
ils s’étaient laissés oublier comme photographes…Ils
ont pourtant une longue carrière derrière eux. Leur
œuvre la plus connue est une enquête qu’ils revendiquent
comme un travail documentaire "commun" à propos
du Texas. Un Texas rural surtout – cow-boy, pionnier, pétrolier
– où coexistent les communautés germaniques,
hispaniques, afro-américaines, blanches… Une Amérique
complexe et démystifiée.
Le travail plus personnel de chacun d’eux est également
redécouvert à cette occasion tel celui de Fred Baldwin
à propos du Ku Klux Klan et des manifestations pour les droits
civiques des afro-américains dans les années 60, avec
Martin Luther King. Reporter et productrice de documentaires sur
la guerre du Vietnam et sur les guerres civiles au Salvador et au
Nicaragua, Wendy Watriss a également réalisé,
dans les années 80, un reportage sur « l’Agent
Orange », cette substance chimique abondamment larguée
par l’aviation US sur le Vietnam, le Laos et le Cambodge,
qui a condamné la population locale mais aussi ses propres
soldats à une mort lente et à des handicaps transmis
à leurs enfants.
Musée de la Photographie, 11, avenue Paul Pastur, 6032 Charleroi
/ Mont-sur-Marchienne.
t : 071 43 58 10 mpc.info@museephoto.be
www.museephoto.be
Les artistes peuvent-ils peser sur le cours des choses ? Le mois
dernier, dans Le Soir, Jean-Marie Wynants mettait en évidence,
sur deux pages (!), une manifestation exceptionnelle qui se tenait
au Grand Palais, à Paris. Six milliards d'autres. Bâtie
sur une idée de Yann Arthus Bertrand, c'est davantage un
débat multiple, en vidéo, qu'une exposition au sens
propre. C'est à voir et à entendre. Au Grand Palais,
les files étaient énormes pour écouter le monde,
pour entendre parler l'autre, les autres. Une belle idée,
qui devrait être contagieuse.
Elle l'est, d'ailleurs. Coïncidence ? A Paris également,
et jusqu'au 15 mars, à la Fondation Cartier, Raymond Depardon
et Paul Virilio proposent leur lecture du monde. Personnelle, mais
conjointe. Paul Virilio lance un cri d'alarme. Dans les trente années
à venir, pour des raisons climatiques, économiques
ou de violence, un milliard de personnes devront s'exiler. Sur cinquante
écrans, des cartes se modifient, des chiffres s'affolent,
des images de migrants en train de se noyer illustrent son propos,
qui passe en boucle.
Depardon est à la fois connu comme photographe et comme cinéaste.
C'est en cinéma, et face caméra, qu'il recueille ici
les témoignages de gens qui s'expriment à propos de
leur vie, et de leur culture. Une femme guarani, dans un bidonville
de Sao Paulo, loin de ses racines : "il nous reste à
faire confiance aux "blancs", pour qu'ils nous trouvent
une autre terre, avec une forêt, et de l'eau" . Un Indien
Yanomami, qui vit toujours dans la forêt, parle de la maladie
qui touche désormais ses proches : "l'épidémie
est venue ; beaucoup de gens sont morts. Les esprits sont morts,
nos pensées sont vides. Je suis déjà mort".
Dans le désert des Afars - Ethiopie - des enfants chantent
un "hymne à la terre". Et une Kawesqar du Chili
(les nomades de la mer, en voie de disparition) questionne : "quand
tous les Kawesqar seront morts, qui pourra nommer les choses ?".
La culture, c'est la terre où l'on vit, la langue qui vous
a bercé. Cela vaut aussi pour l'Occitan de Pont-de-Maubert,
pour la Bretonne de l'Île de Sein…
Autant de questionnements essentiels. Coïncidences ?
Georges Vercheval
- Culture et Solidarité
Fais-moi une école asbl
L'année 2009 marque l'arrivée dans le paysage associatif
belge de " Fais-moi une école", association
dont l'objectif est double : améliorer les conditions d'accès
à l'éducation et favoriser une scolarité de
qualité, principalement dans les pays du Sud, le tout dans
un esprit de développement durable.
Le rayon d'action de "Fais-moi une école" se situe
dans la création de bâtiments scolaires, l'apport de
matériel éducatif, de formations pédagogiques
et d'animations culturelles notamment via des artistes locaux.
L'éducation et la formation sont essentielles au développement
individuel et collectif des sociétés. Nous voulons
vivre dans un monde où l'accès à l'école
n'est plus un luxe réservé à une élite,
et où la qualité des formations permet aux jeunes
de prendre leur destin en main et de faire des choix libres et respectueux
des autres et d'eux-mêmes.
L'origine de « Fais-moi une école »
se situe lors d'une rencontre en Guinée entre le photographe
Christophe Smets et la fondatrice de Guinée Solidarité,
Nadine Bari.
Quelques mois de réflexion plus tard et l'asbl est sur pied,
ainsi qu'une équipe d'une quinzaine de bénévoles
actifs à la mise en place de projets éducatifs et
culturels à court et moyen terme.
Deux premiers grands projets ont été lancés
:
- La mise sur pied d'une campagne de sensibilisation « un
crayon pour chacun » vise à récolter des
fonds pour acheter du matériel scolaire à destination
d'écoles qui en éprouvent le besoin (via l'économie
locale du pays concerné) et encourager les enfants du monde
entier à dessiner leur école pour en faire une grande
exposition.
- La création d'une école primaire en Guinée
dans un village enclavé à 4 heures de route de Conakry
et la campagne.
Parallèlement, "Fais-moi une école" est
active en Belgique avec un premier soutien en matériel fait
aux écoles de Devoirs en Province de Liège par l'intermédiaire
d'une société d'assurances.
Pour mener à bien ses projets, l'association a imaginé
plusieurs voies de financement possibles, dont la création
d'une galerie web où chaque artiste peut déposer une
oeuvre dont les bénéfices des ventes seront versés
à la construction d'une école.
Si vous souhaitez nous aider, plusieurs possibilités s'offrent
à vous :
- Donner un peu de votre temps afin de vous investir dans l'un de
nos projets
http://faismoiuneecole.org/formulaires/form_volont.php
- Offrir une oeuvre d'art si vous êtes artiste, ou en acheter
une si vous êtes amateur d'art.
http://faismoiuneecole.org/galerie/galerie.php
- Offrir ou récolter du matériel scolaire qui sera
envoyé dans une école en manque de fournitures dans
un pays en développement
http://faismoiuneecole.org/formulaires/form_crayon.php
- Faire un don au 068 - 2522562 - 65 qui sera destiné à
la construction d'une première école, en Guinée.
Les plans de l'architecte sont prêts. Nous avons besoin de
20000 €.
Pour tout renseignement :
contact@faismoiuneecole.org
T. +32 (0)4 224 31 88
www.faismoiuneecole.org
Faits et opinions
- Culture et Citoyenneté
Prospective du développement culturel - Déclaration
finale
Ci-dessous retranscrit, un texte paru dans un numéro
hors série de la revue Analyse et Prévision.
Il conclut les actes d'un colloque intitulé « Prospective
du développement culturel », tenu à Paris
en 1972, présidé par le Belge Henri Janne (et où
sont intervenus Michel de Certeau, Edgar Morin, Alvin Tofler...).
L'objectif était de proposer, à l'attention des
Ministres de la Culture européen, les fondements de stratégies
de la culture. Il ne s'agissait donc pas d'un symposium supplémentaire
sur « Qu'est-ce que la culture » mais d'une
action destinée à faire partie des stratégies
de développement.
Rédigé tel un « programme »
électoral et porteur d'un sentiment d'urgence, ce texte,
37 ans plus tard, a conservé toute son actualité.
Déclaration Finale (1)
Un groupe international de spécialistes de diverses disciplines,
réuni pour étudier la prospective du développement
des sociétés industrielles avancées, a essayé
de définir le rôle que la culture est appelée
à jouer dans le développement.
Leur réflexion les a conduits à alerter les gouvernements,
l'opinion publique et ceux qui l'orientent, des menaces qui pèsent
sur l'avenir de nos sociétés. Ils ont conclu que les
politiques d'action culturelle peuvent et doivent désormais
jouer un rôle déterminant dans la maîtrise du
futur.
A cette fin, ils formulent les propositions suivantes :
Le développement industriel : quel futur ?
Le développement industriel épuise la nature et se
retourne contre l'homme. La prise de conscience de ce qu'il coûte
à la société et les sous-produits négatifs
qu'il engendre font qu'on s'interroge partout de son futur.
Le futur a déjà commencé, mais, dans un système
industriel fragmenté en éléments hétérogènes
et contradictoires, on refuse de le reconnaître.
Dans leur disparité, ces éléments ne doivent
cependant pas être regardés isolément, car ils
sont concomitants et interdépendants. Leurs répercussions
sur les conditions mêmes de la vie humaine constituent un
tout menaçant.
Il est dès lors impossible d'accepter que se poursuive le
jeu irresponsable qui consiste pour les gouvernements à laisser
les techniques développer le cours illimité de leurs
possibilités, au lieu de reconnaître les besoins indispensables
et de donner la priorité à ceux-ci sur des besoins
artificiels engendrés par la mécanique du profit.
L'avenir de l'homme ne saurait sortir des ordinateurs comme une
fatalité inévitable : « les tendances lourdes »
de la société, y compris l'aspect démographique,
ne sont pas irréversibles pour peu qu'une prise de conscience
responsable introduise dans l'action politique le poids des valeurs,
de cultures, de forces sociales diverses. Elles seules permettent
de contrôler les processus socio-économiques qui menacent
notre biosphère.
S'il ne peut être question d'arrêter la croissance économique
(ne serait-ce qu'en raison de la situation du tiers monde), il est
indispensable qu'un sursaut – de nature culturelle –
conduise à transformer une croissance quantitative en amélioration
qualitative de niveau de la vie.
Dès lors, l'action culturelle est celle qui permet de penser
différemment la société et qui prépare
chacun à être responsable de l'évolution possible
de celle-ci, à faire face aux crises, à maîtriser
et non à subir son destin.
Toute politique culturelle a une dimension éthique qui lui
est essentielle.
Crise de la Culture ?
La réalité culturelle telle qu'elle est vécue
aujourd'hui par la grande majorité de la population dépasse
de beaucoup l'art et les humanités classiques. Parler aujourd'hui
de culture signifie parler des systèmes scolaires, des grands
moyens de communication de masse, des industries culturelles (du
journal au livre, du disque à la vidéo, du cinéma,
de la publicité, de l'habitat, de la mode). On ne peut donc
s'en tenir à une démocratisation de la culture qui
vise à étendre à tous la diffusion et la consommation
des beaux-arts.
Le système scolaire est en crise ; il ne correspond plus
aux besoins de nos sociétés ni aux aspirations des
individus. Aussi bien l'accélération du renouvellement
de la connaissance que les innovations technologiques exigent la
transformation urgente du système actuel en un système
d'éducation permanente dont les impératifs comportent
une « déscolarisation » des programmes
et des institutions scolaires.
Les moyens de communication de masse soumettent l'environnement
humain à un arrosage indifférent d'informations provoquant
une sursaturation. L'individu n'est pas armé pour y faire
face. De sujet actif d'opinion, il devient un simple objet pour
l'information.
Les industries culturelles sont déterminées par la
logique du marché et du profit : elles modèlent un
milieu et engendrent des pratiques dont on ne peut accepter le développement
sans contrôle.
L'art et ses institutions, la diffusion de la culture établie
sont étrangers à la majorité des populations
comme aux groupes marginaux et aux nouvelles structurations sociales
(jeunes, immigrants, etc.).
Leur aliénation culturelle et la frustration du pouvoir de
s'exprimer donnent lieu à un manque que les idéologies
actuelles ne sont pas en mesure de combler : ce qui se dit ne correspond
plus à ce qui se passe. Aussi voit-on apparaître un
certain nombre de phénomènes positifs ou négatifs
: le recours à de nouvelles formes d'expression ou d'évasion,
la culture sauvage, de nouvelles formes de mysticisme, la résurgence
de la magie, les drogues, etc.
La culture académique et scolaire tend à dégénérer.
Inauthentique, elle devient marginale et va jusqu'à favoriser
certaines formes de nihilisme.
La crise de la culture est un indice probant de la crise du système
: si la politique culturelle à elle seule ne peut avoir l'ambition
de résoudre la crise générale, elle peut et
doit aider chacun à lui faire face et la société
à la gérer.
Orientations
Toute politique culturelle a pour objectif fondamental la mise
en oeuvre de l'ensemble des moyens capables de développer
les possibilités de l'expression et d'assurer la liberté
de celle-ci. Il s'agit de reconnaître à l'homme le
droit d'être auteur de modes de vie et de pratiques sociales
qui aient signification. Il y a lieu en conséquence de ménager
les conditions de la créativité où qu'elles
se situent, de reconnaître la diversité culturelle
en garantissant l'existence et le développement des milieux
les plus faibles.
Des solutions pratiques et efficaces ne peuvent pas être dégagées
sans recourir à la recherche fondamentale et à l'expérimentation.
Contrairement à la tendance qui se dessine et dont la plupart
des politiques budgétaires sont le reflet, il importe d'encourager
un effort de financement à long terme de la recherche fondamentale
en sciences sociales. Des efforts parallèles doivent être
déployés pour en perfectionner les méthodes.
Des actions immédiates s'imposent déjà :
Accélérer la mutation du système scolaire en
système d'éducation permanente répondant aux
intérêts et aux besoins réels des différents
groupes de la population ;
Disjoindre les organisations de communication de masse du pouvoir
politique et des pouvoirs économiques (monopoles, etc.) ;
Définir et appliquer une politique à l'égard
des industries culturelles ;
Réaliser les conditions d'une « démocratie
culturelle » comportant, dans une perspective de décentralisation
et de pluralisme, l'intervention directe des intéressés
;
D'où un certain nombre d'urgences :
Promouvoir un système différencié « d'ateliers
culturels » et de « laboratoires sociaux »
ou de tous autres équipements qui permettent l'apprentissage
et l'emploi des technologies nouvelles se prêtant aux échanges
interpersonnels ;
Instaurer des relations plus directement articulées entre
les institutions culturelles et les forces économiques et
sociales ;
Fonder la formation sur l'autodidaxie et sur le développement
de l'esprit critique par la transformation des structures stérilisantes
(centralisme scolaire, bureaucratie et toute sorte de totalitarisme
explicite ou latent) ;
Définir des politiques nationales et internationales en matière
de technologie culturelle, dotées de moyens nécessaires.
Conclusions
Les tâches graves qui sont devenues les nôtres et les
possibilités techniques dont la société dispose
désormais exigent et permettent un renversement dans l'orientation
des politiques :
Substituer à la passivité de la consommation la créativité
de l'individu ;
Faire place à une responsabilité de l'homme là
où prévaut la contrainte des technologies ;
Ne plus se limiter à la démocratisation de la culture
d'héritage ou d'élite et promouvoir une diversité
d'expressions culturelles fondée sur un pluralisme social
;
Donner la priorité à la restauration de l'accord entre
l'homme et son milieu ;
Passer d'un système culturel qui ne vise qu'à reproduire
l'état de fait actuel pour s'orienter vers la protection
– y compris aux niveaux politique et technique – des
groupes et des personnes dont les facultés créatrices
constituent le meilleur moyen de faire face aux situations provoquées
par le choc du futur.
(1) in Analyse et Prévision, Prospective du développement
culturel, hors série, Paris, SEDEIS, Octobre 1973, p.174
-179.
Dernières nouvelles
Actualités, petites annonces, appels, offres, pétitions,
informations…
- Culture et Démocratie
Déménagement
Les bureaux de Culture et Démocratie ont changé de
siège social :
Nouvelle adresse :
70, Rue Emile Féron
1060 Saint-Gilles
- Culture et citoyenneté
L'expression
du corps humain et de la terre
C'est le thème qui traverse la programmation 2009 de l'Atelier
de la Dolce Vita : Musique (chanson française, musique classique,
musique du monde,...), Littérature, Arts plastiques... Il
y en a pour tous les goûts !
www.atelierdolcevita.be
Programme complet
des cours-conférences du Collège Belgique.
Consultez sur www.academieroyale.be
le vaste programme des cours-conférences organisés
par Le Collège Belgique... les conférences sont regroupées
autour de thèmes plus généraux. En voici quelques-uns
qui devraient vous intéresser :
- Les trompettes de l'Apocalypse. Introduction critique à
la littérature apocalyptique et ses prolongements.
- La naissance des idéologies selon Sartre. Le matérialisme
revisité.
- Histoire et mémoire. Un duo impossible ?
- Islam de Belgique. La réalité locale et l'enjeu
global.
- La globalisation et ses impacts sur le modèle social et
culturel européen.
- Philosophie et sociologie de la postmodernité
- Une politique culturelle démocratique peut-elle échapper
au modèle de la consommation ?
Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts
de Belgique
Rue Ducale 1, 1000 Bruxelles - Belgique
arb@cfwb.be
02 550 22 12
www.academieroyale.be
Prix des Musées
Cette année aura lieu la quatrième édition
du “Prix des Musées”. Ce prix récompense
chaque année un musée wallon, un bruxellois et un
flamand. Pour chacune des trois régions, 5 musées,
au maximum, sont présélectionnés par un grand
jury. La sélection se fait notamment sur base de critères
tels que l’accessibilité des musées, la dynamique
éducative (visites, animations, projets) et la médiation,
la présentation des collections.
Les noms des musées nominés seront révélés
le 9 avril 2009. Le Jury final désignera ensuite les trois
gagnants.
Pour cette édition, un nouveau prix verra le jour :
le prix du jury des enfants ! Il accordera à un musée
par région la somme de 2500 €. Ce sont des classes de
troisième et de quatrième primaires qui décerneront
ce prix. Le « Prix des Musées » cherche
encore quelques classes, dans chacune des régions, qui visiteraient
deux musées, un dans leur région et l’autre
à Bruxelles. Au terme de ces visites, une évaluation
et un vote sont rendus par la classe, ce qui permettra de désigner
les 3 musées gagnants. Il est donc fait donc appel à
votre esprit de curiosité et à votre enthousiasme.
Pour le reste, le « Prix des Musées »
prend les frais en charge : le transport (par autocar), les
entrées des musées, les frais d’animation et
visite, les repas. Il faut seulement avoir la possibilité
d’effectuer les deux visites dans le courant du mois d’avril
et début mai...
La remise des prix aura lieu le mercredi 13 mai aux Musées
royaux des beaux-arts de Belgique à Bruxelles. Des délégués
de classe seront invités pour remettre le prix.
Pour plus ample info voir www.prixdesmusees.be
et / ou contactez peter.wouters@okv.be
ou tel 09/ 269 58 30
Wiels lance
un appel à candidatures pour les résidences de 2010
Wiels lance son appel à candidature pour la session 2010
des résidences, prévues du 4 janvier au 31 décembre
2010 pour les artistes internationaux, et du 4 janvier au 30 juin
2010 pour les artistes belges ou résidant en Belgique...
http://www.wiels.org/site2/page.php?node_id=58
ParaPub
Le GSARA (Groupe Socialiste d'Action et de Réflexion en
Audiovisuel) a conçu, en 2008, un « concours
de scénarios pour un regard critique citoyen sur la
publicité ». Au final, 3 vidéogrammes et 3 capsules radiophoniques
(d'une durée comprise entre 28 et 51 secondes) ont été réalisés.
Présentées en avant-première lors de La Nuit
des Publiphobes (Cinéma Nova), ces courtes réalisations
questionnent l'omniprésence des messages publicitaires dans
les espaces tant publics que privés. Par ailleurs,
elles interrogent les effets que ces messages produisent sur
l'individu, la société et l'environnement.
Nous vous invitons à les voir, entendre et télécharger
ici :
http://www.gsarabxl.be/gsara/spip.php?article40
Pour plus d'infos :Jean-Pierre Tilman (directeur)
Tél. : 02 250 13 17
jean-pierre.tilman@gsara.be
Stéphanie D'Haenens (coordinatrice)
Tél. : 02 250 13 29
stephanie.dhaenens@gsara.be
http://www.parapub.org
- Culture et Solidarité
La pauvreté est une violation des droits de l’homme,
nous ne pouvons en aucun cas nous résigner à
l’accepter !
A l’occasion des 10 ans de l’accord de coopération
relatif à la pauvreté entre l’Etat fédéral,
les Régions et les Communautés, le Service de lutte
contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion
sociale publie "Pauvreté, Dignité, Droits de
l’homme", un recueil d’articles qui vise à
répercuter l’engagement ambitieux pris en 1998, il
y a dix ans, par les gouvernements et parlements du pays.
Ceux-ci ont en effet considéré à cette époque
que la pauvreté, fût-ce d’un seul être
humain, porte gravement atteinte à la dignité et aux
droits inaliénables et égaux de tous les êtres
humains, et décidé d’unir leurs forces pour
restaurer les conditions de la dignité humaine.
Dix ans plus tard, cependant, l’élimination de la pauvreté
demeure une lutte quotidienne contre l’inégalité
en matière de respect des droits de l’homme. Et le
"Service" doit, plus que jamais, faire face aux questions
du terrain : comment cette approche ambitieuse se traduit-elle
dans les législations ? Quels changements apporte-t-elle
dans la vie des personnes pauvres ? Ne s’est-on
pas résigné à accepter un certain pourcentage
de pauvres dans notre société ?
La première partie de l’ouvrage aborde la relation
entre pauvreté et droits de l’homme, au cœur des
engagements pris dans l’accord de coopération. La deuxième
évoque trois leviers d’action identifiés comme
essentiels par les auteurs de l’accord : sécurité
sociale, services publics, participation des personnes concernées.
Vous pouvez commander la publication Pauvreté, dignité,
droits de l'homme à l'Infoshop du SPF Chancellerie du Premier
Ministre Boulevard du Régent, 54 - 1000 Bruxelles
T: 02/514.08.00 – F: 02/512.51.25 - shop@belgium.fgov.be
Prix : 18 euros (+ 2,60 euros de frais de port)
Vous pouvez aussi télécharger cette publication sur
le site www.luttepauvrete.be
Sites internet
- Micro Cassandre est le nouveau blog, lié à la revue
« Cassandre Horschamps » et se veut résolument
un espace de débats sur l'art, la culture et la société.
http://www.microcassandre.org/
- André Versaille éditeur en association avec le Musée
de l’Europe, dont Élie Barnavi est le Conseiller scientifique,
lance un blog dédié à l’Europe :
http://www.andreversailleediteur.com/europe/
Pour ne pas rester sur sa faim
Les propositions de Roland de Bodt :
Le débat public : une expérience française
de démocratie participative
Revel, Martine, Blatrix, Cécile, Blondiaux, Loïc,
Fourniau, Jean Michel, e.a. (dir.) – Le
débat public : une expérience française
de démocratie participative – Paris (France)
, Editions la Découverte, « Recherches »,
2007, 412 pages, ISBN : 978.2.7071.5341.8
Présentation : Il s’agit de
l’édition originale en langue française des
actes d’un colloque organisé à Lille les 14
et 15 septembre 2006 consacré à « L’institution
du débat public ; état des lieux et perspectives
de recherches ». Ce colloque était organisé
par le Centre éthique, technique et société,
par le Centre d’études et de recherches administratives,
politiques et sociales de l’Université de Lille 2,
et par l’Institut national de recherche sur les transports
et leur sécurité, plate forme interdisciplinaire ‘Débat
public’ avec le soutien de la Commission nationale du Débat
public (France). Il regroupe une trentaine de contributions regroupées
autour de cinq thèmes principaux : 1. Instituer le débat
public, 2. Organiser le débat public, 3. Mettre en œuvre
le débat public, 4. Débattre autour du débat
public, 5. Evaluer le débat public. La collection « Recherches »
mérite une attention soutenue de la part de tous les publics
intéressés par l’analyse des faits sociaux contemporains ;
elle participe d’un redéploiement des approches en
sciences humaines et sociales. Elle publie des ouvrages de toutes
disciplines et favorise les approches multidisciplinaires. Elle
rend visible les enjeux méthodologiques et sociétaux
de la recherche, elle-même et l’intérêt
de cette mise en scène de la démarche de recherches
nouvelles en sciences sociales apparaît avec un éclat
particulier dans le présent volume. Déjà référencé
dans cette rubrique pour la même collection : « Gestion
de proximité et démocratie participative. Une perspective
comparative ». On retrouvera avec plaisir certains auteurs
dont les ouvrages ont été également référencés,
ici ; je pense à Loïc Blondiaux, par exemple. Format
livre, papier de large diffusion, mise en page sobre et moderne,
caractère lisible, dos carré collé. Prix :
autour de 35,00 €. – Commentaire :
C’est une chose qui n’est pas très connue de
la Belgique : la France a adopté un dispositif légal
et mis en place une commission nationale chargée d’organiser,
dans certaines conditions, un débat public. Ce dispositif
permet d’associer de manière consultative des citoyens
concernés par les conséquences concrètes des
décisions prises – idéalement ‘des décisions
à prendre’ – notamment en matière de grandes
infrastructures : ligne électrique à très
haute tension, centrale nucléaire, ligne ferroviaire à
grande vitesse, autoroutes, aménagements portuaires, terminal
méthanier, barrages, … La réglementation a été
adaptée par retouches successives, d’abord simple circulaire
(Bianco, 1993) et finalement une loi adoptée en 2002. Ce
dispositif a été activé près de quarante
fois en dix ans. Sur base de ces expériences, le colloque
avait, donc, pour objet de rappeler la genèse de cette invention
de démocratie participative et des antécédents
qui peuvent être évoqués, de décrire
son organisation et son fonctionnement à travers les divers
projets débattus, d’évoquer les problèmes
méthodologiques y compris pour l’analyse de cette procédure
par les sciences sociales et tenter une évaluation du « débat
public », éventuellement tirer un enseignement
des conditions de ses échecs ou de ses succès. Non
seulement, l’ouvrage permet de comprendre aisément
les modalités pratiques et les enjeux de ce dispositif, même
pour celles et ceux qui ne vivent pas en France ! Mais encore,
il présente un intérêt pour toutes celles et
ceux qui s’intéressent aux pratiques de la démocratie
participative, même si, dans le cas présent, la consultation
participative n’entraîne aucune obligation au niveau
de la prise de décision finale qui reste entre les mains
des maîtres d’œuvres. Entre information qualifiée,
consultation élargie, délibération ouverte
à géométrie variable, négociation collective
ou processus de préparation à la décision,
la pratique de la démocratie de proximité pose un
grand nombre de questions passionnantes pour éclaircir les
procédures de l’action publique au XXIe siècle.
On pourrait craindre un manuel technique pour spécialistes
de la participation citoyenne, mais ce serait sans compter la diversité
des approches et la transversalité de la démarche
qui offrent cet effet bénéfique, dans la plus grande
part des cas, de nous donner à lire des contributions lisibles,
même lorsqu’elles sont savantes ; des contributions
(im)pertinentes, même sous couvert académique. « S’agit-il
de mettre à l’épreuve de la discussion des choix
déjà pris ? Auquel cas la participation de plein
pied des élus au débat, aux côtés des
maîtres d’ouvrage, dans une position d’explication
et de justification s’impose. S’agit-il au contraire,
avant toute ébauche de décision et très en
amont des choix, de construire avec les citoyens un projet ?
Auquel cas, il devient difficile de justifier qu’à
l’issue des quatre mois de débat, ce même public
soit dessaisi de tout pouvoir de contrôle sur la décision. »
(Introduction, page 17). On peut entrer dans le livre par différentes
portes ; lire trois ou quatre articles en résonance,
est déjà d’un apport instructif. Voici un projet
éditorial comme je les aime ; tout y a été
conçu pour le confort du lecteur : une bibliographie
abondante, une biographie des auteurs et des intervenants, un résumé
de chaque intervention, des introductions à chaque partie,
des tentatives de conclusions, des tableaux synoptiques, panorama
des exemples pratiques, enfin, un inventaire des volumes parus dans
la collection « Recherches ». Je recommande
vivement. [Mons (Belgique), le 19 février 2009, Roland de
Bodt] – Publics concernés : tous
publics intéressés par les questions méthodologiques
et pratiques de la « démocratie participative »
et de la médiation, animateurs culturels, bénévoles
et administrateurs d’associations, agents et administrateurs
publics, éducateurs et assistants sociaux, responsables d’établissements
d’enseignement, enseignants et étudiants dans les sciences
sociales, psychosociales, économiques et politiques, ingénieurs,
architectes, urbanistes, chefs de projets de grands travaux, mandataires
politiques aux différents niveaux de pouvoirs, présidents
de partis, membres des commissions consultatives d’aménagement
du territoire, économistes, …– Mots clés :
citoyenneté, concertation publique, consultation publique,
contestation publique, culture de la démocratie, culture
du débat, débat public, démocratie, démocratie
de proximité, démocratie participative, enquêtes
publiques, éthique de l’audience publique, évaluation
des dispositifs de démocratie participative, France, médiation,
négociation, pédagogie du débat, processus
de la décision publique, Québec, rhétorique
– Adresses web : 1. des éditeurs :
www.editionsladecouverte.fr ;
2. des auteurs : elles sont communiquées
au pied de chaque notice biographique individuelle. – Contenu :
La collection « Recherches » à la Découverte,
un nouvel espace pour les sciences humaines et sociales (2) –
Sommaire (5) – Introduction par Martine Revel, Cécile
Blatrix, Loïc Blondiaux, Jean-Michel Fourniau, Bertrand Hériard
Dubreuil et Rémi Lefebvre (9) – Qu’est-ce que
le débat public ? Les contours d’une institution
nouvelle (11) – Les enjeux d’une innovation politique :
le débat public comme terrain d’observation de quelques
phénomènes politiques contemporains (16) – Comment
étudier le débat public ? Un programme de recherche
collectif (21) – Plan du livre (23) – Tableau récapitulatif
des trente sept débats publics organisés par la Commission
nationale en dix ans (25) – L’institution du débat
public, état des lieux et perspectives de recherches, les
14 et 15 septembre 2006 ; grille de questionnements (30) –
1. Les questions liées à la mise en œuvre du
débat (31) – 2. Les questions liées aux effets
du débat (33) – I. Instituer le débat public :
la genèse d’une institution singulière (35)
– Introduction, par Loïc Blondiaux (37) – 1. Genèse
et consolidation d’une institution : le débat
public en France, par Cécile Blatrix (43) – 2. Le débat
public dans le droit positif, par Raphaël Romi (57) –
3. « Citoyen en tant que riverain » :
une subjectivation politique dans le processus de mise en discussion
publique des projets d’aménagements, par Jean Michel
Fourniau (67) – 4. Le Bape et l’institutionnalisation
du débat public au Québec : mise en œuvre
et effets (78) – II. Organiser le débat public (93)
– Introduction, par Bertrand Hériard Dubreuil (95)
– 5. Ressorts et incidences de l’autorité du
garant sur les débats publics. Des commissions de suivi Bianco
à la Commission nationale, par Sandrine Rui (101) –
6. La conduite d’un débat public sur un projet d’infrastructure :
une activité de médiation spécifique. Réflexion
à partir du débat public « Francilienne »,
par Sophie Allain (112) – 7. Anticipation et contrôle
dans les débats publics : le cas des premiers débats
« nucléaires », par Etienne Ballan,
Vincent Baggioni, Julie Métais et Anne Le Guillou (123) –
8. Un débat en débat. A propos du débat public
sur le projet de centrale électronucléaire « EPR,
tête de série », à Flamanville, par
Françoise Zonabend (134) – 9. Participer au débat
pour débattre ? Les difficultés de l’acculturation
au débat public, par Pierre Sadran (142) – III. Mettre
en œuvre le débat public : scènes, coulisses
et interstices du débat (149) – Introduction, par Cécile
Blatrix (151) – 10. Le débat public en ligne :
une ouverture des espaces et des acteurs de la délibération,
par Laurence Monnoyer-Smith (155) – 11. La Commission particulière
de débat public sur l’extension du tramway à
Paris, 2006, comme occasion d’interroger les ambiguïtés
du débat public, par Pierre Lefébure (167) –
12. De la légitimité des acteurs à la légitimation
du débat public, par Romain Rollant (178) – 13. Le
débat public du projet de contournement routier de Nice ou
la remobilisation d’une communauté débattante
déjà constituée, par Pierrick Cézanne-Bert
(189) – 14. La place de l’expertise dans le débat.
Appréciations tirées d’une expérience
interne à la commission, par Xavier Godard (201) –
15. Les élus : des acteurs peu dialogiques du débat
public, par Rémi Lefebvre (207) – IV. Débattre
autour du débat public (219) – Introduction :
les dynamiques de l’échange, entre inertie et réflexivité
collective, par Martine Revel (221) – 16. Espaces publics
et co-construction de l’intérêt général :
apprentissages croisés des acteurs, par Olivier Marcant et
Kevin Lamare (227) – 17. Les dynamiques du débat public :
l’exemple de six débats publics, par Martine Revel
(239) – 18. Délibération de simples citoyens
et débat public : l’expérience de l’Atelier
citoyen dans le débat VRAL, par Jean Michel Fourniau et Ingrid
Tafere (252) – 19. Débattre publiquement autour des
chiffres. Quelques enjeux de la controverse sur les flux dans le
débat LAALB, par Fernand Doridot (265) – 20. TGV Rhin-Rhône
branche sud : l’introuvable débat public, par
André Larceneux (277) – 21. Quand le débat ne
fait plus débat : point de vue d’un maître
d’ouvrage, par Jean Marc Dziedzicki (286) – V. Evaluer
le débat public : la portée du débat,
une affaire de composition (297) – Introduction, l’évaluation
du débat, une composition entre utilité sociale et
portée démocratique, par Jean Michel Fourniau (299)
– 22. Quels critères d’évaluation du débat
public ? Quelques propositions, par Mathieu Brugidou, Arthur
Jobert et Isabelle Dubien (305) – 23. Ce que débattre
nous apprend. Eléments pour une évaluation des apprentissages
liés au débat public, par Louis Simard et Jean Michel
Fourniau (318) – 24. La réussite du débat public
ouvre la réflexion sur sa portée, Georges Mercadal
(332) – 25. Emotions et révision : la dynamique
des débats, par Pierre Livet (339) – 26. La politique
de la discussion. La dynamique du débat public entre conversation
et négociation, par Sylvain Lavelle (353) – VI. Epilogue
(367) – Débattre sans savoir pourquoi : la polychrésie
du débat public appelle le pluralisme théorique de
la part des chercheurs, par Laurent Mermet 369) – Bibliographie
(381) – Notices biographiques des auteurs (395) – Résumés
des interventions (403) – Dans la même collection (n.n.)
Résistance ! Entraînement citoyen.
Echanges décalés avec Marcel Deprez
Collectif – Résistance !
Entraînement citoyen. Echanges décalés avec
Marcel Deprez – Seraing (Belgique), Institut
d’histoire ouvrière, économique et sociale,
2008, 347 pages + tables, ISBN : 2.9600582.0.8
Présentation : Il s’agit de
l’édition originale en langue française d’une
sorte de « mélanges » offerts, à
titre posthume, par l’équipe de l’Institut d’histoire
ouvrière, à feu son Président : Marcel
Deprez. Le comité de pilotage de ce projet éditorial
est constitué de Marie France Deprez, Yvette Lecomte, Nicole
Roland, Ludo Bettens, Daniel Courbe, Jean Lambert, Philippe Marchal
et Jean Pierre Nossent. Très tôt Marcel Deprez est
engagé dans la vie citoyenne, associative et dans la résistance.
Il est un militant de l’Education permanente, dès ses
premières heures ; il accumule, au fil d’une vie
aussi discrète qu’impliquée, audacieuse et prolifique
en réflexions et en prises de position, les qualités
de chercheur engagé, de militant, d’enseignant et d’inspecteur
des bibliothèques publiques, d’inspecteur principal
au sein de la direction générale de la jeunesse et
des loisirs alors rattachée à l’Education Nationale ;
à partir de 1978, il deviendra même Inspecteur général
de la culture au Ministère de la Communauté française.
On trouve dans l’ouvrage une biographie détaillée.
Le livre présente en alternance vingt deux textes écrits
par Marcel Deprez et pratiquement autant de contributions récentes
et plurielles qui répondent, comme des échos décalés,
aux préoccupations, aux analyses et aux engagements qui furent
les siens. Il y a aussi des formes libres, du rap, du slam, des
poésies ou des chansons… Un « forum »
est accessible sur le site de l’éditeur pour recueillir
des réactions et des avis, faire débat, partager ses
impressions et ses idées à propos de ‘Résistance’.
Format livre, nombreuses illustrations, papier glacé, mise
en page originale et rythmée, dos carré collé.
Autour de 12,00 €. – Commentaire :
Ce n’est pas dans mes habitudes de recommander une publication
à laquelle j’ai été associé ;
non que je nourrisse quelque hostilité à cet état,
mais je reste vigilant à ne pas transformer la chronique
en outil de promotion personnelle. Mais ici, vous en conviendrez
si vous en consentez la dépense, l’ouvrage en vaut
la peine bien au-delà de mon implication. Voici un livre
d’aujourd’hui qui est consacré globalement à
la question de la résistance ; de la résistance
culturelle ; de la culture de la résistance ; au
passage culturel d’une résistance issue de la seconde
guerre mondiale à une résistance d’aujourd’hui,
pour se dégager de l’oppression économique à
laquelle les peuples de la planète sont soumis. « Je
n’ai pas plus aujourd’hui qu’hier, le droit de
critiquer ce qui chez d’autres serait oppression, brutalité,
mécanisation bureaucratique. Je dois seulement vivre en répétant
‘que fais-tu toi, tous les jours pour que cela cesse ?’
Je dois savoir que cela ne se fait pas seul, mais avec les autres ;
et se fait tous les jours. Non comme un cri qui se pousse et s’évanouit
en révolte ou injure, mais en répétitions :
comme le marteau du forgeron, comme le sillon du paysan, comme le
cahier de l’écolier, comme la balance du chimiste,
comme le pollen de l’abeille, comme le stylo de l’écrivain,
comme le retour du printemps, cet éternel retour qui chaque
année n’est jamais fatigué de fleurir malgré
les éternelles chenilles qui le dévoreront. Il n’y
a pas de monde parfait. C’est ce qu’il faut savoir sans
illusion. Il n’y a pas de monde sans combat. C’est cela
qu’il faut savoir sans crainte. Il n’y a pas de monde
sans salauds et on a aussi ses salauds à soi et son salaud
à soi. Mais il y a un monde vivant et digne dans sa vie qui
lui est vitalité. C’est là que peut souffler
l’esprit et là seulement. Et il peut souffler haut
et fort parce qu’il n’est pas isolé et qu’il
insère en lui le monde tel qu’il vit, en emboîtements
à réajuster tous les jours, demain, puis demain, puis
toujours demain. » (Dans le transsibérien, page
196). Et ceci ouvre le chantier de la nécessité de
réinventer les formes culturelles de la résistance
aujourd’hui. Dans sa structure et son orientation éditoriale,
le livre témoigne de cette question, de l’urgence de
cette question, des conséquences pratiques de cette question
pour nous. Nombreux seront les lecteurs qui découvriront
les textes de Marcel Deprez et probablement aussi : avec quelle
émotion ! Je pense en particulier à cette réflexion
de fond : « Certitudes et incertitudes en matière
d’éducation permanente » (page 251). Le
croisement des textes de Marcel Deprez avec des formes libres et
des contributions présentes fonctionne assez heureusement :
« Démocratie quand tu nous dis/qu’on a le
droit à la parole/alors qu’on crève ici (dans
ce pays)/pour un salaire maudit » (Slam, page 111). On
aimerait chaque année pouvoir recommander plusieurs de ces
publications. Et, à les découvrir, on prend la mesure
de la place qualifiante que l’activité associative
belge francophone peut occuper parmi l’offre éditoriale
de langue française. A lire assurément. [Mons (Belgique),
le 19 février 2009, Roland de Bodt] – Publics
concernés : animateurs culturels et sociaux,
assistants sociaux et éducateurs, enseignants et étudiants
en sciences sociales, culturelles, historiques et politiques, bibliothèques
publiques, militants engagés dans les associations de citoyenneté,
altermondialistes, éducation permanente, centres de jeunes,
artistes, journalistes – Mots clés :
art et politique, centres de jeunes, Chine, citoyenneté,
démocratie, éducation permanente, lecture publique,
pédagogie, résistances – Adresses web
des éditeurs : www.ihoes.be
– Contenu : Secrétariat de rédaction,
comité de pilotage, crédits photographiques, mise
en page, Impression (4) – Soutiens (6) – Table des matières
(7) – Remerciements (9) – Introduction (11) –
Être citoyen, c’est être résistant (17)
– Résistance. Permanence, effet d’entraînement,
par Marcel Deprez (19) – C’est celui qui dit, qui est…,
par Joseph Pirlet (33) – Je maintiendrai, par Marcel Deprez
(41) – Résistance hier et aujourd’hui !
par Marcel Deprez (45) – Résistance par Victor Demunck
(49) – « W » et « Plat pays
3 » par Stéphane Hacquier (57) – Politiser
les luttes, par Marcel Deprez (59) – De la reconnaissance
du pouvoir totalitaire de l’économie & des luttes,
par Roland de Bodt (65) – On va voter, par Marcel Deprez (77)
– Citoyenneté responsable & démocratie concrète,
hommage au formateur et à son esprit de résistance,
par Jean Marie Lange (81) – Il rayonnait hors la ronde, par
André Beauvois (109) – La parole démocratique,
slam collectif de l’atelier du 21 mars 2008, CAL et Lézarts
urbains (111) – Quelle différence entre terrorisme
et guérilla ? par Marcel Deprez (113) – Légalité,
médias, violence, par Vladimir Caller (117) – Les yeux
ouverts, par Paul Hermant (121) – Dix ans déjà,
chanson du répertoire de « C’est des canailles »,
par Christian Legrève (126) – Pour une autre politique
de l’immigration ; où allons-nous maintenant ?
par Marcel Deprez (129) – L’immensité et l’éternel
…, par Mourad Boucif (137) – La lutte jamais achevée
contre la division des « possédés »,
par Anne Morelli (141) – La mémoire face aux sans-papiers,
par Mateo Alaluf (145) – Rester ami de la Chine (151) –
Mao et le maoïsme, par Marcel Deprez (153) – Vouloir
rester ami de la Chine, par Marcel Deprez (163) – Marcel Deprez
et la Chine, par Franz Willems (167) – La Chine et l’Occident,
un même besoin d’histoire, par Jules Deltour (173) –
Les droits de l’homme en Chine, par Marcel Deprez (177) –
Et si on essayait la culture ? par Brigitte de la Royère
(183) – La Chine et l’Occident, une amitié impossible ?
(187) – Dans le transsibérien, par Marcel Deprez (193)
– Chaque fois que l’homme de la cabine, … Slam
par Marcel Hicter (201) – Qui pourrait arrêter d’apprendre ?
(203) – Apprendre à apprendre, par Marcel Deprez (205)
– Les buts d’une maison des jeunes, par Marcel Deprez
(211) – Education permanente et création artistique
en maison de jeunes, par Etienne Droussin (217) – Bibliothèque
et Education permanente, par Marcel Deprez (223) – Promotion
de la lecture, convivialité et engagement citoyen, récit
à deux voix par Dominique Morelle, Stéphane Coulonvaux
et Yvette Lecomte (239) – Former à la prise de parole,
par Marcel Deprez (247) – Certitudes et incertitudes en matière
d’éducation permanente, par Marcel Deprez (251) –
Le juste, l’injuste et Marcel. Quelle fidélité
inventive ? par Majo Hansotte (279) – L’éducation
permanente, par Francesco Susi (285) – Le Pont à la
Morte Eau, Marcel Hicter (292) – L’art ne serait pas
politique ? (295) – Animation socioculturelle, par Marcel
Deprez (297) – A propos de Wilchar, par Marcel Deprez (303)
– Que dirait l’artiste… par Daniel Seret (307)
– Ni d’ennui, ni de stupidité, ni de dépendance,
ni de conformité… par Marcel Deprez (315) – A
quand l’utopie ? par Jean Lambert (323) – Lettre
à Marcel Deprez, par l’asbl Les Grignoux, Liège
(333) – Eloge de l’Utopie. A la recherche de l’impossible.
Avec Marx, malgré Marx ? (338) – Repères
biographiques (345) – Table des illustrations (n.n.)
Culture et Démocratie
70, rue Emile Féron - 1060 Bruxelles
Tél. : 02/502 12 15
Fax : 02/512 69 11
Courriel : cultureetdemocratie@scarlet.be
Cette lettre d'information a été réalisée
par Georges Vercheval, Brigitte Schoorman et Baptiste De Reymaeker,
en collaboration avec Roland de Bodt pour la rubrique « Pour
ne pas rester sur sa faim », grâce au soutien de la
Communauté française de Belgique.
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