n°33
- 24/03/2009
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Culture et Démocratie à la Gare du
Midi
Nous avons quitté avec quelque regret le 60 de
la rue de la Concorde (quel beau nom !) mais nous sommes accueillis
avec tellement de sympathie au 70, rue Emile Féron
que c'est un réel plaisir. Nous bénéficions
d'un bureau dans un bâtiment nouvellement restauré
de la SMart asbl ! Mêmes problèmes de stationnement,
hélas, pour les adeptes de la voiture. Par contre,
pour ceux qui privilégient le tram, le métro
ou le train, c'est parfait. C'est à cinq minutes à
pied de la Gare du Midi et de la Porte de Hal !
Pour nos activités, le déménagement
et le réaménagement ayant été
menés de mains de maître par l'équipe
tout s'est poursuivi comme si de rien n'était ! Enfin
presque. Mais votre Lettre d'information arrive à son
heure et le deuxième Journal spécial de campagne
(sur l’accès à la culture pour tous) est
chez l'imprimeur* !
Mieux : les actes des deux derniers colloques organisés
par Culture et Démocratie – « Des
Arts contemporains pour qui et pour quoi ? » et
« La culture au cœur de l'enseignement : un
vrai défi démocratique » seront également
réalisés en version papier, sous forme de deux
ouvrages illustrés de 64 et 100 pages ! Ces deux premières
publications feront partie de notre collection, " Les
Cahiers de Culture et Démocratie".
Ce qui (l'impression de ces livres!) nous amène au
point sensible de cette introduction ! Pour être franc,
votre soutien nous serait bien utile et il y a si longtemps
que vous n'avez plus été sollicités.
Aujourd'hui, la possibilité de déductibilité
fiscale pour les dons à partir de 30 euros et plus
nous étant accordée, nous osons vous interpeller
à ce sujet ! C'est selon vos moyens…
1 - Si vous versez 10 euros, nous vous remercierons très
sincèrement.
2 - Si vous en versez 20 euros, nous vous remercierons encore
plus fort et - ça nous fera plaisir - nous vous enverrons
les deux publications dès leur parution (dans les deux
mois)
De toute manière, et c'est le plus important, continuez
à nous soutenir moralement.
Ecrivez-nous. Envoyez-nous vos informations. Nous les répercuterons
autant que possible, si elles nous arrivent dans les bons
délais et, surtout, si elles sont à la fois
culturelles ET d'esprit démocratique.
L'équipe de Culture et Démocratie
* Ce Journal spécial vous parviendra
bientôt. Il est particulièrement riche, avec
des contributions de : Laurent Busine, Xavier Canonne, Edouard
Delruelle, Marcel De Munnynck, Michel De Reymaeker, Willy
Dory, Nicole Gesché, Pierre Hemptinne, Michel Luntumbue,
Péji, Lino Polegato, Odile Quintin, Isabelle Vanhoonacker,
Pascal Verbeken, ainsi que les positions à ce sujet
de quatre des partis politiques francophones, signées
Elio Di Rupo, Isabelle Durant & Jean-Michel Javaux, Joëlle
Milquet, Didier Reynders. Si vous ne recevez pas ce Journal,
faites-le nous savoir sans tarder.
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Les couleurs correspondent aux axes suivants :
- Politiques culturelles
- Culture et Solidarité (Art et Santé,
Art et Prison, CPAS)
- Culture et Ecole
- Interculturalité
- Culture et Citoyenneté
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À vos agendas
Consultez également l'agenda
du site de Culture et Démocratie ...
Activités organisées par ou en collaboration
avec Culture et Démocratie
- Culture et citoyenneté
Le 29 mars 2009,
de 11h à 12h, Rencontre-débat « Démocratie
contre Culture ? », au Théâtre du Vaudeville
:
Passa Porta, Entrez Lire, Culture et Démocratie organisent,
le dimanche 29 mars 2009 à 11h, dans le cadre du Festival
Passa Porta, une rencontre – débat entre Robert Legros,
Bernard Foccroulle et Zoé Valdés autour de la question
: « Démocratie contre Culture ? ».
Robert Legros et Bernard Foccroulle s'interrogeront sur les liens
complexes entre démocratie et culture. A l'heure de l'audimat
et de la marchandisation des biens culturels, que deviennent les
expressions artistiques traditionnelles ou contemporaines ? Zoé
Valdés réagira à ces réflexions, tout
en proposant sa vision personnelle et suggérant des perspectives."
Modératrice : Françoise Wolff.
Les orateurs :
Robert Legros est philosophe, spécialisé
en philosophie politique.
Professeur à l'Université de Caen en Basse-Normandie,
il enseigne également à Science Po à Paris
et à l’Université libre de Bruxelles.
Il a publié, notamment, L'idée d'humanité,
chez Grasset, en 1990, L'avènement de la démocratie,
chez Grasset, en 1999, La souveraineté, chez Ellipse en 2001
et, en collaboration avec Bernard Foccroulle et Tzvetan Todorov,
La naissance de l'individu dans l'art, chez Grasset, en 2004
Bernard Foccroulle est musicien, compositeur et directeur
du Festival international d'Art lyrique d'Aix-en-Provence.
Il est le fondateur, en 1993, de l'association Culture et Démocratie
qui milite pour retrouver une place centrale pour la culture dans
notre société, et pour la participation du plus grand
nombre à la vie artistique.
Avec le Ricercar Consort, il a enregistré des compositeurs
des XVIIème et XVIIIème siècles, notamment
les prédécesseurs de J.-S. Bach. Chez Ricercar, il
enregistre une intégrale de l'œuvre d'orgue de Bach
sur des instruments historiques ainsi que des œuvres contemporaines
(de Berio, Boesmans, Daras, Messiaen et d’autres jeunes compositeurs)
Il est directeur du Théâtre Royal de la Monnaie de
1992 à 2007.
Zoé Valdés est romancière, poète
et scénariste cubaine. Elle vit en France.
Elle faisait partie de la délégation cubaine à
l'UNESCO entre 1983 et 1988, puis de l'Office culturel de Cuba à
Paris. Elle a aussi dirigé une revue cinématographique,
Cine Cubano. En 1995, après la publication en France de son
roman « Le néant quotidien », elle
est contrainte à l’exil pour insoumission au régime
castriste.
Françoise Wolff est journaliste - elle a longtemps
animé les émissions scientifiques de la RTBf. Elle
est réalisatrice et documentariste notamment pour Arte et
France 3.
Elle a, entre autres, réalisé « Einstein,
un mythe, un homme », « Alexandre Soljenitsyne »,
« Le neuvième Jour », « Les
enfants et le racisme » et, en collaboration avec Pierre
Barré et Thierry Loreau, « Bernard Foccroulle,
un engagement pour l'Opéra », ainsi que
«Jacques Lacan parle». Elle a reçu le prix Ex-libris
en 1994.
Cadre :
Cette rencontre a lieu dans le cadre du Festival Passa Porta 2009,
festival de littérature à Bruxelles dont le thème,
pour cette deuxième édition, est « le monde
est en chantier ».
Il se déroulera pendant 4 jours, les 26, 27, 28 et 29 mars
2009.
Voir programme complet sur leur site www.passaporta.be
Accès au débat et au parcours du 29/3/09
:
Le parcours, qui a lieu le dimanche 29/3, est accessible de 10h
à 19h et se déroule dans tout lecentre de Bruxelles.
http://www.passaporta.be/index.php?q=page/119
Le badge qui donne accès à tous les événements
(y compris "Démocratie contre Culture") organisés
le dimanche 29 mars est disponible en prévente à Passa
Porta (02/226 04 54) et le jour même dans tous les lieux du
festival.
Prix : 7 euros (5 euros pour les demandeurs d'emploi,
les moins de 26 ans et les plus de 65 ans). Gratuit pour les moins
de 12 ans.
Adresse :
Théâtre du Vaudeville
11, Galerie de la Reine à 1000 Bruxelles
Activités et événements à venir, liés à la culture
dans un esprit démocratique
- Culture et citoyenneté
Du 6 mars au 4 avril 2009, « L'emprise du genre XY »,
au MAAC
Une exposition qui tente une approche de
la représentation masculine à travers les regards
de neuf artistes...
Le MAAC est ouvert du jeudi au samedi, de
14 à 18H.
MAAC (Maison d'Art actuel des Chartreux)
Rue des Chartreux, 26-28, 1000 Bruxelles
02/5131469
nancy.suarez-antuna@brucity.be
Du 19 au 29 mars 2009, « Semaine d'Actions Contre le
Racisme »
Le 21 mars 1960, 69 manifestants anti-apartheid
sont froidement abattus à Sharpeville par la police du régime
raciste d'Afrique du Sud. Six ans plus tard, l'ONU inscrit le 21
mars comme « la Journée Internationale pour l'élimination
de la discrimination raciale ». La Semaine d'Actions
Contre le Racisme s'inscrit dans cette commémoration et vous
donne rendez-vous chaque année autour du 21 mars.
De l’émotion, des questionnements, des rencontres,
du rire, mais surtout un engagement pour une société
plus juste et plus égalitaire, tels sont les ingrédients
d’une programmation à la fois militante et artistique !
La Semaine d’Actions Contre le Racisme vise avant tout à
encourager le dialogue, l’échange d’expérience
et la remise en question afin de faire reculer peurs et préjugés
entraînant le rejet de l’autre. Ce grand rendez-vous
mêle dans un même programme, partout en Belgique, plus
de cent activités aussi diverses que du théâtre,
du cinéma, des débats, des expositions…
infos :
www.contreleracisme.be
Du 23 au 28 mars, « Médias citoyens et Démocratie
au Congo », à Bruxelles
Existe-t-il une presse indépendante
en RDC ?
Quel est son rôle dans le contexte actuel ?
Comment tisser des liens entre ici et là-bas ?
Dans le cadre de la semaine de la Solidarité Internationale
2009 en Wallonie-Bruxelles, la Ville de Bruxelles et Rencontre des
Continents asbl, organisent un ensemble d'activités sur le
thème « Médias Citoyens et Démocratie
au Congo »
Les médias indépendants ont un rôle important
à jouer dans la reconstruction de la RDC. Lieux d’échanges
et d’implication citoyenne, ils permettent à la société
civile de se construire, de s’exprimer et de participer à
la formidable dynamique locale. Du 23 au 28 mars, différents
lieux de Bruxelles proposeront des expositions de photographie,
des ateliers de réflexion/débat, des soirées
de projections ou de spectacle et de musique, autour du rôle
des médias indépendants dans la construction de la
démocratie en RDC ou comme outil de solidarité entre
la Belgique et la RDC. La parole reviendra à des acteurs
des médias congolais indépendants pour présenter
leurs initiatives (journaux, photos, blogs internet...). Autour
de ces différents invités, nous sommes invités
à participer à une semaine intense pour créer
des liens plus forts entre citoyens congolais et belges.
Infos :
www.solidaritecongobxl.be
Rencontre des Continents asbl - Tel : 02/734.23.24 - info@rencontredescontinents.be
Cellule Solidarité Internationale - Tel : 02/279.21.12 -
Org.SolidariteIntern@brucity.be
Du 26 au 29 mars 2009, un peu partout à Bruxelles : Passa
Porta Festival (littérature).
Le monde est en chantier. Tel est le thème du festival proposé
cette année, par Passa Porta, Het Beschrijf et Entrez lire.
Notre monde est en perpétuel mouvement, et cela ne fait que
s'accélérer. Comment dès lors encore construire
le monde ? Comment l'imaginer ? Une fin heureuse est-elle possible
? Et comment écrire la vie, décrire notre destin ?
Ces questions seront posées aux nombreux écrivains
présents lors du festival. Ils nous diront leurs envies,
leurs ambitions, leurs rêves, leur façon de créer
les univers...
Infos :
02/2260454
www.passaporta.be
info@passaporta.be
En mars / avril, au centre Culturel Jacques Franck, Dixième
festival de danse d'Ici et d'Ailleurs
Visitez le site http://ccjacquesfranck.be
et découvrez l'étonnante programmation de ce festival
qui s'adresse à tous ! De la danse Hip Hop, avec notamment
l'accueil en résidence du danseur Jean-Claude Pambè
Wayak, et de la danse contemporaine sont au programme...
Du 24 au 28/03/2009 à 19h15, au Théâtre National
: Troisième édition du Festival de mises en voix de
textes contemporains
Le Théâtre National vous propose de découvrir
de nouveaux regards sur le monde.
Nous avons sélectionné pour vous dix textes non encore
portés à la scène en Belgique, dix coups de
coeur. S’ils nous font voyager à travers le monde,
tous traitent de notre réalité. Tous abordent de manière
sensible des questions qui agitent notre temps et en témoignent
avec acuité et originalité.
Cette année, les jeunes, l’argent,
le terrorisme sont les thèmes centraux qui traversent le
festival. Suivez ces dix auteurs et plongez avec nous au coeur des
mots !
Entrée gratuite
Réservation souhaitée au 02.203.53.03
Infos :
Alexandre Caputo
a.caputo@theatrenational.be
+32 2 274 23 52
Les 28 et 29 mars, 3 et 4 avril 2009, « Le Crépuscule
de Galilée » de Xavier Deutsch, à SCARABAEUS
– ESPACE THEATRAL, a.s.b.l.
Par le Théâtre de l’Equipe,
dans le cadre de l’Année de l’Astronomie de l’Unesco
Mise en scène : Ludwine OENSSELS
Avec : Eric Decarpentrie, Robert Dubois, Xavier Percy, Line Vercors
et Ludwine Oenssels
"Le 22 juin 1633, lorsque Galilée comparaît pour
la dernière fois devant le tribunal de l'Inquisition pour
répondre de ses travaux, il sait trois choses : il sait que
la terre et les autres planètes tournent autour du soleil
et non l'inverse ; il sait que le doute est fécond, émancipateur,
et sert de socle à la recherche scientifique aussi bien qu'à
la vie commune ; il sait qu'il ne possède plus aucune chance
de faire entendre sa raison, ni d'échapper au châtiment
que lui préparent ses juges". (Xavier Deutsch)
Prix des places : 13 et 10 euros
Spectacle accessible aux jeunes à partir de 12 ans.
Info /réservations :
SCARABAEUS – ESPACE THEATRAL, a.s.b.l.
19-27, rue Creuse
1030 Bruxelles
tél. + 32 2 241 44 02
tél. /fax:+ 32 2 649 79 16
scarab@scarabaeus.net
www.scarabaeus.net
Le 30 mars 2009, à 18h, Banlieues d'Europe propose son septième
rendez-vous sur le thème des innovations sociales artistiques
et de l'action artistique, à Lyon.
Le collectif d'artistes Wochenklausur (Vienne, Autriche) mène
des interventions sociales depuis 1993. A son initiative ou à
l'invitation d'institutions artistiques, Wochenklausur développe
des actions pour "combler le déficit socio-politique".
Exemples : installation d'une camionnette
pour permettre à des personnes sans domicile fixe d'accéder
à des soins médicaux, ou création d'une plateforme
de discussion sur la vie d'un quartier...
Wolfgang Zinggl vient présenter les objectifs du collectif
et quelques-unes de ses actions phares, pour débattre autour
de cette question : dans quelle mesure la création artistique
peut-elle avoir un impact socio-politique?
Merci de confirmer votre venue !
Banlieues d'Europe
271, rue Vendôme - 69003 Lyon (France)
tél. : +33 4 72 60 97 80
fax : +33 4 78 95 28 15
banlieues.deurope@wanadoo.fr
Lundi 30 mars 2009, 19:00, Questions au spectacle contemporain #5
: Artifice/Réalité, à la Bellone
Outre la question du techno ou du 100% bio dans la construction
d’une œuvre scénique, quelle place la réalité
« quotidienne » peut-elle encore avoir sur un plateau
? Imitation, transposition, transcendance, transgression…
? Et l’(hyper-)réalisme ? Le psychologique ? Ont-ils
encore droit à la parole, ou ne sont-ils qu’une preuve
de flagrante ringardise ? Quant à la réalité
du plateau, entre « mensonge du théâtre »
affiché, revendiqué et illusion, magie du théâtre,
les positions se tranchent, voire cohabitent… Débat
sur ces options de mise en scène avec des compagnies et artistes
comme (sous réserves) Abattoir Fermé, Toneelgroep
Ceremonia, Jean Lambert-Wild ou Michèle Noiret.
Modération : Olivier
Hespel.
Entrée libre.
Infos :
La Bellone, 46, rue de Falndre - 1000 Bruxelles
02/513 33 33
http://www.bellone.be
info@bellone.be
- Culture et Solidarité
- Du 14 mars au 26 avril 2009, « Débridé(e)s,
de l'origine au devenir de l'oeuvre », à la Maison
de la Culture de Namur
Exposition des oeuvres de Louis Van Boelens, de Gérard Wargnier,
d'Alexis Lippstreu, de Jean Michel Wuilbeaux, de Hugues Joly, de
Jean Pascal Pécheux, de Christelle Hawkaluk, de Danielle
Douffet, de Oscar haus, de Georges Cauchy, de Michel dave, et de
François Defontaine, tous membres de l'atelier d'art plastique
de l'institution pour personnes handicapées et malades mentales
La Pommeraie, animé par l'artiste peintre Bruno Gérard.
Cette exposition est organisée en
collaboration par le Service de la Culture de la Province de Namur,
La Pommeraie, et Art en Marge. Elle est accessible librement tous
les jours de 12 à 18 h (sauf les 12 et 13 avril).
La Maison de la Culture de Namur
Avenue Golenvaux, 14
5000 Namur
081/776773
arts.plastiques@province.namur.be
Pour plus d'infos :
http://www.province.namur.be/Internet/sections/culture/evenements/expositions/exposition_debridee/view
Le 26 mars 2009, de 12h15 à 14h, « Droits humains
et aide sociale : les valeurs démocratiques et humanistes
au cœur de l’éthique professionnelle », dans
les locaux de la Ligue des droits de l'Homme
Intervenante :
Catherine Bosquet, Comité de Vigilance en Travail social
Garantir l’aide sociale dans le respect des valeurs démocratiques
et humanistes demande une vigilance constante. Pour exercer cette
vigilance, plusieurs pistes s’offrent aux travailleurs/euses
sociaux pour agir en appliquant les diverses ressources mises à
leur disposition (la déontologie, l’éthique,
le droit).
Les Midis des droits humains se déroulent dans les locaux
de la Ligue des droits de l’Homme asbl :
22, rue du Boulet à 1000 Bruxelles (près de la Bourse)
Contacts :
Evelyne VAN MEESCHE - 02/209.62.88
Olivier SEBASONI - 02/209.63.82
www.liguedh.be
Le 29 mars 2009, dés 10h, « Hommage à Gaza »,
aux Halles de Schaerbeek
MASARAT Palestine s’est clôturé aux Halles au
mois de janvier, alors que se déroulait sous nos yeux, au
jour le jour, la tragédie de Gaza. Si ce désastre
confirme la nécessité et l’ambition de cette
saison artistique et culturelle palestinienne, il nous renvoie aussi
à notre impuissance et à l’inévitable
question : que faire ? Comment agir, ici, à Bruxelles ou
ailleurs, au coeur de l’Europe ? Cette offensive israélienne
intolérable, insupportable et injuste nous indique aujourd’hui
qu’il faut continuer à agir dans le domaine qui est
le nôtre : continuer à aller vers la Palestine, à
la rencontre de ses artistes et de ses intellectuels, continuer
à montrer leur travail ici, à permettre les rencontres
et les échanges…
Ce 29 mars sera d’abord une soirée
d’hommage à toutes les victimes innocentes. Mais ce
sera aussi un temps de réflexion partagé sur la situation
en forme de veillée, pour le deuil, et de veille pour la
vigilance. Car la catastrophe palestinienne n’a pas commencé
au mois de décembre 2008. Elle dure depuis plus de 60 ans,
et continuera tant que l’occupation israélienne se
poursuivra, tant que la Palestine ne sera pas un Etat.
Programme : Débats
et conférences, lecture de textes et de poèmes, projection
de photographies de Taysir Batniji, concert de Gaza Team
http://www.halles.be/event.php?id=555
Prix : 5 euros
Halles de Schaerbeek
22a rue Royale Sainte-Marie
1030 Bruxelles
02/218 21 07
info@halles.be
Les 2, 3 et 4 avril 2009, « L'habitat autrement : Une
exposition autour du logement et de l'habitat », au Bokal
Royal
Habitat groupé, maisons communautaires,
coopératives d’habitants, squats... sont autant de
formes d’habitat qui se développent aujourd'hui pour
tenter d'offrir des alternatives au logement individuel, plus que
jamais confronté à la hausse du coût de l'immobilier,
au manque d’offre de logements sur le marché et à
la précarisation grandissante de toute une frange de la population.
Proposer un autre regard sur l'habitat via le médium artistique
: voilà l'enjeu de l'exposition collective L'habitat autrement
à laquelle L'Autre « lieu » et les
Ateliers du Bout du Monde ont le plaisir de vous convier.
En réponse aux arguments de L'Autre
« lieu » en faveur d'un habitat plus solidaire
et de la remise en question d'une certaine logique d’habiter,
les Ateliers du Bout du Monde ont initié une réflexion
liant habitat solidaire et habitat solitaire, espace collectif et
espace intime. L'exposition nous présentera ainsi une œuvre-labyrinthe
qui servira d'espace à un « remue-méninges »
et à un dialogue entre les artistes, L'Autre « lieu »
et le public.
Vernissage le 1/4 à 18h
123, rue Royale
1000 Bruxelles
Table d'échange le 3/4 à 14h
Expo ouverte de 13 à 18h
Le 2 avril 2009, à 19h, « Globalisation et vieillissement
: défis et opportunités pour notre développement
économique. » à Gilly
Le Forum financier et B Plus ont rassemblé, loin des caméras,
deux ténors de la FEB et de la FGTB afin qu'ils vous fassent
part en toute sérénité de leurs visions d'avenir
sur deux thèmes cruciaux : la globalisation et le vieillissement.
Monsieur Rudi Thomaes, administrateur délégué
de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB)
et Monsieur Daniel Van Daele, secrétaire fédéral
de la Fédération Générale des Travailleurs
de Belgique (FGTB) seront en effet ensemble, le 2 avril, pour débattre
de ces questions clés et vous révéler leurs
stratégies respectives sur ces sujets.
Les partenaires sociaux sont régulièrement confrontés
à des situations requérant de longues négociations
et des décisions à finaliser dans l'urgence. Aucun
lecteur, auditeur ou téléspectateur ne peut ignorer
le résultat de ces tractations - souvent nocturnes et largement
relayées par la presse - entre les représentants du
patronat et des syndicats. Les responsabilités de ceux-ci
sont toutefois loin de se limiter à ces épisodes
médiatisés : chacun dispose de stratégies à
long terme sur les grands défis auxquels sera confrontée
notre société dans les années à venir.
Ce moment d'échange entre Messieurs Thomaes et Van Daele,
ponctué d'options complémentaires ou opposées,
ne manquera certes pas d'intérêt !
Infos :
Centre PME - Formation Warmonceau
chaussée de Lodelinsart 417 à Gilly
Prix : 12 €
à virer au compte 100-0098702-87 de la Banque nationale de
Belgique à Mons
Réservation avant le 27 mars 2009
Le 2 avril 2009, de 9h à 16h30, Les CEC s'expliquent,4e édition
: Ateliers d'art plastique pour adultes, à Gembloux
En 2006 et 2007, Culture et Démocratie et le Service Education
permanente de la Communauté française organisaient
deux journées de rencontres "Les CEC s'expliquent"
à la Maison de la Culture de Tournai et au Théâtre
de Namur. Vu le succès de ces 2 journées, la Fédération
pluraliste des CEC et le secteur CEC - Service Education permanente
de la Communauté française renouvellent l'expérience
en proposant, le 2 avril prochain à Gembloux, une journée
d'échanges centrée sur les ateliers d'art plastique
pour adultes.
Sur les 17.000 personnes qui participent aux ateliers des 160 CEC,
33 % sont des adultes. Les ateliers pour adultes sont parfois fréquentés
par des personnes dont le seul but est de se détendre ou
d’ « apprendre à dessiner ». Comment l’animateur
peut-il amener ces participants à développer
leur créativité en dehors des chemins battus et à
inventer un nouveau
langage et de nouveaux codes ?
Il sera proposé d’articuler cette réflexion
autour de plusieurs questions :
• Comment s’engager, avec un groupe d’adultes,
dans un projet à
long terme ?
• Comment répondre aux attentes des participants tout
en les incitant
à une recherche artistique au-delà des idées
préconçues et des
stéréotypes ?
• Qu’est-ce qui freine, stimule ou nourrit cette recherche
: un thème
provocateur, un cadre contraignant ou des consignes facétieuses,
l’utilisation de matériaux pauvres, la découverte
de références artistiques,
la rencontre, le regard de l’autre, l’aléa d’un
résultat, une
dynamique individuelle et/ou collective ?
• Et l’animateur, quel est son rôle : accompagnateur
du groupe, enseignant,
artiste, trublion ou provocateur ?
Information :
Secteur CEC - Service Éducation permanente - DG Culture
- CFWB :
Patricia Gérimont - tél. : 02 413 25 27 - patricia.gerimont@cfwb.be
Claire Beguin - tél. : 02 413 24 20 - claire.beguin@cfwb.be
Fédération Pluraliste des CEC :
Christian Cession - tél : 081 24 25 88
Maïté Marcos - tél : 081 24 25 87
service@fpcec.be - www.fpcec.be
- Culture et Ecole :
Du 25/03 au 17/06/2009, à l'asbl Barricade (Liège),
un programme de débats philosophiques sur l'école,
l'éducation et le politique
La philosophie n'est pas seulement une activité théorique
de création de concepts, elle est aussi une activité
pratique, qui peut intervenir de manière éclairante
dans les questions et les choix de la vie quotidienne. Réciproquement,
les situations de la vie quotidienne doivent nourrir une certaine
réflexion philosophique pour lui éviter le détachement,
le décalage et l'ignorance par rapport à la vie réelle.
Ce cycle 2009, organisé par l'asbl PhiloCité, a pour
but de faire se rencontrer les pensées et les expériences,
les réflexions et les actions sur différents thèmes
qui nous concernent tous. Il envisagera les enjeux actuels des questions
d'éducation dans leurs implications politiques en interrogeant
nos pratiques d'éducation, tout en faisant la part belle
aux initiatives novatrices.
Aucune des conférences ne nécessite de formation
particulière. Toutes sont présentées de manière
à fournir des éléments permettant aux participants
de juger par eux-mêmes et d'intervenir dans le débat.
La participation est libre et gratuite. Aucune inscription n'est
nécessaire.
Programme :
http://www.philosophie.ulg.ac.be/philocite/philocite2009.html
Renseignements :
Anne Herla :
04/3665599
anne.herla@ulg.ac.be
asbl Barricade
rue Pierreuse, 19-21
4000 Liège
- Interculturalité :
Le 3/4/2009, à 20h, "Soirée du Monde en Scène"
au Sazz'n Jazz :
Le Centre Bruxellois d’Action Interculturelle, avec le concours
de kulturSanat asbl, propose aux musiciens et danseurs de tous horizons,
un laboratoire artistique d’échange et de création.
Les Soirées du Monde en Scène sont des rencontres
musicales, initiées par le CBAI il y a plus de trois ans,
qui permettent à des musiciens et des danseurs de tous horizons
de se retrouver, de partager, d’échanger et de jouer
ensemble dans des formules improvisées. Ce projet nomade
s’est révélé au fil des éditions
un véritable succès, croisant les expériences
d’artistes de cultures musicales différentes. Il s'ouvre
aussi depuis quelques éditions aux danseurs et danseuses
de tous styles : afro, oriental, contemporain, gipsy, hip-hop,
latino… En écho à la diversité des courants
culturels qui traversent Bruxelles, les artistes sont invités
à défier leurs conventions respectives, à mélanger
de manière audacieuse les styles et les influences et à
chercher ensemble des voies d'expression nouvelle.
Le Monde en Scène fera étape cette fois au Sazz'n
Jazz un nouvel espace à Saint-Josse ouvert l’année
dernière par KulturSanat asbl. Dédié essentiellement
au jazz et aux musiques du monde, le Sazz’n Jazz contribue
à l’animation de la vie culturelle et artistique bruxelloise,
grâce à une programmation riche et éclectique.
Date : Vendredi 3 avril à 20h
La salle sera accessible aux artistes dès 16h
Lieu :
Sazz'n Jazz
[Rue Royale 241- 1210 Bruxelles]
Métro Botanique, trams 92 & 94
PAF : 2 euros
Infos : 02/289 70 63 - tanju.goban@cbai.be
Avis aux artistes : un atelier préparatoire
La soirée du Monde en Scène sera précédée
d'un atelier préparatoire organisé le lundi 30 mars
à 19h30. Il permettra aux musiciens et danseurs de se rencontrer,
d'échanger, de répéter… ou tout simplement
de partager un moment de convivialité.
Si l'expérience vous tente, inscrivez-vous dès maintenant.
Date : Lundi 30 mars à partir de 19h30
Lieu : Sazz'n Jazz
Du 31/03/ au 11/04/09, à 20h30,« Les monologues
voilés », au Théâtre de Poche
Textes: Adelheid Roosen
Mise en scène : Adelheid Roosen assistée par Isabelle
Wéry
Avec Jamila Drissi, Morgiane El Boubsi, Hoonaz Ghojallu
Les Monologues voilés ont rencontré un succès
phénoménal lors de la création en français
au Théâtre de poche en janvier 2008. Repris en mai,
et en tournée en Belgique francophone, le spectacle a été
joué à guichet fermé et le même succès
se profile déjà pour cette reprise...
Les Monologues voilés nous proposent 12 monologues d'une
exceptionnelle intensité, drôles, poétiques,
émouvants, qui nous offrent le rare privilège d'entrer
dans l'intimité de femmes musulmanes, sans fausse pudibonderie
ni voyeurisme.
Entre oppression et émancipation, entre silence et révolte,
entre indépendance et emprise culturelle, mais surtout avec
humour, ces monologues nous proposent un regard neuf sur la "femme
musulmane" un regard désencombré de clichés
poussiéreux, de préjugés ignorants.
Les Monologues voilés ont été salués
par la critique et le public. Récemment, dans un article
relatant les dix événements qui ont marqués
2008 sur la scène, Le Soir qualifiait le spectacle de véritable
"blockbuster", ajoutant que "ces Monologues cassent
mieux les a priori que n'importe quel reportage télévisé".
Le spectacle s'est également vu décerner le prix de
la meilleure pièce de théâtre bruxelloise par
les lecteurs de Kiosque.
Réservation: 02/469.17.27 ou reservation@poche.be
Du 31/03/ au 11/04/09, à 20h30,« Les monologues
voilés », au Théâtre de Poche
Du 1er au 4 avril, au théâtre Molière et au
Cinéma Vendôme : 5ème Festival des Cinémas
Africains.
En avril 2005, la première édition du Festival, qui
n’était alors qu’un « panorama »,
voyait le jour. Cinq ans plus tard, le panorama s’est mué
en festival, et surtout en un évènement récurrent
et… incontournable !
Plus d'infos :
http://www.cinemasafricains.be/pro.php#a-presse
http://www.cinemasafricains.be
Coup de cœur
- Culture et Citoyenneté
L'association PhiloCité
L’association PhiloCité s’est
créée dans le sillage des Universités populaires
qui renaissent depuis quelques années en France et en Belgique.
Le but premier de toute Université populaire, depuis l’apparition
de cette notion à la fin du XIXe siècle, est de mettre
les savoirs à la portée de tous. La manière
la plus courante de le faire consiste à organiser des cours
ou des conférences, dispensés par des spécialistes
et pédagogiquement adaptés à tous les publics.
Le mouvement actuel de réactivation de ce principe, issu
de l’Université populaire de Caen, ajoute à
ce but premier celui d’associer à tout apprentissage
une valeur émancipatrice et critique nécessaire à
l’exercice d’une citoyenneté active et consciente.
Le savoir ainsi dispensé ne doit jamais être simplement
livresque ou d’érudition ; il doit donner des armes
pour exercer un jugement sur les questions qui se posent à
la société et permettre à chacun de devenir
un acteur de cette société. La gratuité est
également la condition d’une réelle ouverture
à tous. En outre, l’organisation doit être faite
pour permettre un véritable échange entre les universitaires
et la population à laquelle ils s’adressent, chacun
devant s’ouvrir à l’enrichissement qui lui viendra
des approches, des pratiques, des expériences différentes
qu’ont développées les autres sur des sujets
qui nous concernent tous.
Alors que nous partageons l’ensemble de ces objectifs, nous
n’avons pas pris le nom d’Université populaire,
parce que nous n’avons pas l’ambition de couvrir tous
les champs du savoir universitaire. En effet, nous comptons, dans
un premier temps du moins, nous concentrer sur la diffusion de la
philosophie, discipline plus que toutes absente de la plupart des
formations et confinée dans les universités. Or, nous
sommes convaincus que la philosophie est l’une des disciplines
les plus aptes à nourrir les revendications de citoyenneté
active dont on constate le renouveau dans le foisonnement du monde
associatif, et à l’aider à s’exprimer
de manière fondée, lucide et construite.
PhiloCité
http://www.philosophie.ulg.ac.be/philocite/philocite.htm
Faits et opinions
- Culture et Citoyenneté
La démocratie représentative & la démocratie
culturelle
en Communauté française de Belgique - I
A titre personnel et indépendamment de mes fonctions
professionnelles actuelles, je me suis donné pour objectif
de documenter progressivement le concept de « démocratie
culturelle ». Je crois utile de tracer le contour de
cette question de manière large et de l’ouvrir par
rapport aux enjeux actuels des politiques publiques de la culture.
Aussi, au cours des prochains mois, j’espère présenter,
dans ces colonnes, quelques articles pour démultiplier les
approches et documenter l’analyse qui pourra se dégager
progressivement à ce sujet. Cette analyse contribue par essence
à l’examen des relations entre culture et démocratie.
A. Formes, structures et procédures de la démocratie
A la différence des définitions adoptées par
les dictionnaires usuels (par exemple : Robert, Larousse et
Hachette) – qui, depuis la dernière guerre mondiale
(1939/45), n’ont pas été actualisées
de manière significative et ne prennent pas en considération,
au moins, les apports de la Déclaration universelle des Droits
de l’Homme (Nations unies, 10 décembre 1948) à
la définition de la démocratie – je vous propose,
quant à nous et dans la perspective de cette analyse, d’actualiser
notre définition et de convenir que le mot « démocratie »
désigne, au XXIe siècle :
Démocratie – n.f. – Etym. :
du grec « démos » (le peuple) et « kratos »
(la force, la puissance) ; « dans les démocraties,
le peuple est souverain » (Aristote, Politique,
1278b) – 1. Droit fondamental de l’être
humain qui garantit à toute personne « le droit
de prendre part à la direction des affaires publiques de
son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire
de représentants librement choisis » (Déclaration
universelle des Droits de l’Homme, article 21, § 1)
ainsi que « droit à accéder, dans des conditions
d’égalité, aux fonctions publiques de son pays »
(Idem, § 2) – 2. Régime
politique qui crée de l’égalité :
« l’amour de la démocratie est celui de
l’égalité » (Montesquieu, Esprit
des lois, V, 3 ». – 3. Régime
politique par lequel « la volonté du peuple est
le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ;
cette volonté doit s’exprimer par des élections
honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au
suffrage universel et au vote secret ou suivant une procédure
équivalente assurant la liberté du vote »
(Déclaration universelle des Droits de l’Homme,
article 21, § 3). – 4. Régime
politique qui garantit l’exercice effectif des libertés
et des droits fondamentaux égaux, inaliénables,
indivisibles et universels : « Dans l’exercice
de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun
n’est soumis qu’aux limitations établies par
la loi exclusivement en vue d’assurer la reconnaissance et
le respect des droits et libertés d’autrui et afin
de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l’ordre
public et du bien être général dans une société
démocratique » (Idem, article 29, § 2) ;
« la loi de la majorité n’est pas toujours
synonyme de démocratie, de liberté, d’égalité ;
parfois elle est synonyme de tyrannie, d’asservissement et
de discrimination » (Amin Maalouf, Les identités
meurtrières, IV, 5) – Hist. : Démocratie
populaire*, Démocratie chrétienne* – Contr. :
aristocratie*, despotisme*, oligarchie*, totalitarisme*, tyrannie*.
Sur base de cette clarification, je crois raisonnable de commencer
par évoquer les différents régimes adoptés
au titre de « démocratie » ; plusieurs
configurations se sont construites à travers les âges,
notamment en Communauté française de Belgique. Pour
que ces notions deviennent opérationnelles à nos réflexions,
nous pouvons modéliser ces différentes configurations,
ces différents régimes, de la démocratie.
Plusieurs écoles existent à ces sujets. Je renvoie
ici notamment à « Gestion de proximité
et démocratie participative, une perspective comparative »
sous la direction de Marie Hélène Bacqué, Henri
Rey et Yves Sintomer (Editions La Découverte, collection
« recherches », 2005). Il faut donc prendre
son parti et à cette fin, je propose d’appuyer l’analyse
selon les quatre distinctions suivantes :
– La démocratie représentative « archaïque » –
les acteurs du régime de la démocratie représentative
archaïque sont : le peuple des électeurs, l’assemblée
des élus (Collège des bourgmestre et échevins
ou gouvernement), l’élu au pouvoir (Conseil communal
ou Parlement), l’administration. L’utopie fondatrice de
ce régime suppose que : élu « par »
le peuple, les élus travaillent « pour »
le peuple, avec l’aide de l’administration. A ce sujet,
on trouve des précautions explicites déjà anciennes :
« Il est donc clair que toutes les constitutions qui
ont en vue l’intérêt général sont,
de fait, correctes selon la justice absolue ; celles qui n’ont
en vue que l’intérêt personnel des gouvernants
sont défectueuses et elles sont toutes des déviations
des constitutions correctes : ce sont des formes de despotismes ;
or la cité, c’est une communauté d’hommes
libres » (Aristote, Politique, Livre III, 6).
Dans cette configuration, l’administration intervient d’initiative
ou pour l’examen des problèmes, l’étude
des solutions, la préparation des décisions, la mise
en œuvre et l’évaluation des mesures adoptées ;
la prise de décision relève de la compétence
exclusive de l’élu au pouvoir, sauf pour certaines
procédures réglementaires ou de contrôle (par
exemple : les budgets et les comptes, la création de
services, …) ou d’exception (par exemple : les
grands investissements, …) qui restent l’attribut de
l’assemblée des élus. Exemples :
pour un certain nombre de politiques communales, c’est une
forme archaïque qu’on rencontre encore trop fréquemment tant
à Bruxelles qu’en Wallonie ; depuis près
de quarante ans, ce n’est plus le cas au niveau des politiques
culturelles de la Communauté française, elle-même.
– La démocratie représentative « moderne » -
les acteurs du régime de la démocratie représentative
moderne sont : le peuple des électeurs, l’assemblée
des élus (Conseil communal ou Parlement), l’élu
au pouvoir (Collège des bourgmestre et échevins ou
gouvernement), l’administration, auxquels s’ajoute une
figure nouvelle : celle de l’expert. L’utopie fondatrice
de ce régime suppose que, devant la complexité
du monde moderne, les performances de la démocratie représentative
archaïque sont améliorées par le recours régulier
à une expertise extérieure (un ou plusieurs experts)
qui apporte un éclairage technique plus compétent,
plus qualifié, éventuellement plus détaché
des réalités de terrain, et ceci sur tous les domaines
initialement réservés à l’administration ce
qui peut entraîner des conflits entre l’administration
et l’expert. Dans cette configuration, l’administration
intervient d’initiative ou pour l’examen des problèmes,
l’étude des solutions, la préparation des décisions,
la mise en œuvre et l’évaluation des mesures adoptées ;
l’expert intervient sur tout ou partie, en amont ou en aval
de la prise de décision, l’évaluation est rarement
pratiquée dans cette configuration ; au demeurant, comme
dans le régime « archaïque » la
prise de décision relève de la compétence exclusive
de l’élu au pouvoir, sauf pour certaines procédures
réglementaires ou de contrôle (par exemple : les
budgets et les comptes, la création de services, …)
ou d’exception (par exemple : les grands investissements,…)
qui restent l’attribut de l’assemblée des élus.
Exemples : on rencontre cette situation au niveau
de la Communauté française de Belgique, pour les politiques
culturelles qui ne bénéficient pas d’instance
d’avis. Une part significative des politiques communales,
dans divers domaines, doit probablement, encore aujourd’hui,
répondre à ce modèle.
– La démocratie participative limitée
à la seule consultation – les acteurs de la
démocratie participative limitée à la seule
consultation sont : le peuple des électeurs, l’assemblée
des élus (Conseil communal ou Parlement), l’élu
au pouvoir (Collège des bourgmestre et échevins ou
gouvernement), l’administration, auxquels s’ajoute la
commission consultative qui implique non seulement un ou plusieurs
expert(s), mais également des professionnels, des usagers,
des personnes ou des associations concernées. L’utopie
fondatrice de ce régime suppose que les problèmes,
les solutions et les décisions, doivent être examinés
non seulement par l’administration et/ou un expert mais également
par les principaux intéressés (les habitants d’un
quartier, les professionnels d’un secteur d’activité,
les usagers, …) et ceci avant toute décision,
voire même avant toute orientation de solution. A ce sujet
on trouve des précautions plus récentes : « La
démocratie participative, telle qu’elle se pratique
aujourd’hui assez couramment, s’apparente à une
série d’exercices de communication dans lesquels l’enjeu
réel est bien plus de signifier l’intention de faire
participer que de faire participer réellement. La posture
est ici beaucoup plus importante que le contenu. » (Loïc
Blondiaux, Le nouvel esprit démocratique, actualité
de la démocratie participative, éditions du Seuil,
2008, page 74). Dans cette configuration, l’administration
et la commission consultative interviennent d’initiative ou
à la demande, pour l’examen des problèmes, l’étude
des solutions, la préparation des décisions ; en règle
générale, l’administration reste seule en charge
de la mise en œuvre de la décision et la commission
consultative n’a vocation d’accompagner cette mise en
œuvre et d’évaluer les solutions implantées
que lorsqu’elle voit ses travaux inscrits dans le temps et
la durée ; elle doit alors être instituée en
tant qu’instance d’avis permanente dans l’organigramme
du pouvoir de décision ; implicitement son mandat et
son statut changent par ce fait et, sur le plan tant des procédures
que de la structure de décision, le modèle de la commission
permanente se rapproche des formes de la démocratie participative
non plus seulement consultative mais déjà beaucoup
plus effective ; c'est-à-dire selon le modèle
d’une participation efficace de la commission aux mécanismes
de prise de décision ; néanmoins – et c’est
une difficulté dès que la décision définitive
prend insuffisamment en considération l’avis émis
dans le cadre de la consultation – dans cette configuration
comme dans le régime de la démocratie représentative
« archaïque », l’ultime prise de
décision, sur base de l’avis remis par l’instance
consultative, relève de la compétence exclusive de
l’élu au pouvoir sauf pour certaines procédures
réglementaires ou de contrôle (par exemple : les
budgets et les comptes, la création de services, …)
ou d’exception (par exemple : les grands investissements,
…) qui restent l’attribut de l’assemblée
des élus. Exemples : la plus grande part des
politiques culturelles de la Communauté française
fonctionnent sur la base de cette démocratie participative
étendue et permanente. Au niveau des Villes et communes,
il faudrait mener une étude pour examiner les dispositifs
de démocratie culturelle pratiqués qui soient autres
que ceux imposés, dans l’esprit de la démocratie
culturelle, par les législations de la Communauté
française de Belgique.
– La démocratie participative –
les acteurs de la démocratie participative sont le peuple
des électeurs, l’assemblée des élus (Conseil
communal ou Parlement), l’élu au pouvoir (Collège
des bourgmestre et échevins ou gouvernement), l’administration,
auxquels s’ajoutent un ensemble hétéroclite
d’experts, de professionnels, d’usagers, de personnes
ou d’associations concernées. L’utopie fondatrice
de ce régime associe les experts, et les principaux intéressés
à la décision qui est à prendre et dont ils
devront, bien souvent, assumer les conséquences directes
ou indirectes : les habitants d’un quartier, les professionnels
d’un secteur d’activité, les pratiquants d’une
activité culturelle ou sportive, les usagers des services
publics, des associations représentatives de leurs intérêts,
etc.). Dans cette configuration, les experts et les principaux intéressés
sont impliqués tout au long du chemin de la décision,
c'est-à-dire autant pour l’examen et la définition
des problèmes, la documentation, l’étude et
la conception des solutions, la préparation des décisions,
que pour la prise des décisions, la mise en œuvre et
l’évaluation des solutions adoptées. Dans cette
configuration, en général il est nécessaire
d’instituer un lieu « nouveau » qui
permette de rendre structurellement effective la participation des
principaux intéressés aux procédures de la
décision. Exemples : depuis 1970, c’est
l’objectif assigné aux structures des instances de
décisions (Assemblée générale et Conseil
d’administration) des centres culturels et par la suite, des
centres de jeunes, reconnus pas la Communauté française
de Belgique. Ce qui reste aujourd’hui une politique particulièrement
progressiste au regard des débats sur la démocratie
participative qui ont eu lieu en France, par exemple, ces dernières
années. Pour prendre des mesures à ce sujet, on consultera
avec bonheur le livre « Le débat public :
une expérience française de démocratie participative »
publié sous la direction de Martine Revel, Cécile
Blatrix, Loïc Blondiaux, etc. (Editions de la Découverte,
collection « recherches », 2007).
Dans toutes les études de cas, les différents modèles
théoriques auxquels il est fait référence pour
l’évaluation de la démocratie participative,
établissent leurs distinctions en prenant pour critère
principal l’implication des populations concernées
ou de leurs associations représentatives, dans le mécanisme
de la décision, l’efficace de la participation évaluée
du point de vue des personnes ou des associations impliquées
dans la participation. Sur le plan méthodologique, elles
mettent l’accent tout particulièrement sur l’anticipation
et la conception « ad ante » de l’évaluation
ainsi que sur l’évaluation, elle-même. Le fait
de pouvoir participer, en amont de la décision, à
la définition des critères pertinents pour l’évaluation
de la mise en œuvre de la solution adoptée, ouvre la
voie d’une réelle méthode de travail à
la participation citoyenne dans le processus de décision.
C’est un apport théorique décisif des sciences
humaines du dernier tiers du XXe siècle qui revendique comme
un usage effectif et efficace de la démocratie, au sein des
services publics, au sein des écoles, au sein des entreprises
que les personnes concernées par les conséquences
d’une décision soient – le plus structurellement
possible – associées à l’ensemble du chemin,
des étapes de la décision. C'est-à-dire autant
à l’identification du problème et de ses causes
qu’à l’étude et à la décision
de la solution ainsi qu’à son implantation et à
l’évaluation de cette solution. Cet apport théorique
décisif devra être documenté ultérieurement.
B. La démocratie culturelle
La Déclaration de Mexico consacrée aux politiques
culturelles (UNESCO, 6 août 1982) étend et précise
considérablement la portée de l’article 27 de
la Déclaration universelle des Droits de l’Homme (Nations
unies, 10 décembre 1948). Elle donne une définition
et délimite le champ de l’exercice pratique du droit
à la participation culturelle, ainsi :
- si le premier paragraphe de l’article 27 de la Déclaration
universelle établit que : « Toute personne
a le droit de prendre part librement à la vie culturelle
de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès
scientifique et aux bienfaits qui en résultent » ;
le dix huitième paragraphe de la Déclaration de Mexico
précise que : « La démocratie culturelle
repose sur la participation la plus large de l’individu et
de la société au processus de création des
biens culturels et aux décisions qui concernent la
vie culturelle, de même qu’à la diffusion
et à la jouissance de la culture ».
La démocratie culturelle est donc une forme
structurée de la démocratie participative qui se donne
pour objectif d’associer les personnes, les usagers
et les associations à la décision en matière
culturelle. A ce titre, elle est définie comme une
modalité pratique, une politique qui garantit a minima l’exercice
effectif des droits culturels inscrits dans la Déclaration
universelle et dans les grands textes internationaux. En Communauté
française de Belgique, les politiques culturelles de toutes
les communes ne répondent pas, aux exigences pratiques de
la démocratie culturelle. Un inventaire de cette situation
pourrait être établi dans les prochaines années.
Les géométries sont probablement variables, y compris
à l’intérieur d’une même commune,
selon les politiques culturelles concernées. On ne retrouvera
pas nécessairement la même implication des acteurs
culturels et des populations pour participer au centre culturel
ou à la bibliothèque publique, que pour le domaine
du cinéma, pour la médiathèque ou pour la politique
des expositions. Exemples : sous réserve d’approfondissements,
les politiques culturelles de certaines communes bruxelloises telles
qu’Auderghem ou Uccle n’ont jamais opté pour
la démocratie culturelle dans aucune de leurs politiques
culturelles ; et en 2001, la ville de Mons a été la
première ville de la Communauté française de
Belgique à renoncer à la politique de démocratie
culturelle qu’elle pratiquait pourtant depuis près
de trente années. Il sera intéressant ici de reprendre
donc en charge les préoccupations présentées
par Thérèse Mangot : Les centres culturels,
espaces de la démocratie culturelle. (1)
Sur le plan des institutions également les géométries
sont variables. La plus grande part des centres de jeunes et les
centres culturels répondent structurellement aux exigences
de la démocratie culturelle. Cela n’empêche pas
de reconnaître que de nombreux problèmes restent à
soulever ou parfois à formuler quant à la satisfaction
ou à l’insatisfaction, à la difficulté
ou aux avantages de cette politique participative. Probablement
que les pratiques de la démocratie culturelle sont multiples,
qu’elles devraient être approfondies et amplifiées
pour dépasser les difficultés structurelles qu’elles
impliquent aussi. Il n’est prévu nulle part que gérer
des pratiques démocratiques complexes puisse être simple.
Pour l’avancement de ces questions, une évaluation
d’ensemble pourrait être utile.
De la même manière dans les arts de la scène,
on peut se demander si les plus importantes institutions ont transformé
leurs structures pour associer à leurs instances de décision
les « principaux intéressés »
tant en amont de la pratique artistique (artistes des diverses disciplines,
metteurs en scènes, techniciens, animateurs, partenaires,
sponsors, …) qu’en aval de la rencontre avec les populations
(abonnés, usagers, enseignants,…). Les mêmes
questions pourraient faire l’objet d’un examen en ce
qui concerne les musées, les centres d’archives, les
centres d’art, etc.
Mais pour avancer dans la direction de ces questions avec suffisamment
de prudence et de rigueur, pour susciter un intérêt
collectif indispensable à ce travail qui touche l’ensemble
de la profession, il faudra d’abord continuer à documenter
les modèles de la démocratie culturelle en regard
de ceux de la démocratie représentative. Car il s’agit
bien d’enrichir par des mécanismes de participation
efficace et satisfaisant ce modèle « archaïque »
de la démocratie représentative. C’est ce à
quoi nous nous adonnerons prochainement.
Roland de Bodt
Chercheur et écrivain
(1) On peut télécharger le texte de Thérèse
Mangot à l’adresse suivante : http://www.coe.int/t/dg4/cultureheritage/Completed/MOSAIC/DGIV_CULT_MOSAIC(2000)15_FR.pdf
- Culture et Solidarité
Notes sur la mélodie des choses (final), de Rainer Maria
Rilke (1)
Ci-dessous retranscrits, trois aphorismes issus des Notes sur
la mélodie des choses de Rilke. De façons imagées,
il nous invite d'une part à comprendre l'articulation solitude
/ communauté telle l'entente chorale entre le(s) soliste(s)
et le choeur. D'autre part, il utilise le rapport entre les fruits
et les racines pour expliquer ce qui unit l'individu à la
communauté et ce qui l'en différencie.
Une solitude qui va au plus profond d'elle même, découvre
la force communiante qui la lie à toutes les autres solitudes
et découvre sa propre impossibilité. C'est dans une
ouverture à l'Autre que la solitude s'accomplit.
Ce qui suit l'instant le plus solitaire lors duquel la mélodie
du Tout semble si distincte, doit être un appel à témoigner,
auprès de chaque homme, de la force de cette mélodie.
Or, tous n'ont pas la même facilité à l'isolement
et à l'écoute. C'est un devoir pour tous ceux - artistes,
poètes, ... - dont c'est le métier de creuser en eux
même, de retourner vers la collectivité et de l'initier
ou l'inciter au cheminement d'une solitude paradoxale : plus elle
s'émancipe, plus elle découvre et comprend l'arrière
fond commun qui la porte.
XVI
Que ce soit le chant d'une lampe ou bien la voix de la tempête,
que ce soit le souffle du soir ou le gémissement de la mer,
qui t'environne – toujours veille derrière toi une
ample mélodie, tissée de mille voix, dans laquelle
ton solo n'a sa place que de temps à autre. Savoir à
quel moment c'est à toi d'attaquer, voilà le secret
de ta solitude : tout comme l'art du vrai commerce c'est : de la
hauteur des mots se laisser choir dans la mélodie une et
commune.
XXXIX
Et nous sommes comme des fruits. Nous pendons haut à des
branches étrangement tortueuses et nous endurons bien des
vents. Ce qui est à nous, c'est notre maturité, notre
saveur et notre beauté. Mais la force pour ça coule
dans un seul tronc depuis une racine qui s'est propagée jusqu'à
couvrir des mondes en nous tous. Et si nous voulons témoigner
en faveur de cette force, nous devons l'utiliser chacun dans le
sens de sa plus grande solitude. Plus il y a de solitaires, plus
solennelle, émouvante et puissante est leur communauté.
XXXX
Et ce sont justement les plus solitaires qui ont la plus grande
part de la communauté. J'ai dit plus haut que l'un perçoit
plus, l'autre moins, de l'ample mélodie de la vie ; en conséquence,
incombe à ce dernier une tâche moindre ou plus médiocre
dans le grand orchestre. Qui percevrait toute la mélodie
serait tout à la fois le plus solitaire et le plus lié
à la communauté. Car il entendrait ce que nul n'entend,
et ce pour l'unique raison qu'il comprend en son achèvement
ce dont les autres, tendant l'oreille, ne saisissent que d'obscures
bribes.
(1) Rainer Maria Rilke, Notes sur la mélodie des choses,
Paris, Editions Allia, 2008
traduction de l'allemand par Bernard Pautrat
Dernières nouvelles
Actualités, petites annonces, appels, offres, pétitions,
informations…
- Culture et Démocratie
Déménagement
Les bureaux de Culture et Démocratie ont changé de
siège social :
Nouvelle adresse :
70, Rue Emile Féron
1060 Saint-Gilles
- Culture et citoyenneté
Avis à
toutes les associations militantes, engagées pour la démocratie,
pour un mieux vivre ensemble
Le vendredi 15 mai 2009, de 13h30 à 17h, à Mons,
Code Versus asbl invite les associations engagées pour la
démocratie, à tenir un stand afin de présenter
leurs outils de lutte pour la démocratie et contre les idées
d'extrême droite aux professionnels du monde associatif et
aux enseignants.
Intéressés ?
Contactez, avant le 27 mars 2009, l'asbl Code Versus
0470/527277
065/709024
info@codeversus.be
Les actes de
la cruauté : Rétro-catalogue de l’exposition
« Toute cruauté est-elle bonne à dire? »
Vous avez vu (à la "Centrale électrique",
à Bruxelles) l'exposition « Toute cruauté
est-elle bonne à dire ? » ? Vous comptez y aller
avant le 29 mars ?
L'exposition ne vous a / aura pas laissé sans avis ?
Sachez qu'un appel à textes critiques (dithyrambiques, élogieux,
mitigés, rageurs ou assassins) sur l’exposition en
général ou telle intervention (oeuvre / performance
/ film) présentée dans l’exposition est lancé.
Consignes :
Longueur maximale des textes : 4000 signes.
Date limite de remise des textes : 31 mai 2009.
Rémunération prévue pour les textes retenus
: 50 €.
Textes en français, in het nederlands or in English.
Les textes anonymes ne seront pas retenus.
Textes à envoyer à :
Laurent d’Ursel
44 rue Coenraets
1060 Bruxelles
laurent.dursel@loeuvrette.be
http://www.cruaute.be/
Investir dans
les ressources humaines : Accès à la culture
locale, protection
et promotion de la diversité culturelle
Investir dans les ressources humaines est un programme thématique
visant à réduire la pauvreté partout dans le
monde. En tant que composante de la coopération au développement
de la Communauté européenne, il promeut une approche
globale du développement humain et social, y compris dans
le domaine de la culture.
Opportunités de financement :
Le présent appel à propositions soutiendra des projets
promouvant:
• le renforcement de la culture locale dans les pays en développement,
l’accès à la
culture pour tous et la diffusion de la culture
• toutes les formes d'expression culturelle combattant la
discrimination.
Dans des cas exceptionnels, la défense du patrimoine culturel
menacé à court terme pourra aussi être soutenue.
Où :
Amérique latine, Asie, Asie centrale, Moyen-Orient, Méditerranée,
Europe orientale et Caucase méridional, Afrique, Caraïbes
et Pacifique
Qui peut participer :
Acteurs non étatiques, organismes publiques, autorités
locales, organisations internationales
Montant des subventions :
Entre 250 000 € et 1 000 000 € – maximum 90% des
coûts éligibles
Durée des actions :
Entre 12 et 36 mois
Attention:
- La présente fiche d'information n'est pas un document officiel.
Les objectifs, priorités, procédures et critères
de soumission des propositions sont entièrement définis
dans les lignes directrices de l'appel.
- Les candidats doivent utiliser le nouveau formulaire de demande.
- Toutes les questions relatives au présent appel sont à
adresser à :
EuropeAid-GlobalCalls@ec.europa.eu
Appel à propositions Réf. 127875
Disponible sur la page 'Financement' d'EuropeAid:
http://ec.europa.eu/europeaid/work/funding/index_fr.htm
Date limite: 9 avril 2009
Concours Bruocsella
2009 - Appel à projets : Amélioration de l'environnement
urbain en région bruxelloise
En collaboration et avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale,
Prométhéa a mis en place depuis 2003 un club d'entreprises
mécènes pour l'amélioration de l'environnement
urbain en région bruxelloise: Bruocsella. Grâce à
cette initiative et pour la septième année consécutive,
des projets "pour la ville" seront récompensés
par le Prix Bruocsella en mai 2009. L'appel à projets pour
l'édition 2009 du Prix Bruocsella est lancé !
Les projets sélectionnés doivent
concourir à l'amélioration du cadre de vie et de l'environnement
urbain en région bruxelloise. Le projet candidat doit contribuer
à la création, à la rénovation ou à
la sauvegarde du patrimoine non classé ou d'éléments
liés à l'aménagement de l'espace urbain.
Critères :
Pour participer au Prix Bruocsella, le projet candidat doit répondre
aux critères suivants:
Le projet candidat doit se situer en Région de Bruxelles-Capitale
et répondre de manière significative à l'objet
du concours
Le prix s'adresse à toute association, comité de quartier,
collectif ainsi qu'aux propriétaires (privés et entreprises)
Le projet candidat doit être accessible au moins visuellement
par le public
Le projet candidat ne doit pas relever du patrimoine classé
Le prix de 20.000 euros doit constituer un levier significatif ou
un complément nécessaire à la finalisation
du projet qui se porte candidat
Prométhéa est à la disposition des candidats
pour les aider à constituer leur dossier.
Deadline
La date ultime de dépôt des dossiers de candidatures
est fixée au 24 avril 2009.
Plus d'info
www.promethea.be
Cécile Vanden Brugge
Tel: 02 513 78 27
bruocsella@promethea.be
Appel 2009 :
Envie de changer votre quartier ?
Vous habitez Bruxelles ? Vous avez un projet concret qui change
la vie de votre quartier mais pas les moyens financiers de le réaliser
? Le Fonds Alain De Pauw peut vous aider !
Introduisez votre dossier de candidature avant le 31 mai 2009 via
le site de la Fondation Roi Baudouin www.kbs-frb.be
dans la rubrique « appel à projets »
ou contactez le centre de contact au 070/ 233 065 ou proj@kbs-frb.be
Résidences
d’artistes à Paris : appel aux candidatures
Le séjour peut durer de 1 à 4 mois.
Les inscriptions sont attendues du 16 mars au 15 mai 2009
Wallonie-Bruxelles International (WBI) propose pour l’année
2009 la mise à disposition, à frais partagés,
d’un logement au Centre international d’accueil des
Récollets à Paris, proche de la gare de l'Est. Il
s’agit d’un ancien couvent situé à Paris,
dans le 10ème arrondissement, devenu aujourd’hui un
Centre international d’accueil à vocation scientifique
et culturelle.
La proposition s’adresse aux artistes de l’ensemble
du monde culturel Wallonie-Bruxelles. Les séjours sont prévus
pour des périodes de 1 à 4 mois. La participation
financière de WBI s’élèvera à
la moitié du loyer. A titre indicatif, le montant mensuel
d’un studio (+/-31 m²) est d'environ 755,90 euros.
Contact :
WBI - Service France/Anne Vanden Bossche, Place Sainctelette, 2
à 1080 Bruxelles (Tél. 02/421.83.22 – Fax :
02/421.84.81. – a.vandenbossche@wbi.be).
- Culture et Solidarité
La FGTB contre attaque :
Le capitalisme a un genou à terre… La FGTB wallonne
en profite pour contre-attaquer avec une campagne de dénonciation
et de propositions. Objectif ? Passer le capitalisme à
la moulinette partout en Wallonie, avec les associations et autres
acteurs de la société civile. En cette année
électorale, le syndicat socialiste entend faire passer le
message auprès des candidats : du changement. Du vrai
!
http://www.contre-attaque.be/
C-paje engage...
C-paje engage un collaborateur pour soutenir son développement
opérationnel et financier (H/F - CDI, temps plein)
Toutes les infos sur ce poste à l'url suivante : http://www.c-paje.net/documents_site/offremars2009.pdf
Pour ne pas rester sur sa faim
Les propositions de Roland de Bodt :
L’état des droits de l’homme en Belgique, rapport
2008
Ligue des droits de l’Homme, section belge francophone
– L’état des droits de l’homme
en Belgique, rapport 2008 – Bruxelles (Belgique),
éditions Aden, 2009, 210 pages + tables, ISBN : non
communiqué.
Présentation : Il s’agit de
l’édition originale en langue française d’un
rapport consacré à l’état des droits
de l’homme en Belgique au terme de l’année 2008.
C’est, à ma connaissance, la première initiative
de la section belge francophone de la Ligue des droits de l’Homme
pour produire un rapport de cette importance. Sera-t-il annuel ?
Serait-il biennal ? Dans les deux cas, l’entreprise éditoriale
collective, qui est menée sous la Présidence de Benoît
Van der Meerschen, confirme le dynamisme, l’ambition et la
bonne forme de l’équipe de la Ligue en Communauté
française. De nombreux auteurs interviennent dans la rédaction
des différents articles, ils sont impliqués activement
dans les commissions thématiques ouvertes par l’association
de défense des droits de l’homme. Tous réseaux
confondus, un certains nombre d’entre eux enseignent dans
les hautes écoles ou les universités. Le siège
de la Ligue vient d’être déménagé,
il est dorénavant installé au cœur de Bruxelles
Ville : au 22, rue du Boulet ! Voilà qui n’est
pas sans humour. Le livre est au format « grande poche »,
un papier confortable, une mise en page sobre bien architecturée
et d’un beau caractère lisible, dos carré collé,
prix autour de 15 €. – Commentaire :
Si les libertés et les droits fondamentaux étaient
respectés dans notre pays, ce livre serait inutile. Ce n’est
pas le cas, il est donc de première nécessité
pour cesser de se gorger d’officialités bien pensantes
en matière de respect des droits fondamentaux, y compris
et notamment dans notre propre pays. Et oserais-je l’écrire :
cela fait vraiment plaisir à lire ! Tout ! Tout ?
Oui, tout ! Et d’abord le travail collectif qui valorise,
d’une manière lisible et intéressante, ce travail
de l’ombre si peu connu et insuffisamment apprécié
que représente le constant labeur des commissions thématiques
de la Ligue des droits de l’homme. Voilà au grand jour
et ensemble toute cette expertise exposée, à l’usage
du plus grand nombre et dans un langage accessible. C’est
une remarquable initiative ! Il faut espérer qu’un
exemplaire sera disponible dans chaque bibliothèque publique
du royaume. Il faut aussi espérer que les associations de
terrain ou les services publics, qui œuvrent peu ou prou à
l’amélioration de la condition humaine, achèteront
un exemplaire pour l’édification de leurs cadres et
de leurs travailleurs. Il serait intéressant que chaque député
et chaque sénateur en lisent, voire en étudient. Comme
l’écrit Benoît Van der Meerschen : « Parce
que les violations des droits de l’Homme se nourrissent avant
tout du silence ; à nous de le briser, ce livre a pour
vocation d’y contribuer. » (page 21) Chaque chapitre
est suivi d’une rubrique « pour aller plus loin »
qui oriente le lecteur vers des sites web ou des publications de
références sur le thème concerné. Voilà
une manière très pratique de susciter l’intérêt
et des prolongements éventuels au-delà de l’article,
lui-même. L’ouvrage comporte également une « chronologie
de l’année 2008 » qui constitue un outil
intéressant. Pour tous ceux qui désespèrent
de l’écart grandissant entre les discours commémoratifs
et les réalités de terrain, voilà un livre
qui (re)donne envie de s’y mettre et d’y travailler,
sans relâche à nos libertés et à nos
droits fondamentaux ! Allons, allons, sans hésiter.
[Mons (Belgique), Roland de Bodt, le 21 mars 2009] – Publics :
Tous publics intéressés à partir du secondaire
supérieur, journalistes, députés, sénateurs,
fonctionnaires généraux, administrateurs publics,
conseillers sociaux, artistes, animateurs culturels, travailleurs
sociaux, étudiants, enseignants tous réseaux et tous
niveaux, bibliothèques publiques, centres de documentation,
avocats, juristes, magistrats, agents des services de proximité,
de sécurité, personnel des institutions pénitentiaires,
médecins, personnels hospitaliers, centres de jeunes, aide
à la jeunesse, … etc. – Mots clés :
aide à la jeunesse – droit à la différence
– droits des étrangers – droits des femmes –
immigration illégale – justice – libertés
et droits fondamentaux de l’être humain – lutte
contre le terrorisme de la lutte contre le terrorisme – prisons
– protection de la jeunesse – sécurité
et surveillance – vie privée. – Adresses
web des éditeurs : www.aden.be
et de la Ligue des droits de l’Homme : www.liguedh.be
– Contenu : Introduction, les droits
humains, ici et maintenant, par Benoît Van der Meerschen,
Président (5) – I. La caméra de surveillance
et les multiples images qu’elle nous renvoie, par Julien Pieret,
membre de la commission ‘Justice’ de la Ligue (23) –
2. Le fichage et le respect du droit à la vie privée,
par Franck Dumortier, membre de la commission ‘justice’
de la Ligue (39) – 3. Privation de liberté : prison
et surveillance électronique, par Marie Sophie Devresse,
Vice-Présidente de la Ligue (51) – 4. Lutte contre
le terrorisme et le respect des droits de l’Homme, par Maria
Luisa Cesoni, membre de la commission ‘Justice’ et Dan
Van Raemdonck, Vice Président de la fédération
internationale des droits de l’homme et membre du comité
de vigilance en matière de lutte contre le terrorisme (73)
– 5. Les (droits des) étrangers soumis à rude
épreuve, par Michel Kaiser, Président de la commission
‘étrangers’ de la Ligue et Pierre-Arnaud Perrouty,
conseiller juridique à la Ligue (93) – 6. Etat des
droits de la jeunesse en Belgique, par Carla Nagels, Présidente
de la commission ‘jeunesse’ de la Ligue (111) –
7. La justice : un peu juste, par Olivia Venet, Alisa Laub,
Michel Gougnard, Vanessa De Greef, respectivement présidente
et membres de la commission ‘Justice’ de la Ligue (127)
– 8. Les droits des femmes et les droits humains, par Patricia
Pungu, membre de la commission ‘égalité des
chances’ de la Ligue (143) – 9. Ô vous frères
humain, par Thérèse De Man-Mukenge, membre de la commission
‘psychiatrie’ de la Ligue (159) – Chronologie
de l’année 2008, par Manuel Lambert et Pierre Arnaud
Perrouty, conseillers juridiques à la Ligue, ainsi que Noémie
Segers, stagiaire (183) – Table des matières (non numérotée)
– La ligue des droits de l’Homme (n.n.), Parus aux éditions
Aden (n.n)
Aux arts citoyens ! De l’éducation artistique
en particulier
Djian, Jean Michel – Aux arts
citoyens ! De l’éducation artistique en particulier
– Paris (France), Homnisphères, collection
« savoirs autonomes », 2008, 90 pages, ISBN :
2.915129.38.X
Présentation : il s’agit de
l’édition originale en langue française d’un
essai de Jean Michel Djian consacré à la fonction
de l’initiation aux arts, dans la vie intérieure ou
sociale en générale et dans l’enseignement en
particulier. Jean Michel Djian est aussi l’auteur d’autres
ouvrages, dont récemment par exemple : « Politique
culturelle, la fin d’un mythe » aux éditions
Gallimard, dans la collection « Folio actuel »
numéro 113, voir le commentaire dans cette rubrique, dans
les éditions précédentes de la Lettre de Culture
& démocratie. Il a déjà été
invité à plusieurs reprises en Belgique. Je ne connaissais
pas l’éditeur, la collection est consacrée « aux
savoirs générés par des expériences
de terrain, des confrontations, des vécus, des expérimentations
pluri et transdisciplinaires, singulières et collectives,
[qui] représentent des outils de transmission indispensables
à l’émergence et à l’intensification
des potentialités créatives. » C’est
un format de poche, une belle édition très lisible,
agréable et soignée, mais sans luxe, reliée
au fils, prix autour de 10,00 €. – Commentaire :
Ce que j’aime infiniment chez Jean Michel Djian, c’est
la santé ! Son essai est un pamphlet, assumé
comme tel ! Il ne s’encombre d’aucune épaisseur
pseudo-scientifique. Il est d’un autre univers, celui plus
intuitif de l’acte créateur. Une vitalité de
l’esprit à la fois souple, efficace et vive. Il ne
s’agit pas d’avoir raison en toutes choses, mais de
chercher à se dégager du prêt à penser
de la culture sans culture, de l’art sans art. Un feu ardent
le conduit et son écriture est fluide et bouillonnante comme
le ruisseau des montagnes qui déborde d’eau claire.
On entre dans cet élixir de vie par une question : « que
faire d’intelligent sur cette terre quand on a quinze ans
sans avoir à subir la fascination énigmatique de la
médiocrité ? » (page 15) Ici Djian
revendique au nom de l’art des expériences essentielles
qui ont pour essence de bouleverser durablement la vie intime de
l’être, et là il fustige l’incapacité
de l’enseignement et des politiques publiques de la culture
à faire place à cet essentiel bouleversement de
la vie. D’un côté : « nous continuons
à cultiver les vertus de la chasteté pédagogique
dans sa forme la plus brutale, la plus froide, la plus rance. Il
s’agit au bout de ce tunnel de produire des hommes et des
femmes prêts à l’emploi mais amputés de
la rage de vivre. (…) les arts sont devenus des disciplines
disciplinées, au sein desquelles leurs fonctions subversive,
créatrice, structurante, énergétique se sont
dissoutes dans les agrégats calamiteux d’une société
individualiste plus retors que jamais » (page 18). De
l’autre : « Profitant d’une sorte d’état
de grâce civilisationnel consécutif à la montée
en puissance d’une société parfaitement païenne,
la culture est devenue une aubaine. Elle a conduit les disciplines
artistiques à s’autonomiser en autant de spécialités
que de spécialistes, comme elle a autorisé des milliers
de collectivités locales à se distinguer en démontrant
à coup de millions d’euro qu’elles étaient
toutes des ‘capitales européennes de la culture’ potentielles. »
(page 32). L’intention est claire : «Il ne s’agit
pas ici de rechercher les coupables, de tirer une croix sur le passé,
de refuser les douceurs du ‘divertissement artistique’ au
profit d’une quelconque réhabilitation officielle de
l’art. Il s’agit de comprendre qu’un excès
d’offre culturelle non hiérarchisée, non fléchée,
non commentée, non décryptée dans laquelle
la mémoire nous poursuit sans cesse peut conduire à
inverser sa finalité : étouffer au lieu de respirer. »
(page 60). Tonique ! A lire pour prendre de l’air. [Mons
(Belgique), Roland de Bodt, le 21 mars 2009] – Publics :
tous publics intéressés à partir du secondaire
supérieur, (avoir quinze ans !), les praticiens des
domaines de l’art, les enseignants, les responsables politiques,
les administrateurs publics, les journalistes, les responsables
des institutions culturelles … – Mots clés :
art – art et école – culture – culture
et école – enseignement artistique – institutions
culturelles – Lang, Jack – maison de la culture –
Malraux, André – politiques publiques de la culture
– Adresses web des éditeurs :
http://www.bibliomonde.com/editeur/homnispheres-652.html
- Adresse web de l’auteur : non renseignée.
Contenu : le texte est d’une seule pièce.
Culture et Démocratie
70, rue Emile Féron - 1060 Bruxelles
Tél. : 02/502 12 15
Fax : 02/512 69 11
Courriel : cultureetdemocratie@scarlet.be
Cette lettre d'information a été réalisée
par Georges Vercheval, Brigitte Schoorman, Marie Poncin et Baptiste
De Reymaeker, en collaboration avec Roland de Bodt pour la rubrique
« Pour ne pas rester sur sa faim », grâce au soutien
de la Communauté française de Belgique.
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