Culture ET démocratie
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Photo: Frédéric Pauwels (détail)

La Lettre de Culture et Démocratien°33 - 24/03/2009

Culture et Démocratie à la Gare du Midi

Nous avons quitté avec quelque regret le 60 de la rue de la Concorde (quel beau nom !) mais nous sommes accueillis avec tellement de sympathie au 70, rue Emile Féron que c'est un réel plaisir. Nous bénéficions d'un bureau dans un bâtiment nouvellement restauré de la SMart asbl ! Mêmes problèmes de stationnement, hélas, pour les adeptes de la voiture. Par contre, pour ceux qui privilégient le tram, le métro ou le train, c'est parfait. C'est à cinq minutes à pied de la Gare du Midi et de la Porte de Hal !

Pour nos activités, le déménagement et le réaménagement ayant été menés de mains de maître par l'équipe tout s'est poursuivi comme si de rien n'était ! Enfin presque. Mais votre Lettre d'information arrive à son heure et le deuxième Journal spécial de campagne (sur l’accès à la culture pour tous) est chez l'imprimeur* !

Mieux : les actes des deux derniers colloques organisés par Culture et Démocratie – « Des Arts contemporains pour qui et pour quoi ? » et « La culture au cœur de l'enseignement : un vrai défi démocratique » seront également réalisés en version papier, sous forme de deux ouvrages illustrés de 64 et 100 pages ! Ces deux premières publications feront partie de notre collection, " Les Cahiers de Culture et Démocratie".

Ce qui (l'impression de ces livres!) nous amène au point sensible de cette introduction ! Pour être franc, votre soutien nous serait bien utile et il y a si longtemps que vous n'avez plus été sollicités. Aujourd'hui, la possibilité de déductibilité fiscale pour les dons à partir de 30 euros et plus nous étant accordée, nous osons vous interpeller à ce sujet ! C'est selon vos moyens…

1 - Si vous versez 10 euros, nous vous remercierons très sincèrement.
2 - Si vous en versez 20 euros, nous vous remercierons encore plus fort et - ça nous fera plaisir - nous vous enverrons les deux publications dès leur parution (dans les deux mois)

De toute manière, et c'est le plus important, continuez à nous soutenir moralement.
Ecrivez-nous. Envoyez-nous vos informations. Nous les répercuterons autant que possible, si elles nous arrivent dans les bons délais et, surtout, si elles sont à la fois culturelles ET d'esprit démocratique.

L'équipe de Culture et Démocratie

 

* Ce Journal spécial vous parviendra bientôt. Il est particulièrement riche, avec des contributions de : Laurent Busine, Xavier Canonne, Edouard Delruelle, Marcel De Munnynck, Michel De Reymaeker, Willy Dory, Nicole Gesché, Pierre Hemptinne, Michel Luntumbue, Péji, Lino Polegato, Odile Quintin, Isabelle Vanhoonacker, Pascal Verbeken, ainsi que les positions à ce sujet de quatre des partis politiques francophones, signées Elio Di Rupo, Isabelle Durant & Jean-Michel Javaux, Joëlle Milquet, Didier Reynders. Si vous ne recevez pas ce Journal, faites-le nous savoir sans tarder.

 

Les couleurs correspondent aux axes suivants :

  • Politiques culturelles
  • Culture et Solidarité (Art et Santé, Art et Prison, CPAS)
  • Culture et Ecole
  • Interculturalité
  • Culture et Citoyenneté

À vos agendas 

Consultez également l'agenda du site de Culture et Démocratie ...

 

Activités organisées par ou en collaboration avec Culture et Démocratie

 

- Culture et citoyenneté

Le 29 mars 2009, de 11h à 12h, Rencontre-débat « Démocratie contre Culture ? », au Théâtre du Vaudeville :

 

Passa Porta, Entrez Lire, Culture et Démocratie organisent, le dimanche 29 mars 2009 à 11h, dans le cadre du Festival Passa Porta, une rencontre – débat entre Robert Legros, Bernard Foccroulle et Zoé Valdés autour de la question : « Démocratie contre Culture ? ».

Robert Legros et Bernard Foccroulle s'interrogeront sur les liens complexes entre démocratie et culture. A l'heure de l'audimat et de la marchandisation des biens culturels, que deviennent les expressions artistiques traditionnelles ou contemporaines ? Zoé Valdés réagira à ces réflexions, tout en proposant sa vision personnelle et suggérant des perspectives."   

Modératrice : Françoise Wolff.

Les orateurs :

Robert Legros est philosophe, spécialisé en philosophie politique.
Professeur à l'Université de Caen en Basse-Normandie, il enseigne également à Science Po à Paris et à l’Université libre de Bruxelles.
Il a publié, notamment, L'idée d'humanité, chez Grasset, en 1990, L'avènement de la démocratie, chez Grasset, en 1999, La souveraineté, chez Ellipse en 2001 et, en collaboration avec Bernard Foccroulle et Tzvetan Todorov, La naissance de l'individu dans l'art, chez Grasset, en 2004

Bernard Foccroulle est musicien, compositeur et directeur du Festival international d'Art lyrique d'Aix-en-Provence.
Il est le fondateur, en 1993, de l'association Culture et Démocratie qui milite pour retrouver une place centrale pour la culture dans notre société, et pour la participation du plus grand nombre à la vie artistique.
Avec le Ricercar Consort, il a enregistré des compositeurs des XVIIème et XVIIIème siècles, notamment les prédécesseurs de J.-S. Bach. Chez Ricercar, il enregistre une intégrale de l'œuvre d'orgue de Bach sur des instruments historiques ainsi que des œuvres contemporaines (de Berio, Boesmans, Daras, Messiaen et d’autres jeunes compositeurs)
Il est directeur du Théâtre Royal de la Monnaie de 1992 à 2007.

Zoé Valdés est romancière, poète et scénariste cubaine. Elle vit en France.
Elle faisait partie de la délégation cubaine à l'UNESCO entre 1983 et 1988, puis de l'Office culturel de Cuba à Paris. Elle a aussi dirigé une revue cinématographique, Cine Cubano. En 1995, après la publication en France de son roman « Le néant quotidien », elle est contrainte à l’exil pour insoumission au régime castriste.

Françoise Wolff est journaliste - elle a longtemps animé les émissions scientifiques de la RTBf. Elle est réalisatrice et documentariste notamment pour Arte et France 3.
Elle a, entre autres, réalisé « Einstein, un mythe, un homme », « Alexandre Soljenitsyne », « Le neuvième Jour », « Les enfants et le racisme » et, en collaboration avec Pierre Barré et Thierry Loreau, « Bernard Foccroulle, un engagement pour l'Opéra », ainsi que  «Jacques Lacan parle». Elle a reçu le prix Ex-libris en 1994.

Cadre :

Cette rencontre a lieu dans le cadre du Festival Passa Porta 2009, festival de littérature à Bruxelles dont le thème, pour cette deuxième édition, est « le monde est en chantier ».
Il se déroulera pendant 4 jours, les 26, 27, 28 et 29 mars 2009.

Voir programme complet sur leur site www.passaporta.be

Accès au débat et au parcours du 29/3/09 :

Le parcours, qui a lieu le dimanche 29/3, est accessible de 10h à 19h et se déroule dans tout lecentre de Bruxelles. http://www.passaporta.be/index.php?q=page/119
Le badge qui donne accès à tous les événements (y compris "Démocratie contre Culture") organisés le dimanche 29 mars est disponible en prévente à Passa Porta (02/226 04 54) et le jour même dans tous les lieux du festival.

Prix : 7 euros (5 euros pour les demandeurs d'emploi, les moins de 26 ans et les plus de 65 ans). Gratuit pour les moins de 12 ans.

Adresse :
Théâtre du Vaudeville
11, Galerie de la Reine à 1000 Bruxelles

 

Activités et événements à venir, liés à la culture dans un esprit démocratique

 

- Culture et citoyenneté

Du 6 mars au 4 avril 2009, « L'emprise du genre XY », au MAAC

Une exposition qui tente une approche de la représentation masculine à travers les regards de neuf artistes...

Le MAAC est ouvert du jeudi au samedi, de 14 à 18H.
MAAC (Maison d'Art actuel des Chartreux)
Rue des Chartreux, 26-28, 1000 Bruxelles
02/5131469
nancy.suarez-antuna@brucity.be

Du 19 au 29 mars 2009, « Semaine d'Actions Contre le Racisme »

Le 21 mars 1960, 69 manifestants anti-apartheid sont froidement abattus à Sharpeville par la police du régime raciste d'Afrique du Sud. Six ans plus tard, l'ONU inscrit le 21 mars comme « la Journée Internationale pour l'élimination de la discrimination raciale ». La Semaine d'Actions Contre le Racisme s'inscrit dans cette commémoration et vous donne rendez-vous chaque année autour du 21 mars.

De l’émotion, des questionnements, des rencontres, du rire, mais surtout un engagement pour une société plus juste et plus égalitaire, tels sont les ingrédients d’une programmation à la fois militante et artistique ! La Semaine d’Actions Contre le Racisme vise avant tout à encourager le dialogue, l’échange d’expérience et la remise en question afin de faire reculer peurs et préjugés entraînant le rejet de l’autre. Ce grand rendez-vous mêle dans un même programme, partout en Belgique, plus de cent activités aussi diverses que du théâtre, du cinéma, des débats, des expositions…

infos :
www.contreleracisme.be

Du 23 au 28 mars, « Médias citoyens et Démocratie au Congo », à Bruxelles

Existe-t-il une presse indépendante en RDC ?
Quel est son rôle dans le contexte actuel ?
Comment tisser des liens entre ici et là-bas ?

Dans le cadre de la semaine de la Solidarité Internationale 2009 en Wallonie-Bruxelles, la Ville de Bruxelles et Rencontre des Continents asbl, organisent un ensemble d'activités sur le thème « Médias Citoyens et Démocratie au Congo »

Les médias indépendants ont un rôle important à jouer dans la reconstruction de la RDC. Lieux d’échanges et d’implication citoyenne, ils permettent à la société civile de se construire, de s’exprimer et de participer à la formidable dynamique locale. Du 23 au 28 mars, différents lieux de Bruxelles proposeront des expositions de photographie, des ateliers de réflexion/débat, des soirées de projections ou de spectacle et de musique, autour du rôle des médias indépendants dans la construction de la démocratie en RDC ou comme outil de solidarité entre la Belgique et la RDC. La parole reviendra à des acteurs des médias congolais indépendants pour présenter leurs initiatives (journaux, photos, blogs internet...). Autour de ces différents invités, nous sommes invités à participer à une semaine intense pour créer des liens plus forts entre citoyens congolais et belges.

Infos :

www.solidaritecongobxl.be

Rencontre des Continents asbl - Tel : 02/734.23.24 - info@rencontredescontinents.be

Cellule Solidarité Internationale - Tel : 02/279.21.12 - Org.SolidariteIntern@brucity.be

Du 26 au 29 mars 2009, un peu partout à Bruxelles : Passa Porta Festival (littérature).


Le monde est en chantier. Tel est le thème du festival proposé cette année, par Passa Porta, Het Beschrijf et Entrez lire. Notre monde est en perpétuel mouvement, et cela ne fait que s'accélérer. Comment dès lors encore construire le monde ? Comment l'imaginer ? Une fin heureuse est-elle possible ? Et comment écrire la vie, décrire notre destin ?
Ces questions seront posées aux nombreux écrivains présents lors du festival. Ils nous diront leurs envies, leurs ambitions, leurs rêves, leur façon de créer les univers...

Infos :
02/2260454
www.passaporta.be
info@passaporta.be

En mars / avril, au centre Culturel Jacques Franck, Dixième festival de danse d'Ici et d'Ailleurs


Visitez le site http://ccjacquesfranck.be et découvrez l'étonnante programmation de ce festival qui s'adresse à tous ! De la danse Hip Hop, avec notamment l'accueil en résidence du danseur Jean-Claude Pambè Wayak, et de la danse contemporaine sont au programme...

Du 24 au 28/03/2009 à 19h15, au Théâtre National : Troisième édition du Festival de mises en voix de textes contemporains


Le Théâtre National vous propose de découvrir de nouveaux regards sur le monde.
Nous avons sélectionné pour vous dix textes non encore portés à la scène en Belgique, dix coups de coeur. S’ils nous font voyager à travers le monde, tous traitent de notre réalité. Tous abordent de manière sensible des questions qui agitent notre temps et en témoignent avec acuité et originalité.

Cette année, les jeunes, l’argent, le terrorisme sont les thèmes centraux qui traversent le festival. Suivez ces dix auteurs et plongez avec nous au coeur des mots !

Entrée gratuite
Réservation souhaitée au 02.203.53.03

Infos :
Alexandre Caputo
a.caputo@theatrenational.be
+32 2 274 23 52

Les 28 et 29 mars, 3 et 4 avril 2009, « Le Crépuscule de Galilée » de Xavier Deutsch, à SCARABAEUS – ESPACE THEATRAL, a.s.b.l.

Par le Théâtre de l’Equipe, dans le cadre de l’Année de l’Astronomie de l’Unesco
Mise en scène : Ludwine OENSSELS
Avec : Eric Decarpentrie, Robert Dubois, Xavier Percy, Line Vercors et Ludwine Oenssels

"Le 22 juin 1633, lorsque Galilée comparaît pour la dernière fois devant le tribunal de l'Inquisition pour répondre de ses travaux, il sait trois choses : il sait que la terre et les autres planètes tournent autour du soleil et non l'inverse ; il sait que le doute est fécond, émancipateur, et sert de socle à la recherche scientifique aussi bien qu'à la vie commune ; il sait qu'il ne possède plus aucune chance de faire entendre sa raison, ni d'échapper au châtiment que lui préparent ses juges". (Xavier Deutsch)

Prix des places : 13 et 10 euros
Spectacle accessible aux jeunes à partir de 12 ans.

Info /réservations :
SCARABAEUS – ESPACE THEATRAL, a.s.b.l.
19-27, rue Creuse
1030 Bruxelles
tél. + 32 2 241 44 02
tél. /fax:+ 32 2 649 79 16
scarab@scarabaeus.net
www.scarabaeus.net

Le 30 mars 2009, à 18h, Banlieues d'Europe propose son septième rendez-vous sur le thème des innovations sociales artistiques et de l'action artistique, à Lyon.


Le collectif d'artistes Wochenklausur (Vienne, Autriche) mène des interventions sociales depuis 1993. A son initiative ou à l'invitation d'institutions artistiques, Wochenklausur développe des actions pour "combler le déficit socio-politique".

Exemples : installation d'une camionnette pour permettre à des personnes sans domicile fixe d'accéder à des soins médicaux, ou création d'une plateforme de discussion sur la vie d'un quartier...

Wolfgang Zinggl vient présenter les objectifs du collectif et quelques-unes de ses actions phares, pour débattre autour de cette question : dans quelle mesure la création artistique peut-elle avoir un impact socio-politique?

Merci de confirmer votre venue !

Banlieues d'Europe
271, rue Vendôme - 69003 Lyon (France)
tél. : +33 4 72 60 97 80
fax : +33 4 78 95 28 15
banlieues.deurope@wanadoo.fr

Lundi 30 mars 2009, 19:00, Questions au spectacle contemporain #5 : Artifice/Réalité, à la Bellone


Outre la question du techno ou du 100% bio dans la construction d’une œuvre scénique, quelle place la réalité « quotidienne » peut-elle encore avoir sur un plateau ? Imitation, transposition, transcendance, transgression… ? Et l’(hyper-)réalisme ? Le psychologique ? Ont-ils encore droit à la parole, ou ne sont-ils qu’une preuve de flagrante ringardise ? Quant à la réalité du plateau, entre « mensonge du théâtre » affiché, revendiqué et illusion, magie du théâtre, les positions se tranchent, voire cohabitent… Débat sur ces options de mise en scène avec des compagnies et artistes comme (sous réserves) Abattoir Fermé, Toneelgroep Ceremonia, Jean Lambert-Wild ou Michèle Noiret.

Modération : Olivier Hespel.
Entrée libre.

Infos :

La Bellone, 46, rue de Falndre - 1000 Bruxelles

02/513 33 33

http://www.bellone.be

info@bellone.be

 

- Culture et Solidarité

- Du 14 mars au 26 avril 2009, « Débridé(e)s, de l'origine au devenir de l'oeuvre », à la Maison de la Culture de Namur


Exposition des oeuvres de Louis Van Boelens, de Gérard Wargnier, d'Alexis Lippstreu, de Jean Michel Wuilbeaux, de Hugues Joly, de Jean Pascal Pécheux, de Christelle Hawkaluk, de Danielle Douffet, de Oscar haus, de Georges Cauchy, de Michel dave, et de François Defontaine, tous membres de l'atelier d'art plastique de l'institution pour personnes handicapées et malades mentales La Pommeraie, animé par l'artiste peintre Bruno Gérard.

Cette exposition est organisée en collaboration par le Service de la Culture de la Province de Namur, La Pommeraie, et Art en Marge. Elle est accessible librement tous les jours de 12 à 18 h (sauf les 12 et 13 avril).

La Maison de la Culture de Namur
Avenue Golenvaux, 14
5000 Namur
081/776773
arts.plastiques@province.namur.be

Pour plus d'infos :
http://www.province.namur.be/Internet/sections/culture/evenements/expositions/exposition_debridee/view

Le 26 mars 2009, de 12h15 à 14h, « Droits humains et aide sociale :  les valeurs démocratiques et humanistes au cœur de l’éthique professionnelle », dans les locaux de la Ligue des droits de l'Homme

Intervenante :
Catherine Bosquet, Comité de Vigilance en Travail social
 
Garantir l’aide sociale dans le respect des valeurs démocratiques et humanistes demande une vigilance constante. Pour exercer cette vigilance, plusieurs pistes s’offrent aux travailleurs/euses sociaux pour agir en appliquant les diverses ressources mises à leur disposition (la déontologie,  l’éthique, le droit).
 
Les Midis des droits humains se déroulent dans les locaux de la Ligue des droits de l’Homme asbl :
22, rue du Boulet à 1000 Bruxelles (près de la Bourse)
 
Contacts :

Evelyne  VAN MEESCHE - 02/209.62.88
Olivier SEBASONI - 02/209.63.82
 
www.liguedh.be

Le 29 mars 2009, dés 10h, « Hommage à Gaza », aux Halles de Schaerbeek


MASARAT Palestine s’est clôturé aux Halles au mois de janvier, alors que se déroulait sous nos yeux, au jour le jour, la tragédie de Gaza. Si ce désastre confirme la nécessité et l’ambition de cette saison artistique et culturelle palestinienne, il nous renvoie aussi à notre impuissance et à l’inévitable question : que faire ? Comment agir, ici, à Bruxelles ou ailleurs, au coeur de l’Europe ? Cette offensive israélienne intolérable, insupportable et injuste nous indique aujourd’hui qu’il faut continuer à agir dans le domaine qui est le nôtre : continuer à aller vers la Palestine, à la rencontre de ses artistes et de ses intellectuels, continuer à montrer leur travail ici, à permettre les rencontres et les échanges…

Ce 29 mars sera d’abord une soirée d’hommage à toutes les victimes innocentes. Mais ce sera aussi un temps de réflexion partagé sur la situation en forme de veillée, pour le deuil, et de veille pour la vigilance. Car la catastrophe palestinienne n’a pas commencé au mois de décembre 2008. Elle dure depuis plus de 60 ans, et continuera tant que l’occupation israélienne se poursuivra, tant que la Palestine ne sera pas un Etat.

Programme : Débats et conférences, lecture de textes et de poèmes, projection de photographies de Taysir Batniji, concert de Gaza Team

http://www.halles.be/event.php?id=555


Prix : 5 euros

Halles de Schaerbeek
22a rue Royale Sainte-Marie
1030 Bruxelles
02/218 21 07
info@halles.be

Les 2, 3 et 4 avril 2009, « L'habitat autrement : Une exposition autour du logement et de l'habitat », au Bokal Royal

Habitat groupé, maisons communautaires, coopératives d’habitants, squats... sont autant de formes d’habitat qui se développent aujourd'hui pour tenter d'offrir des alternatives au logement individuel, plus que jamais confronté à la hausse du coût de l'immobilier, au manque d’offre de logements sur le marché et à la précarisation grandissante de toute une frange de la population.
Proposer un autre regard sur l'habitat via le médium artistique : voilà l'enjeu de l'exposition collective L'habitat autrement à laquelle L'Autre « lieu » et les Ateliers du Bout du Monde ont le plaisir de vous convier.

En réponse aux arguments de L'Autre « lieu » en faveur d'un habitat plus solidaire et de la remise en question d'une certaine logique d’habiter, les Ateliers du Bout du Monde ont initié une réflexion liant habitat solidaire et habitat solitaire, espace collectif et espace intime. L'exposition nous présentera ainsi une œuvre-labyrinthe qui servira d'espace à un « remue-méninges » et à un dialogue entre les artistes, L'Autre « lieu » et le public.


Vernissage le 1/4 à 18h
123, rue Royale
1000 Bruxelles
Table d'échange le 3/4 à 14h
Expo ouverte de 13 à 18h

Le 2 avril 2009, à 19h, « Globalisation et vieillissement : défis et opportunités pour notre développement économique. » à Gilly


Le Forum financier et B Plus ont rassemblé, loin des caméras, deux ténors de la FEB et de la FGTB afin qu'ils vous fassent part en toute sérénité de leurs visions d'avenir sur deux thèmes cruciaux : la globalisation et le vieillissement.

Monsieur Rudi Thomaes, administrateur délégué de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) et Monsieur Daniel Van Daele, secrétaire fédéral de la Fédération Générale des Travailleurs de Belgique (FGTB) seront en effet ensemble, le 2 avril, pour débattre de ces questions clés et vous révéler leurs stratégies respectives sur ces sujets.

Les partenaires sociaux sont régulièrement confrontés à des situations requérant de longues négociations et des décisions à finaliser dans l'urgence. Aucun lecteur, auditeur ou téléspectateur ne peut ignorer le résultat de ces tractations - souvent nocturnes et largement relayées par la presse - entre les représentants du patronat et des syndicats. Les responsabilités de ceux-ci sont toutefois loin de se limiter à ces épisodes médiatisés : chacun dispose de stratégies à long terme sur les grands défis auxquels sera confrontée notre société dans les années à venir.

Ce moment d'échange entre Messieurs Thomaes et Van Daele, ponctué d'options complémentaires ou opposées, ne manquera certes pas d'intérêt !

Infos :
Centre PME - Formation Warmonceau
chaussée de Lodelinsart 417 à Gilly

Prix : 12 €
à virer au compte 100-0098702-87 de la Banque nationale de Belgique à Mons

Réservation avant le 27 mars 2009

Le 2 avril 2009, de 9h à 16h30, Les CEC s'expliquent,4e édition : Ateliers d'art plastique pour adultes, à Gembloux


En 2006 et 2007, Culture et Démocratie et le Service Education permanente de la Communauté française organisaient deux journées de rencontres "Les CEC s'expliquent" à la Maison de la Culture de Tournai et au Théâtre de Namur. Vu le succès de ces 2 journées, la Fédération pluraliste des CEC et le secteur CEC - Service Education permanente de la Communauté française renouvellent l'expérience en proposant, le 2 avril prochain à Gembloux, une journée d'échanges centrée sur les ateliers d'art plastique pour adultes.
Sur les 17.000 personnes qui participent aux ateliers des 160 CEC, 33 % sont des adultes. Les ateliers pour adultes sont parfois fréquentés par des personnes dont le seul but est de se détendre ou d’ « apprendre à dessiner ». Comment l’animateur peut-il amener ces participants à développer
leur créativité en dehors des chemins battus et à inventer un nouveau
langage et de nouveaux codes ?

Il sera proposé d’articuler cette réflexion autour de plusieurs questions :

• Comment s’engager, avec un groupe d’adultes, dans un projet à
long terme ?

• Comment répondre aux attentes des participants tout en les incitant
à une recherche artistique au-delà des idées préconçues et des
stéréotypes ?

• Qu’est-ce qui freine, stimule ou nourrit cette recherche : un thème
provocateur, un cadre contraignant ou des consignes facétieuses,
l’utilisation de matériaux pauvres, la découverte de références artistiques,
la rencontre, le regard de l’autre, l’aléa d’un résultat, une
dynamique individuelle et/ou collective ?

• Et l’animateur, quel est son rôle : accompagnateur du groupe, enseignant,
artiste, trublion ou provocateur ?

Information :

Secteur CEC - Service Éducation permanente - DG Culture - CFWB :
Patricia Gérimont - tél. : 02 413 25 27 - patricia.gerimont@cfwb.be
Claire Beguin - tél. : 02 413 24 20 - claire.beguin@cfwb.be

Fédération Pluraliste des CEC :
Christian Cession - tél : 081 24 25 88
Maïté Marcos - tél : 081 24 25 87
service@fpcec.be - www.fpcec.be

 

- Culture et Ecole :

Du 25/03 au 17/06/2009, à l'asbl Barricade (Liège), un programme de débats philosophiques sur l'école, l'éducation et le politique

 

La philosophie n'est pas seulement une activité théorique de création de concepts, elle est aussi une activité pratique, qui peut intervenir de manière éclairante dans les questions et les choix de la vie quotidienne. Réciproquement, les situations de la vie quotidienne doivent nourrir une certaine réflexion philosophique pour lui éviter le détachement, le décalage et l'ignorance par rapport à la vie réelle.

Ce cycle 2009, organisé par l'asbl PhiloCité, a pour but de faire se rencontrer les pensées et les expériences, les réflexions et les actions sur différents thèmes qui nous concernent tous. Il envisagera les enjeux actuels des questions d'éducation dans leurs implications politiques en interrogeant nos pratiques d'éducation, tout en faisant la part belle aux initiatives novatrices.

Aucune des conférences ne nécessite de formation particulière. Toutes sont présentées de manière à fournir des éléments permettant aux participants de juger par eux-mêmes et d'intervenir dans le débat. La participation est libre et gratuite. Aucune inscription n'est nécessaire.

Programme :

http://www.philosophie.ulg.ac.be/philocite/philocite2009.html

Renseignements :

Anne Herla :
04/3665599
anne.herla@ulg.ac.be

asbl Barricade
rue Pierreuse, 19-21
4000 Liège

 

- Interculturalité :

Le 3/4/2009, à 20h, "Soirée du Monde en Scène" au Sazz'n Jazz :

Le Centre Bruxellois d’Action Interculturelle, avec le concours de kulturSanat asbl, propose aux musiciens et danseurs de tous horizons, un laboratoire artistique d’échange et de création.

Les Soirées du Monde en Scène sont des rencontres musicales, initiées par le CBAI il y a plus de trois ans, qui permettent à des musiciens et des danseurs de tous horizons de se retrouver, de partager, d’échanger et de jouer ensemble dans des formules improvisées. Ce projet nomade s’est révélé au fil des éditions un véritable succès, croisant les expériences d’artistes de cultures musicales différentes. Il s'ouvre aussi depuis quelques éditions aux danseurs et danseuses de tous styles : afro, oriental, contemporain, gipsy, hip-hop, latino… En écho à la diversité des courants culturels qui traversent Bruxelles, les artistes sont invités à défier leurs conventions respectives, à mélanger de manière audacieuse les styles et les influences et à chercher ensemble des voies d'expression nouvelle.

Le Monde en Scène fera étape cette fois au Sazz'n Jazz un nouvel espace à Saint-Josse ouvert l’année dernière par KulturSanat asbl. Dédié essentiellement au jazz et aux musiques du monde, le Sazz’n Jazz contribue à l’animation de la vie culturelle et artistique bruxelloise, grâce à une programmation riche et éclectique.

Date : Vendredi 3 avril à 20h
La salle sera accessible aux artistes dès 16h

Lieu :
Sazz'n Jazz
[Rue Royale 241- 1210 Bruxelles]
Métro Botanique, trams 92 & 94

PAF : 2 euros
Infos : 02/289 70 63 - tanju.goban@cbai.be

Avis aux artistes : un atelier préparatoire

La soirée du Monde en Scène sera précédée d'un atelier préparatoire organisé le lundi 30 mars à 19h30. Il permettra aux musiciens et danseurs de se rencontrer, d'échanger, de répéter… ou tout simplement de partager un moment de convivialité.

Si l'expérience vous tente, inscrivez-vous dès maintenant.

Date : Lundi 30 mars à partir de 19h30
Lieu : Sazz'n Jazz


Du 31/03/ au 11/04/09, à 20h30,« Les monologues voilés », au Théâtre de Poche

Textes: Adelheid Roosen
Mise en scène : Adelheid Roosen assistée par Isabelle Wéry
Avec Jamila Drissi, Morgiane El Boubsi, Hoonaz Ghojallu

Les Monologues voilés ont rencontré un succès phénoménal lors de la création en français au Théâtre de poche en janvier 2008. Repris en mai, et en tournée en Belgique francophone, le spectacle a été joué à guichet fermé et le même succès se profile déjà pour cette reprise...
Les Monologues voilés nous proposent 12 monologues d'une exceptionnelle intensité, drôles, poétiques, émouvants, qui nous offrent le rare privilège d'entrer dans l'intimité de femmes musulmanes, sans fausse pudibonderie ni voyeurisme.

Entre oppression et émancipation, entre silence et révolte, entre indépendance et emprise culturelle, mais surtout avec humour, ces monologues nous proposent un regard neuf sur la "femme musulmane" un regard désencombré de clichés poussiéreux, de préjugés ignorants.
Les Monologues voilés ont été salués par la critique et le public. Récemment, dans un article relatant les dix événements qui ont marqués 2008 sur la scène, Le Soir qualifiait le spectacle de véritable "blockbuster", ajoutant que "ces Monologues cassent mieux les a priori que n'importe quel reportage télévisé". Le spectacle s'est également vu décerner le prix de la meilleure pièce de théâtre bruxelloise par les lecteurs de Kiosque.

Réservation: 02/469.17.27 ou reservation@poche.be

 

Du 31/03/ au 11/04/09, à 20h30,« Les monologues voilés », au Théâtre de Poche

Du 1er au 4 avril, au théâtre Molière et au Cinéma Vendôme : 5ème Festival des Cinémas Africains.

En avril 2005, la première édition du Festival, qui n’était alors qu’un « panorama », voyait le jour. Cinq ans plus tard, le panorama s’est mué en festival, et surtout en un évènement récurrent et… incontournable !

Plus d'infos :

http://www.cinemasafricains.be/pro.php#a-presse
 
http://www.cinemasafricains.be

Coup de cœur

- Culture et Citoyenneté

L'association PhiloCité

L’association PhiloCité s’est créée dans le sillage des Universités populaires qui renaissent depuis quelques années en France et en Belgique. Le but premier de toute Université populaire, depuis l’apparition de cette notion à la fin du XIXe siècle, est de mettre les savoirs à la portée de tous. La manière la plus courante de le faire consiste à organiser des cours ou des conférences, dispensés par des spécialistes et pédagogiquement adaptés à tous les publics. Le mouvement actuel de réactivation de ce principe, issu de l’Université populaire de Caen, ajoute à ce but premier celui d’associer à tout apprentissage une valeur émancipatrice et critique nécessaire à l’exercice d’une citoyenneté active et consciente. Le savoir ainsi dispensé ne doit jamais être simplement livresque ou d’érudition ; il doit donner des armes pour exercer un jugement sur les questions qui se posent à la société et permettre à chacun de devenir un acteur de cette société. La gratuité est également la condition d’une réelle ouverture à tous. En outre, l’organisation doit être faite pour permettre un véritable échange entre les universitaires et la population à laquelle ils s’adressent, chacun devant s’ouvrir à l’enrichissement qui lui viendra des approches, des pratiques, des expériences différentes qu’ont développées les autres sur des sujets qui nous concernent tous.
Alors que nous partageons l’ensemble de ces objectifs, nous n’avons pas pris le nom d’Université populaire, parce que nous n’avons pas l’ambition de couvrir tous les champs du savoir universitaire. En effet, nous comptons, dans un premier temps du moins, nous concentrer sur la diffusion de la philosophie, discipline plus que toutes absente de la plupart des formations et confinée dans les universités. Or, nous sommes convaincus que la philosophie est l’une des disciplines les plus aptes à nourrir les revendications de citoyenneté active dont on constate le renouveau dans le foisonnement du monde associatif, et à l’aider à s’exprimer de manière fondée, lucide et construite.

PhiloCité

http://www.philosophie.ulg.ac.be/philocite/philocite.htm

Faits et opinions

- Culture et Citoyenneté

La démocratie représentative & la démocratie culturelle
en Communauté française de Belgique - I

A titre personnel et indépendamment de mes fonctions professionnelles actuelles, je me suis donné pour objectif de documenter progressivement le concept de « démocratie culturelle ». Je crois utile de tracer le contour de cette question de manière large et de l’ouvrir par rapport aux enjeux actuels des politiques publiques de la culture. Aussi, au cours des prochains mois, j’espère présenter, dans ces colonnes, quelques articles pour démultiplier les approches et documenter l’analyse qui pourra se dégager progressivement à ce sujet. Cette analyse contribue par essence à l’examen des relations entre culture et démocratie.

A. Formes, structures et procédures de la démocratie

A la différence des définitions adoptées par les dictionnaires usuels (par exemple : Robert, Larousse et Hachette) – qui, depuis la dernière guerre mondiale (1939/45), n’ont pas été actualisées de manière significative et ne prennent pas en considération, au moins, les apports de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme (Nations unies, 10 décembre 1948) à la définition de la démocratie – je vous propose, quant à nous et dans la perspective de cette analyse, d’actualiser notre définition et de convenir que le mot « démocratie » désigne, au XXIe siècle :

Démocratie – n.f. – Etym. : du grec « démos » (le peuple) et « kratos » (la force, la puissance) ; « dans les démocraties, le peuple est souverain » (Aristote, Politique, 1278b) – 1. Droit fondamental de l’être humain qui garantit à toute personne « le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis » (Déclaration universelle des Droits de l’Homme, article 21, § 1) ainsi que « droit à accéder, dans des conditions d’égalité, aux fonctions publiques de son pays » (Idem, § 2) – 2. Régime politique qui crée de l’égalité : « l’amour de la démocratie est celui de l’égalité » (Montesquieu, Esprit des lois, V, 3 ». – 3. Régime politique par lequel « la volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote » (Déclaration universelle des Droits de l’Homme, article 21, § 3). – 4. Régime politique qui garantit l’exercice effectif des libertés et des droits fondamentaux égaux, inaliénables, indivisibles et universels : « Dans l’exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n’est soumis qu’aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d’assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d’autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l’ordre public et du bien être général dans une société démocratique » (Idem, article 29, § 2) ; « la loi de la majorité n’est pas toujours synonyme de démocratie, de liberté, d’égalité ; parfois elle est synonyme de tyrannie, d’asservissement et de discrimination » (Amin Maalouf, Les identités meurtrières, IV, 5) – Hist. : Démocratie populaire*, Démocratie chrétienne* – Contr. : aristocratie*, despotisme*, oligarchie*, totalitarisme*, tyrannie*.

Sur base de cette clarification, je crois raisonnable de commencer par évoquer les différents régimes adoptés au titre de « démocratie » ; plusieurs configurations se sont construites à travers les âges, notamment en Communauté française de Belgique. Pour que ces notions deviennent opérationnelles à nos réflexions, nous pouvons modéliser ces différentes configurations, ces différents régimes, de la démocratie. Plusieurs écoles existent à ces sujets. Je renvoie ici notamment à « Gestion de proximité et démocratie participative, une perspective comparative » sous la direction de Marie Hélène Bacqué, Henri Rey et Yves Sintomer (Editions La Découverte, collection « recherches », 2005). Il faut donc prendre son parti et à cette fin, je propose d’appuyer l’analyse selon les quatre distinctions suivantes :

– La démocratie représentative « archaïque » – les acteurs du régime de la démocratie représentative archaïque sont : le peuple des électeurs, l’assemblée des élus (Collège des bourgmestre et échevins ou gouvernement), l’élu au pouvoir (Conseil communal ou Parlement), l’administration. L’utopie fondatrice de ce régime suppose que : élu « par » le peuple, les élus travaillent « pour » le peuple, avec l’aide de l’administration. A ce sujet, on trouve des précautions explicites déjà anciennes : « Il est donc clair que toutes les constitutions qui ont en vue l’intérêt général sont, de fait, correctes selon la justice absolue ; celles qui n’ont en vue que l’intérêt personnel des gouvernants sont défectueuses et elles sont toutes des déviations des constitutions correctes : ce sont des formes de despotismes ; or la cité, c’est une communauté d’hommes libres » (Aristote, Politique, Livre III, 6). Dans cette configuration, l’administration intervient d’initiative ou pour l’examen des problèmes, l’étude des solutions, la préparation des décisions, la mise en œuvre et l’évaluation des mesures adoptées ; la prise de décision relève de la compétence exclusive de l’élu au pouvoir, sauf pour certaines procédures réglementaires ou de contrôle (par exemple : les budgets et les comptes, la création de services, …) ou d’exception (par exemple : les grands investissements, …) qui restent l’attribut de l’assemblée des élus. Exemples : pour un certain nombre de politiques communales, c’est une forme archaïque qu’on rencontre encore trop fréquemment tant à Bruxelles qu’en Wallonie ; depuis près de quarante ans, ce n’est plus le cas au niveau des politiques culturelles de la Communauté française, elle-même.

– La démocratie représentative « moderne » - les acteurs du régime de la démocratie représentative moderne sont : le peuple des électeurs, l’assemblée des élus (Conseil communal ou Parlement), l’élu au pouvoir (Collège des bourgmestre et échevins ou gouvernement), l’administration, auxquels s’ajoute une figure nouvelle : celle de l’expert. L’utopie fondatrice de ce régime suppose que, devant la complexité du monde moderne, les performances de la démocratie représentative archaïque sont améliorées par le recours régulier à une expertise extérieure (un ou plusieurs experts) qui apporte un éclairage technique plus compétent, plus qualifié, éventuellement plus détaché des réalités de terrain, et ceci sur tous les domaines initialement réservés à l’administration ce qui peut entraîner des conflits entre l’administration et l’expert. Dans cette configuration, l’administration intervient d’initiative ou pour l’examen des problèmes, l’étude des solutions, la préparation des décisions, la mise en œuvre et l’évaluation des mesures adoptées ; l’expert intervient sur tout ou partie, en amont ou en aval de la prise de décision, l’évaluation est rarement pratiquée dans cette configuration ; au demeurant, comme dans le régime « archaïque » la prise de décision relève de la compétence exclusive de l’élu au pouvoir, sauf pour certaines procédures réglementaires ou de contrôle (par exemple : les budgets et les comptes, la création de services, …) ou d’exception (par exemple : les grands investissements,…) qui restent l’attribut de l’assemblée des élus. Exemples : on rencontre cette situation au niveau de la Communauté française de Belgique, pour les politiques culturelles qui ne bénéficient pas d’instance d’avis. Une part significative des politiques communales, dans divers domaines, doit probablement, encore aujourd’hui, répondre à ce modèle.

– La démocratie participative limitée à la seule consultation – les acteurs de la démocratie participative limitée à la seule consultation sont : le peuple des électeurs, l’assemblée des élus (Conseil communal ou Parlement), l’élu au pouvoir (Collège des bourgmestre et échevins ou gouvernement), l’administration, auxquels s’ajoute la commission consultative qui implique non seulement un ou plusieurs expert(s), mais également des professionnels, des usagers, des personnes ou des associations concernées. L’utopie fondatrice de ce régime suppose que les problèmes, les solutions et les décisions, doivent être examinés non seulement par l’administration et/ou un expert mais également par les principaux intéressés (les habitants d’un quartier, les professionnels d’un secteur d’activité, les usagers, …) et ceci avant toute décision, voire même avant toute orientation de solution. A ce sujet on trouve des précautions plus récentes : « La démocratie participative, telle qu’elle se pratique aujourd’hui assez couramment, s’apparente à une série d’exercices de communication dans lesquels l’enjeu réel est bien plus de signifier l’intention de faire participer que de faire participer réellement. La posture est ici beaucoup plus importante que le contenu. » (Loïc Blondiaux, Le nouvel esprit démocratique, actualité de la démocratie participative, éditions du Seuil, 2008, page 74). Dans cette configuration, l’administration et la commission consultative interviennent d’initiative ou à la demande, pour l’examen des problèmes, l’étude des solutions, la préparation des décisions ; en règle générale, l’administration reste seule en charge de la mise en œuvre de la décision et la commission consultative n’a vocation d’accompagner cette mise en œuvre et d’évaluer les solutions implantées que lorsqu’elle voit ses travaux inscrits dans le temps et la durée ; elle doit alors être instituée en tant qu’instance d’avis permanente dans l’organigramme du pouvoir de décision ; implicitement son mandat et son statut changent par ce fait et, sur le plan tant des procédures que de la structure de décision, le modèle de la commission permanente se rapproche des formes de la démocratie participative non plus seulement consultative mais déjà beaucoup plus effective ; c'est-à-dire selon le modèle d’une participation efficace de la commission aux mécanismes de prise de décision ; néanmoins – et c’est une difficulté dès que la décision définitive prend insuffisamment en considération l’avis émis dans le cadre de la consultation – dans cette configuration comme dans le régime de la démocratie représentative « archaïque », l’ultime prise de décision, sur base de l’avis remis par l’instance consultative, relève de la compétence exclusive de l’élu au pouvoir sauf pour certaines procédures réglementaires ou de contrôle (par exemple : les budgets et les comptes, la création de services, …) ou d’exception (par exemple : les grands investissements, …) qui restent l’attribut de l’assemblée des élus. Exemples : la plus grande part des politiques culturelles de la Communauté française fonctionnent sur la base de cette démocratie participative étendue et permanente. Au niveau des Villes et communes, il faudrait mener une étude pour examiner les dispositifs de démocratie culturelle pratiqués qui soient autres que ceux imposés, dans l’esprit de la démocratie culturelle, par les législations de la Communauté française de Belgique.

– La démocratie participative – les acteurs de la démocratie participative sont le peuple des électeurs, l’assemblée des élus (Conseil communal ou Parlement), l’élu au pouvoir (Collège des bourgmestre et échevins ou gouvernement), l’administration, auxquels s’ajoutent un ensemble hétéroclite d’experts, de professionnels, d’usagers, de personnes ou d’associations concernées. L’utopie fondatrice de ce régime associe les experts, et les principaux intéressés à la décision qui est à prendre et dont ils devront, bien souvent, assumer les conséquences directes ou indirectes : les habitants d’un quartier, les professionnels d’un secteur d’activité, les pratiquants d’une activité culturelle ou sportive, les usagers des services publics, des associations représentatives de leurs intérêts, etc.). Dans cette configuration, les experts et les principaux intéressés sont impliqués tout au long du chemin de la décision, c'est-à-dire autant pour l’examen et la définition des problèmes, la documentation, l’étude et la conception des solutions, la préparation des décisions, que pour la prise des décisions, la mise en œuvre et l’évaluation des solutions adoptées. Dans cette configuration, en général il est nécessaire d’instituer un lieu « nouveau » qui permette de rendre structurellement effective la participation des principaux intéressés aux procédures de la décision. Exemples : depuis 1970, c’est l’objectif assigné aux structures des instances de décisions (Assemblée générale et Conseil d’administration) des centres culturels et par la suite, des centres de jeunes, reconnus pas la Communauté française de Belgique. Ce qui reste aujourd’hui une politique particulièrement progressiste au regard des débats sur la démocratie participative qui ont eu lieu en France, par exemple, ces dernières années. Pour prendre des mesures à ce sujet, on consultera avec bonheur le livre « Le débat public : une expérience française de démocratie participative » publié sous la direction de Martine Revel, Cécile Blatrix, Loïc Blondiaux, etc. (Editions de la Découverte, collection « recherches », 2007).

Dans toutes les études de cas, les différents modèles théoriques auxquels il est fait référence pour l’évaluation de la démocratie participative, établissent leurs distinctions en prenant pour critère principal l’implication des populations concernées ou de leurs associations représentatives, dans le mécanisme de la décision, l’efficace de la participation évaluée du point de vue des personnes ou des associations impliquées dans la participation. Sur le plan méthodologique, elles mettent l’accent tout particulièrement sur l’anticipation et la conception « ad ante » de l’évaluation ainsi que sur l’évaluation, elle-même. Le fait de pouvoir participer, en amont de la décision, à la définition des critères pertinents pour l’évaluation de la mise en œuvre de la solution adoptée, ouvre la voie d’une réelle méthode de travail à la participation citoyenne dans le processus de décision. C’est un apport théorique décisif des sciences humaines du dernier tiers du XXe siècle qui revendique comme un usage effectif et efficace de la démocratie, au sein des services publics, au sein des écoles, au sein des entreprises que les personnes concernées par les conséquences d’une décision soient – le plus structurellement possible – associées à l’ensemble du chemin, des étapes de la décision. C'est-à-dire autant à l’identification du problème et de ses causes qu’à l’étude et à la décision de la solution ainsi qu’à son implantation et à l’évaluation de cette solution. Cet apport théorique décisif devra être documenté ultérieurement.

B. La démocratie culturelle

La Déclaration de Mexico consacrée aux politiques culturelles (UNESCO, 6 août 1982) étend et précise considérablement la portée de l’article 27 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme (Nations unies, 10 décembre 1948). Elle donne une définition et délimite le champ de l’exercice pratique du droit à la participation culturelle, ainsi :

- si le premier paragraphe de l’article 27 de la Déclaration universelle établit que : « Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent » ; le dix huitième paragraphe de la Déclaration de Mexico précise que : « La démocratie culturelle repose sur la participation la plus large de l’individu et de la société au processus de création des biens culturels et aux décisions qui concernent la vie culturelle, de même qu’à la diffusion et à la jouissance de la culture ».

La démocratie culturelle est donc une forme structurée de la démocratie participative qui se donne pour objectif d’associer les personnes, les usagers et les associations à la décision en matière culturelle. A ce titre, elle est définie comme une modalité pratique, une politique qui garantit a minima l’exercice effectif des droits culturels inscrits dans la Déclaration universelle et dans les grands textes internationaux. En Communauté française de Belgique, les politiques culturelles de toutes les communes ne répondent pas, aux exigences pratiques de la démocratie culturelle. Un inventaire de cette situation pourrait être établi dans les prochaines années. Les géométries sont probablement variables, y compris à l’intérieur d’une même commune, selon les politiques culturelles concernées. On ne retrouvera pas nécessairement la même implication des acteurs culturels et des populations pour participer au centre culturel ou à la bibliothèque publique, que pour le domaine du cinéma, pour la médiathèque ou pour la politique des expositions. Exemples : sous réserve d’approfondissements, les politiques culturelles de certaines communes bruxelloises telles qu’Auderghem ou Uccle n’ont jamais opté pour la démocratie culturelle dans aucune de leurs politiques culturelles ; et en 2001, la ville de Mons a été la première ville de la Communauté française de Belgique à renoncer à la politique de démocratie culturelle qu’elle pratiquait pourtant depuis près de trente années. Il sera intéressant ici de reprendre donc en charge les préoccupations présentées par Thérèse Mangot : Les centres culturels, espaces de la démocratie culturelle. (1)

Sur le plan des institutions également les géométries sont variables. La plus grande part des centres de jeunes et les centres culturels répondent structurellement aux exigences de la démocratie culturelle. Cela n’empêche pas de reconnaître que de nombreux problèmes restent à soulever ou parfois à formuler quant à la satisfaction ou à l’insatisfaction, à la difficulté ou aux avantages de cette politique participative. Probablement que les pratiques de la démocratie culturelle sont multiples, qu’elles devraient être approfondies et amplifiées pour dépasser les difficultés structurelles qu’elles impliquent aussi. Il n’est prévu nulle part que gérer des pratiques démocratiques complexes puisse être simple. Pour l’avancement de ces questions, une évaluation d’ensemble pourrait être utile.

De la même manière dans les arts de la scène, on peut se demander si les plus importantes institutions ont transformé leurs structures pour associer à leurs instances de décision les « principaux intéressés » tant en amont de la pratique artistique (artistes des diverses disciplines, metteurs en scènes, techniciens, animateurs, partenaires, sponsors, …) qu’en aval de la rencontre avec les populations (abonnés, usagers, enseignants,…). Les mêmes questions pourraient faire l’objet d’un examen en ce qui concerne les musées, les centres d’archives, les centres d’art, etc.

Mais pour avancer dans la direction de ces questions avec suffisamment de prudence et de rigueur, pour susciter un intérêt collectif indispensable à ce travail qui touche l’ensemble de la profession, il faudra d’abord continuer à documenter les modèles de la démocratie culturelle en regard de ceux de la démocratie représentative. Car il s’agit bien d’enrichir par des mécanismes de participation efficace et satisfaisant ce modèle « archaïque » de la démocratie représentative. C’est ce à quoi nous nous adonnerons prochainement.

Roland de Bodt
Chercheur et écrivain

(1) On peut télécharger le texte de Thérèse Mangot à l’adresse suivante : http://www.coe.int/t/dg4/cultureheritage/Completed/MOSAIC/DGIV_CULT_MOSAIC(2000)15_FR.pdf

 

- Culture et Solidarité

Notes sur la mélodie des choses (final), de Rainer Maria Rilke (1)

Ci-dessous retranscrits, trois aphorismes issus des Notes sur la mélodie des choses de Rilke. De façons imagées, il nous invite d'une part à comprendre l'articulation solitude / communauté telle l'entente chorale entre le(s) soliste(s) et le choeur. D'autre part, il utilise le rapport entre les fruits et les racines pour expliquer ce qui unit l'individu à la communauté et ce qui l'en différencie.

Une solitude qui va au plus profond d'elle même, découvre la force communiante qui la lie à toutes les autres solitudes et découvre sa propre impossibilité. C'est dans une ouverture à l'Autre que la solitude s'accomplit.

Ce qui suit l'instant le plus solitaire lors duquel la mélodie du Tout semble si distincte, doit être un appel à témoigner, auprès de chaque homme, de la force de cette mélodie. Or, tous n'ont pas la même facilité à l'isolement et à l'écoute. C'est un devoir pour tous ceux - artistes, poètes, ... - dont c'est le métier de creuser en eux même, de retourner vers la collectivité et de l'initier ou l'inciter au cheminement d'une solitude paradoxale : plus elle s'émancipe, plus elle découvre et comprend l'arrière fond commun qui la porte.


XVI

Que ce soit le chant d'une lampe ou bien la voix de la tempête, que ce soit le souffle du soir ou le gémissement de la mer, qui t'environne – toujours veille derrière toi une ample mélodie, tissée de mille voix, dans laquelle ton solo n'a sa place que de temps à autre. Savoir à quel moment c'est à toi d'attaquer, voilà le secret de ta solitude : tout comme l'art du vrai commerce c'est : de la hauteur des mots se laisser choir dans la mélodie une et commune.

XXXIX

Et nous sommes comme des fruits. Nous pendons haut à des branches étrangement tortueuses et nous endurons bien des vents. Ce qui est à nous, c'est notre maturité, notre saveur et notre beauté. Mais la force pour ça coule dans un seul tronc depuis une racine qui s'est propagée jusqu'à couvrir des mondes en nous tous. Et si nous voulons témoigner en faveur de cette force, nous devons l'utiliser chacun dans le sens de sa plus grande solitude. Plus il y a de solitaires, plus solennelle, émouvante et puissante est leur communauté.

XXXX

Et ce sont justement les plus solitaires qui ont la plus grande part de la communauté. J'ai dit plus haut que l'un perçoit plus, l'autre moins, de l'ample mélodie de la vie ; en conséquence, incombe à ce dernier une tâche moindre ou plus médiocre dans le grand orchestre. Qui percevrait toute la mélodie serait tout à la fois le plus solitaire et le plus lié à la communauté. Car il entendrait ce que nul n'entend, et ce pour l'unique raison qu'il comprend en son achèvement ce dont les autres, tendant l'oreille, ne saisissent que d'obscures bribes.


(1) Rainer Maria Rilke, Notes sur la mélodie des choses, Paris, Editions Allia, 2008
traduction de l'allemand par Bernard Pautrat

Dernières nouvelles

Actualités, petites annonces, appels, offres, pétitions, informations…

- Culture et Démocratie

Déménagement

Les bureaux de Culture et Démocratie ont changé de siège social :

Nouvelle adresse :
70, Rue Emile Féron
1060 Saint-Gilles

 

- Culture et citoyenneté

Avis à toutes les associations militantes, engagées pour la démocratie, pour un mieux vivre ensemble

Le vendredi 15 mai 2009, de 13h30 à 17h, à Mons, Code Versus asbl invite les associations engagées pour la démocratie, à tenir un stand afin de présenter leurs outils de lutte pour la démocratie et contre les idées d'extrême droite aux professionnels du monde associatif et aux enseignants.

Intéressés ?
Contactez, avant le 27 mars 2009, l'asbl Code Versus
0470/527277
065/709024
info@codeversus.be

Les actes de la cruauté : Rétro-catalogue de l’exposition « Toute cruauté est-elle bonne à dire? »

Vous avez vu (à la "Centrale électrique", à Bruxelles) l'exposition « Toute cruauté est-elle bonne à dire ? » ? Vous comptez y aller avant le 29 mars ?

L'exposition ne vous a / aura pas laissé sans avis ?

Sachez qu'un appel à textes critiques (dithyrambiques, élogieux, mitigés, rageurs ou assassins) sur l’exposition en général ou telle intervention (oeuvre / performance / film) présentée dans l’exposition est lancé.

Consignes :
Longueur maximale des textes : 4000 signes.
Date limite de remise des textes : 31 mai 2009.
Rémunération prévue pour les textes retenus : 50 €.
Textes en français, in het nederlands or in English.
Les textes anonymes ne seront pas retenus.

Textes à envoyer à :
Laurent d’Ursel
44 rue Coenraets
1060 Bruxelles
laurent.dursel@loeuvrette.be
http://www.cruaute.be/

Investir dans les ressources humaines : Accès à la culture locale, protection
et promotion de la diversité culturelle


Investir dans les ressources humaines est un programme thématique visant à réduire la pauvreté partout dans le monde. En tant que composante de la coopération au développement de la Communauté européenne, il promeut une approche globale du développement humain et social, y compris dans le domaine de la culture.

Opportunités de financement :
Le présent appel à propositions soutiendra des projets promouvant:
• le renforcement de la culture locale dans les pays en développement, l’accès à la
culture pour tous et la diffusion de la culture
• toutes les formes d'expression culturelle combattant la discrimination.
Dans des cas exceptionnels, la défense du patrimoine culturel menacé à court terme pourra aussi être soutenue.

Où :
Amérique latine, Asie, Asie centrale, Moyen-Orient, Méditerranée, Europe orientale et Caucase méridional, Afrique, Caraïbes et Pacifique

Qui peut participer :
Acteurs non étatiques, organismes publiques, autorités locales, organisations internationales

Montant des subventions :
Entre 250 000 € et 1 000 000 € – maximum 90% des coûts éligibles

Durée des actions :
Entre 12 et 36 mois

Attention:
- La présente fiche d'information n'est pas un document officiel. Les objectifs, priorités, procédures et critères de soumission des propositions sont entièrement définis dans les lignes directrices de l'appel.
- Les candidats doivent utiliser le nouveau formulaire de demande.
- Toutes les questions relatives au présent appel sont à adresser à :
EuropeAid-GlobalCalls@ec.europa.eu

Appel à propositions Réf. 127875
Disponible sur la page 'Financement' d'EuropeAid:
http://ec.europa.eu/europeaid/work/funding/index_fr.htm

Date limite: 9 avril 2009

Concours Bruocsella 2009 - Appel à projets : Amélioration de l'environnement urbain en région bruxelloise


En collaboration et avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale, Prométhéa a mis en place depuis 2003 un club d'entreprises mécènes pour l'amélioration de l'environnement urbain en région bruxelloise: Bruocsella. Grâce à cette initiative et pour la septième année consécutive, des projets "pour la ville" seront récompensés par le Prix Bruocsella en mai 2009. L'appel à projets pour l'édition 2009 du Prix Bruocsella est lancé !

Les projets sélectionnés doivent concourir à l'amélioration du cadre de vie et de l'environnement urbain en région bruxelloise. Le projet candidat doit contribuer à la création, à la rénovation ou à la sauvegarde du patrimoine non classé ou d'éléments liés à l'aménagement de l'espace urbain.

Critères :
Pour participer au Prix Bruocsella, le projet candidat doit répondre aux critères suivants:
Le projet candidat doit se situer en Région de Bruxelles-Capitale et répondre de manière significative à l'objet du concours
Le prix s'adresse à toute association, comité de quartier, collectif ainsi qu'aux propriétaires (privés et entreprises)
Le projet candidat doit être accessible au moins visuellement par le public
Le projet candidat ne doit pas relever du patrimoine classé
Le prix de 20.000 euros doit constituer un levier significatif ou un complément nécessaire à la finalisation du projet qui se porte candidat
Prométhéa est à la disposition des candidats pour les aider à constituer leur dossier.

Deadline
La date ultime de dépôt des dossiers de candidatures est fixée au 24 avril 2009.

Plus d'info
www.promethea.be
Cécile Vanden Brugge
Tel: 02 513 78 27
bruocsella@promethea.be

Appel 2009 : Envie de changer votre quartier ?

Vous habitez Bruxelles ? Vous avez un projet concret qui change la vie de votre quartier mais pas les moyens financiers de le réaliser ? Le Fonds Alain De Pauw peut vous aider !

Introduisez votre dossier de candidature avant le 31 mai 2009 via le site de la Fondation Roi Baudouin www.kbs-frb.be dans la rubrique « appel à projets » ou contactez le centre de contact au 070/ 233 065 ou proj@kbs-frb.be

Résidences d’artistes à Paris : appel aux candidatures

Le séjour peut durer de 1 à 4 mois.
Les inscriptions sont attendues du 16 mars au 15 mai 2009

Wallonie-Bruxelles International (WBI) propose pour l’année 2009 la mise à disposition, à frais partagés, d’un logement au Centre international d’accueil des Récollets à Paris, proche de la gare de l'Est. Il s’agit d’un ancien couvent situé à Paris, dans le 10ème arrondissement, devenu aujourd’hui un Centre international d’accueil à vocation scientifique et culturelle.
La proposition s’adresse aux artistes de l’ensemble du monde culturel Wallonie-Bruxelles. Les séjours sont prévus pour des périodes de 1 à 4 mois. La participation financière de WBI s’élèvera à la moitié du loyer. A titre indicatif, le montant mensuel d’un studio (+/-31 m²) est d'environ 755,90 euros.

Contact :
WBI - Service France/Anne Vanden Bossche, Place Sainctelette, 2 à 1080 Bruxelles (Tél. 02/421.83.22 – Fax : 02/421.84.81. – a.vandenbossche@wbi.be).

 

- Culture et Solidarité

La FGTB contre attaque :


Le capitalisme a un genou à terre… La FGTB wallonne en profite pour contre-attaquer avec une campagne de dénonciation et de propositions. Objectif ? Passer le capitalisme à la moulinette partout en Wallonie, avec les associations et autres acteurs de la société civile. En cette année électorale, le syndicat socialiste entend faire passer le message auprès des candidats : du changement. Du vrai !

http://www.contre-attaque.be/

C-paje engage...

C-paje engage un collaborateur pour soutenir son développement opérationnel et financier (H/F - CDI, temps plein)

Toutes les infos sur ce poste à l'url suivante : http://www.c-paje.net/documents_site/offremars2009.pdf

Pour ne pas rester sur sa faim

Les propositions de Roland de Bodt :

L’état des droits de l’homme en Belgique, rapport 2008

Ligue des droits de l’Homme, section belge francophone L’état des droits de l’homme en Belgique, rapport 2008 – Bruxelles (Belgique), éditions Aden, 2009, 210 pages + tables, ISBN : non communiqué.

Présentation : Il s’agit de l’édition originale en langue française d’un rapport consacré à l’état des droits de l’homme en Belgique au terme de l’année 2008. C’est, à ma connaissance, la première initiative de la section belge francophone de la Ligue des droits de l’Homme pour produire un rapport de cette importance. Sera-t-il annuel ? Serait-il biennal ? Dans les deux cas, l’entreprise éditoriale collective, qui est menée sous la Présidence de Benoît Van der Meerschen, confirme le dynamisme, l’ambition et la bonne forme de l’équipe de la Ligue en Communauté française. De nombreux auteurs interviennent dans la rédaction des différents articles, ils sont impliqués activement dans les commissions thématiques ouvertes par l’association de défense des droits de l’homme. Tous réseaux confondus, un certains nombre d’entre eux enseignent dans les hautes écoles ou les universités. Le siège de la Ligue vient d’être déménagé, il est dorénavant installé au cœur de Bruxelles Ville : au 22, rue du Boulet ! Voilà qui n’est pas sans humour. Le livre est au format « grande poche », un papier confortable, une mise en page sobre bien architecturée et d’un beau caractère lisible, dos carré collé, prix autour de 15 €. – Commentaire : Si les libertés et les droits fondamentaux étaient respectés dans notre pays, ce livre serait inutile. Ce n’est pas le cas, il est donc de première nécessité pour cesser de se gorger d’officialités bien pensantes en matière de respect des droits fondamentaux, y compris et notamment dans notre propre pays. Et oserais-je l’écrire : cela fait vraiment plaisir à lire ! Tout ! Tout ? Oui, tout ! Et d’abord le travail collectif qui valorise, d’une manière lisible et intéressante, ce travail de l’ombre si peu connu et insuffisamment apprécié que représente le constant labeur des commissions thématiques de la Ligue des droits de l’homme. Voilà au grand jour et ensemble toute cette expertise exposée, à l’usage du plus grand nombre et dans un langage accessible. C’est une remarquable initiative ! Il faut espérer qu’un exemplaire sera disponible dans chaque bibliothèque publique du royaume. Il faut aussi espérer que les associations de terrain ou les services publics, qui œuvrent peu ou prou à l’amélioration de la condition humaine, achèteront un exemplaire pour l’édification de leurs cadres et de leurs travailleurs. Il serait intéressant que chaque député et chaque sénateur en lisent, voire en étudient. Comme l’écrit Benoît Van der Meerschen : « Parce que les violations des droits de l’Homme se nourrissent avant tout du silence ; à nous de le briser, ce livre a pour vocation d’y contribuer. » (page 21) Chaque chapitre est suivi d’une rubrique « pour aller plus loin » qui oriente le lecteur vers des sites web ou des publications de références sur le thème concerné. Voilà une manière très pratique de susciter l’intérêt et des prolongements éventuels au-delà de l’article, lui-même. L’ouvrage comporte également une « chronologie de l’année 2008 » qui constitue un outil intéressant. Pour tous ceux qui désespèrent de l’écart grandissant entre les discours commémoratifs et les réalités de terrain, voilà un livre qui (re)donne envie de s’y mettre et d’y travailler, sans relâche à nos libertés et à nos droits fondamentaux ! Allons, allons, sans hésiter. [Mons (Belgique), Roland de Bodt, le 21 mars 2009] – Publics : Tous publics intéressés à partir du secondaire supérieur, journalistes, députés, sénateurs, fonctionnaires généraux, administrateurs publics, conseillers sociaux, artistes, animateurs culturels, travailleurs sociaux, étudiants, enseignants tous réseaux et tous niveaux, bibliothèques publiques, centres de documentation, avocats, juristes, magistrats, agents des services de proximité, de sécurité, personnel des institutions pénitentiaires, médecins, personnels hospitaliers, centres de jeunes, aide à la jeunesse, … etc. – Mots clés : aide à la jeunesse – droit à la différence – droits des étrangers – droits des femmes – immigration illégale – justice – libertés et droits fondamentaux de l’être humain – lutte contre le terrorisme de la lutte contre le terrorisme – prisons – protection de la jeunesse – sécurité et surveillance – vie privée. – Adresses web des éditeurs : www.aden.be et de la Ligue des droits de l’Homme : www.liguedh.beContenu : Introduction, les droits humains, ici et maintenant, par Benoît Van der Meerschen, Président (5) – I. La caméra de surveillance et les multiples images qu’elle nous renvoie, par Julien Pieret, membre de la commission ‘Justice’ de la Ligue (23) – 2. Le fichage et le respect du droit à la vie privée, par Franck Dumortier, membre de la commission ‘justice’ de la Ligue (39) – 3. Privation de liberté : prison et surveillance électronique, par Marie Sophie Devresse, Vice-Présidente de la Ligue (51) – 4. Lutte contre le terrorisme et le respect des droits de l’Homme, par Maria Luisa Cesoni, membre de la commission ‘Justice’ et Dan Van Raemdonck, Vice Président de la fédération internationale des droits de l’homme et membre du comité de vigilance en matière de lutte contre le terrorisme (73) – 5. Les (droits des) étrangers soumis à rude épreuve, par Michel Kaiser, Président de la commission ‘étrangers’ de la Ligue et Pierre-Arnaud Perrouty, conseiller juridique à la Ligue (93) – 6. Etat des droits de la jeunesse en Belgique, par Carla Nagels, Présidente de la commission ‘jeunesse’ de la Ligue (111) – 7. La justice : un peu juste, par Olivia Venet, Alisa Laub, Michel Gougnard, Vanessa De Greef, respectivement présidente et membres de la commission ‘Justice’ de la Ligue (127) – 8. Les droits des femmes et les droits humains, par Patricia Pungu, membre de la commission ‘égalité des chances’ de la Ligue (143) – 9. Ô vous frères humain, par Thérèse De Man-Mukenge, membre de la commission ‘psychiatrie’ de la Ligue (159) – Chronologie de l’année 2008, par Manuel Lambert et Pierre Arnaud Perrouty, conseillers juridiques à la Ligue, ainsi que Noémie Segers, stagiaire (183) – Table des matières (non numérotée) – La ligue des droits de l’Homme (n.n.), Parus aux éditions Aden (n.n)

 

Aux arts citoyens ! De l’éducation artistique en particulier

Djian, Jean MichelAux arts citoyens ! De l’éducation artistique en particulier – Paris (France), Homnisphères, collection « savoirs autonomes », 2008, 90 pages, ISBN : 2.915129.38.X

Présentation : il s’agit de l’édition originale en langue française d’un essai de Jean Michel Djian consacré à la fonction de l’initiation aux arts, dans la vie intérieure ou sociale en générale et dans l’enseignement en particulier. Jean Michel Djian est aussi l’auteur d’autres ouvrages, dont récemment par exemple : « Politique culturelle, la fin d’un mythe » aux éditions Gallimard, dans la collection « Folio actuel » numéro 113, voir le commentaire dans cette rubrique, dans les éditions précédentes de la Lettre de Culture & démocratie. Il a déjà été invité à plusieurs reprises en Belgique. Je ne connaissais pas l’éditeur, la collection est consacrée « aux savoirs générés par des expériences de terrain, des confrontations, des vécus, des expérimentations pluri et transdisciplinaires, singulières et collectives, [qui] représentent des outils de transmission indispensables à l’émergence et à l’intensification des potentialités créatives. » C’est un format de poche, une belle édition très lisible, agréable et soignée, mais sans luxe, reliée au fils, prix autour de 10,00 €. – Commentaire : Ce que j’aime infiniment chez Jean Michel Djian, c’est la santé ! Son essai est un pamphlet, assumé comme tel ! Il ne s’encombre d’aucune épaisseur pseudo-scientifique. Il est d’un autre univers, celui plus intuitif de l’acte créateur. Une vitalité de l’esprit à la fois souple, efficace et vive. Il ne s’agit pas d’avoir raison en toutes choses, mais de chercher à se dégager du prêt à penser de la culture sans culture, de l’art sans art. Un feu ardent le conduit et son écriture est fluide et bouillonnante comme le ruisseau des montagnes qui déborde d’eau claire. On entre dans cet élixir de vie par une question : « que faire d’intelligent sur cette terre quand on a quinze ans sans avoir à subir la fascination énigmatique de la médiocrité ? » (page 15) Ici Djian revendique au nom de l’art des expériences essentielles qui ont pour essence de bouleverser durablement la vie intime de l’être, et là il fustige l’incapacité de l’enseignement et des politiques publiques de la culture à faire place à cet essentiel bouleversement de la vie. D’un côté : « nous continuons à cultiver les vertus de la chasteté pédagogique dans sa forme la plus brutale, la plus froide, la plus rance. Il s’agit au bout de ce tunnel de produire des hommes et des femmes prêts à l’emploi mais amputés de la rage de vivre. (…) les arts sont devenus des disciplines disciplinées, au sein desquelles leurs fonctions subversive, créatrice, structurante, énergétique se sont dissoutes dans les agrégats calamiteux d’une société individualiste plus retors que jamais » (page 18). De l’autre : « Profitant d’une sorte d’état de grâce civilisationnel consécutif à la montée en puissance d’une société parfaitement païenne, la culture est devenue une aubaine. Elle a conduit les disciplines artistiques à s’autonomiser en autant de spécialités que de spécialistes, comme elle a autorisé des milliers de collectivités locales à se distinguer en démontrant à coup de millions d’euro qu’elles étaient toutes des ‘capitales européennes de la culture’ potentielles. » (page 32). L’intention est claire : «Il ne s’agit pas ici de rechercher les coupables, de tirer une croix sur le passé, de refuser les douceurs du ‘divertissement artistique’ au profit d’une quelconque réhabilitation officielle de l’art. Il s’agit de comprendre qu’un excès d’offre culturelle non hiérarchisée, non fléchée, non commentée, non décryptée dans laquelle la mémoire nous poursuit sans cesse peut conduire à inverser sa finalité : étouffer au lieu de respirer. » (page 60). Tonique ! A lire pour prendre de l’air. [Mons (Belgique), Roland de Bodt, le 21 mars 2009] – Publics : tous publics intéressés à partir du secondaire supérieur, (avoir quinze ans !), les praticiens des domaines de l’art, les enseignants, les responsables politiques, les administrateurs publics, les journalistes, les responsables des institutions culturelles … – Mots clés : art – art et école – culture – culture et école – enseignement artistique – institutions culturelles – Lang, Jack – maison de la culture – Malraux, André – politiques publiques de la culture – Adresses web des éditeurs : http://www.bibliomonde.com/editeur/homnispheres-652.html - Adresse web de l’auteur : non renseignée. Contenu : le texte est d’une seule pièce.

 

 

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Cette lettre d'information a été réalisée par Georges Vercheval, Brigitte Schoorman, Marie Poncin et Baptiste De Reymaeker, en collaboration avec Roland de Bodt pour la rubrique « Pour ne pas rester sur sa faim », grâce au soutien de la Communauté française de Belgique.