Culture ET démocratie
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Photo: Frédéric Pauwels (détail)

La Lettre de Culture et Démocratien°34 - 30/03/2009

Edito :

Là lalla la là …(1)


Après huit années d’implication quotidienne à la Présidence de notre association, Georges Vercheval n’a pas souhaité renouveler son mandat. Durant ces années, en étroite symbiose avec l’équipe permanente, il a insufflé un élan, une chaleur, une pétulance et une rigueur qui sont devenus les signes ordinaires de « Culture et démocratie ». Ensemble, ils ont couvé avec précaution un feu associatif original, exigeant, mêlé de curiosité et d’ouverture d’esprit. Les colloques de l’année dernière ont montré combien l’association est vivante, plurielle, habitée et nécessaire. Sous sa houlette malicieuse et son regard frondeur, ils ont croisé les intérêts partagés pour construire des formes de réseaux en Communauté française. Et sa présidence aura déterminé – avec quelle efficacité ! – la créativité, la reconnaissance et le rayonnement de « Culture et démocratie » dans l’esprit et dans le cœur de chacune et de chacun. Détrompez-vous ! La Présidence n’était pas seulement, chez lui, une pratique, mais bien plus : un art ! Un art de créer des liens, de chercher l’essentiel et de s’y consacrer par toutes les forces d’humanité humaine qui sont les siennes et qu’il rend plus contagieuse à chaque projet, aujourd’hui encore. Un art de la contradiction heureuse qui engendre l’avenir dans la résolution du présent. C’est pourquoi, nous ne l’avons laissé sortir qu’à moitié…

En septembre, nous organiserons une assemblée générale extraordinaire non seulement pour aborder des questions de fond et mesurer nos acquis, et peut-être évaluer la déclaration du Gouvernement de la Communauté française pour la législature nouvelle, mais tout autant pour faire « La fête à Georges ! » et enfin prendre plaisir à le remercier de tout ce qu’il a accompli pour nous tous, jusqu’à ce jour et peut-être aussi danser toute la nuit… Qu’on se le dise !

Devant cette situation particulière, le Conseil d’administration n’a pas seulement élu un nouveau président, il a adopté une structure nouvelle. Ainsi il a constitué un bureau qui puisse assurer la continuité de la démarche et envisager les renouvellements éventuels de l’organisation et de son action, dans le cadre d’une conduite collégiale de « Culture et démocratie ». Résumons : nous ne serons pas trop de six pour assumer toutes les fonctions exercées par Georges, nonobstant l’engagement et le travail assidu de Marie et de Baptiste.

Le bureau est un alliage d’anciens et de nouveaux : Bernard Foccroulle a été élu en qualité de membre fondateur de l’association, Sabine de Ville et Georges Vercheval ont accepté la fonction de Vice-présidente et Vice-président, Nicole Gesché est désignée comme Secrétaire et Marcel de Munnynck comme Trésorier.

Nous voici à l’aube d’une décennie nouvelle… Musique !

Roland de Bodt
Président

(1) Prélude aux festivités populaires qui rythment des anniversaires, des avènements.

 

Les couleurs correspondent aux axes suivants :

  • Politiques culturelles
  • Culture et Solidarité (Art et Santé, Art et Prison, CPAS)
  • Culture et Ecole
  • Interculturalité
  • Culture et Citoyenneté

À vos agendas 

Consultez également l'agenda du site de Culture et Démocratie ...

 

Activités et événements à venir, liés à la culture dans un esprit démocratique

 

- Culture et citoyenneté

Du 24 avril au 28 juin 2009, aux Halles Saint-Géry : Fenêtres de Bruxelles, un patrimoine à préserver.

Nous vous avions annoncé le concours, voici l'exposition...

Infos:

Halles Saint-Géry
Place Saint-Géry
1000 Bruxelles

Le 30 avril 2009, 18h, à l'Espace Wallonie (Liège) : vernissage des expositions « La Censure », « La liberté de la presse vue à travers les affiches de Reporters sans Frontières » et « Dessins de presse sur la liberté d'expression ».

Exposition montée dans le cadre de la quinzaine sur la liberté de la presse du CAL (Centre d'Action laïque) de Liège.

Infos :

Espace Wallonie
Place Saint-Michel, 86
4000 Liège

Printemps 2009 au P'tit Ciné : le cinéaste dans sa ville.


- 5 mai 2009 / 20h30 / Espace Delvaux (Watermael-Boitsfort) : projection du film « En construction », de José Luis Guerin.

Projection en présence du cinéaste barcelonais José Luis Guerin. Ce film a rarement été diffusé à Bruxelles, et jamais en présence de son auteur !


- 24 mai 2009 / 20h15 / Cinéma Arenberg : projection du film « Histoire de la nuit », de Clemens Klopfenstein, et rencontre avec le cinéaste.


- 9 juin 2009 / 20h30 / Espace Delvaux (Watermael-Boitsfort) : projection du film « En remontant la rue Vilin », de Robert Bober, précédé du court-métrage belge « Voisinage », d'Yves Hanchar

Infos :

Le P'tit Ciné diffusion
rue du fort, 5 - 1060 Bruxelles - Belgique
tél :02/ 538.17.57
contact@leptitcine.be
www.leptitcine.be

Le 6 mai 2009, 19h15, au Cinéma Sauvenière :  Projection unique de Mon meilleur ennemi de Kevin Macdonald.

Dans le cadre de la commémoration du 8 mai, les territoires de la Mémoire, en partenariat avec les Grignoux, vous invitent à la projection exceptionnelle du film « Mon meilleur ennemi » de Kevin Macdonald.

On connaît le nazi Klaus Barbie, chef de la Gestapo et “boucher de Lyon”, tortionnaire de Jean Moulin, condamné en 1987 à la prison à vie pour crimes contre l’humanité. Mais l’agent Barbie travaillant pour les services secrets américains ? Et Klaus Altmann, l’homme de l’ombre de la répression bolivienne ?
Kevin Macdonald, réalisateur du « Dernier roi d’Écosse », nous révèle, dans un documentaire sans concession, les trois vies barbares de Klaus Barbie. A travers l’itinéraire d’un bourreau, ce film retrace l’histoire secrète du XXe siècle, ses omissions, ses contradictions et ses atrocités : pour comprendre, pour ne pas oublier...

Le film sera présenté par Pierre Pétry, Président des Territoires de la Mémoire.

Infos :

Entrée gratuite
Réservation obligatoire
04/2320104
reservation@territoires-memoire.be

Cinéma Sauvenière
Place Xavier Neujean
4000 Liège

Du 7 au 16 mai, à la Maison Folie (Mons) : Un Pas de Trop.

Des performances, des expositions, des installations, de la vidéo, des scènes participatives, du slam...

Moment de rassemblement et d'échanges autour d'amateurs montois et de professionnels de la région et internationaux, « Un Pas de Trop » vous invite, à travers ses scènes participatives et l'exploration de formes artistiques audacieuses et singulières, à oser faire le pas vers des territoires inconnus.

Vous trouverez sur le site http://www.maisonfoliemons.be/-Saison-08-09-?date=2009-05 le programme des évènements proposés. La programmation vous permet de découvrir différentes formes artistiques lors d'une même soirée, et vous laisse souvent libre de déambuler de l'une à l'autre, à votre guise.

Infos :

Le Manège Mons
4a, Rue des Soeurs noires
7000 Mons
065/399800
www.lemanege.com

Du 13 au 15 mai 2009, 20h, aux Halles de Schaerbeek : Heterotopia.

Avec sa nouvelle compagnie, William Forsythe fait évoluer son œuvre en des territoires inédits. Heterotopia, une des créations majeures de la Forsythe Company, se déroule en deux obscures « topographies du désir inarticulé ». L’une, un oratoire bruyant et surnaturel, interprété dans un langage inouï et pourtant intelligible, sert d’orchestre à l’autre, une étrange assemblée de créatures à l’écoute, dont les vaines tentatives de comprendre la musique engendrent des actions encore plus étranges. Une circulation s’établit entre les deux topographies, circulation du public et des performers, circulation du sens aussi, insaisissable et indéfiniment ouvert. Orchestrant avec virtuosité des moyens scéniques d’une richesse extraordinaire, Forsythe interpelle le langage et, partant, la possibilité d’une médiation du monde.

Infos :

25/20 euros

Halles de Schaerbeek
22a rue Royale Sainte-Marie
1030 Bruxelles
02/218 21 07
info@halles.be

Les 14, 15 et 16 mai 2009, à la Galerie Agora – Studio 11 (Louvain-la-Neuve) : Colloque international et interdisciplinaire : Violence politique, traumatisme, processus d'élaboration et création.

Les situations de violence politique, en leurs diverses formes et dans leurs conséquences, sont socialement destructrices et psychiquement traumatisantes, exigeant de la part des chercheurs et professionnels concernés, dans le champs des sciences humaines et de la santé mentale, la mise en commun régulière de leurs recherches et de leurs pratiques.

Ce colloque met en son centre les processus de survie puis d'élaboration psychique chez des personnes et des groupes traumatisés par des violences politiques. Il interroge les articulations (variables en fonction des contextes culturels et sociétaux) de ces processus avec la modélisation des instances juridiques ainsi qu'avec les conditions et les étapes de l'élaboration politique et sociale, aux niveaux national et international.

Le programme donne une place particulière à ce qui peut permettre cette élaboration et à ce qui peut faire oeuvre de création depuis le traumatisme : essais d'interventions cliniques et sociales, dispositifs institutionnels, associatifs, culturels nécessaires ou propices aux processus d'élaboration, de reconstruction de la vie commune et d'invention de modalités inédites à cette fin.

Ces problématiques seront déclinées en cinq demi-journées thématiques, centrées sur le terrorisme, la torture, le génocide, les dispositifs créés chez nous en accueil à ces situations, et l'appel à la Justice, à la vérité, à la reconnaissance, à la réconciliation... pour déjouer la répétition à l'identique de la violence.

Infos :

Galerie Agora – Studio 11
Louvain-la-Neuve

Paf : 100 euros (inscription avant le 10 mai)

010/478648
josianne.alenus@uclouvain.be

Le 14 mai, 18h30, à l'ISELP : Conversation sur la question du Contrôle entre Thomas Berns et Rémy Russotto.


Dans son essai Gouverner sans gouverner – une archéologie politique de la statistique, Thomas Berns montre que nous sommes entrés dans l'âge de la transparence : désormais, l'opacité des normes a laissé la place à la limpidité des faits. Plus besoin de décider pour gouverner : ce sont les faits qui dictent les nécessités. Mais s'agit-il vraiment d'un phénomène nouveau ? Ne doit-on pas plutôt considérer la transparence comme une vertu politique aussi ancienne que la modernité ? Et si, loin de trouver dans le néo-libéralisme sa source, la transparence la trouvait dans les théories et pratiques du recensement qui apparaissent à l'aube du XVII° siècle ? Avec le recensement, naissait l'idée qu'il est possible de décider à partir des faits, sans devoir passer par l'édiction d'une norme – l'idée du gouvernement sans gouvernement. Ou comment se passer du droit pour imposer une politique.

Le contrôle et la surveillance sont au coeur d'un projet photographique auquel travaille Rémy Russotto depuis deux ans. Ce projet s'intitule Paranoïa. Il trouve son origine dans la volonté de confronter la photographie aux nouvelles formes de regard induites par l'omniprésence des caméras de surveillance et des images de contrôle.

Infos :

Iselp
(Institut supérieur pour l'étude du langage plastique)
31, Boulevard de Waterloo
1000 Bruxelles
iselp@iselp.be
www.iselp.be

Paf :5 ou 3 euros

Le 14 mai, de 12h à 14h, au Centre Féminin d'Education Permanente : Les enjeux des élections du 7 Juin. 

Avec Vincent de Coorbyter, directeur général du CRISP.

Les enjeux des élections de 2009 sont d’une complexité particulière. D’abord parce qu’elles se déroulent à trois niveaux. Ce sont des élections régionales avant tout, à partir desquelles sont indirectement composés les parlements des communautés (sauf le germanophone). Ce sont simultanément des élections européennes, qui portent sur de tout autres dossiers et qui se déroulent dans un cadre beaucoup plus large. Ce sont aussi des élections à mi-mandat pour le pouvoir fédéral, qui risquent de peser sur les rapports de force fédéraux si elles ne sont pas couplées à un nouveau scrutin fédéral. Elles pèseront en outre sur la négociation de la réforme de l’État, qui ne sera pas achevée en juin 2009. La confirmation ou le bouleversement des rapports de force issus des scrutins de 2004 et de 2007 aura donc des effets multiples, et potentiellement très différents au Nord et au Sud du pays

Infos :

CFEP
Amazone
rue du Méridien, 10
1210 Bruxelles
02/2293842

Paf : 2 / 3 euros (sandwich inclus)

Le 15 mai 2009, 18h30 - 24h, Salle Lumen (Flagey) : Coup de Pouce fête ses 10 ans !

Une émission faite par les jeunes et visible à la télévision dans toute la Région bruxelloise c’était, jusqu’en février 1999, un impossible rêve. Il est devenu réalité parce qu’un réseau de jeunes et d’associations y a cru et s’est battu pour le réaliser. S’il fête aujourd’hui ses 10 ans, c’est que Coup de pouce continue, génération après génération, de mobiliser les jeunes… et d’intéresser le public.
Vous venez célébrer cela avec nous le 15 mai ?

«On veut une télévision avec des jeunes comme nous, qui parlent comme nous, qui ont notre humour!», c’est ce qu’ont dit les jeunes aux représentants des chaînes de télévision présents au débat organisé en 1998 lors de la première de «A haute voix», le magasine vidéo des jeunes diffusé sur cassettes VHS et produit par le CVB, VIDEP et le CFA.

«La télévision a ses impératifs», leur ont-ils répondu, «pour obtenir un créneau, il faut pouvoir assurer une production hebdomadaire et tenir une saison entière». Comme il s’attendait à cette objection, le CFA avait apporté son répertoire des films de jeunes. Il contenait 300 titres, avec ça, on pouvait déjà voir venir. Et Coup de pouce trouvait sa première vocation : diffuser les réalisations vidéo des jeunes, qu’elles soient produites par des associations ou des groupes informels.

C’est Marc de Haan, de Télé-Bruxelles, qui a pris la balle au bond et a proposé d’appeler l’émission «Coup de pouce». Un «coup» d’une durée inattendue probablement ! Et de nombreux coups de pouces complémentaires sous forme de soutien de la Commission européenne et du Ministère de la Communauté française (1) ont permis de conserver ce créneau unique pour donner à la parole des jeunes la place qui devrait lui revenir dans une vraie société démocratique. Tant les administrations que les ministres qui se sont succédés à la Jeunesse ont cru à ce projet et l’ont soutenu. Il faut les en remercier.

Depuis peu, l'émission bénéficie de l'aide de la Communauté française, secteur de l'Education permanente et du Ministre Président de la Communauté française.

En dix ans, c’est environ 300 émissions diffusées, une participation directe de 150 jeunes et, si l’on inclut tous les groupes qui ont réalisé les films diffusés, cela représente des centaines de participants supplémentaires. Dans cette activité, beaucoup de jeunes ont trouvé leur voie : plusieurs se sont orientés vers des études en communication, d’autres vers le cinéma, les arts dramatiques ou une formation d’animateur…

Alors pour fêter les 10 ans, les Coups-de-Pouciens passés, présents et futurs se rassembleront à la Salle Lumen le 15 mail 2009. Toutes les organisations partenaires sont évidemment invitées ainsi que les sympathisants. Le programme sera à la hauteur de ses ambitions du début ! Les Coups-de-Pouciens nous concoctent un moment inoubliable. Bien sûr, on revivra les meilleurs moments de Coup de pouce, on retrouvera ceux qui l’ont fait vivre pendant ces dix années de fièvre créatrice et, qui sait, peut-être aurez-vous l’occasion de passer à votre tour de l’autre côté du miroir ?

Daniel Detemmerman


(1) Bruxelles 2000 Capitale européenne de la culture, Jeunesse pour l’Europe, Quartier libre et, enfin, un soutien plus permanent dans le cadre d’une convention trisannuelle avec le Service Jeunesse de la Communauté française (Envol)…

Programme de la soirée

Début des festivités à 18h30 autour d'un verre de l'amitié. Retrouvailles en fanfare avec «Les taupes qui boivent du lait».

De 20h à 22h : panaché d'extraits des émissions les plus marquantes de ces 10 dernières années dont :

- Émission « A haute voix » où Marc de Haan annonce la création de Coup de Pouce.
- Décoiff*Cult ou la diversité culturelle à travers la coiffure.
- Musulwoman : à partir de la pièce de théâtre «Les monologues voilés», les jeunes s'interrogent sur le statut de la femme dans l'Islam.
- A la rencontre du Slam et de ses revendications avec Grand Corps Malade et Abd Al Malik.
- Découverte du conte africain et de l'humour de Pie Tshibanda.
- Et si les transports en commun étaient gratuits? Utopie ou enjeu écologique? Discussion avec le «Collectif sans ticket».

Entre chaque extrait, des interventions en lien avec les émissions :

- Le rap de Baloji, en provenance de son «Hôtel Impala»
- Le ragga d'Akam Ekam
- Le slam engagé de Maky
- Une performance «Tatto Noize Act» de Phil «le coiffeur» et des Picoprojecteurs (nouvelle technologie de projecteurs mobiles)
- Thierry Smith
- Mourad Boucif

Exposition des sérigraphies politiques de Titom
Rencontre autour de la philosophie du muscle de Sish-Tick
Impression en sérigraphie de T-shirts aux couleurs de C2P

Dès 22:00, buffet convivial et animation musicale éclectique avec La Soul Affair, DJ Sofa (lamadameaveclechien) et DJ Nitro.

Infos :

Salle Lumen
32, Chaussée de Boendael (Flagey)
1050 Bruxelles

Coup de Pouce est diffusé tous les dimanches en boucle de 18h à 6h (à l'heure 30) sur Télé Bruxelles : www.coup2pouce.be

Centre Vidéo de Bruxelles / Vidéo Education Permanente
claudine.vano@cvb-videp.be – 02/221.10.62

 

Le 15 mai 2009, 20h, Grande salle de la Maison de la Culture de Namur : « Ya Basta ! Le cri des sans-visage » de Thierry Zéno.

Dans le cadre d'une exposition (du 9 mai au 28 juin 2009 à la Maison de la Culture de Namur) consacrée au travail du cinéaste Thierry Zéno, ne ratez pas le 15 mai à 20h, pour la première fois à Namur, la projection du documentaire «  Ya basta ! Le cri des sans visage ». Documentaire dans lequel le cinéaste s'intéresse à la population indigène de la région du Chiapas, au Mexique, et à la révolution menée par l'armée Zapatiste de Libération nationale.

Infos :

Maison de la Culture de Namur
Avenue Golenvaux, 14
5000 Namur
081/776773
arts.plastiques@province.namur.be

 

Le 16 mai 2009, 13h30, à la salle Article 23 (Liège) : quel imaginaire de gauche au XXIème siècle ?, avec Jérôme Vidal et Mona Chollet. 


Les Amis du Monde diplomatique / Belgique et l’asbl Barricade organisent une après-midi de réflexion « quel imaginaire de gauche au XXIème siècle? » avec Jérôme Vidal et Mona Chollet.

Infos :

Salle Article 23,
Place Emile Dupont, 1,
4000 Liège
 
Olivier Starquit : amdlg@teledisnet.be
0495-267224

Le 21 mai 2009, 20h30, au Théâtre Poème : Jean-Luc Nancy pensera la mutation extrême dans laquelle nous sommes.


Jean-Luc Nacy s'entretiendra avec Pascale Champagne, Eric Clémens, Laurent de Sutter, Raphaël Gély, Pascal Nottet, Frank Pierobon et Jacques Sojcher.

L’époque actuelle est source d’angoisses : changement climatique, montée des intégrismes, crise économique, accroissement des inégalités, etc. Changement d’époque ? de mode de développement ? Les questions sont nombreuses autour de ce qui est une remise en cause complète du mode de vie occidentale. Saurons-nous faire face aux enjeux de cette mutation ? Jean-Luc Nancy aborde ces questions fondamentales pour l’avenir de l’humanité avec son approche intelligente et rigoureuse de philosophe. Il ne propose pas de recette miracle, pas de dogme, mais une réflexion sur notre monde. Jean-Luc Nancy se penchera sur notre présent comme il avait analysé les événements de mai 1968. Écoutons-le parler de cette grande mutation d’alors : « On a pressenti alors (mais pas sur le mode d’une anticipation, d’une futurition, non, sur le mode inqualifiable d’une appréhension du présent comme en rupture avec le cours des choses) que le monde changeait. Le monde : le réseau des circulations possibles de sens. Derechef, le cours des choses : 1968 signifiait que le cours des choses ne "courait" plus, ne suivait plus son cours. Quelque chose ne suit plus le cours : celui de l’histoire, celui du progrès, celui de l’humanité émancipée, rationnelle et maîtresse de son destin. » (Sens public, janvier 2009). Sommes-nous actuellement dans un même schéma ? Le « cours des choses » ne court-il plus ? Comment penser dans la faille, comment penser la faille ? Nous ne pensons pas aujourd’hui comme nous le ferions dans une époque prospère et créative...

Jean-Luc Nancy
Jean-Luc Nancy, philosophe, est professeur à l’université de Strasbourg. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Déconstruction du christianisme et Tombe de sommeil (Galilée), aux éditions Bayard Noli me tangere, et d’un essai paru à l’automne dernier Je t’aime un peu, beaucoup, passionnément (éd. Bayard).

Infos :

Théâtre Poème
30, rue d'Ecosse
1060 Bruxelles

theatrepoeme@skynet.be
www.theatrepoeme.be

- Culture et Solidarité

D'avril à juin 2009, de 12h à 14h30, au Mess Provincial (Salzinnes) : modules conférence-échange destinés aux travailleurs du secteur socioculturel réalisant une pratique professionnelle auprès du public issu de l'immigration.

Le Centre d'action interculturelle de la Province de Namur et le Service Provincial d'Action Sociale vous proposent un programme de conférences – échanges autour de questions liées à l'immigration.

Au programme :

30 avril 2009 : Immigration et pauvreté: un regard du terrain
Par Christine Mahy, présidente du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté

La crise financière qui traverse le monde entier frappe la population précarisée avec une férocité inouïe. En 2008, les Echanges de midi ont présenté une récente étude qui prouve que les personnes d'origine étrangère sont les plus pauvres parmi les pauvres. Cette édition 2009 aborde la situation au départ de constats de travailleurs du terrain. État des lieux sur les conditions d'accès aux droits fondamentaux et pistes concrètes.

14 mai 2009 : Que faire contre les discriminations?
Par Michel Vanderkam, formateur au Centre pour l'égalité des chances et de lutte contre le racisme

Emploi, école, logement, et même loisirs,... la discrimination atteint tous les domaines de la vie quotidienne. Comment les intervenants sensibilisés peuvent-ils agir pour contrer ce fléau? Coup d'œil sur l'état des actions contre la discrimination et exemples de bonnes pratiques.

28 mai 2009: Enfants primo-arrivants: au-delà du comportement évident
Par Danielle Crutzen, directrice du Centre pour mineurs étrangers non accompagnés d'Assesse

Les enfants issus d'un parcours migratoire forcé sont souvent confrontés à des parents en détresse psychologique ou morale. Quel regard portent-ils vers ces parents fragilisés? L'écart entre l'éducation scolaire et familiale porte-t-il à conséquences? Comment travailler avec eux?
04 juin 09 : Elections 2009: quelle participation et quels enjeux pour l'immigration?
Par Fatima Zibouh, chercheuse au DEDEM-Ulg et doctorante en sciences politiques et sociales

L'approche des scrutins du 7 juin est l'occasion de porter un double regard sur les questions liées à l'immigration. D'une part, quel intérêt portent à la politique belge et européenne les personnes d'origine étrangère ? Quelle est leur implication? Comment promouvoir la participation citoyenne auprès de ces communautés? D'autre part, quels impacts ces élections auront-elles en matière de politique d'immigration et en ce qui concerne la situation des personnes issues de l'immigration?

11 juin 2009 : VIH Sida: une approche spécifique vis-à-vis des publics issus de l'immigration?
Par la Coordination provinciale Sida assuétudes

Contexte épidémiologique et culturel avec l'expérience des intervenants du terrain au travers des espaces de rencontres de personnes migrantes. La séance vise à s'interroger sur la pertinence d'une approche spécifique pour les populations d'origine étrangère.

Infos :

Mess Provincial
Rue Eugène Thibaut 1
5000 SALZINNES

Inscription obligatoire: 10 euros (collation comprise)

C.A.I. Namur
rue Docteur Haibe 2
5002 Saint-Servais
secretariatcai@cainamur.be
Fax : 081 73 04 41
Liliana Gomez : 081 71 35 28
Ghislaine De Block : 081 71 35 27

Du 21 avril au 9 mai 2009, 20h30, au Théâtre Océan Nord : « 4.48 Psychose », de Sarah Kane.

Mise en scène : Isabelle Pousseur
Avec : Véronique Dumont et Catherine Salée

4.48 PSYCHOSE est un texte sans personnage ou, pour le dire autrement, on ne sait pas pour combien d’acteurs il est écrit. Mais en son sein, il contient – en plusieurs séquences, de la première à l’avant-dernière – un dialogue qui est comme le coeur dramatique de l’oeuvre. Ce dialogue – entre un médecin et sa patiente – est en effet évolutif au sens classique du terme, il “ raconte une histoire ”, même si sa structure est légèrement plus complexe qu’une simple chronologie. Cette “histoire” est décisive pour la compréhension de l’oeuvre, de sa construction, de l’évolution des différents états affectifs et psychiques. Elle raconte à la fois une thérapie, un combat et une histoire d’amour qui avorte de manière tragique.

Pourtant ce dialogue ne se contente pas d’être un simple échange entre deux êtres humains, il renvoie aussi à un dialogue fondamental entre la médecine (ou tout ce qui cherche à “soigner” l’homme) et la littérature. Dialogue qui se terminera par l’échec de la médecine, l’effondrement du corps (le suicide) au profit de l’esprit (la littérature ou le théâtre).

Ce dialogue inscrit au centre de la mise en scène fait apparaître une proposition dramaturgique et scénique importante: le médecin est joué par une femme, l’amour dont il est tant question dans 4.48 est donc exclusivement féminin.

Voilà pourquoi Véronique Dumont et Catherine Salée interprètent à deux 4.48 PSYCHOSE en étant tour à tour une patiente psychotique dépressive et un médecin, une amoureuse passionnée et une ombre qui ne peut lui répondre, deux faces d’une même personnalité brisée, l’une représentant le centre émotionnel, l’autre la distance narrative... mais aussi, au final, l’incarnation du choix du théâtre comme fin ultime, du théâtre comme tombeau, du théâtre comme seul espace d’immortalité possible.

Sarah Kane s’est sans doute consumée en écrivant 4.48 PSYCHOSE mais son texte demeure comme un don vibrant aux spectateurs, aux humains que nous sommes et qui avons encore besoin d’elle.
Ainsi pourrons-nous peut-être rendre compte non seulement de l’extraordinaire vérité humaine contenue dans ce texte mais aussi d’une jouissance de la création, d’une puissance extirpée des abîmes de la dépression afin, non pas de la combattre, mais de faire oeuvre malgré elle ou plutôt grâce à elle.

Isabelle Pousseur

Infos :

Théâtre Océan Nord
63-65 Rue Vandeweyer
1030 Bruxelles

02/2167455
info@oceannord.org
www.oceannord.org

Le 9 mai 2009, de 15h à 17h30, en marge des représentations : rencontre-débat « 4.48 Psychose ».

En marge des représentations, sera organisée une rencontre-débat entre Isabelle Pousseur et le public sur le rapport entre l'art et le désespoir. Quelle est la différence entre un simple témoignage et une oeuvre aussi travaillée, maîtrisée formellement que 4.48 Psychose ? En quoi cette forme permet-elle la distance ? Comment sommes-nous traversés par le récit de la souffrance de Sarah Kane et l’annonce de son suicide ? Cette oeuvre nous parle-t-elle d’une personne particulière, ou atteint-elle à une vérité sur la condition humaine tout entière? Et si oui, comment et pourquoi y parvient-elle ?

La rencontre interrogera aussi la légitimité de porter à la scène ce texte sombre dans une société où le divertissement est de mise. Plus largement, la rencontre sera centrée sur le rapport entre l'art et la vie. Pour y participer, nous sollicitons les personnes développant une pratique artistique (toute discipline confondue), ainsi que les soignants des centres de santé mentale et de manière plus générale, tous ceux qui s’intéressent, de près ou de loin, à la vie psychique, à ses tourments et à sa complexité.

Infos :

Anne D'hond : contact@oceannord.org ou 02/242.96.89

Les personnes participant au débat sont invitées à une représentation sous réservation

Le 5 mai 2009, de 9h30 à 13h30, au Centre régional du Libre Examen : Regards croisés sur la famille.

Dans le cadre de son cycle de matinées de réflexion "De l'immigration à la citoyenneté : parcours au masculin", le Centre régional du Libre Examen organise, en partenariat avec la Coordination Locale de Cohésion sociale de Saint-Gilles, une rencontre sur le thème « regards croisés sur la famille »

Infos:

Centre régional du Libre Examen,
66 rue Coenraets  
1060 Bruxelles.

5 euros (comprenant boissons et sandwich) 

Le 7 mai 2009, 19h, à l'ULB (Auditoire Janson) : Boycott: une réponse légitime à l'occupation israélienne ?

Introduction donnée par Hocine Ouazraf
Modérateur: Souhail Chichah

Suite à l'indignation provoquée par les événements meurtriers qui ont secoué Gaza en décembre dernier et dont les effets désastreux continuent de plonger la population palestinienne dans des conditions de plus en plus précaires, la responsabilité de l'Etat d'Israël est une fois de plus pointée du doigt.

Ne pas répondre à cette situation d'injustice criante constitue un fait honteux de la part de nos dirigeants politiques occidentaux, mais également une caution que nos sociétés civiles octroient à ce diktat qui dure depuis 60 ans.

Nous, citoyens belges et européens, avons un pouvoir de réflexion et le droit de nous manifester indépendemment de nos représentants pour réagir de manière responsable et consciente. Après les nombreux échecs résultants des politiques menées antérieurement pour établir une situation de droit et de reconnaissance de l'Etat palestinien, nous posons la question du boycott de l'Etat d'Israël comme une action permettant d'exprimer notre refus de voir Israël continuer à perpétrer des violations du droit international.

Dans ce contexte de réflexion, un petit groupe de citoyens (Les Citoyens Pour la Palestine) a décidé d'organiser le 7 mai prochain, en collaboration avec le Bureau des Etudiants Administrateurs de l'ULB, une conférence-débat pour poser la question de la légitimité d'une action telle que le boycott d'Israël.

Ce débat contradictoire entre des intervenants en faveur (Michel Collon, Marc Abramowicz) et en défaveur (Pascal Fenaux) du boycott devra permettre d'explorer le sujet sous des angles de réflexion nécessaires à l'élaboration d'une stratégie d'action ultérieure.

Mais aussi, cette conférence a pour objectif de lever le tabou sur un sujet responsable de polémiques et de dissensions profondes au sein des milieux associatifs, intellectuels, et politiques... pour oser regarder autrement un moyen d'action pacifique et à la portée de tous.


Infos :

ULB Auditoire Janson,
48, av. Franklin Roosevelt
1050 Bruxelles

Entrée: 1 euro

Personnes de contact :
Vinciane Cappelle – 0479 80 48 49 – vincianecappelle@gmail.com
Ihsane Hasrouf – 0484 11 81 12 - ihsane.hasrouf@hotmail.com

Du 27 avril au 19 juin 2009, à la "S" Grand Atelier (Vielsam) : XXL Rencontre en grands formats.

Le travail de cette nouvelle résidence programmée spécialement pour l’espace de La « S » Grand Atelier, portait sur la création de peintures monumentales mises en dialogue par un travail de collaboration entre l’artiste liégeoise Giuliana Gironi et trois artistes porteurs d’un handicap mental.
Etant donné la configuration des espaces du « Grand Atelier », l’idée première de ce projet était de permettre à des artistes du CEC de réaliser des œuvres monumentales. Il s’agissait de répondre à l’émergence d’une démarche de travail en grands formats présente chez certains d'entre eux. Sa démarche artistique étant centrée sur le travail monumental, Giuliana Gironi a été invitée par le CEC La Hesse pour tenter l'expérience.

Les artistes se sont rencontrés grâce à la présence régulière de Giuliana au sein des ateliers de peinture de Patrick Perin, depuis septembre 2008. Grâce à son approche humaine empreinte de respect et de sensibilité, l’artiste liégeoise a pu entrer en relation avec trois figures singulières des ateliers de la Hesse : Philippe Dafonseca, Irène Gérard et Joseph Lambert. Avec chacune d’entre elles, et simultanément, elle a pu développer un projet de création en duo et en grande (voire très grande !) dimension.

Infos :

La « S » Grand Atelier
Ancienne caserne de Rencheux
Vielsalm

Anne-Françoise Rouche
080/281151
lahesse@skynet.be
www.cec-lahesse.be

Le 12 mai 2009, 19h00, au FUNDP : Présentation aux politiques et au public du Mémorandum du Réseau wallon de Lutte contre la Pauvreté.

Le 7 juin prochain auront lieu les élections régionales, communautaires, et européennes. Elles vont se dérouler dans le contexte d’une grave crise économique, qui menace les conditions de vie de couches de plus en plus nombreuses de la population. Résoudre les problèmes engendrés par cette dégradation de la situation économique en matière d’emplois, de revenus, de logement, de santé, etc., est une tâche majeure à laquelle les parlements et les exécutifs issus de ces élections devront prioritairement consacrer tous leurs efforts.

Le mardi 12 mai à 19 h 00, le Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté organise aux Facultés Notre-Dame de la Paix à Namur un débat préélectoral où il présentera son Mémorandum pour ces élections, et en particulier ses propositions en matière d’emploi, de santé, et de logement, issues d’une démarche participative et prospective conduite en Région Wallonne de 2006 à 2008. Cette soirée aura un caractère dynamique et constructif : pour chacun de ces thèmes - emploi, santé, et logement - on entendra, d’une part, les propositions et questionnements des personnes et associations ayant participé à la démarche du R.W.L.P., et, d’autre part, les réponses de chacun des représentants des partis démocratiques invités. Un dialogue interactif incluant la possibilité pour les participants à la soirée d’intervenir, de quelque horizon social, associatif, économique, public, qu’il provienne, sera assuré.

Nous ne pourrons vaincre la pauvreté que dans un effort commun des responsables politiques, des organismes socioéconomiques, des associations, des citoyens. Au premier titre, l’impulsion publique est décisive. L’échéance électorale du 7 juin est un moment privilégié pour que des engagements clairs soient pris par notre Région, par nos Communautés afin que nous puissions toutes et tous connaître de meilleures conditions de travail et de vie.

Le Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté, les personnes et associations participant à sa démarche pour combattre la pauvreté dans ses multiples facettes, invitent tous les citoyens, toutes les organisations et associations de Wallonie, des Communautés française et germanophone à ce grand débat.

Le R.W.L.P. espère vivement que les candidats des partis à ces élections entendront les propositions qui leur seront faites le 12 mai et auront à cœur de mettre leur mise en œuvre au premier rang des priorités des futurs exécutifs et du travail parlementaire.

Infos :

Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté
Rue des Relis Namurwès, 1
5000 Namur
Tél : 081/31.21.17 - Fax : 081/31.21.18
bureau@rwlp.be

FUNDP Namur
Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix
rue de Bruxelles 61,
5000 Namur
Tél. : 081 72 41 11
Fax :081 23 03 91

Le 13 mai 2009, 15h45, au Bozar : « Prison Make », un colloque sur le projet de construction des prisons.

Le Ministre de la Justice, Stefaan De Clerck, veut intéresser tous les partenaires concernés à la construction de sept nouvelles prisons dans notre pays. C’est pourquoi il organise, le 13 mai, un colloque au Bozar à Bruxelles sur le projet de construction des nouvelles prisons.

Programme :

15.45 : Réception
16.00 :  Accueil par monsieur Stefaan De Clerck, Ministre de la Justice et par monsieur Didier Reynders, Ministre des Finances, représenté par Monsieur Bernard Clerfayt, Secrétaire d’Etat
16.30 : La prison du passé et du présent conférencier : David Vander Burg - professeur Université Catholique de Louvain
17.15 : Présentation Masterplan et moyens de  financement 
Conférenciers: Jo Baret - Directeur Cellule stratégique Ministre de la Justice et un conférencier de la Régie des Bâtiments
18.00 : La prison du futur - conférencier : Rob Hootsmans – Bâtiments de l’Etat, Pays-Bas
18.45 : Allocution de clôture par le Ministre Stefaan De Clerck
19.00 : Buffet Promenade

Infos :

Inscriptions jusqu’au 5 mai 2009: 
frederik.meulewaeter@just.fgov.be   
Fax : 02/542.80.01.  
Tel : 02/542.80.42.
Avec mention des données suivantes: Nom - Prénom - Adresse - Fonction - Entreprise - téléphone - courriel Veuillez également confirmer votre présence au buffet promenade. 

La participation est gratuite !

 

- Culture et Ecole :

Le 5 mai 2009, 10h30, au Claridge : Projection du film « Le patrimoine ça déchire ».


Qu'est-ce que le patrimoine, comment le penser et se l'approprier ? Une expérience vécue avec des élèves de cinquième année primaire, le long de la ligne de tram 92.

Le Centre Vidéo de Bruxelles, l'École Communale 1 de Schaerbeek, la Région de Bruxelles Capitale – Direction des monuments et sites, vous convient à la première publique du film « Le patrimoine ça déchire » de Jacques Borzykowski.

La projection sera suivie d'un échange avec Yves Hanosset, Vincent Cartuyvels, Stéphanie Saintenois, Jacques Borzykowski et les élèves de la classe de cinquième primaire de l'École Communale 1 de Schaerbeek.

Infos :

Claridge
20-28, Chaussée de Louvain
1210 Bruxelles

réservation souhaitée :
02/221 10 30
info@cvn-videp.be

Le 7 mai 2009, de 10h à 18h30, au Centre culturel d’Ottignies-LLN : Rencontres interrégionales Danse à l'Ecole.

Le Centre Dramatique de Wallonie pour l’Enfance et la Jeunesse, en collaboration avec le Centre culturel d’Ottignies-LLN, la Cellule Culture-Enseignement et Charleroi/Danses ont le plaisir de vous inviter à la sixième édition des Rencontres interrégionales Danse à l'Ecole.

Au programme :

La présentation des traversées artistiques des ateliers Danse à l’Ecole en Wallonie : les élèves, de la maternelle au secondaire accompagnés des enseignants, des chorégraphes et des partenaires culturels des projets développés durant la saison présenteront leur danse sur la scène du Centre culturel.

Des artistes professionnels viendront présenter une ébauche, un extrait d’une recherche ou d’une création en cours (Nono Battesti, Furiosas/Carmen Blanco Principal, Cie Bud Blumenthal/Hybrid, Melody Willame).

De 16h à 17h30 : c’est la Fête de la Danse. Pour terminer cette journée, dans un moment de danse partagée par tous, la Cie Velvet / Joanne Leighton nous proposera sa version du bal, une autre relation au processus de création chorégraphique. Le public des Rencontres et le tout public qui souhaite y prendre part investira le hall du Centre culturel, transformé pour l’occasion en piste de danse.
 
Cette journée est ouverte à tous les publics (entrée libre). 

Infos :

Centre Culturel d'Ottignies-LLN
Ferme du Douaire,
Avenue des Combattants, 2
1340 Ottignies

CDWEJ
064/66 57 07
info@cdwej.be

Le 23 mai 2009, à 13h30, au Théâtre-Poème : Marcel Gauchet présentera « Conditions de l'éducation ».

 

Conditions de l’éducation, écrit avec Marie-Claude Blais et Dominique Ottavi, analyse les remises en question de l’instruction dues à l’évolution de nos sociétés. Toute une série de données qui semblaient aller de soi et servaient de socle à l’institution scolaire ont été ébranlées, voire sont en passe de disparaître. Il ne s’agit pas de déplorer l’évanouissement d’un passé vers lequel aucun retour n’est imaginable ni souhaitable. Il s’agit de mettre en lumière l’impact d’une série de transformations majeures et de faire ressortir le défi qu’elles représentent. Ce n’est qu’à ce niveau qu’on peut véritablement mesurer la tâche de refondation qui est devant nous, sur tous les plans : relations de l’école avec la famille, sens des savoirs qu’elle dispense, autorité dont elle a besoin, place dans la société.

Jamais l’accord sur les objectifs et les valeurs de l’éducation n’a été aussi large : tout le monde se retrouve dans l’idéal d’une éducation vraiment démocratique. Mais jamais l’incertitude n’a été aussi grande quant aux moyens à employer pour y parvenir. Les divisions font rage chez les professionnels de l’éducation. Les uns souhaitent le retour à des pratiques qui, disent-ils, ont fait leurs preuves ; les autres s’efforcent d’adapter les discours et les pratiques à une réalité sociale nouvelle et confuse. L’effort des trois auteurs est ici de repenser radicalement le lien entre démocratie et éducation, en s’interrogeant cette fois sur les conditions de l’enseignement. Car nous nous accordons tous pour dire que l’école doit transmettre des savoirs, mais nous ne savons plus quelle signification ce mot a aujourd’hui. Qu’est-ce qu’un savoir dans un monde qui égalise toutes les convictions ? Qu’est-ce que l’autorité dans un monde qui énonce l’égalité des individus ? Qu’est-ce que la transmission dans un monde marqué par l’instantanéité et la coupure des générations ? Tant que l’on n’aura pas posé ces questions, et qu’on ne leur aura pas trouvé d’éléments de réponse, on continuera à ne pas savoir ce qu’enseigner veut dire.

Marcel Gauchet s'entretiendra avec Pascale Champagne, Laurent de Sutter, Jean Noël et Frank Pierobon

Infos :

Théâtre Poème
30, rue d'Ecosse
1060 Bruxelles

theatrepoeme@skynet.be
www.theatrepoeme.be

 

- Interculturalité :

Le 5 mai 2009, 9h30-16h30, à l'ISFSC : Dialogues interculturels 2009, Roulez jeunesse.


Les clichés sur la jeunesse ont la peau dure. Objet de l’attention médiatique, les jeunes font souvent peur, car associés à la violence urbaine et aux faits-divers sanglants. Ils sont devenus une cible privilégiée des politiques de la ville pour endiguer les menaces qu’ils représentent pour l’espace public. Par ailleurs, on dit aussi des jeunes qu’ils sont désorientés, en proie aux bouleversements sociétaux et à un avenir incertain. Mais qu’en est-il réellement ? Et de quels jeunes parlons-nous ? Car tous ne sont pas logés à la même enseigne. En effet, il est difficile de faire la part entre fantasmes et réalité. Mais une chose est certaine : le vieillissement démographique de nos sociétés. Il devient donc d’autant plus urgent de faire le pari de la jeunesse…

Afin de poser le contexte et les enjeux des dialogues interculturels, le Centre Bruxellois d'Action Interculturelle (CBAI), dans ses missions de Centre régional d'Appui à la Cohésion sociale (CRAcs), propose aux acteurs sociaux une journée de rencontre sur les jeunesses bruxelloises, entre fantasmes et réalités.

Programme:

9h30 : Conférence-débat
Pierre Marissal [géographe IGEAT-ULB] « Quelques éléments de contexte »
Guy Bajoit [Professeur émérite de sociologie - UCL] « jeunes Bruxellois dans un monde incertain »
Les interventions seront suivies d’échanges avec les participants.
12H30 : Pause déjeuner
13h45 : Ateliers

Durant l’après-midi, nous vous proposons de travailler en atelier, à partir de l'apport d’intervenants pour réfléchir mais aussi pour améliorer nos pratiques.

1.En tant qu’acteurs sociaux, comment contribuer à la réussite scolaire des jeunes ?
2.Comment travailler avec des jeunes qui ne s’inscrivent plus dans les cadres « classiques » ?
3.Comment faire travailler des jeunes issus d’horizons différents sur un même projet ?
4.Comment susciter l’engagement et l’implication citoyenne des jeunes de milieux populaires?

 

16H00 : Verre de l’amitié

Infos :

ISFSC (Ecole sociale)
Rue de la Poste 111
1030 Bruxelles

5 euros [petite restauration sur place comprise]

Inscription obligatoire : loubna.benyaacoub@cbai.be

Coup de cœur

- Culture et Citoyenneté

Arsenic, Carnet d'Aventures.

Arsenic est né il y a dix ans. Ceux qui l'ont voulu, - et qui l'ont fait - avaient fait le pari d'un théâtre différent, qui aille chercher les gens là où ils sont, et surtout ceux qui ne pensent même pas qu'ils pourraient y aller, au théâtre. Un théâtre itinérant, différent. Arsenic arrive en trombe, s'installe sous chapiteau ou dans une énorme tour, dans un terrain vague ou sur une place publique, s'intègre dans une fête de quartier ou un congrès d'agriculteurs. Il amène avec lui toute une ambiance, conviviale - le bar et le restaurant, c'est quelque chose - et des spectacles pleins de cris et de rires, originaux, parfois grand-guignolesques. Ça déborde d'énergie. C'est ludique, mais aussi grinçant quand c'est nécessaire. Par exemple à l'occasion d'une campagne électorale, lorsque 35 spectateurs s'enferment avec les acteurs pendant 35 minutes dans un camion-théâtre, et assistent à la minutieuse désarticulation du discours de l'extrême droite…

Arsenic, on l'a compris, c'est du théâtre engagé, qui refuse la facilité, qui privilégie la qualité et la rigueur - même formelle - mais qui soumet tout cela à la question intransigeante du "pourquoi", du "pour qui", du sens ! De ce qui est dit, de ce qui est donné à regarder, de la façon dont le discours-message est compris. Pas facile, la vie d'artiste. Pas facile non plus, de convaincre les "décideurs" de l'importance d'un tel travail. Une pétition ? Ou un discours fleuve audacieux devant un ministre : "ne pas décider est un acte politique" (ça s'est fait!) ! C'est bien quand même, la vie d'artiste.

Bref, tout çà pour dire que pour fêter ses dix ans, Arsenic (Claude Fafchamps, Axel de Booseré, Maggy Jacot et on ne pourra pas citer tous les autres), vient de sortir un livre ! Cent pages, une mise en page dynamique, un petit bijou. Et tout cela - les dix ans et ce qui va avec - est raconté de long en large. Avec les bons et les mauvais souvenirs, les multiples histoires drôles des tournées en Wallonie, en Flandres, en France, les témoignages des amis qu'ils se sent faits, partout. Et de très belles photographies des spectacles…

Infos :

Arsenic ASBL

Arsenic éditions, 80 rue de Porto, 4020 Liège

www.arsenic.be

info@arsenic.eu

"Tin Town", ou "La Ville rouge". Michael Matthys.

Un coup de cœur ! Et un coup de blues, en même temps… L'exposition de Michael Matthys est montée par le Musée des Beaux-Arts de Charleroi en collaboration avec la Galerie Jacques Cerami. Elle est présentée au Palais des Beaux-Arts (de Charleroi!) car le Musée est, très provisoirement, on l'espère, un musée sans lieu… !

L'œuvre de Michael Matthys est en prise directe avec la réalité. Elle occupe donc tout un étage du Palais (l'autre étage présente "Les belles Impressions", une sélection des collections du musée) !
Caméra au poing, dans cette ville née de l'industrie, et où il est né, Michael Matthys collectionne les images de la vie. C'est sa nourriture, qu'il transcrit en centaines de tableaux, monochromes, peints au sang de bœuf et à grands traits, en grand format, ou en longues frises. Des tableaux qui disent les lourdes fumées et la poussière qui descend sur la ville. "La Ville rouge" parle des gens, de leur quotidien, de la rue, des trams, des bus, du métro, du "ring" qui enserre le centre-ville, des sans abri qui font la manche sur le pont de Sambre, sous les statues de mineurs et de sidérurgistes de Constantin Meunier. En contrepoint, quelques centaines de gravures en noir et blanc parlent du monde du travail.

Peints à même le mur, sur quinze mètres et jusqu'au plafond, des mots, des phrases : VOUS VOUS DEMANDEZ POURQUOI VOUS ETES ICI / JE PENSAIS QU'ON FINIRAIT BIEN UN JOUR PAR SE RENCONTRER PUISQU'ON HABITE LE MEME QUARTIER / AUTANT QU'IL Y AIT QUELQUE CHOSE A SAVOIR / AVANT D'AGIR / IMAGINER.

La Ville rouge. Michael Matthys, c'est aussi un livre édité par Frémok, et qui évoque donc la Bande dessinée, avec ses images à deux, trois ou quatre par page. Un fort volume, sans commentaires. 160 pages 27 x 21,5 cm. Ed. FRMK / Fremok / collection Amphigouri. Bruxelles, 2009. www.fremok.org

Exposition jusqu'au 21 juin dans les salles du Palais des Beaux-Arts, Place du Manège, Charleroi. Du mardi au vendredi de 9 à 17 h. Samedi : de 10 à 18h. Fermé les dimanches et lundis.

www.charleroi-culture.be

www.galeriecerami.be

 

- Culture et Solidarité

Théâtre & Réconciliation : Vous découvrez que tous les êtres humains sont comme vous, tout simplement.

Théâtre & Réconciliation est une ASBL qui, depuis 20 ans, crée des spectacles avec des acteurs issus des communautés vulnérables : populations dans les zones de conflits, individus marginalisés, diasporas, détenus, victimes de tortures, toxicomanes, patients en milieu thérapeutique, demandeurs d’asile.

Notre objectif est de susciter des changements dans et entre les individus. Symboliser les vécus et miser sur la qualité artistique de nos productions.
Notre outil est le théâtre que nous utilisons comme objet de réconciliation. Le dispositif de travail et de représentation offre un cadre de confiance, le jeu théâtral fait reculer les méfiances réciproques. Il donne la parole à ceux qui en sont privés. Il permet de comprendre l’autre, de partager, d’apaiser. Il désenchaîne les esprits, apaise les peurs et panse les blessures. Il accompagne la reconstruction des consciences et des identités.

Notre méthode s’appuie sur des créations en atelier avec des acteurs « non entraînés » qui partagent l’histoire de leur vie, leurs conflits, leurs blessures et leurs joies. La langue n’est pas un obstacle dans les projets de Théâtre et Réconciliation. L’acteur joue dans sa langue maternelle.
Son Impact ?  Le théâtre n’est plus seulement un lieu de représentation, il devient un lieu de transformation où acteurs et spectateurs vivent une expérience qui ouvre la voie de la sensibilisation, de la réconciliation ainsi que de l’apaisement. La réconciliation se fait à deux niveaux : celui de l’acteur qui se réconcilie avec son histoire qu’il livre au travers des jeux. Celui du public qui se réconcilie avec l’Autre qu’il reçoit dans son histoire sans les préjugés et les stigmatisations. Cette méthode fait du théâtre un lieu de transformation : acteurs et spectateurs ne peuvent en sortir inchangés.

ASBL Théâtre & Réconciliation
148 avenue Huart Hamoir
1030 Bruxelles
lecomte.frederique@reconciliation.be
www.reconciliation.be
0494/ 41 16 47
tel/fax : 02/ 248 27 36

Faits et opinions

- Culture et Citoyenneté

Pour une charte des usagers, « le plus tôt possible »

Bernard Hennebert - www.consoloisirs.be - a questionné Sabine Laruelle, Ministre de la Politique Scientifique et des Musées Fédéraux :

Bientôt à la une de l’actualité avec la naissance en mai prochain du Musée Magritte, les musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles (MRBA) constituent le plus important ensemble muséal belge. C’est à ce titre qu’ils vont nous servir de fil conducteur pour un entretien exclusif sur le respect des droits des visiteurs que nous a accordé Sabine Laruelle, la Ministre de la Politique Scientifique ayant en charge notamment les musées fédéraux.

Un nouvel enfant, certes. Mais comment se porte donc la famille nombreuse ? Les MRBA, ce ne sont pas seulement les grands bâtiments de la rue de la Régence qui regroupent les Musées d’Art Ancien et Moderne, ce sont également les Musée Meunier et Wiertz. Les MRBA sont l’un des ensembles muséaux gérés par le Gouvernement fédéral, aux côtés des Musées du Cinquantenaire, du Musée des Instruments de Musique, du Museum des Sciences Naturelles, etc.

Pour un même prix, la moitié…

Du 23 février au 23 mars dernier, le Musée d’Art Moderne et ses nombreux Magritte, Delvaux, Bacon et autres Permeke, a été inaccessible au public pendant un mois. On ne pouvait donc visiter que le Musée d’Art Ancien et ses Rubens, Breughel, Bosch, Van Dijck, etc. Or, la tarification qui permet d’avoir accès habituellement aux deux musées est restée en vigueur.

Qu’en pense la Ministre Sabine Laruelle ? Elle m’a indiqué que les salles du musée d’Art Moderne ont fait l’objet de travaux de restauration et de rénovation mais que c’était clairement indiqué à l’entrée des MRBA : « Le visiteur est donc averti et libre d’acheter ou non son ticket. Les prix d’entrée des musées sont déterminés par une procédure stricte. Ils doivent être soumis à l’organe de gestion des musées, approuvé par celui-ci, traduit en arrêté royal, transmis à ma signature et à celle du Roi. Il n’est donc pas aisé d’en modifier l’objet ou la valeur. Je pense, par contre, qu’il est important que le visiteur soit parfaitement informé des salles ouvertes lorsqu’il achète son ticket ».

Dommage que pareille rigidité structurelle n’ait pas permis aux MRBA de faire preuve d’imagination. Par exemple, garder ce prix « entier » tout en offrant aux visiteurs, en guise d’alternative, des tickets gratuits pour visiter durant le mois qui suit un autre musée fédéral… Pour fidéliser, renforcer et diversifier le public muséal, il conviendrait de pouvoir être plus inventif.

À ce propos, voici une information peu médiatisée par la ville de Liège dont dépend le “Grand Curtius” récemment ouvert : le ticket acheté pour découvrir ce nouvel ensemble muséal est désormais non nominatif et valable pour une seconde visite dans les jours qui suivent. Donc, vous pouvez en faire cadeau à une tierce personne ou favoriser votre vision “contemplative” et ne pas vous ruer pour tout voir en une fois ! Innovation astucieuse qui mériterait d’être imitée par bien d’autres musées trop grands pour être découverts “en une fois”.

Deux musées peu accessibles !

À propos de la maison d'Ixelles où habita le peintre et sculpteur de la vie ouvrière du XIXème siècle, Constantin Meunier, le sénateur Jean Cornil a écrit à la Ministre Laruelle : « … Dans un article paru dans « Le Journal du Mardi » du 04/11/2008, j’ai été surpris de constater que le musée est ouvert et gratuit le w-e mais réservé aux groupes. Ces derniers sont dans l’obligation de prendre un guide qu’il faut rémunérer à raison de 80 euros. La gratuité du musée est donc bien relative. Par ailleurs, la gratuité en semaine ne permet pas aux personnes actives de visiter ce musée... Ne serait-il pas judicieux d’inverser les conditions d’accès actuelles ? La proposition de l’auteur de l’article vise à organiser les visites en groupe sur réservation en semaine et que le musée soit ouvert gratuitement et individuellement le w-e. Le gardiennage se paierait plus cher le samedi et le dimanche mais serait compensé par les économies réalisées durant les 4 jours d’ouverture de la semaine sous réservation. Puis-je me permettre de vous demander ce que vos pensez de cette proposition qui devrait permettre d’augmenter sensiblement la fréquentation de ce musée qui est aujourd’hui exsangue de public ? ».

Le 13/12/2008, Mme Laruelle répond au sénateur que cette proposition est séduisante mais qu’elle ne tient pas compte de la réalité, à savoir la disponibilité des équipes de gardiennage : « En effet, durant les w-e, seule la moitié des effectifs est disponible et la priorité est donnée à l’ouverture des salles des Musées d’Art Ancien et Moderne ».

Rebondissement ! Quelques jours après la parution de l'article du JDM intitulé « C’est 80 euros… la visite du musée gratuit ! », le site internet des MRBA a supprimé les visites sur réservation du week-end. En dehors d’ouvertures exceptionnelles, quand donc la population active peut-elle visiter ce musée qui ne lui est accessible ni pendant la pause de midi, ni les w-e, ni les jours fériés ? Un beau cas de figure qui devrait pousser le Gouvernement fédéral mettre en place une organisation plus respectueuse du public en ce qui concerne le recrutement des gardiens. Il ne s’agit pas de chercher des budgets complémentaires mais plutôt que ceux-ci prestent quand la population active est disponible ! À moins que l’on ne tienne à favoriser les touristes et leurs « groupes » qui peuvent faire du chiffre dans les statistiques ?

Un autre musée dépendant des MRBA, l’atelier du peintre Antoine Wiertz (accès gratuit en semaine et le w-e), avait annoncé qu’il serait fermé pour restauration du 15 avril au 14 juillet 2008. Or, il est toujours inaccessible. N’est-il pas curieux de constater que ces sont ces plus petits musées fédéraux offrant au public un accès gratuit qui semblent particulièrement inaccessibles, au moins à la population active… La Ministre : « Les travaux entrepris dans le musée Wiertz connaissent malheureusement du retard. La Régie des Bâtiments qui en a la charge espère qu’ils seront terminés pour l’été ».

La Ministre opte pour une charte des usagers

Trois exemples glanés au fil des années tendent à démontrer qu’il serait utile de mieux préciser les droits des usagers.

Pour la grande rétrospective Magritte qui s’est déroulée de mars à juin 1998, les MRBA avaient choisi comme emblème « Le château des Pyrénées ». Cette oeuvre était reproduite sur l’affiche, la couverture du catalogue et même un timbre poste. Les organisateurs, au moment de leur choix, savaient que cette toile devrait être restituée à mi-parcours au « Israël Museum ». Même le dépliant ne mentionnait pas ce fait bien qu’il reproduisait également cette œuvre en couverture

Durant plusieurs années, certains musées fédéraux ont omis de signaler dans leur tarification l’existence même de la gratuité du premier mercredi du mois après 13H00. Il a fallu attendre de très nombreux courriers d’usagers et 1999 pour que pour que les Musées Royaux d’Art et d’Histoire mettent fin à cette obstruction à l’information (1).

Les guides touristiques indiquent souvent que les MRBA exposent l’une des plus riches collections d’œuvres de Magritte. C’est loin d’être toujours le cas… Par exemple, le 26 décembre 2006, seulement cinq peintures étaient exposées. D’habitude, il y en a au moins cinq fois plus ! Il ne s’agit pas ici de remettre en question la politique de prêt. Pourquoi ne pas proposer une mise à jour des œuvres accessibles via un ordinateur à la disposition des visiteurs à l’entrée du musée ? (2).

La Communauté française a créé un « Code de bonne conduite en faveur des usagers culturels » qui va dans ce sens. Michel Draguet, Directeur général des MRBA, est d’ailleurs favorable à une adaptation de cette démarche aux institutions fédérales. Comment la Ministre compte-t-elle considérer ce positionnement particulièrement positif, voire novateur ? « Comme vous, je suis sensible au service offert aux usagers » me répond-elle : « ... J’ai donc souhaité qu’une « charte des usagers » soit élaborée et mise en place dans les établissements scientifiques fédéraux. Je devrais pouvoir vous en dire davantage dans les semaines ultérieures. Je souhaite pouvoir donner une information la plus complète possible. Les exemples qui vous avez relevé ne sont pas la norme mais ils ne doivent évidement pas arriver. Je vais veiller à ce que les travaux chargés d’élaborer cette charte soient lancés le plus rapidement possible ».

Vers une association de visiteurs ?

Dans le secteur muséal, aucune association de consommateurs ne protège les usagers de manière systématique. Pas même les associations de type « Amis du musée » qui se spécialisent plutôt dans l’organisation de voyages culturels et la récolte de fonds pour acheter ou restaurer des œuvres. À propos de celle qui existe aux MRBA, le Ministre Charles Picqué (PS), un des prédécesseurs de Mme Laruelle, avait émis en 2003 la proposition suivante : «  Les musées auraient intérêt à élargir le principe de ces associations qui ne rassemblent actuellement que des collectionneurs, d’anciens fonctionnaires et des sponsors. Il faudrait y adjoindre de simples visiteurs. Pourquoi ces associations ne pourraient-elles pas devenir un ferment de médiation informelle entre le public et l’autorité ? » (3). Cette idée tarde à se concrétiser. Pour Sabine Laruelle : « Les « amis des musées » sont des asbl qui existent et qui ont leurs objectifs propres. Il serait assez intéressant que les utilisateurs se fassent entendre. Comment ? Je n’ai pas, en tant que ministre, à dire comment cela doit se passer mais je suis ouverte sur la question ».

Gratuités : il n’y a pas de tabou

Christophe Hardy, le chef de cabinet de Mme Laruelle, a déclaré dans « Le Débat » diffusé par Télé-Bruxelles, le 4 mars dernier : « Il existe la gratuité du mercredi, pourquoi pas une gratuité du dimanche ou d’autres jours… ». C’est de la dynamite, puisque actuellement se cramponnent plusieurs musées à la gratuité fédérale présentée comme s’adressant à l’ensemble du public et pourtant se déroulant en semaine, chaque premier mercredi du mois, seulement après 13H.

La Ministre a-t-elle de nouvelles perspectives dans ce domaine ? « Je mène une réflexion globale sur l’accessibilité des musées. Les tarifs sont une des composantes de cette réflexion. Il n’y a pas de tabous, ni d’idées préconçues en la matière. J’ai souhaité disposer pour la fin de ce mois d’avril de statistiques précises quant aux différents publics des musées afin d’analyser l’opportunité des mesures de gratuité sollicitées par les uns et les autres ».

En six ans, on est passé de un à une cinquantaine de musées qui pratiquent la gratuité du « premier dimanche du mois ». On constate aussi que le Musée de la Banque Nationale qui était un fervent de la « gratuité du premier mercredi » est désormais également accessible librement tous les week-ends et tout l’été. Le public (et les médias !) ne se retrouve(nt) plus dans les multiples gratuités proposées ici et là, ce qui rend ces initiatives peu efficaces en terme de recherche de nouveaux publics. Ne serait-il pas profitable que les Musées et autres Institutions Scientifiques fédérales s’accordent avec les musées des différentes régions pour unifier leur journée de gratuité « tous publics » : un samedi, un dimanche ou une nocturne? Ensemble, un peu comme cela se passe pour les « Journées du Patrimoine », ils créeraient ainsi l’événement, ce qui favoriserait une large médiatisation. Partagez-vous notre enthousiasme ? Le Ministre semble acquiescer : « Oui, il faut une certaine lisibilité, une action concertée à un niveau ou à un autre, même au niveau national. Il ne faut pas s’enfermer afin que la spécificité de chacun puisse être respectée ».

Comme cela se pratique avec succès depuis plus de trois ans au Musée d’Ixelles, une gratuité mensuelle ne devrait-elle pas être assortie, chaque mois, d’une « mise en exergue » d’une œuvre différente ? La Ministre : « C’est une bonne idée et ce serait une mesure efficace pour permettre une meilleure animation des musées. A coup sûr, cela ramènerait des gens dans les musées ».

À quand, un listing belge ?

Pour conclure, une question complètement belge ! Parce que fédéral, votre Ministère ne pourrait-il pas créer un site internet qui actualiserait régulièrement la liste de toutes les gratuités muséales belges ? Aucune initiative de la sorte n’existe malgré une forte demande du public… La Ministre Laruelle : « Nous souhaitons être un vrai partenaire dans toute initiative du genre. Mais le Fédéral ne doit pas se retrouver seul. Il faudra une concertation avec les autres parties prenantes des projets ».

Bernard Hennebert

www.consoloisirs.be

bernardhennebert@consoloisirs.be  

(1) Le Ligueur, 16/10/2002.
(2) Le JDM, 08/01/2008.
(3) Le Ligueur, 07/05/2003.

 

(ce texte est paru dans le Journal du Mardi du 07/4/2009)

Note sur le principe de l’inaliénabilité des collections des musées

Ce mardi 28 avril s’est tenue au Musée royal de Mariemont une journée d’étude consacrée au principe de l’inaliénabilité des collections des musées. La discussion autour de ce principe et de ses conséquences a en effet été ravivée par un avant-projet de loi fédérale. Ce projet prévoit des possibilités de désaffectation de certains biens des collections muséales.

L’émoi suscité dans le monde des musées a été tel qu’une évaluation de la situation semblait nécessaire. Le spectre du « Syndrome Picasso », c’est-à-dire de la vente à des fins purement financières de certains éléments du patrimoine, accentué encore par la situation de crise économique, n’amène pas à rassurer le secteur, comme l’ont souligné divers intervenants du colloque, dont Monsieur Kairis, Chef de section à l’IRPA. L’importance de l’inaliénabilité dans le secteur du patrimoine est tangible et son caractère indispensable a été démontré par Monsieur Rykner. C’est que, selon le Conseil des musées de la Communauté française, sans inaliénabilité, il est difficile d’envisager les fonctions des musées.

Afin d’étudier les différentes facettes de la problématique de l’inaliénabilité, les organisateurs du colloque ont eu l’excellente idée d’inviter des conférenciers provenant d’autres pays : Madame Mariani Ducray, ancienne Directrice des musées de France, et Monsieur Van der Werdt, Directeur des collections et des recherches du Musée Central d’Utrecht. En France, le principe d’inaliénabilité des collections muséales est explicitement consacré dans une loi et dans un Code. Des conditions strictes entourent les désaffectations. Au contraire, aux Pays-Bas, l’option de nombreux musées est de trouver des procédés valorisant les collections, quitte, parfois, à s’en défaire…

Au terme de cette journée d’étude, quatre constatations peuvent être formulées en ce qui concerne la situation en Belgique.

D’abord, il existe au sein du monde des musées une règle protégeant les collections de toute aliénation. Cette règle repose sur un consensus moral fort et sur une déontologie professionnelle qu’il convient de saluer. Cette règle et ce consensus moraux–para–légaux sont indispensables pour la protection du patrimoine, tant reste incertain le statut légal des collections publiques en droit belge.

En effet, et c’est là l’objet de la deuxième constatation, le flou juridique persiste en la matière, et les décisions de jurisprudence étudiées, si elles fournissent les jalons d’une application de la domanialité publique aux collections des musées, n’établissent pas un régime général clair et systématique pour toutes les collections publiques. De la jurisprudence belge, il ressort une affectation de principe des collections des musées au domaine public. La règle de l’inaliénabilité s’applique donc pour les collections, tant qu’elles sont affectées à l’usage de tous ou du public. Une désaffectation peut toutefois survenir, et les conditions de celle-ci ne sont pas autrement précisées. Si l’on veut protéger plus clairement les collections muséales et empêcher toute désaffectation et aliénation, il convient de consacrer explicitement dans un texte légal le principe général de l’appartenance au domaine public des collections des musées et le principe de l’inaliénabilité renforcée des collections des musées. Comme l’a rappelé Monsieur Dartevelle, directeur du service du patrimoine culturel de la Communauté française, il conviendrait également de préciser le régime des collections des musées détenus par des A.S.B.L. tant les difficultés à leur égard sont nombreuses.

Troisième constatation : au-delà des principes relatifs à la permanence et à l’importance du patrimoine, certains musées éprouvent la nécessité – parfois urgente - de « faire respirer » des collections qu’ils n’arrivent plus à conserver ou à exposer dans de bonnes conditions. Cette nécessité a été attestée par plusieurs Directeurs de Musées.

Quatrièmement, il ressort de l’analyse par les participants du projet de loi que celui-ci est affecté de nombreuses déficiences. Il devrait mieux consacrer un principe d’inaliénabilité applicable pour toutes les collections publiques. Il devrait également insister sur les modes alternatifs à la vente de valorisation du patrimoine et mieux identifier et restreindre les objets susceptibles de désaffectation et d’aliénation.

En conclusion, il a été rappelé au cours des discussions l’importance fondamentale d’un encadrement systématique et strict des procédés de valorisation des collections, qui respecte des critères de professionnalisme et respecte la fonction même des politiques du patrimoine : préserver, conserver et exposer tant ce qui est notre héritage que les nouvelles acquisitions, au-delà des considérations subjectives et des goûts d’une génération de conservateurs et de décideurs politiques. Car, fondamentalement, ce qui est en jeu, c’est l’existence du patrimoine et par là, la possibilité d’un droit à la culture. Dans ce cadre, pourquoi ne pas crânement constitutionnaliser l’obligation de protection du patrimoine culturel et certains aspects de son régime de domaine public ?

Céline Romainville
Aspirante du F.N.R.S.
Faculté de droit - U.C.L.

Dernières nouvelles

Actualités, petites annonces, appels, offres, pétitions, informations…

- Culture et Démocratie

Journal 20

Le Journal 20 de Culture et Démocratie est disponible en version électronique. A télécharger ici !

 

- Culture et citoyenneté

Le C.A.I. diffuse un document qui recense différents outils et ressources au vu des élections du 7 juin 2009.

 

C'est à l'approche des élections que l'on peut de manière privilégiée favoriser la participation citoyenne d'une partie du public, comme les nouveaux votants, les jeunes, les personnes fragilisées et bien d'autres encore…, par la connaissance du système, des institutions et du droit de vote.

Pour y parvenir, de nombreux acteurs s'inspirent d'outils, créent ou invitent à des démarches pour aborder ce thème.

Mais il n'est pas toujours évident d'accéder aux ressources adéquates.

Le C.A.I (Le Centre d'action interculturelle de la Province de Namur) vient d'effectuer un travail de recherches et de recensement d'outils les plus adaptés pour aborder les élections, en prélude à celles du 7 juin prochain.

Un document reprend en synthèse ces différents outils, des ressources (un supplément d'informations relatif à la citoyenneté et aux élections), ainsi que des répertoires d'outils pédagogiques disponibles en ligne. Il est particulièrement destiné aux enseignants, formateurs et éducateurs et est accessible sur le site http://www.cainamur.be/vues-sur/183.html?task=view

 

- Culture et Solidarité

Le mémorandum de CODE est à télécharger ici.

 

CODE (Coordination des ONG pour les droits de l'enfant)
Rue Marché aux Poulets 30
B-1000 Bruxelles
Tél./Fax : +32 (0)2 223 75 00
charlottemaisin@lacode.be
www.lacode.be

Le PLASH : un Portail pour L'Action Sociale et Humanitaire.

A la recherche d’une action sociale et/ou humanitaire dans laquelle s’impliquer ? Tu es actif dans un projet et désires le faire connaître ? Le plash, le Portail pour L’Action Sociale et Humanitaire, est l’outil indispensable pour passer à l’action.

Le plash est un nouveau portail web interactif, une interface entre les jeunes motivés par la participation ou la création d’un projet social et le monde associatif.

Le plash facilite la rencontre entre l’offre et la demande de volontariat en Belgique et à l’étranger. Chaque utilisateur crée son profil et peut obtenir et échanger de nombreuses informations : enjeux, matériel, témoignages, agenda, etc.

Le plash répond à un besoin réel de la part des jeunes. Selon un sondage réalisé en 2006 par Ipsos à la demande de Trans-Mission, 70% des jeunes désirent s’insérer dans un projet citoyen mais seulement 12% passent à l’action.

www.lemondeavectoi.org

 

- Interculturalité :

Lancement de la quatrième édition du Prix Euro-Med pour le Dialogue entre les Cultures.

Le thème du Prix 2009 est Le Dialogue Interculturel pour la Paix et la Coexistence
Dépôt des candidatures pour le 31 mai 2009

Renseignements et candidatures: www.euromedalex.org
www.annalindhfoundation.be

- Sites et newsletter :

Découvrez la newsletter de Sireas asbl (Service International de Recherche, d'Education et d'Action Sociale) en vous inscrivant sur http://www.sireas.be/pages/spip.php?article289.

Pour ne pas rester sur sa faim

Les propositions de Roland de Bodt :

Politique : « Combattre le terrorisme ? La démocratie entre légitime défense et paranoïa sécuritaire » 

La Revue « Politique » (Bruxelles, Belgique) consacre le cinquante-neuvième numéro de son bimestriel (avril 2009) au thème « Combattre le terrorisme ? La démocratie entre légitime défense et paranoïa sécuritaire ». Le dossier thématique est coordonné par une équipe composée par Manuel Lambert, juriste, Edgar Szoc, Secrétaire général et Olivia Venet, Présidente de la Commission de la justice, à la section belge francophone de la Ligue des droits de l’homme. La rédaction progressiste de ce dossier est conduite dans un esprit pluraliste ; notamment : une introduction rédigée par la rédaction, « Quand l’insécurité sert le pouvoir exécutif », par Emmanuel Berger (UCL et Archives de l’Etat) ; « Sécurité et liberté : prendre l’idée simpliste au sérieux », par Julien Pieret (ULB) ; « Lutte juridique contre le terrorisme : état des lieux », par Manuel Lambert (LDH) ; « Les goulags de la démocratie », par Véronique Van der Plancke (FNDP à Namur) ; « La place de l’intervention judiciaire », par Damien Vandermeersch (FUSL et UCL) ; « Union européenne : l’inflation législative », par Gaëlle Dusépulchre (ULB) ; « Le terrorisme au regard du droit international », par Eric David (ULB) ; « Antiterrorisme et combat liberticide : deux face d’une même pièce ? », par Claude Debrule (Directeur général honoraire du SPF de la Justice) ; « Evaluer. Et puis ? », entretien avec les représentants des quatre grandes formations politiques : Jean Cornil, Christine Defraigne, Francis Delperée, Marie Christine Marghem et Fouad Lahssaini. Dans le même numéro, un débat consacré à « L’énergie à l’épreuve des inégalités sociales ». Prix au numéro : 6,00 € ; et abonnement annuel à 30,00 €. Adresse web : « politique.eu.org » ; adresse mail : rédaction@politique.eu.org [Notice : Mons (Belgique), Roland de Bodt, le 22 avril 2009].

Egalité des chances : « La violence dans les relations amoureuses chez les jeunes âgés de 12 à 21 ans, une étude menée en Communauté française de Belgique »

La Direction de l’égalité des chances du Ministère de la Communauté française publie le rapport final d’une étude consacrée à la violence des jeunes. La rédaction finale est coordonnée par Alexandra Adriaenssens et Deborah Kupperberg sur la base des rapports remis par l’équipe de recherche : IPSOS Belgium. On trouve notamment : Présentation de l’étude ; Phase I : Les enquêtes auprès du milieu associatif ; Résultats des entretiens auprès des partenaires privilégiés ; Définitions et limites de la violence entre partenaires chez les jeunes ; Approche de la violence entre partenaires chez les jeunes ; La rencontre du professionnel avec le jeune ; les besoins et les ressources des secteurs concernés ; l’ampleur et l’évolution du phénomène ; Synthèse et conclusion de la phase I ; Phase II : groupes de discussion ; Résultats ; Discussion générale autour du phénomène de la relation amoureuse et de la violence, sans référence au terme « violence » ; perception du phénomène de la relation amoureuse ; perception du phénomène de la violence ; mise en situation autour du phénomène de la relation amoureuse et de la violence ; discussion spécifique autour des différentes formes de violence, avec référence au terme « violence » ; synthèse et conclusion de la phase II ; Phase III : les enquêtes « on line » auprès des jeunes ; Résultats ; conclusions générales ; Annexes ; Bibliographie. Le rapport peut se procurer auprès de la Direction de l’égalité des chances du Ministère de la Communauté française, Boulevard Léopold II, 44 à 1080 Bruxelles ; il peut être téléchargé directement au départ du site web : www.egalite.cfwb.be [Notice : Mons (Belgique), Roland de Bodt, le 22 avril 2009]


Droits économiques et sociaux : Guide d’introduction aux droits économiques, sociaux et culturels, le PIDESC, manuel de l’utilisateur

La section belge francophone de la Ligue des droits de l’homme publie un manuel consacré au « Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels » (Nations Unies, 1966). La littérature sur le sujet n’est pas abondante, on saluera l’initiative pratique prise par la Commission des droits économiques et sociaux de la Ligue en cette matière. La publication est coordonnée par Julie Lejeune et François Lourtie. Notamment : Introduction ; Les économiques, sociaux et culturels : de l’Onu à la Belgique ; Les Nations unies ; Le Conseil de l’Europe ; L’Union européenne ; La Belgique ; Les droits protégés par le pacte ; les obligations de l’Etat ; Contrôle des engagements et recours en cas de violations des droits ; Utilisation du Pacte international ; Pourquoi se servir du Pacte ? A qui est destiné le rapport ? Le cheminement du rapport, comment cela se passe-t-il ? Qui rédige le rapport alternatif ? ; annexes : Glossaire, Abc des Nations unies, Bonnes adresses, choix de livres à consulter, Questionnaire pour l’identification des violations aux droits économiques, sociaux et culturels ? Le rapport peut être obtenu gracieusement (semble-t-il ?) auprès du Secrétariat de la Ligue belge francophone, rue du Boulet, 22 à 1000 Bruxelles ou via le site : www.liguedh.be [Notice : Mons (Belgique), Roland de Bodt, le 22 avril 2009].


Ferry, Jean-Marc – L’éthique reconstructive

Ferry, Jean-MarcL’éthique reconstructive – Paris (France), Editions du Cerf, collection « Humanités », 1996, 115 pages, ISBN : 2.204.05383.X

Présentation : Il s’agit de l’édition originale en langue française d’un essai consacré aux conditions éthiques de la reconstruction d’une identité après la violence. Que faire, en effet, lorsqu’ on « ne peut faire que ce qui a eu lieu n’ait pas eu lieu ; [lorsque] nous n’avons à notre disposition aucun moyen réel de faire que ce qui fut n’ait pas été ou soit entièrement réparé. Pour qui vise une réparation, seuls des moyens symboliques sont accessibles. Justement, l’identité reconstructive s’élabore réflexivement avec l’idée que la réparation est seulement symbolique. » (page 65). Jean-Marc Ferry est philosophe, il enseigne à l’Université libre de Bruxelles ; il dirige la collection « Humanités » aux éditions du Cerf. La collection publie des « grands textes » s’accommodant de petits formats qui constituent des interventions relativement brèves, denses, dans les divers domaines de la philosophie et des sciences humaines. Jean-Marc Ferry a publié de nombreux ouvrages, dont notamment l’un consacré à « De la civilisation » paru aux mêmes éditions dans la collection « Passages » dirigée par Heinz Wismann. Son livre le plus remarquable, à mes yeux, est son essai consacré à « La question de l’état européen » publié, en 2000, aux éditions Gallimard, collection « Nrf essais » qui reste d’actualité et qui a suscité, à sa sortie, un grand nombre de commentaires. Format poche, grand caractère lisible, papier de grande distribution, une mise en page sobre et agréable, prix autour de 13,00 euro. – Commentaire : Ce n’est pas un livre récent. Ce n’est pas non plus un livre facile à lire. Mais en s’y prenant doucement, avec un peu de constance tranquille, la lecture apporte un indéniable avantage. On y entre par une intrigue. L’essai de Jean-Marc Ferry touche une question essentielle pour sortir des conflits, des guerres, des colonisations, des dominations, des humiliations, des abus de pouvoirs : la recherche d’une voie éthique qui permet la reconstruction d’une coopération sur des bases de respect réciproque. « Par exemple, se réclamer des droits de l’homme, c’est, pour un peuple, commencer par faire le récit de toutes les atteintes qu’il a portées aux droits de l’homme. » (page 57). Si une telle dynamique était d’application entre les Nations unies, elle permettrait probablement de réactiver la coopération internationale en matière de promotion et de défense des libertés et de droits fondamentaux, égaux et universaux ; cette éthique héritée de la seconde guerre mondiale dont toutes les organisations étatiques et internationales s’éloignent de plus en plus radicalement, depuis plus de dix ans. Comme l’explique Ferry : « La violence reprend quand on prétend recommencer le monde en oubliant que le monde fut violent » (page 58). Et les exigences que pose Jean-Marc Ferry sortent du cadre « bien pensant » de la civilisation « civilisatrice », à coups de canon : « Dans la dialectique reconstructive, la reconnaissance réciproque est reconnaissance de violence réciproque et demande de réconciliation » (page 62). Sous une forme qui demande une acclimatation (entrer dans l’œuvre), l’essai de Jean-Marc Ferry apporte un grand nombre de propositions concrètes et prudentes pour améliorer ce que Brecht appelle : la vie en commun des êtres humains. Les propositions présentées par l’auteur au titre de « l’éthique reconstructive » peuvent prétendre à une application ou à une translation dans les domaines politiques, sociaux, culturels, juridiques, psychologiques, à condition de transformer nos pratiques de la politique, des relations sociales, de la culture(s), de la justice et de la psychologie. Dans la seconde partie, Jean-Marc Ferry recoupe des préoccupations qui ont récemment été mises en lumière à propos du débat sur le débat public en France. En ce sens, le livre de Jean-Marc Ferry est un incontournable tant du point de vue de la culture de la culture que du point de vue de la culture de la démocratie. C’est pourquoi, même un peu plus ancien, il présente à mes yeux une nécessité concrète, aujourd’hui. Y venir et aussi y revenir. [Mons (Belgique), Roland de Bodt, le 29 avril 2009]. – Publics : tous publics intéressés à partir du secondaire supérieur. Les enseignants, les formateurs, les assistants sociaux, les praticiens en thérapies de l’âme, les diplomates, les mandataires politiques, les animateurs culturels et les artistes, les professionnels de la coopération internationale, les administrateurs des organismes publics internationaux, les philosophes, les théologiens, les chercheurs dans les domaines des sciences sociales – Mots clés : argumentation ; conflits ; débat ; dialectique ; éthique procédurale de la discussion ; éthique reconstructive ; identité reconstructive ; loi naturelle ; narration reconstructive ; rhétorique ; violence  - Adresses web des éditeurs : www.editionsducerf.fr et de l’auteur : http://users.skynet.be/jean.marc.ferry - Contenu : [invitation à lire, hommage à Paul Ricœur] (7) – 1. Qu’est-ce que la reconstruction ? (9) – §1. La causalité du destin (17) – §2. L’identité reconstructive (31) – §3. A propos des lieux de mémoire (41) – §4. Au-delà de l’argumentation (57) – 2. L’éthique du débat éthique (69) – §1. La montée en puissance du débat public (73) – §2. L’éthique procédurale de la discussion : objections et limites (86) – §3. La médiation dans la pensée du droit (104) – Bibliographie (113) – Table des matières (115) – « Humanités » (n.n.)

Colin, Bruno, Gautier, Arthur (dir.) – Pour une autre économie de l’art et de la culture

Colin, Bruno, Gautier, Arthur (dir.)Pour une autre économie de l’art et de la culture – Ramonville Saint Ange (France), éditions érès, collection « sociologie économique », 2008, 172 pages, ISBN : 978.2.7492.0992.0

Présentation : il s’agit de l’édition originale en langue française d’un ouvrage collectif dirigé par Bruno Colin et Arthur Gautier et consacré aux perspectives de l’économie sociale, des économies alternatives et solidaires, dans les domaines des arts, à titre principal, et dans les autres domaines culturels, considérés par extension. C’est le huitième volume publié par la collection « sociologie économique » qui explore les reconfigurations récentes des rapports entre économie et société ; elle est dirigée par Jean Louis Laville ; elle s’intéresse plus particulièrement à la reconnaissance et à l’analyse des pratiques sociales émergentes, notamment dans le champ de l’économie solidaire. Cette dernière livraison répond bien aux objectifs annoncés par l’éditeur ; il s’agit de « questionner l’ordre économique » et d’ « alimenter le débat ! ». Contribuent aux éclairages réunis ici : Philippe Berthelot, Gérôme Guibert, Shirley Harvey, Philippe Henry, Madeleine Hersent, Jean Louis Laville, Jean Michel Lucas, Patrick Viveret, ainsi que des membres de l’Union fédérale d’intervention des structures culturelles (UFISC), voir la présentation des auteurs en fin de volume. Bruno Colin a dirigé une association d’appui et de ressources pour la filière culturelle et la revue « Culture et proximité » et Arthur Gauthier est chercheur au « Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique » et consultant en gestion de projet culturel. Format livre, papier de grande diffusion, petit caractère lisible, mise en page sobre et relativement aérée, dos carré collé, prix autour de vingt euro. – Commentaire : je n’ai pas lu la totalité des contributions ; mais je crois utile de renseigner cet ouvrage qui comporte le texte intégral du « Manifeste pour une autre économie de l’art et de la culture » (page 59 à 76) élaboré par l’Ufisc, dès 2005, adopté le 14 janvier 2007, par le Conseil d’administration (page 103) et régulièrement soumis à débat voire à actualisation car, de la volonté de ses rédacteurs, le texte se veut « évolutif ». Le domaine concerné relève des arts de la scène, des musiques, des théâtres et des arts de la rue. L’Ufisc s’est positionnée notamment face à l’Administration fiscale française, ils ont contribué à clarifier le caractère lucratif des organisations de création artistique et des associations exploitant des lieux de spectacles vivants. Les fiches présentées qui témoignent de ces préoccupations seraient intéressantes pour évaluer la situation belge francophone (pages 43 à 45). Une contribution est proposée par Patrick Viveret, philosophe de l’économie, qui participe activement à une réforme de la pensée de l’économie et de la richesse, en France ; il avait été invité à un échange avec des professionnels belges, par le Centre du Théâtre Action, en septembre dernier. Probablement que certaines contributions sont plus accessibles et plus fluides que d’autres. Il demeure qu’à ma connaissance, il n’y a pas beaucoup de littérature disponible sur cette équation des arts et de l’économie solidaire. Ces qualités de la livraison proposée par les éditions « érès », m’amène à recommander de découvrir cette initiative qui offre un cadre légitime pour une autre approche de l’économie des arts. [Mise à jour : Mons (Belgique), Roland de Bodt, le 27 avril 2009]. – Publics : tous publics à partir du secondaire supérieur, mais plus particulièrement les professionnels des secteurs culturels, les administrateurs publics des politiques culturelles communales, provinciales, régionales, communautaires et même nationales, les journalistes, les centres de documentation et bibliothèques spécialisées. – Mots clés : action culturelle ; arts vivants ; coopération ; démocratie et culture ; diversité culturelle ; économie de la culture ; économie de la diversité culturelle ; économie solidaire ; fiscalité des associations culturelles ; politiques publiques de la culture(s) ; sociologie des arts et de la culture ; usages professionnels – Adresse web des éditeurs : www.editions-eres.com et des auteurs : via un moteur de recherches sur le Net. – Contenu : Introduction, par Bruno Colin et Arthur Gautier (7) – Définitions et question d’appartenance (11) – Quatre questions à propos de l’économie solidaire, par Arthur Gautier (13) – Qu’appelle-t-on économie solidaire ? (14) – Que questionne l’économie solidaire ? (15) – Que refusent les tenants de l’économie solidaire ? (18) – Comment s’est renouvelé le projet d’économie solidaire en France ? (20) – Cultiver le sentiment d’appartenance ? par Bruno Colin – La question complexe de l’appartenance (25) – Proposer une autodéclaration d’appartenance (28) – Culture et économie ? Manifestez-vous ! (29) – Déclaration des initiatives artistiques et culturelles de l’économie solidaire (30) – Une union associative s’empare du sujet : l’Ufisc et son « Manifeste pour une autre économie de l’art et de la culture » (39) – Le parcours de l’Ufisc, de sa création à l’écriture du manifeste, par Arthur Gautier – Une « union de fédérations » à vocation politique (41) – Construction historique de la démarche (42) – Les problématiques d’intervention (47) – Manifeste pour une autre économie de l’art et de la culture, par l’Ufisc – introduction (59) – Ce qui nous unit : nos spécificités (60) – nos valeurs : l’art moteur de la démocratie (61) – initiative privée et autonomie de gestion (62) – Implication sur un territoire et rapport aux populations – diversité culturelle et missions d’intérêt collectif (63) – Une économie « plurielle » – Les modes de fonctionnement de notre secteur – des entreprises associatives d’esprit coopératif (64) – Une pluriactivité de proximité et d’innovation (66) – Une économie artisanale et de main d’œuvre (67) – De nouvelles relations de travail (69) – Ce que nous revendiquons – Primauté de la diversité artistique et culturelle (70) – Primauté de la coopération (73) – Primauté de l’initiative citoyenne à buts autres que lucratifs (75) – En conclusion … (76) – La vie du Manifeste, par Shirley Harvey (77) – L’économie solidaire entre normatif et pragmatisme : le cas de l’Ufisc, par Gérôme Guibert – La question de l’investissement dans l’économie solidaire (87) – Art versus culture (94) – Le problème du rapport à la légalité (99) – La dimension sociale et solidaire des arts vivants : une question encore largement en chantier – Contexte spécifique de l’écriture du Manifeste de l’Ufisc (101) – Thèmes centraux du manifeste et de l’action de l’Ufisc (103) – Economie solidaire et arts vivants : une position critique (110) – Enjeux et perspectives (115) – Diversité culturelle et économie solidaire : les nouvelles règles du jeu de la politique culturelle, par Jean Michel Lucas (117) – Méprises et perspectives autour de la diversité culturelle (118) – Un enjeu fort pour les acteurs de l’économie solidaire (125) – Des chantiers à expérimenter pour les échanges culturels de personnes à personnes (127) – Ne nous laissons pas enfermer dans des visions réductrices, par Patrick Viveret (139) – Structuration professionnelle et enjeux politiques, par Philippe Berthelot (145) – Un mot d’ordre : se regrouper, par Madeleine Hersent (157) – Cinq orientations pour prolonger la réflexion (161) – Pour aller plus loin (167) – Présentation des auteurs (169) – Table des matières (171) – Collection « sociologie économique » (n.n.)

 

 

 

Culture et Démocratie
70, rue Emile Féron - 1060 Bruxelles
Tél. : 02/502 12 15
Fax : 02/512 69 11
Courriel : cultureetdemocratie@scarlet.be

Numéro de compte (Fortis) : 001-3185141-28.

Cette lettre d'information a été réalisée par Georges Vercheval, Brigitte Schoorman, Marie Poncin et Baptiste De Reymaeker, en collaboration avec Roland de Bodt pour la rubrique « Pour ne pas rester sur sa faim », grâce au soutien de la Communauté française de Belgique.