n°38
- 16/10/2009
Editorial
Septembre fut culturel, tant mieux !
Le forum européen de la culture s’est tenu durant
trois jours à Bruxelles et a permis de mesurer la progression
lente mais décisive de la question culturelle au sein
des politiques européennes. Au-delà des axes
officiels de ces journées, deux thèmes se sont
imposés avec force : la transversalité
et l’éducation.
Plus de politique, en matière économique, sociale,
en matière de santé, d’éducation,
d’intégration, de développement et même
de développement durable, qui puisse faire l’impasse
sur la dimension culturelle. Nombre de projets et de réseaux
européens ont été décrits qui
articulent de manière passionnante la culture, les
patrimoines de toute nature et la création et ces champs
politiques. Reste que des projets et des réseaux ne
font pas une politique ; il faudra donc observer avec
attention et vigilance la politique culturelle européenne
et veiller à ce qu’elle soit bien du côté
de la diversité, de la création, du sens et
non pas du côté d’une massive et uniforme
industrie culturelle.
Second leitmotiv : l’éducation entre créativité
et mémoire.
En ouverture du forum, la ministre suédoise de la culture
– présidence européenne oblige –
précisait que pour la Suède, la priorité
était clairement l’éducation créative,
seul moyen de répondre, selon elle, aux défis
du 21° siècle.
Jordi Saval, en écho, stigmatisait l’éducation
sans mémoire et rappelait que la créativité
s’irrigue de la connaissance pour chacun, de son passé
culturel et artistique. Vaste chantier pour l’enseignement.
Nous sommes plus que jamais convaincus de son urgence !
Autre moment culturel important : le plan culturel pour
Bruxelles a été présenté au Wiels.
Au cœur du plan, le pari du dialogue et de la diversité
et une conviction : la culture et la création
sont des leviers décisifs pour le développement
économique, le maillage social et les politiques de
formation en région bruxelloise.
Réunions formelles certes, déclarations d’intention,
sans doute, mais au-delà, un mouvement profond qui
nous conforte dans notre combat : la culture, c’est
le champ du sens, du lien, de l’exploration de soi et
du monde. C’est sans doute, comme nous le disions dans
notre carte blanche de juin dernier, la plus féconde
réponse aux impasses de notre temps.
Sabine de Ville
Vice-présidente de Culture et Démocratie
|
Les couleurs correspondent aux axes suivants :
- Politiques culturelles
- Culture et Solidarité (Art et Santé,
Art et Prison, CPAS)
- Culture et Ecole
- Interculturalité
- Culture et Citoyenneté
|
Enquête de satisfaction de la Lettre de Culture et Démocratie
Tous les mois, ou presque, et depuis trois ans pour les premiers
inscrits, vous recevez "La Lettre de Culture et Démocratie"
! Il nous semble que l'heure est venue, pour nous, de faire le point
sur cet outil et, afin de répondre au mieux à vos
attentes, de rencontrer votre avis. Nous apprécierons donc
vivement vos commentaires, encouragements, critiques, idées,
sur ce questionnaire, ou autrement !
Pour répondre, vous pouvez télécharger
le questionnaire word ou en pdf
et nous le renvoyer complété par mail à baptiste@cultureetdemocratie.be,
par fax 02/512 69 11 ou au 70 Rue Emile Feron à 1060 Bruxelles.
À vos agendas
Consultez également l'agenda
du site de Culture et Démocratie ...
Activité organisée par ou en collaboration
avec Culture et Démocratie
Culture et Citoyenneté :
Censures et Subversions
Du 6 /11/09 au 20 /12 /09, à Mons
Le 9 novembre 1989, l’Europe vivait un des événements
politiques les plus importants de la seconde moitié du XXe
siècle : la chute du mur de Berlin. L’équilibre
mondial s'en trouva modifié tant du point de vue politique
qu'économique.
Le projet « Censures & Subversions »
entend célébrer cette chute, non pas de manière
passéiste et purement commémorative, mais en s’interrogeant
sur les conditions de la liberté de pensée et les
formes de subversion que les artistes et les intellectuels peuvent
inventer pour émettre des idées critiques lorsque
manque la liberté d’expression.
Pour y parvenir, plusieurs organismes se sont associés :
l’Université de Mons, l’Université de
Liège, le Musée des Beaux-arts de Mons, le manège.mons/Triennale
Internationale de l’Affiche politique, Présence et
Action Culturelles, le Centre Interdisciplinaire d’Études
Philosophiques de l’Université de Mons, Musiques Nouvelles
et Culture et Démocratie. Ils proposent trois activités
diverses afin de toucher le plus grand nombre :
Une exposition : « Esthétique
de la résistance ».
Quand : du 11 novembre au 20 décembre 2009, du mercredi
au dimanche de 12 à 18 h.
Où : Université de Mons : 9 rue de Houdain,
7000 Mons, Espace Terre et Matériaux.
Vernissage : le 6 novembre à 18 h.
Un Colloque : « Penser librement sous
la censure ».
Comment font les artistes et les intellectuels pour exprimer leurs
idées et critiquer quand manque la liberté d’expression ?
Quand : du 10 au 12 décembre 2009.
Où : Université de Mons : 9 rue de Houdain,
7000 Mons, auditoire 12.
Un concert : « Quatuor à cordes
n° 8 » de Chostakovitch par l'ensemble Musiques Nouvelles.
Quand : le 12 décembre 2009 à 16 h.
Où : Université de Mons : 9 rue de Houdain,
7000 Mons, Espace Terre et Matériaux.
Informations :
http://staff.umh.ac.be/Staquet.Anne/censuresetsubversions.htm
Anne.Staquet@umons.ac.be
Voir à ce propos l'article de la rubrique Faits et opinion
Culture et Solidarité :
Projection de Jail House Rap & Slam
Le 24/10/09, au Centre Culturel de Jette, à 16h.
En 2005 et 2006, dans le cadre du Réseau Art et Prison et
grâce au soutien de CERA, Culture et Démocratie a initié
un atelier Rap et Slam animé par des professionnels de l'asbl
Lézarts Urbains à la Prison d'Ittre. Il s'agissait
de mettre en évidence le « rôle social de l'art
» et d'encourager les détenus à concevoir puis
à réaliser un projet artistique. Il a donné
lieu à la composition de textes et chansons chargés
d’émotions.
Aujourd’hui, le projet sort des murs de la prison. En effet,
des titres ont été enregistrés. De plus, les
séances hebdomadaires et le concert ont été
filmés par un cinéaste, Nimetulla Parlaku. Ces initiatives
sont regroupées dans le coffret Jail house Rap & Slam
avec un livret réunissant les textes écrits lors de
l'atelier.
C'est ce coffret qui sera présenté le samedi 24 octobre
à 16h, au Centre Culturel de Jette, dans le cadre de l'Urban
Fusion Festival. A la suite de la projection du documentaire, l'animateur
de l'atelier, Maky, ainsi qu'un ancien participant, Posa, viendront
témoigner et élargir la discussion autour de la question
de la liberté d'expression et de l'enfermement. Les échanges
se clôtureront peut-être par une petite démo
slam...
Infos :
Culture et Démocratie : 02/5021215
Cycle « Les Enfants du Canal »
Le Réseau Canal Santé, en collaboration avec le Réseau
Art et Santé, organise dans le cadre du cycle « Les
enfants du Canal » :
Le Rire Médecin
Le 18/11/2009, de 10h à 12h
(Boulevard de l’Abattoir, 27-28 à 1000 Bruxelles)
Depuis 18 ans, Le Rire Médecin redonne aux enfants hospitalisés
en France le pouvoir de jouer et de rire pour faire face à
la maladie. Pour ces enfants et leurs parents, un séjour
à l'hôpital ou une simple visite est souvent synonyme
d'angoisse, de solitude et de détresse. A un moment où
l'enfant construit sa future personnalité d'adulte, l'hospitalisation
constitue une expérience cruciale. L'intuition qui a présidé
au lancement du Rire Médecin était qu'en faisant s'exprimer
l'enfant hospitalisé, en le faisant participer ludiquement,
en l'emmenant dans un monde imaginaire, le clown allait lui permettre
de continuer d'exister et de se développer.
Caroline Simonds, fondatrice et directrice de l’association,
présentera les différentes actions menées et
proposera des réflexions quant aux effets de l’intervention
d’artistes auprès d’enfants hospitalisés,
à l’engagement éthique, à la formation
des professionnels de la santé et des comédiens.
Participation gratuite !
Infos :
Réseau Canal Santé
02/548 98 00
canal-sante@tele-service.be
Activités et évènements à venir,
liés à la culture dans un esprit démocratique
:
Culture et Citoyenneté :
Parcours Droits
de l'Homme
La défense des idéaux démocratiques et des
droits humains fondamentaux, dans leur acception la plus large (droits
politiques, économiques, sociaux, culturels, environnementaux,...),
reste plus que jamais d'une brûlante actualité. C'est
pourquoi le secteur Théâtre du PBA+Eden développe
depuis neuf ans déjà, en partenariat avec d'autres
secteurs du Centre culturel et une trentaine d'associations et de
groupes scolaires, une concertation où chacun inscrit et
assume ses projets. Cette démarche commune d'éducation
permanente trace, de saison en saison, un parcours qui élargit
la notion des Droits de l'Homme aux problématiques globales
de la citoyenneté, des alternatives et de solidarités,
aux enjeux et aux crises qui traversent nos sociétés,
aux questions relationnelles, existentielles, éthiques, aux
«modes de vie»,... structurées en quatre grands
axes entrecroisés : Débats politiques ; Société
multiculturelle, dialogue interculturel ; Jeunesse en ruptures,
relations intergénérationnelles ; Parole et droits
des femmes.
Le Parcours 09/10 propose un programme de spectacle-débats,
de spectacle-animations, créations d'atelier-théâtres
régionaux, conférences, expositions, films, avec notamment
la collaboration active de la Ligue des Droits de l'Homme. Au mois
de novembre, deux spectacles à l'Eden s'inscrivent dans ce
Parcours. Du 10 au 12 novembre, à 20h30, «Febar»,
de Michael De Cock, une pièce qui explore les questions du
départ et de l'émigration du point de vue africain.
Après chaque représentation un débat est prévu
avec le comédien. Du 24 au 27 novembre, c'est « Albatros »
de Fabrice Melquiot, qui porte un regard d'adolescent sur le monde
fou des adultes. Le 26 novembre, à la suite de la représentation,
une rencontre aura lieu, avec l'équipe artistique du spectacle,
la Ligue des Droits de l'Homme et Luisa Di Felice, dans le cadre
plus vaste du 20ème anniversaire de la Convention internationale
des Droits de l'Enfant.
Pour la suite, tout aussi dense, contactez Pierre Noel à
p.noel@charleroi-culture.be
ou au 071/202983
Plus d'infos sur : http://www.charleroi-culture.be/Public/Cycle.php?ID=1199
Les Ateliers du
lundi au CTV Médias
Chaque lundi des mois d'octobre et de novembre, des ateliers destinés
à susciter la réflexion sur les médias sont
proposés. Gratuits et ouverts à tous, ces ateliers
mêleront analyse critique, débats, projections, etc.
Si les médias vous intriguent, agacent, ou passionnent, rejoingnez-les
!
*Matraquage publicitaire
Que nous le voulions ou non, nous sommes quotidiennement soumis
à quelques 2500 messages publicitaires. Comment la pub parvient-elle
encore à nous atteindre ? Quelles sont ses véritables
intentions ? Sommes-nous vraiment influencés par la pub ?
Et vous, qu'en pensez-vous ? Que vous soyez un ferveur défenseur
de la créativité publicitaire ou allergique à
la pub, nous vous attendons ! Analyses, débats et lecture
critique des dessous de la pub...
> le 9 novembre
*Analyse filmique
Connaître les films cultes à travers les époques,
connaître les différents genres cinématographiques
permet de mieux comprendre et d'apprécier toutes les productions
actuelles. L’analyse filmique, c’est avant tout s’imprégner
d’un film, s’arrêter sur des scènes clés,
apprendre à décoder un document audiovisuel…
Analyse d'extraits de films, fiches d'analyse, débats, ...
seront au rendez-vous de cet atelier.
> le 16 novembre
*« Documenteurs » ou comment l’image
nous manipule
Visionnage d’un documentaire accompagné d’une
analyse de plusieurs extraits issus du même documentaire.
L’atelier se poursuivra par une discussion sur le thème
de la confiance que l’on peut accorder aux images.
> le 19 octobre
> le 23 novembre
*Du cinéma à la télé-réalité
Quel regard les cinéastes ont-ils posé sur le concept
de télé-réalité ? Quelles critiques
ont-ils faites à propos de l’incursion des médias
dans la vie privée des gens. Lors de l’atelier, ces
questions seront analysées le débat sera ouvert, à
l’aide d’extraits de films et d’émission
de télévision.
> le 26 octobre
> le 30 novembre
Infos :
- Gratuit ! (réservation indispensable)
- Horaire : de 17h30 à 20h
- Lieu : CTV Médias
Rue Félix de Keuster 60 – 1150 Woluwe-Saint-Pierre
(métro Stockel/ tram 39 / bus 36)
- Contacts : info@ctv.be / 02 735
22 77 / 02 761 11 44 / http://www.ctv.be/index.php
« Art,
Espace Public, Démocratie. Impossible Entente ? »
Le mardi 20 octobre 2009, dans le cadre de l’Opération
« Y’a pas d’Lézarts »,
proposée par la Province de Liège, le Centre d’Action
Laïque de la Province de Liège organise une table ronde
« Art, Espace Public, Démocratie. Impossible Entente ? ».
La présence de l’art dans l’espace public a toujours
interpellé les citoyens, les artistes et les politiciens.
Quelle place ? Quel art ? Quels choix ?
A l’heure où l’aménagement urbain devient
un véritable enjeu, tant économique qu’écologique,
et alors que certaines constructions se trouvent au carrefour de
l’art, de l’urbanisme et de la fonction sociale, le
Centre d’Action Laïque de la Province de Liège
vous invite à venir partager votre point de vue sur une thématique
riche, large et… polémique.
Pour alimenter le débat, trois intervenants se relaieront :
- Jonathan Berger, photographe originaire de Waremme
et auteur d’une exposition qui s’interroge sur le citoyen
et les espaces urbains.*
- Géraldine Brausch, philosophe, dont les travaux
étudient l’importance de l’aménagement
urbain sur les interactions sociales.
- Colette Mertens, coordinatrice au Centre d’Action
Laïque de la Province de Liège, aux commandes de plusieurs
projets de participation citoyenne à connotation urbaine.
Cette rencontre sera placée sous le signe de l’échange,
du partage d’expériences et de réflexions pour
une meilleure intégration de l’art et de l’urbanisme
en accord avec la démarche citoyenne.
* Exposition "Reperspectives". Jonathan Berger. Dans
le cadre de la Biennale provinciale d'art actuel "Nouveaux
Horizons". Centre culturel de Waremme, place Albert Ier et
Espace Laïcité, 98, rue des Prés. 18 oct. au
6 nov. / du lundi au vendredi : 9-12h 13-17h.
Infos :
info@calliege.be
www.calliege.be
The Wall –
Cinq jours pour détruire le mur
du 20 au 24 octobre 2009, au Centre Culturel de Saint-Georges qui,
pour célébrer les 20 ans de la chute du mur de Berlin,
a programmé :
* le 20/10/09, 19h : Passage à l'Est
A 19h, performance graf avec les artistes de Spray Can Arts ; à
19h30, conférence de Michel Fournaux (professeur d'histoire
à la Haute Ecole de la Province Liège) ; à
20h30, vernissage de l'exposition « Le Mur ».
Paf : 2 euros
* le 22/10/09, 20h : Projection du film « La
vie des autres ». Paf : 2 euros
* le 24/10/09, 19h : Et tombent les murs
Concours de plaidoyer contre les murs et soirée de projections
et de concerts ! Paf : 8/6 euros
Infos :
www.saintgeorgesculture.be
Festival des Libertés
Du 22 au 31 octobre 2009, au Théâtre National
Le Festival des Libertés investit le Théâtre
National du 22 au 31 octobre. Politique et artistique, métissé
et créatif, festif et subversif, ce festival mobilise chaque
automne toutes les formes d’expression (concerts, documentaires,
expositions, débats…) pour se faire le témoin
de la situation des droits et libertés dans le monde.
Infos :
www.festivaldeslibertes.be
/ www.theatrenational.be
02/289 69 00
Epinglé dans la programmation :
* Au-delà du « choc des civilisations »
Le lundi 26 octobre 2009, 19:00, au Théâtre National.
Depuis une vingtaine d'années, la vision essentialiste d'un
monde scindé, non plus entre Est et Ouest mais entre les
civilisés et les barbares s'est peu à peu ancrée
dans les consciences et a fini par cristalliser « une
fracture imaginaire » entre l'Occident et le monde musulman.
Cette approche manichéenne et sécuritaire érige,
en Europe et dans le monde, des murs de préjugés de
plus en plus prégnants, favorisant les logiques de repli
et d'affrontement. Comment s'ouvrir à d'autres visions du
monde ? Peut-être en retrouvant la mémoire séculaire
des interactions politiques, économiques, culturelles et
humaines entre l'Orient et l'Occident.
Avec Youssef Seddik (philosophe et anthropologue tunisien, auteur
de nombreux ouvrages, dont aux éd. de L'Aube, L'arrivant
du soir. Cet islam de lumière qui peine à devenir
(2007) et Qui sont les barbares ? Itinéraire d'un penseur
d'islam (2005)), Alain Gresh (directeur adjoint du Monde Diplomatique,
spécialiste du Proche-Orient, auteur de nombreux ouvrages,
dont L'islam, la République et le monde, Fayard, 2004). Discutant :
Roland de Bodt (chercheur et écrivain, auteur notamment de
Averroès et les rivages de l'Europe, à paraître).
En partenariat avec Rives d'Europe.
Avec la participation de Pierre Vaiana, directeur artistique d’un
projet musical autour du funduq (Funduq al-Mughannîn) soutenu
par la Fondation Euro-méditerranéenne Anna Lindh pour
le Dialogue des Cultures.
Touche pas à
mon sacré
Le 26 octobre 2009, 20h, à la Maison du Livre
Débat organisé par la Maison du Livre et par la Ligue
pour l'Abolition des lois réprimant le Blasphème et
le droit de s'Exprimer Librement, le 26 octobre 2009, 20h, à
la Maison du Livre
Un des principaux arguments utilisés dans le débat
sur la nécessité de mettre ou non des limites à
la liberté d’expression est le respect qui serait dû
aux religions, aux croyances, aux convictions fondamentales de tous
les groupes, sinon de tous les individus. Cet indispensable «
respect » nourrirait entre autres l’interdiction du
blasphème, qui est une atteinte aux représentations
du sacré, et pas spécifiquement ou uniquement aux
convictions religieuses. À cette conception aujourd’hui
dominante, certains objectent que la tolérance est le respect
des individus, de leur intégrité et de leur liberté
même s’ils expriment des opinions qui peuvent paraître
intolérables. À défaut, parler de tolérance
serait un leurre.
Deux personnalités entameront les discussions :
Jeanne Favret-Saada, ethnologue à l’École Pratique
des Hautes Études à Paris, est surtout connue pour
ses travaux sur la sorcellerie en Normandie. Elle a également
publié en 2007 (aux Prairies ordinaires à Paris) :
Comment produire une crise mondiale avec douze petits dessins et
codirigé en 1992 un numéro de la revue Ethnologie
française, consacré à l’outrage et au
blasphème.
Le Père Ignace Berten est théologien. Il a été,
pendant de nombreuses années, le Supérieur des Dominicains
belges et, pendant vingt ans, formateur en milieux populaires dans
le cadre du Centre de formation Cardijn. Il est aujourd’hui
directeur du bureau de Bruxelles de l’association Espaces
– Spiritualités, cultures et sociétés
en Europe.
Le débat sera animé par Jean-Pol Hecq, journaliste
(La Première, Et Dieu dans tout ça ?).
Infos :
Paf : 4 euros, 2,5 euros étudiants et chômeurs, entrée
libre pour les sans-papiers.
http://www.lamaisondulivre.be/rencontres.htm#touche
Is art a lie
?
Colloque organisé par la SOFAM (Société d’Auteur
dans le domaine des Arts Visuels), le 27 octobre 2009 au Wiels,
à 14h.
Oeuvre originale, ready-made, emprunt, plagiat, compilation, appropriation,
mystification, spéculation – où sont les limites
entre protection de l’œuvre, signature, logique du marché,
droit d'auteur et liberté artistique ?
Infos et inscriptions :
info@sofam.be
02/726 98 00
Exposition "Controverses"
Au Botanique, jusqu'au 22 novembre 2009. Ouvert du mercredi au
dimanche, de 12 à 20 heures.
Le sous-titre est un peu austère : "Une histoire juridique
et éthique de la photographie" ! Pourtant, dans la grande
salle, assombrie, de ce bâtiment lumineux qu'est le Botanique,
on ne s'ennuie pas un instant. C'est que la photographie a toujours
été au centre de controverses. Est-ce ou n'est-ce
pas un art ? Elle reproduit le réel mais, pour autant, est-ce
bien la vérité qui nous est présentée
? Et toute vérité est-elle bonne à dire ? Si
c'est le cas, peut-elle être, doit-elle être censurée
? La "controverse" est une "plaque sensible",
nous assure Christian Pirker. Elle révèle les convictions
d'une société à un moment déterminé.
L'exposition balaie largement toute l'histoire de la photographie,
depuis ses débuts en 1839. On y retrouve des anonymes et
de grands noms, tels Nadar, Lewis Carroll, Lewis Hine, Robert Capa,
Alberto Korda, Henri Cartier-Bresson, Robert Mapplethorpe. Et on
y parle de certaines publicités (Benneton) qui ont défrayé
la chronique.
Montée à l'initiative du Musée de l'Elysée
de Lausanne par Daniel Girardin, Conservateur, et Christian Pirker,
avocat au Barreau de Genève, l'exposition envisage toutes
les questions qui ont fait débat - et qui le font encore
- comme le droit d'auteur et le droit à l'image, la protection
de la vie privée qui s'oppose souvent au droit à l'information,
l'authenticité des images, le détournement de sens,
la manipulation.
Elle n'élude ni le pouvoir de fascination de la photographie,
ni son rôle politique…
Activités annexes :
atelier : "le tribunal de l'image" pour des groupes scolaires
de 5ème et 6ème secondaire
dimanches-rencontres : visites-débat à 16 heures les
18.10, 25.10, 15.11
Infos :
02 226 12 18 ou emmanuelle.poznanski@botanique.be
Banlieue d'Europe
: Créativité et innovation dans les villes européennes.
Alternatives culturelles, nouvelles solidarités sociales.
le 26/11/2009 à Bruxelles et les 27 et 28 /11/2009 à
Liège
Suite aux rencontres de Prague en juin 2009 : Créativité
et innovation dans les villes européennes / 20 ans après
la chute du rideau de fer, Banlieues d’Europe poursuit son
travail de repérage de projets et de réflexion sur
les alternatives culturelles, sociales, économiques…
A l’heure de la crise, il est urgent de mettre en perspective
des projets alternatifs dans les quartiers des villes, à
l’aide de regards croisés d’artistes, d’habitants,
de chercheurs, d’élus, d’urbanistes, d’économistes
de différents horizons, repérés en France,
en Belgique, en Allemagne, en Roumanie, en Grande-Bretagne, en Italie…
Depuis les années 80, nous vivons une période de
transition et de restructuration. Les sociétés industrielles
se muent en marchés post-industriels urbains. Au centre de
cette société de la connaissance, la culture et la
créativité jouent un rôle essentiel à
la recherche d’un nouveau modèle de développement.
En même temps, se créent les espaces et les interstices
permettant à des populations en difficultés de s’exprimer,
de trouver des clefs de compréhension, de se reconstruire,
de réinvestir leur citoyenneté. Où se construisent
ces alternatives? Quels sont les projets éducatifs adaptés
et innovants? Existe-t-il une économie offrant à la
fois un potentiel d’insertion socio-professionnelle et des
perspectives de changement social ?
Pendant trois jours, séances plénières, ateliers
simultanés et débats s’alterneront autour de
trois principales thématiques développées par
des porteurs de projets artistiques et culturels :
- Espaces alternatifs : Appropriations des espaces publics, lieux
culturels et artistiques, espaces virtuels.
- Educations alternatives et solidaires : Rencontre de ceux qui
traitent la faillite du système et de ceux qui construisent
l'alternative.
- Economie culturelle et sociale : levier d’insertion socioprofessionnelle
et de développement urbain.
Infos :
Banlieues d'Europe : tél. +33 4 72 60 97 80 - www.banlieues-europe.com
banlieues.deurope@wanadoo.fr
Programme
Colloque international
« Quels territoires pour les acteurs de la médiation
culturelle ? »
Les 31/11/09 et 1/12/09, au théâtre Asphodèle
de Lyon
Culture pour tous (Montréal), l’Espace Pandora (Vénissieux)
et Médiation culturelle association (Lyon) organisent un
colloque sur la médiation culturelle du 30 novembre au 1er
décembre à Lyon. Ce colloque s’adresse aux professionnels
de la culture, artistes, responsables des collectivités publiques.
Au programme, des tables rondes et des débats pour faire
le point sur les questions liées à la médiation
culturelle (aménagement culturel du territoire, dialogue
direct avec les populations, rapport aux artistes, ...). Une vingtaine
d’intervenants de France, mais également du Québec,
d’Angleterre ou d’Allemagne débattront avec les
participants lors de ces deux journées organisées
dans le cadre des «entretiens Jacques Cartier».
Infos :
http://cjc.univ-lyon2.fr/
Les Nocturnes
des Musées bruxellois
Le jeudi soir entre 17 et 22h, jusqu'au 17 décembre, le
Conseil bruxellois des Musées organise les Nocturnes des
Musées bruxellois, un événement convivial qui
permet aux jeunes et moins jeunes de découvrir des musées,
chaque jeudi soir, en automne…
En pratique :
Quoi ? Des musées qui ouvrent en soirée, mais qui
proposent aussi des activités originales et variées
(visites guidées, ateliers, découverte des coulisses…).
Il est parfois nécessaire de réserver.
Où ? Vous avez le choix entre 6 ou 7 musées (à
l’exception du Vernissage au Musée du Cinquantenaire
(MRAH) et du Finissage au MIM).
Prix ? 2,50€ (1€ jusqu’à 25 ans). Certains
musées sont accessibles gratuitement.
Le programme peut être consulté sur le site-portail
: http://nocturnes.brusselsmuseums.be/fr/index.html
Culture et Ecole :
« Sous les pavés, Lepage » , Une autre
histoire de l’éducation
Une conférence gesticulée, théâtrale
et politique, au Théâtre Lumen, 20h, le 19/10/09
Avec Franck Lepage et la coopérative d’éducation
populaire «Le Pavé».
Quels sont les fondamentaux de l’éducation ? À
quoi sert-elle ? Y a t-il eu des alternatives ?
Quelles perspectives pour l’éducation ?
Franck Lepage met en perspective le système d’éducation
en France. Partant des projets d’éducation émis
suite à la révolution de 1792, il nous montre combien
l’Éducation Nationale porte en elle
la reproduction des inégalités sociales et combien
il est plus que nécessaire de mettre son nez dans les évolutions
à venir !
Infos :
Théâtre Lumen
chaussée de Boondael, 36 - 1030 Bruxelles
Entrée: 10 €
Réservations: 02/218.56.08
www.scoplepave.org
Culture et Solidarité :
Peau de Loup
de Caroline Safarian et René Bizac ; mise en scéne
René Bizac ; avec Véronique Dumont et Catherine Salée
Au Théâtre de Poche, du 20 au 25 octobre 2009
Guilaine a soixante ans. Elle sort de prison et emménage
dans son nouvel appartement. Il lui suffit de déballer ses
caisses et la vie pourra recommencer... Elle convoque son passé.
Elle invente son double, celle qu'elle a été. Le présent
et les souvenirs s'écoutent, se répondent et s'affrontent.
La visite « de routine » de l'agent de quartier, l'interview
pour un emploi, les nuits sans sommeil... Et, comme un écho
du passé, sa grande-tante qui pue de la bouche, Soeur Fernande
et sa louche, les jonquilles et les coups qui pleuvent, les yeux
de loup qui déjà la guettent...
Librement inspiré d'une histoire vraie, Peau de Loup raconte
la vie singulière d'une femme qui nous ressemble. Une femme,
dévorée par l'amour et la peur, qui devient complice
du loup.
Une parole sans concession. Un spectacle qui emprunte à l'univers
du conte sa cruauté, son humour et sa poésie.
Infos :
Théâtre de Poche,
Bois de la Cambre, 10 chemin du Gymnase, 1000 Bruxelles
www.poche.be
“Trou de mémoire”, Regards sur une case noire
de notre société : la prison
Un mois de films, de rencontres et de débats, au Cinéma
Nova à Bruxelles. Du 19 novembre au 13 décembre 2009.
La question de la prison resurgit au coeur de l’actualité.
Ces derniers mois, les évasions ont succédé
aux suicides de détenus et les protestations de prisonniers
aux grèves de gardiens. La réalité de prisons
surpeuplées et insalubres s’est rappelée à
notre bon souvenir, mettant une nouvelle fois en cause les politiques
carcérales. Celles-ci, incapables de tendre vers l’objectif
de “réinsertion” qu’elles prétendent
poursuivre, reproduisent et accentuent au contraire des inégalités
et des rapports de classes existant dans la société.
Depuis les débuts du cinéma, de très nombreux
réalisateurs se sont intéressés à cet
univers à priori inaccessible et anachronique. Bien des citoyens
lambdas ne connaissent la prison qu’à travers le prisme
cinématographique. Le cinéma et la télévision
ne sont d’ailleurs pas étrangers à cet énième
regain d’intérêt (apparent, du moins) pour la
prison. L’intérêt actuel, suscité par
plusieurs films et séries, contribue à en véhiculer
une représentation tantôt caricaturale et spectaculaire,
mais parfois aussi plus complexe et davantage proche de la réalité
des détenus (par exemple, le récent Un prophète).
Est-ce pour autant que le régime de la punition et de l’enfermement
va enfin être profondément questionné? Il est
à craindre qu’un tel débat soit esquivé
une fois de plus par des “réponses” sécuritaires
qui prennent l’allure de nouvelles fuites en avant. La question
est traditionnellement remisée aux oubliettes, voire au mieux
réduite à une approche humanitaire. En 1970 déjà,
le Groupe d’Information sur les Prisons (GIP) parlait de la
prison comme “une région cachée de notre système
social, une des cases noires de notre vie”. Le GIP partait
du postulat que le problème de la prison se pose à
l’ensemble de la population et qu’il ne s’agit
pas de l’isoler aux seuls détenus en le considérant
comme un “mal nécessaire”, mais de le rendre
visible, le placer au centre des attentions, le questionner, le
politiser.
C’est dans cet esprit qu’a été conçue
la programmation Trou de mémoire, Regards sur une case noire
de notre société : la prison. Des dizaines d’oeuvres
visionnées par l’équipe du Cinéma Nova
est née cette sélection de films qui permettent de
ramener la prison dans notre champ de vision, de briser l’isolement
carcéral en portant des regards de l’intérieur,
de donner la parole à ceux qui ont une expérience
ou un rapport avec elle (que ce soit à l’intérieur
des murs ou à travers les liens ténus qui y subsistent
avec “l’extérieur”)… Au-delà
de la compassion et des effets de mode.
Infos :
Le programme complet sera disponible en ligne dès le 19 octobre
sur le site du Nova : www.nova-cinema.org
Cinéma Nova, 3 rue d’Arenberg, 1000 Bruxelles.
Interculturalité :
De la honte à la haine - Faut-il «passer au karcher»
la violence des jeunes de banlieue ?
Débat/Conférence, le 23 octobre 2009 à 20h30,
aux Halles de Schaerbeek
Née à Alger dans une famille juive, Alice Cherki
a collaboré avec Franz Fanon en Algérie, puis en Tunisie
et a participé activement à la lutte pour l’Indépendance
de l’Algérie. Aujourd’hui basée à
Paris, elle se consacre à l’exercice de la psychiatrie
et de la psychanalyse, en restant attentive aux fractures intimes
liées à l’exil, l’émigration, l’immigration,
l’interculturalité, la déculturation, l’exclusion
sous ses diverses formes. Tout particulièrement, les éruptions
de violence collective – aussi diabolisées qu’indéchiffrables
– de certains jeunes de banlieue lui semblent mériter
mieux que le « karcher » et l’obturation de la
pensée par l’indignation. Le thème de cette
soirée est donc la problématique psycho-socio-économico-interculturelle
des jeunes de banlieue (notamment française) et le passage,
qui peut être psychiquement structurant pour certains, «
de la honte à la haine ».
Une façon non réductionniste de faire appel à
la psychanalyse pour tenter de penser plutôt que « karcheriser
» une problématique qui nous concerne.
Alice Cherki a reçu, en 2007, le prix « OEdipe »
pour son ouvrage La frontière invisible. Violences de l’immigration
(Ed. Crépuscule, Paris).
Infos :
info@halles.be
Sous les palmiers, la mine (Maroc, 1960/1970)
40 photographies de Charles Henneghien à l'Abbaye de Forest,
jusqu'au 25 octobre 2009
Dans le sillage des militaires galonnés des aventures coloniales,
les technocrates étaient chargés de rentabiliser les
territoires conquis. Missionnaires du progrès ! Ou mercenaires
des multinationales ? Plus que d’oranges et de dattes,
l’Europe avait besoin de fer, de cuivre, de plomb, de manganèse
et de charbon !
Ce reportage est un témoignage rare sur huit exploitations
minières au Maroc entre 1962 et 1970. Exploitation dans tous
les sens du terme : l’éloignement, le manque d’infrastructures
et des rapports de force hérités de la colonisation
y maintenaient des conditions de travail rappelant notre dix-neuvième
siècle : un Germinal exotique.
Au-delà du réflexe d’indignation morale que
peuvent susciter ces images poignantes, il est instructif d’apprendre
que toutes ces mines sont aujourd’hui fermées, ne laissant
derrière elles que ruines et frustrations. C’est que
les gisements sont épuisés ! Voilà qui
amène à s’interroger sur nos sociétés
de consommation et de gaspillage, fondées sur l’exploitation
effrénée de ressources qui sont, par nature, limitées
et non renouvelables.
Charles Henneghien est arrivé au Maroc en 1962. Jeune médecin
au service du Ministère (marocain) de la Santé publique,
il y a vécu huit ans. Tous ses temps libres, il les passait
à photographier, apprenant l'arabe, parlant avec tous, parcourant
le Maghreb en tous sens. Ses images, aujourd'hui, ont un demi-siècle.
Elles parlent des gens, surtout des travailleurs. C'est la mémoire
d'un Maroc qui n'a rien à voir avec celui des touristes…
Un ouvrage (éditions Husson) a été édité.
Infos :
Du mercredi au dimanche, de 12h à 18h, le jeudi jusque 20h
L'Abbaye, 9 place St Denis à 1190 Forest / Bruxelles
Entrée gratuite
"La fin des mangeurs de cuivre", une exposition au Parc
de Bruxelles.
Cette exposition photographique est organisée dans le cadre
du mois de la solidarité internationale. Présentée
sur les grilles du Parc Royal à Bruxelles jusqu'au 11 novembre,
elle aborde la problématique de l'exploitation minière
au Katanga, Congo. Les auteurs, Pauline Beugnies et Colin Delfosse,
du collectif Out of Focus, ont une façon atypique d'aborder
le reportage, et l'homme…...
Leurs photographies dressent le constat terrible de l'exploitation
sauvage, scandaleuse, des ressources naturelles de la République
démocratique du Congo. En noir et blanc, elles disent l'exploitation
artisanale dans les mines de cuivre et de cobalt du Katanga. En
couleurs, l'état de délabrement de la Gécamines,
entreprise d'Etat responsable des ressources minières de
la région…
Les deux photographes ont réalisé ce travail en avril
et mai 2007 dans l'intention d'aboutir à un tout cohérent.
Pauline Beugnies a surtout travaillé dans la région
de Likasi et Lubumbashi, Colin Delfosse dans la région de
Lubumbashi et de Kolwesi. Agrandies numériquement, présentées
en plein air, leurs images investissent l'espace public, comme une
fenêtre sur le monde.
Infos : info@outoffocus.be
/ www.outoffocus.be
Carte blanche de Pierre Nikiema dit "Pytha"
Jusqu'au 30 octobre 2009, à la Boutique culturelle
L'exposition de Pierre Nikiema, dit "Pytha", nous offre,
à travers des séquences de vie peintes sur le vif,
une autre image des jeunes du Mali et d'ailleurs.
"J'essaye dans mon travail de raconter l'histoire des jeunes
d'aujourd'hui. De ceux qui veulent s'en sortir mais qui souffrent
de l'image négative qu'on leur fait porter ! J'essaye aussi
de dénoncer le jugement rapide des adultes face à
une jeunesse qui se cherche et dont les styles de vie parfois marginaux
sont le reflet d'une inventivité et d'une richesse personnelle."
Pierre Nikiema vit au Mali où il peint depuis une dizaine
d'années. Connu comme un artiste engagé, il expose
régulièrement en Afrique et en Europe. En résidence
d'artiste en Espagne depuis quelques mois, il profite de son escale
européenne pour exposer son travail récent.
Infos :
La salle d'exposition de la Boutique culturelle est ouverte du lundi
au jeudi de 10h à 15h.
16, Rue Van Lint 1070 Anderlecht
02 522 62 35 - yael@boutiqueculturelle.be
Deng Deng !
Du 27 au 29 octobre 2009, au Théâtre 140
Deng Deng ! signifie littéralement Différent ! À
chacune de ses immersions au cœur du Tchad, ces trois dernières
années, la question identitaire s’est imposée
à Farid Berki. À travers un jeu complexe de paroles,
d’impulsions, de flux, de rythmes, trois danseurs au parcours
et au regard différents tentent de dégager des espaces
de possibles pour s’autoriser à rêver un avenir
meilleur.
« Deng Deng ! est un trio d’une grâce sans
afféterie. Rythmiquement, tout est en place ; et gestuellement,
les bras et les mains tchadiens détournent l’ondulation
hip-hop. Elles la portent sans limite. Quant à Farid Berki,
qui signe cette chorégraphie, il acquiert une douceur qui
s’allie à son raffinement. » Libération,
Marie-Christine Vernay
Infos :
http://www.theatre140.be/fr/index-action-spectacle-ficheSpectacleId-115.html
Retrouvez Deng Deng !, également à la Maison
Folie de Mons le 28/11/09, 20h
Canta – festival de la chanson populaire latino-américaine
Les 14 et 15 novembre 2009, au Théâtre Molière
Les rideaux du Théâtre Molière laisseront à
nouveau s’illuminer les notes latines les 14 et 15 novembre
prochains, au cours de « Canta ! », festival qui met
en avant la chanson populaire latino-américaine.
Infos :
www.america-latina.be
Aymeric Lehembre ou Luis Guzmán (Maison d'Amérique
latine)
Tél 02/535 93 80
festival.casa@gmail.com
Les assises de l'interculturalité 2009-2010
Lors de la conclusion de l’accord du gouvernement fédéral
du 18 mars 2008, il a été prévu de lancer
des « Assises de l’Interculturalité ».
L’accord de gouvernement précise, en effet, que « Dans
le cadre du développement d’une société
ouverte et tolérante, le gouvernement favorisera le respect
de nos valeurs démocratiques communes et organisera des «
Assises de l’Interculturalité » composées
de l’ensemble des représentants concernés et
chargées de formuler des recommandations au gouvernement
en vue de renforcer la réussite d’une société
basée sur la diversité, le respect des spécificités
culturelles, la non-discrimination, l’insertion et le partage
des valeurs communes. »
Le gouvernement a préféré, à la notion
de « multiculturalité », celle de l’« interculturalité ».
La multiculturalité, en effet, désigne simplement
la coexistence de différentes cultures (ethniques, religieuses,
etc.) au sein d'un même ensemble, alors que l’interculturalité
évoque le lien interpersonnel, le dialogue, l’insertion,
le projet collectif qui allie unité et diversité,
respect des identités et projet collectif.
La Belgique, qui a beaucoup investi dans les politiques d’intégration,
peut devenir un pays pionnier en matière d’interculturalité
car son existence même se fonde sur le brassage de cultures
et de langues différentes. Elle doit faire le pari de la
réussite d’une nouvelle forme de pluralisme :
le pluralisme culturel, parallèlement à celle du pluralisme
politique, un pluralisme qui mise à la fois sur la citoyenneté
et les valeurs communes et sur la reconnaissance de différentes
identités ouvertes.
Télécharger ici la
brochure des « Assises de l'interculturalité »
avec le programme des activités...
Coups de cœur
Culture et Citoyenneté
- Back To Normal, espace culturel et démocratique :
orchestre et mouvement
Back to normal est un orchestre ouvert à toutes et tous.
Avec ou sans formation préalable. Il lie la musique à
la poésie, aux arts visuels, au théâtre, à
la danse, au cirque. Il est né en 1991 à Liège,
de façon spontanée, des artistes de différentes
disciplines et pratiquant la musique se retrouvant une soirée
par semaine avec d'autres musiciens, étudiants ou professionnels, en
un lieu expérimental, "Le Lion S'envoile ". Les
créations de chacun étaient transcrites avec des moyens
de lecture très graphiques (point, ligne, encadré)
qui permettaient d'aborder, tout en jouant, l'écriture musicale
traditionnelle (note, clé, portée...). Ainsi disparaissaient
les termes "non-musicien /musicien "...
D'abord dirigé par un chef, le répertoire se voit
bientôt divisé en deux parties, dirigées par
deux musiciens, et enfin chaque morceau par chaque compositeur.
La gestuelle de chaque musicien dirigeant est très différente
: battre la mesure, réaliser des mouvements cubiques avec
les avant-bras, dessiner des grands cercles massifs du bras droit...
Dans un premier temps, les chefs sont devant l'orchestre, puis certains
restent à leur place de jeu. Et si les musiciens de l'orchestre
sont debout, pour la plupart, certains bougent, naturellement et
pour toutes sortes de raisons !
Les moments de répétitions sont rares, les musiciens
de Back To Normal se retrouvant avant tout pour jouer. Avec
ou sans public. Les écarts par rapport au contenu des partitions
ne sont pas pris comme des erreurs. Les informations avant les concerts
et tournées circulent oralement, sans papier. Un événement
déterminant dans l’évolution de Back to Normal a
été la rencontre des musiciens pygmées AKA
en République centrafricaine avec le groupe AKA Moon et Antoine
Prawerman, et la découverte bouleversante de leur polyphonie
et de leur polyrythmique. Pourquoi chercher loin quand les secrets
de la démocratie sont proches ? Démocratie pure.
Communauté oxygénée par le plaisir de vivre,
sans chef, écologique dans l'excellence !
Back To Normal est cet espace ouvert où les différences
de vitesse de jeu, la quantité de notes, la facilité
de lecture et le choix des instruments sont des différences
de couleurs sonores et non des différences de niveau. Un
espace où le fait de chanter faux ou juste, de ne pas avoir
de rythme ou de ne pas avoir d'oreille, sont des non-sens. Sans
pour autant que soit niées les notions de travail, de qualité,
de beauté, de recherche contemporaine!Le 13 juin 1991 se
tenait le premier concert, dans la salle du Conservatoire de Liège.
Back To Normal donne ensuite des concerts en Belgique, en Pologne,
en Suisse ... Puis ce sont des tournées, des festivals, des
concerts sur les places publiques. Des collaborations fortes se
concrétisent, notamment avec le saxophoniste et compositeur
belge Eric Slekim de Blindman Quartet ou le chanteur saxophoniste
anglais Ted Milton avec lequel Back To Normal enregistre le
disque "Treize".
A Bruxelles se forme un nouveau Back To Normal : le Cirque des
Sons. "Cirque" au sens amphithéâtre acoustique,
mais aussi dialogue entre les sons. Au sens "Cirque résonance"
s'ajoute "Cirque de déplacement". N'ayant
pas de lieu fixe, le Cirque déplace ses lieux de répétitions.
Les gens des environs y entrent pour jouer. Le côté
obligatoirement itinérant colore la formule. Pendant 6 mois,
le mercredi, le Cirque se fixe au Beursschouwburg de Bruxelles.
Une collection d'instruments, disponibles pour tous, des ateliers de
théâtre et d’arts visuels pour enfants, des discussions
sur l'art autour d'un thé. Le Cirque des Sons est un espace
de jeux musicaux sans contraintes horaires, un marché d'instruments
...
La collection de 200 instruments voyage dans les écoles,
les théâtres, les centres culturels, en France, en
Corée avec des opéras d'un jour, en Inde, en Slovénie,
en Palestine ...
La formule est la suivante : essayer les instruments, en choisir
un, former un orchestre, improviser, inventer des morceaux. Différents
participants dirigent l'orchestre. Des connections surgissent entre
musique et texte mais aussi avec la danse et le théâtre."Les
7 années de solfège en 7 minutes", c'est préparer
le programme du concert, puis le réaliser et inviter le public
à essayer les instruments en 30 minutes, ou en 1h,( en
3h maximum !). Pour les enfants de 0 à 4 ans, 5 à
8 ans , 8 à 12 ans... et pour les familles. Le public traverse
ainsi les 10 ans d'expérience de Back To Normal et du Cirque
des Sons
Back to Normal se multiplie. John Mahy et Bernadette Lusakalulu
ouvrent un Cirque des Sons à Kinshasa. Un cours d'éveil
musical " Cirques de sons " se met en place à
l'académie de Waterloo, des cours et stages démarrent
dans une ferme à Seneffe. Pour se fixer à Bruxelles,
le Cirque des Sons est accueilli au Centre Culturel Le Botanique
pendant 3 jours. Cet évènement rassemble 50 artistes
et plus de 1500 participants et visiteurs. Une équipe artistique
très professionnelle l’anime. A titre d’exemple,
Pierre Van Dormael, Charlie Degotte, Maggy Jacot et Nina danseuse
et chanteuse dans les Zap Mama.
Associé à de nouveaux partenaires Laekenois, le projet
occupe l'ancienne Maison Communale de Laeken transformée
en "Maison de la création Centre Culturel de Bruxelles
Nord".
Dans ce nouvel espace, Back to Normal renaît sous le
nom de Back2Normal. Couplé à un atelier de composition
musicale pour adultes - avec ou sans connaissances musicales préalables -
au petit théâtre Varia à Bruxelles, le projet
Back To Normal se poursuit dans une proposition « orchestre
d'un jour » pour adultes. En 2008-2009, des journées
suivies de concerts ont lieu à Flagey, au Centre culturel
Jacques Frank, au Théâtre la Balsamine, à la
Communauté européenne et au Théâtre Varia.
Aujourd'hui, l’objectif est de poursuivre cette action à
l'étranger.
Que ce soit au sein de centres culturels, d’associations
ou d’écoles, Back To Normal ne demande qu’à
se développer ! Si vous êtes intéressés,
n’hésitez pas à me contacter : baudouin.dejaer@gmail.com
Baudouin de Jaer, 11-09-09
www.noodik.com
Culture et Solidarité
- "Dimension 3"…!
A première vue, on s'étonne. Un coup de cœur
pour Le Journal de la Coopération belge, périodique
bimestriel de la Direction générale de la Coopération
au développement, que l'on imagine convenu, officiel, austère…?
Eh bien oui ! Il faut dire que Dimension 3 est un Ovni. Pas luxueux
mais bien mis en page, bien imprimé, bien écrit. Le
numéro de septembre-octobre, qui justifie notre coup de cœur,
est entièrement dédié à un dossier Culture(s)
et Développement.
En couverture, un autoportrait en Magritte, œuvre d'Aimé
Ntakiyica, artiste burundais. D'emblée, l'éditorial
que signe "la rédaction" (en fait Elise Pirsoul,
Jean-Michel Corhay et Chris Simoens) (bravo!), entre dans le vif
du sujet. Citant le célèbre économiste Joseph
Stiglitz (Nobel 2001), qui proposait récemment de remplacer
le PNB (produit national brut) par le BNB (bonheur national brut),
il affirme une nécessaire révolution dans le système
de calcul du bien-être humain, qui substituerait au modèle
actuel, essentiellement économique et occidental, d'autres
valeurs, plus humaines : développement socio-économique
durable, préservation et promotion des valeurs culturelles,
défense de la nature, bonne gouvernance…
Quel est le sens du développement : la misère humaine
se résume-t-elle à "moins d'un dollar par jour"
? Les éditorialistes citent les peuples autochtones d'Amérique
latine, qui ont une autre vision du développement et qui
préfèrent parler de "buen vivir", vivre
en harmonie avec la nature et avec leurs semblables… (article
en p. 9). Plus loin, ils citent Siri Tellier, du siège genevois
du FNUAP (un Fonds des Nations Unies) qui affirme dans un dernier
rapport que "le développement ne se limite pas à
construire des ponts et des centrales électriques, mais qu'il
suppose un changement des mentalités et des comportements".
Un entretien avec l'anthropologue culturel Thierry Verhelst (p.
18) illustre par ailleurs l'importance de la dimension culturelle
dans les projets de développement…
Nous n'irons pas plus loin ici car c'est l'entièreté
du numéro qui parle de culture et de cultures, comme une
nécessité. Mais il évoque aussi nombre d'événements
culturels, souvent ponctuels mais majeurs comme le Fespaco, Festival
de cinéma au Burkina Faso (avec un entretien du cinéaste
et ancien Ministre de la culture malien Cheick Oumar Sissoko), comme
le Festival du Cinéma méditerranéen à
Bruxelles, ainsi que des regards sur le rôle d'Esperanzah,
de Couleur Café, d'Africalia. Il se termine par une belle
présentation des expositions actuelles au Musée royal
de l'Afrique centrale, à Tervueren.
L'abonnement à Dimension 3 est gratuit. Rédaction
: DGCD, 15, rue des Petits Carmes, 1000 Bruxelles / 02 501 48 81
/ info.dgcd@diplobel.fed.be
/ www.diplomatie.be
- Sans-papiers (pas) vus à la télé
Le visible, ce que, entre-autres, les médias nous « font
voir », nous « font savoir », nous
l’intériorisons comme autant d’éléments
constitutifs de nos représentations du monde. Cependant,
dans le visible se loge en creux l’invisible : les faits
présentés comme constitutifs de l’actualité,
avérés, masquent bien d’autres éléments
non-dits.
Sans-papiers (pas) vus à la télé
est le titre d’une campagne lancée par le Gsara visant
à sensibiliser et informer sur les représentations
audiovisuelles des sans-papiers. Un site internet http://www.gsara.be/sanspapiers/
centralise toute une série de documents (médias-thèque)
et d’outils pédagogiques, ainsi qu’un glossaire
à entrées multiples. Il renvoie également à
des personnes, collectifs et associations qui, en Belgique et ailleurs,
combattent l’enfermement des étrangers et luttent pour
que cette politique soit radicalement changée.
Un DVD pédagogique, produit et réalisé par
le Gsara, est l'élément central de cette campagne.
Il contient trois reportages réalisés par le journaliste
Daniel Nokin entre 2006 et 2008 et diffusés par l’entreprise
RTL TVi S.A. dans le cadre de l’émission « Reporters »,
magazine d’information abordant des sujets d’actualité
et programmé à une heure de grande écoute.
Chacun des reportages est décortiqué par des personnes
ressources : Frédérique Mawet (directrice du
CIRé), Henri Goldman (journaliste), Marco Martiniello (politologue)
et Andréa Réa (sociologue) par le biais de capsules
exploratoires qui abordent de nombreuses questions : les rôles
des médias dans la construction des mouvements sociaux, l’impact
de ces reportages sur les téléspectateurs et sur leur
engagement citoyen, une brève histoire des politiques d’immigration
en Belgique, la fonction des centres fermés, les compétences
de l’Office des étrangers, ce que disent des dispositifs
d’enfermement et d’expulsion sur l’état
de la démocratie en Belgique, etc. Ces analyses pointent
les amnésies des reportages, démontent leur dramaturgie,
et apportent des éléments d’information essentiels
pour appréhender la complexité du sujet. Daniel Nokin
intervient également dans ces capsules afin d’expliquer
son travail, sa démarche, révélant les contraintes
de réalisation.
Le DVD est accompagné d’un livret pédagogique.
Il reprend également (en document pdf) un entretien avec
Daniel Nokin sur les moyens et conditions de production du magazine
« Reporters », deux animations pour un usage
interactif et ludique du DVD et un petit glossaire des termes utilisés
dans les reportages. Et enfin le clip vidéo « Soy
un emigrante » de William Sandoval, artiste-poète-sans-papiers.
Ce site et le DVD apportent une belle contribution à la
réflexion menée sur la thématique des sans-papiers
ainsi que sur le traitement et la répercussion de l’information.
Loin d’être une étude comparée des formats
et des canaux de diffusion, la démarche du Gsara s’assimile
à « une information sur l’information »,
pointant la complexité du réel, masquant l’évidence.
Pour recevoir le DVD, gratuitement (sans frais de port), adressez-vous
au GSARA asbl, 02/218.58.85 – info@gsara.be
Faits et opinions
En introduction aux événements liés
à Censures et Subversions, annoncés ci-dessus :
La voie de la subversion
Que faire lorsqu’on se trouve dans un régime où
la liberté d’expression n’existe pas ? A
première vue, il semble qu’il n’y ait que deux
attitudes possibles : se soumettre ou se battre. Ce sont en
effet les seules issues habituellement considérées,
la première étant généralement valorisée,
l'autre particulièrement dépréciée.
Pourtant, si le rôle des opposants radicaux n’est pas
sans effet – surtout lorsque, par leur action, ils alertent
et concernent la communauté internationale –, ce sont
rarement eux qui parviennent, seuls, à renverser ces gouvernements.
Un rôle majeur dans la remise en cause profonde de ces régimes
d’oppression est tenu par ceux que j’appellerais les
travailleurs de l’ombre, ceux qui font semblant d’adhérer
au régime qui détient le pouvoir (position indispensable
pour agir face à un ennemi puissant qu’on ne peut défier
purement et simplement) mais qui, de manière souterraine
en sapent les fondements.
A moins que l’histoire ne les désigne comme des résistants
– situation rare car ils ne font pas sauter des ponts mais
sapent les idées, ce qui est nettement moins spectaculaire
–, ces personnes ne passent généralement pas
pour des opposants, mais pour des collaborateurs et sont donc d’autant
plus décriées. Ils jouent pourtant un rôle essentiel,
par le minage de l’idéologie.
Comment procèdent-ils pour parvenir à passer
pour orthodoxes tout en envoyant un discours subvertissant les valeurs
ou les vérités du régime ? Ils jouent
en fait de l’équivoque, s’adressant simultanément
à plusieurs publics à la fois, de manière à
ce que seuls ceux qui ont déjà les critiques à
l’esprit puissent les percevoir. C’est ce que Leo Strauss
a appelé l’art d’écrire ou l’écriture
entre les lignes.
Prenons un exemple tiré de l’histoire. Théophile
de Viau (qui fut condamné pour son Parnasse satyrique et
dont l’effigie fut brûlée vive à sa place,
en 1623) écrit à propos de Dieu au début du
XVIIe siècle, alors que l’Inquisition est encore puissante
en France : « Qui le craint ne craint rien ».
L’affirmation peut passer pour entièrement acceptable
même aux yeux de l’Église, puisqu’elle
peut se comprendre comme le fait que celui qui craint Dieu et qui,
par conséquent, se conduit en suivant scrupuleusement ses
commandements n’a rien à craindre et sera sauvé.
Mais celui qui a déjà des conceptions athées
peut aussi comprendre dans cette formule que Dieu est équivalent
à rien et donc qu’il n’existe pas. Il envoie
ainsi dans le même temps deux messages opposés à
deux lecteurs dont les conceptions diffèrent.
Il existe de nombreuses techniques permettant d’agir de même,
tant par les mots que par les images. Prenons un exemple graphique.
Cette affiche politique (voir
le texte en version pdf) de Gilles Dupuis va s’interpréter
très différemment selon l’idéologie des
personnes qui la regardent et selon le milieu où elle se
trouve. Imaginons-la dans l’Amérique profonde (le titre
en anglais sur une affiche rédigée par un Français
suggère déjà un tel milieu) au sein d’une
société fortement religieuse et absolument convaincue
de l’importance du libre accès aux armes à feu,
non seulement en tant qu’identité nationale, mais aussi
en tant que moyen indispensable à la préservation
des libertés individuelles. Dans ce cadre, ou si elle est
réalisée par l’un d’entre eux, l’affiche
sera perçue comme un rappel du fait que Dieu guide les mains
armées de ses fidèles serviteurs et que, parallèlement,
il faut une armée – concrète ou non –
pour défendre la religion, les deux allant sans doute de
pair. Par contre, si cette affiche est placardée ici, elle
va plutôt dénoncer les liens étroits entre le
lobby des armes à feu et les extrémistes religieux,
par exemple. Comme on le voit, que ce soit avec le langage ou avec
les images, voire les deux ensemble – car on peut tout à
fait concevoir un texte qui démontrerait exactement le contraire
de ce qui est exprimé par les images ou inversement, l’équivoque
est organisée sciemment, afin que des interprétations
différentes ou opposées soient menées par des
publics divers.
Mais on peut aussi douter de l’efficacité d’une
telle technique ! En effet, si seuls ceux qui ont déjà
à l’esprit de telles critiques les perçoivent,
quel rôle effectif peut revêtir ce type de message ?
Autrement dit, ne prêche-t-on pas nécessairement des
convaincus ? En fait, les choses sont un peu plus compliquées.
D’une part, sous les régimes où manque la liberté
d’expression, celle-ci n’est pas autorisée parce
qu’il est important que l’idéologie officielle
soit partagée par l’ensemble des membres de la société.
Et ce pouvoir est d’autant plus fort qu’aucune critique
interne ne met en cause son idéologie. Dans ce cas, le seul
fait pour les opposants ou les critiques de trouver un moyen de
communiquer entre eux et donc de savoir qu’ils ne sont pas
isolés est loin d’être innocent. De plus, si
une personne commence à ressentir les défauts du régime
sans réussir encore à en prendre tout à fait
conscience ou sans être encore à même de critiquer
la situation, il y a de fortes chances qu’elle puisse percevoir
l’écriture « entre les lignes »,
qui servira ainsi de déclencheur. Ce type de langage a donc
également une fonction éducative.
A cette troisième voie de subversion, bien plus difficile
à repérer et dont l'action est moins éclatante,
on préfère souvent les héros et les martyrs…
Ces travailleurs de l’ombre jouent portant un rôle fondamental
dans la transformation de nos sociétés.
Anne Staquet
Université de Mons
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Culture et Citoyenneté :
38 musées gratuits le premier dimanche du mois en Communauté
française...
Consoloisirs.be a répertorié 38 musées en
Communauté française qui pratiquent la gratuité
le premier dimanche de chaque mois et en a fait un guide... Téléchargeable
ici !
Le réseau des Arts et des Lettres en Belgique francophone
Un Réseau destiné aux personnes s'intéressant
aux Arts et lettres en Belgique francophone vient d’être
créé. Après inscription (gratuite), il est
possible d'intervenir, de créer gratuitement sa propre page
avec photos, des billets de blogue, d'inviter des amis, de renseigner
ses événements, d'intervenir sur le Forum, exactement
à la manière de « Facebook »,
mais uniquement réservé au domaine des Arts et Lettres
belges.
Consultation ou inscription: http://artsrtlettres.ning.com/
Charleroi. Seizième Prix National Photographie Ouverte
Depuis sa création en 1981 et à travers ses 15 premières
éditions, le Prix National Photographie Ouverte a largement
contribué à mettre en lumière les principales
tendances de la photographie en Belgique. De nombreux photographes
distingués par ce concours occupent, aujourd’hui, le
devant de la scène photographique belge !
Pour sa seizième édition, le Prix National Photographie
Ouverte, organisé par le Musée de la Photographie
à Charleroi en collaboration avec de nombreuses institutions
et sociétés qui offrent des prix, conserve son esprit
d’ouverture. Il s’adresse à tous les auteurs
nés en Belgique ou y résidant depuis plus d’un
an. Il concerne toutes les formes d'expression de la photographie,
et aucun thème n'est imposé. Les participants sont
invités à déposer leur dossier pour le 31 janvier
2010 au plus tard. Les travaux retenus seront exposés au
Musée de la Photographie du 22 mai au 19 septembre 2010.
Infos :
http://www.museephoto.be/concours.html
Culture et Ecole
Les Conférences-Débats de Cgé – Changements
pour l'égalité
Soucieuse de favoriser le débat public sur des thèmes
en rapport avec l’éducation, CGé met des conférencier(ère)s
à la disposition des personnes, des écoles ou d'associations
intéressées.
Ces conférences-débats peuvent être organisées
en soirée ou s’intégrer dans des journées
pédagogiques ou de réflexion au sein de votre institution.
Elles ont pour ambition d’informer et de mettre des problématiques
en débat. La saison 2009-2010 se décline en six grandes
thématiques : Culture d'origine et culture scolaire ; Relation
famille-école ; Tensions de l'école ; Ecole et Société
; Apprendre la démocratie à l'école ; Construire
ses savoirs.
Infos : http://www.changement-egalite.be/spip.php?rubrique141
Nouveau rapport sur la situation de l’éducation artistique
dans l’Union européenne
Une nouvelle étude présentée aujourd’hui
par la Commission européenne fournit une analyse détaillée
des objectifs et de la structure de l’éducation artistique,
de l’organisation des activités périscolaires
et d’initiatives en faveur du développement de cet
enseignement à l’école. Elle contient également
des informations sur l’évaluation des élèves
et la formation des enseignants dans le domaine des arts.
L ’étude « L’éducation artistique
et culturelle à l’école en Europe »,
fondée sur les travaux du réseau Eurydice, a été
réalisée par la Commission dans le contexte de l’Année
européenne de la créativité et de l’innovation.
Elle porte sur l’enseignement obligatoire à temps plein
dans trente pays d’Europe (les États membres de l’UE,
l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège).
Le réseau Eurydice ( www.eurydice.org ) fournit des informations
et des analyses relatives aux politiques et aux systèmes
d’enseignement européens. Il se compose de 35 unités
nationales dans l’ensemble des 31 pays participant au
programme communautaire pour l’éducation et la formation
tout au long de la vie (les États membres de l’UE,
les pays de l’EEE et la Turquie). Sa coordination et sa gestion
sont assurées par l’Agence exécutive «Éducation,
audiovisuel et culture», située à Bruxelles,
qui rédige ses publications et élabore ses bases de
données.
Le rapport, rédigé en anglais, est
téléchargeable.
Sites et newsletter :
- L’L soutient les jeunes artistes des arts
de la scène dans leur travail de recherche à travers
un programme de résidence : essai – chantier –
présentation. Il existe une newsletter pour être tenu
au courant de leurs activités... S'inscrire sur : http://www.llasbl.be/idx.php?lang=FR&p=1&t=0
- Le Théâtre du Copion a une newsletter,
inscrivez vous à theatreducopion@skynet.be
- Le CVB (centre vidéo Bruxelles) a un nouveau
site internet : http://www.cvb-videp.be/index.html
Pour ne pas rester sur sa faim
Les propositions de Roland de Bodt :
Qui sont les barbares ? Itinéraire
d’un penseur d’islam
Seddik, Youssef – Qui sont les barbares ?
Itinéraire d’un penseur d’islam –
La Tour d’Aigues (France), Les éditions de l’Aube,
« poche essai », 2007 (2005), 73 pages + tables,
ISBN : 978.2.7526.0383.8
Présentation : Nous n’avons
jamais lu « l’Odyssée » d’Homère !
– il s’agit de la réédition en langue
française d’un texte court et dense consacré
par l’auteur à son propre et libre itinéraire
philosophique à l’intérieur de l’islam,
au regard de la société occidentale, au regard des
sociétés musulmanes. Youssef Seddik est philosophe
et anthropologue, helléniste et arabisant. Plusieurs titres
actuellement disponibles aux éditions de l’Aube :
« L’arrivant du soir, cet islam des lumières
qui peine à devenir » (2007), « Nous
n’avons jamais lu le Coran » (2004), « Le
Coran, autre lecture, autre traduction » (2002). Il sera
invité, pour une rencontre ouverte au public, ce lundi 26
octobre 2009, au Festival des Libertés qui se tiendra à
Bruxelles. Grand caractère lisible, mise en page sobre et
équilibrée, papier de grande distribution mais confortable,
dos carré collé. Prix annoncé : autour
de six euros. Commentaire : Youssef Seddik
est un érudit, un philosophe et un croyant. Nourri d’une
connaissance doublement étoffée de culture grecque
antique et de culture d’expression arabe, il a pris la liberté
de recommander aux musulmans – mais pas seulement à
eux – de lire le Coran, plutôt que d’en rester
à commenter les commentaires. Voilà une suggestion
étonnamment audacieuse, que seul un érudit pouvait
risquer. Encore fallait-il dresser la table pour un tel banquet !
Avec modestie et sans façon, Seddik conduit une pensée
souriante, foisonnante et rigoureuse. Et son intime conviction lui
donne beaucoup de liberté. Il ne cherche ni le combat, ni
le triomphe : il fraye des passages imprévus où
l’air du temps dédaigne à s’engouffrer.
Le préjugé de la mode, les stratégies du « conflit
des civilisations » et les idées reçues
des grands média ne résistent pas devant de telles
ouvertures. Il lit le Coran, comme d’autres lisent Homère,
à la recherche des grandes figures de la narration mythique,
c'est-à-dire essentiellement destinées à nous
parler à nous, structurellement à nous, de nous en
tant qu’êtres humains. Et à travers cette approche,
qui procède par l’intimité de la trame littéraire,
il nous laisse supposer que nous n’avons jamais lu l’Odyssée !
Pouvons-nous accepter un tel défi ? Il nous met en danger,
par rapport à nos « saintes certitudes » :
et si jamais il nous était possible de redécouvrir
nos grandes narrations ? Si Ulysse était une clé
pour ouvrir de nouvelles lectures de la Bible, voire du Coran, lui-même
? Si la Bible et le Coran offraient, à rebours, des clés
de lecture pour redécouvrir l’Illiade ? l’Odyssée ?
l’Enéide ? Accepterions-nous de nous laisser surprendre
par une approche nouvelle du patrimoine mythique auquel nous avons
attaché notre identité effarouchée ? Au
nom de ce qu’il traduit les enchevêtrements culturels
qui nous relient, quant au fond, à ce que nous avons nommé
comme irrémédiablement « Autre » ?
« Il est temps en ce début du XXIe siècle,
en ce moment où l’islam est réduit à
un affrontement binaire qui fait que sa seule volonté défensive
est de répondre à la violence par la violence, il
est temps de revivifier les savoirs et les débats à
partir d’une intelligence neuve » (page 68) ne
sommes-nous pas concernés au premier chef ? Ce qui est
étonnant chez Youssef Seddik c’est qu’il nous
amène à nous mettre en question en nous parlant de
lui et de son rapport à la littérature et au Coran.
A découvrir. [Mons (Belgique), le 3 septembre 2009, Roland
de Bodt] – Publics : Toutes convictions,
toutes responsabilités collectives. – Mots
clés : barbares, culture, Homère, islam,
Orient/Occident, philosophie – Adresse web des éditeurs :
www.aube.lu
– Contenu : Etre Arabe d’islam
(9) ; Ulysse et le manifeste de l’Occidental (37) ;
Un itinéraire en bris : le Coran et l’offre d’autoroute
(59) ; Conclusion (71)
Culture populaire & démocratie
culturelle ; les maisons de jeunes en milieu populaire, entre
paradoxes et engagements
Simon, Murielle, Leblanc, Olivier et Evrard, Pierre
– Culture populaire & démocratie culturelle ;
les maisons de jeunes en milieu populaire, entre paradoxes et engagements
– Bruxelles (Belgique), Fédération des centres
de jeunes en milieu populaire, 2008, 147 pages, ISBN : non
communiqué.
Présentation : Il s’agit de
l’édition originale en langue française d’une
contribution à plusieurs voix conçue et réalisée
par la Fédération des centres de jeunes en milieu
populaire ; les initiés disent : « Fcjmp ».
La publication bénéficie du soutien méthodologique
d’Emile Servais (professeur émérite UCL) et
des interventions graphiques de Virginie Henrotte. La diffusion
en librairie reste probablement discrète, mais l’ouvrage
peut être acquis directement au siège de la Fédération,
20, rue de Saint-Ghislain à 1000 Bruxelles (près de
la rue Haute) tél. : 00.32.(0)2. 513.64.48. Au sein
de la fédération, le trio des auteurs forme un ensemble
bien complémentaire : Murielle Simon est particulièrement
attachée au développement de la formation continuée
des animateurs, Olivier Leblanc a développé ses compétences
par des expériences de terrain au croisement des politiques
de la jeunesse et de l’aide à la jeunesse, Pierre Evrard
assure la direction de l’association dans une double perspective d’égalité
des chances et d’ouverture internationale et notamment d’ouverture
européenne. Je ne sais pas si la fédération
a édité précédemment d’autre publication.
Format poche, petit caractère lisible, papier confortable,
d’une facture classique, la mise en page est sobre et soignée,
dos carré collé, prix annoncé : 5,00 €.
– Commentaire : cette initiative de
la Fédération des centres de jeunes en milieu populaire
a un défaut et beaucoup de qualités. Donc et paradoxalement,
le défaut : c’est la lisibilité !
Des phrases longues, enchevêtrées et articulées
à multiples charnières. Parfois, il faut s’y
reprendre à plusieurs reprises. La lecture n’est pas
aisée, c’est vrai. Mais ce défaut s’estompe
devant les qualités, l’exigence et la rigueur de la
démarche. Les efforts du lecteur – souvent paresseux,
il faut l’avouer ! – sont récompensés
généreusement. Car, il faut reconnaître que
les auteurs ne sont pas à l’origine de ces mots de
« culture populaire », ni de ceux de « démocratie
culturelle ». La question qui se posait, d’entrée
de jeu – comme elle se pose probablement à tous les
animateurs de jeunes en milieu populaire, voire à tous les
animateurs en général – c’est donc
bien : « qu’est-ce que je peux, moi, faire de cela ? »
Et de ce point de vue, la proposition est très juste puisque
le lecteur est tout de suite confronté à une parole
authentique. Ils ne font pas semblant, les auteurs vont au feu,
au grand feu des questions qu’ils posent devant eux. Le feu
est nourri de nombreuses lectures, débats et réflexions.
Ils montrent les complexités de leurs propres situations
d’animateurs dans la cité inégalitaire dont
ils héritent ; elle ne leur convient pas, cette cité,
mais elle est la leur aussi ; ils veulent la transformer mais
ils en procèdent déjà, ils doivent s’en
dégager mais ils y sont engagés de tout leur être.
Avec beaucoup de pudeur, de sensibilité et d’exigence,
ils éclairent leurs propres paradoxes d’écrivains
à l’intérieur de la politique culturelle dont
ils héritent. Elle ne leur convient pas, cette politique,
mais elle est la leur aussi ; ils veulent la transfigurer mais
ils en procèdent déjà, ils y sont engagés
de tout leur être. Et ces contradictions qui rendent la posture
inconfortable ils auraient pu les maquiller, les passer par pertes
et profits ou les porter à charge des « pères ».
Point du tout ! Ils les énoncent comme leurs propres
contradictions. Et en nommant ces contraintes, comme les leurs propres,
ils créent les conditions d’une appropriation de ces
questions. Ils ouvrent les possibilités imaginaires d’une
issue, d’un dépassement, d’un dénouement
de ces tensions. Le langage retrouve ici sa force de libération
des nœuds du passé. S’ils évoquent la « culture
populaire » c’est pour mieux nommer ce qu’ils
en font. S’ils évoquent la « démocratie
culturelle » c’est pour mieux nommer ce qu’ils
en veulent. Loin d’une variation sur le thème de la
démocratie culturelle, nous sommes face à une réelle
appropriation de la question. Le tout émaillé de nombreuses
références choisies, un dispositif de notes plutôt
impressionnant et une bibliographie bien conduite ; c’est
du meilleur intérêt. [Mons (Belgique), le 3 septembre
2009, Roland de Bodt] – Publics : Pour
un public motivé, les animateurs sociaux et culturels, les
administrateurs publics, les mandataires politiques, les enseignants,
les journalistes, les artistes, les bibliothèques publiques,
les intervenants de l’aide à la jeunesse – Mots
clés : culture, culture populaire, démocratie,
démocratie culturelle, démocratisation de la culture,
égalité des chances, émancipation culturelle,
globalisation, jeunes, inégalités sociales, insertion
sociale, institutions, modernité, pratiques culturelles.
– Adresses numériques des éditeurs
: www.fcjmp.be
– Contenu : Présentation de la
Fédération (3) ; Remerciements (7) ; Table
des matières (9) ; Introduction (11) ; Modernité
et démocratie culturelle (17) ; 1. Modernité
et situations paradoxales (21) ; 1.1 Individuation et globalisation
(22) ; 1.2 Risque et sécurité (28) ; 1.3
Déclin institutionnel et ordonnancement éthique (31) ;
1.4 Système machines et humanisation (36) ; 1.5 Exigence
égalitaire et croissance des inégalités (38) ;
2. Démocratie culturelle et formes paradigmatiques ;
2.1 La démocratisation de la culture (42) ; 2.2 La démocratie
culturelle (43) ; 3. Situations paradoxales et démocratie
culturelle (46) ; 4. Situations paradoxales et questionnement
des pratiques (48) ; II. Jeunesse de milieu populaire et démocratie
culturelle (51) ; 1. Le populaire ; 1.1 Pluralité
sémantique (53) ; 1.2 Hétérogénéité
plurielle (57) ; 2. Juvénisation (58) ; 3. Jeunesse
de milieu populaire ; 3.1 Jeunesse de milieu populaire et perte
de repères (60) ; 3.2 Jeunesse de milieu populaire et
culture de masse (64) ; 3.3 Jeunesse de milieu populaire et
trajectoires problématiques (67) ; 3.3.1 Trajectoires
discontinues et déstructurantes (68) ; 3.3.2 Trajectoires
scolaires allongées et production d’exclus de l’intérieur
(70) ; 3.3.3 Trajectoires de formation qualifiante ou disqualifiante
(71) ; 3.3.4 Trajectoires et comportement problématiques
(73) ; 3.3.5 Trajectoires d’implication sociale faible
et de citoyenneté distante (74) ; 4. Jeunesse de milieu
populaire et démocratie culturelle (75) ; III. Acteurs
et activités : regards croisés (79) ; 1.
La jeunesse (82) ; 2. Les situations (84) ; 3. Les trajectoires ;
3.1 Des trajectoires familiales conflictuelles et frustrantes (85) ;
3.2 Des trajectoires scolaires semées d’embûches
(87) ; 4. La culture (88) ; Le travail et l’insertion
sociale (90) ; 6. La citoyenneté (92) ; 7. Activités
et animations (94) ; 8. Conclusions (96) ; IV. Conclusions
générales et perspectives (97) ; 1. Rétroactes
(99) ; 2. Suggestions ; 2.1 Mieux connaître la population
des centres et lui permettre de réaffirmer une identité
fière (101) ; 2.2 Promouvoir l’intégration
sociale et rendre possible des projets (104) ; Evaluer les
pratiques pour mieux promouvoir l’égalité des
chances (105) ; 2.4 Tirer parti de la diversité des
régimes et registres d’action (108) ; 2.5 Faire
écho aux débats et enjeux de société
(109) ; Notes (111) ; Bibliographie (141)
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Cette lettre d'information a été réalisée
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au soutien de la Communauté française de Belgique.
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