Culture ET démocratie
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Photo: Frédéric Pauwels (détail)

La Lettre de Culture et Démocratien°39 - 16/11/2009

Editorial

 

En 2008, le sauvetage des banques a coûté l’équivalent de deux siècles de politique culturelle !

Suite à la campagne « Culture et vous ? » menée tout au long de la saison 2008/2009, notre association publie un dossier consacré au droit à « l’épanouissement culturel » qui est inscrit à l’article 23 de la Constitution belge. C’est l’aboutissement de la campagne. Mais cette publication est aussi une première pierre qui inaugure un chantier qui va mobiliser nos énergies futures : celui des droits culturels. De nombreux arguments récents, internationaux et belges, nous invitent à avancer sur cette question des droits culturels. Nous aurons l’occasion d’y revenir plus en détail, dans les prochaines éditions. En effet, au cours des prochains mois, nous allons renforcer nos investigations sur ce thème. Et Culture et Démocratie fera largement appel à contributions, sur ce sujet. Pourquoi ? Pour tenter de nommer ensemble et de clarifier par une pluralité de regards : quelles sont les implications concrètes de ces droits culturels ? Quels sont les devoirs éventuels qui corroborent ces droits culturels ? Nous ne souhaitons pas poser ce débat seulement en termes de théorie du droit. Il nous importe particulièrement de le poser sur le plan de la pratique du droit fondamental. Qu’est-ce que le droit culturel dans le champ de la musique ? Qu’est-ce que le droit culturel dans le champ du théâtre ? des arts plastiques ? etc.

De surcroît, il nous semble, enfin, que par essence ce chantier trouve pleinement sa place dans le cadre de l’Année européenne de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, en 2010. Nous aurons l’occasion d’y revenir également.

D’autre part, Culture et Démocratie est invitée par « Banlieues d’Europe » à s’associer aux 16èmes Rencontres du réseau européen, qui sont organisées à Bruxelles et à Liège. Le thème de ces rencontres est consacré aux « alternatives culturelles » et notamment aux alternatives tant en matière d’éducation fondamentale ou supérieure qu’en matière d’éducation permanente ou d’éducation populaire. Si nous voulons rendre l’humanité plus humaine et la dégager des voies destructrices dans lesquelles elle s’est fourvoyée depuis Hiroshima, nous devons effectivement nous poser la question : quelles sont, aujourd’hui, les conditions d’un tel changement culturel ?

Ces interrogations émergent dans un contexte inquiétant. Nous n’avons pas encore pris la mesure des dégâts éthiques du tsunami financier qui a bouleversé les structures de la démocratie belge, il y a un an. Aujourd’hui nous commençons à voir un peu plus clair : et nous n’osons pas en croire nos yeux. Quoi ? Après avoir investi vingt-cinq milliards d’euros dans le sauvetage des banques, l’Etat belge entreprend réellement (!) de demander au secteur public et au secteur culturel de faire des économies ! Vingt-cinq milliards d’euros cela représente l’équivalent de deux siècles de politiques culturelles en Communauté française de Belgique. L’équivalent de deux siècles de politique culturelle, pour quoi ? pour qui ? Pour compenser des spéculations financières douteuses qui ressemblent étonnement à des malversations, à des dissimulations et à des détournements de fonds. Des malversations, du point de vue de l’éthique – sur ce plan c’est un fait incontestable ! – à défaut d’être reconnues déjà comme des malversations et des détournements en droit. La justice pourra-t-elle démêler les faits et les responsabilités ? Pourra-t-elle rendre justice de ces actifs devenus « toxiques-on-ne-sait-pas-comment » ?

Les Présidents des partis démocratiques sont au pied du mur. Ils doivent envoyer rapidement un signal clair à leurs concitoyens : ou bien les partis démocratiques sont au service de l’éthique douteuse des banques et de la spéculation financière mondiale illimitée et ils réduiront les budgets des services publics et notamment ceux de l’enseignement et de la culture. Et nous prendrons acte de leur soumission. Ou bien les partis démocratiques sont le ressort de l’éthique démocratique et, devant la situation économique du pays, ils donneront le feu vert aux institutions de l’Etat pour investir massivement dans l’éducation et la culture. Investir massivement pour quoi ? Pour inventer, par l’enseignement et la culture, d’autres voies de développement humain, d’autres voies de solidarités et d’égalité, d’autres économies pour édifier nos démocraties. Qu’y a-t-il de plus important à faire aujourd’hui ? Si ce n’est d’inventer des voies culturelles nouvelles pour se dégager de la violence économique mondiale ? Le sauvetage des banques par l’argent public montre à suffisance que ces voies culturelles nouvelles ne pourront prendre assise sur les structures de la violence économique mondiale. Elles seraient inéluctablement compromises par les spéculations opaques de la bourse et les manœuvres obscures de la finance internationale. Il faut donc choisir !

Nous espérons recevoir un signal politique clair en faveur de l’invention démocratique, de la recherche et du développement de la culture démocratique, en faveur de l’invention d’une culture nouvelle de l’économie démocratique, c'est-à-dire d’une culture de la loi (nomos) de la maison (oikos) démocratie. Au plus tôt !

 

Roland de Bodt

 

Les couleurs correspondent aux axes suivants :

  • Politiques culturelles
  • Culture et Solidarité (Art et Santé, Art et Prison, CPAS)
  • Culture et Ecole
  • Interculturalité
  • Culture et Citoyenneté

À vos agendas 

Consultez également l'agenda du site de Culture et Démocratie ...

 

Activité organisée par ou en collaboration avec Culture et Démocratie

 

Culture et Citoyenneté :

Censures et Subversions

Du 6 /11/09 au 20 /12/09, à Mons

Le 9 novembre 1989, l’Europe vivait un des événements politiques les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle : la chute du mur de Berlin. L’équilibre mondial s'en trouva modifié tant du point de vue politique qu'économique.

Le projet « Censures & Subversions » entend célébrer cette chute, non pas de manière passéiste et purement commémorative, mais en s’interrogeant sur les conditions de la liberté de pensée et les formes de subversion que les artistes et les intellectuels peuvent inventer pour émettre des idées critiques lorsque manque la liberté d’expression.

Pour y parvenir, plusieurs organismes se sont associés : l’Université de Mons, l’Université de Liège, le Musée des Beaux-arts de Mons, le manège.mons/Triennale Internationale de l’Affiche politique, Présence et Action Culturelles, le Centre Interdisciplinaire d’Études Philosophiques de l’Université de Mons, Musiques Nouvelles et Culture et Démocratie. Ils proposent trois activités diverses afin de toucher le plus grand nombre :

- Une exposition : « Esthétique de la résistance ».
Quand : du 11 novembre au 20 décembre 2009, du mercredi au dimanche de 12 à 18h
Où : Université de Mons : 9 rue de Houdain, 7000 Mons, Espace Terre et Matériaux.

- Un Colloque : « Penser librement sous la censure ».
Comment font les artistes et les intellectuels pour exprimer leurs idées et critiquer quand manque la liberté d’expression ?
Quand : du 10 au 12 décembre 2009.
Où : Université de Mons : 9 rue de Houdain, 7000 Mons, auditoire 12.

- Un concert : « Quatuor à cordes n° 8 » de Chostakovitch par Musiques Nouvelles.
Quand : le 12 décembre 2009 à 16 h.
Où : Université de Mons : 9 rue de Houdain, 7000 Mons, Espace Terre et Matériaux.

 

Informations :

http://staff.umh.ac.be/Staquet.Anne/censuresetsubversions.htm

Anne.Staquet@umons.ac.be

 

Culture et Solidarité :

Culture et vous?

Le 26/11/09, de 18h à 20h, en partenariat avec Collectif Formation Société - CFS (Rue de la Victoire 26 à 1060 Bruxelles)
Le 14/12/09, de 10h à 12h, en partenariat avec la province de Namur (à la Maison de la Culture de la Province de Namur, Avenue Golenvaux 14 à 5000 Namur)

L’année 2009, marquée par le quinzième anniversaire de l’inscription dans la Constitution belge (Article 23, alinéa 5) du droit à l’épanouissement culturel, est une occasion parmi d’autres pour réfléchir au sens et au fonctionnement de ce droit fondamental. Que signifie, en effet, « avoir droit à l’épanouissement culturel » ? Comment ce droit s’applique-t-il ? Jusqu’où va le droit pour chaque individu de participer à la vie culturelle de sa communauté ? Qu’en est-il pour les personnes défavorisées ? S’agit-il d’un instrument de protection des minorités ou, à tout le moins, de la vie culturelle des communautés ? Ou d’un droit à participer aux processus décisionnels relatifs à la culture ? Le droit à l’épanouissement culturel est-il un véritable droit ou simplement une orientation pour le législateur ?

Autant de questions que ce débat se propose d’aborder. La rencontre s’adresse aux acteurs culturels, artistes, animateurs, enseignants, travailleurs sociaux, représentants du monde associatif, des mutuelles, des syndicats, des administrations, bref, à toute personne qui souhaite s’informer sur ce droit à la culture dont la reconnaissance permettra de stimuler un travail de réflexion critique sur la place et le rôle des arts et de la culture dans le développement d'une société démocratique.

Au programme :

- Projection d’un reportage à ce sujet, réalisé par les jeunes de l’émission « Coup2Pouce »
- Témoignage d’un participant
- Présentation de la coopérative Cera qui soutient le projet « Culture et vous ? » mené par Culture et Démocratie
- Interventions de Roland de Bodt (chercheur, écrivain et président de Culture et Démocratie) et de Céline Romainville (juriste, assistante en Droit constitutionnel à l'UCL, aspirante FNRS)
- Echanges et discussions avec le public
- Drink de clôture

Le 26/11, de 10h15 à 12h15, Culture et Démocratie interviendra sur le même thème, à l'invitation de Siréas, à la Boutique culturelle (Rue Van Lint 16 à 1070 Bruxelles).

Infos et inscriptions :

Culture et Démocratie
02/502 12 15
info@cultureetdemocratie.be

Projection de Jail House Rap & Slam

Le 28/11/09, au cinéma Nova, à 22h

En 2005 et 2006, dans le cadre du Réseau Art et Prison et grâce au soutien de Cera, Culture et Démocratie a initié un atelier Rap et Slam animé par des professionnels de l'asbl Lézarts Urbains à la Prison d'Ittre. Il s'agissait de mettre en évidence le « rôle social de l'art » et d'encourager les détenus à concevoir et réaliser un projet artistique.

Dans ce cadre, des textes et chansons chargés d’émotions ont été composés et enregistrés. Un documentaire réalisé par le cinéaste Nimetulla Parlaku donne à voir les séances hebdomadaires et le concert. Il sera présenté le samedi 28 novembre, vers 22h, dans le cadre de la programmation Trou de mémoire (Regards sur une case noire de notre société : la prison) et du week-end thématique « Intérieur-extérieur » qui se déroulera au cinéma Nova. Deux temps sont prévus autour des questions soulevées par les rapports "intérieur-extérieur" en prison. D'un côté, faire entrer en prison des visiteurs, des savoirs, de l'information ou de la culture. Et de l'autre, faire sortir la parole des détenus, montrer et expliquer ce qui se passe derrière les murs !

Samedi, la rencontre sera axée sur la pratique des ateliers vidéos et musicaux en milieu carcéral. Le lendemain, la discussion s'élargira au regard d'autres pratiques menées par des collectifs ou des individus qui tentent, à leur échelle et avec leurs outils, de créer des brèches dans l'isolement carcéral.

Infos :

Cinéma Nova,
3 rue d'Arenberg, 1000 Bruxelles
02/511 24 77
nova@nova-cinema.org

Rencontre- Débat : Artiste intervenant en milieu de soin et art-thérapeute, quelle cohabitation ?

Le 01/12/09, de 12h à 14h à la Maison du Spectacle - La Bellone (Rue de Flandre 46 – 1000 Bruxelles)

Dans la cadre des activités qu'il mène depuis 2005, le réseau « Art et Santé », coordonné par Culture et Démocratie, est confronté à un amalgame entre le travail de l'artiste intervenant en milieu de soin et celui de l'art-thérapeute.

Concerné par cette question, le réseau « Art et Santé » organise une rencontre-débat Artiste intervenant en milieu de soin et art-thérapeute, quelle cohabitation? avec pour objectifs de définir et de clarifier les rôles et démarches de chacun, de favoriser les rencontres et échanges et de diffuser plus largement ces réflexions.

Jean Florence, philosophe, psychologue, psychanalyste et auteur de Art et thérapie, liaison dangereuse ? (Bruxelles, FUSL, 1997), ouvrira la rencontre avec une série de réflexions sur les liens entre art et thérapie, l’historique de ces relations, la(ou les) définition(s) actuelles de « art-thérapie », l’utilisation qui en est faite en Belgique et à l’étranger, etc.
Patrick Beckers, comédien, intervenant à l'Hude, Fabienne Cassiers et Laurent Peeters musicothérapeutes au Centre de Musicothérapie de l'AREAM, présenteront ensuite leurs pratiques ainsi que leur définition du lien entre art et thérapie.
Le débat sera modéré par Françoise Wolff.

Programme :

12h10 : Accueil
12h15 : Interventions de Jean Florence, Patrick Beckers, Fabienne Cassiers et Laurent Peeters
13h00 : Echanges et discussions
13h45 : Drink de clôture

Infos et inscriptions :

Culture et Démocratie
Réseau Art et Santé
02/502 12 15
marie@cultureetdemocratie.be

 

Activités et évènements à venir, liés à la culture dans un esprit démocratique :

 

Culture et Citoyenneté :

Under, de Lars Noren

Mise en scène par Jean-François Noville
Du 13/11/09 au 27/11/09, à 20h30, au Théâtre Les Tanneurs

Under est une tragédie burlesque qui dépeint avec cruauté et humour un monde borderline où vivent, dans un décor aseptisé proche de l'abattoir, trois clochards complètement décalés. Jean-François Noville nous confronte à la vérité de ces hommes « hors normes » qui, comme sur une piste de cirque, évoluent dans leur logique d'êtres inutiles et improductifs. L'auteur suédois Lars Norén livre ici un texte à regarder droit dans les yeux, pour définir et comprendre enfin, la « normalité » de notre propre et monstrueux système...

Infos :

Théâtre les Tanneurs
Rue des Tanneurs, 75
1000 Bruxelles
02/512 17 84
www.lestanneurs.be

Artistes contre le mur

Le 18/11/09, à 19h15, au Cinéma Arenberg

Projection : "Le jardin de Jad", en présence du réalisateur, montre la situation en Palestine d'une façon douce mais ferme (une maison pour personnes âgées à Jérusalem, isolée par le mur construit sous leurs yeux et empêchant leurs enfants de les visiter).

Un des films réalisés par les jeunes de Qalqilya à l'occasion du "Kinocamp" en juillet 2009 sera également projeté et, commenté, avec le making of, par les initiateurs, vidéastes professionnels. Une démarche formative qui marque un tournant pour accroître l'impact de la culture dans la résistance à long terme contre l'occupation.

Infos :

Cinéma Arenberg, Galerie de la Reine, 26, 1000 Bruxelles.

Et si on (re)pensait autrement la société dans laquelle nous vivons ?

L’Université Populaire, en partenariat avec le CFS asbl et la FGTB Bruxelles, vous propose depuis la mi-octobre un cycle de 5 grandes conférences couplées à 5 séminaires de formation.Il est encore temps de prendre le train en marche…

Parmi les courants intellectuels opposés au néo-libéralisme, vous seront présentées quatre manières contrastées d’envisager notre société aujourd’hui, d’analyser les crises qui la traversent, et de proposer de « nouvelles pensées » qui constitueraient autant de pistes de sortie(s) de crise(s)..

Au programme:
Tous les séminaires et grandes conférences auront lieu de 18h00 à 20h30.
· Conférence de Christian ARNSPERGER - Mercredi 18 novembre
· Séminaire 2 portant sur la conférence “La sécurité sociale professionnelle” de Bernard FRIOT - Mardi 1 décembre
· Conférence de Bernard FRIOT - Les 8, 9 ou 10 décembre
· Séminaire 3 portant sur la conférence de Thomas COUTROT - Mardi 19 janvier
· Conférence de Thomas COUTROT - Mercredi 3 février
· Séminaire 4 portant sur la conférence “Le capitalisme cognitif” de Yann MOULIER-BOUTANG - Mercredi 3 février
· Conférence de Yann MOULIER-BOUTANG - 17 Mars
· Séminaire de clôture : quels repères structurants dégageons-nous pour l’UP sur les pistes de « sorties de crises » évoquées tout au long du processus de formation - Mardi 27 avril

Infos :
Université Populaire de Bruxelles
Rue de la Victoire 26
1060 Bruxelles
info@universitepopulaire.be
Tél: 02/543.03.03
Fax: 02/543.03.09

Guerre, de Rainald Goetz

Mise en scène par Paul Camus
Du 21/11/09 au 13/12/09 au Théâte Océan Nord

Guerre offre, par collages, analogies et plis, une fresque historique du 20ème siècle allemand. Editée en 1986 et écrite par l’un des auteurs allemands contemporains les plus originaux et remarqués, la pièce interroge la démocratie à partir des situations limites auxquelles elle se trouve confrontée. Le spectateur assiste impuissant à la naissance des notions d’« état d’urgence », de « régime de terreur », de « totalitarisme » et à leurs insidieuses justifications. Par la radicalité « politico-subjective » de ses textes, Rainald Goetz semble réellement faire entendre les effets de l’Histoire sur la structure mentale des individus. Il nous dévoile les éléments d’une résistance et d’une possible régénération.


Infos :

Vu la longueur de la pièce, la représentation pourra se déroulera en trois épisodes ou en une intégrale. Renseignez vous !

Théâtre Océan Nord
63/65 Rue Vandeweyer
1030 Bruxelles
02 242 96 89
www.oceannord.org

Les droits de l'enfant à l'épreuve de la réalité

Le 25/11/09, de 13h45 à 16h, au Ministère de la Communauté française

En marge de l'anniversaire des Droits de l'enfant (voir aussi la programmation de CODE à ce sujet ), Yapaka organise une conférence avec Françoise Guillaume (préfète de l'Ecole Decroly à Bruxelles) et Bernard Devos (délégué général aux droits de l'enfant).

Deux cents ans séparent la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de la Convention Internationale des Droits de l'enfant : le temps pour cet enfant pour passer du statut de « petit d'homme » à celui de « petit homme ». Mais l'enfant lui-même trouve-t-il toujours son compte à cette évolution ? A partir d'exemples concrets, les conséquences (positives et négatives) de ces droits de l'enfant en 2009 seront présentées. Le droit à l'enfance est-il toujours cohérent avec les droits de l'enfant ?

Infos :

Ministère de la Communauté française, Salle Wallonie-Bruxelles 6A101 , Bd Léopold II 44 à 1080 Bruxelles.

Inscription obligatoire sur : http://www.yapaka.be/professionnels/inscription

 

Loin de Corpus Christi, de Christophe Pellet

Mise en scène de Michael Delaunoy
du 28/11/09 au 18/12/09, au Théâtre Marni

Dans le contexte des 20 ans de la chute du mur de Berlin, le Rideau de Bruxelles présente, au Marni, « Loin de Corpus Christi », une pièce rare qui, du maccarthysme à la chute du rideau de fer et à l'ouverture des archives de la police secrète est-allemande, interroge tout à la fois la fascination qu'exercent sur nous les images et leur beauté, et la place de l'homme dans l'Histoire.


Infos et réservations :

Marni (Rue de Vergnies 25 - 1050 Bruxelles)
02 507 83 61 / www.rideaudebruxelles.be

 

Résistances au féminin du Nord au Sud

Jusqu’au 01/12/09, à Namur

Un programme d’activités organisées conjointement par le Centre d’Action Laïque de la Province de Namur, Annoncer la Couleur et la Cellule Égalité des chances de la Province de Namur

Le choix du thème, et de l'ensemble de ces activités s'explique par le désir d’analyser les différentes formes de résistance et, par des animations ou des témoignages à propos d'expériences (locales ou au niveau mondial) d'informer et de développer un regard critique par rapport au pouvoir et à l’ordre établi. Si la visibilité des femmes dans l’histoire est récente, elles n’en sont pas moins sujets et actrices de changement social.

A différentes échelles, en Belgique et ailleurs, les femmes pensent le monde et s’organisent pour résister à de nouvelles formes de violence et d’injustice. En relayant les difficultés, les initiatives et les résistances de femmes, le programme d’activités souhaite s’inscrire dans un mouvement plus large qui questionne le monde d’aujourd’hui et revendique des choix de société humaniste.

Télécharger le programme.

 

Controverses. "Une histoire juridique et éthique de la photographie"

Jusqu'au 03/01/10, au Botanique.

L'exposition est importante, ne la manquez pas !

Elle traite des multiples questions que soulève la présence - l'omniprésence - des images depuis l'invention de la photographie et les "controverses" qu'elle soulève sont essentielles. Il s'agit non seulement de questions juridiques, de procès et d'actes de censure mais, sans doute plus importantes encore, des questions d'éthique car le droit (réel) des personnes à protéger leur image va souvent à l'encontre du droit à l'information, démocratiquement important.

Le titre est accrocheur, l'affiche l'est aussi. Le sous-titre, pourtant austère, quant à lui, n'a pas empêché le public de réagir et de se presser en foule au Botanique qui décide donc de la prolonger jusqu'au 3 janvier !

Infos :

Le Botanique, 236, rue Royale, 1210 Bruxelles. Du mercredi au dimanche de 12 à 20 heures.
02 218 37 32

http://www.botanique.be

 

Culture et Ecole :

Francisco Ferrer, un siècle après l'exécution du pédagogue : Cadre et enjeux de l'expérimentation pédagogique.

Le 18/11/09, 20h00, à Bruxelles Laïque

100 ans après l'élimination d'un pédagogue qui à dérangé l'ordre établi, notre système éducatif est dans un état inquiétant. Qu'en est-il de l'expérimentation pédagogique aujourd'hui comme ouverture du champ des possibles en matière d'apprentissage ?

Avec :
Mariejo Sanchez, enseignante et traductrice de la version française de « L'Ecole Moderne » ; Benoit Toussaint, Pédagogie Nomade ; Bernard Devos, Délégué aux droits de l'enfance ; Vincent Carette , Unité de recherche en sciences de l'éducation, ULB

Infos :
Bruxelles Laïque asbl - Avenue de stalingrad, 18 à 1000 Bxl

Entrée libre

Exposition « A la manière des Primitifs Flamands »

Jusqu’au 30/11/09, au Cinéma Sauvenière (Liège)

C’est dans le climat des tensions communautaires belges, lors de l’été 2008, que l’organisation de jeunesse C-paje a choisi le thème de son nouveau projet collectif de création annuel. Afin de contribuer à la construction du dialogue interculturel, l’appel à participation au projet intitulé « A la manière des Primitifs flamands » a été lancé en septembre 2008. Ce courant artistique, même s'il date de plus de 500 ans, est bel et bien d’actualité : il nous rappelle que diversité et métissage culturels participent aux changements et favorisent l’émergence d’idées et de points de vue nouveaux. C’est dans cet esprit d’ouverture à l’autre et de mixité que nous avons décidé d’emprunter à ce courant ses sources d’inspiration (représentation du monde, techniques, préoccupations, innovations…) pour nourrir la créativité de 50 professionnels de l’enfance et de la jeunesse ainsi que près de 400 enfants et jeunes faisant partie de leur public. Ce projet leur a permis d’explorer diverses techniques d’expression : peinture, dessin, collage, écriture, 3D,… autant de supports à la découverte et à la compréhension de soi, de l’autre, de son environnement. Ils vous invitent à les découvrir.

Infos :

Cinéma Sauvenière
Place Xavier Neujean, 12
4000 Liège

http://alamanieredesprimitifsflamands.blogspot.com/2009/09/affiche-de-lexpo.html

Journée d'étude autour des projets artistiques dans l'enseignement secondaire

Le 25/11/09, 13h30-17h, au Bronks (Bruxelles)

Lasso, le réseau bruxellois de l'éducation à l'art et de la médiation des publics, organise une journée d'étude autour des projets artistiques dans l'enseignement secondaire à Bruxelles. Articulée autour de deux projets concrets, cette journée d'étude a pour objectif de trouver des pistes d'action pour stimuler la collaboration entre l'enseignement secondaire et les institutions culturelles à Bruxelles.

Infos :
Bronks : Varkensmarkt, 1000 Bruxelles
info@lasso.be

 

Culture et Solidarité :

Culture, handicap, terrains d’aventures

Le 19/11/09, de 9h30 à 17h30, au Théâtre de Bourg-en-Bresse

Organisée par Résonance Contemporaine et le Théâtre de Bourg-en-Bresse, la journée "Culture, handicap, terrains d'aventures" aura lieu jeudi 19 novembre 2009 de 9h30 à 17h30 au Théâtre de Bourg-en-Bresse (France).

La prise de conscience de ce que la société ne peut nier une partie des individus qui la composent et auxquels elle doit faire place à part entière s'est traduite dans la loi mais aussi, au préalable, dans les initiatives de collectivités locales ou d'associations. La réactivité de nombreux acteurs des milieux culturels et artistiques ou sanitaires et sociaux montre que l'action culturelle en direction des personnes handicapées ou en difficulté est sortie du registre caritatif et compassionnel pour être reconnue comme un droit, même si ce droit doit en permanence être réaffirmé.
Publics : Professionnels des réseaux culturels, des structures médico-sociales et du handicap, élus, toute personne intéressée par cette question.

Infos :
Nathalie Rébillon : resonance.contemporaine@wanadoo.fr

Ciné-débat – La solidarité contre l’exclusion sociale ? Autour du film documentaire « Zone Frontière », en avant-première à Bruxelles

Réalisateurs : Jelle Janssens & Sofie Hanegreefs
Le 25/11/09 à 20h, au Botanique

« Grensland » ou « Zone Frontière » est un documentaire captivant qui met en lumière les mécanismes d’activation de l’exclusion sociale et de la pauvreté.

Réalisé en 2008, “Grensland” suit la vie de cinq personnes qui habitent une cité située en Flandre occidentale. Il aborde la réalité quotidienne des gens qui vivent dans la pauvreté, sans tabou ni misérabilisme. L’objectif est d’éveiller la conscience du grand public aux problèmes complexes qui sont liés à l’exclusion sociale et au chômage de
longue durée.

 

Débat : L’exclusion sociale…au-delà de l’accès au travail

La projection du film sera suivie d’un débat avec différents acteurs de terrain qui aborderont la complexité de l’exclusion. Les pouvoirs publics misent aujourd’hui essentiellement sur l’insertion professionnelle comme outil de lutte contre la pauvreté. Mais la réalité montre que l’accès au travail est loin de donner à lui seul une réponse aux situations de pauvreté. Quels services développer alors
en termes de cohésion sociale et de solidarité ? Quels rôles pour l’économie sociale ?

 

Infos
Botanique (salle atelier), rue royale 236 à 1210 Bruxelles
Prix: Adulte : 5 € - Etudiant & senior : 4 € - Sans-emploi : 3 € - Article 27 : 1,25 €

 

Le travail des femmes en attente de régularisation.

Exposition

A l’occasion de la Quinzaine de l'égalité 2009, les asbl Le Monde selon les femmes et Caravane proposent : Le travail des femmes en attente de régularisation, une exposition des photographies de Stéphanie Pety de Thozée, jusqu’au 25/11/09, au Petit Théâtre Mercelis

Ces photographies mettent en évidence les démarches de ces femmes en situation précaire, pour trouver un emploi. Comment concilient-elles travail et vie privée? Quelles sont leurs difficultés, leurs alternatives? Quels sont leurs espoirs, leurs rêves?

Infos :
Petit Théâtre Mercelis
13, rue Mercelis
1050 Ixelles
Stéphanie Pety de Thozée
www.collectif-caravane.com
0479/29.84.13

Arts & Marges Musée

Dés le 03/12/09 !

25 ans après sa fondation, le Centre de recherche et de Diffusion « Art en Marge » devient « Arts & Marges Musée ». L’agrandissement et le nouvel aménagement des locaux permettent de présenter conjointement des expositions temporaires et un accrochage d’une partie de la riche collection dans des conditions muséales optimales. Cette collection, exclusivement constituée de dons, compte à ce jour plus de 2500 œuvres d’artistes belges et internationaux. Elle reflète parfaitement la philosophie du centre qui a toujours visé la promotion d’artistes de l’ombre : personnes psychologiquement fragilisées, handicapées mentales, ou artistes isolés et étrangers au milieu artistiques professionnels.

Infos :
http://www.artenmarge.be/

 

Exprimer, s’exprimer en atelier

Le 4/12/2009, 20h, Rue Artan 144, 1030 Bruxelles

Les Ateliers de l’Insu et l’Institut Marie Haps organisent une conférence de Jean Florence, psychologue et psychanalyste, dans la cadre de la formation d’animateurs d’ateliers d’expression créatrice sur le thème Exprimer, s’exprimer en atelier.

Infos :
Alain Gontier : 0472/784388

 

Interculturalité :

Wang Gang – Interior portraits

Jusqu’au 17/12/09, au Brass (Bruxelles)

Les portraits de Wang Gang invitent à apprécier des réalités autres que celles des mégapoles chinoises, comme celle du peuple Yi dans le Sichuan, celle des Tibétains aux environs de Lhassa et dans les villages reculés du Qinghai. La peinture classique européenne, notamment hollandaise et l’art du clair-obscur, qu'il découvre lors d'un séjour à Amsterdam et Paris, le décide à expérimenter la couleur et la composition. Dès 2007, Yi et Tibétains posent pour lui dans leurs modestes demeures, entourés d’objets familiers, dans une lumière étrange. Ces portraits intemporels n’ont rien de la photographie de voyage ni du document ethnologique. Certains visages évoquent d'ailleurs tout autant quelque Mexicain ou Indien d’Amérique du Nord. Rompant ainsi les frontières, Wang Gang dignifie l’humain dans son individualité et sa pleine universalité.

Infos :

Le BRASS - Forest, Centre culturel
364 Avenue Van Volxem – 1190 Bruxelles
Info : +32(0)2 345 37 71 – info@forestcentreculturel.be
www.forestcentreculturel.be

 

Draped, exposition de photgraphie de Sanaz Azari

Du 20/11/09 au 19/12/09 au MAAC

Suite à son voyage dans son pays natal pendant les dernières élections, l’artiste iranienne Sanaz Azari a développé, pendant ses 6 mois de résidence à la Maison d’Art Actuel des Chartreux, le projet d’exposition «Draped». Loin de revendications politiques et culturelles, c’est au niveau formel que l’artiste étend sa réflexion ; les œuvres présentées soulignent la tension existante entre la masse noire et la lumière blanche…

Infos :
MAAC, rue des Chartreux, 26-28, 1000 Bruxelles

 

Festival Voix de femmes

du 18/11/09 au 28/11/09, à Bruxelles, Anvers, Utrecht et Liège

La neuvième édition du Festival Voix de Femmes se tiendra du 18 au 28 novembre prochain. Concerts, Expo, Cinéma, Littérature, Théâtre et rencontres seront au programme.

Infos :
http://www.voixdefemmes.org/

Coups de cœur

Culture et Citoyenneté


- Kidonaki.be : achetez, vendez, donnez et changez le monde !

Kidonaki est un nouveau site d’enchères en ligne pas comme les autres. Il vous permet d’acheter et de vendre des objets neufs et d’occasion au profit d’associations actives dans des domaines aussi différents que l’environnement, la santé, l’action sociale ou les relations Nord/Sud.

En tant que vendeur, vous choisissez le projet que vous souhaitez soutenir en vendant un objet dont vous n’avez plus l’usage. Une manière solidaire de vider vos greniers et de faire un don sans dépenser d’argent.

En tant qu’acheteur, en plus des objets, vous trouvez sur le site des places de théâtre ou des bons d’achat. En les achetant, vous faites une bonne affaire et le prix que vous payez est directement versé à une association !

Alors n’hésitez pas, achetez et vendez et donnez sur Kidonaki !

http://www.kidonaki.be/

 

- Le Temps des crises.

La grippe et ses vaccins (quotidiennement associés et administrés par les médias) ont failli nous la faire oublier ! Mais elle est bien là, la crise !

La "Compagnie maritime" (théâtre d'intervention, comme son nom ne l'indique pas) s'en est sérieusement inquiétée. Elle a beaucoup pensé puis concocté, avec "le Temps des Crises", une brillante fable des temps modernes, la saga de la libéralisation à outrance. La "première (à La Louvière) l'a prouvé : c'est drôle, enlevé, grinçant, parfaitement renseigné, parfaitement efficace. Quand on parle économie et privatisation (en néolibéral dans le texte), il faut savoir de quoi on parle… Or il apparaît que ces libéralisations ou rationalisations (je ne sais plus) vous touchent là où on s'y attend le moins. Du côté de la sa santé, par exemple !

Une chambre d'hôpital. Un homme désemparé s'y cache pour éviter la patrouille qui recherche ceux qui "ne sont pas en ordre", donc qui n'ont ni les papiers, ni le pyjama gris réglementaire. L'homme y rencontre une de ses connaissances. Un coup de chance. Celui-ci est devenu gestionnaire, réorganisateur et privatiseur de l'institution. L'homme sans pyjama gris est rassuré, quoique partagé entre le doute et l'espoir. Il semble conquis par le discours sans faille, bien construit de son ami et néanmoins gestionnaire… Mais l'est-il vraiment ? (la suite sur scène : on vous laisse la surprise) !

www.lacompagniemaritime.yahoo.fr

Culture et Solidarité

- Avec les réfugiés climatiques. Le Collectif Argos au Kaaitheater.

Le climat, on en parle beaucoup et ce n'est pas sans raison. Les réfugiés climatiques, ça existe vraiment. Cela ne fait d'ailleurs que commencer… Pour en savoir davantage, pour vérifier leurs doutes et leurs convictions, pour constater les dégâts déjà irréversibles, les photographes du Collectif Argos (France) ont longuement exploré cette grande question.

Six d'entre eux, Guillaume Collanges, Hélène David, Jérômine Derigny, Cédric Faimali, Eléonore Henry de Frahan, sont allés aux quatre coins du monde et en ont ramené des images étonnantes : Alaska, péril au Snishmaref ; Népal, horizons perdus ; Chine, la colère du dragon jaune ; le Bangladesh, les Maldives et Tuvalu, menacées de disparition ; Tchad, main basse sur le Lac ! L'Allemagne aussi et la Nouvelle Orléans, pour l'adieu à Big Easy…

Le résultat est une exposition itinérante. Sur de grandes bâches, ce sont une centaine d'images qui sont exposées au Kaaitheater, 20 place Sainctelette à Bruxelles du 23 au 28 novembre 2009, et cela à l'occasion l'approche de la réunion de "Copenhague" et du festival BurningIce dont la thématique s’articule autour des changements climatiques : expositions, conférences, débats.

Important : dans la continuité de son travail sur les réfugiés climatiques, le collectif Argos lance un appel citoyen pour que cette question soit abordée lors de la prochaine de conférence internationale sur le climat qui se tient à Copenhague au mois de décembre prochain. Vous êtes sensible à cet enjeu ? Merci de signer l'appel et de le diffuser le plus largement possible : http://www.refugiesclimatiques.com/petition/

 

Culture et Solidarité

- A la découverte de CGé, ChanGements pour l’égalité, mouvement sociopédagogique reconnu par le secteur de l’Education permanente.

L’objet social de CGé porte sur l’amélioration de la qualité de l’enseignement et de la formation en Communauté française et ailleurs dans le monde, dans une perspective d’égalité et de démocratie. En dépit de la démocratisation de l’enseignement, les chances scolaires des élèves sont toujours inégalement réparties selon leur milieu social. L’Ecole, caisse de résonance de la société, porte sa part de responsabilité dans la reproduction des inégalités.

Le mouvement sociopédagogique CGé, Changements pour l’égalité entend mobiliser et se faire rencontrer différents acteurs dans le domaine de l’éducation : enseignants, éducateurs, directeurs, animateurs, travailleurs sociaux, formateurs, parents.

CGé contribue à interroger quotidiennement tous les acteurs précités sur la qualité de leur travail et le sens de leurs pratiques. C’est un lieu de rencontre où des acteurs différents peuvent partager leurs interrogations dans le but de débattre, produire des textes, des outils pédagogiques ou des analyses pour alimenter la réflexion de tous et interpeller les pouvoirs publics. Une particularité du mouvement est de croiser constamment l'analyse pédagogique et l'analyse politique.

Afin de rencontrer au mieux son objet social, CGé, ChanGements pour l’égalité est organisé en différentes équipes composées de permanents et de volontaires.

Présentation des principales actions, activités et outils.

- Les formations portent sur l’apprentissage, la socialisation et le rapport entre l’École et la société. Tout au long de l’année, nous proposons des formations et des accompagnements dans de nombreux domaines. Les formations sont organisées à la demande des écoles et des associations ou en collaboration avec des organismes de formation.

- Les Rencontres pédagogiques d’été offrent des formations qui permettent d’acquérir de nouvelles compétences et de nouveaux savoirs, d’analyser les pratiques, de confronter des expériences et des projets.

- La revue TRACeS de ChanGements s’adresse aux personnes soucieuses d’améliorer leurs pratiques éducatives. Elle propose des récits de pratiques, des démarches d’apprentissage, des outils pédagogiques, des articles de réflexion et des analyses critiques par rapport aux positions socio-pédagogiques dominantes.

- La collection L’Ecole au quotidien (en collaboration avec Couleur Livres) entend développer auprès d’un large public une compréhension et une analyse des mécanismes scolaires et sociaux qui (re)produisent les inégalités à L’Ecole.

- Des débats et des journées d’étude visent l’échange de points de vue des différents acteurs éducatifs sur une problématique donnée.

- Un centre de documentation propose plus de 6000 livres et revues sur de multiples sujets liés à l’éducation.

- Des groupes de recherche-action produisent des analyses et des études sur divers sujets d’éducation.

- Des groupes de praticiens se réunissent pour partager leurs expériences et faire évoluer leurs pratiques.

- Le site www.changement-egalite.be présente l’agenda de toutes nos activités et de nos productions, un espace de débats, ainsi que des liens utiles.


Pour en savoir plus :

CGé, ChanGements pour l’égalité, mouvement sociopédagogique
66, Chaussée de Haecht, 1210 Bruxelles
Tel : 02-218 34 50
Fax : 02-218 49 67
E-mail : info@changement-egalite.be

Faits et opinions

Un Plan culturel pour Bruxelles

Le 29 septembre dernier, le monde culturel bruxellois s’était donné rendez-vous au Wiels pour la présentation officielle du « Plan culturel pour Bruxelles ». De nombreux représentants des pouvoirs publics, de la presse et de la vie bruxelloise avaient également répondu présent à l’invitation du Brussels Kunstenoverleg et du Réseau des Arts à Bruxelles, les deux plates-formes de concertation du secteur culturel à Bruxelles qui sont à l’initiative du projet.

En février 2007, plus d’une centaine d’institutions culturelles flamandes, francophones et plurilingues ont lancé un message positif et fort en signant un accord de collaboration. Dans l’attente de la traduction politique d’un tel accord entre les Communautés flamande et francophone, les signataires ont voulu mettre en évidence les nombreuses formes de collaboration existantes dans le secteur culturel et encourager davantage les échanges entre les acteurs artistiques et culturels, flamands, francophones et autres.

Suite à cet accord, les acteurs culturels bruxellois ont voulu aller un pas plus loin et réfléchir ensemble à une ‘vision’ pour le développement de la culture à Bruxelles. Quelle est la ‘vision culturelle’ dans une ville où les compétences liées aux matières culturelles sont diluées à un tel point que plus d’une quarantaine de responsables politiques disposent d’une enveloppe budgétaire à attribuer directement ou indirectement aux activités artistiques et culturelles ?

Devant l’absence d’une politique culturelle cohérente et intégrée qui réponde à la spécificité de la ville, le secteur culturel bruxellois a entamé un processus de réflexion en vue de définir les enjeux prioritaires de l’activité artistique et culturelle à Bruxelles. Après deux ans de débats internes, ils publient un « Plan culturel pour Bruxelles », un document dans lequel ils dévoilent des questions, des exigences et surtout des ambitions concrètes formulées pour eux-mêmes, pour le secteur culturel dans son ensemble et pour la ville.

Véritable exercice de démocratie, ce « Plan culturel pour Bruxelles » est le résultat d’une expérience inédite. Dépassant les clivages de langue, de discipline, de territoire, de taille, oubliant la défense de leurs intérêts particuliers, les acteurs culturels bruxellois ont tenté de parler d’une seule voix dans la formulation de pistes d’action et de propositions prioritaires pour la culture à Bruxelles.

Le « Plan culturel pour Bruxelles » porte une vision claire pour Bruxelles, une volonté affirmée d’une ville, laboratoire européen exemplaire, déclinée en quatre dimensions : la ville de l’accueil, la ville du lien, la ville du débat, la ville des réseaux et en réseau. Chacune de ces dimensions comporte des enjeux sociétaux et culturels très forts.

Le plan se définit autour de cinq thématiques qui caractérisent Bruxelles dans son développement et son ambition culturelle : 1) la diversité et l’accès à la culture, 2) l’organisation territoriale des activités culturelles, 3) le rôle des artistes dans la ville, 4) la cohérence de la gestion de la culture et de la promotion de celle-ci, 5) le rayonnement culturel d’une capitale. Au total, il contient 34 pistes d’actions et propositions concrètes. Certaines s’adressent à chaque acteur culturel dans sa pratique quotidienne, certaines requièrent pour leur mise en œuvre une action de l’ensemble du secteur culturel, d’autres sont plutôt une invitation car elles ne peuvent être mises en œuvre que moyennant l’adhésion et la participation des pouvoirs publics et d’autres parties prenantes de la vie bruxelloise.

Ces 34 propositions traduisent la conviction d’une « culture en devenir », refusant le mythe d’une identité fixée ou recherchée, à laquelle adhérer ou dans laquelle se fondre. Les auteurs de ce plan veulent dépasser les questions d’appartenance pour promouvoir l’idée d’un creuset, terreau et terrain de la créativité, à la volonté délibérément interculturelle dans les pratiques. Ils défendent l’idée que la culture fait partie intégrante de la réalité urbaine et de sa construction, agissant à deux niveaux indissociables. Elle est d’abord un vecteur d’émancipation sociale et doit donc se trouver constamment au cœur de la vie citoyenne, être proche de chacun des Bruxellois, toutes origines confondues. Mais elle est aussi un puissant vecteur de rayonnement national et international de la ville et participe largement au développement de son image et de son identité à l’étranger. Au même titre que d’autres secteurs, les arts et la culture devraient ainsi occuper une place centrale dans l’expression des ambitions de Bruxelles.

Loin d’être un aboutissement, le « Plan culturel pour Bruxelles » est une invitation, le commencement d’un chemin. L’objectif du Brussels Kunstenoverleg et du Réseau des Arts à Bruxelles est à présent de poursuivre le dialogue au sein du secteur culturel et avec toutes les parties prenantes de la vie bruxelloise (pouvoirs publics, enseignement, tourisme, transport,…) en vue de déterminer ensemble, parmi les 34 propositions, les deux ou trois propositions prioritaires qui feront l’objet d’une mise en chantier dans les mois et les années à venir.

Avant de définir ces chantiers, le Brussels Kunstenoverleg et le Réseau des Arts à Bruxelles vous invitent à lire le plan, à en discuter autour de vous, à réfléchir aux actions concrètes que vous souhaitez réaliser au sein de votre organisation ou institution et à nous communiquer celles qui vous semblent prioritaires pour l’ensemble du secteur culturel à Bruxelles.

N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez recevoir un exemplaire du « Plan culturel pour Bruxelles ».

Contact :

Lissa Kinnaer
Réseau des Arts à Bruxelles asbl
c/o la Bellone
Rue de Flandre 46
1000 Bruxelles
Tel : 02 502 26 88
Email : lissa@reseaudesartsabruxelles.be
Site internet : www.reseaudesartsabruxelles.be

 

Méchante histoire, méchante humeur.

Liège, à la Foire d'Octobre, le 21 à 21h30. Cinq étudiants, pour un travail scolaire, font une photographie devant un manège où tournent d’innocents poneys. Ils portent, sur une feuille A4 : «Stop à la maltraitance envers les animaux ». C'est le thème… Soudain, ils sont menacés "on appelle la police", puis entourés par une trentaine de forains qui jettent un étudiant au sol et le rouent de coups. Une jeune fille est giflée. Une autre tombe lourdement et perd connaissance. Des gens assistent à la scène, impuissants, si ce n'est un couple qui ramasse la jeune fille, et un photographe. Ils témoigneront plus tard, en faveur des étudiants.

La patronne du manège est blessée, elle aussi, on ne sait trop par qui. Les étudiants tentent de fuir. La police arrive, les poursuit, les arrête, les fouille, les emmène au poste, les garde en cellule jusqu’aux petites heures... L'article du journal la Meuse du 24 octobre parle de l'affaire comme d'un incroyable imbroglio dont la victime est la patronne du manège, les forains intervenant pour la sauver ! Au plan zonal de sécurité, on confirme...

Méchante affaire. Confusion des points de vues.
- Les étudiants ont sans doute manqué de psychologie (leur formation se poursuivra et ils devront tenir compte de cet épisode : la vie est jalonnée d'expériences, bonnes et mauvaises…).
- Les forains se sont en effet sentis menacés dans leur métier (va-t-on interdire leurs "manèges d'innocents poneys") ?
- Les policiers n'aiment pas trop les étudiants et réagissent comme toutes les polices du monde à travers l'Histoire (sauf dans les séries TV).
- Une presse qui ne semble pas être "d'investigation" mais qui tente de rendre compte.

Une histoire banale, hélas, mais qui reflète bien le déficit d'éducation et ce terrible manque de culture, qui nous inquiète ! Et l'importance de réapprendre à comprendre le point de vue de "l'autre"…

Dernières nouvelles

Culture et Citoyenneté :

Recrutement aux Ateliers d'art contemporain

Les « Ateliers d’art contemporain » (AAC) travaillent avec des jeunes artistes ou des artistes professionnels, engagés dans leur pratique. La particularité des AAC, c'est qu'ils ne proposent pas des cours à la demande du public, mais mettent en avant la médiation et le travail par projet. Le public peut ainsi rencontrer directement les artistes et travailler avec eux.

Les AAC recherchent des artistes ainsi que de nouveaux projets. Chaque été, leur programme est renouvelé et ils engagent plus de 90 artistes de toutes disciplines. Tous les projets sont sélectionnés pour leur qualité, leur originalité et leur pertinence par rapport à l’art actuel. Les projets sont à remettre pour le 15 décembre au plus tard. N’hésitez pas à les contacter si vous êtes intéressé !

Par courrier: Les ateliers d'art contemporain, rue du Midi 144 à 1000 Bruxelles.
ou par courriel : info@aacb.be

 

Quelle consommation culturelle en Communauté française?

Le Crisp a récemment publié les résultats d'une enquête sur les pratiques et la consommation culturelle en Communauté française. L'Observatoire des politiques culturelles du Ministère de la Communauté française s'est associé à l'institut de sondage IPSOS et au Crisp (Centre de recherche et d'information socio-politiques) pour réaliser et publier une nouvelle enquête sur la consommation culturelle en Belgique francophone.

Conclusions ? Michel Guérin, auteur de l'étude, conclu qu'il "est difficile de faire de cette étude la base d’une politique culturelle car elle ne fait pas de différence entre divertissement et culture, entre loisirs et art". Selon lui, l'école joue un rôle essentiel dans dans l'apprentissage des codes culturels, mais "dans la mesure où l’école ne forme plus la demande artistique en n’apportant plus la sensibilisation aux œuvres, les clés de décodage ni la formation du jugement esthétique et, si aucune initiative éducative nouvelle n’est prise dans ce sens, alors on pourrait assister au mieux à la stabilisation des fréquentations et peut-être même à un désintérêt progressif des publics pour ces institutions culturelles classiques".

"Pratiques et consommation culturelles en Communauté française" par Michel Guérin, 2009, numéros 2031 et 2032 du Crisp (12,40 euro)

 

Dictionnaire culturel de poche

Le 8 septembre 2009, le Réseau des Arts à Bruxelles (RAB) et le Brussels Kunstoverleg (BKO) en partenariat avec le Conseil bruxellois des Musées, la Maison du Néerlandais et la Cellule Patrimoine de de la VGC, ont présenté CULTU(U)R(E), un dictionnaire pratique pour le personnel d'accueil des Institutions culturelles et des Musées à Bruxelles.

L'ouvrage contient des phrases clés et un vocabulaire propre au monde culturel néerlandais, en français et en anglais. L'enjeu est de taille pour le secteur. A eux seuls, les quelque 100 musées bruxellois attirent plus de 3 millions de visiteurs par an dont 45 pc de ressortissants étrangers.

Il a été mis au point à la demande du Brussels Kunstenoverleg et du Réseau des Arts à Bruxelles qui sont à la base d'un premier accord de collaboration entre plus de 100 organisations culturelles francophones, néerandophones et plurilingues. Au-delà de cette collaboration, ils souhaitent encourager le plurilinguisme dans les maisons culturelles bruxelloises.

Cette publication est disponible au prix de 2,50€ auprès de la Maison du Néerlandais.

Pour plus d'informations :
Tél: 02 501 66 60
Email: info@huisnederlandsbrussel.be

 

L’impopulaire

Signalons la parution, ce mercredi 14.11.2029, de "L'impopulaire", quotidien gratuit et affreusemnt prémonitoire où il est question de société en péril (si l'on ne réagit pas très vite!). On doit ce plaisant OVNI à Présence et Action culturelles (PAC), à la FGTB, à L'IEV. Une fiction ? Pas si sûr, conclut Yanic Samzun, en dernière page. A découvrir, à méditer !

PAC, 8 rue Joseph Stevens 1000 Bruxelles ou www.impopulaire.be ou www.mercilimpot.be

 

Culture et Ecole

Pour une culture des droits de l’Homme à l’école : Un kit pédagogique en ligne

Le département formation de la Ligue des droits de l'Homme a mis sur pied un kit pédagogique en ligne intitulé "Pour une culture des droits de l'Homme à l'école". Ce kit pédagogique vise à fournir aux professeurs, aux professionnels de l'éducation, différentes pistes d'exploitation des thèmes relatifs aux droits humains. Les visiteurs pourront y découvrir des jeux, activités, textes de réflexion... adaptés aux jeunes (de 6 à 18 ans).

L’objectif de ce kit est de permettre aux professionnels un apprentissage ludique et concret des droits humains. Il est accessible gratuitement sur le site de la Ligue des droits de l’Homme à l’adresse suivante : http://www.liguedh.be/ldh_formation.html

 

Culture et Solidarité

Jouez la carte de la solidarité !

Solidarité socialiste, organisation de coopération au développement, lutte, avec quelque quarante partenaires, pour une répartition plus juste des pouvoirs et des richesses en Afrique, en Amérique latine et au Proche-Orient. Ensemble, ils contribuent à créer et à renforcer les solidarités, à combattre l'exclusion et les inégalités. Solidarité socialiste informe et forme également la population de Bruxelles et de Wallonie sur les mécanismes internationaux qui ont des conséquences concrètes, parfois dramatiques sur leurs conditions de vie.
Vous pouvez les aider pour le financement de leurs projets en souhaitant vos meilleurs voeux à votre famille et à vos amis. Solidarité Socialiste vend des cartes montrant des scènes représentatives de la vie culturelle active dans ces pays trop souvent ignorés par les sociétés occidentales.

Informations complémentaires : 02/505.40.70 ou fcd@solsoc.be

Politiques culturelles :

Présidence belge de l'Union européenne 2010 – Appel à candidature pour la lebellisation d'événements culturel

Durant le second semestre 2010, la Communauté française assurera plus particulièrement,la présidence en culture et en audiovisuel. Du 1er juillet au 31 décembre, l’opportunité est ainsi donnée à la Belgique de mettre en évidence les nombreux talents et les créations des artistes de la Communauté française. Des projets culturels et audiovisuels aboutissant à un évènement et ayant une dimension européenne pourraient ainsi faire partie de la programmation culturelle belge. C'est une opportunité à saisir pour faire reconnaitre la culture belge au niveau internationnal.

La date limite pour le dépôt des projets est fixée au 27 novembre 2009. Vous pouvez accéder à un formulaire d'introduction pour le dépôt d'un projet sur le site www.culture.be
A vous de jouer !

Sites et newsletter :

- Le site du Cinéma Arenberg a fait peau neuve cet été. Il s’est enrichi d’un nouvel espace BAM! Ni blog, ni forum, la nouvelle "Boîte à Malices" de l’Arenberg a pour but de rassembler toutes sortes de réflexions et débats autour du cinéma et de la production culturelle contemporaine. BAM! est conçu comme un outil d’échange, une grande Boîte à Messages où chacun peut faire part de sa vision du monde et de la place de la création indépendante dans ce monde.

http://www.arenberg.be/fr/76/Qu'est-ce-que-le-BAM!


- Le site de l’Administration générale de la Culture de la Communauté française a été rénové … www.culture.be

Pour ne pas rester sur sa faim

Les propositions de Roland de Bodt :

Israël, Palestine, vérités sur un conflit

GRESH, AlainIsraël, Palestine, vérités sur un conflit – Paris (France), Librairie Arthème Fayard, nouvelle édition actualisée, 2007 (2001), 265 pages, ISBN : 978.2.213.63464.7

Présentation : Il s’agit d’une nouvelle édition, refondue et actualisée, d’un ouvrage paru en édition originale, chez le même éditeur, le 11 septembre 2001. Du point de vue de son auteur, l’ouvrage ambitionne de présenter « les grandes étapes du conflit israélo-palestinien, de refuser toute vision communautariste et d’affirmer une empathie à l’égard des victimes. » (Préambule). Alain Gresh est journaliste, rédacteur et membre du directoire de la revue « Le Monde diplomatique », spécialiste du Proche-Orient, il a participé aux travaux de la commission « Islam et laïcité », il a publié notamment « Israël, Palestine ; vérités sur un conflit » (Fayard 2007 pour l’édition actualisée) et avec Dominique Vidal « Les 100 clés du Proche-Orient » (Hachette 2006, collection « Pluriel » grand format). Il était récemment l’invité d’un débat consacré au « choc des civilisations » organisé dans le cadre du « Festival des Libertés », par l’association Bruxelles laïque au Théâtre National. La présente édition a beaucoup de qualités : un grand caractère lisible, une impression soutenue, huit cartes en couleurs, une mise en page aérée, un dos carré collé qui résiste à l’usage ! Prix autour de 20,00 € – Commentaire : Contribution aux « Assises de l’interculturalité » (II) – Pour tous ceux qui désespèrent de comprendre le conflit qui oppose Israéliens et Palestiniens, aujourd’hui, voici une grande narration, d’une belle lisibilité, précise et bien documentée, qui permet de répondre à ce sentiment d’impuissance devant l’histoire présente. Enfin ! Avec clarté et ordonnancement, voici la description minutieuse, et bien enlevée à la fois, des notions fondamentales, des enjeux, des réalités de terrain, des mécanismes et des étapes de l’un des conflits les plus significatifs de notre époque. « Notre époque », depuis bientôt un siècle ! Rédigé avec rythme, sans neutralité naïve, profondément engagé mais sans vaine acrimonie, Alain GRESH nous offre un outil pédagogique qui a du souffle, utilement explicatif et d’une tonalité conviviale, sur une question jugée – pour le moins – difficile. Dès sa première publication, cet ouvrage, qui contribue à éclairer la question de l’enseignement du conflit israélo-palestinien, a été adopté par les étudiants plus que par les enseignants. Ce que l’auteur assume, dans un avant-propos adressé à sa fille : « J’ai écrit ce livre pour toi, en pensant à toi et à tous les jeunes de vingt ans. Cela fait plus de deux décennies que j’écris sur le conflit israélo-palestinien, que je donne des conférences sur ce thème, que j’effectue des reportages sur place. J’ai débattu ardemment des droits des Palestiniens, de la nature de l’Etat d’Israël, de la paix à venir. Convaincu de la force de la raison et de la logique, j’ai essayé de comprendre, de faire comprendre cet Orient prétendument compliqué. Je l’ai toujours fait avec passion, car j’ai le Proche-Orient au cœur. J’y suis né, j’y ai grandi. Et j’espère vous transmettre, à toi et à tes frères, au moins une once de ce penchant, bien que mon itinéraire ne soit ni le tien ni le leur. » (pages 9/10) La langue est claire ; largement accessible, elle va à l’essentiel, sans effet. Plusieurs cartes en couleurs, une chronologie détaillée, une sélection bibliographique minimale pour tous ceux qui voudraient aller plus loin. A recommander au programme de la formation des enseignants. Un outil indispensable, pour comprendre le monde d’aujourd’hui. [Mons (Belgique), le 11 novembre 2009, Roland de Bodt] – Publics : Pour tous publics, dès l’adolescence. Compte tenu de ses vertus pédagogiques, ce livre devrait être accessible en plusieurs exemplaires dans toutes les bibliothèques publiques, dans toutes les rédactions de presse, dans les associations sociales, culturelles, interculturelles. Il devrait être lu par les journalistes, les mandataires politiques, les enseignants, les directeurs d’établissements scolaires, les administrateurs publics, les animateurs, les syndicalistes, les artistes, les philosophes, les chercheurs et les historiens. Mots clés : conflit israélo-palestinien – création de l’Etat d’Israël – Egypte – Europe et Proche-Orient – Gaza – histoire du colonialisme – Intifada – Islam – Jérusalem – Liban – ONU et Israël – tradition et cultures juives – tradition et cultures arabes – Shoah – sionisme – USA et Israël – vingtième siècle – Adresses web : du « Monde diplomatique » : www.monde-diplomatique.fr où Alain Gresh tient un blog ; des éditions Fayard : www.fayard.frContenu : Préambule (7) – Avant-propos (9) – Chapitre I : Légitime défense ? (23) – Chapitre II : Le conflit se noue, 1917/1939 (57) – Promesses contradictoires de Londres (58) – Le mandat britannique sur la Palestine (61) – Une terre sans peuple ? (63) – Le Yishouw : immigration, achat des terres et organisation politique (66) – Une longue révolte, 1936/1939 (71) – Le livre blanc (75) – Chapitre III : du judaïsme au sionisme – Qui est juif ? (79) – Qu’est-ce qu’une nation ? (83) – Les Hébreux : légende et histoire (87) – Le XIXe siècle invente les « races » (92) – Theodor Herzl et le sionisme (95) – Une dimension coloniale (101) – Chapitre IV : Naissance d’Israël, naufrage de la Palestine, 1947/1949 (109) – Intransigeance britannique (110) – L’arbitrage des Nations unies (114) – Les mythes de la guerre de 1948/1949 (123) – Chapitre V : Du génocide à l’expulsion, les souffrance de l’Autre (133) – La Shoah (136) – Roger Garaudy et le négationnisme (145) – Massacres et « transfert » (152) – Chapitre VI : Guerres et paix, 1950/2000 (163) – Jours ordinaires dans les territoires occupés (175) – « Etat juif » et démocratie (182) – Chapitre VII : Accords d’Oslo, du baptême aux funérailles, 1991/2007 (187) – Les mensonges de Camp David (203) – Taba, une solution réaliste (215) – Ariel Sharon contre Oslo (219) – Le mur de la honte (228) – « Retrait » de Gaza, victoire du Hamas (230) – Chronologie : de la première guerre mondiale à nos jours (247) – Bibliographie (261) – Table des matières (265)

L’islam, la république et le monde

GRESH, AlainL’islam, la république et le monde – Paris (France), Librairie Arthème Fayard, 2004, 439 pages + tables.

Présentation : il s’agit de l’édition originale en langue française de l’essai consacré par l’auteur aux relations de l’islam et de la société française, et notamment à la participation des musulmans à l’évolution de la société française contemporaine. Depuis 2006, le livre est également accessible sous un format de poche aux éditions Hachette, collection « Pluriel ». Alain Gresh est journaliste, rédacteur et membre du directoire de la revue « Le Monde diplomatique », spécialiste du Proche-Orient, il a participé aux travaux de la commission « Islam et laïcité », il a publié notamment « Israël, Palestine ; vérités sur un conflit » (Fayard 2007 pour l’édition actualisée) et avec Dominique Vidal « Les 100 clés du Proche-Orient » (Hachette 2006, collection « Pluriel » grand format). Il était récemment l’invité d’un débat consacré au « choc des civilisations » organisé dans le cadre du « Festival des Libertés », par l’association Bruxelles laïque au Théâtre National. L’édition du volume offre un grand confort de lecture, caractère lisible, belle impression, mise en page agréablement aérée et choix d’un papier sans luxe, tout cela engage à la lecture, dos carré collé, mais résistant. Prix autour de vingt euros pour l’édition de tête et moins de dix euros pour l’édition au format poche. – Commentaire : Contribution aux « Assises de l’interculturalité » (I) – La question de la compatibilité de l’Islam avec les valeurs de la République est incessamment agitée depuis un certain nombre d’années, en France particulièrement. Non seulement par les média, mais encore par les mandataires politiques, voire les associations de défense de la laïcité. Pourquoi ? Pourquoi maintenant : après la chute du mur de Berlin ? Que craindre ? De quoi et de qui parle-t-on ? En vue de quelle laïcité ? Dans ce livre, l’auteur nous offre une synthèse des éléments qu’il a rencontrés, tout au long de l’important travail d’investigation et d’observation qu’il a accompli à ce sujet. C’est un livre passionnant, qui donne à connaître un grand nombre d’informations utiles sur la situation des musulmans en France au lendemain de l’invention du « Choc des civilisations » par l’extrême droite américaine. Il privilégie la plus grande objectivité, sans jamais perdre sa propre conviction ; ainsi, il décrit sans haine et construit son argumentation sans céder à l’humeur. Quel bel exercice ! C’est presque une éthique brechtienne – à la fois engagée et distanciée – une grande clarification pour décrire avec fluidité les mécanismes d’aliénation, de confusion et d’aveuglement qui jouent de part et d’autre. En permanence, il repositionne les questions face à leurs enjeux politiques, sociétaux, éthiques, … tant au niveau des Islams qu’au niveau de la République française et de sa laïcité (voir le chapitre 5 qui est consacré à ce sujet). Belle lisibilité, une langue fluide, pédagogique, offre son discernement au service de cette République, c'est-à-dire d’une république qui renonce à son intolérance à l’égard de l’Islam, qui renonce, dans ses territoires, à céder aux politiques du « bouc émissaire » développées, à l’encontre des musulmans, sur un plan mondial. La livraison offre également de nombreuses notes éclairantes ; une sélection bibliographique présentée selon les principaux thèmes de l’entreprise éditoriale ; un index bien utile. A lire nécessairement. [Mons (Belgique), le 11 novembre 2009, Roland de Bodt] – Publics : Tous publics à partir du secondaire supérieur, mais particulièrement à destination des journalistes, des mandataires politiques, des administrateurs publics, des animateurs d’associations sociales, culturelles, des artistes, des enseignants tous réseaux concernés, des bibliothèques, des centres de jeunes, et surtout de tous ceux qui se sont laissés aveuglés par la propagande « antimusulmans » développée depuis la chute du mur de Berlin. – Mots clés : choc des civilisations – cultures de l’islam – égalité homme/femme – histoire de la décolonisation – histoire de la laïcité – valeurs de la République – histoire des religions – séparation des Eglises et de l’Etat – Shoah – statut de la femme musulmane – Commission Stasi – Adresses web : du « Monde diplomatique » : www.monde-diplomatique.fr où Alain Gresh tient un blog ; des éditions Fayard : www.fayard.frContenu : Remerciements (7) – Introduction : Pourquoi l’islam ? (9) Chapitre I : un choc des civilisations ? (21) – Que s’est-il passé ? (31) – Islamophobie ? (38) – Chapitre 2 : De l’islam et des musulmans (51) – Chapitre 3 : Naissance d’une peur (87) – La matrice des Frères musulmans (92) – Le retour de l’islam ? (96) – L’islam remplace le communisme (104) – une nouvelle guerre mondiale (108) – « Nos » valeurs et les leurs (115) – Islam et violence (118) – L’arme du terrorisme (121) – Chapitre 4 : Musulmans de France (129) – Un culte en construction (133) – La dimension sociale (150) – L’école inégalitaire (160) – « Race criminogène » (164) – L’alliance brisée (168) – Chapitre 5 : Petite plongée dans la laïcité (175) – Du concordat (179) – Des crucifix dans les écoles (182) – Vers la séparation (186) – La rupture avec le Vatican (189) – « Une seule arme, la liberté » (199) – Confusions (204) – Chapitre 6 : Alarmes françaises (221) – Détours algériens (221) – « Al-Quaida recrute en France » (224) – Nouvelles classes dangereuses (228) – Du viol aux tournantes (231) – Le machisme dans les cités (237) – L’ombre du communautarisme (241) – Enseigner la Shoah ? (247) – Des invités ? (252) – « Un faux nez français » (253) – Chapitre 7 : Du foulard, de l’inégalité des sexes et de la laïcité (261) – De l’égalité des sexes (269) – Généalogie d’une polémique (276) – Tout commence à Creil… (280) – Laïcité des élèves ? (288) – Chapitre 8 : Une commission au-dessus de tout soupçon (299) – Des témoins bien choisis (302) – « Bas les voiles ! » (308) – Un ouvrage « fondateur » (314) – « La grandeur des principes… » (316) – Des propositions vite oubliées (318) – Le choix de son médecin (321) – Etendons le combat ? (324) – Chapitre 9 : De l’oppression de la femme musulmane (329) – Mahomet et les femmes (333) – Encore le foulard… (336) – De la lapidation aux femmes battues (340) – « Vert est l’arbre d’or de la vie » (342) – Au Maroc, sous la bannière du Coran (346) – L’Iran du tchador (349) – Histoire buissonnière (353) – Vers un féminisme islamique (356) – Chapitre 10 : Amnésie coloniale (361) – Universalisme et République (365) – L’invention de l’Orient (367) – Laïcité en Algérie ? (371) – Contrôle des femmes (374) – Permanence des stéréotypes (376) – Conclusion ; inventer une mémoire et un avenir communs (381) – Annexe I : Lepénisation des esprits ? (387) – Annexe II : Médias, mensonges et manipulations (391) – Annexe III : les membres de la Commission Stasi (401) – Notes (403) – Bibliographie sélective (427) – Index (433) – Table des matières (n.n.)

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Cette lettre d'information a été réalisée par Marie Poncin, Baptiste De Reymaeker et Georges Vercheval, grâce au soutien de la Communauté française de Belgique.