Culture & Démocratie

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07/02/2013 n°65

La
lettre

Éditorial

Voici la première Lettre de Culture & Démocratie logée dans un site revu et corrigé ! 

Nous sommes très heureux de vous le laisser explorer: il est à la fois le même et un autre, plus dynamique et plus proche de ce que Culture & Démocratie est aujourd'hui. 

Cet espace d'information et de réflexion est le vôtre. Nous souhaitons en faire avec vous un des lieux de la rencontre active entre tous les usagers de Culture & Démocratie. Les questions et les défis ne manquent pas. 

Si la semaine Propulse - théâtre et musique - témoigne de la formidable vitalité de la création en Fédération Wallonie-Bruxelles, elle ne peut faire oublier les inquiétudes qui traversent l'ensemble du secteur culturel.  Elle confirme en tout cas combien la création et le spectacle vivant sont indispensables pour interpeller, stimuler et vivifier nos sociétés désemparées.

Sabine de Ville, présidente de Culture & Démocratie  

Culture & Démocratie

La vie de l'association

No future, no culture

Paul Biot, administrateur de Culture & Démocratie, participe aux travaux du Collectif Culture, créé en réaction aux coupes budgétaires annoncées par la Ministre, et comme alternative au combat de pauvres prédit. Il a pris sa plus belle plume pour faire un point sur la dynamique de ce groupe, sur les lignes de force qui le pousse à grandir,…  En suivant ce lien, découvrez son texte.

Pour vous informer sur le collectif, le rejoindre :
info.collectif.culture@gmail.com
Alicia Ferdin : 0479/77.75.46
Liesbeth Vandersteene : 061/ 29.29.19

Dossier Musée d’art moderne

Le dossier Musée d’art moderne revient dans l’actualité. Non qu’il y ait de grandes avancées : les promesses du Ministre Magnette attendent toujours, l’hypothèse d’une installation des collections d’art moderne dans le Dexia Center refait surface sans agenda précis et sans perspective artistique sérieuse, le musée d’art contemporain fait l’objet de réflexions pour le moins opaques et les salles des MRBAB sont toujours partiellement fermées, toutes périodes confondues.

Un nouveau rassemblement, orchestré par Muséeesansmusée – MuseumzonderMuseum, s'est tenu hier à 13 heures.

Il a rappelé aux responsables politiques, à l’heure du musée de Lens, de Metz, d’Essen etc… que les musées sont à la fois les lieux indispensables de la mémoire collective, de la rencontre et de la convivialité, du savoir, de l’émotion et du plaisir pour tous et toutes. Ils sont - et ce n’est ni un détail en ces temps de difficultés, ni une faiblesse marchande si l’exigence et le maintien drastique des logiques de service public sont au rendez-vous - à l’origine d’importantes retombées économiques.

Les MRBAB sont l’illustration désolante d’un musée en forme de trou de mémoire scientifique, artistique, éducatif, politique et économique. Un trou de mémoire culturel et démocratique. Les choix qui y ont été opérés depuis quelques années ont la légèreté de mauvaises bulles de savon.

C’est sous ce double slogan – trou de mémoire et bulles de savon - que MSM-MZM a invité tous ceux et celles qui pensent que le musée est plus indispensable que jamais, à se rassembler. Ce rassemblement fut comme les précédents, créatif, insolite et joyeux.

Informations sur le blog et sur la page Facebook de MSM-MZM.

Sabine de Ville

Culture & Démocratie, sur la question du statut d’artiste

Convié au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles par le groupe Ecolo à un débat sur le statut d’artiste, Culture & Démocratie formule sa position à l’issue des débats (par écrit) :

Une des tâches de Culture & Démocratie est de favoriser l’émergence de partenariats entre artistes et travailleurs sociaux ; entre artistes et enseignants ; entre artistes et agents pénitenciers ; entre artistes et personnel soignant. C’est la création d’espaces hybrides, où le secteur de la culture, conscient du caractère transversal (et donc intersectoriel) de son “objet”, puisse travailler avec d’autres secteurs (le social, la justice, l’enseignement, la santé…). Bref, c’est affirmer que la culture n’est pas seulement au musée, au théâtre, à l’opéra, mais aussi – et peut-être même surtout – ailleurs…

Dans le débat sur le statut d’artiste, ce que nous voulons défendre, c’est que les démarches d’artistes allant hors des murs de la culture « sectorialisée », travaillant avec d’autres professionnels que des collègues artistes, pour un public qui n’est pas forcément « spectateur », restent cependant des démarches artistiques et doivent pouvoir être reconnues dans le cadre d’une demande du statut (ou autre visa...) d’artiste. Nous avons en effet de nombreux témoignages d’artistes qui revendiquent leurs activités « d’animation » comme artistiques : cela les nourrit et enrichit leur processus créatif, assurent-ils ...

Productions

Nouveau site

En 2012, nous avons travaillé à la création d’un nouveau site Internet. Une fois terminée la lecture de cette Lettre, n’hésitez pas à naviguer sur le site… Plus fonctionnel, aéré, il est organisé de manière à ce que les activités de Culture & Démocratie apparaissent plus clairement. Kikie Crèvecoeur a accepté, et nous l’en remercions chaleureusement, de l’illustrer de quelques-unes de ses gravures…  

Le Journal de Culture & Démocratie 27

Ce nouveau numéro a pris la forme d’un glossaire alternatif. Au total, dix-sept auteurs ont quitté les sentiers battus pour écrire à leur manière (parfois un peu décalée, parfois plus incisive, mais toujours en adéquation avec l’actualité) sur un terme de leur choix. De l'autonomie à la théorie, en passant par la créativité ou encore la modernisation, les mots sont mis à nus, questionnés et présentés sous un nouvel angle. Des œuvres d’Olivier Sonck illustrent l’ensemble.

Travailler sur le langage, c’est sans doute une des offensives les plus urgentes à mener contre la pensée unique. D’autres associations sont embarquées dans la bataille. Epinglons :

« Question santé », qui a consacré une brochure à la question du langage.

Et l’association française « Scop Le Pavé », qui entretient sur son site un dictionnaire alternatif.

Image et prison - rapport écrit

En avril 2012, la commission Culture et Prison de Culture & Démocratie, associée au réseau Art et Prison, organisait deux journées de rencontre autour de la thématique « Image et prison ». Une compilation des courtes vidéos projetées lors de ces journées (Montre-moi la prison) a déjà circulé. Découvrez maintenant le rapport écrit de certaines interventions…

Centre de documentation

Le Centre de documentation de Culture & démocratie et Smartbe a déménagé dans des locaux plus vastes, ce qui rend la recherche de documents (livres, magazines, …) et leur consultation plus agréable… Que vous soyez étudiants, chercheurs, journalistes, curieux, n’hésitez pas à nous joindre pour une demande de visite !

Consultez le catalogue en ligne, pour déjà identifier les ouvrages qui vous intéresseraient ! 

Pour prendre rendez-vous, contactez : info@cultureetdemocratie.be ou deq@smartbe.be

Coups de cœurs

Jours de destruction, jours de révolte

Joe Sacco et Chris Hedges ont donné à leur livre un titre fort ! Résultat d’une enquête à deux voix, sur le terrain, – Joe dessine, Chris écrit - à travers les USA, c’est une plongée vertigineuse dans la réalité d’une société américaine rongée par ses propres valeurs. La fin du rêve.

Sous couverture cartonnée, en 300 pages grand format, l’objet est impressionnant, un rien étrange. Sur la « une », deux dessins superposés plantent le décor. En haut, en rouge et blanc, une voiture de police rode dans un quartier en perdition, longeant un terrain vague. En bas, en gris et noir, la rue, un Crown Fried Chicken, un Plaza Discount, quelques passants. En avant-plan rapproché, deux visages encapuchonnés...

Sacco et Hedges ont limité leur recherche à quelques cas précis, significatifs d’une situation qui vaut pour l’ensemble de la société. Ils les explorent en profondeur, faisant appel à leur ressenti mais aussi à la culture, se référant à des auteurs tels Walt Whitman, Hannah Ahrendt, James Agee ou, plus près de nous, Ronald Whright ou Howard Zinn *. Le parcours commence dans une réserve indienne dont ils revisitent le passé, étroitement lié à ce qui en résulte : alcoolisme, violence du chômage (80% de la population), mortalité infantile cinq fois supérieure à la moyenne nationale... Il se poursuit par la découverte de dizaines de villes fantômes, autrefois prospères, à présent désertées par l’industrie et par le commerce, livrées à la pauvreté, au trafic d’armes.

Il s’arrête longuement à la situation des Appalaches et autres territoires hier encore idylliques, aujourd’hui dévastés, sacrifiés sur l’autel du profit. Forêts arrachées, montagnes dynamitées, arasées par la surexploitation des mines à ciel ouvert. Explosions assourdissantes, poussières toxiques, contamination chimique des nappes phréatiques, camions de 80 tonnes dévalant les petites routes. Ils constatent aussi, avec effroi – un retour à l’esclavage – le sort des sans-papiers latino-américains employés (privés de liberté, le plus souvent) dans les grandes entreprises maraîchères de Floride, elles-mêmes enchaînées aux exigences de la grande distribution...

Lorsqu’ils ont entrepris cet ouvrage et choisi le titre, Joe Sacco et Chris Hedges doutaient de pouvoir en garder la deuxième partie. La révolte ? Elle n’était alors qu’une conjecture. L’Indignation a éclaté le 11 septembre 2011, au Zuccotti Park de New York. Tout espoir n’était pas perdu, pouvait conclure Chris Hedges alors que, par un après-midi venteux de novembre, des membres d’Occupy Wall Street et lui-même étaient emmenés par la police, devant Goldmann Sachs...

Un livre à lire, à voir (les dessins sont forts !), à méditer d’urgence tant il est vrai que ce qui s’y trouve décrit et démonté fait penser à ce qui se prépare ici…, et se réalisera si nous n’y prenons garde !

Georges Vercheval

Joe Sacco & Chris Hedges (prix Pulitzer) : Jours de destruction, jours de révolte, 300 pages 27 x 20 cm. Ed. Futuropolis, 2012.

* autre coup de cœur : Howard Zinn, Une Histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours. 812 pages 21 x 12 cm. HarperCollins, USA, 1980, 1995, 1999. En français chez Agone (Marseille) & Lux (Montréal) 2002. Une somme à lire absolument !

Créer / Archiver / Mons / projet In_Out.

C’est une (relativement) petite mais très belle exposition au Magasin de Papier, un lieu récemment ouvert par la Ville de Mons à deux pas de la Grand Place (26, rue de la Clé).

Quatre jeunes photographes – Maud Faivre, Pierre Liebaert, Rino Noviello, Zoé van der Haegen - y sont présents avec quelques-unes de leurs œuvres personnelles et, surtout, avec les premières images réalisées dans le cadre de la mission qui leur est confiée par « Mons 2015 » ! Celle de photographier les chantiers en cours. De documenter et d’enregistrer aujourd’hui les « archives de demain ».

Archiver. Même s’il y a eu et s’il y a encore des initiatives de ce genre, elles ne sont pas courantes. Surtout quand elles sont menées à long terme. Car il s’agit bien, selon Marc Mawet (atelier Matador), commissaire du projet, d’une « commande publique qui a pour objet de rendre compte des mutations urbanistiques, paysagères et architecturales de la Ville de Mons dans le cadre de Mons 2015 ». Cependant, Marc Mawet insiste sur le caractère à la fois documentaire et narratif de la photographie, sur le rapport intime qu’elle entretient avec le temps, sur sa capacité d’élaborer un récit, de contribuer à construire un imaginaire commun… Le projet est d’autant plus intéressant que les quatre photographes concernés par la création de ces « documents » - but premier de la mission - sont libres d’exprimer leur point de vue de manière personnelle, selon leur sensibilité. Ils n’y manquent pas et l’exposition présentée rue de la Clé en atteste. En l’occurrence, les chantiers de la place Valenciennoise, du futur Palais des Congrès (impressionnants, déjà) et autres y sont conjugués selon des modes très différents et, éventuellement, confrontés à un monumental portrait de tailleur de pierre…

Georges Vercheval

Le projet est documenté en permanence sur le site web du projet In_Out 

Exposition jusqu’au 3 mars 2013 au « Magasin de Papier, rue de la Clé, 26, 7000 Mons. Ouvert mercredi, samedi et dimanche de 12 à 18 heures. Info : 065 40 53 18

Asbl Revers

L’asbl Revers est une structure liégeoise qui se définit comme « un dispositif local d’insertion par la culture ».

C’est une maison, conviviale – on peut y boire un café ou un thé, et y casser la croute – où, du lundi au vendredi, de 9h à 16, sont organisés, tour à tour, des ateliers créatifs : atelier d’écriture, de musique, de dessins, de gravure, de cuisine…

Ces ateliers sont autant d’espaces ouverts de rencontres, de découvertes, de formation (au sens noble du terme, celui qui serait synonyme de culture…) à destination d’un public de personnes exclues, fragilisées, en souffrance mentale et sociale…

Plus largement, la démarche de Revers s’inscrit dans le développement d’un mouvement de psychiatrie démocratique dans le milieu de vie. Elle est très proche du Centre Franco Basaglia.

Scop le Pavé

Scop le pavé est une association française (bretonne) d’éducation populaire qui développe une ligne d’action claire, forte, assumée et non consensuelle. Elle propose des « conférences gesticulées », ou comment aborder simplement, de manière percutante, sans nivellement par le bas toutefois, de graves questions de sociétés : l’enseignement/l’éducation populaire, le capitalisme, la privatisation de l’eau, le dérèglement climatique,… Des DVD’s de ces conférences filmées sont disponibles. Inspirant !

Ecoutez l'interview de Franck Lepage, figure de l'association, sur Radio Panik...

Le Musée Ianchelevici - coup de cœur du jury de l’opération CAP 48 (prix de l’entreprise citoyenne)

Le Musée s'est vu distinguer le coup de cœur du jury CAP 48, premièrement pour ses visites guidées adaptées en situation de handicap visuel, auditif et mental, mais également pour sa politique d'emploi ouvert à la différence. Deux personnes en situation de handicap travaillent en effet pour le musée, l'une dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée, l'autre sous forme de prestation de guide.

“Le Musée au bout des doigts”, “Signes & Musée”, “Musée Malin” sont autant de projets adaptés aux personnes en situation de handicap. 

“Le Musée au bout des doigts” est consacré aux malvoyants mais aussi aux voyants dans le cadre des visites de sensibilisation. Les explications de la guide, elle-même non voyante, s'accompagnent de dispositifs auditif, olfactif, gustatif et tactile pour pallier le sens manquant.

Le deuxième, “Signes & Musée”, propose une visite du musée en langue des signes aux personnes malentendantes. Ces visites sont assurées par Anne Clossen, historienne d'art souffrant de surdité.

“Musée Malin” est quant à lui un programme complexe destiné au public ayant une déficience intellectuelle. Cela se traduit par des panneaux en "facile à lire", des pictogrammes amusants, l’utilisation de mots simples où une grande place est accordée à l'écoute et à l'échange.

Le personnel du musée Ianchelevici est très fier et heureux de recevoir cette distinction qui récompense leur ouverture et leur accessibilité à un public encore trop souvent oublié des musées. Il espère, par l'obtention de ce coup de cœur, créer des émules et inspirer d'autres institutions à œuvrer dans le sens de l'ouverture à tous les publics.

Coups de griffes

Incivilités

Lors de l’annonce de la parution du Journal 27 de Culture & Démocratie – sorte de glossaire alternatif – nous vous avions proposé en plus, la lecture d’un texte de Roland de Bodt…

Ce dernier l’a depuis revu, relu, augmenté. Découvrez-le ici.

Les bonnes pages

Alain Brossat, Autochtone Imaginaire, Etranger Imaginé, Retour sur la xénophobie ambiante, Bruxelles, Editions du Souffle, pp. 35 sqq.

Le sentiment de ne pas « avoir voix au chapitre» à propos de toutes sortes d’orientations, choix et décisions, qui en gros comme en détail engagent leur vie, est des plus tenaces parmi les sujets ordinaires des démocraties contemporaines - et pour cause. Cette frustration nourrit constamment la rancune persistante que ce sujet nourrit à l'endroit du régime politique dans sa forme même, et de ce qui est perçu comme son mensonge originaire. Mais cette sourde colère ne fait pas que se cristalliser contre la confiscation du domaine des décisions premières par les élites (concernant par exemple l’urbanisme, le nucléaire, la politique étrangère ou sociale, etc.). Elle se focalise également sur la dimension des opinions et des discours. À la question de la liberté d'expression, de la liberté du débat public, qui fut un enjeu majeur dans un pays comme le nôtre aussi longtemps que l'Eglise catholique prétendit régenter les idées et les conduites, s'est substituée celle de la valeur des opinions individuelles ou collectives qui, certes, peuvent s’exprimer sans risque, mais surtout s’éprouvent comme sans effet, constamment recodées par les gouvernants en tant que bruit, rumeur, humeurs, bref, une opinion aux conditions des sondages, nullement comme voix au sens politique du terme, c’est-à-dire élément constitutif d'une volonté politique collective destinée à se traduire en actes.

Pour l’essentiel, nous - le commun, le quelconque – pouvons dire à peu près ce que nous voulons, nous sommes même de plus en plus fréquemment incités à nous exprimer sur les sujets les plus variés, importants ou futiles, mais tout aussi constamment habités - non sans raison - par la certitude que nos opinions et discours concernant le bien public, la vie commune, la vie sociale et politique ne comptent pour rien.

Nous ne sommes pas privés de la parole, loin de là, mais nous sommes politiquement sans voix pour autant que, de manière de plus en plus manifeste, le dispositif électoral et parlementaire, loin de permettre que le rassemblement de nos voix se transforme en volonté générale, expression de notre souveraineté en acte, est destiné - à l'inverse exactement - à reconduire la forme effectivement oligarchique du gouvernement des populations, assure la continuité d'un pastorat humain plus ou moins éclairé ou défaillant. Nous l’éprouvons comme une injustice persistance: tout ce que nous pouvons dire, avons à dire, qui concerne les affaires publiques, le domaine politique, le «commun››, n'est que flatus vocis, tandis que le statut d'énonciateur des discours, paroles, énoncés qui comptent est de plus en plus exclusivement réservé à une ou des castes : élites politiques, communicants, journalistes, lobbyistes, faiseurs d'opinion, etc. D'où l’importance des enjeux qui sont récemment apparus autour de la question des «éléments de langage ››, de la conduite ou de «l'hégémonisation›› du récit du présent plus vulgairement connu sous le nom de storytelling.

C'est qu`en effet tout se passe comme si nous, gens ordinaires, avions perdu cette capacité qui est aussi un pouvoir, de raconter des histoires qui comptent, lesquelles non seulement trouvent une «écoute››, se communiquent, mais surtout soient susceptibles d'être prises en compte et, à ce titre, capables de produire des effets de déplacement dans l'ordre des choses et des conduites. Cette dépréciation de la parole des gens ordinaires, inscrite dans l’horizon du commun ou de la collectivité, conduit naturellement à une « chute de la cote››, pour parler comme Walter Benjamin (12), de la parole tout court: l’insignifiance de la parole publique nourrit son devenir trash - le goût régressif de dire n’importe quoi, n’importe comment - puissamment attisé par la structure communicationnelle elle-même: la radio, la télé, Internet, le téléphone portable se présentent désormais, en premier lieu même si non exclusivement, comme des dispositifs destinés à assurer la prolifération à l'infini de la parole jetable, du discours kleenex, des mots sans suite destinés seulement à meubler la désolation du monde, à l'image de toutes les musiques de salle de bain, de hall de gare et de supermarché. La question va donc se déplacer du domaine juridique – est-ce que nous avons le droit de parler ? (13) - vers le domaine éthique - que valent nos discours et nos paroles ? S'il s’avère que nos paroles, à commencer par celles qui concernent l'intérêt public, ne valent rien, c’est-à-dire n'ont aucune chance d'être suivies d’effet, alors sera «programmé» ce double mouvement: celui qui, d’une part, nous porte à ne plus prendre la peine de «donner de la voix ›› (d'où la désertification continue et croissante du paysage électoral) et, de l'autre, à cultiver les plaisirs de basse intensité du «dire n'importe quoi ››, de la dérision généralisée, dont l'exemple nous vient constamment du supposé haut de la société - Bêbête show, Guignols de l'info, talk-shows, émissions de variétés pimentées par la participation histrionique d'hommes et femmes politiques de tous calibres et toutes tendances...

Cette vive opposition dont fait l'expérience l’homme ordinaire, entre la certitude persistante en dépit de tout d'avoir «quelque chose à dire ››, le désir ou la volonté de le dire, et une autre certitude non moins enracinée, de ne disposer d'aucun moyen de se faire entendre à proprement parler - voilà qui est l’une des plus constantes, des plus taraudantes des violences sans nom et sans statut que subit le sujet des prétendues démocraties contemporaines. C’est qu'il ne s'agit pas d'une violence qui se rend visible en procédant par empêchement ou interdiction, en arrêtant ou, comme dirait Michelet, en emmaillotant la pensée (14). Il s'agit plutôt d'une violence qui demeure furtive et innommable en agissant sur le mode de la volatilisation, de la dispersion, de l’allègement. Il ne s'agit pas, encore une fois, de nous interdire” de parler, mais de faire en sorte que nos paroles s'envolent et se dispersent, acquièrent la légèreté de l'air en demeurant constamment éloignées de la sphère des décisions et de l'action publique.

Cette violence nous mine car elle est l’expression de notre situation de subalternité. En ce sens, nous serions - pour autant que nous subissons la loi invisible mais néanmoins inflexible du storytelling - ceux qui subissent les histoires qui se racontent, l’histoire du présent ou le présent comme constellation d’histoires qui se racontent, et non pas ceux qui trament ces récits à leurs conditions propres. Oui, nous sommes tous des subalternes. Nous ne le sommes évidemment pas au même titre que les Subaltern dont parle Gayatri Spivak (2010), dont la subalternité est, notamment, indissociable du contexte postcolonial et des conditions de répartition des genres. Mais nous n'en sommes pas moins constitués dans notre état de minorité politique, sans cesse reconduit par notre condition de subalternité dans le langage. Non pas en général, car nous savons tous parler et mieux encore «ce que parler veut dire », mais pour autant que notre parole publique, nos opinions personnelles et collectives ne pénètrent pas dans la sphère où s’élabore le gouvernement des vivants.

Cette condition, constitutive de notre grand dégoût de la démocratie contemporaine, pourrait nous porter à entendre ce qui s’énonce, ce qui s’annonce et se joue, dans le grand silence de la plèbe. En effet, une relation étroite s’établit entre ce «silence» - dont on a vu qu’il se constitue davantage du côté des pouvoirs et de la société que de celui d'une supposée incapacité à parler des plébéiens eux-mêmes - et l'enjeu de l’ingouvernable. Le « silence ›› de la plèbe est indissociable de sa rétivité à tout ce qui entend la gouverner, ou tout simplement, en deçà de toute intention ou conduite volontaire, de son caractère objectivement réfractaire (au sens où l'est un matériau) à ce qui entend le saisir dans les mailles du pouvoir. Or, les formes de pouvoir modernes, pour autant qu’elles reposent notamment sur les disciplines, mais pas exclusivement, consistent à «contrôler le corps social jusqu'aux éléments les plus ténus» et ce de manière à «atteindre les atomes sociaux eux-mêmes, c'est-à-dire les individus ››(15).

Le «silence» de la plèbe, ou plutôt sa supposée incapacité à entrer dans un espace de communication réglé, à avoir à ce titre part au commun, trouve donc ici sa contrepartie: la plèbe, comme dit Foucault, c’est l'envers des rapports de pouvoir, l’échappée belle hors de ceux-ci, ce qui se détecte sur les bords litigieux et énigmatiques des pouvoirs, et sur l’avers des rapports de pouvoir. Or, s’il est une chose qu'ont en sainte horreur le gouvernement contemporain des vivants, la société de contrôle et la biopolitique réunies, en tant que facettes du pastorat global et de plus en plus globalisant d’aujourd'hui, c’est bien cela: que des corps, des subjectivités, des dispositions, des initiatives, des stratégies, des espaces hétérotopiques, etc., échappent à ces dispositifs généraux du contrôle du corps social et de la conduite des conduites. Cette obsession de l’ingouvernable en tant qu'il est la figure même de l’intolérable pour le gouvernement des vivants se retrouve partout: chasse aux sans-papiers, interdiction des rave parties et des «apéros géants », surveillance des communautés, évacuation des squats, usages abusifs du vocable de «secte››, flicage et censure sur Internet, quadrillage des banlieues populaires, persécution des nomades et autres «irréguliers» (Roms, par exemple), persécution des artistes de rue, criminalisation de la vente artisanale et de l’usage du cannabis, etc. L'obsession de resserrer sans fin les mailles du pouvoir, de faire en sorte que la vie sous toutes ses formes devienne objet et enjeu de gouvernement, rencontre ici distinctement les enjeux du tout-sécuritaire, du gouvernement à la peur, à l’anxiété, à l’émotion et aux passions tristes.

Dans ces conditions, «la plèbe» sera moins que jamais entendue comme une catégorie sociologique - elle est plutôt une condition ou une position qui se dessine au cœur des rapports de pouvoir - celle de l’inclus en tant qu’exclu ou marginalisé, outsider, infériorisé, discriminé, stigmatisé, réputé dangereux ou inassimilable, etc. « La plèbe » désigne alors moins un état qu'un devenir possible, un devenir «ouvert» à des catégories toujours plus diverses et variées dans l'état présent de nos sociétés. La montée d'une forme inédite de «démocratie autoritaire », la précarisation des existences due à la crise de l’économie-monde néo-libérale créent les conditions d'un « devenir plèbe» possible pour toutes sortes d'individus qui, jusqu'alors, jouissaient d’un mode de vie fondé sur des paradigmes immunitaires. Se retrouver en garde à vue sous le coup de certaines incriminations, chômeur de longue durée, travailleur sans-papiers, interdit de séjour, à la rue suite à une rupture familiale ou un licenciement, ce n’est pas seulement faire l’expérience matérielle et connaître l'épreuve morale de «la galère ». C’est devenir «sans voix» et d’une manière infiniment plus drastique que par l'exclusion hors du champ de la démocratie parlementaire. Devenir plèbe ce n'est pas tant alors devenir un «invisible» social que perdre toute part au «commun », à l'encommun (16).

Mais ce qui s’énonce ici comme un destin subi, une forme de malédiction, une épreuve de désolation peut, à certaines conditions, être entendu tout autrement: là où le « subi » se recode, se reconfigure, se transforme en « agi ». Devenir plèbe peut être égal, en effet, à se rendre ingouvernable, travailler à le devenir. Le motif des contre-conduites, des révoltes de conduite, des gestes d’inconduite sur lequel Foucault a insisté dans ses cours au Collège de France (17) trouve ici son point d’enracinement: agir politiquement, dans nos sociétés, consisterait moins, au fond, à définir les conditions d'une alternative globale aux conditions présentes et à créer les conditions de l'apparition de cet «autre monde» qu’à se rendre ingouvernable. Il s’agirait dès lors, non pas tant d'agir sur le mode éthique, de «témoigner» de sa souffrance, de son oppression, de son exploitation, que d'agir et se conduire de manière à ce que prennent consistance des énoncés tels que: nous ne voulons pas être gouvernés par ces gens-là, sur ce mode-là, à ces fins-là, etc.

Le domaine des contre-conduites, des révoltes de conduites, des insurrections de conduite peut à ces conditions s'étendre et se diversifier à l’infini en tant que domaine d'activation de la vie politique. Rétrospectivement, si les années 1970 sont dans toute l’Europe occidentale, mais aussi en Amérique du nord et au Japon, une période d’intensification et de démultiplication de la vie politique, ce n’est pas tant sous l’effet des eschatologies historiques ronflantes dopées à la révolution permanente ou à la guerre populaire que du simple fait qu’aucun domaine du gouvernement des vivants n’échappe à ce processus: sa transformation en champ d’expérimentation de contre-conduites, de formes de rétivité aux modes de gouvernements traditionnels des corps et du reste, et aussi d’invention de conduites «autres », de pratiques, de relations différentes, en espace critique des relations de pouvoir sous toutes leurs formes - école, médecine, psychiatrie, justice, sport, famille, travail social, pratiques religieuses, usines et ateliers, etc. La grand’peur éprouvée durant cette séquence par les élites de tout poil trouve ici son fondement: dans ce devenir-plèbe, devenir ingouvernable, d’une société entière dans ses composantes multiples; dans cette apparition d’une multitude de fronts et de champs dans lesquels les sujets tendent à s'in-conduire et les subjectivités à se redéployer comme rebelles, rétives, imaginatives, rêveuses, désobéissantes, etc. Une multitude dispersée de prises de parole et de prises d’écriture en liberté s'enchaîne à cette prolifération de conduites ingouvernables. Dans cette situation, la parole du pouvoir ou des pouvoirs se trouve remise à sa place en perdant son autorité supposée naturelle et sa capacité prescriptrice.

Rien qui doive surprendre, dès lors, dans la violence, la férocité, l'obstination du mouvement de restauration générale qui s'amorce dans les années 1980 et dont notre présent continue de subir l’emprise. Un renversement qui, dans l'ordre des discours, trouve son expression la plus saillante dans la définition des instances au nom desquelles s’opère désormais, à propos du supposé intérêt général, le partage du vrai et du faux: la police, le marché, l’intérêt des riches, la raison des puissants.

Evoquant le devenir-plèbe (confinant, dans ce cas, à un devenir-animal) d’un jardinier noir dans l'Afrique du Sud de l’apartheid et de la guerre civile, J.M. Coetzee dessine dans Michael K, sa vie, son temps (18), les linéaments d’une fable universelle: figure de l’endurance, de la survie, Michael K est pris dans le mouvement d'une fuite perpétuelle, pour autant que sa misère, sa couleur de peau le destinent à ne trouver dans la société que l'emploi d'un sous-domestique, sort qu'il refuse avec obstination. Sa quête du refuge, du lieu secret où cultiver sa solitude, son quasi-renoncement au langage humain en font une figure de l’ingouvernable le plus irréductible qui soit. Refusant, lorsqu'il retombe sous la coupe des pouvoirs, tout autre pain que «celui de la liberté », Michael K. est cette part même de l’inappropriable et de l’indocile qui dans l'humain résiste à toutes les prises et emprises. Celui qui n’ayant pas de place dans ce monde se transforme en lézard, en insecte, en parasite, en phasme, et préfère passer pour un idiot plutôt que devenir l’objet des dispositifs charitables ou punitifs: « Je ressemble plutôt à un ver de terre, pensa-t-il. Et c’est aussi une sorte de jardinier. Ou à une taupe, qui jardine, elle aussi, et ne raconte pas d'histoire parce qu'elle vit dans le silence. Mais une taupe ou un ver de terre sur un sol de ciment? » (19).

12. Walter Benjamin, Le narrateur. In Poésie et révolution, traduit de l'allemand par Maurice de Gandillac, Collection Lettres Nouvelles, Denoël, Paris, 1971.
13. Une restriction pourrait être apportée ici, les atteintes au droit de parole, à la «liberté d'expression›› constituant une des manifestations les plus saillantes des entraves aux libertés publiques dans les démocraties occidentales, pour autant que celles-ci tendent de plus en plus distinctement à devenir des démocraties policières.
14. Jules Michelet, Leçon au Collège de France du 11 mai 1843. In Michelet & E. Quinet, Des Jésuites, Collection Libertés, Jean-Jacques Pauvert, Paris, 1966.
15. Michel Foucault, Les mailles du pouvoir. In Dits et écrits, t. 4, op. cít., pp. 182 sqq.
16. Les discriminations dont souffrent les Roms trouvent au contraire leur origine dans un phénomène de «sur-visibilité››.
17. Voir notamment la leçon du 1er mars 1978, pp. 195 sqq.
18. J. M. Coetzec, Michael K, sa vie, son temps, traduit de l’anglais par Sophie Mayoux. Seuil, Paris, 1985.
19. J. M. Coetzce, ibid., p. 215

Epinglé : Cycle Autochtone imaginaire, étranger imaginé, au Cinéma Nova

Vendredi 15 Février et Dimanche 17 Février 2013 au Cinéma Nova

15 février
20:00 Rencontre avec Alain Brossat
22:00 Projection de La Forteresse de Fernand Melgar, 2008, Suisse, vo fr, 35mm, 104’

17 février
20:00 Projection de Vol Spécial de Fernand Melgar, 2011, Suisse, vo fr, 35mm, 100’
22:00 Projection de Frozen river, Courtney Hunt, 2009, USA, 35mm, vo st fr, 35mm, 97’

Le Réseau

Opinions

Une rubrique « ouverte » dans laquelle nous publions soit des textes proposés par certains de nos lecteurs, soit des textes « cueillis » çà et là.

Sur quoi avons-nous prise ?

Une réflexion proposée par le C-Paje et publiée pour la première fois dans leur Lettre de décembre 2012, mais qui n’a rien perdu de son « actualité » !

La question qui me taraude ces jours derniers sera assez facilement formulée. En l’occurrence : sur quoi avons-nous prise ?

Pas que je me soucie spécifiquement de mon pouvoir personnel dans un puéril souci d’illusion de puissance ; plutôt que je m’interroge sur des problématiques, proches ou lointaines, et sur l’apparente inaccessibilité d’un cheminement quelconque qui conduirait un tant soit peu de la phase de constat à une ébauche de résolution.

Qu’est-ce qui est tolérable et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Qu’est-ce qui dès lors ne doit pas, ne doit plus, être toléré, accepté, admis ? Que faisons-nous si, bien qu’intolérables, ces choses existent, perdurent et se banalisent ? Que faisons-nous de l’intolérable dans notre quotidien ?
Au terme d’une discussion récente avec une de ces innombrables personnes pour qui l’espace public est le substitut principal, durablement éphémère et assurément insatisfaisant à l’espace intime, protecteur et privé, j’aurais pu en ressortir avec la satisfaction humainement légitime, même si simpliste, de lui avoir fourni de quoi se payer un abri pour la nuit. Une nuit au froid de moins. Un éveil au chaud, une douche et un petit-déjeuner pour changer. J’ai pourtant été habité très rapidement par la conscience de toute la relative petitesse de mon geste, de toute mon impuissance, de toute l’impuissance globale mise en œuvre face à la situation vécue par cet être et tant d’autres.
Est-il tolérable que des personnes passent jour et nuit dehors dans la quête impossible d’un abri ?
Est-il tolérable que la question de la survie soit la colonne vertébrale de l’existence d’un si grand nombre d’individus ?

Est-il tolérable que la pente qui mène au fossé de l’exclusion et de la pauvreté soit plus amplement inclinée et toujours dans le même sens ?

Est-il tolérable que le droit élémentaire humain soit si aisément soluble dans le pragmatisme social et dans l’état social actif ?

Est-il tolérable que l’on fasse peser sur l’individu le poids de l’impasse économique organisée et de l’hypocrisie inégalitaire ?

Est-il tolérable que la seule réponse disponible, pour autant qu’elle le soit, soit d’ordre caritatif et privé ? Qu’en est-il de la puissance politique et de la dignité. Qu’en est-il de la solidarité, non de fortune, mais de fondement, incontournable et structurelle ?

La question n’est pas rhétorique ou de principe. Elle est directe et concrète. Elle me semble tellement limpide, accessible et simple, que je m’étonne incessamment de l’absence de réponse claire, satisfaisante, perceptible et mesurable.

Dois-je me désintéresser du sort des sans-abris parce que je n’ai pas la cohérence intellectuelle, la disponibilité personnelle ou le courage social d’en abriter un, et pourquoi pas dix, chez moi ? Dois-je me désolidariser du devenir du pauvre parce que je n’en partage pas le quotidien ?

Dois-je me résoudre à assister à l’écrasement du peuple palestinien parce que la récurrence du problème le cantonne de plus en plus implacablement au statut de pitoyable hoquet de l’histoire ?

Est-il tolérable et même simplement compréhensible que la démission de l’appareil d’état, de région, de communauté soit fatalement admise et entérinée ?

N’avons-nous donc prise sur rien et quelqu’un ou quelque chose fait-il encore autorité ? Avons-nous tous fermés les yeux par inadvertance ?

Notre libre-arbitre a-t-il été privatisé, mondialisé et soumis aux règles de l’OMC ?  Le devenir de nos pratiques sociales et l’incompressibilité de notre digité collective ont-ils été, sans notre accord, délégués à une multinationale lointaine et sans scrupules. Ne me dites pas que c’est avec notre accord ? N’avons-nous prise sur rien ? Quelqu’un ou quelque chose fait-il encore autorité ? Que faisons-nous de l’intolérable dans notre quotidien ?

Jean-Marc Lelaboureur,
Président du C-paje

Formation des enseignants, que penser du projet Marcourt ?

En suivant ce lien, découvrez la position de l’Aped. 

Je serai terroriste

Dans cet article publié sur son blog, Gérard de Selys s'insurge contre un projet de loi dans lequel un article - le 140 bis - incrimine pour terrorisme l’auteur de « tout message public » qui « préconise directement la commission d’infractions » visant à déstabiliser ou détruire le système économique et/ou politique qui régit nos sociétés...

L'Agenda

Colloques, rencontres, débats,...

Henri La Fontaine et le mouvement pacifiste dans la première moitié du XXe siècle, une conférence de Jean-Michel Guieu

Le 19/02/2013, 19h30, au Mundaneum, rue de Nimy, 7000 Mons

Conférence organisée dans le cadre du 100ème anniversaire de l'attribution du Prix Nobel de la Paix à Henri La Fontaine.

À la tête du Bureau international de la paix de 1907 à 1943, Henri La Fontaine a été l’un des plus éminents pacifistes européens de son temps. Récompensé par le prix Nobel de la paix en 1913, son long apostolat au service de la paix a pris essor à une époque où le mouvement pacifiste connaissait un véritable renouveau ainsi qu’une influence croissante au sein des élites européennes. Les Conférences internationales de la Paix tenues à La Haye (1899 et 1907) paraissaient alors consacrer les principales revendications du pacifisme organisé. Même si ce dernier ne put s’opposer au déchaînement des deux guerres mondiales, son rôle fut pourtant loin d’être négligeable dans la légitimation et la diffusion de normes à l’origine des diverses institutions internationales (SDN, ONU) ou régionales qui ont marqué l’histoire du XXe siècle. Si le récent prix Nobel de la paix attribué à l’Union européenne est venu distinguer les soixante années d’efforts menés par les Européens pour pacifier leurs relations, il doit aussi nous rappeler que l’« aventure européenne » tire en partie ses origines d’une longue accumulation de réflexions et de pratiques de la paix développées depuis le XIXe siècle.

Infos et réservation:
info@mundaneum.be
Prix : 3 euros (1 euro pour les étudiants)

Le Musée au 21ème siècle. Disparition ou Renaissance ? - Un cycle de conférences – conversations à l’ISELP

Jusqu’ au 19 mars 2013, à l’ISELP, Bd de Waterloo, 31 B à 1000 Bruxelles

L’absence d’un Musée d’art moderne et d’art contemporain à Bruxelles est l’occasion de créer un moment de réflexion pour tous : professionnels, étudiants, collectionneurs, habitants. Car en ce début de 3ème millénaire, l’avenir des musées ne concerne pas que le monde de l’art. Il s’agit d’un sujet politique, social, éducatif, culturel, environnemental, bref, un sujet de société.

Depuis la crise financière de 2008, le Musée reflète les contradictions de notre temps. Temple de la consommation ou espace de délectation gratuite ? Mastodonte planétaire ou institution humaine ? Permanent et durable ou temporaire et amnésique ?

Lors de ce cycle, animé par Pauline de La Boulaye, vous allez dialoguer avec les directeurs de quatre institutions aux contours inédits et atypiques : le MuCEM de Marseille, le Centre Pompidou – Metz, le Musée de la Danse à Rennes et le MEN de Neuchâtel. Il sera question d’interroger le récent développement des musées, leur évolution au sein des villes et des territoires, leur profonde mutation.

Marseille, Metz, Rennes et Neuchâtel ne sont pas les capitales d’une nation. Leur territoire est plutôt frontalier. Marseille est tournée vers la Méditerranée. Metz, Rennes et Neuchâtel font partie de la grande Région Nord-Ouest européenne. Qu’ils exposent les arts et traditions populaires, l’art moderne et contemporain, la danse ou les cultures extra-européennes, ces quatre exemples refondent le Musée et nourrissent notre quête vertigineuse d’identité.

Programme :

Mardi 19 février 2013 de 19h à 21h : Boris Charmatz, directeur du Centre chorégraphique national de Bretagne à Rennes, transformé en Musée de la Danse en 2009

Exposition-performance : Brouillon
Samedi 23 et dimanche 24 février 2013, de 14h à 19h, à ARGOS (rue du Chantier 13 1000 Bruxelles).

Mardi 5 mars 2013 de 19h à 21h : Marc-Olivier Gonseth, directeur du Musée d’Ethnographie de Neuchâtel MEN (Suisse) et commissaire d’un triptyque d’expositions sur le patrimoine immatériel depuis 2010 

Mardi 19 mars 2013 de 19h à 21h : Laurent Le Bon, directeur du Centre Pompidou – Metz ouvert en 2010 

Plus d’informations

Éduquer sans édulcorer – L’art à l’épreuve de l’enfance

Mercredi 27 février 2013, 9h30-16h30, au CDWEJ, Rue des Canadiens, 83 à 7110 Strépy-Bracquegnies 

Programme :

9h30 : Accueil
10h : Spectacle À petits pas de Florence Klein par Infusion asbl
11h15 : Rencontre autour de la Littérature Jeunesse dans l’espace de L’Entre-Lignes, Pôle Enfance du Réseau louviérois de Lecture Publique. Avec Laurence Leffebvre, en présence de Kitty Crowther
12h30 : Repas
13h30 : Table ronde

Inviter des enfants à voir un spectacle ou à lire un livre, c'est à la fois les confronter à une démarche artistique et à un propos. En espérant les intéresser, les amuser, les émouvoir, mais aussi les questionner, les bousculer, les transformer... Mais pourquoi voulons-nous transformer les enfants ?

Peut-on, de la même manière qu'avec les adultes, faire vaciller leurs normes encore fragiles, ébranler leur sensibilité, mettre à mal leurs certitudes et, plus généralement, l'image de leur(s) monde(s) ? Y a-t-il des précautions morales, psychologiques, sociales, artistiques à prendre ? Et à qui confier cette responsabilité ? Du côté des créateurs, comment allier liberté d’expression et responsabilité envers les jeunes spectateurs ou lecteurs ? Et du côté des médiateurs – programmateurs, enseignants, bibliothécaires, animateurs, parents – comment amener, faciliter et gérer la rencontre sans en modifier les enjeux ?

Telles sont les questions auxquelles nous tenterons de répondre au cours de cette table-ronde avec la précieuse intervention de Kitty Crowther, auteur et illustratrice.

Modérateur : Émile Lansman

Infos :
12 €/journée – Inscriptions au CDWEJ – 064/66 57 07 – info@cdwej.bewww.cdwej.be

Audition publique - Etats généraux des médias d'information : audition de la LDH sur diverses questions liées à la liberté de la presse

Le 28 février 2013,10h, au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, rue Royale 72 à 1000 Bruxelles

La Ligue des droits de l'Homme a été invitée par la Fédération Wallonie-Bruxelles à venir présenter ses positions et réflexions en matière de liberté de la presse et, plus largement, de l'usage médiatique de la liberté d'expression.

Représentants LDH: Pierre-Arnaud Perrouty (secrétaire général LDH) et Jean-Jacques Jespers (administrateur LDH)

Cette audition a lieu dans le cadre d'une séance publique et gratuite.

Plus d'infos sur les Etats généraux des médias d'information: 

Journée d’étude de l’Aped : l’enseignement secondaire en mutation

Samedi 2 mars 2013 de 10 h à 16h30, Huis van het Nederlands, rue Philippe de Champagne 23, Bruxelles

L’enseignement flamand est travaillé par un vif débat sur la nécessité, l’orientation et la faisabilité d’une réforme profonde de l’enseignement secondaire. Du côté francophone, s’il n’y a pas de grand chambardement en discussion, les mutations se font plutôt par étapes. On a eu l’Approche par Compétences, les réformes du 1er degré, la CPU ou cours d’expérimentation, etc.

Durant cette journée d’étude, un argumentaire en faveur d’une réforme conséquente du secondaire sera développé. Une réforme qui diminue la ségrégation sociale, qui élève le niveau des connaissances socialement utiles et offre à tous les jeunes une formation générale et polytechnique. Les enseignants et les autres acteurs éducatifs sont invités à prendre part aux débats.

Programme :

9h30 : Accueil

10h-13h00 : Séance plénière : exposés et débats (interventions des orateurs en français ou en néerlandais, avec traduction simultanée sur écran)

- Introduction par Jean-Pierre Kerckhofs (co-président de l’Aped)
- Ecole et citoyenneté : notre enseignement apporte-t-il à tous les connaissances socialement utiles ?, par Romy Aerts, co-présidente Aped).
- L’école secondaire en Belgique ou le règne de l’inégalité. Que nous apprennent les études internationales sur les systèmes d’enseignement ?, par Dirk Jacobs, sociologue, ULB.
- Plaidoyer pour une formation polytechnique, par Nico Hirtt, membre fondateur de l’Aped.
- Débat avec la salle

13h-14h : Pause sandwiches

14h-16h30 : Choix entre six ateliers : (trois en néerlandais, trois en français ; sans traduction)

Atelier 1 (NL) : Voorwaarden en maatregelen om een lange gemeenschappelijke stam mogelijk te maken avec Mieke Van Houtte (professeur UGent), Kris Denys (FOPEM), Ludo De Caluwé (StAM).

Atelier 2 (NL) : Competentiegericht onderwijs : welke pedagogische meerwaarde ? Avec Roger Standaert (ancien responsable de la Entiteit Curriculum et professeur émérite de pédagogie comparative UGent), Nico Hirtt (auteur, Aped), Chico Detrez (auteur et syndicaliste ACOD). 

Atelier 3 (NL) : Welke inhoud voor de gemeenschappelijke basisvorming ? avec Tony Van den Heurck (ancien professeur de pédagogie HoGent et ACOD Onderwijs), Elisabeth Meuleman (Vlaams parlementslid en onderwijsspecialist van Groen) et Romy Aerts (Ovds)

Atelier 4 (FR) : Le secondaire en mutation : mise en perspective historique, avec Philippe Schmetz (Aped) et Vito Dell’Aquilla (Aped). 

Atelier 5 (FR) : Quelle formation commune ? avec Jean-Pierre Kerckhofs (Aped) et Francis Tilman (Meta-Educ).

Atelier 6 (FR) : Prolonger le tronc commun : est-ce réalisable ?, avec Marc De Meuse (prof. Université Mons) et Paul Robert (Principal de Collège en France, auteur).

16h30 : Fin des travaux

Infos :
http://www.skolo.org/spip.php?article1519

Expositions

Jean-Pierre Ransonnet / Daniel Michiels

Jusqu’au 15/02/13, au Centre Culturel de Marche, chaussée de l'Ourthe, 74, 6900 Marche-en-Famenne

Retour sur l’œuvre de deux grandes figures de la peinture et de la photographie contemporaines belges. Tous deux profondément attachés à la terre ardennaise, ils expriment sans artifice les sensations et la force de ces paysages, chemins, forêts, jardins et gens de la terre, sillonnés sans relâche.

Jean-Pierre Ransonnet / Peinture
Originaire de Lierneux, Jean-Pierre Ransonnet consacre son œuvre à la mémoire de ses paysages. Professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Liège, il a traversé toutes les avant-gardes et exploré nombreuses disciplines avant de se consacrer entièrement à une peinture énergique et physique qu’il pratique dans un style expressif et spontané.

Daniel Michiels / Photographie
Né à Bruxelles en 1952, Daniel Michiels s’installe à Bérisménil à l’âge de vingt-six ans. Il ne quittera plus ce petit village sur les hauteurs de La Roche, et le cadre de la vie rurale deviendra le sujet quasi exclusif de sa démarche créative. Chaque image agit comme un symbole, comme la cristallisation iconique d’un monde à la beauté discrète, sans effets, en même temps que fermé sur lui-même.
“L’Ardenne ne se livre pas au premier venu, il faut une clairvoyance sensible pour en percer les indicibles mystères.” Alain D’Hooghe

Contact : expositions@marche.be - 084/32.73.80

Alexis Lippstreu

Jusqu’au 16.02.13 au MADmusée, Parc d'Avroy à 4000 Liège

Alexis Lippstreu fréquente depuis une vingtaine d’années l’atelier artistique du Centre La Pommeraie (Ellignies-Sainte-Anne) et y développe avec régularité un travail au graphisme minimaliste. Composée essentiellement de dessins, son œuvre prend appui sur les grands maîtres de la peinture. Elle est une répétition schématisée et obsessionnelle des thèmes et des sujets mis en scène par van Eyck, da Vinci, Rubens, Manet, Gauguin, Degas, Van Gogh. Les images fortes que ces peintres ont fait naître sont recréées par Alexis Lippstreu, comme filtrées et épurées.

Le travail d’Alexis Lippstreu est conjointement mis à l’honneur à la Galerie christian berst (Paris), au MADmusée ainsi qu’au BAL (Liège) dont une œuvre majeure de ses collections – Le Sorcier d’Hiva Oa de Gauguin – est revisitée par l’artiste.

A l’occasion de ces trois expositions, un catalogue monographique est publié. Abondamment illustré, il est enrichi de textes (en français et en anglais) de Bruno Gérard, Virginie D’haene, Jacques Charlier, Pierre Muylle et Christian Berst.

Infos : + 32 4 222 32 95 - info@madmusee.be - http://www.madmusee.be/

Traverser, expo des photographies de Léone Julitte

Jusqu’au 16.02.2013, à L’L, Chaussée de Wavre 132 à 1050 Bruxelles

Et si photographier ne suffisait pas ? C'est la réflexion que se font depuis un an les cinq jeunes femmes du collectif Clic Clac. Chercher ce que sera la future photographie. Trouver des lieux, des manières de la présenter pour mélanger les mediums et les genres. Et surtout faire découvrir des images ! Pour son deuxième commissariat d'exposition, le collectif a sélectionné une dizaine de projets photographiques avant de demander à Vincen Beeckman – lui-même photographe et programmateur à Recyclart – de choisir l'artiste qui sera présenté-e . C'est sans hésiter qu'il a opté pour le travail de Leone Julitte. Cependant, au vu de la qualité des autres projets choisis, il a proposé que tous soient présentés le 2 mai 2013 lors d'une soirée projection à Recyclart…

Avec sa série "Traverser", Léone Julitte tente de se réapproprier ces grands espaces de liberté que sont les rues de Bruxelles, ces scènes en perpétuelle mouvance, usées par l'habitude de nos trajets. Armée d’un flash sans concession elle pénètre la foule, bouscule le passant, qui, arraché à ses rêveries, n'a d'autre choix que de reprendre conscience de son existence, de son appartenance à un temps, à un espace, mais aussi à son "droit à l'image" et les questionnements qui en découlent. En résulte une image qui se pose en bruit blanc. Calme issu de la synthèse de tout ce chaos, elle nous invite à venir peupler ces instants rares habités de sublime et à investir leur théâtralité, brute, imparfaite, tendre si humaine.

Infos :
Leone Julitte : http://www.leonejulitte.com/
Collectif Clic Clac : https://www.facebook.com/clic.clac.92

Etre jeune en Palestine - photographies de Véronique Vercheval

Jusqu’au 22 février, à la Maison de la Mémoire - Ateliers des FUCaM, rue des Soeurs Noires, 2 à 7000 Mons (entrée par la rue du Grand Trou Oudart)

«Pudiques, les photos prises par Véronique Vercheval depuis 2002 témoignent des joies et des peines des hommes, des femmes et des enfants, de leur vie quotidienne meurtrie par l’humiliation de l’occupation et, malgré tout, de leur dignité.»
Dominique Vidal dans “Le Monde Diplomatique”

Véronique Vercheval se rend, pour la première fois, en Palestine en avril 2002. Elle y découvre un pays profondément meurtri. Au détour des rues, les maisons détruites, les murs éventrés et les impacts de balles rappellent les combats permanents.

Elle est retournée en Palestine. Souvent. Elle y a rencontré des artistes, des intellectuels, des femmes, des hommes, des enfants avec leurs espoirs et leurs désespoirs.

De Gaza à Ramallah, de Jenin à Hébron en passant par Naplouse, cette photographe engagée nous fait partager le quotidien de celles et ceux qu’elle a rencontrés. Elle traverse ce pays lacéré par les implantations israéliennes, mais où persistent les universités, les théâtres, les cafés et les marchés.

Avec cette balade photographique, elle nous guide au cœur d’une Palestine blessée mais vivante. La moitié de la population a moins de 25 ans. C’est une jeunesse dynamique qui s’investit dans la culture, l’éducation,.. qui tente de vivre sa vie comme partout ailleurs dans le monde, de survivre. Malgré l’occupation.

Triennale de l’Art Hors Normes - Reflets de Vies

Jusqu'au 09 mars 2013, à l'Orangerie du château de Seneffe, rue Lucien Plasman 7-9  à 7180 Seneffe

Pour la deuxième fois, la section du Centre de l’AFrAHM organise sa Triennale de l’Art Hors Normes dans l’Orangerie du château de Seneffe.

Cette année, vingt-six artistes nous donnent rendez-vous autour de leur environnement de vie.

L’accent sera mis sur la diversité des techniques et sur la confrontation entre les tableaux et les œuvres en trois dimensions.

Les musées suivants ont collaboré à cette exposition : le art)&(marges musée, le Madmusée et le musée Dr Guislain

Cette exposition a pour but de valoriser le travail artistique des personnes déficientes intellectuelles, mais aussi de susciter une prise de conscience du grand public sur les qualités de leur travail. C’est donc aussi l’occasion de rencontrer les artistes et de comprendre leur manière de procéder.

Avec le château, ses quelque 22 hectares de parc, son théâtre et ses jardins, c’est dans un cadre prestigieux que les exposants présenteront leurs œuvres, d’une grande qualité esthétique et d’une rare force expressive.

Infos :  Mélanie Papia 0483/640/233 (Coordination Triennale) -  melanie.papia@afrahm.be - http://www.afrahm.be

"Maendeleo" - artistes de Lubumbashi et Kinshasa

Jusqu‘au au 17 mars 2013, à La Châtaigneraie, 19, Chaussée de Ramioul à 4400 Flémalle

Le Centre wallon d'Art contemporain renoue avec l'un des de ces centres d'intérêts prioritaires, la création africaine. Treize plasticiens de Lubumbashi et de Kinshasa, nous invitent à découvrir quelques aspects de la création contemporaine congolaise. Une création fortement teintée de la culture traditionnelle mais résolument tournée vers l'avenir et les techniques actuelles.

Artistes : AGXON - Steve BANDOMA - Gulda EL MAGAMBO - Bouvy ENKOBO - Thomas KABULA - Louis KANYEMBA YAV - Trésor MALAYA - Francis MAMPUYA - Aime MPANE - Fred MUVUMA - Daddy TSHIKAYA - Prince TSHIME KALUMBWA - Freddy TSIMBA

Infos : 04/275.33.30 - www.cwac.be

Loss of controll II

Jusqu’ au 5 mai 2013, du mardi au dimanche, de 10h à 18h, au Musée Félicien Rops, rue Fumal, 12 à 5000 Namur.

Dans le prolongement de l’exposition Pulsion[s]. Hystériques !, Loss of Control II continue cette exploration de la folie en art et propose une plongée aux confins de l’inconscient et de la création artistique, depuis les surréalistes jusqu’à l’art brut.

Dès 1923, Jean Dubuffet s’intéresse aux artistes malades mentaux tandis qu’en 1928, Breton publie Nadja, un récit autobiographique dans lequel il narre sa rencontre avec une femme qui sera internée. La conception de la folie des surréalistes qui ont critiqué l’enfermement et interrogé le lien entre délire et création artistique, est à l’origine d’œuvres qui questionnent les limites de l’inconscient, de la folie, de la transgression mentale et physique. Après la Révolution surréaliste, l’artiste français Jean Dubuffet a ouvert la voie à une autre conception de la création de personnes internées, médiums, autodidactes, en inventant une nouvelle catégorie de créateurs. L’art brut célèbre la production artistique hors normes et permet la découverte d’œuvres ancrées dans une quête de soi.

La perte de contrôle à travers l’acte créatif permet-elle une transgression et apporte-t-elle une forme d’inhibition et de liberté face à l’art officiel et à la société ? Toutes les œuvres présentées dans cette exposition expriment les recherches d’artistes (in ou outsiders) vers cette authenticité et offrent une lecture bouleversante de l’obsession, de l’identité et de l’existence.

Loss of control II fait la part belle à la représentation féminine : le corps de la femme est le lieu de la perte de contrôle pour les surréalistes : corps transformés, transfigurés, morcelés, déguisés. Les artistes outsiders représentent, eux aussi, l’amour et le désir, là où l’on se perd...

Deuxième volet d’un projet organisé en 2009 au MARTA Herford Museum sous la direction de Jan Hoet, cette exposition se focalise sur le lien entre l’existence et l’art à travers des œuvres qui échappent aux carcans culturels de leur époque.

Artistes exposés : Aloïse / Bellmer / Bellon / Breton / Blankenhorn / Dubuffet / Éluard / Gill / Grunenwaldt / Kusama / Maar / Magritte / Maquet / Man Ray / Mariën / Molinier / Nadja / Niederreiter / Pigeon /Schneller / Simon / Suckfull / Ubac / Zurn

Plus d’infos

Spectacles, projections, festivals,...

Mélancodo - Un spectacle de O’Case - Collectif nomade

Texte : Charles Manian
Avec : David Ganda et Basile Yawanke

Vendredi 8 février à 20h, à La Maison du Livre, 24 rue de Rome à 1060 Bruxelles

Sur scène, deux acteurs incarnent une pléthore de personnages. D’Edo, le principal protagoniste qui risque sa peau en montant clandestinement dans un bateau, jusqu’à Figue-Séchée, la grand-mère tunisienne qui en fait son esclave sexuel, en passant par le petit cordonnier « Dieu est même dans le cirage ».

Infos :
6 euros – 4 euros étudiants et chômeurs, 1,25 euros article 27. Réservations vivement souhaitées au 02/ 543 12 20
Entrée libre pour les sans-papiers.

Festival de Liège

Jusqu’au 9 février, à Liège (le Manège, les Ecuries, le B9, le Théâtre de la Place et le B16)

Théâtre, projection, concert, danse… Découvrez ce que vous réserve encore de découvertes le Festival de Liège

Je pense à Yu

Texte de Carole Fréchette
Mise en scène Vincent Goethals
Avec Anne-Claire, Yuanyuan Li, Philippe Vauchel

Jusqu’au 9 février 2013, au Rideau en résidence à l’XL Théâtre, 7a, rue Goffart, 1050 Bruxelles

Le visage immense du pouvoir, on peut le regarder en face, on peut l’éclabousser…

Dans l'appartement désordonné où elle vient d'emménager, Madeleine est attirée par un entrefilet dans le journal. Le journaliste chinois Yu Dongyue est libre. Après 17 ans passés derrière les barreaux. Son crime : avoir jeté de la peinture sur le portrait de Mao, place Tian'anmen en 1989. Délaissant son travail, ses obligations, Madeleine se lance dans la reconstitution de l'histoire de Yu. Dans sa quête, elle entraîne une étudiante chinoise à qui elle donne des cours de français et un voisin énigmatique et bienveillant.

Infos

Prochain spectacle produit par le Rideau : La Maison de Ramallah, d’Antonio Tarantino

Mise en scène : Pietro Pizzuti
Avec Angelo Bison, Ana Rodriguez, Laurence Warin

Du 5 au 30 mars 2013 au Théâtre de Poche, Chemin du Gymnase 1a à 1000 Bruxelles

Dans le train qui les conduit à Ramallah, un couple de Palestiniens et leur fille partagent la méchouïa et le kebab, reconnaissent les plaines où ils ramassaient autrefois les tomates, se disputent à propos de la petite maison blanche de Ramallah qu'ils ne construiront jamais, s'énervent sur les toilettes qui ne ferment pas et où doivent traîner des micros du Mossad, révisent fébrilement le mode opératoire dicté par l'Organisation, se prennent les doigts dans le scotch en fixant la ceinture d'explosifs...

Infos 

Les Pavés du Parvis

Avec Pierre Wayburn et Amélie Lemonnier
Mise en scène - Philippe Lauren
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Jusqu'au 16/02/13, 20h30, au Théâtre de la Samaritaine, 16 rue de la Samaritaine à 1000 Bruxelles

Vivre quelques mois en immersion au Parvis Saint-Gilles. En été quand les terrasses n’en peuvent plus de chaleur, de testostérone et de bruit. En hiver quand on s’enfile dans la buée une soupe aux poireaux serré en rangs d’oignons aux tables décennaires de l’Union. Le matin en plein marché quand le tribunal de police vomit ses justiciables au Verschu, et que l’église crache ses ultimes crucifiés. En soirée quand les sdf viennent prendre un peu de chaud à l’ING, ou à la sortie du métro.

Vivre en immersion, voilà ce qu’ont tenté les comédiens Pierre Wayburn (Manneke) et Amélie Lemonnier, et tendre l’oreille à ce qui se dira à l’année sur cette place : couples (illé)gitimes, débats politiques passionnés à l’intérêt parfois douteux, grandeur et décadence des potes, moments de gloire de chacun ou bières au fût qui te mettent minable, vendeur de roses flétries à la sauvette, club de foot sans âge, crachats de tuberculeux…

Voler ces instants de vie, et rendre sur scène des gens et leurs histoires, voilà ce que sont Les Pavés du Parvis. Les histoires sont parfois drôles, touchantes, parfois émouvantes et dramatiques, mais elles seront toujours à hauteur d’homme.

Le Parvis Saint-Gilles est à l’image de notre monde, avec ses pauvres et ses riches, ses bars à vin et à bière, ses couscous rive gauche et son jus de framboise rive droite. Assister au spectacle Les Pavés du Parvis, c’est se reconnaitre dans la diversité de notre monde, s’en sentir acteur ; ou à tout le moins spectateur, ce qui n’est déjà pas si mal. C’est avoir du souffle et entendre celui de l’autre.

Infos et réservation : 02.511.33.95 ou samaritaine@skynet.be

Le bruit des os qui craquent

De Suzanne Lebeau
Mise en scène Roland Mahauden
Avec Aïssatou Diop, Olga Tshiyuka-Tshibi, Angel Uwamahoro

Jusqu'au 16 février 2013, au Théâtre de Poche, 1a Chemin du gymnase à 1000 Bruxelles (Bois de la Cambre)

Un texte magnifique et percutant !

Suzanne Lebeau nous raconte la cavale éperdue de deux gamines enfants soldats tentant d’échapper au groupe rebelle qui les a enlevées. En parallèle, une infirmière témoigne de leur calvaire devant une assemblée officielle.

Il y a des actualités sur lesquelles nous préférons fermer les yeux et des dramaturges pour nous rappeler à l’ordre. C’est le cas de cette pièce bardée de prix dont la création au Poche en septembre 2011 a été suivie, en mars 2012, d’une vaste tournée en Afrique centrale où l’embrigadement des enfants dans les groupes armés reste aujourd’hui encore une cruelle réalité.

Sur scène, une jeune comédienne congolaise et une jeune comédienne rwandaise, chacune parlant dans sa langue. Une distribution pour contrer les logiques de haine à l'heure où ces deux pays ont repris un chemin encore fragile vers la réconciliation.

Suzanne Lebeau nous raconte la cavale éperdue de deux gamines enfants soldats tentant d’échapper au groupe rebelle qui les a enlevées. En parallèle, une infirmière témoigne de leur calvaire devant une assemblée officielle

Infos

Festival Images mentales – Regards sur la folie

Les 19 et 20 février 2013 à La Vénerie – Espace Delvaux, 3, rue Grates, 1170 Bruxelles

Le festival Images Mentales fait la part belle aux échanges entre les cinéastes, les professionnels de la santé mentale et le public. Il consacre une journée à des films d’atelier en présence des participants.

Les films présentés questionnent le rapport entre intime et société. Une journée est consacrée aux films d’atelier en présence des participants.

Cette 5ème édition se propose d’explorer la rencontre entre le cinéma, la santé mentale et la politique à travers le regard singulier de jeunes réalisateurs prometteurs et de cinéastes confirmés.

Consultez le programme 

Infos :
02 511 55 43
Lbfsm@skynet.be
www.psymages.be

Le mouton et la baleine

Texte Ahmed Ghazali / Mise en scène Jasmina Douieb
Un spectacle de la Compagnie « Entre chiens et loups »
Avec Bhelly Bompolonga, Sandrine Bonjean, Adama Diakité, Jean-Claude Derudder, Soufian El Boubsi, Gernas Haj Shekhmous, Takei Keita, Guillaume Kerbusch, Réhab Mehal, Nancy Nkusi, Fabrice Rodriguez, Corentin Skwara, Benoit Van Dorslaer, Ibrahima Sory Sylla, Stalin Belak photo Alexandra Boussiou, Geoffroy Tassenoy …

Du 20 au 22 février à l’Eden Charleroi, Boulevard Bertrand 1-3 à 6000 Charleroi

En ce huis clos aux allures de tragédie antique, à la lisière de deux mondes, les civilisations s’entrechoquent. Un cargo russe, de passage dans le détroit de Gibraltar, heurte une embarcation de clandestins marocains tentant de rejoindre l’Europe. Les marins du Caucase ne repêcheront que des cadavres et un seul survivant qui demeurera immobile sur le pont jusqu’au bout de cette longue nuit. A qui remettre ces corps ? Les marins contactent les autorités marocaines de Tanger, anglaises de Gibraltar et espagnoles de Ceuta… Personne ne semble en vouloir. Les autorités marocaines leur réclament des droits d’entrée pour le port de Tanger. De longues et absurdes négociations auront lieu jusqu’au lever du soleil…

Infos 

Un week-end exceptionnel de films sur l'Art

Les 22, 23 et 24 février au Studio 5, à Flagey, Bruxelles

Peinture, danse, musique, cinéma : sept films issus du Palmarès du 30e Festival International du Film sur l'Art de Montréal.

Programme:

Vendredi 22 février
19h30
Opalka, sa vie, son oeuvre
Andrzej Sapija / Pologne / 2012 /52’

21h30
Voyage au bout de Céline
Jean‐Baptiste Péretié / France /2011 / 52'

Samedi 23 février
19h45
- Désert, vent, feu
Jill Sharpe / Canada /2011 / 30’

- Aux limites de la scène
Guillaume Paquin /Canada /2012 / 52’

21h30
Frédérick Back – Grandeur nature
Phil Comeau / Canada / 2011/78’

Dimanche 24 février
15h30
La Spira
Gérald Caillat / France, Italie /2011 / 89’

17h30
Romain Gary ‐ Le roman d’un double
Philippe Kholy /France / 2010 / 89’

La folle échappée

Premier trimestre 2013, dans les médiathèques de la Fédération Wallonie Bruxelles

A quoi servent les collections d’art et les patrimoines d’expression – en musées, bibliothèques, médiathèques et cinémathèques – si ce n’est à entretenir le contact avec l’altérité ? Et la folie n’offre-t-elle pas la meilleure confrontation à l’autre, au différent ? Au fond, quand on sillonne les collections d’art et les patrimoines d’expression, on rencontre inévitablement la folie. On tombe dessus. Ou elle nous tombe dessus. L’Art brut, du reste, est de plus en plus rapproché de l’art contemporain dans les démarches muséales, attestant de la porosité des frontières. La Folle échappée, c’est un travail d’approche de la folie, à travers des portraits de créateurs, des musiques, des films, des œuvres d’art exposées, des rencontres avec des professionnels qui, au quotidien, organisent une expression de la folie, en ateliers. Une approche qu’il faut sans cesse entretenir, recommencer, questionner…

Plus d’info 

Festival Passa Porta 2013 : Imagine

Du mercredi 20 au dimanche 24 mars 2013, Bruxelles se met de nouveau au diapason littéraire du Festival Passa Porta. Quatre soirées et une journée Parcours composent cet évènement international proposant un large éventail de rencontres inoubliables, ainsi que des conférences et débats, avec des écrivains, penseurs et leaders d’opinion venus des quatre coins du monde.

Après des éditions intitulées « On the move » (2011), « Le monde est un chantier » (2009) et « De l’autre côté » (2007), cette fête de la littérature est centrée cette année autour du thème « IMAGINE ! ».

Le festival invite une centaine d’écrivains de premier plan – belges et étrangers – à mettre l’imagination au cœur de la capitale européenne. Alors que notre époque semble laisser de moins en moins de place au rêve et à la fantaisie, ces auteurs proposent aux lecteurs des voyages vers un monde imaginaire ou utopique. Ils livreront quelques secrets de fabrication, évoquant notamment la relation complexe entre réalité et fiction. Ils insisteront également sur l’importance de l’imagination dans un monde regorgeant de différences culturelles et régionales – en particulier en temps de crise et de révolution.

À l’agenda :

- le 20 mars à Passa Porta : lecture d’ouverture du festival par l’écrivain algérien Boualem Sansal ;
- le 21 mars à La Bellone : Writers for Peace, avec Boualem Sansal et Liao Yiwu ¬— deux lauréats du prestigieux Friedenspreis ;
- le 22 mars aux Halles de Schaerbeek : Writers in Revolution - Two Years after the Arab Spring. Des auteurs arabes viennent témoigner des développements récents en Egypte, au Liban, en Lybie, en Syrie et en Tunisie ;
- le 23 mars à Flagey : soirée de la nouvelle, avec à l’affiche Lydia Davis, Anne Enright, Michel Lambert, Kristien Hemmerechts et Enrique Vila-Matas, parmi bien d’autres.

Le dimanche 24 mars, toute la journée est sous le signe du grand Parcours dans le centre de Bruxelles. Les amoureux de la littérature ont le choix entre plus de 70 programmes littéraires, rencontres d’auteurs, ateliers et balades. Le programme propose également des activités littéraires en connexion avec le cinéma, les arts plastiques et la musique. A cette occasion, le festival investit théâtres, musées, bibliothèques, cafés et autres lieux inédits de la capitale.

Parmi les invités internationaux figurent notamment : Julian Barnes, Tahar Ben Jelloun, Laurent Binet, A.S. Byatt, Karl Ove Knausgård, Alain Badiou, Claro et Adam Zagajewski.

Également à l’affiche : des ateliers découverte pour enfants dédiés à la littérature et à l’image, un concours pour écrivains en herbe, un zoom sur le roman graphique, la fiction érotique et les légendes urbaines, ainsi que des ateliers d’écriture, des débats et des rencontres de réseaux littéraires internationaux.

Le Festival Passa Porta est une coproduction entre la maison internationale des littératures Passa Porta et de nombreuses organisations culturelles bruxelloises.

Infos

Les Parlantes : le festival de toutes les lectures !

Du 6 au 10 mars2 013 à Liège

Le Festival international de Lecture de Liège qui (re)donne vie aux textes d’ici et d’ailleurs, d’aujourd’hui et d’hier, en les faisant résonner dans toutes les oreilles aux quatre coins de la ville de Liège, du 6 au 10 mars !

Une cinquantaine de mises en voix de textes variées et inédites pour tous les publics, gratuitement ou à prix démocratiques.

Infos et réservations

Dernières nouvelles

Pétitions, concours, appels,...

Caddy minimum garanti

Soutenez la campagne initiée par la PAC en signant la pétition pour l’instauration d’un contrôle, voire d’un blocage des prix des denrées alimentaires de base.

Les « potagistes »

Au cœur de Bruxelles, le potager Ernotte est un écrin de nature où poussent des fruits et des légumes savoureux. C’est un lieu de passage, de fête et d’échanges multiculturels qui a la particularité de rassembler régulièrement les habitants du quartier, les personnes âgées et les enfants venus des écoles voisines. On vient ici pour se ressourcer, entrer en contact avec la terre, fuir la grisaille urbaine et la tension qui en découle. C’est un espace où l’on prend le temps, un espace porteur de valeurs solidaires.

Au printemps 2011, ce potager Ernotte est menacé de destruction par la commune d’Ixelles qui envisage d’y bâtir des immeubles à logements privés. Un groupe d’irréductibles « potagistes » décide alors de résister à l’envahisseur et une lutte citoyenne s’engage face à une décision communale arbitraire.

Pascal Haass, un cinéaste habitant le quartier, rencontre alors Ulrike, Stefano et une vingtaine d’autres potagistes qui s’impliquent dans le but de faire entendre leur voix. Tour à tour, drôle et émouvant, ce film se veut le reflet d’un questionnement plus profond sur la société de demain. Quelle place veut-on laisser aux espaces naturels et aux initiatives citoyennes ?

Pour la réalisation de ce film documentaire, la production sollicite aujourd’hui votre aide afin de faire entendre la voix de ces potagistes. Devenez coproducteur du projet !

LE SMES-B en danger !

Le SMES-B (Santé mentale et exclusion sociale), une asbl,  qui fait un super boulot et constitue un dispositif unique d'intervention à Bruxelles pour les plus précarisés, est menacée de disparition.

N'hésitez pas à signer la pétition

We are more, act II

Culture Action Europe, le Réseau des acteurs culturels européens et de leurs représentants, relance son appel pour faire pression sur les gouvernements et chefs d'Etats en faveur d'une Europe résolument culturelle.

Le sommet extraordinaire de novembre dernier n'a pas permis aux dirigeants des pays membres de l’Union européenne de se mettre d'accord sur le futur budget de l’Union (2014-2020). Ces 7 et 8 février, les Etats membres renouvellerons l'exercice.

A l'automne, plus de 6000 personnes ont répondu à l'appel de Culture Action Europe pour s'exprimer contre le principe des coupes budgétaires horizontales et en faveur d'une Europe fondée sur une citoyenneté diverse, le bien-être de tous et l'engagement actif de chacun.

"La culture, l'éducation, les arts et la création, la participation citoyenne, l'égalité pour tous, la liberté, la démocratie et la loi, le développement régional équilibré, la protection environnementale et la justice sociale sont les fondements de la construction d'une Europe pérenne et sont nécessaires à la sortie de la crise actuelle. Les soutenir, c'est investir dans un avenir commun. Ainsi, il faut les protéger de toute coupe budgétaire."

Aujourd'hui Culture Action Europe renouvelle sa campagne en nous invitant à envoyer une nouvelle fois sa pétition.

La procédure est très simple: il suffit de vous rendre sur le site de we are more et de suivre les instructions...

Formations, ateliers

Deux formations « Pierre de Lune »

Théâtre d'objets - 7 et 8 mars 2013

Les objets ont une vie… Secrète, étonnante, drôle ou intense, ils ont la vie qu’on leur prête et parfois nous soufflent des idées incroyables…

Par cette approche ludique du théâtre qui redonne vie aux objets et les fait entrer dans une dimension symbolique pour raconter des histoires, les participants pourront expérimenter les potentialités offertes par l’objet mis en scène… Ils donneront vie à un objet en assumant aussi eux-même un rôle déterminant dans une petite forme de jeu dramatique. Raconter un court moment d’une fable, conte, ou légende connue devant un public deviendra un jeu interactif entre la manipulation de l’objet et le regard, la parole, le mouvement… Chacun découvrira les possibilités de créer, de manière individuelle ou collective, une matière théâtrale qui fasse sens et qui ouvre aussi tout le champ du recyclage. Des pistes d’application en classe seront aussi envisagées.

Danse et peinture - 16 et 17 mars 2013

Quand la danse et la peinture se rencontrent, c’est pour esquisser de manière ludique l’échange, la communication, la transmission, l’appropriation du mouvement dansé, du mouvement tracé. La libre circulation des corps, du geste sur le papier, amèneront les participants à vivre et déployer leur potentiel dans cette pratique croisée de danse et de peinture. Recherche et création au programme afin découvrir les axes du processus de création, de mettre en perspective chaque discipline, l’une par rapport à l’autre, en interaction et acquérir une lecture de chaque art pour reconsidérer le puzzle de nos représentations… Pratiquer la peinture (couleurs, traits, espace, rythme, énergie), pratiquer la danse (espace, qualité de mouvement, présence, poids, fluidité…) et mettre en lien les différentes propositions de composition picturale et dansée. Des temps méthodologiques permettront d’envisager des pistes pour le suivi de l’atelier en classe et mettre à jour les enjeux de l’Art à l’Ecole.

Plus d’infos : 02/218 79 35 ou 0497/664 209 sybille.wolfs@pierredelune.be

Res Urbis

L'Association Marcel Hicter est une une asbl d'éducation permanente pour la démocratie culturelle. Subsidiée par la Cocof, la formation Res Urbis s'adresse à des opérateurs culturels bruxellois souhaitant renforcer leur capacité en gestion de projet ainsi que leurs connaissances des politiques européennes en matière culturelle.

Res Urbis est gratuite et se déroule en 6 jours, du 15 avril au 7 juin 2013.

Les objectifs sont :
- renforcer les compétences dans la gestion de projets culturels ;
- fournir aux participants des connaissances pratiques quant aux politiques culturelles en Région Bruxelloise ainsi qu'à l'échelle européenne ;
- soutenir la création de réseaux et d'appuyer des actions communes à ces associations.

Pour plus d’informations sur le programme et la méthodologie de la formation, veuillez consulter le site internet de l'association Marcel Hicter

Démarches à suivre pour y participer

Publications

Sur la limite, Vers la fin. Repères sur le théâtre dans la société du spectacle à travers l'œuvre du Groupov

Cette coédition du Groupov et d'Alternatives théâtrale reprend une sélection de textes et entretiens, la plupart écrits ou donnés par Jacques Delcuvellerie et ses proches collaborateurs, mais aussi par quelques témoins privilégiés (Georges Banu, Philippe Ivernel, Martin Mégevand, Jean-Marie Piemme et Claire Ruffin) qui ont suivi les spectacles et la pratique du Groupov depuis une trentaine d'années.

« Ce livre n'a rien d'un livre de mémoires, et pourtant il se trouve au cœur de la mémoire. La mémoire de notre génération que l'on sauve à force de l'égrener. Non pas mélancoliquement sur le mode de « l'âge d'or » évanoui mais constamment comme un rappel des racines, comme une persistance dont on ne se dessaisit pas, comme un legs qui nous constitue. »
Georges Banu, Le théâtre de la pensée, extrait de la préface.

Paul Herman (RTBF) dit de cet ouvrage : « […] votre livre est un livre de lutteur, de gladiateur, de docker - enfin de ces métiers de force - on comprend que vous y défiez. Vous y engagez votre pensée, vos actes, votre sensualité comme on engage les hostilités contre cette liquidité, ces liquidités, qui nous glacent les mains et nous mouillent les yeux [...] ».

Infos :
Groupov asbl - Centre Expérimental de Culture Active
2 rue Ransonnet - 4020 Liège - Belgique /+32 (0)4 253 61 23
info@groupov.be - www.groupov.be

La médiation scolaire, un regard des acteurs sur leurs pratiques

De Olgierd Kuty, Frédéric Schoenaers, Christophe Dubois, Baptiste Dethier

Dans nos sociétés en réseaux qui se caractérisent par un pluralisme normatif, on peut faire société sans partager des valeurs communes. Le fonctionnement des institutions scolaires illustre les nouveaux modes de régulation des tensions, de la diversité, de l'intégration, etc. désormais à l’œuvre. C'est dans ce contexte que le concept de médiation a fait son apparition dans nos écoles, comme dispositif d'apaisement ou de maintien du lien social. La diffusion de tels dispositifs doit beaucoup à la création de services de médiation, tout comme au travail de nombreux médiateurs qui ont progressivement investi le champ scolaire.

En présentant une enquête approfondie sur la culture professionnelle des médiateurs scolaires, cet ouvrage analyse aussi le développement de leur fonction et son processus de diffusion.

Maison d’édition : Presse Universitaire de Liège
ISBN : 978-2-87562-000-2
Année de publication : 2012
Prix : 22,00€
Pages : 129

Hors-Série Politique : Mouvements sociaux et démocratie. Des sociétés civiles en ébullition

Fruit d’une nouvelle collaboration entre Solidarité Socialiste et l’agence de presse InfoSud, ce numéro hors-série de la Revue Politique trouve son inspiration dans l’émergence de mouvements sociaux aux quatre coins du globe à partir de 2008 et jusque en 2012 : printemps arabes, Indignés espagnols, révolution érable et autres Anonymous… Différentes formes d’expression qui traduisent toutes de profondes fractures dans l’ordre socio-politique mondial.

Au travers de cas concrets et de témoignages d’acteurs privilégiés de ces bouleversements sur les différents continents, c’est le rôle des mouvements sociaux et de la société civile dans les processus de démocratisation des Etats qui est au centre du débat.

Mouvements sociaux et démocratie - Des sociétés civiles en ébullition - numéro HS21, décembre 2012, 52p.

Disponible sur commande (téléphone : 02/5054070) auprès de Solidarité Socialiste au prix de 4€.

Fédéralisme et confédéralisme

Etienne Arcq, Vincent de Coorebyter et Cédric Istasse, 125 p. (7,50 €)

La Belgique est un État fédéral. Pourtant, des acteurs politiques et des spécialistes du droit pensent qu’elle tend au confédéralisme. La même hésitation existe pour l’Union européenne, qui est juridiquement une organisation internationale mais qui évolue vers un destin fédéral aux yeux de beaucoup d’observateurs.

La première partie de ce Dossier clarifie les concepts d’État fédéral, de confédération, d’organisation internationale, etc. Ces notions sont mises à la portée de tous par des définitions simples et de nombreux exemples.

La deuxième partie porte sur la Belgique. Elle est un État authentiquement fédéral, mais très singulier si on le compare aux modèles les plus connus d’États fédéraux. Elle possède aussi des traits confédéraux qui sont mis en avant par des acteurs politiques désireux de nouvelles réformes.

La troisième partie porte sur l’Union européenne. Après une présentation schématique des institutions de l’Union, elle évalue ce qui, dans leur fonctionnement, relève du modèle fédéral voulu par certains de ses fondateurs.

Des encadrés développent des exemples ou illustrent les analyses. Un glossaire définit les principaux termes techniques utilisés.

Somville, un artiste parmi les hommes - DVD

Un film de Jean-Christophe Yu.

« Peindre l’amour, une autre manière de peindre des drapeaux rouges » Roger Somville

Une œuvre, inscrite, active, dans les méandres de l’Histoire. Un combat, farouche, sans concession, pour un art en phase avec la vie réelle des hommes. Un film sur les traces d’un acteur majeur du monde artistique et culturel, acteur passionné des combats populaires, pour plus de justice et d’égalité. Un film qui chemine dans l’histoire riche et turbulente des dernières décennies. Un regard actif sur un artiste qui restera dans l’Histoire du pays comme porteur d’un message fondamental : provoquer une rencontre, une synergie entre l’art et le plus grand nombre ; au service de l’émancipation humaine. Une aventure passionnée, engagée, avec gravité ou avec humour, au pays des Hommes de notre temps...

Commande : 
À "Film Somville", 29, Chaussée des Prés, 4020 Liège
Prix : 17 euros (frais de port et TVA inclus)

Khaos

Après une projection remarquée au Festival Cinéma d’ATTAC en 2012 et une programmation cette semaine au Festival Ramdam, « Khaos – Les visages de la crise grecque » sortira en salles le 13 mars prochain.

Partant de nombreux témoignages et portraits, le film aborde sans fards la vie quotidienne du peuple grec, avec Panagiotis Grigoriou (historien et blogueur de guerre économique) pour fil conducteur. Un road movie au rythme du jazz et du rap qui nous mène de Trikala à l’île de Kea, en passant par Athènes, à la rencontre du citoyen grec, du marin pêcheur au tagueur politique.

Avant-premières en présence de la réalisatrice: le 7 mars à Bruxelles (Flagey)…

Sortie à Bruxelles le 13 mars (Flagey)

Latitudes Contemporaines - Compte-rendu "Art et démocratie, culture et cohésion sociale"

Les 14 et 15 juin 2012, les rencontres professionnelles/latitudes contemporaines poursuivaient leurs réflexions dialoguées permettant de mieux comprendre les articulations entre art et démocratie, culture et cohésion sociale.

Téléchargez le compte-rendu approfondi de ces rencontres, rédigé par Sylvia Botella (rédactrice en chef de la revue Scènes/La Bellone).

Guide «Volontaire de gestion… Et pourquoi pas ?»

Réalisé à l’occasion de l’Année européenne du Volontariat, le Service de la Formation de la Direction générale de la Culture a voulu mettre à disposition du monde associatif et des pouvoirs organisateurs un outil pédagogique, un instrument de travail ciblé sur les volontaires de gestion. Ceux qui s’impliquent et prennent des responsabilités dans les instances décisionnelles des associations : assemblée générale, conseil d’administration et coordination/direction. Leur rôle est important mais ils se trouvent parfois en manque de repères et d’outils pour mener à bien leur fonction.

«Volontaire de gestion… Et pourquoi pas ?» est un guide qui tente d’apporter des réponses à une série de questions que soulève ce type de volontariat.

Cette publication gratuite est disponible sur simple demande à la DG Culture – Service de la Formation : Bernadette Pierret – bernadette.pierret@cfwb.be

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Tél. : 02/502 12 15

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Cette lettre d'information a été réalisée par Baptiste De Reymaeker, Georges Vercheval et Sabine de Ville grâce au soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Photo de couverture : cc, Jonh Fekner, South Bronx, NY 1980 (wikimedia)