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Dossier

Le mouvement d’aïkido comme transformation du quotidien

Nathalie Hiessler et Gilles Rovere, aïkidokas, co-fondateur·ices du club Aïki-Tanren Montpellier

23-11-2023

Dans une époque où beaucoup souffrent de perte de repères, l’aïkido est une discipline qui, plus que simple art martial, a des dimensions de soins. Les rituels qui règlent la confrontation sur le tatami sont des cadres d’apprentissage pour exporter, dans la vie réelle, une autre présence à soi et aux autres, la conviction que l’autre nous aide à nous améliorer nous-même. Une forme de sensibilisation aux interdépendances plurielles perceptible dans cet entretien avec deux pratiquant·es de longue date, Nathalie Hiessler, ceinture noire 3ème dan, et Gilles Rovere, ceinture noire 4ème dan qui l’enseigne aujourd’hui au sein du club qu’il et elle ont co-fondén.

Propos recueillis par Hélène Hiessler, coordinatrice à Culture & Démocratie

Comment en êtes-vous venu·es à pratiquer l’aïkido ?
Nathalie Hiessler : Ma toute première rencontre avec l’aïkido est un court descriptif dans un magazine avec un sujet sur les arts martiaux. Je retiens « sans compétition » et je me lance plusieurs années plus tard lorsque je découvre que l’université de Montpellier propose des cours. C’était en 1999 et j’avais tout juste 20 ans. Je me suis inscrite à un club la saison suivante et hormis une pause de 2 ans du fait d’un travail à l’étranger où je n’ai pas trouvé de club, je n’ai jamais arrêté.

Gilles Rovere : J’ai fait la découverte de l’aïkido en 2002 lors d’une formation professionnelle où une initiation était proposée, comme outil pour éprouver le corps, la posture, la relation à l’autre, et ensuite l’aborder avec un psychologue dans le cadre de l’analyse pratique des questions de violence au sein de mon activité professionnelle. J’étais alors éducateur auprès de mineur·es sous main de justice placé·es dans un foyer. L’enseignant d’Aïkido, me voyant intéressé, m’a invité au sein de son club. Je n’avais alors pas imaginé que cette pratique prendrait cette place dans ma vie. Mais j’ai eu la grande chance de pouvoir faire cette découverte avec des personnes qui ont développé une vie de pratique auprès de Tamura senseï.

Qu’est-ce que l’aïkido et d’où vient-il ? Est-il lié à une religion, à des croyances ?
N. H. et G. R. : Cet art martial a été créé dans le Japon du début du XXe siècle par Moriheï Ueshiba (1883-1969). « L’aïkido est un art martial. Art de combat, il permet de se défendre à mains nues, contre un ou plusieurs adversaires, armés ou non armés, […] en cherchant à dissuader l’adversaire et à neutraliser son intention agressive plutôt qu’à l’abattre. Ce principe de “non-violence”, base mentale de l’aïkido, consiste à faire le “vide” en soi pour comprendre et se rapprocher de tout ce qui nous entoure quelles qu’en soient les manifestations […] ; calmes ou violentes, paisibles ou destructrices de façon à se mettre en parfaite harmonie avec cet “univers”. AÏ : Union, KI ; Énergie, DO ; Voien. »
Morihei Ueshiba était empreint de spiritualité voire de mysticisme. Au départ, l’aïkido est donc forcément lié aux religions qui ont cours au Japon (bouddhisme, shintoïsme, etc.) mais grâce à l’évolution de sa pensée, de sa pratique, Morihei Ueshiba a élargi sa vision vers une pratique qu’il voulait universelle et promouvant la paix et l’harmonie dans le monde. Pour parler au plus grand nombre, il a forcément été nécessaire de la diffuser sans ce qui pouvait heurter d’autres cultures, religions, croyances. Nous-mêmes avons appris l’aïkido en France, dans un contexte laïque. Libre à chacun·e d’explorer ou non la partie spirituelle de cette pratique.

Pour moi, le rituel en aïkido pose avant tout un espace-temps de travail hors du quotidien, où l’on se confronte à soi et aux autres à l’écart du raz-de-marée des enjeux relationnels ou autres de la vie de tous les jours

Où se pratique l’aïkido ?
G. R. : Le dojo est le lieu où se pratiquent les budo (les arts martiaux qui visent plutôt la progression et l’éducation que l’art de la guerre). C’est le lieu où l’on étudie/cherche la voie (le do). Historiquement le dojo était la salle du temple religieux. Puis ces grandes salles ont ensuite été utilisées pour l’enseignement des arts martiaux. L’orientation du dojo obéit à des règles précises : à l’opposé de l’entrée se trouve le kamiza ou shomen, le côté honorifique. Orné d’une photo de Moriheï Ueshiba, il symbolise la transmission de l’enseignement. On y place aussi la calligraphie AÏKIDO ou une autre qui sera un guide de travail pour l’année. Il est aussi décoré par les sabres ou les armes en bois de la pratique. Le mur d’en face est le shimoza, où sont assis les élèves. Ils et elles se placent par ordre croissant de grade en début et en fin de cours pour le salut rituel. En pratique, il n’est pas rare qu’un gymnase municipal avec des tatamis fasse office de dojo.

Quels sont les rituels de l’aïkido ?
G. R. : « Le cérémonial dont s’entoure toute leçon d’aïkido impose la discipline, le respect des autres et l’humilité. Il aide surtout l’élève à acquérir les qualités morales indispensables à la pratique des arts martiauxn. » Le salut, quand on entre dans le dojo, permet de prendre possession du lieu, de l’observer, de vérifier que tout va bien et de se distancier des affres du quotidienn. C’est le reïshiki (l’étiquette) qui rassemble les règles de comportement à respecter au sein du dojo. La manière d’y entrer, le salut au kamiza qui symbolise le respect aux ancêtres, aux ancien·nes, à celles et ceux sans qui nous ne serions pas là, la manière de s’y placer et de s’y déplacer, de tenir sa place au sein du collectif (selon son grade), le salut rituel du début du cours, celui à l’enseignant·e garant·e de la transmission au sein de ce cours, le salut au début et en fin de chaque pratique avec son ou sa partenaire. L’étiquette invite à la concentration et à la présence en soi, à soi, avec les autres, depuis l’entrée sur le tatami jusqu’au dernier instant lors de la sortie. Même en amont il s’agit d’étiquette, lorsque l’on prépare sa tenue de pratique chez soi ou bien la manière dont on se comporte dans le vestiaire avant le cours. À travers l’application de ces codes, nous travaillons déjà les fondations de l’aïkido.

Tout comme les techniques, les rituels sont là pour nous aider à travailler le fond, aller au-delà de l’apparence.

Quel rôle le rituel joue-t-il dans la pratique de l’aïkido ?
N. H. : Pour moi, le rituel en aïkido pose avant tout un espace-temps de travail hors du quotidien, où l’on se confronte à soi et aux autres à l’écart du raz-de-marée des enjeux relationnels ou autres de la vie de tous les jours… même si on ne laisse pas toujours nos soucis à l’entrée du dojo. Ce que j’apprends dans cet espace-temps « protégé » me prépare à être capable de la même chose dans le monde extérieur. Les rituels de l’aïkido peuvent paraitre datés ou trop différents de ceux que l’on connait et, au départ, je les trouvais moi-même trop austères et rigoureux. Je m’y pliais parce que cela faisait partie du « package » : pas de pratique d’aïkido (techniques, exercice physique, etc.) sans le rituel. Mais j’en ai peu à peu compris l’intérêt et j’en suis même venue à les apprécier tels qu’ils sont. Ils me sont devenus aussi indispensables que le reste : les rituels, c’est déjà la pratique ! Ils posent un cadre d’apprentissage et l’apprentissage passe forcément par une certaine rigueur dans la forme des techniques, mais l’objectif ultime est bien la liberté dans la pratique, l’adaptation à ce qui vient, à l’attaque de l’autre tel·le qu’il ou elle est. La liberté dans ou grâce à la contrainte.

G. R. : Lorsque je suis en position d’enseignant, je cherche à proposer mon meilleur du moment et des conditions propices pour la pratique que nous allons partager. En m’appuyant moi-même sur chaque rituel qui rythme le cours, je le vis pour moi sincèrement, j’affine mon écoute, mes sensations. En même temps je le propose à chacun·e, individuellement. Invitation au calme et au silence (extérieur et intérieur) où chacun·e pourra y éprouver son axe, son centre, sa respiration, du premier salut au salut de fin de cours. Il en est de même au fil des mouvements avec son ou sa partenaire de pratique lors des réalisations techniques proposées tout au long du cours. Dans ce travail à deux des différentes formes d’attaques que sont les saisies (avec contact physique) ou celles plus subtiles (avant contact), le toucher ou la connexion, invitent à vivre pleinement l’instant présent du « ici et maintenant ». Pour moi les rituels constituent un cadre et apportent une discipline pour la pratique ensemble. Cela m’aide à vivre, à sentir la dimension de transformation de cet espace du gymnase et du temps du cours d’art martial à une autre dimension, celle du lieu où l’on recherche la voie. Tout comme les techniques, les rituels sont là pour nous aider à travailler le fond, aller au-delà de l’apparence.

L’aïkido se pratique avec des partenaires et non des adversaires. Le mot japonais que l’on utilise souvent pour nommer le ou la partenaire, Aïte, a plusieurs sens, et l’un d’entre eux est « miroir de soi-même ».

Dans ce numéro nous nous intéressons aux rituels susceptibles de nous aider à faire face aux crises économiques, sociales et climatiques et à la violence qu’elles génèrent. L’aïkido est-il une de ces pratiques ? En quoi ?
N. H. : L’aïkido est un budo. Les budo, nés au XIXe siècle, sont des voies de progression et plus seulement des catalogues de techniques guerrières − les techniques peuvent se ressembler, mais l’esprit et le but sont différents. C’est donc une discipline de travail sur soi et en ce sens, il me semble que sa nature est d’aider l’être humain à faire face à la (sa ?) violence en changeant sa posture dans le monde, ses relations aux autres.
L’aïkido se pratique avec des partenaires et non des adversaires. Le mot japonais que l’on utilise souvent pour nommer le ou la partenaire, Aïte, a plusieurs sens, et l’un d’entre eux est « miroir de soi-même ». Pour moi, l’autre nous aide donc à nous améliorer nous-même, dans notre rapport avec nous-même, et de fait, dans notre relation aux autres… Pour une meilleure attitude face aux crises ? C’est en tout cas, le but auquel j’aspire personnellement.
Anticiper et éviter ou désamorcer des situations pouvant dégénérer, canaliser sa propre violence ou lui permettre de s’exprimer « à bon escient » au lieu de l’enfouir jusqu’à explosion… L’apprentissage reste long et des erreurs d’aiguillage ou des impasses sont possibles. Cela demande de l’effort (pas que physique), de la persévérance et de l’honnêteté, de la lucidité vis-à-vis de soi et des autres. Ce que l’on apprend dans le cadre protégé du rituel, probablement plus rapidement que dans le monde extérieur, on l’utilise forcément hors du tatami. Apprendre à chuter (et pas à tomber) et se relever, évaluer s’il vaut mieux « rentrer dedans » ou contourner, sentir les dispositions de son ou sa partenaire (humeur, sensibilité, difficulté), amener au sol ou projeter sans faire mal (sans contraindre ?), etc. C’est plus ou moins long selon nos histoires, nos caractères, nos failles personnelles et nous pouvons rester bloqué·es un certain temps parfois, mais c’est la personne que je forge sur le tatami qui fera face dans le monde.

G. R. : Selon moi, les apports ou les effets sont variables pour chacun·e. Dans un de ses koan (une courte phrase ou anecdote absurde ou paradoxale utilisée dans certaines écoles du bouddhisme Zen comme objet de méditation ou pour déclencher l’éveil), Dogen dit : « Un autre n’est pas moi et je ne suis pas un autre. » Chacun·e doit faire sa propre expérience, vivre ses propres épreuves pour en tirer quelque chose, et de nombreux facteurs entrent en jeu. En fonction de son investissement dans la pratique, du sens de l’étude suivie, de sa sensibilité, de sa capacité à accepter réellement de se remettre en question, de reprendre l’ouvrage, de son ouverture à soi et aux autres, etc. Mais d’une manière générale cela renvoie à notre propre évolution, à la raison profonde pour laquelle on souhaite continuer à pratiquer au fil des années. De devenir fort·e à devenir libre, devenir soi !

Diriez-vous que l’aïkido pourrait-être un rituel qui soigne ? Qui répare ?
N. H. : L’aïkido est un chemin ritualisé de travail sur soi, dans un collectif (le club, en général) et avec l’autre (les partenaires ou Aïte). Je ne sais pas si on peut parler de rituel qui soigne, mais en faisant progresser l’individu dans sa relation à l’autre et dans le collectif, il me semble que toutes les échelles relationnelles peuvent être améliorées sur la durée. Cela étant dit, travail sur soi veut aussi dire travail sur l’ego. Un jour que l’on s’étonnait de comportements que l’on n’imaginait pas de la part d’un pratiquant d’art martial, un pratiquant expérimenté de kyudo (un art martial de tir à l’arc japonais) nous a répondu que c’était normal : « L’ego résiste lorsque l’on tente de s’en libérer et se transforme au fil de sa progression pour garder le contrôle. » Si l’on se laisse « berner », on peut devenir un·e excellent·e technicien·ne, tout en restant/devenant un être humain médiocre. L’aïkido ne nous fait pas éviter plus facilement ces écueils, parce que le matériau de base reste l’humain.

Ce que l’on apprend dans le cadre protégé du rituel, probablement plus rapidement que dans le monde extérieur, on l’utilise forcément hors du tatami.

G. R. : Le soin renvoie à la maladie. Mais la santé, est-ce le fait de ne pas être malade ? De quelle définition de la santé parlons-nous ici ? L’anxiété, le stress, le surmenage, le burn-out sont des maux dont bon nombre de nos contemporain·es souffrent à des niveaux plus ou moins saillants. Les troubles musculaires et squelettiques touchent aussi beaucoup de personnes quand les postures au bureau ou en voiture prennent le pas sur l’activité physique. Donc l’aïkido, dans sa dimension de pratique sur et avec le corps, peut apporter son niveau de soulagement et de mieux-être, comme bon nombre d’activités sportives. Mais c’est bien dans sa recherche spécifique d’harmonisation du corps et de l’esprit que l’aïkido a toute son étendue.
Au-delà du bienfait direct de la pratique que l’on ressent après un cours ou un stage, au fil des années, cette pratique est porteuse à beaucoup d’endroits. Et cela a bien à voir avec ce dont chacun·e « souffre » initialement dans sa singularité, son histoire, son parcours, son état du moment. Développer sa perception de soi, de son environnement, savoir « où l’on met les pieds », développer et affiner son intuition face à l’inconnu ou à un·e inconnu·e, sentir ce qui est meilleur ou qui est meilleur pour nous-même, développer nos capacités d’adaptation, peuvent contribuer à rester en bonne santé (ou en vie) ou à développer une meilleure santé, voire à nous auto-réparer dans une certaine mesure. Mais surtout, l’un des grands avantages de l’entrainement à l’aïkido est de découvrir une nouvelle force intérieure, une redéfinition de qui vous êtes, basée sur plus de confiance et la découverte de votre capacité à relever des nouveaux défis.

L’aïkido est-il accessible à tout le monde ?
N. H. : Oui, l’aïkido est théoriquement accessible à tout le monde. Il n’est pas plus onéreux que d’autres arts martiaux et comme il n’y a pas de compétition, la conséquence la plus directe est qu’hormis pour les enfants, tou·tes les pratiquant·es suivent les mêmes cours ensemble, sans catégories d’âge, de genre, de taille ou de poids. C’est ce qui fait, selon nous, sa grande richesse. Pour nous, il n’est question que de gabarits (influant sur l’exécution technique) et de caractères (influant sur la gestion de la relation à l’autre et des émotions). Chacun·e apprend les mêmes techniques mais doit faire avec ce qu’il ou elle est et son ou sa partenaire. En pratique, l’absence de compétition rend cela moins visible que dans d’autres disciplines, et peut-être moins attractif − à tort.

Vous avez tou·tes les deux une activité professionnelle à temps plein : pour vous l’aïkido est donc une pratique libre, choisie, à laquelle vous consacrez énormément de temps. Pourquoi ?
N. H. : Pour moi c’est avant tout une histoire de passion. Mon engagement dans le club est la conséquence d’une amitié, d’une vision commune et de l’envie de pratiquer selon ce qui nous anime. Par contre, je vois plutôt le temps que je passe à mes missions de dirigeante de club ou dans les instances régionales de notre fédération comme un soutien aux cadres administratifs qui me permettent de pratiquer, et donc de vivre cette passion car je n’ai aucun gout particulier pour l’administratif ou la représentation. Je fais ma part pour que la discipline vive parce qu’au-delà du plaisir que me donne l’aïkido, je crois sincèrement que l’esprit et les valeurs qu’il transmet sont importants dans le monde actuel.

Le rituel de transformation le plus important dans l’aïkido, c’est la pratique elle-même !

G. R. : Je pense que je suis une « meilleure » personne (dans le sens de la complétude ou du vide) pour moi, mon entourage ou au sein de mon milieu professionnel, grâce à ce que m’apporte ma pratique de l’aïkido. Celles et ceux qui ne le pensent pas ne savent peut-être pas comment je serais sans ! Ce développement personnel, qui s’éprouve dans le collectif, d’année en année, avec des personnes de tous horizons, de toutes croyances et de cultures différentes (régions, pays) me fait découvrir des amitiés sincères et profondes et l’ensemble des relations créées sont porteuses d’une immense richesse humaine. Je continue à me découvrir, à développer de la tolérance, à m’accepter donc à accepter l’autre. J’y partage probablement un certain idéal humain, en lien avec toutes les générations, et qui porte aussi ma vision hors du dojo, dans la vie de tous les jours.
Mais le rituel de transformation le plus important dans l’aïkido, c’est la pratique elle-même ! On m’a rappelé très récemment, qu’un maitre japonais avait dit que l’aïkido était zazen en mouvement… (zazen est la méditation assise du bouddhisme zen.) Mais comme Tamura senseï le disait, « parler du café n’en donne pas le gout », alors après cette lecture : oublier les maux, les mots, expirer, pas penser, sans penser… inspirer naturel, recommencer, sans but, sans attente, juste écouter le silence… nettoyer le miroir, misogin.

 

 

1

avec Emanuelle Ranchoup.

2

Nobuyoshi Tamura, Aïkido. Méthode Nationale, Chancellerie européenne de l’Aikido-So-Honbu, 1975.

3

Idem.

4

Voir Manuel du débutant, FFAB, 2022.

5

Répétition d’exercice avec un idéal de purification.

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Journal 57
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