Culture & Démocratie

Aller au contenu principal

02/03/2016 n°81

La
lettre

Éditorial

Jungle, nf, – En Inde, formation végétale arborée qui prospère sous un climat chaud et humide avec une courte saison sèche. / (ext.) Milieu où règne la loi du plus fort. / (symb.) En Occident, la jungle a hérité des connotations négatives de la vieille forêt (celle où rôde le loup des contes pour enfants) auxquelles se sont rajoutés les aspects négatifs de l'exotisme (inconnu et sauvagerie) et des lieux chauds et humides (miasmes et vermine). La jungle est donc l'incarnation de l'inhumanité invivable, et la loi de la jungle une forme de chaos qui fait office d'épouvantail politique.


Au Sud de Calais s’étend la côte d’Opale. Venteuse, pelée, plus sauvage que notre petite côte flamande, elle attire les nombreux Belges n’en pouvant plus des barres d’immeubles qui, uniformément de La Panne à Knokke, enferment leurs plages dans un triste couloir grisonnant : c’est à deux heures seulement de Bruxelles et le passage de la frontière belgo-française ne ralentit en rien le voyage. Vive Schengen ! Vive la libre circulation !

À Calais, le long de la N216 et de la D119, à une centaine de mètres de la mer du Nord, s’étend un camp de réfugiés en transit qui cherchent à rejoindre l’Angleterre pour y demander l’asile. On surnomme ce camp «La Jungle». Ils sont 3000, 4500 – on ne sait pas trop – à s’y être installés. Il y a là en majorité des hommes, mais également des femmes, des adolescents et des enfants (parfois non accompagnés). Pour eux, Schengen ne veut rien dire. L’article 45 de la Charte européenne des droits de l’homme ne concerne que l’homme européen. Pas de chance. Ils sont Afghans, Pakistanais, Érythréens, Syriens, Irakiens…

Dans la Jungle, les conditions d’existence sont rudes, précaires. Mais la vie s’organise, s’épanouit. Malgré tout. Les solidarités prennent forme et contrent les tensions que la boue, le froid, l’incertitude, la fatigue, l‘attente, le deuil provoquent, inévitablement. Lieux de culte (église, temples, mosquée), magasin, restaurant, clinique, école1, théâtre (le Good Chance Calais2 où la troupe anglaise Globe a récemment présenté Hamlet3), et même un dancing (le Peace and LoveBar) ont été aménagés. Un journal – Le Journal des Jungles4 – est publié, quand cela est possible. 

Il manque des récits pour dire cela. Les mass-médias mettent en avant la misère, l’errance, l’indignité, la douleur. Mais d’autres choses s’y passent : «Les territoires que dessinent les actes pionniers des dits “migrants” n’ont point de cartographe ; les utopies qu’esquissent les gestes de solidarité des dits “militants” n’ont point d’historiographe.»5 Cela ressemble à l’émergence d’une culture – «toute culture est une culture de la vie»,écrit le philosophe Michel Henry. Une culture incognito : underground (seul espace où peut se déployer aujourd’hui la culture, selon ce même philosophe6). Une culture que nos médias et nos gouvernements ne peuvent et ne veulent pas voir. Une culture qu’ils étouffent, qu’ils démantèlent. Tout récit la mettant en lumière7 perforerait en effet «leur discours policé, policier»8.

Baptiste De Reymaeker
Coordinateur de Culture & Démocratie

_______________________

1 http://www.letudiant.fr/college/dans-la-jungle-de-calais-une-ecole-de-tous-les-possibles.html
2 http://goodchance.org.uk/
3 http://www.courrierinternational.com/article/calais-hamlet-dans-la-jungle-un-peu-de-divertissement-dans-des-vies-dennui
4 http://www.psmigrants.org/site/rubrique/journal-des-jungles/
5 http://www.perou-paris.org/Actions.html#A Calais
6
Michel Henry, La barbarie, PUF, Paris, 2011, p. 14 et p. 247.
7
http://www.perou-paris.org/pdf/Actions/LettreMaireCalais.pdf
8
Alain Brossat, Autochtone Imaginaire Étranger Imaginé, Éditions du Souffle, 2012, p.33.

La vie de l’association

Annonces

Horizon 2030 : quelle collaboration pour l’avenir ?

bk-rab-invit2016front-c2c13.jpgLe 18 janvier dernier se tenait la troisième édition du Drink de Nouvel An du RAB/BKO, du Conseil Bruxellois des Musées et de la Concertation des centres culturels bruxellois. Dans la continuité des échanges de l’année précédente avec les huit ministres en charge de culture, l’accent était mis sur les collaborations entre différents niveaux de pouvoirs et communautés linguistiques. Plusieurs responsables culturels ont présenté des partenariats, entre centres culturels des deux communautés, mais aussi la Museum Night Fever, et Toernee Capitale, programmation commune du Théâtre National et du KVS. Selon Jean-Louis Colinet (Théâtre National), les collaborations FR/NL dans le paysage culturel sont «un mouvement en route». «La pensée évolue, ajoute-t-il, même si certains dans le Nord du pays veulent nous faire croire l’inverse.» Les cinq ministres présents cette année (Rudi Vervoort, Sven Gatz, Joëlle Milquet, Rachid Madrane et Elke Sleurs) n’ont eu que quelques minutes pour présenter leurs réalisations et projets pour 2016. Ils ont été plusieurs à rappeler notamment l’accord de coopération culturelle concrétisé en 2015. Du côté des perspectives, on retiendra entre autres : le projet d’une version repensée d’agenda culturel à laquelle Sven Gatz souhaite travailler avec Joëlle Milquet et Rudi Vervoort, la volonté de Joëlle Milquet d’une feuille de route unique pour Bruxelles, une collaboration entre Sven Gatz et Rachid Madrane notamment autour de l’année thématique de la diversité 2016-2017 et sur un horizon plus lointain, la candidature de Bruxelles comme Capitale Européenne de la Culture en 2030.

Pour un résumé plus complet des interventions et les communications des ministres absents, consulter le document en ligne sur le site du RAB/BKO.

Hélène Hiessler

Cinq ans sans Musée d'Art moderne

Le Collectif MuséesansMusée a fait paraître une carte blanche le 20 janvier dernier dans la Libre Belgique sous le titre : Cinq ans sans musée d'art moderne, c'est assez !

Il acte la disparition persistante des collections d'art moderne et d'art contemporain, en rappelle la qualité incontestable et il exprime à ce sujet une indignation inchangée. Il fustige plus sévèrement encore l'indolence des pouvoirs publics qui semblent n'avoir ni ambition, ni vision pour ces lieux que tout appelle à être des agoras au cœur de l'espace public.

Les derniers épisodes – des seaux dans les salles des MRBAB et du Cinquantenaire parce qu'il y pleut – témoignent si cela était nécessaire, de l'indigence des politiques publiques. 

Le Collectif MuséesansMusée en appelle à des décisions rapides et éclairées en ce qui concerne, et les collections d'art moderne, et les musées eux-mêmes.

Sabine de Ville

Lire la carte blanche 

Rapport bisannuel 2014-2015 – Services publics et pauvreté

Le Service fédéral de lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion sociale (SFLPPES) a présenté le 12 janvier dernier aux ministres et à la presse, son huitième rapport bisannuel, consacré au rôle des services publics dans la lutte contre la pauvreté. 

Les services publics jouent un rôle important par rapport à l’effectivité des droits de l’homme, mise à mal dans les situations de pauvreté. Le SFLPPES formule dans ce rapport des recommandations aux responsables politiques en vue de restaurer les conditions de l’exercice de ces droits. Dans le cadre de cette concertation, le SFLPPES a traité différentes thématiques, en dialogue avec une grande diversité d’acteurs. L'une de ces thématiques est la culture.

La dimension culturelle de la lutte contre la pauvreté est une thématique que Culture & Démocratie explore depuis longtemps. En 2005, déjà, nous avions participé à la préparation du précédent rapport du SFLPPES. Peu après, un groupe de travail constitué d’enseignants en écoles sociales et d’acteurs culturels se créait au sein de Culture & Démocratie pour mener une réflexion sur le rôle de la culture dans le champ du social et plus spécifiquement sur la formation des futurs travailleurs sociaux à la dimension culturelle de leur travail. Il était donc naturel, dix ans plus tard, de s’associer à l’élaboration des recommandations destinées à rencontrer avec davantage de pertinence et de force les attentes formulées en 1996 et répétées en 2006, et de collaborer avec Demos, notre pendant néerlandophone historique, pour en assurer la formulation et si possible la réalisation concrète. 

Consulter le chapitre Culture du rapport 2014-2015
Consulter la version intégrale du rapport

Pour aller plus loin

douche_flux_rgb_gd.jpg?maxheight=380&max- La Voix de la Rue est une émission qui parle de la vie des précaires. Le projet initié par DoucheFLUX On Air a pour but de faire entendre leurs voix sur des problématiques liées à la pauvreté. Les émissions sont diffusées sur les ondes de Radio Panik (105.4 FM) le 4e lundi du mois de 13h à 14h30.

Écouter l’émission 38 – Précarité et culture 

_______________________________

- L’asbl RTA et le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté ont publié en septembre 2015 dans la revue Intermag une étude intitulée «Comment l'école a raté avec nous et pourquoi nous n'avons pas réussi avec elle ?»

«Parmi d'autres éléments liés aux politiques structurelles, le parcours scolaire joue un rôle très important dans les possibilités pour des enfants issus de familles pauvres ou soumises à l'appauvrissement de quitter les conditions de pauvreté qu’ils connaissent. Les familles concernées en parlent en termes d’espoir et d'enjeu essentiel mais aussi en termes de rendez-vous ratés, de projets contrariés, d’espoirs déçus. Pour de nombreuses familles militantes au RWLP, le parcours scolaire est trop souvent, pour les enfants et leurs parents, un parcours d’échec et d'exclusion, et régulièrement de répétition de l’échec et de l'exclusion. Mais c'est aussi un échec pour l'école et pour les enseignants dont le souhait est de mener chaque enfant le plus loin possible dans son apprentissage.»

Lire l'étude réalisée par Chantal Calonne, Isabelle Dubois, Jacqueline Fastrès, Caroline Garzón, Christine Mahy, Laurence Watillon, Jean Blairon, Pierre Doyen et Jérôme Petit

Culture et émancipation

Le 17 février dernier, Eddy Caekelberghs questionnait le lien entre culture et émancipation dans l’émission Face à l’info enregistrée en direct de la Foire du livre de Bruxelles.

Sabine de Ville, présidente de Culture & Démocratie participait au débat en compagnie de Michel Gheude et Stéphane Hoebeke.

Écouter le podcast de l’émission

Suite du cycle « Pour un numérique humain et critique »

cycle_numerique.jpg- Jérémy Grosman – «Replacer le numérique dans une histoire des techniques et technologies»

- Antoinette Rouvroy – «Big data, moteur de la gouvernementalité algorithmique»

La deuxième conférence du cycle «Pour un numérique humain et critique» a été donnée le 19/01 par Jérémy Grosman, chercheur à l’université de Namur.

Citant le travail pionnier de Gilbert Simondon (Du monde d’existence des objets techniques, 1958), J. Grosman a rappelé que, dans l’histoire, les techniques ont été longtemps, et sont encore souvent, exclues de la culture (entendue au sens d’un ensemble de normes et de valeurs existant à un niveau collectif et déterminant les relations à des choses dont on n’est pas spécialiste). J. Grosman situe l’émergence du mot «technologie» (au sens littéral de «savoir sur les techniques») au XVIIIe siècle et identifie deux tendances en matière de relation aux objets techniques : celle orientée davantage vers la maîtrise des outils (relation rendement/efficacité de l’ingénieur aux techniques), et celle, plus pédagogique et émancipatrice, des encyclopédistes Diderot et d’Alembert, qui cherche à développer véritablement un savoir, et donc une culture, sur les techniques.

Dans une relation d’usage à l’objet technique (comme celle de l’ouvrier), il n’y a pas de négociation possible sur l’organisation du travail faute de savoir sur les techniques. Les algorithmes sont d'ailleurs souvent perçus comme des «boîtes noires». Pour J. Grosman, dès l’instant où la procédure s’externalise, elle se matérialise et émerge comme objet technique sur et autour duquel on peut organiser des champs de savoir.

Selon lui, l’open source (la diffusion et l’échange de code source), permet de faire le lien entre technique, culture et politique, le développement d’une culture technique étant aussi étroitement lié au médium, au contexte. Il cite l’exemple de communautés techniques aux États-Unis où l’échange de code source est largement pratiqué (facilité par la nature formelle de l’objet algorithme), et où se développent naturellement des pratiques collaboratives plus politisées. J. Grosman estime ainsi que l’enjeu est de rendre visibles les individus et les processus pour pouvoir réintroduire une négociation. Cette visibilité est pour lui le premier pas permettant de développer un discours critique sur des objets dont on ne doit pas nécessairement connaître la « mécanique ». Il rappelle aussi que le cadre juridique intervient de manière plus puissante qu’on ne le croit souvent, d’où l’intérêt de construire des expertises localisées, alternatives.

_____________________________

L’importance de «rendre visible l’invisible» a aussi été défendue par Antoinette Rouvroy, docteure en droit et chercheuse FNRS à l’université de Namur, lors de sa conférence du 16 février dernier, la troisième dans le cadre du cycle.

Elle a évoqué dans son introduction la notion d’imperceptibilité – la difficulté de percevoir l’impact des big data sur notre rapport au réel, au pouvoir. Les algorithmes défaisant notre manière de (perce)voir le monde, une «nouvelle rationalité algorithmique» émerge qui se substitue à notre pensée propre.

A. Rouvroy a ensuite souligné plusieurs caractéristiques des données : des signes sans signification, amnésiques car coupées de tout contexte de production ou chronologique (le temps réel donnant lieu à une «suite de maintenants successifs»), d’autant plus «calculables» qu’elles sont dénuées de sens, et dont l’utilité croît avec la quantité. Avec ces données numériques, il ne s’agit plus d’identifier des personnes mais plutôt de caractériser des comportements, la propension des corps à agir selon telle ou telle orientation.

En référence à Foucault, A. Rouvroy parle de « gouvernementalité algorithmique », un mode de gouvernement nourri de données brutes, affectant les comportements en jouant sur l’environnement physique et informationnel des individus. En fonctionnant par voie d’alerte, par pulsions infrasubjectives (plutôt qu’en sollicitant les capacités d’entendement et de volonté), ce mode de gouvernement contourne le sujet de droit (la décision) et a pour cible l’advenir, l’incertitude. Il s’agit d’une nouvelle couche de gouvernementalité qui ne remplace pas le néolibéralisme mais s’y superpose. Les big data sont le reflet passif de l’état de la société, les causes des données étant oubliées ou invisibles par souci «d’objectivité». Elles reproduisent donc toutes les discriminations et renforcent les normes sociales dominantes puisqu’elles empêchent leur négociation.

Par ailleurs, à la différence des statistiques «à l’ancienne» dont la représentativité pouvait être contestée, les big data prétendent à l’exhaustivité : il n’y a plus de moyenne mais une infinité de profilages qui empêche de prendre de la distance par rapport à une norme. Cette prise de distance étant le propre de la subjectivation, on a alors une hyperindividuation qui nous prive de commun, d’espace public (entendu par A. Rouvroy comme un lieu où l’on se confronte à des choses «non prévues pour nous»).

La chercheuse invite donc à déclore le numérique, à rendre de la visibilité à la notion même d’événement (l’imprévisible qui ne peut être porté que par la vie organique, non prise en compte par les big data). Elle estime aussi qu’il faut repenser le sujet de droit, en fonction de sa capacité non pas d’entendement et de volonté mais plutôt d’énonciation de ce qui le fait agir. Rappelant que «la critique, et donc la politique, s’insère entre les mots et les choses», A. Rouvroy insiste sur l’importance du langage, que les algorithmes peuvent compléter mais auquel ils ne devraient pas se substituer.

Hélène Hiessler

L’agenda de Culture & Démocratie

Le cycle «pour un numérique humain et critique» continue !

Image_cycle_num_PtCulture.jpgComme annoncé dans la précédente Lettre, le cycle «pour un numérique humain et critique» continue jusqu’au mois de juin. Au fil de 7 conférences, ce cycle entend «examiner ce que les techniques modifient dans les gestes, les pensées et les relations au monde» par une approche comparative des spécificités du numérique pour «mieux comprendre l’emprise technologique, introduire au “techno-pouvoir”» et évaluer l’«impact de ces technologies dites immatérielles sur l’environnement».

Ne manquez pas les deux prochains rendez-vous :

- 15 mars 2016, 10h30 : «Écologie de l'attention», avec Yves Citton – professeur de littérature à l’université de Grenoble, chercheur au CNRS, membre du collectif de rédaction de la revue Multitudes.

Si l’économie de l’attention est, in fine, une organisation industrielle de la destruction des capacités d’attention, l’écologie de l’attention est ce qui permet de repenser l’attention comme un régime de soin. Ce régime de soin pourrait aussi s’appeler politique culturelle, correspondre aux missions du secteur socioculturel (programmateurs d’événements, éducation permanente, médiation culturelle sont des régimes d’attention).

- 19 avril 2016, 10h30 : «Les algorithmes», avec Dominique Cardon – sociologue au laboratoire des usages d’Orange Labs et professeur associé à l’Université de Marne-la-Vallée.

Les algorithmes : ils ont été présentés comme l’idéal de la recommandation culturelle. Grâce à eux, vous trouvez tout ce que vous cherchez, et vous faites sans cesse de nouvelles découvertes. Or, les algorithmes ne fonctionnent que sur ce qui, d’une expérience culturelle, peut être modélisé par les mathématiques. Ils s’immiscent dans le quotidien des utilisateurs d’Internet comme ce qui rend «addict» à la recherche google. Leur impact est donc massif.  Alors, ça fonctionne comment, un algorithme ? Quels sont ses avantages ? Comment valoriser un conseil et une médiation culturelle qui ne soient pas réductibles à des formules mathématiques ?

Envie de voir ou de revoir les premières conférences du cycle ?
Visionner toutes les vidéos ici

Consulter l’agenda complet

Cycle organisé au PointCulture Bruxelles, en partenariat avec : PAC, Cesep, Centre Librex, Gsara, Concertation des Centres culturels bruxellois

La culture, un bien commun à construire ensemble

30 avril, 19h30 – La Vénerie, Centre culturel de Watermael-Boisfort

Biens%20communs.jpgDe janvier à juin, la Vénerie propose le cycle «Bien communs & nous», qui met en avant l’importance des «communs», vus comme projet politique, dans le but de les faire germer autour de nous afin de tisser ensemble une société où le soutien mutuel prévaut sur l’accaparement individuel.

Dans le cadre de ce cycle et en partenariat avec Culture & Démocratie, le centre culturel organise le 30 avril à 19h30 une rencontre intitulée «la culture, un bien commun à construire ensemble».

Plus d’informations et réservations

Analyses et études

Journal 40 – «Qu'est-ce que le socioculturel aujourd'hui ?»

C1%20J40.jpg

Le dossier du numéro 40 du Journal de Culture & Démocratie 
explore la situation du secteur «socioculturel», son évolution,
les difficultés que rencontrent ses acteurs et ses enjeux.

Incertitudes budgétaires, «déplacement insidieux des priorités», «soumission obligée aux logiques managériales»,
le constat est alarmant : «La passion s’étouffe.»

Cependant, au-delà de la dénonciation, les auteurs
de ce Journal font apparaître un regain de créativité
du secteur et une volonté «de forcer le politique
à préserver, mieux, à consolider les outils qui
constituent le fondement de nos politiques
culturelles.»

Les textes de ce Journal 40 sont
accompagnés d'illustrations de Gabriella Zalapì.

Consulter le sommaire ou commander le Journal n°40

Pour aller plus loin

Contribution au débat n°4 – Management

L’asbl CFS publie une étude sur le Management. Cette dernière est le prolongement des deux premiers cycles de l’atelier de pensée collective qui se sont tenus en 2012 et 2013, accueillis par l’Université Populaire de Bruxelles. Bravo à Guillermo Kozlowski, un des animateurs de ces ateliers, qui signe l’essentiel des chapitres qui structurent cette étude. 

Cette livraison entre en résonance avec le Journal 40 de Culture & Démocratie. «Beaucoup de résistances concrètes au néo-management existent sur le terrain, mais il manque un discours qui permette d’en faire un terrain de conflictualité» écrit G. Kozlowski. L’étude de CFS, comme le Journal 40 (et le 39 avant lui) de Culture & Démocratie, essaient, à leur mesure, de baliser ce terrain de conflictualité.

Lire l’étude in extenso

___________________

La «râpe à fromage» budgétaire des pouvoirs publics fait mal aux associations… Ainsi s'intitule le 6e baromètre de la situation financière du monde associatif publié par la Fondation Roi Baudouin...

 > À lire ici

Culture & Démocratie, Démocraties et Cultures, même combat et même défi

Une analyse de Sabine de Ville

Cet article reprend l’intervention de Sabine de Ville lors du colloque international «Démocraties et Cultures : quelles politiques culturelles pour quelles ambitions démocratiques ?» organisé à Mons les 8 et 9 décembre 2015 par l’Observatoire des politiques culturelles. Il sera publié dans les Actes de ces deux journées.

«L’histoire et l’actualité de Culture & Démocratie sont pleinement présentes dans la question qui nous est posée. C’est donc en les évoquant l’une et l’autre que nous apporterons, à défaut de réponses définitives, des pistes de travail.

Nous évoquerons ici la posture singulière – entre le terrain et l’analyse critique – dans laquelle l’association déploie sa réflexion et son action. Nous évoquerons l’ambition de Culture & Démocratie : porter le fer culturel et artistique là où il n’est pas attendu. En milieu de soins, en milieu carcéral, en milieu scolaire, le fait culturel (et artistique) dérange et déplace. Nous montrerons comment, dans les champs institutionnels où elles se déploient, la culture et la création font levier pour une revitalisation de la démocratie, en créant ou en restaurant dignité, sens et lien. Nous indiquons enfin quelle est, pour nous, l’urgence en matière de politique culturelle.»

Lire l’analyse in extenso

Catalogue des publications de Culture & Démocratie

Vous souhaitez avoir un aperçu de toutes les publications disponibles de Culture & Démocratie ? Ce catalogue présente l’ensemble des parutions téléchargeables au format PDF sur notre site et des éditions papier disponibles, ainsi que les instructions pour vous les procurer.

Consulter ou télécharger le Catalogue

Coups de cœur

3ème Triennale d'Art Hors Normes : Détournements

Une exposition à visiter jusqu’au 6 mars 2015.

triennale%202016%20visu.jpgLe groupement louviérois de l’asbl Inclusion (qui regroupe en une seule structure l’AFrAHM et l’APEM-T21) organise cette exposition qui court jusqu’au 6 mars – il ne vous reste plus que quelques jours – et se tient à l'Orangerie du Château de Seneffe.


On y retrouve des œuvres issues des collections des principaux musées d’art hors normes du Royaume : le MAD à Liège, Arts & Marges à Bruxelles et le Musée Docteur Guislain à Gand mais également des œuvres repérées à la source, dans les différents ateliers créatifs des structures accueillant des personnes handicapées du pays, et choisies par la commissaire, Coline De Reymaeker. C’est la thématique du détournement qui a guidé cette sélection d’œuvres : détournement des usages habituels, détournement des matériaux, détournement d’originaux… L’ensemble est cohérent et d’une grande qualité plastique.


L’exposition invite de façon plus fondamentale à se questionner sur les frontières entre cet art-là – art outsider, art hors-normes, art en marges –, et l’art contemporain. Frontières qui, au final, semblent se dessiner selon le seul critère de la personnalité de l’artiste : est-il porteur d’un handicap mental ou pas ?

La visite prend une bonne heure. Profitez de votre présence au château pour vous balader dans les splendides jardins.

Baptiste De Reymaeker

Plus d’infos 
Une critique 3 étoiles dans le Soir

Dans quelle mesure la culture est-elle un vecteur de cohésion sociale ? le cas du théâtre.

par Éléonore Benini

Chaque année, j’ai le privilège d’accompagner des étudiants en Communication (HELHa) et en baccalauréat Assistant Social (HENALLUX) dans la conception, la réalisation et la rédaction de leurs Travaux de Fin d’Etudes. L’objet de ces travaux est notamment d’apporter un regard particulier, un point de vue sur une thématique, une réalité issue soit de la pratique de terrain (stage en milieu professionnel) soit de préoccupations plus larges qui traversent le secteur sur lequel l’étudiant a porté son intérêt. Un TFE n’a pas la prétention de «révolutionner» les connaissances et les pratiques d’un domaine mais plutôt de susciter le questionnement et de proposer des pistes de réflexion. J’ai voulu partager avec les lecteurs de la Newsletter de Culture & Démocratie le travail d’Eléonore Benini (récemment diplômée en Communication orientation Animation socioculturelle) car il est intéressant à plus d’un titre. Il traverse plusieurs champs, tant celui du social, du culturel, du socioculturel et de l’artistique. Il touche le domaine de l’école, de la citoyenneté et de l’animation socioculturelle. Il renoue avec les fondements, les interroge pour nous en rappeler le sens.

La fonction des expressions culturelles dans la construction du vivre-ensemble, le rôle d’une école qui forme le citoyen de demain, les apports de la pratique théâtrale dans un programme scolaire sont ainsi questionnés avec un regard qui n’est pas dupe et sans tomber dans l’encensement. Merci Éléonore. Bonne lecture.

Frédéric Janus

Lire le TFE d’Éléonore Benini

La revue Vacarme en est déjà à son 74e !

Bon, ben j’aurai peut-être l’air idiot en l’avouant : je viens seulement de découvrir la revue française Vacarme, qui existe depuis 1997 ! «Entre art et politique, entre savants et militants», tel est l’endroit où se situe cette revue. Nous ne pouvons que nous y sentir chez nous également. Mieux vaut tard que jamais …


L’intention des rédacteurs est claire : le décloisonnement des savoirs. Voici comment la publication est présentée sur leur site : «Vacarme est née de la rencontre d’individus engagés dans différents mouvements sociaux — notamment la lutte contre le sida et la défense des sans-papiers — et de leur désir de confronter ce qu’ils apprenaient du monde depuis leur expérience politique au savoir qu’ils forgeaient dans leurs travaux respectifs de chercheurs, d’enseignants, d’écrivains, de thérapeutes ou d’artistes. Ils ont voulu que Vacarme soit un lieu d’échanges entre réseaux militants, intellectuels et artistiques, un espace qui échappe aux séparations traditionnelles entre la pratique et le savoir, la politique et l’art, l’urgence d’agir et la nécessité de penser.»


Vacarme est un trimestriel, publié sur papier et prolongé en ligne . Évidemment le mieux c’est de s’abonner. Mais en parcourant le site, vous avez accès aux sommaires des différents numéros, et certains articles sont en consultation…

Je vous invite par exemple à consulter cet entretien croisé «Insistances démocratiques» avec Jacques Rancière, Miguel Abensour et Jean-Luc Nancy, paru dans le numéro 48, dans lequel on interroge ces trois penseurs sur le pourquoi de leur attachement à la démocratie, alors qu’une bonne partie de la gauche la plus radicale, l’identifiant à la démocratie d’État, l’a définitivement classée dans le rang des illusions aliénantes, et ce au nom de la lutte des classes ou de la critique de la domination


Ou celui-ci – «La culture en communs» – avec Philippe Aigrain, dans lequel la possibilité d’une diffusion gratuite des œuvres dans le respect du travail des artistes est explorée.

Ou encore ce texte d’Étienne Balibar – «l’Europe frontière et le “défi migratoire”» –, paru récemment, dans lequel il estime que le défi migratoire pourrait permettre à l'Union européenne de revenir sur ses fondamentaux : «revalorisation des pouvoirs de l’instance communautaire, institution de normes humanitaires à l’égal des normes budgétaires ou commerciales, dégagement de ressources pour une politique d’assistance et d’intégration (dont il faudrait bien contrôler démocratiquement l’emploi), programmes d’éducation concertés contre le racisme… En bref, une revitalisation du projet d’union européenne, à l’encontre des tendances actuelles. Est-ce pensable ? Peut-être, si quelque raison commune existe encore entre nous».

Baptiste De Reymaeker

Vidéo des Centres culturels de la Fédération Wallonie-Bruxelles

À l’initiative de l’Association des Centres culturels, une vidéo promotionnelle des Centres culturels en Fédération Wallonie-Bruxelles a été réalisée, véhiculant un message optimiste et constructif destiné à un public large. Cet outil moderne, dynamique, accessible à tous donne une vision d’ensemble du secteur et a pour objectif de le promouvoir et de le valoriser de manière sympathique en quelques secondes.  

Voir la vidéo

Céline D'Ambrosio

Plus d’infos : info@centres-culturels.be
Site dédié :www.centres-culturels.be/video

Les bonnes pages

Création artistique et dynamique d'insertion – Actes coordonnés par Jean-Louis Bernard, l'Harmattan, 2001.

in «Digression autour des fonctions sociales de l'art» – Patrick Champagne, p.38-39.

9782747513616FS.gif«De fait, il existe un processus de diversification des fonctions sociales de l'art : plusieurs conceptions de "l'art véritable", de la pratique "vraiment artistique", sont en lutte entre elles. On peut schématiquement distinguer deux pôles. Pour les uns, l'art c'est ce qui est dans les musées ou dans le théâtre d'avant-garde, ce qui est répertorié à la Comédie-Française. C'est un objet de consommation savante pour les milieux "cultivés". Et l'on sait que depuis vingt ans les musées se sont tellement multipliés qu'il n'est guère étonnant que "pratique artistique" signifie, pour beaucoup aujourd'hui, "aller au musée". Par ailleurs, le contenu concret de la notion de culture s'est considérablement étendu. Les pratiques culturelles, pour beaucoup de gens, c'est ce qu'ils font pendant leurs loisirs, lorsqu'ils ne travaillent pas. La culture, c'est les loisirs désintéressés, tous les loisirs, des pratiques sportives aux spectacles vivants en passant par le fait de regarder la télévision. On sait que de nombreuses municipalités mettent dans la politique culturelle, les kermesses, les fêtes locales, les bals populaires, etc. Cette définition sociale de la culture comme loisir, comme passe-temps, n'a rien à voir avec une conception subversive et dérangeante de l'art. Cet art vivant qui se crée aujourd'hui – et qui se distingue de l'art du passé que l'on joue et rejoue sans cesse et qui est comme coupé de la société dont il est issu et qu'il exprimait – est souvent un art visionnaire, un art politique parce qu'il fait voir autrement le monde social, parce qu'il parle de nous, de nos problèmes, et, pour cette raison même, peut souvent scandaliser. Il y a là toute une réflexion sur l'art en tant que pratique subversive, en tant qu'instrument de transformation du monde qui s'oppose aussi bien à l'art savant cultivé qu'à la culture comme pur loisir.»

Rééditions


rubon249-e4ed5.jpg?1445641354Les hors-champs de l’art.
Psychiatrie, prisons, quelles actions artistiques ?

En 2007, le pôle de ressources art et société de Cassandre/Horschamp organisait un cycle intitulé «L’art en difficultés». Ces rencontres avaient pour objet de se pencher le plus attentivement possible sur l’intervention artistique dans les lieux de la relégation sociale ou culturelle. Ces lieux où, pour reprendre la belle expression de Jean Oury, l’art et la culture «ne vont pas de soi».

> Plus d'infos et souscriptions

En outre, cet ouvrage fera l'objet d'une notice dans la prochaine parution de Culture & Démocratie, Neuf essentiels sur la prison et l'action culturelle en milieu carcéral, à paraître à la fin du mois de mars.

_________________________

DERDEREDUCPOP-2-f97ec.jpgÉducation populaire, une utopie d'avenir

Né officiellement en France après la Libération comme l’une des missions de l’État, sous l’impulsion d’une pensée portée par le Conseil National de la Résistance et dont le cheminement remonte au moins àCondorcet, ce grand mouvement continue aujourd’hui à porter l’idéal d’un art et d’une culture pour (et par) tous. 

Cassandre/Horschamp et les éditions Les Liens qui Libèrent remettent à votre disposition cette histoire passionnante et méconnue !

> Plus d'infos et souscriptions

Carnet de notes d’un prof à l’école

TOHU BOHU

«Le réel est la superposition de tous les possibles imaginaires.»
Michel cassé

J’ai cours avec une classe de troisième professionnelle, une quinzaine d’élèves de 14 à 17 ans : des condensés d’énergie radioactive, aléatoire et létale. La classe est en forme de cuvette, surbaissée par rapport au couloir. On la surnomme la piscine à cause de sa configuration spatiale. Les voix, les bruits s’entrechoquent, rebondissent sur les murs pour finir par créer des sons quasi solides. Le sol est constellé de petits carreaux, pour la plupart cassés qui laissent apparaître un mélange de ciment et de terre sale. Les murs sont gris, jaunes et usés.

La classe parait abandonnée, fatiguée à l’image des tables striées par les cris de révoltes silencieuses des élèves, creusées par leur ennui pascalien. L’air est volatile, saturé de phéromones qui sont autant de signaux qui plient et déplient les garçons et les filles. Quand je franchis la porte, j’ai l’impression de m’initier à un baptême obscur ; je plonge dans une eau éthérée et boueuse. Il y a des individus, et il y a le groupe, une épiphanie dont le tout excède les parties et dont les parties ne se réduisent pas au tout.

Le désordre est partout et nulle part. Adam discute avec son voisin Florian qui l'écoute d'une oreille tout en se perdant, dubitatif, dans le string de sa voisine de devant. Certains somnolent, beaucoup sont debout et, errent… Cette classe est une longue errance et personne, pas même moi, ne sait exactement où cela va nous mener.

Des rires, des apostrophes autant d'éclats qui me transpercent. Je vais couler, je coule, nous coulons, ils coulèrent ; ce n'est pas leur premier naufrage. Personne ne m'écoute, je parle à un océan d'incompréhension, de colère et de frustration. Je pense à la phrase de Caïn : «Suis-je le gardien de mon frère ?» 

Viviana écrit, concentrée et mécontente. Ses dents se serrent. Elle louche presque. Son stylo se déplace lentement, dessinant des arabesques appliquées. Elle apparaît si méticuleuse mais, à l'intérieur, on est proche du point de fusion, une pesanteur éruptive.

De l'autre côté de la piscine, Tiago, carré, compact. Son bureau semble être un prolongement organique de son corps, dense et dur. Il rêve, un reflux qui s'écoule depuis trente bonnes minutes.

Entre-temps, je suis submergé par une énergie quantique. Je ne parviens pas à localiser, au même instant, position et mouvement. Heisenberg aurait dû être professeur de secondaire…

Sébastien Marandon

Lire l'intégralité de ce Tohu Bohu de Sébastien Marandon

L'agenda de nos membres

Spectacle

Mukashi Mukashi

Spectacle très jeune public (de 2 à 4 ans)

bannermukashi.jpgAprès La fabuleuse histoire de Pépin de Pomme, la Compagnie Fables Rondes est heureuse de vous présenter : «Mukashi Mukashi». Un grand spectacle pour les tout-petits. Alors, il était une fois : un loup, une souris, une carotte, un «2», trois pois, un petit manteau trop vieux, une plume de hibou et c’est tout. Spectacle autour de la littérature jeunesse et du kamishibaï (théâtre de papier japonais) pour découvrir avec douceur et humour l’histoire des histoires. Suivez le fil… vous n’en croirez pas vos oreilles !

Vingt-cinq minutes où tous les sens sont en éveil, où les tableaux se succèdent à un rythme doux comme il faut et lent parce que c’est beau. «Mukashi Mukashi» comme une mise en bouche pour découvrir le théâtre. Tournée 2016-2017 dans les bibliothèques, en crèches et milieux d'accueil de la petite enfance, au Festival Esprit de famille à La Roseraie en juin.

Catherine Vanandruel

Mise en scène et musiques :  Bernard Massuir
Interprétation : Catherine Vanandruel
Contact: 0476  24 74 58
www.fablesrondes.be

Rencontres, conférences

Enrayer la fabrique des pauvres

Colloque organisé par le Forum Bruxellois en collaboration avec le Cremis de Montréal le vendredi 11 mars 2016, de 8h45 à 16h30, à la Maison du Peuple de Saint-Gilles (Parvis de Saint-Gilles, 37-39 – 1060 Bruxelles)

PAF 20€ / 5€ pour les étudiants et sans emploi

forum%20Bruxellois.jpg«De Bruxelles à Montréal, les grandes villes sont de véritables machines à produire des pauvres. Au cœur des quartiers, les habitants accèdent de plus en plus difficilement à l’éducation, au logement, au travail, à la justice, à la santé, à un revenu décent. Comment lutter contre cette montée des inégalités sociales ? Pour répondre à cette question, quarante spécialistes se réunissent à Saint-Gilles, du 7 au 11 mars 2016, dans le cadre du 17ème Atelier international de recherche et d’actions sur les inégalités sociales et les discriminations.» Culture & Démocratie assistera en tant qu’observateur à cette semaine de débats.

Le vendredi 11 mars 2016, ces ateliers déboucheront sur l’organisation d’une journée publique d’échanges et de délibération. Il s’agira alors de donner la priorité à la rencontre et à l’interaction entre le public et les intervenants ayant pris part aux ateliers de la semaine.

> Plus d'infos et inscriptions

L’autre : en terres inconnues. Trois débats sur l'autre, cet univers fantastique.

Du 22/03 au 12/04 le mardi, le mercredi, le vendredi et le samedi de 12h30 à 13h45 au PointCulture ULB Ixelles. Entrée Libre.

L’Autre: en terres inconnues. Trois débats sur l'Autre, cet univers fantastique.La thématique de l'altérité, abordée tout au long de l'année 2016 à la Ligue des Droits de l'Homme, pose de réelles questions en matière de respect des droits humains. Être ou se sentir différent, catégorisé, conduit parfois, de manière explicite ou sous-jacente, à une mise en marge de la société de ceux qui sont considérés comme des "Autres" et qui voient certains de leurs droits fondamentaux bafoués.

Via des réflexions sur l'accès à toutes les cultures, la représentation des minorités ou la construction de l'image de l'Étranger, l'Altérité sera abordée au travers de trois débats. En outre, et à l'occasion du Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF), une approche "fantastique" du thème de la différence sera proposée lors de chaque débat.

> Consulter le programme détaillé 

Regards bruxellois sur l'enseignement finlandais

Mercredi 13 avril, à 19h00, à la Maison des Cultures de Molenbeek – Rue Mommaerts 4, 1080 Bruxelles. Gratuit.

regard%20bruxellois%20finlandais.jpgCGé et la Maison des Jeunes Chicago – D'Broej organisent une rencontre intitulée Regards bruxellois sur l’enseignement finlandais. Un groupe de jeunes molenbeekois revient ébahi par ce qu'il a vu et entendu dans des écoles finlandaises et avec plein de questions : pourquoi arrive-t-on à faire grandir et apprendre tous les enfants ensemble là-bas et pas ici ? Comment font-ils pour avoir un enseignement totalement gratuit, y compris la cantine scolaire, avec un budget qui n'est pas très différent du nôtre ? Comment se fait-il que là-bas on ne redouble pas ? et bien d'autres questions.

«On ne peut pas comparer dit-on...»
Vraiment ? 
Parlons-en !

Avec :
- Vincent de Coorebyter, philosophe et politologue, professeur à l'ULB.
- Les jeunes de la MJ Chicago et Bruno Bauwens qui se sont rendus en Finlande.
- Des représentants de ChanGements pour l'égalité (CGé)


> Inscriptions 

La grand parade de Tout Autre Chose/Hart boven Hard

Dimanche 20 mars, 14h, rassemblement à la gare de Bruxelles-Nord.

TAC_Parade2016_Banner_B_0011.jpgL’an dernier, les mouvements Hart Boven Hard et Tout Autre Chose ont lancé une première grande parade qui a rassemblé plus de 20000 personnes.

Malheureusement, en un an, les politiques décriées dans l’appel de Tout Autre Chose ne se sont pas inversées. C’est pourquoi le mouvement remobilise avec Hart Boven Hard pour une nouvelle grande parade dans le but de montrer que notre société peut fonctionner Tout Autrement ! En effet, des alternatives nombreuses et variées existent et la Grande Parade sera le moment de les montrer en formant un courant d’alternatives positives pour une autre économie, pour le climat, pour un monde en transition, pour l’emploi, pour nos services publics, pour les soins de santé et pour une société inclusive !

Plus d’infos ici

Film

Bureau de chômage

Mercredi 16 mars à 17h30 – IESSID – Rue de l'abbaye, 26 à 1050 Bruxelles. Local 109. Gratuit.

bureau%20de%20chomage.jpgLe groupe École en colère et le collectif solidarité contre l'exclusion proposent une projection gratuite du documentaire belge Bureau de chômage en présence des réalisatrices. 

«Une administration, des bureaux cloisonnés, des personnes assises en vis-à-vis.
D'un côté de la table, des chômeurs. De l'autre, des contrôleurs.
L'enjeu des entretiens : le maintien des allocations de chômage.
La rigidité de la procédure s'oppose à la singularité des hommes et des femmes qui y sont soumis.

Le film interroge le sens du travail aujourd'hui, dans un monde où la précarité de l'emploi est menaçante, où l'insécurité des travailleurs et des chômeurs est grandissante et où le modèle d'État-Providence se réduit comme peau de chagrin.»

> Lire la critique publiée dans la Libre.be

Participation

Une opinion, un texte, un événement à faire connaître ? Envoyez un mail à info@cultureetdemocratie.be pour que nous le diffusions dans notre Lettre. Attention, le Comité de rédaction se réserve le droit de diffuser ou non l'information reçue.

Devenez Membre !

Nous remercions tous nos membres et donateurs, anciens ou nouveaux. Votre soutien est essentiel. Notre réseau et nos activités ne peuvent exister et se développer que grâce à vous. Deux possibilités s'offrent à vous:

  • la cotisation simple de vingt-cinq euros (qui excède de peu le coût du Journal – cotisation individuelle)
  • la cotisation de soutien à partir de cinquante euros (cotisation individuelle ou institutionnelle).

Tout cotisant reçoit nos journaux par la poste.

Tout autre don au-delà de 50 euros est le bienvenu*.

Pour devenir membre, veuillez remplir le formulaire d'inscription.

* Culture & Démocratie est agréée en tant qu'institution culturelle par le Code des Impôts sur les revenus 1992. Les dons de 40 euros et plus (attention, ce ne sont pas des cotisations !) peuvent être déduits fiscalement !

D'avance, merci !

Culture & Démocratie
70, rue Emile Féron - 1060 Bruxelles
Tél. : 02/502 12 1502/502 12 15

Courriel : info@cultureetdemocratie.be

Cette lettre d'information a été réalisée par Céline Dambrosio, Baptiste De Reymaeker, Sabine de Ville, Hélène Hiessler, Frédéric Janus, Maryline le Corre, Sébastien Marandon, Joël Roucloux et Catherine Vanandruel grâce au soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Image : ©valvnā dont les œuvres accompagnent l'ouvrage Neuf essentiels sur la prison et l'action culturelle en milieu carcéral, à paraître fin mars 2016.