Culture & Démocratie est une plateforme de réflexion, d’observation, d’échange et de sensibilisation à ce qui lie la culture et la démocratie.

Journal / 53

Daniele Manno

Les occupations temporaires à vocation culturelle qui fleurissent à Bruxelles et ailleurs semblent être une manière intéressante de se réapproprier collectivement des territoires désertés ou « en transition ». Cependant, la gestion de ces espaces suit parfois des logiques capitalistes et managériales, diamétralement opposées aux valeurs et manières de fonctionner de certains projets participatifs (artistiques, multiculturels, à vocation sociale, militants, etc.) qui y sont hébergés. Le MedexMuseum livre un retour sur ses multiples expériences, parfois source de désillusion, et propose des pistes d’action pour une gouvernance plus démocratique et participative de ces lieux riches de potentiels.

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Même si ça un peu changé depuis, le numérique est très genré, prioritairement masculin. Pourtant des initiatives pour « multi-genrer » le numérique, œuvrer à sa différenciation et pluralité. Exemple avec les témoignages d’un hackerspace féministe, espace de bidouille et d’apprentissage des technologies numériques. Il accueille de nombreux ateliers et conférences afin de partager la connaissance et le savoir, soucieux de mettre les femmes et les personnes queers au centre de nos activités.

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Neuf essentiels (études) / 8

P.H.

Éditions Amsterdam, 2011, 120 pages.

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Journal / HS 2018

Sarah De Laet

L’histoire des villes est marquée par le mouvement des populations, et avec elles des frontières physiques, sociales ou symboliques.
À Bruxelles, dont il est question ici, le canal s’inscrit aujourd’hui dans une zone qualifiée de « croissant pauvre », mais cette réalité contemporaine ne date pas d’hier : Sarah De Laet se penche ici sur l’histoire de Bruxelles et sur l’évolution, sur son territoire, de ce découpage socioéconomique.

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Daniel Blanga Gubbay est à la fois curateur et chercheur. Son parcours international l’a conduit jusqu’à Bruxelles, où il a d’abord enseigné à l’Académie royale des Beaux-Arts et où il assure aujourd’hui la co-direction artistique du Kunstenfestivaldesarts. Lors de la deuxième journée de 3days4ideas, il a été invité par La Bellone à partager ses réflexions sur les ateliers du jour en dialogue avec Anne-Marie-Ange Sibi1. Dans cet entretien, il revient sur le cœur de leur discussion – la violence potentielle de l’indétermination de la loi – mais aussi sur d’autres questions, et notamment celle de la diversité dans les institutions culturelles.

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Analyse

Christine Mahy, Renaud-Selim Sanli

Quel peut-être le rôle de l’éducation populaire dans une société de plus en plus atomisée et individualiste et dans laquelle on assiste à un effondrement des acquis sociaux, voire des droits matériels les plus élémentaires ? Pour Christine Mahy, la lutte politique par des moyens culturels est un aspect fondamental de l’éducation populaire. Cette dernière, par apprentissages et alliances, peut venir  amplifier la reconquête d’un espace commun qui dépasse les structures de domination et amplifier l’affirmation de modes de vies solidaires.

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Donnant corps à un projet pensé au sein du groupe de travail « Droits culturels » de Culture & Démocratie, et coordonnée par l’association, la Plateforme d’observation des droits culturels en Fédération Wallonie-Bruxelles a été lancée en mai 2019. Elle a pour vocation de rassembler différents points de vue autour des droits culturels – acteur·rices de terrain, opérateur·rices culturel·les, chercheur·ses, … – afin de les problématiser et d’en fournir de nouvelles clés de lecture, adaptées aux différentes réalités de terrain du champ socioculturel.

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Journal / 51

Entretien avec Aline Fernande et Novella De Giorgi

Pour certain·es conteur·ses, « les contes ne font pas de politique » (voir cet article). Pour d’autres, au contraire, le conte peut être porteur d’une charge politique et sociale forte et détient le pouvoir de modeler ou de changer nos représentations, pour le meilleur et pour le pire. Les Mauricettes, qui animent les Dimanches du Conte, en sont convaincues : il y a dans cet héritage oral des trésors de mémoire à remettre en lumière, mais aussi à interroger. Aline Fernande et Novella De Giorgi, deux Mauricettes, féministes et anticapitalistes, nous font part ici de leur vision, de leur volonté de contribuer, par une programmation soigneusement choisie, à déconstruire les imaginaires dominants et à donner une meilleure place aux voix les moins entendues.

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Journal / HS 2018

Camille Louis

À la fin des années 1960, en banlieue parisienne, 14 000 immigrés habitaient le bidonville de Nanterre. Lors du festival Mondes possibles au théâtre Nanterre-Amandiers, célébration à contre-courant de l’héritage de Mai 68, le collectif Kom.post a présenté le résultat d’une recherche création qui l’a amené, pendant plusieurs mois, à rencontrer des habitants, interrogeant leur mémoire de la ville et ses modes de vie en commun. Camille Louis revient sur cette « fabrique de commun » proposée lors du festival et défend l'idée que, plutôt que de se plier au « problème » des migrations tel qu'il est mis en scène par les politiques/polices migratoires, il est nécessaire d'ouvrir des problématiques au croisement de l'écoute des expériences et de la création de fictions potentielles.

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Journal / 53

Latifa

Le monde pénitentiaire, et par extension le monde carcéral, est une forme d’impensé au sein de nos démocraties. Pourtant, il est non seulement en porte-à-faux vis-à-vis de l’idéal qui caractérise les sociétés libérales, la liberté par la liberté de mouvement, et il est en plus l’élément pivot de la régulation de la violence sociale. Monde forclos, fantasmé, à l’abri des regards, source en retour d’une très grande violence sociale, physique et mentale. Le Genepi Belgique est une association qui a pour conviction de décloisonner le monde carcéral, de le rendre de plus en plus poreux afin que la société civile puisse non seulement voir et comprendre ce qui s’y passe mais aussi pour que nous puissions apprendre, depuis cet univers somme toute assez expérimental en termes d’organisation des hommes et des femmes, sur ce qui souvent se diffuse dans la société civile. C’est ainsi qu’est né le journal La Brèche, dans une optique de diffusion et de transmission matérielle de savoirs, de pratiques, témoignages et analyses d’un côté comme de l’autre des murs des prisons − ou des barrières invisibles des nouveaux dispositifs du pénal (bracelets, etc.). La Brèche n’entend pas démêler le vrai du faux mais plutôt démultiplier les perspectives de ceux et celles qui, d’une manière ou d’une autre, sont pris·es et affecté·es par l’enfermement (chercheur·ses, familles, détenu·es, travailleur·ses…).

En mars 2020, alors que le confinement venait d’être décrété, une telle transmission est apparue plus que jamais comme une nécessité. La population du « dehors » faisait l’expérience inédite en démocratie libérale d’un confinement de plusieurs mois. Les analogies avec la situation carcérale fleurissaient alors que le confinement venait justement redoubler l’enfermement pénitentiaire (conditions sanitaires, absence de visites, etc.). C’est dans ce contexte que La Brèche a décidé de composer un numéro sur la spatialité carcérale, rappelant que si la peine est une temporalité, elle est avant tout une réorganisation spatiale : une cellule de béton de 9m2, un monde plat, sans aspérités. Des lieux qu’on replie dans l’invivable de celles et ceux que la société considère « invivables ». Mais − et c’est là où se relève le problème le plus essentiel peut-être − ce monde invivable, des gens y vivent pourtant. Que dire de toutes ces voix et ces vies qui y insistent, résistent, attendent, se font et se défont malgré tout ?

Le poème de Latifa, extrait de ce numéro de La Brèche (poème initialement paru dans Paroles détenues, un fascicule publié en 2017 par l’asbl Barricade), décrit leurs territoires, leur dureté mais aussi dans l’expérience de la trace elle-même, une infime lucarne vers l’extérieur, pour l’extérieur.

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Ce catalogue inventorie et présente toutes les publications disponibles de Culture & Démocratie en date du 01/09/2021.

On y trouve aussi bien les parutions téléchargeables au format PDF sur notre site que les éditions papier, ainsi que des instructions pour vous les procurer, avec la possibilité de commander des lots d’ouvrages

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bruxelles  
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