Journal - 52

Culture populaire

Roman populaire, théâtre populaire, chanson populaire, séries populaires, cinéma populaire, culture populaire, késako ? Qu’en dire aujourd’hui tandis que le dogme du « non essentiel » ne cède pas et que la vie culturelle, lourdement affectée par les mesures liées à la pandémie, résiste obstinément, dans des formes réinventées, dans des lieux multiples et inédits et surtout, pour le meilleur et parfois le pire, sur la toile.

Comment, dans ce contexte, évoquer la culture populaire sans tomber dans les pires stéréotypes ? Comment articuler ou au contraire distinguer la question de la tradition, du non savant (à supposer que cette appellation puisse être légitimée) et celle du succès et de la célébrité ? Le débat qui entoure le futur musée du Chat à Bruxelles porte précisément sur la légitimité d’un musée dédié à la culture dite populaire dans le quartier muséal du Mont des Arts.

« Parler du populaire, c’est forcément se confronter à la question du peuple : l’adjectif ne peut se penser sans le substantif. Or les discussions autour de la figure du peuple ont toujours été compliquées, car il s’agit d’une notion qui non seulement recouvre plusieurs sens incompatibles entre eux, mais dont la portée est toujours immédiatement politique. » Ainsi commence ce dossier, sous la plume d’Antoine Chollet. Entrée en matière significative et question qui ne risque pas d’être épuisée au terme de ce Journal.

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