Association

Analyses

Dans le cadre de sa mission d’éducation permanente Culture & Démocratie produit au moins 30 analyses par an. La plupart sont éditées dans le Journal de l’association et dans la revue Archipels, d’autres paraissent dans des publications extérieures.

29 Résultats
Économie culturelle : l’incalculable, valeur refuge
Pierre Hemptine
La sphère culturelle ne fait pas suffisamment partie des activités valorisées tant par le politique que par le pouvoir économique, si ce n’est dans le cadre des industries créatives. Les dernières décisions du gouvernement flamand l’ont encore prouvé. Alors que la crise sanitaire bouleverse notre planète et, pour certains, nos modes de fonctionnement, un diagnostic est à établir : « contre quoi », précisément, repenser la culture ?
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Cultiver et démultiplier la démocratie
Luc Carton
L’incertitude grandit sur la capacité des démocraties libérales de s’ordonner encore aux droits humains. La crise de l’accueil des personnes exilées est l’un des symptômes les plus flagrants du risque de naufrage des États de droit, à l’échelle de l’Europe entière. Un processus de « déshumanisation » est en cours.
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L'éducation permanente, apprendre des victoires
Christine Mahy, Renaud-Selim Sanli
Quel peut-être le rôle de l’éducation populaire dans une société de plus en plus atomisée et individualiste et dans laquelle on assiste à un effondrement des acquis sociaux, voire des droits matériels les plus élémentaires ? Pour Christine Mahy, la lutte politique par des moyens culturels est un aspect fondamental de l’éducation populaire. Cette dernière, par apprentissages et alliances, peut venir  amplifier la reconquête d’un espace commun qui dépasse les structures de domination et amplifier l’affirmation de modes de vies solidaires.
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À l’essentiel : nous sommes des êtres de fiction !
Luc Carton
Plus d’un an après le début de la pandémie de Covid-19, les réponses gouvernementales ont peu changé : restriction des libertés individuelles et collectives et mesures manquant leur objectif de solidarité face à une crise sanitaire mondiale qui touche plus violemment les plus précaires. L’«abandon » du monde/secteur culturel est le symptôme de l’abandon plus large des sphères du social et du soin comme outils de relations collectives et politiques. Face à un tel constat, à l’instar d’autres lieux culturels bruxellois, La Monnaie est occupée pour donner à entendre la polyphonie des revendications du monde culturel, artistique, associatif, civil, militant et activiste. C’est dans ce contexte que Luc Carton, philosophe et administrateur ? de Culture & Démocratie, a pris la parole pour redonner à la culture sa place politique centrale. Cette prise de parole fait suite à la publication récente et conjointe de C&D et PointCulture, À l’essentiel !.
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Tendre à une écriture collective des territoires
Entretien avec Axelle Grégoire
Les cartes qui accompagnent cet article sont, pour la plupart, issues de l’ouvrage Terra Forma. Manuel de cartographies potentielles, écrit à six mains par Frédérique Aït-Touati, Alexandra Arènes et Axelle Grégoire, et paru aux éditions B42. Face au constat de l’invisibilisation du vivant dans la cartographie traditionnelle, les autrices entreprennent de questionner la carte comme outil de représentation du monde. L’objectif n’est pas ici de remplacer les cartes traditionnelles mais de proposer de nouveaux points de vue – sept modèles – sur cet outil. Ce travail résonne avec la thématique de ce hors-série, le chez-soi étant ici entendu comme la perception du vivant, de son « terrain de vie ». Nous avons questionné Axelle Grégoire sur cette nécessité de redevenir acteur·ices de l’écriture de nos territoires.
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Le contretemps de l'émigration et « l'impossible retour » des migrant·es haïtien·nes
Bodeler Julien
On se réfère régulièrement au thème des migrations en les considérant comme des mouvements rectilignes, les individus allant d’un point A à un point B. Or, la réalité est parfois plus complexe comme dans le cas des émigré·es haïtien·nes pour beaucoup attaché·es à deux sociétés en même temps. Le désir de retour ne se pose plus en termes de « choisir une société ou l’autre » pour y vivre : le retour devient une dimension particulière des formes de circulations dans la mondialisation. C’est à travers une démarche ethnographique et de nombreux entretiens que Bodeler Julien étudie ces mouvements migratoires.
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Politiques du retour
Entretien avec Yala Kisukidi
Pour Yala Kisukidi, la question du retour s’inscrit dans une biographie. Fille d’un exilé politique, elle se construit dans des récits de luttes pour la terre et de retour. A contrario de l’idée d’une authenticité du sol ou de la natalité comme ancrage, la philosophe questionne le retour comme réactivation politique des mouvements décoloniaux, comme confrontation des Nords et des Suds du monde. S’il lui semble possible de se revendiquer de deux lieux en même temps, elle insiste sur la nécessité d’interroger les conditions d’habitabilité de ces deux espaces et parfois leurs divergences profondes. Elle invite à éviter le piège des appartenances et développe la notion de « présences multiples » qui implique un investissement réel dans les lieux que l’on se choisit.
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Héros sans domicile fixe
Toma Muteba Luntumbue
Le cadre de l’État-nation a pu circonscrire les limites d’un chez-soi fondé sur une représentation prétendue commune de la nation, de son histoire et de ses figures héroïques. Le « devenir-monde » a déstabilisé l’idée d’une appartenance nationale commune pour venir complexifier les jeux des identités. Désormais ce n’est plus l’État comme limite immuable qui en détient le monopole. Dans ce contexte, Toma Muteba Luntumbue, revient sur les pratiques contestataires et revendicatives de déboulonnage des statues des « héros nationaux ». Pour lui, ces actions ne visent pas à « effacer l’histoire et le passé » de l’espace public mais à engager une réconciliation avec un futur partagé.
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Il n’y a pas de naturalité du chez-soi
Entretien avec Monique Selim
On a pu ces dernières années opposer la construction positive d’un chez-soi habitable aux flux dérégulés de la mondialisation économique. À contre-courant d’une telle pensée, Monique Selim affirme qu’il faut pouvoir appréhender le phénomène de mondialisation comme des flux positifs qui viennent contrecarrer les replis sur soi en termes d’identité et de genre. Pour l’anthropologue, nous sommes d’abord ailleurs avant d’être dans un chez-soi auquel il ne faut conférer aucune naturalité.
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L'os du chez soi
Corinne Luxembourg
Est-ce un luxe d’être chez-soi ? D’habiter un lieu, un territoire ou une communauté sans craindre le changement contraint ? Corinne Luxembourg interroge la grande précarité qui entoure les lieux de vie, ceux qui sont fragiles, ceux qu’on sacrifie à de plus grands impératifs, ceux qui sont aussi branlants que nécessaire. Non sans nous laisser entrevoir l’autre face de la pièce : derrière la sécurité du logis se cache la dignité des êtres, l’ouverture au monde et la liberté de le parcourir.
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bruxelles  
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