Association

Analyses

Dans le cadre de sa mission d’éducation permanente Culture & Démocratie produit au moins 30 analyses par an. La plupart sont éditées dans le Journal de l’association et dans la revue Archipels, d’autres paraissent dans des publications extérieures.

51 Résultats
Il n’y a pas de naturalité du chez-soi
Entretien avec Monique Selim
On a pu ces dernières années opposer la construction positive d’un chez-soi habitable aux flux dérégulés de la mondialisation économique. À contre-courant d’une telle pensée, Monique Selim affirme qu’il faut pouvoir appréhender le phénomène de mondialisation comme des flux positifs qui viennent contrecarrer les replis sur soi en termes d’identité et de genre. Pour l’anthropologue, nous sommes d’abord ailleurs avant d’être dans un chez-soi auquel il ne faut conférer aucune naturalité.
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L'os du chez soi
Corinne Luxembourg
Est-ce un luxe d’être chez-soi ? D’habiter un lieu, un territoire ou une communauté sans craindre le changement contraint ? Corinne Luxembourg interroge la grande précarité qui entoure les lieux de vie, ceux qui sont fragiles, ceux qu’on sacrifie à de plus grands impératifs, ceux qui sont aussi branlants que nécessaire. Non sans nous laisser entrevoir l’autre face de la pièce : derrière la sécurité du logis se cache la dignité des êtres, l’ouverture au monde et la liberté de le parcourir.
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Humain, plus-qu'humain
Entretien avec Anna Tsing··
L'ouvrage d'Anna Tsing Friction. Délires et faux-semblants de la globalité, dont la traduction française vient de paraitre aux éditions La Découverte, raconte l’histoire d’une « zone frontière » en Indonésie à la fin du siècle dernier. Nous assistons à la fin d’une forêt tropicale ...
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Où est le « chez-soi» des éleveur·ses nomades de Mongolie ?
Charlotte Marchina
Charlotte Marchina montre à quel point les modes de vie nomades et pastoraux. développent des relations différentes à l'environnement et comment les êtres humains pensent et définissent leur rapport à un chez-soi en mouvement.
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Sortir de la normale
Guillermo Kozlowski et Renaud-Selim Sanli
Avec une certaine distance, et le confinement est propice justement à produire cette séparation, il peut paraître que tout a changé ou inversement qu’il n’y a aucune rupture. Le problème avec ces deux positions maximalistes est qu’elles sont trop abstraites pour permettre d’agir. Il ne s’agit pas de prôner un juste milieu, mais de comprendre comment tout ceci modifie nos vies.
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La politique des contes : le cas du nationalisme breton
Thibault Scohier
Le conte n’échappe pas à la politique. A travers le cas du nationalisme breton, Thibault Scohier fait du conte et du folklore les personnages d’une histoire ambiguë.
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La transmission des contes : un modèle de démocratie paisible
Nicole Belmont
De bouche à oreille, les contes ont traversé les ans et les générations depuis des siècles. Plus récemment, ils ont été transcrits et sont parfois « entrés en littérature » sous la plume de conteur·ses auteur·rices qui les ont adaptés à cette fin. Bernadette Bricout pointait dans son entretien la difficulté de ce travail, qui demande d’« inscrire dans l’écriture le souffle de la parole vive ». L’anthropologue Nicole Belmont apporte ici un éclairage sur ce qu’elle appelle « le biotope » du conte traditionnel et sur ce qui se joue dans le passage de l’oral à l’écrit.
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Penche-toi, société, et bois à la source du conte
Emmanuel De Lœul
Dans son article, Baptiste De Reymaeker évoquait l’investissement de l’art de raconter par la publicité et le capitalisme à travers le storytelling. Partant de son propre cheminement, Emmanuel De Lœul pose sur le conte un regard à la fois de praticien et de journaliste. Pour lui, l’art de conter suppose de rejeter tout formatage extérieur et constitue en cela un acte subversif, un rempart au storytelling institutionnel, religieux ou politique. Face à l’instrumentalisation du conte à des fins normatives ou mercantiles, il entend « réaffirmer la fonction vitale de l’imaginaire et ses infinies possibilités ». Ainsi l’acte libre du conteur ou de la conteuse permettrait aux individus de se réapproprier ces récits et de leur rendre (ou de préserver) leur capacité à en imaginer d’autres.
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L’art du conte en Fédération Wallonie-Bruxelles
Bernadette Heinrich
Les années 1970 voient en France la naissance du « renouveau du conte ». Parallèlement au début d’un intérêt nouveau pour la littérature orale dans la sphère académique, ce mouvement artistique contribuera progressivement à la reconnaissance du conte comme discipline artistique à part entière. Il faudra attendre les années 1980 pour en voir les premiers effets en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), où plusieurs décennies plus tard, les arts du conte ont désormais une place officielle au sein des arts de la scène. Bernadette Heinrich, conteuse et co-fondatrice de la Fédération de Conteurs Professionnels de Belgique qui fêtait ses 15 ans en 2019, a été à la fois témoin et actrice de cette évolution. Elle revient ici plus particulièrement sur l’histoire institutionnelle du conte et de sa professionnalisation en FWB, et donne un aperçu du foisonnant paysage du conte sur ce territoire.
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Vivre et rêver avec le conte
Anna Angelopoulos
À la différence des mythes, dont les héros et héroïnes étaient bien réels pour les sociétés anciennes, les contes populaires sont des récits de fiction, ancrés dans un espace-temps imaginaire. Quels liens et rapports de croyance entretenons-nous néanmoins avec eux ?
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bruxelles  
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