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Dossier

Les droits de l’enfant en Belgique : des acquis menacés

Entretien avec Solayman Laqdim, Délégué général aux droits de l’enfant

21-11-2025

Solayman Laqdim défend les droits des enfants et des jeunes de moins de 18 ans en Fédération Wallonie-Bruxelles. Au quotidien, il est force de proposition pour inscrire l’intérêt supérieur de l’enfant à l’agenda politique. Ses meilleurs atouts ? Les jeunes, sujets de droit au cœur de la solution. Il souhaite que le travail d’éducation aux droits de l’enfant se fasse dès le plus jeune âge.

Propos recueillis par Coraline Burre pour Culture & Démocratie

 

En février 2026, cela fera trois ans que vous êtes à la tête de l’institution. À mi-mandat, comment définiriez-vous le rôle et les principales missions du Délégué général aux droits de l’enfant (DGDE) ? Qu’est-ce qui a changé dans votre manière de concevoir votre rôle depuis 2023 ?

Ma principale mission en tant que Délégué aux droits de l’enfant est bien entendu de faire en sorte que ces droits soient les plus effectifs possibles et en particulier au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Belgique francophone. Les cinq missions décrétales sont là pour dessiner les contours du travail quotidien : informer, vérifier, plaidoyer, investiguer, écouter et aider.

Quand on regarde la situation des droits de l’enfant en Belgique, il y a de quoi s’inquiéter. La Belgique était un pays assez progressiste en la matière. Mon institution est la deuxième au monde à avoir été créée en 1991. On avait des textes de loi salués à l’international qui donnaient le ton et inspiraient. Aujourd’hui, je vois déjà la différence en trois années de mandat : plutôt que de célébrer les victoires, on essaie de conserver les acquis. Soit parce que la légitimité des droits est remise en cause, soit parce qu’il y a des tentatives de les détourner, de les utiliser pour légitimer autre chose. Un exemple : le projet de loi contre le regroupement familial sur notre territoire. Par une décision administrative, judiciaire ou politique, on va dire : « Dans l’intérêt supérieur de l’enfant, il doit être près des siens. Il ne peut donc rester en Belgique et doit retourner dans son pays d’origine. » On dévoie les belles valeurs de leur substance pour les grignoter un peu.

Une autre difficulté est la polarisation. On devrait avoir une position tranchée sur tout, alors que la réalité évolue, demande de la nuance. Je déplore aujourd’hui des discours extrémistes que je n’avais jamais entendus avant. Pourtant je le rappelle, je suis le délégué de tou·tes les enfants, sans distinction, avec ou sans papier, quelle que soit leur origine, leurs conditions,… Mais malheureusement, en Belgique, les enfants qui ont le plus besoin d’exercer leurs droits sont celles et ceux qui en sont le plus éloigné·es. Ce sont les enfants qui ont le plus besoin d’allocations familiales, de soins de santé, d’un accès à la culture, au sport, aux loisirs… qui n’y ont pas droit.

 

Quels droits ont les enfants ? Qu’est-ce qui différencie cette catégorie de droits de ceux propres aux adultes ?

Quand on parle des droits de l’enfant, on parle forcément de la Convention internationale des droits de l’enfantn adoptée par les Nations Unies en 1989. Le coup de génie de cette Convention a été selon moi de proposer un texte fédérateur que certain·es considéreront peut-être comme trop minimaliste. Mais il faut quand même imaginer tous ces pays avec des cultures, des économies, des réalités différentes qui se disent a minima « on est d’accord là-dessus ». Le deuxième coup de génie a été d’arriver à changer de paradigme. Depuis l’Antiquité, on a considéré les enfants comme des objets (et non des sujets) de droits. Pour rappel, étymologiquement l’infans est celui qui n’a pas de voix et dans la représentation collective, c’est comme cela qu’on perçoit les enfants encore trop souvent aujourd’hui.

La convention insiste sur la vulnérabilisation potentielle des enfants et sur leur droit à participer aux décisions, qu’elles les concernent directement ou non. Les enfants sont des sujets de droit. Comment les protéger et prendre en considération leur parole ? Tout le travail d’équilibre est là.

Je ne fais pas le même métier que certain·es de mes homologues dans d’autres pays, qui prennent des risques − parfois physiques − en dénonçant certaines situations. La Convention internationale des droits de l’enfant est indispensable. La faire vivre est un combat de tous les jours.

 

Parler de droits de l’enfant pose une vision très universaliste de vos missions de défenseur. Chaque enfant que vous rencontrez est pourtant unique, avec des réalités sociale, économique et culturelle qui lui sont propres. Comment les identités particulières sont-elles envisagées et prises en compte ?

Le Comité des droits de l’enfant, organe composé de 18 expert·es indépendant·es, permet de sortir de cette vision universaliste. Les expert·es font un monitoring régulier sur l’état des droits dans chaque pays. Leurs rapports tiennent compte du point de vue des jeunes, de la société civile, de la réalité politique de chaque pays et fournissent des recommandations. Il est certain que les réalités de vie sont tellement éloignées entre certains pays qu’on ne parle pas de la même chose. Le travail du DGDE se fait en réseau au niveau international au sein du Conseil de l’Europe (European Network of Ombudspersons for Children − ENOC) et du réseau de la Francophonie (Association des Ombudmans et Médiateurs de la Francophonie − AOMF). En Europe, on est sur des réalités assez proches, quoique certains pays de l’Est divergent notamment sur les droits LGBTQIA+. Dans le réseau de la Francophonie, là, il peut y avoir des disparités très importantes − entre le Canada et l’Afrique subsaharienne par exemple. Dans certains États, le travail des enfants parfois très jeunes est nécessaire à la survie de la famille et il n’y a pas d’alternative. D’ailleurs je ne fais pas le même métier que certain·es de mes homologues dans d’autres pays, qui prennent des risques − parfois physiques − en dénonçant certaines situations. La Convention internationale des droits de l’enfant est indispensable. La faire vivre est un combat de tous les jours.

 

Dans votre travail quotidien, vous faites régulièrement appel au vécu et à l’expertise des jeunes. Cela s’est d’ailleurs traduit par la création récente d’un « Conseil consultatif et participatif » au sein du DGDE. Comment allez-vous intégrer réellement cette parole au fonctionnement de votre institution ?

Une des lignes de force de l’institution, c’est la question de la participation. C’est-à-dire que les plus grand·es expert·es que j’évoque, ce sont les enfants et les familles confrontées aux réalités qu’on essaie de dénoncer. Leur témoignage nous permet d’identifier ce qui fonctionne ou pas. Ils et elles sont une force de proposition incroyable. Parfois, une simple discussion autour du jeu Fortnite se transforme en un travail de fond et on en vient à parler des droits de l’enfant dans l’environnement numérique.

Le Conseil consultatif et participatif a été créé pour que des jeunes d’horizons divers puissent impulser des projets, participer à nos pratiques, gérer le compte TikTok… faire exister leur participation. Elle doit être agissante. En tant que DGDE, je ne suis que la caisse de résonance. Il est indispensable de partir de la parole des jeunes et de faire de cette parole une parole agissante.

Comment peut-on réconcilier une partie de notre jeunesse des grands pôles urbains avec une partie des policier·es ? Ce n’est pas une apparence ou une appartenance à une religion particulière qui doit guider une intervention. Quand les enfants fuient la police, c’est que la société a échoué quelque part.

 

Dans un article paru en juin dans Libérationn, Claire Hédon, votre homologue française, tire un bilan assez alarmiste de l’état des droits des enfants en France. Les jeunes connaissent trop peu leurs droits. Constat est notamment fait d’un manque d’éducation aux droits fondamentaux auquel une initiative comme les Jeunes ambassadeurs des droits (JADE) tente de répondre. Informer pour mieux aider. Le constat est-il le même en Belgique ?

Informer les enfants sur leurs droits, c’est un peu le tonneau des Danaïdes : de nouveaux enfants sont en âge de comprendre, d’autres deviennent adultes.

Quand je vais dans les écoles et que je demande aux enfants s’il·elles ont déjà entendu parler de la Convention internationale des droits de l’enfant, souvent la réponse est non. Par contre, intuitivement, il·elles sont très vite capables d’énoncer avec leurs mots les droits qui sont repris. Là où je suis le plus surpris c’est qu’au niveau professionnel, il y a parfois une grande méconnaissance. Jusque dans le secteur de l’aide à la jeunesse.

On se bat aux côtés de la CODE (la Coordination des ONG pour les droits de l’enfant) pour proposer un décret qui puisse être adopté au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour qu’on ait un cursus droits de l’enfant au sein du parcours scolaire dès le plus jeune âge. Cela a été transmis à mesdames Glatigny et Lescrenier, ministres de l’Éducation et de la Petite Enfance.

Pour promouvoir les droits des enfants, il faut aussi être présent·e sur leur terrain de prédilection. On a revu notre présence web : on est sur TikTok, Instagram, Facebook… C’est un axe très important à côté des médias traditionnels. Cela renforce le capital symbolique de l’institution et donne plus de force dans le dialogue quotidien que l’on a avec les autorités politiques.

Claire Hédon s’inquiète des discriminations multiples dont est victime la jeunesse. Certain·es jeunes étant encore plus discriminé·es que d’autres, comme sous-catégorisé·es. Ces jeunes sont surexposé·es aux atteintes aux droits, notamment dans leurs relations avec les forces de l’ordre. Le tragique accident ayant récemment couté la vie au petit Fabian est d’ailleurs là pour nous le rappeler.
Quand j’ai pris connaissance du drame arrivé au jeune Fabian, je me suis très vite rendu compte qu’on ne parlait pas d’un fait divers. Il s’inscrit malheureusement dans une longue série de dysfonctionnements structurels, particulièrement dans certaines zones de police à Bruxelles, avec des issues parfois tragiques, comme ici un enfant de neuf ans écrasé par une voiture de police lancée à sa poursuite. La première chose est de reconnaitre le problème pour pouvoir agir dessus. On n’interpelle pas les enfants comme des adultes. Ce qui m’a choqué, c’est le silence des femmes et des hommes politiques suite à ce drame. Un silence qui renvoie à une responsabilité soi-disant individuelle alors que c’est un problème clairement structurel. Il y a eu une déshumanisation du petit Fabian.

Je milite pour le réflexe droits de l’enfant, tant dans la formation, dans la sensibilisation que dans l’opérationnalisation afin que cet intérêt supérieur de l’enfant soit pris en considération. C’est écrit dans l’accord de coalition gouvernemental. Pourtant chaque fois qu’on a un décès on nous dit : « Ah oui on va former. » Mais il n’y a pas de changement. Il est grand temps d’y aller. Et puis l’autre dysfonctionnement est encore moins facilement avouable. Si vous regardez les noms des victimes, elles sont majoritairement issues de l’immigration ou de la diversité. Comment peut-on réconcilier une partie de notre jeunesse des grands pôles urbains avec une partie des policier·es ? Ce n’est pas une apparence ou une appartenance à une religion particulière qui doit guider une intervention. Quand les enfants fuient la police, c’est que la société a échoué quelque part.

L’acronyme MENA, je ne l’aime pas : le E pour « étranger·e » renvoie uniquement à une situation administrative. Ce seraient des « étranger·es » avant d’être des enfants en danger.

 

Dans le rapport annuel 2024 du DGDE, vous abordez longuement le cas des jeunes que l’on cherche à exclure de la « catégorie enfance » : les mineur·es étranger·es non-accompagné·es (MENA). La politique d’asile en Belgique intègre-t-elle le respect des droits de l’enfant ?

L’acronyme MENA, je ne l’aime pas : le E d’« étranger·e » renvoie uniquement à une situation administrative. Ce seraient des « étranger·es » avant d’être des enfants en danger. Cela les déshumanise totalement. Je préfère parler d’enfants en exil ou de MNA (mineur·es non-accompagné·es) comme en France.

Sur le parcours qui amène ces enfants en Belgique, plus de 30% ont subi des violences sexuelles, et plus de 85% l’enfermement, voire la torture dans certains pays. Ce sont des enfants polytraumatisé·es qui se retrouvent ici tout·e seul·es. Avec deux nouvelles tendances : de plus en plus de jeunes filles, et aussi de très jeunes enfants, de moins de douze ans. Une partie de ce public est prise en charge par le système − système dont on est en train de diminuer le financement et de détricoter le fonctionnement alors que la situation était déjà déplorable. Et puis il y a tou·tes celles et ceux − très nombreux·ses − qui sont hors système, en errance, que vous retrouvez aux abords des gares et qui sombrent dans la délinquance, se font exploiter sexuellement ou se raccrochent au religieux.

Au moment où est passée la loi sur les MENA en 2002, après plusieurs drames, on s’était rendu compte que la prise en charge des enfants devait être différente de celle des adultes. Je pense par exemple aux jeunes Guinéens Yaguine Koïta et Fodé Tounkara, de quatorze et quinze ans, morts dans les soutes d’un avion en 1999. À l’époque, l’émoi public et politique était grand. L’État belge a pris en charge le rapatriement des corps. Le Premier ministre s’est rendu à l’enterrement en Guinée. Aujourd’hui, le scénario est inverse : les jeunes vivent dans la rue sans dignité dans l’indifférence totale. Pire : on les perçoit comme des parasites. On peut dire que la politique actuelle d’accueil des mineur·es non-accompagné·es en Belgique est une honte.

 

Autre cri d’alarme, celui de Julien Moinil, procureur du Roi de Bruxelles, qui a ouvert une enquête pour « abstention coupable » en avril 2025. Certain·es enfants ou adolescent·es qui devraient faire l’objet de mesures de protection se retrouvent sur des listes d’attente et sans aide pendant parfois plusieurs années. Comment aider le secteur de l’aide à la jeunesse ?
Julien Moinil parle de son point de vue de procureur du Roi et cite 400 jeunes. Mais sur l’ensemble de la Fédération Wallonie-Bruxelles en fait ce sont environ 5000 jeunes qui subissent des négligences et sont en liste d’attente. Je comprends l’indignation mais pas l’attaque frontale du secteur d’aide à la jeunesse. Il ne faudrait pas démotiver les dernier·es travailleurs et travailleuses sociales encore actif·ves sur le terrain.

Augmenter les moyens du secteur d’aide à la jeunesse est certainement nécessaire, mais si on n’agit pas sur la source du problème, cela ne changera rien. Il faut offrir du soutien aux ménages mono-parentaux qui sont quatre fois plus à risque de pauvreté. Si on parvenait à sortir du système les jeunes placé·es pour raison de pauvreté, on pourrait mieux aider les enfants qui sont en situation de maltraitance et ont besoin d’une prise en charge urgente. Et investir dans le suivi avec les parents avant, pendant et après le placement.

La crise climatique est aussi une crise des droits de l’enfant.

 

Les enfants représentent 20% de la population, soit une part non négligeable. Dans son essai « Pour le droit de vote dès la naissance »n, Clémentine Beauvais analyse cette problématique de façon originale. Êtes-vous pour le droit de vote des enfants ? Comment s’assurer de leur représentation politique ?

Le droit de vote aux enfants, c’est une bonne idée. 16 ans est un bon âge, un peu plus tôt aussi. Je suis toutefois réticent à l’idée de descendre trop l’âge du droit de vote et de donner des arguments aux personnes qui voudraient abaisser l’âge de la responsabilité pénale.

Les adolescent·es peuvent penser, réfléchir, se projeter politiquement mais parfois − même souvent − ils et elles ne sont pas outillé·es pour l’exercice démocratique du vote. Il y a une grosse lacune au niveau du système éducatif sur la compréhension du système institutionnel belge et européen. Non seulement, il est nécessaire de prodiguer un enseignement sur la politique, mais il faut aussi inclure les enfants dans une démarche participative. Le droit de vote aux dernières européennes était une bonne et une mauvaise nouvelle. Les jeunes ont pu voter à partir de 16 ans. Il·elles n’ont toutefois connu les conditions de leur vote qu’à la dernière minute et le débat public n’a porté que sur le caractère obligatoire de celui-ci. Pour une meilleure compréhension, je pense qu’il aurait fallu commencer par des élections au niveau local, plus concret et sans doute plus simple à appréhender. Je plaide aussi pour un élargissement des conseils ouverts à la jeunesse à tous les niveaux du pouvoir en Belgique. On ne comprend jamais mieux que ce qu’on pratique.

 

Fin 2023, UNICEF Belgique a organisé le tout premier sommet national des enfants sur le climat. Une récente étude de la VUBn − publiée dans la revue scientifique Nature − met en évidence l’injustice sociale liée au changement climatique. Dans le cadre des politiques climatiques actuelles, les enfants les plus vulnérables sur le plan socio-économique né·es dans la décennies actuelle connaitront presque tou·tes (95%) une exposition sans précédent aux vagues de chaleur, contre 78% pour le groupe le moins vulnérable.

La problématique climat est fondamentale car tous les droits de l’enfant sont d’une manière ou l’autre liés à la question climatique. En ça, la crise climatique est aussi une crise des droits de l’enfant. Les effets nous affectent déjà ici et maintenant. On a eu des inondations dramatiques dans la région de la Vesdre et des réfugié·es climatiques. Et on en aura encore. De nombreux·ses enfants vivant dans la précarité se sont retrouvé·es dans des situations encore plus précaires.

Les enfants ont souvent montré l’exemple aussi. Pensez aux  prises de position de Greta Thunberg, malheureusement tournées en caricature. Il y a le cas des six jeunes Portugais·es qui ont poursuivi 32 pays européens [dont la Belgique] pour inaction climatique. Pourtant quand les jeunes se sont emparé·es de la question et sont sorti·es dans les rues en 2019, ils et elles ont été critiqué·es parce qu’il·elles manquaient les cours… Leur engagement en faveur du climat était presque criminalisé face à nos modes de vie qui favorisent l’immédiateté, la consommation et l’individualisme.

Côté allemand, une réflexion est en cours pour inscrire dans la constitution le droit à vivre dans un environnement sain, qui est un droit fondamental pour les générations futures. Il faudrait quelque chose de cet ordre-là en Belgique. Les droits des générations futures ne seront vraiment effectifs que si on travaille pour elles et avec elles.

2

« Sara Després et Claire Hédon : “Écouter un enfant n’est pas une faveur, c’est un devoir” », Libération, 13/06/2025.

3

Clémentine Beauvais, Pour le droit de vote dès la naissance, Gallimard, 2024.

4

Luke Grant, Inne Vanderkelen, Lukas Gudmundsson, et al., « Global emergence of unprecedented lifetime exposure to climate extremes », Nature n°641, p. 374–379. https://doi.org/10.1038/s41586-025-08907-1

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Journal 61
Enfance(s)
Édito de la rédaction
Les mots du comité éditorial invité

Selma et Zola Ben Felix, Alice Bianchi-Capart, Gibril Delhauteur, Marceau Despréaux, Hassibullah Nurzi, Nassim Kasongo, Rosa et Gabrielle Poussin, Marcel et Sacha Van Avermaete, Imane van Ruymbeke, Arda Yasartas

« Qu’est-ce que l’enfance selon toi ? »

Aïssatou F.,  Alessia M.,  Anas E.,  Alix D., Arda Y., Devran G.,  Didisonne T., Elvan T., Émilie V., Hassibullah N., Kim R., Leandro M., Lili S., Nassim K., Nour N., Nordin Z., Maïde Y., Melek O., Maelys L., Mohamed N., Paul S., Rumeysa T., Salwa T., Sheryl M., Teddy P., Yezra O.

Habiter attentivement les mondes

Tim Ingold, professeur émérite d’anthropologie sociale (University of Aberdeen)
et Jan Masschelein, professeur émérite à la Faculté de psychologie et de sciences de l’éducation (KU Leuven).

 

Une autorité qui pense sa propre abolition

Entretien avec Leia Duval-Valachs, doctorante en sociologie à l’EHESS (Paris) et professeure de sciences économiques et sociales

🌐L’enfance, angle mort et zone critique de l’existence humaine

Bertrand Ogilvie, philosophe, psychanalyste, professeur émérite de l’université Paris VIII Vincennes – Saint-Denis

Les enfants et monsieur Jacques

Valérie Vanhoutvinck, artiste, autrice, cinéaste, meneuse d’ateliers d’écriture multiformes et d’interventions artistiques In Situ, membre de Culture & Démocratie

🌐Une sociologie de l’enfance

Eden Dautaj, membre du comité de rédaction de Culture & Démocratie

🌐Perspectives décoloniales sur l’enfance et les childhood studies

Anandini Dar, chercheuse et professeure associée à l’université BML Munjal, co-fondatrice du Critical Childhoods and Youth Studies Collective (CCYSC)
et Tatek Abebe, professeur à la faculté des sciences sociales et éducatives à la Norwegian University of Sciences and Technology

L’infans, l’enfant-roi et l’enfant-coéquipier. Autour d’une lecture de « Philosophie de l’enfance » de Gareth B. Matthews

Baptiste De Reymaeker, directeur du centre culturel d’Havelange et membre de Culture & Démocratie

L’enfant, animal politique. Entre immobilité scolaire, asymétries relationnelles et pratiques de démocratie participative

Chiara Foà, écrivaine, enseignante d’histoire, de littérature, de géographie et référente pédagogique chargée de l’éducation civique à Turin

 

Et si les enfants votaient ?
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🌐Éducation à la démocratie par les droits culturels dès le plus jeune âge

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Tal Piterbraut-Merx : la domination oubliée. Politiser les rapports adultes-enfants

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Infantes poetae

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Les enfants de l’Occupation du Bonheur

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🌐Faire famille, faire communauté

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🌐Politiser l’enfance ou reconnaitre l’enfant politique ?

David Lallemand, membre et administrateur de la Compagnie du Campus (théâtre-action)

🌐Les droits culturels des enfants

D’après un entretien avec Marine Sabounji
Propos recueillis et restitués par Thibault Galland, chargé de projets à Culture & Démocratie

 

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La sélection des films de notre partenaire Cinergie en lien avec le thème du Journal

Comme des baleines échouées

Entretien avec Eva Kavian, nouvelliste, romancière et animatrice d’ateliers d’écriture

 

Gaza, la lumière du monde

Ziad Medhouk, professeur de français et chercheur en sciences du langage et auteur engagé

3ème et de 4ème primaire de l’école communale de Boncelles 2

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