- 
Édito

Les mots du comité éditorial invité

Selma et Zola Ben Felix, Alice Bianchi-Capart, Gibril Delhauteur, Marceau Despréaux, Hassibullah Nurzi, Nassim Kasongo, Rosa et Gabrielle Poussin, Marcel et Sacha Van Avermaete, Imane van Ruymbeke, Arda Yasartas

05-12-2025

À l’occasion de ce dossier, un comité éditorial invité, composé d’enfants de 5 à 17 ans, s’est réuni à deux reprises. Les enfants se sont interrogé·es sur les questions qui traversent ce numéro, ont partagé leurs réactions et réflexions sur différents sujets (enfance/minorité, relation adultes/enfants, dépendance, droits, libertés, pouvoir, etc.) et commenté certains propos extraits du dossier. Cette page rassemble des traces de ces échanges.

 

Coordination et animation : Valérie Vanhoutvinck, avec l’aide d’Hélène Hiessler, Brigitte Brisbois, Anissa Rouas

Enfants / adultes

Erasme dit un peu que les enfants ça fait plein de bruit et que c’est des bestioles, ça crie partout. — Rosa

Je trouve que Erasme était un peu bête de dire que les enfants étaient des bêtes sauvages, c’est comme s’insulter lui-même puisqu’il a lui-même été enfant. — Selma

Quand même, certains enfants, leurs parents leur donnent beaucoup de choses à faire. Par exemple le lundi, ils ont violon, le mardi ils ont ça, le mercredi ils ont ci, le jeudi ils ont ça, etc. Donc ils ont beaucoup de choses à retenir comme les adultes. — Zola

Les adultes ont oublié ce que c’était d’être enfant. Et en plus, on est au XXIe siècle. On n’apprend pas les mêmes choses aujourd’hui. — Rosa

Le regard sur les parents change avec l’âge. Quand on est petit, on voit les règles comme des injustices, on croit que les parents sont contre nous. Mais plus tard on comprend. — Gibril

Les enfants ils sont plus petits, même si parfois y en a des grands. — Zola

Quand l’enfant il va grandir, il sera plus quelqu’un, il sera plus important. L’adulte est plus important mais je sais pas dire pourquoi. — Hassibullah

Parfois, les parents décident et il faut pas qu’on négocie. Ils nous demandent notre avis seulement pour aller au parc, rester dans le jardin ou ce genre de choses. Je devrais pouvoir décider s’il y a des choses que j’ai pas envie de faire. — Rosa

Il faut laisser l’enfance comme un temps d’apprentissage. — Gibril

Les parents sont plus importants parce que s’ils nous avaient pas créés on serait pas là. — Marcel

On a hâte d’être adultes pour avoir plus de droits, plus de pouvoir et plus de liberté. On se dit que les parents ont de la chance d’avoir un métier, de pas aller à l’école. Ça donne vraiment envie de se transformer un peu en adulte, ne serait-ce que pour une minute. — Rosa

L’enfance idéale ? Aucune idée ! — Arda

 

Dépendance

Les adolescents ne sont pas dépendants de leurs parents, ils sont sous leur responsabilité. — Imane

On est dépendant de la société que les adultes choisissent pour nous. On vit dans une société qui est entièrement décidée par les adultes. — Alice

C’est plus dur d’agir dans la raison, de prendre des décisions quand on est bouleversé de partout comme à l’adolescence. Quelqu’un de plus stable comme un adulte peut plus facilement avoir du recul sur une situation et ne pas agir que dans l’émotion. — Gibril

Quand tu es un enfant, tu crois que tu peux acheter beaucoup de choses alors que non, c’est pas possible. C’est plutôt les parents qui doivent décider parce que les enfants ils n’ont pas encore assez d’argent. — Zola

Les enfants sont dépendants des adultes parce qu’ils ont moins vécu, moins d’expérience que les adultes. — Marceau

On est dépendant des parents aussi au niveau émotionnel parce que le lien familial est quelque chose qu’on ne pourra pas casser, contrairement aux amitiés. — Alice

Quand tu es bébé, quand tu es dans le ventre, tu n’as encore rien vu de comment on fait ci, comment on fait ça. Donc tu es dépendant des adultes. — Zola

Les enfants sont dépendants des adultes parce qu’ils ont besoin d’aide pour grandir. — Sacha

Nager, au début tu sais pas. Et s’il y a personne, en cas de danger, tu tombes dans l’eau. Donc il faut quand même que quelqu’un t’apprenne à nager. — Zola

 

Pouvoir des enfants / pouvoir des adultes

Les enfants ont moins de pouvoir sur leurs parents que l’inverse. — Nassim

Les enfants ont peu de pouvoir sur leurs parents parce qu’ils n’ont pas encore appris à bien argumenter pour faire valoir leur point de vue, même s’ils ont parfois des bonnes raisons. — Alice

Notre pouvoir sur nos parents est surtout émotionnel. C’est le fait que les parents aiment leurs enfants qui fait aussi leur faiblesse. — Gibril

Parfois, au tribunal, on demande à un enfant de choisir s’il veut vivre avec son père ou sa mère. Là il a du pouvoir. — Imane

Dans mon école il y a des enfants sur lesquels leurs parents n’ont pas beaucoup de pouvoir. Là ce sont plutôt les enfants qui décident. — Marceau

Quand un adulte a genre 45-50 ans, c’est difficile de lui faire remettre en question le pouvoir que les parents ont sur leurs enfants. — Alice

Quand les parents n’exercent pas trop leur autorité, ça donne du pouvoir aux enfants. — Gibril

Moi j’ai pas de pouvoir sur ma mère. Impossible de la faire changer d’avis. — Nassim

On peut avoir du pouvoir sur nos parents quand on commence à comprendre comment ils fonctionnent. J’ai du pouvoir sur mes parents parce qu’ils sont séparés. — Alice

 

Écoute

Le téléphone peut être un ennemi de l’écoute et de l’attention. — Nassim

Parfois, les parents sont trop protecteurs ! — Sacha

Quand les adultes sont sur leur téléphone ou dans leur livre, ils n’écoutent absolument pas les enfants. — Marceau

Les adultes font comme s’ils connaissaient tout alors que non. — Sacha

On considère que les paroles, c’est plutôt pour les adultes. — Rosa

 

Pouvoir de changement

Les enfants ils peuvent changer beaucoup de choses, j’en suis sûr. — Arda

Je pense que certains adultes abusent beaucoup du droit de pouvoir de l’adulte sur l’enfant. — Marceau

Un enfant ne peut pas souvent décider pour lui-même. — Selma

En vrai, si un petit va pisser sur une bombe pour éviter une explosion, y a moyen. Les enfants ils peuvent faire changer des choses. — Nassim

Les enfants peuvent changer les choses. Ils peuvent participer à des manifestations. — Marceau

Moi si je pouvais changer des choses, je mettrais plus de congés à l’école, et moins de devoirs. — Selma

Moi, si j’étais un enfant et que j’avais le droit et le pouvoir de faire des choses, ce que je ferais immédiatement ce serait réduire les inégalités sociales. — Nassim

 

Libertés / interdictions

Un enfant il peut pas taper. Un adulte non plus, sauf si on l’a embêté, et aussi les méchants adultes qui tuent, mais y en a pas beaucoup. — Marcel

Mon cousin, au Pakistan, il a 12 ans et il conduit une moto. Je voudrais avoir le droit de conduire. — Hassibullah

Il y a des enfants qui peuvent travailler. Moi je voudrais bien avoir le droit de travailler, de construire ou de casser des choses. — Marcel

Il y a des personnes qui sont un petit peu plus bizarres et qui disent aux enfants tu peux y aller, tu peux pas y aller… Même, elles se fâchent parfois. — Gabrielle

Les enfants peuvent pas jouer partout. Dans un parc, à la maison oui, mais pas sur une chaise ou sur un toit. — Marcel

Moi j’ai beaucoup de libertés, parce que j’ai conscience des dangers et que j’ai une relation de confiance avec ma mère. — Gibril

Moi j’ai l’impression que je ne peux rien faire. Du coup si un jour j’ai des enfants, je les laisserais faire ce qu’ils veulent. Sauf les trucs dangereux. — Nassim

Moi si j’ai des enfants, je les laisserais faire tout ce qu’ils veulent. — Arda

Il faut pas tout interdire aux enfants, mais il faut aussi leur mettre des limites. — Imane

 

Droit de choisir

Moi je voudrais que mes enfants puissent avoir leur opinion, choisir ce qu’ils veulent faire, je voudrais pas leur imposer leur avenir. — Selma

C’est souvent pour la nourriture qu’on a le droit de choisir. Sauf si c’est des crasses. — Rosa

Les droits de l’enfant, c’est peut-être pour montrer que l’État ou le monde s’intéressent aux enfants. Je ne vois pas l’utilité à part ça. Ce serait bien que ce soit un jour de congé scolaire. — Nassim

Souvent, si les enfants veulent un jeu, et que les parents leur disent « Non, ça c’est vraiment pas bien, c’est que du plastique », les enfants vont prendre ça comme une injustice, mais après ils oublient. — Rosa

Si mon enfant voulait s’acheter un pistolet, moi je dirais non, parce que c’est une arme, c’est pas bien pour lui. — Selma

Moi mes enfants, je les laisserais choisir, mais pas n’importe quoi. Je les éduquerais comme on m’a éduquée. Avec les bonnes manières quoi. Quand même je les laisserais pas trop jouer sur les écrans, je les gâterais pas trop, et à table je dirais pas oui tout le temps. — Zola

Moi j’ai une amie qui a toute sa semaine remplie d’activités, même le samedi et le dimanche parce que ses parents veulent qu’elle sache beaucoup de choses quand elle sera grande, mais elle voulait arrêter deux choses. Moi je me dis que j’ai de la chance de choisir ce que je veux faire. — Selma

Les adultes ont plus de droits que les enfants. Mais, si par exemple, un enfant doit faire un sport, il va quand même pouvoir choisir lequel. — Zola

On entend souvent dire que les adultes sont majeurs, donc ils ont le droit de faire plus de trucs que les enfants, qui doivent attendre l’âge majeur. Et sinon, quand on est enfant, c’est plus souvent les adultes qui choisissent. — Selma

 

Genre

Y a des parents, pas tous, mais certains, qui disent, t’es une fille, tu dois plutôt porter ça. Alors qu’en fait l’enfant veut juste un habit confortable. — Rosa

Les garçons ça va pas aimer les mêmes choses que les filles. Je disent pas qu’ils peuvent pas aimer, mais les trois quart du temps ils préfèrent les choses pour garçons. Par exemple dans les catalogues de jouets qu’on reçoit pour la Saint Nicolas, il y a des pages où c’est bleu : ça c’est suggéré pour les garçon. En rose c’est suggéré pour les filles. — Sacha

Quand j’étais petite, je voulais pas vraiment des Barbies parce que j’aimais pas du tout ça. Encore maintenant, dans les magasins, souvent il y a un côté garçon et un côté fille, et je vois pas pourquoi. — Rosa

 

Argent

C’est les parents qui ont l’argent pour payer, donc ce sont eux qui décident. Souvent on dit que les gens les plus riches ont le droit d’être président. Alors que pas du tout, tu peux être à la rue et pouvoir être président. Je vois pas pourquoi ceux qui sont super riches auraient plus le droit d’être président. — Rosa

L’argent c’est pas le pouvoir, parce que l’argent ça fait pas voler. — Marcel

Souvent on a besoin d’argent pour vivre. Pourtant un billet c’est juste du papier. Mais si on le déchire on va en prison. — Rosa

 

Droit de vote

Si les adultes comprennent rien, ils devraient pas voter. — Sacha

Les candidats, ils disent « Votez pour moi parce que je vais faire des écoles », et après au final ils ne font pas ce qu’ils ont dit. — Rosa

Dans mon école, ils ont lancé le projet des délégués de classe auprès de la commune. En gros, comme les adultes ne sont pas dans l’école, ils ne savent pas exactement ce qui manque. Du coup ils font appel aux enfants pour savoir parce qu’ils sont mieux placés qu’eux. — Sacha

Pour voter, nos parents non plus, souvent ils ne connaissent pas les gens. Je sais pas comment ils font pour savoir qui c’est. Peut-être qu’ils tapent sur internet ? — Rosa

Si j’étais le président, même si on faisait quelque chose pour que les enfants soient plus respectés, ça changerait rien parce que les parents continueraient à protester, et on continuerait à faire les mêmes choses. Par exemple si on avait le droit de vote, ils ne nous laisseraient pas choisir, ils nous dirait pour qui voter. — Sacha

Je suis sûre que mes parents me laisseraient avoir mon opinion si j’avais le droit de vote. Mais après je les écouterais. — Selma

Si on doit voter pour le nouveau bourgmestre, les adultes ont plus d’expérience. Ils savent qui est mal intentionné ou autre, alors que nous les enfants, comme on ne les connait pas, on va juste voter pour lui parce qu’il a un joli nom, ou autre. — Sacha

Si on avait le droit de vote, nos parents nous encourageraient à voter pour quelqu’un qu’ils auraient choisi. — Rosa

 

Travail

Le travail des enfants, c’est de l’exploitation. Parce que les enfants sont pas encore prêts à travailler comme des adultes. Ils sont trop petits, ils ont le droit de profiter de leur enfance avant. — Imane

C’était une autre génération. Avant, la famille pauvre, ils avaient pas d’argent, donc les enfants étaient obligés de travailler. Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas. — Arda

Le travail des enfants, c’est interdit pour empêcher que des gens fassent des enfants pour qu’ils travaillent pour eux. — Alice

Un enfant, si il travaille comme un adulte, il est censé gagner de l’argent, mais tu peux facilement l’arnaquer. Par exemple en ne lisant pas les petites lignes derrière le contrat. — Marceau

J’ai pas envie de travailler pour l’instant parce que j’ai encore plein de choses à apprendre. Ou disons que mon travail c’est l’école. — Selma

Au Moyen-Âge, les enfants nobles ne travaillaient pas, ils apprenaient des leçons. Parce que comme l’école c’était tout nouveau, ça coutait plus cher. Ceux qui n’avaient pas l’argent devaient aider leurs parents dans les champs ou faire le fromage, le camembert, égorger les cochons, etc. — Sacha

Les gens veulent toujours plus d’argent. Alors qu’en fait l’argent, c’est pas vraiment le plus nécessaire pour vivre. C’est juste du papier et du métal. Avant on pouvait vivre sans argent. On faisait du troc et puis c’était bon. Maintenant on en a besoin pour vivre, et ça fait des disputes. — Rosa

Les enfants peuvent avoir envie de travailler parce qu’ils se disent que c’est plus cool. Par exemple à la cantine de mon école, c’est pas bon. Alors qu’au travail tu as juste à prendre ta boite à lunch. — Zola

Si on devait avoir des étapes, la première ce serait l’école. Si tu as vraiment envie d’être architecte, il faudra d’office que tu ailles à l’école pour apprendre bien les maths, les masses, les poids, la géographie, les lieux, etc. L’école t’apprend ce qui te servira pour travailler. — Selma

Ils doivent encore apprendre les calculs. Quand tu nais, tu sais pas compter. Il faut quand même attendre avant d’aller travailler parce que tu sais pas calculer, tu sais pas la géométrie. Il faut plutôt aller à l’école, puis après au travail — Zola

 

Place dans la société

Un enfant peut pas être un président. Il est trop petit. — Hassibullah

Oui ça existe des enfants qui sont rois. Mais être roi, ministre ou président c’est beaucoup de travail. — Marcel

Les enfants ne peuvent pas être roi ou ministres, ils ne sont pas riches. — Hassibullah

Ça compte les enfants. On les aime. — Marcel

Les plus petits ont parfois de l’influence sur les grands. Chez ma grand-mère, il y a un coq tout petit qui s’appelle Coquedoux, et à chaque fois que je rentre chez elle, il commence à me courser à travers le jardin. Pourtant il est petit, et moi je suis grand. — Sacha

 

Écrans

Les écrans, ça me donne une fenêtre vers l’extérieur, que ce soit pour être en contact avec mes amis ou pour me renseigner sur des choses que j’aime, lire et apprendre des choses, ou même rigoler. — Gibril

J’aime trop les jeux vidéo, même si parfois ça me fatigue. J’aime aussi les jeux de société mais à l’école, mes potes ils ne parlent que des jeux vidéo, et j’ai envie de jouer avec eux. — Arda

J’aime bien les jeux vidéo parce que c’est très irréel. C’est captivant parce que ce sont des choses que tu ne pourrais pas du tout faire dans la réalité. — Marceau

Mon téléphone c’est pour parler avec mes copines, être sur les réseaux sociaux. Des fois même regarder des bêtes vidéos, mais j’apprends aussi beaucoup de trucs. — Imane

C’est une formulation d’adulte de dire « les écrans ». Il y a les jeux vidéo, les réseaux sociaux, le fait de communiquer, on peut dessiner, écrire, lire, étudier pour l’école… Ce sont des activités très différentes ! Les adultes ont tendance à mettre tout dans le même paquet. — Alice

Les écrans c’est chouette mais ça peut aussi nous rendre accro. On peut plus se passer de son écran. Si on est tout le temps trop près, on pourrait être aveugle. — Marcel

Les jeux vidéo j’adore ça. Y a la musique, le film, et c’est comme si tu participais directement à l’histoire, il y a des personnages,… Les adultes ont tendance à ne pas comprendre à quel point c’est complet. Pourquoi est-ce qu’on préfère jouer à un jeu vidéo que regarder un film : parce qu’on participe ! — Alice

Les écrans, c’est un peu une drogue. On a l’impression que c’est rien de regarder une vidéo de plus mais après on n’arrive plus à se détacher. Les enfants qui regardent beaucoup d’écran tous les jours n’ont pas un bon futur. Ils apprennent moins bien, ça les empêche de faire autre chose. — Rosa

C’est un peu comme la cigarette pour les adultes. Y a de la nicotine. Ça rend accro. Moi je suis pas accro à la télé, seulement aux jeux vidéo, parce que j’aime bien l’aventure. Avec Zelda je peux faire des trucs que dans la vraie vie je pourrais pas faire. Par exemple sauter d’un gratte-ciel sans mourir. — Sacha

Parfois on regarde un film parce qu’on veut savoir ce dont parlent nos amies. Et puis il y a de l’action, une histoire. — Rosa

Les enfants aiment bien les écrans parce qu’il y a beaucoup de choix. Tu peux choisir un film rigolo, un film qui fait peur. C’est comme pour les jeux vidéo, on a envie d’aller jusqu’à la fin. — Zola

Hier, c’était Belgique vs Macédoine du Nord, et mon papa était tellement dans le match que quand je lui donnais des ordres il le faisait. Il voulait juste qu’on lui foute la paix. Je lui ai demandé de jouer à ma Switch, et d’habitude c’est tout le temps non le soir. — Sacha

 

Climat

Pour les enfants qui naissent maintenant, c’est comme s’ils naissaient déjà avec une dette : ils doivent réparer les erreurs écologiques commises par leurs parents. — Gibril

Là les enfants sont petits, ils ne font pas de mal à la planète, mais quand ils vont grandir ce sera encore plus grave et ils vont devoir vivre avec ça. — Imane

PDF
Journal 61
Enfance(s)
Édito de la rédaction
Les mots du comité éditorial invité

Selma et Zola Ben Felix, Alice Bianchi-Capart, Gibril Delhauteur, Marceau Despréaux, Hassibullah Nurzi, Nassim Kasongo, Rosa et Gabrielle Poussin, Marcel et Sacha Van Avermaete, Imane van Ruymbeke, Arda Yasartas

« Qu’est-ce que l’enfance selon toi ? »

Aïssatou F.,  Alessia M.,  Anas E.,  Alix D., Arda Y., Devran G.,  Didisonne T., Elvan T., Émilie V., Hassibullah N., Kim R., Leandro M., Lili S., Nassim K., Nour N., Nordin Z., Maïde Y., Melek O., Maelys L., Mohamed N., Paul S., Rumeysa T., Salwa T., Sheryl M., Teddy P., Yezra O.

Habiter attentivement les mondes

Tim Ingold, professeur émérite d’anthropologie sociale (University of Aberdeen)
et Jan Masschelein, professeur émérite à la Faculté de psychologie et de sciences de l’éducation (KU Leuven).

 

Une autorité qui pense sa propre abolition

Entretien avec Leia Duval-Valachs, doctorante en sociologie à l’EHESS (Paris) et professeure de sciences économiques et sociales

🌐L’enfance, angle mort et zone critique de l’existence humaine

Bertrand Ogilvie, philosophe, psychanalyste, professeur émérite de l’université Paris VIII Vincennes – Saint-Denis

Les enfants et monsieur Jacques

Valérie Vanhoutvinck, artiste, autrice, cinéaste, meneuse d’ateliers d’écriture multiformes et d’interventions artistiques In Situ, membre de Culture & Démocratie

🌐Une sociologie de l’enfance

Eden Dautaj, membre du comité de rédaction de Culture & Démocratie

🌐Perspectives décoloniales sur l’enfance et les childhood studies

Anandini Dar, chercheuse et professeure associée à l’université BML Munjal, co-fondatrice du Critical Childhoods and Youth Studies Collective (CCYSC)
et Tatek Abebe, professeur à la faculté des sciences sociales et éducatives à la Norwegian University of Sciences and Technology

L’infans, l’enfant-roi et l’enfant-coéquipier. Autour d’une lecture de « Philosophie de l’enfance » de Gareth B. Matthews

Baptiste De Reymaeker, directeur du centre culturel d’Havelange et membre de Culture & Démocratie

L’enfant, animal politique. Entre immobilité scolaire, asymétries relationnelles et pratiques de démocratie participative

Chiara Foà, écrivaine, enseignante d’histoire, de littérature, de géographie et référente pédagogique chargée de l’éducation civique à Turin

 

Et si les enfants votaient ?
Les droits de l’enfant en Belgique : des acquis menacés

Entretien avec Solayman Laqdim, Délégué général aux droits de l’enfant

🌐Éducation à la démocratie par les droits culturels dès le plus jeune âge

Anne Aubry et Christelle Blouët, Réseau Culture 21

Tal Piterbraut-Merx : la domination oubliée. Politiser les rapports adultes-enfants

Lola Massinon, sociologue et enseignante

Politiser l’inceste, c’est politiser l’enfance. Regard clinique et politique sur cette double nécessité

Samira Bourhaba, psychologue clinicienne

Parents-enfants : amour et dépendance d’une espèce culturelle

Pierre Hemptinne, écrivain, membre de Culture & Démocratie

« L’enfance majeure » : rituels de réparation de la communauté

Entretien avec Julien Fournet, directeur artistique et metteur en scène

🌐L’enfant trouble

Catherine De Poortere, rédactrice à Médiathèque Nouvelle

Infantes poetae

Medeber Teatro

Les enfants de l’Occupation du Bonheur

Évelyne Bienvenue, habitante de l’occupation

🌐Faire famille, faire communauté

Thibault Galland, chargé de projets à Culture & Démocratie

🌐Politiser l’enfance ou reconnaitre l’enfant politique ?

David Lallemand, membre et administrateur de la Compagnie du Campus (théâtre-action)

🌐Les droits culturels des enfants

D’après un entretien avec Marine Sabounji
Propos recueillis et restitués par Thibault Galland, chargé de projets à Culture & Démocratie

 

🎧 Création sonore | Le micro aux enfants !
Documentaires "Enfance(s)"

La sélection des films de notre partenaire Cinergie en lien avec le thème du Journal

Comme des baleines échouées

Entretien avec Eva Kavian, nouvelliste, romancière et animatrice d’ateliers d’écriture

 

Gaza, la lumière du monde

Ziad Medhouk, professeur de français et chercheur en sciences du langage et auteur engagé

3ème et de 4ème primaire de l’école communale de Boncelles 2

Sébastien Marandon, enseignant, membre de Culture & Démocratie.