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Dossier

🌐Une sociologie de l’enfance

Eden Dautaj, membre du comité de rédaction de Culture & Démocratie

25-11-2025

L’enfance, les enfants, tout le monde sait quoi en penser. D’oĂč vient ce sentiment de savoir, comme s’il s’agissait de repĂšres tangibles, ayant toujours existĂ© ? L’enfance n’a pas toujours correspondu Ă  ce que nous en percevons aujourd’hui. Il s’agit d’une catĂ©gorie socialement construite, qui Ă©volue selon les Ă©poques, les rĂ©gimes politiques et de connaissances, Ă©clairant le statut et le rĂŽle du sujet dans la sociĂ©tĂ©. Ce que dĂ©montre en dĂ©tails l’examen historique et sociologique du statut de l’enfant masculin, pour lequel les archives et reprĂ©sentations sont particuliĂšrement Ă©toffĂ©es, l’hĂ©ritier mĂąle ayant Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme plus crucial par le systĂšme dominant dont nous hĂ©ritons. Cette approche sera donc Ă  complĂ©ter par des Ă©tudes similaires sur le sort rĂ©servĂ© aux filles. Le principal, ici, est de mesurer combien, dĂšs lors que l’enfance est Ă©laborĂ©e pour correspondre Ă  un projet politique, il est possible de convoquer d’autres types de connaissances pour construire autrement l’enfance et repenser le devenir humain au sein du vivant.

La catĂ©gorisation sociale, Ă©conomique, politique et juridique de certains groupes d’individus fait appel Ă  des connaissances largement reconnues, diffusĂ©es, admises, tacites ou non sur ceux-ci – ce que d’aucun·es appellent le sens commun. Construits Ă  partir de reprĂ©sentations sociales, des groupes partageant des caractĂ©ristiques communes se voient attribuer un mot pour les dĂ©signer, selon les besoins sociaux, Ă©conomiques ou politiques du temps, afin de faire sens dans ce contexte et de le diffĂ©rencier d’un autre. Ainsi, nombre de sociologues qui s’attardent sur une catĂ©gorie sociale particuliĂšre constatent que les contours de celle-ci sont flous, incertains, Ă©volutifs. Et pour cause, le sens communn est souvent porteur d’approximations, de jugements de valeur et de polysĂ©mie. L’enfance en tant que catĂ©gorie sociale n’échappe pas Ă  ces contentieux de dĂ©finitions et aux rapports de pouvoir qui les sous-tendent. Comment s’est construit ce sens commun, ces savoirs que l’on pense avoir acquis sur l’enfance et qui organisent la vie sociale ?

Bien souvent, mĂȘme en sociologie, l’enfance est considĂ©rĂ©e « Ă  travers ses modes de prise en charge Â» : sociale, Ă©ducative, familiale ou encore juridique.

Qui sont les enfants ? Question de dĂ©finition
Étymologiquement, le mot « enfant Â» renvoie Ă  celui ou celle qui ne parle pas. Cette dĂ©finition, qui se baserait sur un fait, peut paraitre objective, pragmatique ou littĂ©rale. Cependant, renvoyer l’enfant Ă  une capacitĂ© dont il ou elle ne dispose pas, c’est dĂ©jĂ  diffĂ©rencier l’enfant de ce qu’il·elle n’est pas encore capable de faire, et par extension ce qu’il·elle n’est donc pas encore : un adulte.

Cette conception latine se retrouvait encore dans les dĂ©finitions que l’on donnait de l’enfance jusqu’à rĂ©cemment. La sociologue de l’enfance RĂ©gine Sirota nous rappelle qu’au dĂ©but du XXe siĂšcle, Durkheim la dĂ©finissait comme « une pĂ©riode de croissance, ‟c’est-Ă -dire cette pĂ©riode oĂč l’individu tant au physique qu’au moral, n’est pas encore, oĂč il se fait, se dĂ©veloppe et se forme” »n. Dans nos sociĂ©tĂ©s, l’enfance est invariablement reprĂ©sentĂ©e sous le prisme de l’éducation (sous la forme d’instruction) et de l’apprentissage. Mais elle est Ă©galement communĂ©ment admise comme « suffisamment faible pour devoir ĂȘtre Ă©duquĂ©e et suffisamment mobile pour l’ĂȘtre Â». L’enfant serait donc majoritairement considĂ©ré·e comme un « ĂȘtre futur, en devenir Â». Une conception qui mĂ©rite d’ĂȘtre questionnĂ©e, d’autant plus que bien souvent, mĂȘme en sociologie, l’enfance est considĂ©rĂ©e « Ă  travers ses modes de prise en charge Â» : sociale, Ă©ducative, familiale ou encore juridique. « DĂ©construire les prĂ©supposĂ©s que les termes vĂ©hiculent Â», se demander « Ă  quoi (ou Ă  qui) [les reprĂ©sentations sociales] “servent” Â», Ă©crit Maryse Bressonn, c’est donc ce qui nous occupe aujourd’hui et une Ă©tape vers notre dĂ©marche : politiser l’enfance. Car nous le verrons, les reprĂ©sentations sociales, rĂ©vĂ©latrices d’enjeux, ont beaucoup Ă  voir avec l’action.

Un jeune n’est en effet considĂ©rĂ© comme adulte qu’une fois son statut altĂ©rĂ©, en l’occurrence lorsqu’il reprend la place du pĂšre dans le foyer.

Évolution des reprĂ©sentations sociales
Le « sentiment de l’enfance Â» n’a pourtant pas toujours existĂ© tel quel. Le sociologue Olivier Galland montre que la sociĂ©tĂ© traditionnelle par exemple, ne se reprĂ©sentait pas ou trĂšs peu l’enfant, « trĂšs tĂŽt mĂȘlĂ© aux adultes »n aprĂšs les premiĂšres annĂ©es de sa vie. Au XVIe siĂšcle, chez Montaigne et Rabelais, l’enfant, et plus particuliĂšrement le jeune garçon, n’est dĂ©crit qu’à travers les discours sur les mĂ©thodes Ă©ducatives et frĂ©quente les universitĂ©s au mĂȘme titre que les adultes. L’ambition de leurs Ă©crits porte d’ailleurs moins sur l’élaboration de programme pour une nouvelle classe d’ñge que sur la critique d’une institution et de ses mĂ©thodes. La « dĂ©finition des Ăąges reste floue Â» et les distinctions peu prĂ©cises et variantes. Ainsi, la limite de la jeunesse est trĂšs tardive, car « elle correspond Ă  une rĂ©alitĂ© sociale qui fait de la jeunesse, encore plus qu’aujourd’hui, du moins dans certaines couches sociales, l’ñge de l’attente, de la dĂ©pendance et de l’incertitude Â» (Galland, p. 12). Un jeune n’est en effet considĂ©rĂ© comme adulte qu’une fois son statut altĂ©rĂ©, en l’occurrence lorsqu’il reprend la place du pĂšre dans le foyer.

Si les enfants n’ont que peu de place dans les Ă©crits, les jeunes garçons, de façon plus gĂ©nĂ©rale, sont reprĂ©sentĂ©s Ă  travers un rapport de filiation. « Les jeunes sont d’abord des fils et cette qualitĂ© premiĂšre leur interdit de se penser et d’ĂȘtre pensĂ©s comme une catĂ©gorie collective douĂ©e d’une certaine autonomie Â» (Galland, p. 57). Puisque le jeune est celui qui attend la succession, les reprĂ©sentations de la jeunesse vont s’articuler autour de ce rapport social : impatience et frivolitĂ© la qualifieront. Le jeune est en effet celui qui est impatient « d’ĂȘtre celui auquel [son] nom [le] destine Â» et frivole car, ne devant pas faire preuve de responsabilitĂ© ou de qualitĂ©s qui ne lui soient dĂ©jĂ  attribuĂ©es par le sang ou la naissance, il a le loisir de vaquer Ă  toutes sortes d’occupations.

Au XVIe siĂšcle, les « tentatives de dĂ©finition sont plus sensibles au cycle vital qui organise l’existence comme un cercle conforme au cycle naturel des saisons qu’à la dĂ©finition psychologique de chaque Ăąge de la vie Â» (p. 12). Cette sensibilitĂ© souligne l’importance des prĂ©occupations de l’époque dans la construction des reprĂ©sentations sociales (« au regard de la force impĂ©rieuse de la Nature, Ă  la fois cosmogonique et, dans le monde rural, d’impact immĂ©diat, l’investigation des personnalitĂ©s a peu d’importance et ne retient pas l’attention Â», p. 13). L’individu n’est pas encore un sujet Ă  part, et cela se reflĂšte dans les reprĂ©sentations sociales. Ce n’est que plus tard, Ă  partir du moment oĂč la focale sera mise sur l’individu et la rupture avec la nature dĂ©clarĂ©e, que les limites d’ñges deviendront plus prĂ©cises.

Un autre facteur qui explique la dĂ©finition tardive de l’enfance serait le rapport sentimental contraint Ă  cette derniĂšre. Les mĂ©thodes contraceptives rudimentaires couplĂ©es Ă  une forte mortalitĂ© infantile invitaient Ă  tempĂ©rer l’expression de la tendresse et de l’attachement Ă  l’enfant. Cette thĂšse nous appelle donc Ă  ne pas nier l’existence d’un rapport Ă  l’enfance (divers textes attestant de la place de l’enfant dans la famille) mais Ă  reconnaitre une expression diffĂ©rente de ce rapport.

Un autre facteur qui explique la dĂ©finition tardive de l’enfance serait le rapport sentimental contraint Ă  cette derniĂšre. Les mĂ©thodes contraceptives rudimentaires couplĂ©es Ă  une forte mortalitĂ© infantile invitaient Ă  tempĂ©rer l’expression de la tendresse et de l’attachement Ă  l’enfant.

À partir du XVIIe siĂšcle, l’enfant se voit enfin considĂ©ré·e avec affection et tendresse, en dehors de l’habituel amusement face Ă  sa maladresse ou sa candeur. Peu Ă  peu, les contours de l’enfance telle qu’on l’entend aujourd’hui se dessinent et elle devient un Ăąge particulier. Le siĂšcle des LumiĂšres inaugure Ă©galement le rapport Ă©ducatif Ă  la jeunesse, alors que les valeurs aristocratiques dĂ©clinent. Le sang cĂšde la place au mĂ©rite, et le jeune devient « celui qui apprend pour ĂȘtre et non plus celui qui attend d’ĂȘtre ce qu’il est virtuellement Â» (p. 58). Les qualitĂ©s de la jeunesse deviennent alors l’étude et l’idĂ©al d’accomplissement personnel.

Au XIXe siĂšcle, l’idĂ©al d’accomplissement personnel persiste et met en lumiĂšre une nouvelle image de la jeunesse sous deux formes : d’un cĂŽtĂ©, « romantique, exaltĂ©e et rĂ©voltĂ©e Â» et de l’autre, bourgeoise, avec des pĂšres qui « ont Ă  gĂ©rer un nouvel individualisme juvĂ©nile qui n’a pas trouvĂ© dans la sociĂ©tĂ© toutes ses potentialitĂ©s d’accomplissement Â» (p. 58). La jeunesse romantique prend une forme non-conformiste dans un contexte incertain et revalorise le sentiment Ă  la raison. Cependant, dans la seconde moitiĂ© du siĂšcle, c’est la vision de la famille bourgeoise et de la jeunesse prise en charge par l’école qui s’impose et prĂ©sente la jeunesse « sous une image plus conformiste Â». Les forces d’intĂ©gration caractĂ©risent davantage le rapport de gĂ©nĂ©rations que celles de la dissociation et du conflit. Galland note que ce dĂ©veloppement des reprĂ©sentations n’est pas Ă©tranger au recul du romantisme et Ă  l’essor d’une « culture rationaliste et scientifique Â».

Lors de la premiĂšre moitiĂ© du XXe siĂšcle, s’installe le succĂšs du rationalisme scientifique qui amĂšne une transformation majeure : la jeunesse est dĂ©sormais reprĂ©sentĂ©e comme un processus plutĂŽt qu’une catĂ©gorie. Sous l’effet de l’essor de la psychologie, la jeunesse se voit dĂ©peinte comme un processus de maturation psychologique. Elle devient un « passage difficile, un moment de crise Â» teintĂ© d’idĂ©alisme, voire un « moment de dĂ©sadaptation fonctionnelle Â» (p. 58). Mais c’est dans ce mĂȘme mouvement qu’elle devient une « catĂ©gorie mobilisable : la positivitĂ© dont elle est investie la rend propice Ă  servir de support, rĂ©el et symbolique, aux mouvements sociaux et Ă  ceux qui ont vocation Ă  les encadrer Â», comme le montrent par exemple les rĂ©centes mobilisations de la jeunesse pour le climat.

Enfin, Ă  partir de la seconde moitiĂ© du XXe siĂšcle, c’est le paradigme sociologique qui vient de nouveau dĂ©finir la jeunesse comme un processus, de socialisation cette fois.

Cette dĂ©finition de l’évolution des diffĂ©rentes façons de reprĂ©senter la jeunesse reste lacunaire : se concentrant sur les Ă©crits d’ecclĂ©siastiques, de moralistes, de politiques et d’hommes de lettre, la question des jeunes filles se voit quasi toujours Ă©vincĂ©e.

Entre reprĂ©sentation et action, l’interactionnisme symbolique
En exposant l’historicitĂ© des reprĂ©sentations de la jeunesse − du moins d’une partie de celle-ci −, notre objectif Ă©tait de dĂ©montrer, en partie, la construction sociale et savante des catĂ©gories. Cette dĂ©finition de l’évolution des diffĂ©rentes façons de reprĂ©senter la jeunesse reste lacunaire : se concentrant sur les Ă©crits d’ecclĂ©siastiques, de moralistes, de politiques et d’hommes de lettre, la question des jeunes filles se voit quasi toujours Ă©vincĂ©e. Les reprĂ©sentations lĂ©guĂ©es par ces Ă©crits sont aussi pour leur plus grande partie celles des groupes dominants de la sociĂ©tĂ© concernĂ©e.

C’est pourquoi nous dĂ©fendons l’importance de poursuivre le travail de reconstitution et de description de l’évolution des reprĂ©sentations de l’enfance qui, qu’on le veuille ou non, contribue Ă  assigner une placen Ă  l’enfant en sociĂ©tĂ©. Les reprĂ©sentations sociales influencent l’action, et c’est dans ce cadre que nous estimons que pour repenser la place de l’enfant, il est nĂ©cessaire de changer nos reprĂ©sentations, et par-dessus tout les discours, profanes et savants, que nous nous en faisons. Ce changement est nĂ©cessaire pour transformer l’action. C’est, par exemple, en se reprĂ©sentant l’enfant capable d’agencyn, plutĂŽt sujet qu’objet, que l’on peut repenser l’enfance en dehors des marges de prise en charge habituelles.

L’interactionnisme symbolique, autre paradigme sociologique, rejette en effet l’idĂ©e d’un individu passif, se conformant systĂ©matiquement aux normes en vigueur. C’est l’idĂ©e qu’ « il n’y a pas de faits en soi, extĂ©rieurs aux individus Â» : les catĂ©gories sociales « rĂ©sultent d’un processus de dĂ©signation ou “d’étiquetage” qui se rĂ©alise Ă  travers les interactions des acteurs Â» (Bresson, p. 40).

Cependant, l’idĂ©e n’est pas de rĂ©duire l’enfance aux reprĂ©sentations que l’on en fait : le contexte ainsi que les contraintes matĂ©rielles et objectives dĂ©terminent aussi l’interaction. S’il faut reconnaitre Ă  l’enfant une capacitĂ© d’agency, il ou elle dĂ©pend nĂ©anmoins toujours des adultes et se retrouve dans des environnements socialement situĂ©sn qui prĂ©cĂšdent mĂȘme sa naissance. Pour reprendre les mots de Bernard Lahire, « les enfants vivent au mĂȘme moment dans la mĂȘme sociĂ©tĂ©, mais pas dans le mĂȘme monde »n.

L’agency des enfants reste donc elle-mĂȘme dĂ©terminĂ©e : « les capacitĂ©s d’action, de choix et de dĂ©cision sont inĂ©galement rĂ©parties et inĂ©galement formĂ©es Ă  travers des expĂ©riences socialisatrices prĂ©coces Â» (p. 22). Politiser l’enfance doit se faire en tenant compte de ces diffĂ©rences de socialisation, des processus d’étiquetage qui dĂ©terminent l’expĂ©rience, et des inĂ©galitĂ©s qui en dĂ©coulent.

1

Maryse Bresson, Sociologie de la précarité, Armand Colin, 2020 [2010], p. 15.

2

RĂ©gine Sirota, « L’émergence d’une sociologie de l’enfance : Ă©volution de l’objet, Ă©volution du regard Â», in Éducation et SociĂ©tĂ©s n°2, 1998, p. 9-33.

3

Maryse Bresson, op. cit., p. 18.

4

Olivier Galland, Sociologie de la jeunesse, Armand Colin, 2022 [1991], p. 11.

5

« Les mots sont Ă  la fois des maniĂšres de dire le rĂ©el et d’y intervenir, c’est pourquoi leurs dĂ©finitions et leurs usages intĂ©ressent non seulement les sociologues, mais aussi les acteurs politiques, les institutions et les personnes concernĂ©es. Â» (Bresson, 2020, p. 26)

6

NDLR : AgentivitĂ© : capacitĂ© d’agir sur lui·elle-mĂȘme, sur les autres et sur leur environnement.
Lire par exemple : https://eveprogramme.com/ressources/articles/un-concept-a-la-loupe-l-agentivite/

7

Sylvie Octobre, RĂ©gine Sirota, « Introduction. Penser les inĂ©galitĂ©s dans l’enfance Â», in Sylvie Octobre, RĂ©gine Sirota, InĂ©galitĂ©s culturelles : retour en enfance, MinistĂšre de la Culture – DEPS, 2021, p. 9-37.

8

Bernard Lahire (dir.), Enfances de classe. De l’inĂ©galitĂ©Ì parmi les enfants, Seuil, 2019, p. 9.

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Journal 61
Enfance(s)
Édito de la rĂ©daction
Les mots du comité éditorial invité

Selma et Zola Ben Felix, Alice Bianchi-Capart, Gibril Delhauteur, Marceau Despréaux, Hassibullah Nurzi, Nassim Kasongo, Rosa et Gabrielle Poussin, Marcel et Sacha Van Avermaete, Imane van Ruymbeke, Arda Yasartas

« Qu’est-ce que l’enfance selon toi ? Â»

Aïssatou F.,  Alessia M.,  Anas E.,  Alix D., Arda Y., Devran G.,  Didisonne T., Elvan T., Émilie V., Hassibullah N., Kim R., Leandro M., Lili S., Nassim K., Nour N., Nordin Z., Maïde Y., Melek O., Maelys L., Mohamed N., Paul S., Rumeysa T., Salwa T., Sheryl M., Teddy P., Yezra O.

Habiter attentivement les mondes

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et Jan Masschelein, professeur Ă©mĂ©rite Ă  la FacultĂ© de psychologie et de sciences de l’éducation (KU Leuven).

 

Une autorité qui pense sa propre abolition

Entretien avec Leia Duval-Valachs, doctorante en sociologie Ă  l’EHESS (Paris) et professeure de sciences Ă©conomiques et sociales

🌐L’enfance, angle mort et zone critique de l’existence humaine

Bertrand Ogilvie, philosophe, psychanalyste, professeur Ă©mĂ©rite de l’universitĂ© Paris VIII Vincennes – Saint-Denis

Les enfants et monsieur Jacques

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🌐Une sociologie de l’enfance

Eden Dautaj, membre du comité de rédaction de Culture & Démocratie

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