Dessin Emily
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Dossier

🌐Politiser l’enfance ou reconnaitre l’enfant politique ?

David Lallemand, membre et administrateur de la Compagnie du Campus (théùtre-action)

21-11-2025

Ancien animateur de l’émission « Quand les jeunes s’emmĂȘlent Â», ayant travaillĂ© Ă  la communication du DĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral aux droits de l’enfant, administrateur d’une troupe de théùtre-action, David Lallemand livre sa vision de ce que signifie « politiser l’enfant Â». Il confirme un statut de l’enfance pĂ©trifiĂ© dans un imaginaire et des reprĂ©sentations de domination invisibilisĂ©e sous des cĂ©lĂ©brations du caractĂšre sacrĂ© de l’enfance, ce qui rend difficile, pour les adultes, de questionner rĂ©ellement la nature de leurs relations avec les enfants. Il recommande le recours au théùtre-action pour cheminer vers une effectivitĂ© des droits culturels de l’enfant, par l’élaboration d’un « narratif inclusif Â» rendu possible par les processus crĂ©atifs de cette forme singuliĂšre d’expression collective.

Dans le monde que nous connaissons en 2025, que ce soit en Belgique ou en Occident, il est indĂ©niable que de discuter de l’enfant, de sa parole, sa place, dans la sociĂ©tĂ©, dans la famille ou dans le dĂ©bat dĂ©mocratique est compliquĂ© voire risquĂ©. Car discuter de l’enfant, c’est interroger coutumes, rĂ©cits, organisations, certitudes, pratiques, rĂšgles et enseignements, loin d’ĂȘtre partagĂ©s par toutes et tous. C’est ouvrir la porte de l’intime, tenter de sĂ©parer le rationnel et l’irrationnel imbriquĂ©s qui poussent Ă  mettre des ĂȘtres humains au monde, dans ce monde, en rĂ©pondant Ă  des Ă©motions, des pulsions biologiques autant qu’à des obligations morales et lĂ©gales. C’est tenter de dire l’indicible, c’est affronter ses peurs, c’est admettre ses erreurs autant que ses succĂšs, ses qualitĂ©s autant que ses dĂ©fauts, au sein de la communautĂ© Ă©ducative Ă©largie Ă  tous les ĂȘtres humains. C’est vrai pour les parents, pour les adultes en gĂ©nĂ©ral qui, le plus souvent, ont oubliĂ© qu’ils ou elles ont Ă©tĂ© elles·eux-mĂȘmes des enfants. Ou qui s’en souviennent trop bien, au travers des cicatrices des abus, des injustices, des violences qui sont faites aux plus jeunes. Que de l’affronter fait craindre la rĂ©activation du trauma d’avoir Ă©tĂ© un jour cet enfant. Parce que, et cela fait partie du problĂšme, la famille – ce lieu considĂ©rĂ© comme sacrĂ© – est le premier endroit oĂč se produit la maltraitance contre les enfants. C’est un fait, plus de 80 % des violences dont sont victimes les mineur·es sont commises par un·e proche : un pĂšre, un grand-pĂšre, un oncle, une mĂšre, ou un·e habitué·e du cercle familial restreint. Nous n’aimons pas nos enfants, pas comme nous le disons, pas comme le narratif romantique autour de la famille le prĂ©tend.

C’est un fait, plus de 80 % des violences dont sont victimes les mineur·es sont commises par un·e proche : un pĂšre, un grand-pĂšre, un oncle, une mĂšre, ou un·e habitué·e du cercle familial restreint.

Sortir de l’imaginaire pĂ©trifiĂ©
Pour travailler honnĂȘtement dans l’intĂ©rĂȘt supĂ©rieur des enfants et des jeunes (c’est l’article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant – CIDE – qui contient tous les autres), nous n’avons pas d’autre choix que de « sortir de l’imaginaire pĂ©trifiĂ© Â» (une expression empruntĂ©e Ă  Susann Heenen-Wolff, professeure Ă  l’UniversitĂ© catholique de Louvain dans ses travaux sur la filiation), fantasmĂ©, que nous avons de l’enfance et de la jeunesse. Cet imaginaire qui brouille le jugement des adultes quant Ă  la meilleure maniĂšre d’accompagner les mineur·es d’ñge de notre sociĂ©tĂ© sur le chemin de l’autonomie, du dĂ©veloppement (dans tous ses aspects physique, cognitif, Ă©motionnel) et de l’émancipation, en toute bienveillance. Mais qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire « sortir de l’imaginaire pĂ©trifiĂ© Â» quand il est question de droits des enfants et des jeunes ? Il s’agit de sortir des attitudes stĂ©rĂ©otypĂ©es que nous dĂ©veloppons face aux enfants, souvent pour nous rassurer sur notre capacitĂ© Ă  les affronter. Sortir des formules creuses, prĂȘtes Ă  l’emploi, qui permettent de les rĂ©duire Ă  une « sous-catĂ©gorie Â» d’ĂȘtres humains censĂ©e subir, sans autre forme de procĂšs, ce que d’autres vont dĂ©cider pour elle. D’autres dont le privilĂšge de l’ñge leur permettrait de savoir ce qui est « bien pour elles·eux Â» mieux qu’elles-eux-mĂȘmes et, cela, mĂȘme si ça fait mal. Bien sĂ»r les enfants sont, de facto, plus fragiles que leurs ainé·es. Surtout si ces dernier·es ont eu la chance de grandir, d’ĂȘtre Ă©duqué·es dans un environnement bienveillant, une famille aimante (autant de droits de l’enfant, faut-il le rappeler). Qu’il·elles ont, simplement, fait l’expĂ©rience de la jouissance de leur statut de sujet de droit dĂšs leur plus jeune Ăąge. C’est ainsi qu’il faut politiser l’enfant pour qu’il·elle participe vraiment, activement, Ă  la sociĂ©tĂ© (article 12 de la CIDE) et Ă  la comprĂ©hension du rĂŽle qu’il·elle peut y jouer.

Il s’agit de sortir des attitudes stĂ©rĂ©otypĂ©es que nous dĂ©veloppons face aux enfants, souvent pour nous rassurer sur notre capacitĂ© Ă  les affronter. Sortir des formules creuses, prĂȘtes Ă  l’emploi, qui permettent de les rĂ©duire Ă  une « sous-catĂ©gorie Â» d’ĂȘtres humains censĂ©e subir, sans autre forme de procĂšs, ce que d’autres vont dĂ©cider pour elle.

Distinguer le bruit de la musique : la dĂ©marche du théùtre-action
Il s’agit de se donner les moyens de mieux reconnaitre le bruit de la musique quand nous Ă©coutons parler des enfants et des jeunes. Bien sĂ»r, parfois, le bruit est utile dans nos vies : il vient marquer une rupture, comme le rĂ©veil nous fait passer du sommeil Ă  l’état de veille, comme un craquement annonce que la glace va cĂ©der sous nos pas. Mais, le plus souvent, il est isolĂ©, s’invite seul, inquiĂ©tant voire brutal ou douloureux et, une fois dissipĂ©, il disparait en nous laissant sidĂ©ré·es, bouleversé·es, tĂ©tanisé·es mais pas pour autant mieux outillé·es pour affronter la rĂ©alitĂ©. La musique, c’est tout le contraire du bruit. Elle se construit, seul·e ou Ă  plusieurs, s’écrit, se lit, se dĂ©chiffre, s’interprĂšte pour composer des harmonies ou mĂȘme des dissonances qui vont rassembler, Ă©mouvoir, transporter des ĂȘtres humains qui, mĂȘme isolĂ©s, ne seront plus complĂštement seuls, reliĂ©s entre eux par une partition de soi, de l’autre, allant au-delĂ  des mots. Quand le bruit s’est Ă©vaporĂ©, la musique reste et il ne faut pas forcĂ©ment savoir la lire pour l’entendre, la jouer ou l’apprĂ©cier. « La musique, c’est du bruit qui pense Â», disait Victor Hugo. Et le silence aprĂšs la musique de Mozart, c’est encore du Mozart.

C’est dans cet esprit que s’inscrit la dĂ©marche, que l’on peut qualifier d’humaniste, du théùtre-action : celle d’accepter le rĂ©el et tou·tes ses acteur·ices – sans distinction d’ñge, de genre, de statut social, d’origine, etc. –, pour progresser de concert vers une co-crĂ©ation théùtrale avec un objectif commun. Ce que propose le théùtre-action, ce n’est pas de rĂ©soudre tous les malheurs du monde ou de trouver des rĂ©ponses Ă  toutes les injustices. C’est de leur faire prendre corps pour les modĂ©liser, les regarder en face, au sens propre comme au figurĂ©. De les incarner, en tant que personnages, dans le dĂ©roulement d’une fiction, de la dramaturgie d’un spectacle qui sera l’écho d’une Ɠuvre rendue publique, de faire entendre la voix de celles et ceux qui les vivent et qui est bien souvent perdue dans un bruit mĂ©diatique oĂč elle ne trouve pas sa place, oĂč elle est simplement ignorĂ©e, mĂ©prisĂ©e, volontairement silenciĂ©e. Car cette voix nous ramĂšne Ă  la complexitĂ© du monde, loin des prĂ©sentations binaires, manichĂ©ennes qui nous sont dĂ©signĂ©es comme Ă©tant les causes de nos problĂšmes : les pauvres opposé·es aux riches, les personnes exilĂ©es aux natives, les chĂŽmeur·ses aux travailleur·ses, les profiteur·ses, les fĂ©ministes, les transgenres, les homosexuel·les, les dĂ©linquant·es… autant de citoyens et citoyennes qui trouvent leur place dans un projet de théùtre-action pour (se) raconter en utilisant l’expression artistique comme mĂ©diatrice de leur condition dans le dĂ©bat politique et sociĂ©tal.

 L’indignation et la bonne volontĂ© ne suffisent pas pour rĂ©pondre aux urgences actuelles face Ă  la souffrance de nos enfants. LĂ  encore, le théùtre-action vient faire la diffĂ©rence.

Faire émerger un narratif inclusif
L’approche singuliĂšre du théùtre-action permet aux gens dit ordinaires, le commun des mortel·les, l’exercice actif de leurs droits culturels. Dans une dĂ©marche faite d’encouragement, d’apprivoisement, de comprĂ©hension, de respect mutuel, de tolĂ©rance, de non-jugement, de critique positive, d’écoute, de partage, d’échange, de mise en commun. D’« exister en commun Â», qui vaut mieux que le « vivre ensemble Â» en accueillant l’adelphitĂ© comme base fondatrice du projet. Le théùtre-action a pour vocation de faire Ă©merger un narratif inclusif comme programme de construction de relations sociales, Ă©galitaires et apaisĂ©es, en travaillant la parole de chacun·e et la diffĂ©rence comme des donnĂ©es essentielles de l’équation sociĂ©tale Ă  rĂ©soudre. Avec des enfants comme avec des adultes, les projets participatifs sont plus appropriĂ©s et agissants que ceux qui ne le sont pas. Trois exemples particuliers, parmi d’autres, permettent d’illustrer concrĂštement ce propos dans le travail rĂ©cent de la Cie du Campus. L’histoire contemporaine nous a cruellement rappelĂ© avec  l’affaire Dutroux que les enfants ne sont pas, comme c’est pourtant communĂ©ment admis, « sacré·es Â», ni en Belgique, ni ailleurs. Une grande partie du narratif politique reposant sur une forme de sagesse populaire affirme pourtant le contraire. Mais les chiffres sont sans appel : un enfant sur quatre, vit sous le seuil de pauvretĂ© dans notre pays et l’école ne parvient pas Ă  rĂ©soudre les inĂ©galitĂ©s sociales – au contraire, rĂ©guliĂšrement, elle les renforce. Bien souvent, lorsque l’enfant est Ă  la marge – en situation de handicap ou en conflit avec la loi par exemple –, plus que toute autre, sa participation Ă  la  Ă  la chose politique, Ă  la vie de la CitĂ© est rendue difficile, voire disqualifiĂ©e.

Le théùtre-action ne l’entend pas de cette oreille. Grandir et Rien Ă  faire, rien Ă  perdre sont deux mises en scĂšne qui donnent Ă  rĂ©flĂ©chir la place des « exclu·es Â» en mettant en scĂšne leur vĂ©cu travaillĂ© artistiquement par elles·eux-mĂȘmes. Qu’il s’agisse de la discrimination scolaire vĂ©cue par une enfant en situation de handicap ou de la mise au ban de jeunes considĂ©rĂ©s comme terroristes potentiels Ă  l’époque de l’apogĂ©e du conflit en Syrie, le modĂšle participatif sur lequel ont Ă©tĂ© créés ces spectacles agit comme un vĂ©ritable levier dĂ©mocratique. Il questionne, avec les actrices et les acteurs du rĂ©el qui deviennent les sujets en mĂȘme temps que les actrices et les acteurs de leurs histoires sur le plateau, le rĂ©cit dominant, rĂ©ducteur, fait par d’autres de leur expertise du vĂ©cu. Il leur permet de revenir sur la scĂšne du dĂ©bat citoyen d’oĂč leur condition ou leurs actions les avaient Ă©vincé·es. Pas pour leur donner raison, pour leur donner une place dans le discours qui les parle, pour faire entendre leur voix dans le concert des opinions qui, parfois, les condamnent Ă  n’ĂȘtre plus, aux yeux du monde, que leur handicap ou leur infraction.

Dans le discours ambiant la pauvretĂ©, les problĂšmes de santĂ©, de santĂ© mentale, la maltraitance, la famine
 sont insupportables quand ils touchent un·e enfant. Pourtant, dans ces domaines en particulier comme dans d’autres, la plupart des indicateurs sont au rouge. Et l’indignation et la bonne volontĂ© ne suffisent pas pour rĂ©pondre aux urgences actuelles face Ă  la souffrance de nos enfants. LĂ  encore, le théùtre-action vient faire la diffĂ©rence. Avec L’écho du silence, une production qui verra le jour cet automne, la question du « mal-ĂȘtre Â» des jeunes a servi de base Ă  une rĂ©flexion participative, avec des adolescent·es, sur le sens mĂȘme du terme, ses causes et ses consĂ©quences. C’est toute la magie du théùtre-action de pouvoir transformer les tĂ©moignages singuliers en message universel. L’écho du silence nous rappelle que, avant la pandĂ©mie de Covid-19, les jeunes Ă©taient dans la rue, partout dans le monde, pour rĂ©clamer de leurs ainé·es qu’il·elles leur lĂšguent une planĂšte viable, un environnement propice Ă  leur dĂ©veloppement (encore un droit de l’enfant). Un mouvement d’une ampleur inĂ©dite, suffisante pour que la masse critique soit atteinte Ă  l’échelle globale et commence Ă  faire basculer les opinions publiques en faveur de ce constat sans appel. Il aura suffi d’un virus et de ses confinements pour mettre fin Ă  cet Ă©lan politique au sens le plus noble et revenir Ă  la case dĂ©part d’une Ă©conomie dĂ©noncĂ©e par les plus jeunes comme destructrice de leur avenir. Et une augmentation effrayante des problĂšmes de santĂ© mentale chez les enfants et les jeunes…

L’écho du silence nous rappelle que, avant la pandĂ©mie de Covid-19, les jeunes Ă©taient dans la rue, partout dans le monde, pour rĂ©clamer de leurs ainé·es qu’il·elles leur lĂšguent une planĂšte viable, un environnement propice Ă  leur dĂ©veloppement (encore un droit de l’enfant).

Enfance politique
Alors faut-il « politiser l’enfance Â» ou plutĂŽt reconnaitre que l’enfant est politique ? Car il·elle est politique dĂšs lors qu’il·elle est considĂ©ré·e comme sujet de droit et qu’on lui accorde l’exercice des prĂ©rogatives qui sont associĂ©es Ă  ce statut – participation, libertĂ© d’opinion, d’expression, d’association mais aussi la non-discrimination, l’accĂšs Ă  l’éducation et Ă  la culture, entre autres. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un changement radical du prisme d’approche de l’enfance qui soit inclusif, participatif, qui s’éloigne des modĂšles imposĂ©s par un pouvoir traditionnellement patriarcal qui a montrĂ© et continue de montrer ses limites, tout en s’accrochant Ă  la gestion du monde parfois en usant d’une violence inouĂŻe dont les enfants, les femmes et les minoritĂ©s sont les premiĂšres victimes. Voire les premiĂšres cibles dĂ©signĂ©es, assumĂ©es avec un aplomb qui frise le cynisme. Or, la simple critique, mĂȘme documentĂ©e, acadĂ©mique, scientifique de ces modĂšles est dĂ©sormais devenue impossible, ou presque, sous peine d’accusation de « wokisme Â», dans un renversement malhonnĂȘte de la signification de ce concept qui, Ă  la base, promeut la dĂ©fense des droits des plus fragiles.

90 % des mĂ©dias traditionnels en français appartiennent dĂ©sormais Ă  une petite dizaine de milliardaires dont les objectifs ne sont pas l’honnĂȘtetĂ© de l’information ou la philanthropie mais bien de protĂ©ger leurs intĂ©rĂȘts particuliers en contrĂŽlant le narratif de nos vies. Dans ce discours, les jeunes gĂ©nĂ©rations sont, le plus souvent, disqualifiĂ©es pour leurs idĂ©es, leur engagement, leur apport constructif au dĂ©bat citoyen qui risqueraient d’ĂȘtre subversifs et de menacer les privilĂšges de certain·es. Ce n’est sans doute pas un hasard si tout cela se passe en mĂȘme temps que des attaques, quasi sans prĂ©cĂ©dent Ă  cette Ă©chelle, partout sur la planĂšte, dans des rĂ©gimes pourtant qualifiĂ©s de dĂ©mocratiques, Ă  l’éducation en gĂ©nĂ©ral et des jeunes filles en particulier, Ă  l’école publique, aux arts et Ă  la culture, aux universitĂ©s, aux sciences, etc. Et un retour aux obscurantismes religieux, au complotisme, qui menacent l’esprit critique. C’est en rĂ©action Ă  ce monopole de la pensĂ©e, contre ce kidnapping du discours, que le théùtre-action existe depuis toujours, donnant Ă  l’enfant la mĂȘme place qu’aux autres actrices et acteurs de la sociĂ©tĂ© : celle de son existence Ă  raconter. Une place politique par essence.

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Journal 61
Enfance(s)
Édito de la rĂ©daction
Les mots du comité éditorial invité

Selma et Zola Ben Felix, Alice Bianchi-Capart, Gibril Delhauteur, Marceau Despréaux, Hassibullah Nurzi, Nassim Kasongo, Rosa et Gabrielle Poussin, Marcel et Sacha Van Avermaete, Imane van Ruymbeke, Arda Yasartas

« Qu’est-ce que l’enfance selon toi ? Â»

Aïssatou F.,  Alessia M.,  Anas E.,  Alix D., Arda Y., Devran G.,  Didisonne T., Elvan T., Émilie V., Hassibullah N., Kim R., Leandro M., Lili S., Nassim K., Nour N., Nordin Z., Maïde Y., Melek O., Maelys L., Mohamed N., Paul S., Rumeysa T., Salwa T., Sheryl M., Teddy P., Yezra O.

Habiter attentivement les mondes

Tim Ingold, professeur Ă©mĂ©rite d’anthropologie sociale (University of Aberdeen)
et Jan Masschelein, professeur Ă©mĂ©rite Ă  la FacultĂ© de psychologie et de sciences de l’éducation (KU Leuven).

 

Une autorité qui pense sa propre abolition

Entretien avec Leia Duval-Valachs, doctorante en sociologie Ă  l’EHESS (Paris) et professeure de sciences Ă©conomiques et sociales

🌐L’enfance, angle mort et zone critique de l’existence humaine

Bertrand Ogilvie, philosophe, psychanalyste, professeur Ă©mĂ©rite de l’universitĂ© Paris VIII Vincennes – Saint-Denis

Les enfants et monsieur Jacques

ValĂ©rie Vanhoutvinck, artiste, autrice, cinĂ©aste, meneuse d’ateliers d’écriture multiformes et d’interventions artistiques In Situ, membre de Culture & DĂ©mocratie

🌐Une sociologie de l’enfance

Eden Dautaj, membre du comité de rédaction de Culture & Démocratie

🌐Perspectives dĂ©coloniales sur l’enfance et les childhood studies

Anandini Dar, chercheuse et professeure associĂ©e Ă  l’universitĂ© BML Munjal, co-fondatrice du Critical Childhoods and Youth Studies Collective (CCYSC)
et Tatek Abebe, professeur à la faculté des sciences sociales et éducatives à la Norwegian University of Sciences and Technology

L’infans, l’enfant-roi et l’enfant-coĂ©quipier. Autour d’une lecture de « Philosophie de l’enfance Â» de Gareth B. Matthews

Baptiste De Reymaeker, directeur du centre culturel d’Havelange et membre de Culture & DĂ©mocratie

L’enfant, animal politique. Entre immobilitĂ© scolaire, asymĂ©tries relationnelles et pratiques de dĂ©mocratie participative

Chiara FoĂ , Ă©crivaine, enseignante d’histoire, de littĂ©rature, de gĂ©ographie et rĂ©fĂ©rente pĂ©dagogique chargĂ©e de l’éducation civique Ă  Turin

 

Et si les enfants votaient ?
Les droits de l’enfant en Belgique : des acquis menacĂ©s

Entretien avec Solayman Laqdim, DĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral aux droits de l’enfant

🌐Éducation Ă  la dĂ©mocratie par les droits culturels dĂšs le plus jeune Ăąge

Anne Aubry et Christelle Blouët, Réseau Culture 21

Tal Piterbraut-Merx : la domination oubliĂ©e. Politiser les rapports adultes-enfants

Lola Massinon, sociologue et enseignante

Politiser l’inceste, c’est politiser l’enfance. Regard clinique et politique sur cette double nĂ©cessitĂ©

Samira Bourhaba, psychologue clinicienne

Parents-enfants : amour et dĂ©pendance d’une espĂšce culturelle

Pierre Hemptinne, écrivain, membre de Culture & Démocratie

« L’enfance majeure Â» : rituels de rĂ©paration de la communautĂ©

Entretien avec Julien Fournet, directeur artistique et metteur en scĂšne

🌐L’enfant trouble

Catherine De Poortere, rédactrice à MédiathÚque Nouvelle

Infantes poetae

Medeber Teatro

Les enfants de l’Occupation du Bonheur

Évelyne Bienvenue, habitante de l’occupation

🌐Faire famille, faire communautĂ©

Thibault Galland, chargé de projets à Culture & Démocratie

🌐Politiser l’enfance ou reconnaitre l’enfant politique ?

David Lallemand, membre et administrateur de la Compagnie du Campus (théùtre-action)

🌐Les droits culturels des enfants

D’aprùs un entretien avec Marine Sabounji
Propos recueillis et restitués par Thibault Galland, chargé de projets à Culture & Démocratie

 

🎧 CrĂ©ation sonore | Le micro aux enfants !
Documentaires "Enfance(s)"

La sélection des films de notre partenaire Cinergie en lien avec le thÚme du Journal

Comme des baleines échouées

Entretien avec Eva Kavian, nouvelliste, romanciĂšre et animatrice d’ateliers d’écriture

 

Gaza, la lumiĂšre du monde

Ziad Medhouk, professeur de français et chercheur en sciences du langage et auteur engagé

3Ăšme et de 4Ăšme primaire de l’école communale de Boncelles 2

Sébastien Marandon, enseignant, membre de Culture & Démocratie.