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La fête à la grenouille
Maryline le Corre, Les Raines du Château
À Belœil, dans le Hainaut, un groupe de citoyen·nes organisait le 30 mars 2025 une toute première fête à la grenouille. Ateliers artistiques et scientifiques, contes, fables ou kamishibaï, tous les moyens sont bons pour parler des différents types de batraciens qui peuplent la région, apprendre à les connaitre et surtout comprendre le rôle essentiel de ces espèces dans nos écosystèmes.
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La diplomatie environnementale au gré des haies
Pierre Hemptinne
En 2024, le Fonds mondial pour la nature (WWF) chiffre à plus de 73% la diminution de la population de vertébrés sauvages en 50 ansn. Pourtant, le député MR Yves Evrard déclare au Parlement wallon qu’en ce qui concerne la « sacro-sainte » biodiversité, il n’y a aucun problème, ni en Wallonie ni dans le monde !n L’impuissance politique se décline en culture du déni dangereuse pour la démocratie. Comment retrouver une parole publique digne de ce nom, plurielle et raisonnée, basée sur une appropriation démocratique de la science, une mise en commun de la réflexivité des usages et savoirs vernaculaires, préludant à un imaginaire collectif qui dessinerait une nouvelle manière d’habiter la Terre ? Suivez le guide, Léo Magnin, dans son élaboration d’une sociologie de l’écologisation, de haie en haien.
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Écologisation : une belle vie pour tou·tes
Pierre Hemptinne
« N’oublions pas que les dispositions humaines à l’intelligence collective sont enracinées dans des bases neurales solides et qu’elles demeurent prêtes à sortir du sommeil pour être utilisées. Nous héritons d’un dialogue long de 2,4 millions d’années entre les humains et leur environnement, bien plus robuste que les formations politiques et les réseaux étalés actuels, vieux de quelques siècles seulement. » Charles Stépanoff, Attachements. Enquête sur nos liens au-delà de l’humainn
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Émilie Gaid
Marcelline Chauveau
Objets de rebut plantés de graines de sésames, chimères dessinées à partir d’observations au microscope, bombes à graines, champignons et aliments en évolution, l’univers d’Émilie Gaid transposé en bichromie peuple les pages de ce numéro. L’alimentation est au cœur de nos vies humaines quotidiennes et renvoie à des questions sociales, économiques, politiques et écologiques. Émilie Gaid s’en saisit artistiquement à travers la question plus vaste du vivant. Son travail mêle cuisine et chimie, comme une réappropriation des codes scientifiques sauce humour et poésie. Le protocole créatif de l’artiste commence par des déambulations pendant lesquelles sont récoltés des éléments qui seront par la suite échantillonnés. Puis, elle expérimente avec ces matériaux, les observe pour enfin les mettre en forme artistiquement. Bon appétit !
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Solastalgie ? C’est grave, mais ça se soigne !
Pierre Hemptinne
En compilant ses innombrables randonnées parmi plusieurs centaines de films, en dialoguant avec d’autres randonneur·ses qui racontent leurs bifurcations, Frédérique Müller publie une boite à outil pour soigner les angoisses du futur, échapper à la fatalité de l’Anthropocène, se substituer collectivement à l’inertie politique.
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Émeute de soins dans l’art contemporain
Marcelline Chauveau, Fen D. Touchemoulin
Dans un monde, où les mutantxesn peuvent exister.
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Bruxelles : imaginaires écologiques de la ville
Allan Wei
Implantation Quand je suis arrivé à Bruxelles il y a une vingtaine d’années, il y avait encore énormément de friches, des grands projets abandonnés ou mis au frigo, des bâtiments en ruines : Tour et Taxis, la Cité administrative, les anciennes brasseries Wielemans, la caserne Prince Albert au Sablon, le bloc des Drapiers sur l’avenue Louise, l’ancienne école des Vétérinaires à Anderlecht, la Gare de l’Ouest, les innombrables usines dans l’axe du canal… Le cinéma Nova a tourné pendant vingt ans sur ce type d’espaces avec des projections de pellicule et des concerts (Pleinopenair) et a permis de les inscrire dans la géographie mentale d’une partie des Bruxellois·es.
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Pour une communauté écologique sur les bords de l’Escaut
Lola Massinon, sociologue
Au sein d’un territoire précis, un cas concret de chocs narratifs, révélateur des paradoxes de l’Anthropocène. S’y enchevêtrent les lignes de vie de celles et ceux qui n’ont pas la maitrise de leur imaginaire, faisant partie du paysage, portés par les « traditions », paysan·nes et espèces domestiques.
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Changement climatique VS pratiques culturelles ?
Pierre Hemptinne, directeur de la médiation culturelle à Point Culture, administrateur de Culture & Démocratie
On sait à quoi s’en tenir avec le changement climatique, malgré la résistance de quelques irréductibles sceptiques. Pourtant rien ne change significativement dans la gouvernance du monde. Ce sont les fondements culturels de la société qu’il faut modifier, au cœur de ce qui a fondé la relation entre nature et culture. De manière consternante, en lisant le programme des candidats à l’élection présidentielle française, on trouve très peu sur l’écologie et rien sur la politique culturelle. Comme si ces individus qui s’envisagent jouer un rôle politique important refusaient les outils nécessaires à repenser le monde et avaient déjà opté pour un laisser-faire criminel.
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La transmission des contes : un modèle de démocratie paisible
Nicole Belmont
De bouche à oreille, les contes ont traversé les ans et les générations depuis des siècles. Plus récemment, ils ont été transcrits et sont parfois « entrés en littérature » sous la plume de conteur·ses auteur·rices qui les ont adaptés à cette fin. Bernadette Bricout pointait dans son entretien la difficulté de ce travail, qui demande d’« inscrire dans l’écriture le souffle de la parole vive ». L’anthropologue Nicole Belmont apporte ici un éclairage sur ce qu’elle appelle « le biotope » du conte traditionnel et sur ce qui se joue dans le passage de l’oral à l’écrit.
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Édito
Sabine de Ville
« Les friches sont des terrains qui ont perdu leur fonction, leur vocation, qu’elle soit initiale ou non : friche urbaine, friche industrielle, friche commerciale, friche agricole. Laissées momentanément à l’abandon, ces surfaces peuvent fournir l’opportunité de repenser l’aménagement du territoire, tant en milieu rural qu’urbain. La situation n’a pas de caractère irréversible : la friche peut être réaffectée à une activité comparable ou être réaffectée à une autre activité (anciennes usines réhabilitées en ensembles résidentiels, de bureaux ; terrils en espaces de loisir, etc.). Il s’agit donc souvent d’un temps d’attente, d’une situation transitoire entre un usage et un autre.n »
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bruxelles  
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