Illustration de Kikie Crêvecoeur
57 Résultats
🌐 Un refuge en montagne
Jean Gaboriau
Les Refuges Solidaires c’est avant tout un collectif de militantes et militants qui s’est formé en 2017 dans un contexte qui voyait affluer de nombreux exilé·es à la frontière franco-italienne, résolu·es à franchir les dangereux cols alpins au péril de leur vie. Ces mêmes années, les opérations de police se multiplient et tou·tes les militant·es qui viennent en aide à ces personnes dans leur traversée risquent une condamnation. Malgré tout, la solidarité citoyenne n’a pas faibli, pas plus que le nombre de passages d’exilé·es – au contraire. Les Refuges ce sont aujourd’hui deux lieux, les Terrasses solidaires, un ancien sanatorium de 80 places sur les hauteurs de Briançon, et le plus modeste Abri Janvier à Guillestre. Jean Gaboriau, administrateur de l’association à l’époque de cet entretien, parle des Terrasses comme d’un paquebot, et on comprend l’image en l’écoutant nous décrire le lieu avec ses centaines de bénévoles et son équipe salariée – des choix inévitables pour faire tenir le projet, explique-t-il. Malgré tout, les affluences sont telles en été que des accidents arrivent et le lieu a subi plusieurs fermetures. La dernière en date : le 14 juillet 2024 (4 mois après cet entretien), suite à un incendie qui n’a fait heureusement aucune victime. Ce sont les Terrasses solidaires que Ninon et Clac avaient choisi comme première étape de leur projet de cartographie, et c’est là que Ninon a réalisé la plupart des ateliers dont les traces illustrent ce dossier.
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Expérimenter un autre partage des espaces
Rim Idmiloud
Rim Idmiloud a une formation de travailleuse sociale. Cofondatrice du collectif Rockin’Squat, elle s’y occupe de l’accompagnement social et du lien avec l’extérieur (politiques, institutions, etc.) : « À Rockin’Squat chacun·e a un rôle en fonction de ses compétences et savoirs. » Depuis septembre, le collectif est installé à Woluwé-Saint-Pierre, mais au printemps, c’est dans le grand bâtiment qu’il occupait rue du Trône que nous avons rencontré Rim. Dans cet ancien home Orpéa, futur centre d’accueil Fedasil (!), le collectif a subi plusieurs tentatives d’expulsion musclées. Mais le collectif Rockin’Squat est bien organisé et ses soutiens sont nombreux. Rim nous parle ici de son histoire et de cette expérience singulière de vie en communauté.
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Avoir un toit, au moins
Bachir Ourdighi
Bachir Ourdighi vit en Belgique depuis 2007. Nous l’avions rencontré en 2019, avec l’artiste Ninon Mazeaud, et ce premier échange avait donné lieu à l’article « La Petite Maison : un lieu où habiter l’exil », dans un dossier sur les « camps » qui se questionnait déjà sur les pratiques d’accueil européennes. « Parce que [La Petite Maison] interroge notre rapport au logement, à la ville, à la démocratie, [elle] est exemplaire ! » y écrivait-on. Bachir regrettait pourtant à l’époque le manque de place depuis leur déménagement à Schaerbeek. Aujourd’hui installé en face des Abattoirs d’Anderlecht, rue Ropsy Chaudron, le lieu s’est encore rétréci mais le collectif tient bon. Bachir nous parle de la vie de la Maison, et de leur vision de l’accueil.
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Politique de non-accueil en Belgique : hypocrisie politique, instrumentalisation du système judiciaire et déni des droits fondamentaux
Hélène Crokart, Nina Jacqmin
L’État belge a fait le choix d’une politique de non-accueil, bafouant sciemment droits fondamentaux et obligations légales. Il a été, pour cela, condamné par les Tribunaux et par la Cour européenne des Droits de l’Homme. Ce dont il ne tient pas compte. Dès lors, sa politique migratoire relève de l’arbitraire et s’affranchit des règles démocratiques. À l’encontre du grand n’importe quoi sur les migrations, deux avocates du cabinet ARADIA effectuent une salutaire mise au point. Écrit en 2022, ce texte n’a, hélas, pas pris une ride. Indispensable pour comprendre que ceux et celles qui s’efforcent d’accueillir les exilé·es, tentant de réparer une défaillance de l’État.
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Rencontre avec Marcel #ParOùOnPasse 4
Ninon, Clara
Quatrième étape du carnet de route #ParOùOnPasse.
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Et les montagnes... #ParOùOnPasse 3
Ninon, Clara
Troisième étape du carnet de route #ParOùOnPasse.
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Entre le refuge et le chalet #ParOùOnPasse 2
Ninon, Clara
Deuxième étape du carnet de route #ParOùOnPasse.
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❌ Soirée jeu. 08/12 | Africa is/in the future | Quelles formes de récits pour hacker les imaginaires ?
08/12/2022 -
Africa is/in The Future et Culture & Démocratie s’associent cette année encore autour d’une rencontre qui aura lieu le jeudi 8 décembre au cinéma Nova : Quelles formes de récits pour hacker les imaginaires ?
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Briançon, ville refuge #ParOùOnPasse 1
Ninon et Clara, artistes et habitante de la Petite Maison
Première étape du carnet de route #ParOùOnPasse. Cet automne, Ninon et Clara ont décidé de se lancer dans un voyage à la rencontre des lieux d’accueil alternatifs émaillant le parcours des personnes exilées et de leurs habitant·es, pour penser avec ces personnes d’autres formes d’accueil, et surtout faire trace.
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Penser collectivement les hospitalités #ParOùOnPasse
Ninon et Clara, artistes et habitantes de La Petite Maison
Cet automne, Ninon et Clara ont décidé de se lancer dans un voyage à la rencontre des lieux d’accueil alternatifs émaillant le parcours des personnes exilées et de leurs habitant·es, pour penser avec ces personnes d’autres formes d’accueil, et surtout faire trace. Nous les suivrons dans ce projet, à travers des échanges, et puis en publiant leur carnet de route au fil de ce voyage dont elles nous expliquent ici la genèse et l’intention.
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Décoloniser les arts : libérer les imaginaires, remodéliser la matière
Olivier Marboeuf, Ayoko Mensah, Baobab van de Teranga, Anne Wetsi Mpoma, Marie Umuhoza, Étienne Minoungou
Africa is/in The Future est un festival pluridisciplinaire, initié par Dany Ben Felix de PointCulture. Ce festival, qui en est à sa sixième édition, vise à décloisonner les imaginaires occidentaux en mettant l’accent sur les productions artistiques, musicales et intellectuelles africaines et afro-descendantes contemporaines. La rencontre retranscrite ici entend questionner la tendance qui prétend « décoloniser les institutions culturelles » sans remettre en cause la manière dont les savoirs véhiculés et leur organisation sont emprunts de colonialité qui prolongent les politiques culturelles néolibérales en cours. Anne Westi Mpoma, historienne de l’art, artiste et curatrice activiste fondatrice de la Wetsi Art Gallery, Étienne Minoungou, dramaturge navigant entre la Belgique et le Burkina Faso, Marie Umuhoza programmatrice artistique au sein de l’équipe du Decoratelier, Baobab van de Teranga artiste et intellectuelle polyforme, dans une discussion modérée par Ayoko Mensah, autrice franco-togolaise et programmatrice au Bozar, reviennent sur le contexte colonial des institutions culturelles belges et bruxelloises. Iels reviennent sur la manière dont leurs pratiques s’y insèrent et ouvrent des brèches, mais aussi sur les futurs désirables des institutions culturelles. Une intervention vidéo d’Olivier Marboeuf, introduit la séance en soulignant l’importance de nos écologies de pratiques.  
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Rencontre avec Joseph Tonda 7/10/2021
7/10/2021 - 7/10/2021
Dépassant les critiques classiques de l’impérialisme et du néocolonialisme, les théories de la dépendance et les études postcoloniales, cet ouvrage analyse ce rêve afrodystopique dans lequel sont plongées les sociétés africaines et afrodescendantes. À la différence des dystopies littéraires, cette chimère n’est pas une projection dans le futur, mais une composante bien réelle de la violence des imaginaires colonialistes et impérialistes qui structure l’inconscient des rapports de l’Occident aux mondes africains, mais aussi les rapports des États africains à leurs propres citoyens. Avec le concept d’Afrodystopie, Joseph Tonda propose une nouvelle manière de penser les relations entre dominants et dominés à l’ère du capitalisme globalisé.
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Une rencontre autour du « chez-soi »
Multimédia
Table ronde vidéo | Nous avons toutes et tous des communautés d’origines et des communautés de destins, des identités multiples qui se croisent et se décroisent, de classe, de genre ou de race. Comment concevoir ces identités sans tomber dans des revendications identitaires, ni pour autant présupposer une identité absente ? Est-il possible de parler de « présences multiples » plutôt que de fragmentation des identités ? 31/03/2021
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Le gouvernement va-t-il laisser mourir les sans-papiers ?
Ces dix dernières années, les autorités ont multiplié les réformes restreignant les possibilités d’accès au séjour légal en Belgique. Elles ont ainsi généré et massifié la situation de non-droit dans laquelle plusieurs dizaines de milliers de personnes, rendues « sans papiers », se retrouvent piégées. Par un calcul électoraliste cynique, leurs vies sont mises en balance avec les conséquences politiques d’une décision qui permettrait pourtant de sortir de l’impasse.
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Chez soi ?
Multimédia
Émission radio | À l’occasion de la sortie du Hors-Série "Chez Soi" publié par Culture & Démocratie, une émission chez Radio Panik mêlant des références au numéro et des reportages sur le terrain, à la rencontre de trois personnes ayant le squat comme modèle singulier d’habitat. En 2020, imaginer, questionner, parler de ce que dit « chez-soi », voilà qui pourrait ou bien être devenu la preuve flagrante d’un manque d’imagination ou bien une arrogance, d’avoir mieux à dire, de savoir mieux.
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Langues et hospitalité
Multimédia
Émission de radio en public | organisée par Culture & Démocratie, le Théâtre de La Balsamine et Le bruit et la fureur ASBL, conçue et animée par Caroline Berliner, diffusée sur Radio Panik.
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bruxelles  
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