Illustration de Kikie Crêvecoeur
57 Résultats
🎧 Voix de combattantes sans papiers
Leslie Doumerx
Culture & Démocratie co-crée, soutient et co-produit avec Radio Panik des formats sonores à chaque sortie de publication. Le Journal de Culture & Démocratie n°59 s’interroge sur les pratiques d’accueil inconditionnel et les conditions de leur réalisation au départ de l’expérience de lieux d’accueil en marge des réseaux officiels. Il est essentiel que se constitue une mémoire de toutes ces personnes déshumanisées par les polices des frontières. Ces trois créations sonores sont des témoignages qui viennent compléter ceux du dossier.
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Charles Michel et le n’importe quoi sur les migrations
Pierre Hemptinne
Début novembre 2024, monsieur Michel livre ses réflexions politiques de président du Conseil de l’Europe sur le départ. Une sorte de bilan. Sur la politique migratoire de l’Europe, il assume et s’emploie à la légitimer au mépris des faits, en actionnant une sorte de réalité alternative. Même pas des contre-vérités mais du n’importe quoi – du bullshit. Un registre rhétorique qui se répand, triomphe avec Donald Trump, s’affranchit des règles de la saine controverse, mine la démocratie. À ce jeu, c’est le plus culotté qui l’emporte ! Qui est perdant ? À travers l’exemple des propos tenus par Charles Michel, Pierre Hemptinne aborde la question du régime de vérité démocratique, de ses ressorts et du rôle des médias, des chercheur·ses et des acteurs associatifs dans le renforcement de la démocratie.
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Le rejet des exilé·es bafoue la démocratie
Pierre Hemptinne
Le discours anti-migration, banal et omniprésent aujourd’hui, tourne le dos aux savoirs des chercheurs et chercheuses sur l’état actuel des migrations. Sociologues, anthropologues, économistes s’accordent pour dire qu’il n’y a pas de vague migratoire incontrôlable, que l’extrême majorité des personnes qui se déplacent fuient des conditions d’existence insupportables et dangereuses et, à ce titre, devraient être protégées par les conventions internationales. En refusant de prendre en considération l’approche scientifique du fait migratoire, une large partie de la classe politique opte pour l’idéologie partisane et l’arbitraire plutôt que la raison et le sens de l’humanité. Le gain espéré étant principalement électoraliste, instrumentalisant les affects des citoyen·nes via la rhétorique bien connue du bouc émissaire : évacuons les migrant·es et tous les autres problèmes se résoudront d’eux-mêmes. Se constitue ainsi une « affaire migratoire » qui ne se traite plus qu’au niveau des affects, censurant et culpabilisant l’usage et le partage des savoirs objectivés quant à un phénomène que la géopolitique et le changement climatique rendront de plus en plus inéluctable. En outre, cette idéologie de non-accueil, « déni des droits fondamentaux » comme nous le rappellent les juristes Nina Jacqmin et Hélène Crokart, engage notre société dans les rouages du rejet de toute culture différente.
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🌐 Accueil inconditionnel dans la culture : entre idéal et réalité
Keisha Strano
L’actuelle gestion déshumanisante des migrant·es banalise le rejet de l’autre. Le fait migratoire est présenté comme menaçant et devant être traité de façon logistique, à l’écart de la « vraie vie » des citoyen·nes. En 2017, en pleine « crise de l’accueil », avec ses images bouleversantes, le secteur culturel non-marchand a rappelé que l’exil et l’hospitalité sont liés à des droits humains fondamentaux, base d’un modèle culturel de société du partage et de la tolérance. Avec une campagne de sensibilisation des publics et d’accueil de personnes en situation de migration ou de précarité, avec l’organisation d’un réseau inventif de solidarité, la volonté était de montrer que cela était inséparable des valeurs culturelles qu’il a pour mission de propager dans la société. Comment cette action évolue-t-elle dans la durée ? Qu’est-ce qui la fragilise ou la renforce ? Comment pourrait-elle inspirer une culture de l’accueil inconditionnel dans l’ensemble de la société ? Avec quels moyens ? Réflexions avec les expériences collectives bruxelloises d’United Solidarity (anciennement United Stages) et Cultureghem.
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🌐 L’accueil au prisme des droits culturels
Thibault Galland
Le rejet des migrant·es active la peur de voir « notre » culture remplacée par une autre. Explicite dans la victoire de l’extrême droite à Ninove. La médiation culturelle est dès lors une réponse appropriée à ce rejet et à cette peur. En sensibilisant aux droits culturels, complémentaires aux droits humains fondamentaux, elle fournit un cadre pour un accueil authentique qui soit de véritables rencontres et échanges entre personnes exilées et accueillantes. Les droits culturels sont alors ouvertures vers une politique migratoire élaborée démocratiquement, soucieuse de repenser l’habitabilité équitable de la planète, faisant des migrations une chance plutôt qu’un « choc » négatif. Des amorces concrètes, comme au centre culturel de Genappe, montrent que cela relève du possible.
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🌐 Quand des chercheur·ses et artistes ravivent la langue hospitalière
Pierre Hemptinne
La possibilité d’une hospitalité inconditionnelle des exilé·es dépend de l’image du fait migratoire, celle qui innerve le plus largement l’imaginaire du plus grand nombre de personnes. Elle ne tombe pas du ciel. Elle découle de la fabrication d’une langue omniprésente sur les migrations comme danger et flux illégal, exerçant une action déterminante sur « nos façons de sentir, de penser, d’être affecté, d’agir » (Georges Didi-Hubermann). Des chercheurs et chercheuses étudient et démontent cette langue totalitaire tandis que des artistes élaborent d’autres images, ferments d’une langue alternative, indispensable à la pratique de l’hospitalité.
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Faire traces des vies ordinaires pour pluri-penser le monde
Jacinthe Mazzocchetti
L’ethnographie peut conduire à étudier la criminalisation des frontières. Comment s’y effectue le tri entre bon·nes et mauvais·es migrant·es ? Les personnes migrantes sont considérées comme venant profiter de « notre système ». Leur parole, les raisons qui les font fuir, le récit infernal du chemin ne comptent pas, ne sont que mensonges. La police migratoire organise la privation d’histoire des exilé·es, leur refuse le droit à une parole propre, nie leur humanité. Face à cette violence, l’autrice invite à « rendre possibles les effractions narratives » et plaide pour une mémoire collective des traumas migratoires, préalable à transformer le déracinement subi en exil réussi.
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🌐 La protection des personnes déplacées par le changement climatique au défi du droit international
Marine Denis
Le dérèglement climatique entraine l’inhabitabilité de la planète et provoquera de plus en plus de migrations. Une réalité, déjà, pour de nombreuses populations, contraintes de se déplacer vers des territoires plus accueillants. Ce sont des déplacements internes – à l’intérieur d’un même pays − ou transfrontaliers. Adapter le droit international à cette forme de migration collective, encadrer et protéger les déplacé·es environnementaux·ales, implique de déterminer des responsabilités, des protocoles de réparation et des formes d’accueil adaptées. Un chantier en cours qui consistera à actualiser la Convention de Genève en fonction des contextes climatiques.
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L’ambivalence du « faire trace » dans les luttes des personnes sans papiers en Belgique
Youri Lou Vertongen
Politologue spécialisé dans les enjeux de mobilisations sociales autour des phénomènes migratoires, Youri Lou Vertongen est l’auteur de Papiers pour tous (éditions Academia), qui reprend son travail de thèse sur le collectif de La coordination des sans-papiers de Belgique et plus largement sur quarante années de mobilisations sociales en faveur des personnes sans papiers en Belgique. Lui-même militant engagé dans la défense des droits des étranger·es, Youri Lou Vertongen revient sur l’importance de faire trace de cette histoire minoritaire pour constituer une mémoire des luttes appropriable.
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Géopolitique de l’accueil inconditionnel à travers six lieux, six entretiens
Hélène Hiessler
Nous publions dans ce dossier plusieurs entretiens réalisés à différentes dates avec six lieux d’accueil : La Petite Maison (LPM), l’occupation Rockin’Squat (R’S) et la ZK House (ZKH) à Bruxelles, La Trame (LT) à Die, les Refuges Solidaires (RS) dans les hauteurs de Briançon, la Maison Sésame (MS) à Herzeele près de Dunkerque. Un minuscule échantillon, mais entre ces témoignages – tous datés car les réalités y changent vite –, aux pratiques marquées par des contextes géographiques et matériels singuliers, les échos sont nombreux, les divergences aussi. En préambule, nous proposons une sorte de panorama qui souligne les fortes dynamiques de solidarité qui innervent ces expériences et ce qu’elles ont à nous apprendre. C’est une plongée dans la réalité des migrations que les politiques et les médias dominants évitent d’évoquer et de porter à la connaissance des citoyen·nes. Ces témoignages montrent d’autre part que l’inconditionnalité totale de l’accueil, si elle est non seulement désirable et indispensable au niveau du respect des droits humains par les États, reste un horizon difficile à atteindre à cause précisément des « lois immigrations » promues par l’Europe et les États membres sous influence des discours d’extrême droite.
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Déplacés, sans abri et politiquement actifs. Entretien avec 3 canapés
Shila Anaraki
Face au non-respect par l’État belge des normes minimales en matière d’accueil des exilé.es, différents collectifs se sont mobilisés, parmi lesquels Stop crise de l’accueil, qui a déployé différentes stratégies d’action politique. Shila Anaraki y a pris part en tant qu’activiste mais aussi que chercheuse pour le projet ReROOT (Horizon 2020). Aujourd’hui membre de l’équipe d’ATLAS (Innoviris), projet de recherche qui entend dégager des pistes pour repenser la citoyenneté précaire d’un nombre grandissant de personnes à Bruxelles, elle a imaginé cet entretien fictif avec trois canapés achetés lors de la vente aux enchères de mobilier saisi au siège de Fedasil, un outil méthodologique insolite permettant d’analyser les différents répertoires d’action.
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Archiver pour pouvoir raconter, aujourd’hui et demain
Abdourahmane Dieng
On l’appelle Pap, mais son nom est Abdourahmane. Il est Sénégalais, arrivé au collectif la Voix des sans-papiers (VSP) à Liège en 2015. Caméraman de formation, il est aujourd’hui responsable technique et audiovisuel, archiviste et l’un des porte-paroles de VSP. Avec les moyens du bord, il pallie l’absence de couverture médiatique sur la réalité migratoire. Il filme, fabrique et collecte des traces des évènements et du quotidien du collectif. Avec ses bonheurs et ses drames. Cette mémoire documente aussi la faillite de l’État et sera indispensable quand il s’agira de réconcilier migration, démocratie et droits humains.
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Faire du soin féministe pour aspirer à une inconditionnalité de l’accueil
Jo Millinship-Brisard
La déshumanisation des exilé·es va de pair avec une prise en charge institutionnelle où s’exercent souvent plusieurs formes de violence : coloniale, genrée, sexiste… Femmes, hommes, LGBTI+, tout le monde est traité comme de la matière anonyme, indistincte. Un accueil digne de ce nom devrait être attentif aux différences et traduire ce soin dans la moindre de ses procédures, depuis l’écoute des histoires individuelles jusqu’à la mise en place d’infrastructures adaptées aux besoins spécifiques. Le care féministe indique la voie à suivre. Des lieux alternatifs existent, laboratoires d’un tel accueil inconditionnel, citoyen, adapté à tou·tes.
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Ateliers Par Où On Passe & Ninon Mazeaud
Maryline le Corre
« Les hommes et les femmes de passage laissent des traces. Qui parfois s’effacent. » Cristina Del Biaggio
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🌐 Hospitalité contre hostilité
Ninon Mazeaud
Qu’advient-il de l’art et de l’artiste, immergé·es dans la violence du front migratoire, au contact direct des personnes persécutées dans leurs trajets vers une vie meilleure ou fuyant l’horreur de zones génocidaires (Gaza) ? L’imaginaire artiste est mis à rude épreuve dans son projet d’une cartographie de l’accueil, représentation symbolique qui viendrait soutenir, donner du sens à l’hospitalité fragile, opposer la construction solidaire à l’hostilité destructrice. L’art devient pratique de partage, le dessin libère les vécus traumatiques, les rêves refoulés, révèle l’ampleur des dégâts intimes, organise des traces et une mémoire de l’actuel acharnement anti-migration tel que vécu dans la chair de ses victimes. Un travail de fourmi, fondamental, à contre-courant de l’épuisement militant que génère la propagande politique omniprésente de la haine, du rejet, de la peur. Témoignage lucide, sensible.
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🌐 L’inconditionnalité transpartisane a ses vertus
Laurent d’Ursel
Le Syndicat des immenses est un groupe d’action pour le droit au (vrai) logement. Est immense tout « individu dans une Merde Matérielle Énorme mais Non Sans Exigences. Sont ainsi mis de côté les stigmates dévalorisants, misérabilistes. Outre la revendication de leurs droits, le Syndicat produit un savoir singulier sur l’état de « merde matérielle énorme », une analyse sur le délire bureaucratique, une expertise et un langage non assujetti aux rhétoriques dominantes. Centrée sur la défense des immenses, la dynamique n’est pas hermétique et associe aux actions et réflexions, des personnes non immenses (escapé·es). Il s’y joue, petit à petit, une transversalité des luttes contre la précarité. Exercice démocratique qui explore les mécanismes de l’accueil inconditionnel, au sens large. Éclairage avec un texte singulier de Laurent d’Ursel.
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La Maison Sésame : « comme un phare dans la tempête »
Maison Sésame
Sylvie est engagée auprès des exilé·es depuis 1999 à travers son travail au sein d’Emmaüs et en lien avec de multiples associations. Elle a connu toutes les vagues d’arrivées de plus en plus nombreuses sur la côte d’Opale de réfugié·es en route pour l’Angleterre, et leurs déplacements d’un camp à l’autre, d’une « Jungle » à l’autre, au gré des constructions et démantèlements successifs. La maison de Herzeele devenue « Maison Sésame » est celle où elle a grandi. Avec son mari Benoît, médecin retraité, un·e coordinateur·ice et un réseau de bénévoles et de soutiens locaux, un collectif s’est construit qui y organise aujourd’hui l’accueil de personnes exilé·es le temps d’un répit, en attendant de traverser la Manche.
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🌐 Un réseau de maisons accueillantes
Laura Houis, Marianne Bonnet
Lorsque nous avons demandé à Sylvie, de la Maison Sésame à Herzeele, si l’équipe avait à cœur de transmettre leur expérience d’accueil, elle nous a parlé de l’important travail mené dans ce sens par Toiles, réseau de maisons accueillantes, un projet qui a justement germé au sein de la Maison de Herzeele, et qui avait été aussi mentionné par Benjamin Stahl de La Trame à Die. Depuis 2022, il fédère en France une trentaine de lieux d’accueil de personnes exilées du type de ceux qui nous ont intéressés dans ce dossier – des « expériences d’accueil en collectif […] bien différentes de l’hébergement citoyen, des squats ou des centres d’hébergement [officiels] ». Le réseau organise un partage de savoirs et de savoir-faire entre ces lieux, des retours d’expérience, des outils, qui sont aussi transmis à des projets « en cours ». Il œuvre donc à sa manière à la transmission et au « faire trace » de ces expériences singulières tendant à une inconditionnalité de l’accueil. Marianne Bonnet et Laura Houis reviennent pour nous sur la genèse du projet et ce qui l’anime aujourd’hui.
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🌐 Expérience d’accueil dans un collectif anticapitaliste
ZonneKlopper
Le ZonneKlopper (ZK) tel qu’il est aujourd’hui est né de deux dynamiques inter-collectifs parallèles, autour de l’hébergement d’urgence pour des personnes en situation de précarité et d’un projet d’occupation nanti-capitaliste autogéré qui s’appuie le plus possible sur l’horizontalité et l’entraide. Au sein de cette ancienne usine cohabitent la ZK House, dédiée à l’accueil de personnes à la rue, principalement des Éthiopiens de la communauté Oromo, une « zone hébergement » où habitent les personnes –  aux profils variés – partie prenante du projet, et différents espaces partagés pour les activités du collectif ouvertes à tou·tes. Cette cohabitation de la ZK House avec le projet politique du ZK est indubitablement l’une des spécificités de ce lieu bruxellois. Confronté·es à de grandes différences au niveau des vécus, situations administratives, des références culturelles, des engagements politiques ou encore des projets de vie, les co-habitant·es composent avec leurs idéaux et leurs aspirations diverses, ils et elles font de leur mieux dans cette rencontre pour prendre soin de leurs relations, sans naïveté mais sans renoncer à ce qui leur tient à cœur. Pour évoquer les formes et les difficultés de l’accueil qui se pratique à la ZK House, nous avons rencontré une partie du « cercle de travail Hébergement » : Jean-Baptiste et Michele, d’abord, et plus tard Alice, puis Omar en coup de vent, et enfin Paul, arrivé en tout dernier pour leur réunion hebdomadaire. Aperçu dans leurs mots des questions qui traversent cette expérience singulière.
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🌐 La Trame, une expérience de solidarité citoyenne
Benjamin Stahl
« [La Trame] accueille des personnes pour lesquelles l’accès aux droits les plus élémentaires est entravé ou refusé : logement, activité, travail, santé. La Trame propose un espace ou les individus peuvent poser leur valise, et prendre le temps d’une reconstruction physique, mentale, sociale et citoyenne », peut-on lire dans la charte de l’association, constitué sur le modèle des Organismes d’Accueil Communautaire et d’Activité Solidaire (de même que les communautés Emmaüs). Elle a ouvert deux appartements à Die, dans les pré-Alpes, qui accueille 6 personnes, qu’elle accompagne et invite à prendre part à différents chantiers. Face à la fatigue militante et aux difficultés rencontrées pour pérenniser un projet ne reposant que sur le bénévolat, La Trame a fait le choix de « professionnaliser » l’accueil. Benjamin Stahl, lui-même employé par l’association, nous expliquait en janvier dernier la genèse et le fonctionnement du projet.
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