- 
Dossier

🌐 L’accueil au prisme des droits culturels

Thibault Galland, Plateforme d’observation des droits culturels de Culture & DĂ©mocratie

21-11-2024

Le rejet des migrant·es active la peur de voir « notre Â» culture remplacĂ©e par une autre. Explicite dans la victoire de l’extrĂȘme droite Ă  Ninove. La mĂ©diation culturelle est dĂšs lors une rĂ©ponse appropriĂ©e Ă  ce rejet et Ă  cette peur. En sensibilisant aux droits culturels, complĂ©mentaires aux droits humains fondamentaux, elle fournit un cadre pour un accueil authentique qui soit de vĂ©ritables rencontres et Ă©changes entre personnes exilĂ©es et accueillantes. Les droits culturels sont alors ouvertures vers une politique migratoire Ă©laborĂ©e dĂ©mocratiquement, soucieuse de repenser l’habitabilitĂ© Ă©quitable de la planĂšte, faisant des migrations une chance plutĂŽt qu’un « choc Â» nĂ©gatif. Des amorces concrĂštes, comme au centre culturel de Genappe, montrent que cela relĂšve du possible.

Si accueillir signifie « habiter avec Â» mais aussi « se dĂ©placer Â», il importe que les situations d’accueil ne soient pas limitĂ©es Ă  des nĂ©cessitĂ©s d’hĂ©bergement et de nutrition. Face Ă  l’augmentation des migrations et au durcissement des politiques migratoiresn, il est nĂ©cessaire que ces situations cultivent des possibilitĂ©s d’ouverture et de dĂ©centrement permettant de sortir du repli sur soi et du communautarisme afin que, de façon inconditionnelle, toute personne puisse participer Ă  la vie culturelle et de la CitĂ©. Nous proposons ici d’aborder la question de l’accueil au prisme des droits culturels, qui peuvent donner des clĂ©s pour guider dans la mise en Ɠuvre d’un accueil digne et respectueux. De façon complĂ©mentaire, les situations oĂč un tel accueil est organisĂ© viennent nourrir la comprĂ©hension et le dĂ©veloppement des droits culturels.

Les droits culturels des personnes migrantes
Pour entamer la rĂ©flexion, nous nous appuyons sur le rapport « Droits culturels et migration Â» du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Il rapproche les enjeux propres aux droits culturels des rĂ©alitĂ©s et du droit des personnes migrantes. Pour Alexandra Xanthaki, rapporteuse spĂ©ciale dans le domaine des droits culturels, ces enjeux sont cruciaux d’autant qu’ils n’ont pas Ă©tĂ© approfondis avec la mĂȘme prioritĂ© que d’autres droits humains des personnes migrantes tels que le principe de non-refoulement, le droit Ă  la sĂ©curitĂ© et le droit Ă  l’asile.

Dans les faits, les dĂ©placements de populations provoquent souvent une marginalisation des personnes migrantes au sein des sociĂ©tĂ©s d’accueil avec un risque accru de violation de leurs droits notamment culturels, ainsi qu’un risque de perte des lieux, des communautĂ©s, des relations, des outils qui constituent leur identitĂ©. MalgrĂ© cela, la migration peut parfois ouvrir des possibilitĂ©s de se redĂ©finir individuellement et collectivement. Pour les sociĂ©tĂ©s d’accueil, ces mouvements sont essentiels Ă  leur dynamique culturelle grĂące au dialogue qui peut s’établir entre les cultures. D’un point de vue juridique, le rapport met l’accent sur les droits des personnes migrantes en matiĂšre d’accĂšs et de participation effective Ă  tous les aspects de la vie culturelle de l’État d’accueil comme Ă  leur propre culture. Le droit international reconnait des droits culturels Ă  toute personne, y compris migrante, Ă  l’article 27 de la DĂ©claration universelle des droits humains (DUDH) depuis 1948. Cette reconnaissance est appuyĂ©e par des obligations juridiquement contraignantes pour les États parties signataires du Pacte international des droits Ă©conomiques, sociaux et culturels (PIDESC), comme cela est prĂ©cisĂ© Ă  l’article 15 depuis 1966. Par la suite, l’Observation gĂ©nĂ©rale n°21 vient donner des prĂ©cisions en 2009 au PIDESC. De la sorte, les États doivent non seulement respecter les droits culturels des personnes migrantes, veiller Ă  la protection de ces droits vis-Ă -vis de tiers, ainsi que prendre des mesures prĂ©cises en vue de rĂ©aliser le plein exercice de ces droits. Ces rĂ©fĂ©rences juridiques, auxquelles nous pouvons ajouter la DĂ©claration de Fribourg sur les droits culturels, Ă©tablissent, de façon Ă©thique et/ou contraignante, des « paramĂštres culturels Â» qui peuvent Ă©clairer la mise en Ɠuvre d’un accueil digne et respectueux des personnes, migrantes et accueillantes.

Les acteurs et actrices de la culture doivent s’interroger sur les moyens de s’ouvrir aux personnes migrant·es et nourrir un dialogue pour que celles-ci et leurs modes d’expression soient davantage reprĂ©sentĂ©s et inclus dans les institutions culturelles.

Parmi ceux-ci, l’égalitĂ© rĂ©elle dans l’exercice des droits culturels des personnes migrantes indique, dans le domaine de la culture, qu’aucune discrimination ne peut avoir pour but ou effet d’établir une distinction fondĂ©e sur la race, la couleur, l’ascendance ou l’origine ethniquen. Autrement dit, ces personnes jouissent des mĂȘmes libertĂ©s fondamentales et droits humains universels que les habitant·es des pays d’accueil, et ces droits et libertĂ©s doivent ĂȘtre respectĂ©s, protĂ©gĂ©s et exercĂ©s en toutes circonstances, quel que soit le statut migratoire ou le stade de la migrationn.

En termes de droits culturels, un point majeur concerne l’accĂšs et la participation des personnes migrant·es Ă  la vie culturelle, aux institutions, ressources et services culturels. Les obstacles que rencontrent ces personnes en la matiĂšre sont multiples : incomprĂ©hension de leurs langues – ainsi que leurs rĂ©fĂ©rences ou patrimoines culturels –, manque d’information en matiĂšre culturelle notamment, obligation d’avoir un document d’identification, limitation dans leurs dĂ©placements, manque de comprĂ©hension des travailleur·ses face Ă  leur rĂ©alitĂ©, etc. Les acteurs et actrices de la culture doivent dĂšs lors s’interroger sur les moyens de s’ouvrir aux personnes migrant·es et nourrir un dialogue pour que celles-ci et leurs modes d’expression soient davantage reprĂ©sentĂ©s et inclus dans les institutions culturelles. Ceci, au-delĂ  et en apprenant de tou·tes les efforts qui sont dĂ©jĂ  menĂ©s pour permettre l’accĂšs et la participation Ă  la vie culturelle dans les centres d’accueil et les centres d’intĂ©gration, ainsi que les diverses initiatives visant Ă  valoriser les histoires personnelles vĂ©cues dans les camps de rĂ©fugié·es.

D’autres Ă©lĂ©ments des droits culturels touchent Ă  :
– la participation directe des migrant·es Ă  la prise de dĂ©cisions sur les questions culturelles, sur les politiques culturelles, plutĂŽt que d’avoir leur parole rapportĂ©e par des expert·es, des agent·es de l’État ou des organisations de la sociĂ©tĂ© civile ;
– la libertĂ© artistique des migrant·es ou comment ces personnes peuvent prendre part aux expressions artistiques et en jouir (sans injonction par exemple Ă  s’exprimer sur les souffrances liĂ©es Ă  leur parcours migratoire), comment leurs crĂ©ations sont diffusĂ©es et rendues accessibles, comment elles ont accĂšs aux ressources et moyens de crĂ©ation ;
– le respect des modes de vie des personnes migrant·es face Ă  leurs obligations de s’intĂ©grer Ă  la culture d’accueil et Ă  l’absence frĂ©quente de dialogue interculturel entre la culture d’accueil et celles des personnes migrantes, voire face aux prĂ©jugĂ©s et aux politiques assimilationnistes des États ;
– la nĂ©cessitĂ© de crĂ©er des espaces culturels publics communs pour que des Ă©changes interculturels puissent se dĂ©velopper, notamment au niveau local des villes et collectivitĂ©s, des Ă©coles ou encore des institutions culturelles comme les centres culturels ou bibliothĂšques.

Pour appuyer ces dynamiques, il importe que les droits culturels, la diversitĂ© culturelle et l’interdiction de la discrimination soient inscrits dans les lĂ©gislations nationales afin d’éviter que les politiques culturelles d’un État ne concernent que ses seul·es citoyen·nes. En FĂ©dĂ©ration Wallonie-Bruxelles (FWB), les droits culturels s’alignent sur les textes internationaux susmentionnĂ©s, avec un apport en termes d’« Ă©panouissement culturel et social Â» tel que cela est stipulĂ© Ă  l’article 23 de la Constitution belge. Dans la lignĂ©e de la DĂ©claration de politique communautaire de la prĂ©cĂ©dente mandature (2019-2024) et du Rapport « Un futur pour la Culture Â» (2020), plusieurs dĂ©crets mentionnent explicitement les droits culturels ou ont Ă©tĂ© revus en ce sensn. Si les enjeux propres Ă  la diversitĂ© culturelle, Ă  ses expressions et l’interdiction de la discrimination sont incluses dans les rĂ©fĂ©rentiels des droits culturels ou en sont complĂ©mentaires, de nombreux textes de loi aux diffĂ©rents niveaux de pouvoir en Belgique lĂ©gifĂšrent sur ces points.

Au-delĂ  du souci d’accessibilitĂ©, ces actions ont veillĂ© Ă  ce que les rĂ©sident·es du centre soient reconnu·es et valorisé·es autrement que comme demandeur·ses d’asile en leur donnant l’occasion de prendre part, de contribuer avec leur savoir-faire, compĂ©tences et expressions artistiques.

Une piste pour travailler culturellement l’accueil
Les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments soulignĂ©s constituent des « paramĂštres culturels Â» indicateurs de pratiques d’accueil dignes et respectueuses. ConsidĂ©rons Ă  prĂ©sent avec ces paramĂštres un exemple de dĂ©marche d’action culturelle afin d’en dĂ©gager des pistes de rĂ©flexion pour poursuivre la rĂ©flexion en termes d’accueil. Il s’agit d’une action culturelle mise en place en 2023 par Le 38, centre culturel de Genappe, autour de l’ouverture d’un centre d’accueil de demandeur·ses d’asile sur le territoire de cette commune semi-rurale en Brabant wallon. Les habitant·es Ă©tant au dĂ©part rĂ©fractaires, en premier lieu, des activitĂ©s d’information et de sensibilisation ont Ă©tĂ© mises en place pour dĂ©construire les prĂ©jugĂ©s et faciliter la rencontre avec les rĂ©sident·es du centre d’accueil dans une perspective d’égalitĂ© rĂ©elle. Par la suite, d’autres actions ont cherchĂ© Ă  dĂ©velopper des espaces culturels communs oĂč des habitant·es du territoire et les rĂ©sident·es du centre d’accueil ont pu progressivement entrer en contact. Ces rencontres ont pris forme Ă  travers plusieurs projets, dans une volontĂ© de mĂ©langer Ă©galement des profils variĂ©s : moments d’échange et de convivialitĂ©, jeux, tournoi sportif, propositions artistiques mais aussi ateliers crĂ©atifs et participatifs. Au-delĂ  du souci d’accessibilitĂ©, ces actions ont veillĂ© Ă  ce que les rĂ©sident·es du centre soient reconnu·es et valorisé·es autrement que comme demandeur·ses d’asile en leur donnant l’occasion de prendre part, de contribuer avec leur savoir-faire, compĂ©tences et expressions artistiques − notamment avec des ateliers de danse et de cuisine. La participation des rĂ©sident·es aux activitĂ©s culturelles est restĂ©e la plus grande difficultĂ©, les rĂ©sident·es du centre Ă©tant prioritairement prĂ©occupé·es et mobilisé·es par les dĂ©marches administratives liĂ©es Ă  leur demande d’asile.

Interdépendances entre droits culturels et droits humains
Avec cet aperçu du travail du 38n, on peut constater comment une action culturelle menĂ©e par un centre culturel sur le long terme peut contribuer Ă  un accueil digne et Ă©galitaire, avec l’objectif d’une reconnaissance mutuelle entre habitant·es, rĂ©sident·es et institutions. Les difficultĂ©s rencontrĂ©es montrent l’interdĂ©pendance entre les droits culturels et d’autres droits humains tels que le droit Ă  l’asile, ou comment le blocage dans la mise en Ɠuvre des uns peut freiner l’effectivitĂ© des autres. C’est aujourd’hui dans le sens du dĂ©veloppement de ces interdĂ©pendances que travaille Le 38, centre culturel de Genappe.

En somme, les « paramĂštres culturels Â» dont il a ici Ă©tĂ© question (tels que l’accĂšs et la participation des personnes migrant·es Ă  la vie culturelle et Ă  la prise de dĂ©cision sur les politiques culturelles, la libertĂ© artistique des migrant·es et le respect de leur mode de vie, ou encore la nĂ©cessitĂ© de crĂ©er des espaces culturels publics communs) pourraient guider et faciliter la mise en Ɠuvre d’un accueil digne et respectueux des personnes, qu’elles soient migrant·es ou accueillant·es. Le respect du droit Ă  l’asile et du droit Ă  un accueil digne et respectueux devrait donc se nourrir Ă  la fois des indicateurs culturels relevant des droits culturels mais aussi plus largement, des dimensions culturelles propres aux autres droits humains. Le droit Ă  l’accueil doit inĂ©vitablement s’ouvrir aux rĂ©flexions en sciences humaines sur l’habitat et l’hospitalitĂ©.

Lors d’un atelier de rĂ©flexion autour des dimensions culturelles du droit Ă  l’habitat organisĂ© Ă  Villeurbanne en 2023n, les participant·es ont Ă©tabli que le droit d’habiter pour chaque personne, seule ou en commun, peut renvoyer au droit, Ă  la libertĂ© et Ă  la responsabilitĂ© de jouir et de partager des lieux et des espaces sĂ»rs pour (se) reconnaitre et ĂȘtre reconnu·e Ă  travers tout ce qui constitue sa culture, Ă  savoir son identitĂ© et sa diversitĂ©, sa mĂ©moire et ses communautĂ©s, son Ă©ducation et ses capabilitĂ©s,
 Et ce en interaction et dans la meilleure harmonie possible avec l’ensemble du vivant au sein de son Ă©cosystĂšme pour assurer de façon dĂ©mocratique la communication et la transmission, la participation et la coopĂ©ration, la gouvernance et le dĂ©veloppement de biens communs. Cela doit ĂȘtre envisagĂ© dans une perspective de durabilitĂ© et d’habitabilitĂ© de la terre, de « droit des gĂ©nĂ©rations futures Â» et de droits de solidaritĂ© (tels que le droit Ă  la paix, les droits de l’environnement, etcn.) pour que les dimensions culturelles propres aux droits Ă  l’accueil, Ă  l’habitat et Ă  l’hospitalitĂ© tiennent compte notamment des enjeux propres aux territoires et aux façons d’occuper les espaces, aux diffĂ©rentes Ă©chelles de temps qui s’y rencontrent et/ou y coexistent, mais aussi aux rĂ©cits, aux capacitĂ©s d’imagination et aux modes de symbolisation façonnant les expĂ©riences individuelles et collectives. Ces connexions entre droits culturels et autres droits humains sont assurĂ©ment des pistes Ă  explorer pour nourrir et renforcer les interdĂ©pendances au sein des milieux de vie en matiĂšre d’accueil, d’habitat et d’hospitalitĂ©.

1

Voir « Population et mouvements Â», in La migration en chiffres et en droits, Myria, 2024. Sur la condamnation de la Belgique pour sa gestion de la crise de l’accueil, voir État de droit en Belgique, rapport 2023, Ligue des droits humains, et en particulier l’article de CĂ©line Romainville, « L’État de droit en Belgique : l’urgence de revenir derriĂšre les lignes rouges Â», p. 5-8.

2

Voir Article 1er de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale du Haut commissariat aux droits de l’homme (HCDH). Parmi d’autres instruments juridiques, on peut mentionner l’article 27 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ainsi que les recommandations n°30 et n°35 du ComitĂ© pour l’élimination de la discrimination raciale.

4

En FWB, pensons notamment au dĂ©cret Éducation permanente (2003, rĂ©visĂ© en 2018) et au nouveau dĂ©cret Arts de la scĂšne (2022). D’autres vont plus loin en articulant ces rĂ©fĂ©rentiels Ă  une procĂ©dure ou mĂ©thodologie, comme le dĂ©cret relatif aux Centres culturels (2013) et le nouveau dĂ©cret sur le Patrimoine culturel immatĂ©riel (2023).

5

La dĂ©marche du 38 est analysĂ©e dans le cadre de la recherche participative menĂ©e avec des centres culturels par la Plateforme d’observation des droits culturels de Culture & DĂ©mocratie autour de l’effectivitĂ© des droits culturels.

6

Ateliers de recherche « Sens culturel des droits humaines Â», organisĂ©s par l’Observatoire de la DiversitĂ© et des Droits culturels de Fribourg et RĂ©seau Culture 21. Plus d’infos sur le blog de la Plateforme.

7

À ce sujet, lire notamment Thibault Galland, « Crise climatique et rituels de justice Â», in Journal de Culture & DĂ©mocratie n°57, 2023.

PDF
Journal 59
Accueil inconditionnel
Le rejet des exilé·es bafoue la démocratie

Pierre Hemptinne pour la rédaction

Politique de non-accueil en Belgique : hypocrisie politique, instrumentalisation du systĂšme judiciaire et dĂ©ni des droits fondamentaux

Nina Jacqmin et HélÚne Crokart, avocates au barreau de Bruxelles au sein du cabinet ARADIA

Déplacés, sans abri et politiquement actifs. Entretien avec 3 canapés

Shila Anaraki, doctorante en anthropologie sociale et culturelle (KU Leuven)
Traduit de l’anglais par HĂ©lĂšne Hiessler pour Culture & DĂ©mocratie

GĂ©opolitique de l’accueil inconditionnel Ă  travers six lieux, six entretiens

HélÚne Hiessler pour Culture & Démocratie

Avoir un toit, au moins

Entretien avec Bachir Ourdighi (La Petite Maison)

Expérimenter un autre partage des espaces

Entretien avec Rim Idmiloud (Rockin’Squat)

La Maison SĂ©same : « comme un phare dans la tempĂȘte Â»

Entretien avec Sylvie, Benoßt, Dana, Amélie (Maison Sésame)

🌐 ExpĂ©rience d’accueil dans un collectif anticapitaliste

Entretien avec une partie du cercle de travail Hébergement de ZonneKlopper

🌐 Un refuge en montagne

Entretien avec Jean Gaboriau (Refuges Solidaires)

🌐 La Trame, une expĂ©rience de solidaritĂ© citoyenne

Entretien avec Benjamin Stahl (La Trame)

🌐 Un rĂ©seau de maisons accueillantes

Laura Houis et Marianne Bonnet, réseau Toiles (Réseau des maisons accueillantes)

🌐 HospitalitĂ© contre hostilitĂ©

Entretien avec Ninon Mazeaud, artiste et militante

Faire du soin fĂ©ministe pour aspirer Ă  une inconditionnalitĂ© de l’accueil

Jo Millinship-Brisard, géographe féministe

Archiver pour pouvoir raconter, aujourd’hui et demain

Entretien avec Abdourahmane Dieng, archiviste et responsable technique et audiovisuel de la Voix des sans-papiers LiĂšge

🎧 Voix de combattantes sans papiers

Leslie Doumerx et Radio Panik, en collaboration avec Culture & Démocratie

L’ambivalence du « faire trace Â» dans les luttes des personnes sans papiers en Belgique

Entretien avec Youri Lou Vertongen, docteur en sciences politiques et sociales, UCLouvain Saint-Louis Bruxelles

« Ceux qui traversent la mer connaissent la terre Â»

Entretien avec Idriss Yousif Abdalla Abaker (A4)

🌐 La protection des personnes dĂ©placĂ©es par le changement climatique au dĂ©fi du droit international

Marine Denis, docteure en droit public (UniversitĂ© Sorbonne Paris Nord) et juge assesseur HCR Ă  la Cour Nationale du Droit d’Asile

Faire traces des vies ordinaires pour pluri-penser le monde

Jacinthe Mazzocchetti, anthropologue, LAAP, UCLouvain

🌐 Quand des chercheur·ses et artistes ravivent la langue hospitaliĂšre

Pierre Hemptinne, membre de Culture & Démocratie

🌐 L’accueil au prisme des droits culturels

Thibault Galland, Plateforme d’observation des droits culturels de Culture & DĂ©mocratie

🌐 Accueil inconditionnel dans la culture : entre idĂ©al et rĂ©alitĂ©
🌐 L’inconditionnalitĂ© transpartisane a ses vertus

Laurent d’Ursel, pour le Syndicat des I.M.M.E.N.S.E.S

Documentaires « Accueil inconditionnel Â»
Ateliers Par OĂč On Passe & Ninon Mazeaud

Maryline Le Corre pour Culture & Démocratie

Cultiver et démultiplier la démocratie

Luc Carton