Articles avec tag « hospitalité »
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Les enfants de l’Occupation du Bonheur
Evelyne Bienvenue
Une trentaine de femmes sans papiers vivent et s’organisent pour défendre leurs droits fondamentaux à l’Occupation du Bonheur à Bruxelles. Dans ce lieu autogéré, la vie quotidienne est aussi un acte de résistance. Au milieu de cette lutte, quatre enfants grandissent entouré·es de solidarité, de soin et d’amour collectif. Ici, chaque geste, chaque décision, porte la force d’une communauté qui fait de la précarité un espace de dignité partagée.
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🎧 Voix de combattantes sans papiers
Leslie Doumerx
Culture & Démocratie co-crée, soutient et co-produit avec Radio Panik des formats sonores à chaque sortie de publication. Le Journal de Culture & Démocratie n°59 s’interroge sur les pratiques d’accueil inconditionnel et les conditions de leur réalisation au départ de l’expérience de lieux d’accueil en marge des réseaux officiels. Il est essentiel que se constitue une mémoire de toutes ces personnes déshumanisées par les polices des frontières. Ces trois créations sonores sont des témoignages qui viennent compléter ceux du dossier.
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Déplacés, sans abri et politiquement actifs. Entretien avec 3 canapés
Shila Anaraki
Face au non-respect par l’État belge des normes minimales en matière d’accueil des exilé.es, différents collectifs se sont mobilisés, parmi lesquels Stop crise de l’accueil, qui a déployé différentes stratégies d’action politique. Shila Anaraki y a pris part en tant qu’activiste mais aussi que chercheuse pour le projet ReROOT (Horizon 2020).
Aujourd’hui membre de l’équipe d’ATLAS (Innoviris), projet de recherche qui entend dégager des pistes pour repenser la citoyenneté précaire d’un nombre grandissant de personnes à Bruxelles, elle a imaginé cet entretien fictif avec trois canapés achetés lors de la vente aux enchères de mobilier saisi au siège de Fedasil, un outil méthodologique insolite permettant d’analyser les différents répertoires d’action.
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Archiver pour pouvoir raconter, aujourd’hui et demain
Abdourahmane Dieng
On l’appelle Pap, mais son nom est Abdourahmane. Il est Sénégalais, arrivé au collectif la Voix des sans-papiers (VSP) à Liège en 2015. Caméraman de formation, il est aujourd’hui responsable technique et audiovisuel, archiviste et l’un des porte-paroles de VSP. Avec les moyens du bord, il pallie l’absence de couverture médiatique sur la réalité migratoire. Il filme, fabrique et collecte des traces des évènements et du quotidien du collectif. Avec ses bonheurs et ses drames. Cette mémoire documente aussi la faillite de l’État et sera indispensable quand il s’agira de réconcilier migration, démocratie et droits humains.
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Faire du soin féministe pour aspirer à une inconditionnalité de l’accueil
Jo Millinship-Brisard
La déshumanisation des exilé·es va de pair avec une prise en charge institutionnelle où s’exercent souvent plusieurs formes de violence : coloniale, genrée, sexiste… Femmes, hommes, LGBTI+, tout le monde est traité comme de la matière anonyme, indistincte. Un accueil digne de ce nom devrait être attentif aux différences et traduire ce soin dans la moindre de ses procédures, depuis l’écoute des histoires individuelles jusqu’à la mise en place d’infrastructures adaptées aux besoins spécifiques. Le care féministe indique la voie à suivre.
Des lieux alternatifs existent, laboratoires d’un tel accueil inconditionnel, citoyen, adapté à tou·tes.
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🌐 Hospitalité contre hostilité
Ninon Mazeaud
Qu’advient-il de l’art et de l’artiste, immergé·es dans la violence du front migratoire, au contact direct des personnes persécutées dans leurs trajets vers une vie meilleure ou fuyant l’horreur de zones génocidaires (Gaza) ? L’imaginaire artiste est mis à rude épreuve dans son projet d’une cartographie de l’accueil, représentation symbolique qui viendrait soutenir, donner du sens à l’hospitalité fragile, opposer la construction solidaire à l’hostilité destructrice. L’art devient pratique de partage, le dessin libère les vécus traumatiques, les rêves refoulés, révèle l’ampleur des dégâts intimes, organise des traces et une mémoire de l’actuel acharnement anti-migration tel que vécu dans la chair de ses victimes. Un travail de fourmi, fondamental, à contre-courant de l’épuisement militant que génère la propagande politique omniprésente de la haine, du rejet, de la peur. Témoignage lucide, sensible.
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🌐 L’inconditionnalité transpartisane a ses vertus
Laurent d’Ursel
Le Syndicat des immenses est un groupe d’action pour le droit au (vrai) logement. Est immense tout « individu dans une Merde Matérielle Énorme mais Non Sans Exigences. Sont ainsi mis de côté les stigmates dévalorisants, misérabilistes. Outre la revendication de leurs droits, le Syndicat produit un savoir singulier sur l’état de « merde matérielle énorme », une analyse sur le délire bureaucratique, une expertise et un langage non assujetti aux rhétoriques dominantes. Centrée sur la défense des immenses, la dynamique n’est pas hermétique et associe aux actions et réflexions, des personnes non immenses (escapé·es). Il s’y joue, petit à petit, une transversalité des luttes contre la précarité. Exercice démocratique qui explore les mécanismes de l’accueil inconditionnel, au sens large. Éclairage avec un texte singulier de Laurent d’Ursel.
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« Ceux qui traversent la mer connaissent la terre »
Idriss Yousif Abdalla Abaker
« Ceux qui traversent la mer connaissent la terre », peut-on lire sur la page d’accueil du site d’A4 : ce sont les mots d’Aminata Koita, une proche des fondateur·ices de l’association. Pour ce collectif, la reconnaissance des savoir- faire des exilé.es est centrale. Actif dans les domaines agricole et de l’artisanat, il entend, à sa manière, accueillir des personnes pour qui « trouver des espaces d’habitation et des emplois en accord avec leurs désirs, besoins et expériences de vie » est difficile voire impossible, tout en luttant contre « la déliquescence des appuis institutionnels au milieu paysan, la disparition des métiers agricoles et artisanaux, et la perte de terres par l’agrandissement des surfaces de l’agro- industrie et l’étalement urbain ». Ce que pratique A4, c’est un peu le « deuxième temps » de l’accueil, ce dont une personne a besoin au-delà du toit et de la table. Idriss, basé à l’antenne de Lannion en Bretagne, évoque ici les formes que prend pour A4 cet accueil inconditionnel qui s’appuie sur l’écoute et le soin.
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La Maison Sésame : « comme un phare dans la tempête »
Maison Sésame
Sylvie est engagée auprès des exilé·es depuis 1999 à travers son travail au sein d’Emmaüs et en lien avec de multiples associations. Elle a connu toutes les vagues d’arrivées de plus en plus nombreuses sur la côte d’Opale de réfugié·es en route pour l’Angleterre, et leurs déplacements d’un camp à l’autre, d’une « Jungle » à l’autre, au gré des constructions et démantèlements successifs. La maison de Herzeele devenue « Maison Sésame » est celle où elle a grandi. Avec son mari Benoît, médecin retraité, un·e coordinateur·ice et un réseau de bénévoles et de soutiens locaux, un collectif s’est construit qui y organise aujourd’hui l’accueil de personnes exilé·es le temps d’un répit, en attendant de traverser la Manche.
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🌐 Un réseau de maisons accueillantes
Laura Houis, Marianne Bonnet
Lorsque nous avons demandé à Sylvie, de la Maison Sésame à Herzeele, si l’équipe avait à cœur de transmettre leur expérience d’accueil, elle nous a parlé de l’important travail mené dans ce sens par Toiles, réseau de maisons accueillantes, un projet qui a justement germé au sein de la Maison de Herzeele, et qui avait été aussi mentionné par Benjamin Stahl de La Trame à Die. Depuis 2022, il fédère en France une trentaine de lieux d’accueil de personnes exilées du type de ceux qui nous ont intéressés dans ce dossier – des « expériences d’accueil en collectif […] bien différentes de l’hébergement citoyen, des squats ou des centres d’hébergement [officiels] ». Le réseau organise un partage de savoirs et de savoir-faire entre ces lieux, des retours d’expérience, des outils, qui sont aussi transmis à des projets « en cours ». Il œuvre donc à sa manière à la transmission et au « faire trace » de ces expériences singulières tendant à une inconditionnalité de l’accueil. Marianne Bonnet et Laura Houis reviennent pour nous sur la genèse du projet et ce qui l’anime aujourd’hui.
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🌐 Expérience d’accueil dans un collectif anticapitaliste
ZonneKlopper
Le ZonneKlopper (ZK) tel qu’il est aujourd’hui est né de deux dynamiques inter-collectifs parallèles, autour de l’hébergement d’urgence pour des personnes en situation de précarité et d’un projet d’occupation nanti-capitaliste autogéré qui s’appuie le plus possible sur l’horizontalité et l’entraide. Au sein de cette ancienne usine cohabitent la ZK House, dédiée à l’accueil de personnes à la rue, principalement des Éthiopiens de la communauté Oromo, une « zone hébergement » où habitent les personnes – aux profils variés – partie prenante du projet, et différents espaces partagés pour les activités du collectif ouvertes à tou·tes. Cette cohabitation de la ZK House avec le projet politique du ZK est indubitablement l’une des spécificités de ce lieu bruxellois. Confronté·es à de grandes différences au niveau des vécus, situations administratives, des références culturelles, des engagements politiques ou encore des projets de vie, les co-habitant·es composent avec leurs idéaux et leurs aspirations diverses, ils et elles font de leur mieux dans cette rencontre pour prendre soin de leurs relations, sans naïveté mais sans renoncer à ce qui leur tient à cœur. Pour évoquer les formes et les difficultés de l’accueil qui se pratique à la ZK House, nous avons rencontré une partie du « cercle de travail Hébergement » : Jean-Baptiste et Michele, d’abord, et plus tard Alice, puis Omar en coup de vent, et enfin Paul, arrivé en tout dernier pour leur réunion hebdomadaire. Aperçu dans leurs mots des questions qui traversent cette expérience singulière.
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🌐 La Trame, une expérience de solidarité citoyenne
Benjamin Stahl
« [La Trame] accueille des personnes pour lesquelles l’accès aux droits les plus élémentaires est entravé ou refusé : logement, activité, travail, santé. La Trame propose un espace ou les individus peuvent poser leur valise, et prendre le temps d’une reconstruction physique, mentale, sociale et citoyenne », peut-on lire dans la charte de l’association, constitué sur le modèle des Organismes d’Accueil Communautaire et d’Activité Solidaire (de même que les communautés Emmaüs). Elle a ouvert deux appartements à Die, dans les pré-Alpes, qui accueille 6 personnes, qu’elle accompagne et invite à prendre part à différents chantiers. Face à la fatigue militante et aux difficultés rencontrées pour pérenniser un projet ne reposant que sur le bénévolat, La Trame a fait le choix de « professionnaliser » l’accueil. Benjamin Stahl, lui-même employé par l’association, nous expliquait en janvier dernier la genèse et le fonctionnement du projet.
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🌐 Un refuge en montagne
Jean Gaboriau
Les Refuges Solidaires c’est avant tout un collectif de militantes et militants qui s’est formé en 2017 dans un contexte qui voyait affluer de nombreux exilé·es à la frontière franco-italienne, résolu·es à franchir les dangereux cols alpins au péril de leur vie. Ces mêmes années, les opérations de police se multiplient et tou·tes les militant·es qui viennent en aide à ces personnes dans leur traversée risquent une condamnation. Malgré tout, la solidarité citoyenne n’a pas faibli, pas plus que le nombre de passages d’exilé·es – au contraire. Les Refuges ce sont aujourd’hui deux lieux, les Terrasses solidaires, un ancien sanatorium de 80 places sur les hauteurs de Briançon, et le plus modeste Abri Janvier à Guillestre. Jean Gaboriau, administrateur de l’association à l’époque de cet entretien, parle des Terrasses comme d’un paquebot, et on comprend l’image en l’écoutant nous décrire le lieu avec ses centaines de bénévoles et son équipe salariée – des choix inévitables pour faire tenir le projet, explique-t-il. Malgré tout, les affluences sont telles en été que des accidents arrivent et le lieu a subi plusieurs fermetures. La dernière en date : le 14 juillet 2024 (4 mois après cet entretien), suite à un incendie qui n’a fait heureusement aucune victime. Ce sont les Terrasses solidaires que Ninon et Clac avaient choisi comme première étape de leur projet de cartographie, et c’est là que Ninon a réalisé la plupart des ateliers dont les traces illustrent ce dossier.
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Expérimenter un autre partage des espaces
Rim Idmiloud
Rim Idmiloud a une formation de travailleuse sociale. Cofondatrice du collectif Rockin’Squat, elle s’y occupe de l’accompagnement social et du lien avec l’extérieur (politiques, institutions, etc.) : « À Rockin’Squat chacun·e a un rôle en fonction de ses compétences et savoirs. » Depuis septembre, le collectif est installé à Woluwé-Saint-Pierre, mais au printemps, c’est dans le grand bâtiment qu’il occupait rue du Trône que nous avons rencontré Rim. Dans cet ancien home Orpéa, futur centre d’accueil Fedasil (!), le collectif a subi plusieurs tentatives d’expulsion musclées. Mais le collectif Rockin’Squat est bien organisé et ses soutiens sont nombreux. Rim nous parle ici de son histoire et de cette expérience singulière de vie en communauté.
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Avoir un toit, au moins
Bachir Ourdighi
Bachir Ourdighi vit en Belgique depuis 2007. Nous l’avions rencontré en 2019, avec l’artiste Ninon Mazeaud, et ce premier échange avait donné lieu à l’article « La Petite Maison : un lieu où habiter l’exil », dans un dossier sur les « camps » qui se questionnait déjà sur les pratiques d’accueil européennes. « Parce que [La Petite Maison] interroge notre rapport au logement, à la ville, à la démocratie, [elle] est exemplaire ! » y écrivait-on. Bachir regrettait pourtant à l’époque le manque de place depuis leur déménagement à Schaerbeek. Aujourd’hui installé en face des Abattoirs d’Anderlecht, rue Ropsy Chaudron, le lieu s’est encore rétréci mais le collectif tient bon. Bachir nous parle de la vie de la Maison, et de leur vision de l’accueil.
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De quel cordon sanitaire parle-t-on ?
Pierre Hemptinne
Suites aux dernières élections communales, et avec les succès remportés ici et là par l’extrême droite, les discussions un peu sidérantes pour les constitutions de majorité ont fait ressortir la question du « cordon sanitaire ». Nombreux sont les partis à jurer, « yeux dans les yeux », qu’il n’est pas question de le rompre, ce cordon. Et s’il y a localement un petit accroc, ça ne porte pas à conséquence au niveau national. Mais de quoi parle-t-on ? De cordon sanitaire ou de cache-misère ?
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Plus on est avec les fous, moins y en a
Mathieu Bietlot, philosophe
À l’ère de la démocratie participative, la prise en charge des personnes en difficulté psychique gagnerait à se collectiviser et ne plus être seulement déléguée à des spécialistes.
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La conspiration des enfants
Entretien avec Camille Louis
Dans La conspiration des enfants, premier livre de Camille Louis qui mélange différents registres d’écriture − enquêtes de terrain et fabulations, faits divers et fictions, dramaturgie et philosophie −, trois enfants se heurtent au capitalisme et son cortège de feux, de cendres et de barbelés qui recouvrent progressivement toutes les régions du monde.
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Penser collectivement les hospitalités #ParOùOnPasse
Ninon et Clara, artistes et habitantes de La Petite Maison
Cet automne, Ninon et Clara ont décidé de se lancer dans un voyage à la rencontre des lieux d’accueil alternatifs émaillant le parcours des personnes exilées et de leurs habitant·es, pour penser avec ces personnes d’autres formes d’accueil, et surtout faire trace.
Nous les suivrons dans ce projet, à travers des échanges, et puis en publiant leur carnet de route au fil de ce voyage dont elles nous expliquent ici la genèse et l’intention.
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Le gouvernement va-t-il laisser mourir les sans-papiers ?
Ces dix dernières années, les autorités ont multiplié les réformes restreignant les possibilités d’accès au séjour légal en Belgique. Elles ont ainsi généré et massifié la situation de non-droit dans laquelle plusieurs dizaines de milliers de personnes, rendues « sans papiers », se retrouvent piégées. Par un calcul électoraliste cynique, leurs vies sont mises en balance avec les conséquences politiques d’une décision qui permettrait pourtant de sortir de l’impasse.
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Privée, publique, cosmopolitique : trois leçons sur l’hospitalité
Michel Agier
Mon propos fera écho aux deux tables rondes précédentes, en particulier sur l’importance de la mobilisation autour du mot « hospitalité ». J’évoquerai trois dimensions de l’hospitalité : privée, publique et cosmopolitique. J’aimerais aussi, en conclusion, défendre le passage d’un devoir d’hospitalité – si souvent proclamé et beaucoup trop consensuel en apparence pour être vraiment efficace –, à un droit à l’hospitalité, voire un droit de l’hospitalité, selon les propositions d’Étienne Balibar ; et voir ce que ce passage de la faveur au droit pourrait changer parmi nous et pour les migrant·es. Ce droit réintroduirait les migrant·es eux·elles-mêmes dans la réflexion – alors qu’en parlant d’hospitalité nous parlons plutôt de nous-mêmes – et cela donnerait à l’hospitalité une dimension peut-être plus directement politique, posant finalement la question des nouveaux cadres de la citoyenneté, de ses cadres cosmopolitiques en particulier.
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Les migrant·es « chez soi »
Edgar Szoc
Le livre d’Isabelle Coutant s’intitule Les migrants en bas de chez soi. Le travail de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugié·es ce serait plutôt : « Les migrant·es chez soi ». C’est en cela que consiste essentiellement l’expérience d’hébergement à domicile qu’elle organise.
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Une architecture hospitalière, ça n’existe pas
Entretien avec Léopold Lambert
Léopold Lambert écrit sur « la politique des corps et des espaces ». Il opère une triangulation entre le monde de l’architecture et de l’urbanisme, celui des sciences sociales et celui du militantisme politique.
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L’insoutenable légèreté de l’autre
Mathieu Bietlot
« Il n’y a pas à cultiver une culture de l’hospitalité. Elle est la culture même, il n’y a pas de lien social sans un principe d’hospitalité. » Cette pensée de Jacques Derrida est au cœur de l’analyse de Mathieu Bietlot, publiée en 2013 dans le Journal de Culture & Démocratie. De manière dense et synthétique, l’auteur propose un éclairage philosophique sur cette notion d’hospitalité. Une démarche qui conserve toute sa pertinence dans un contexte où l’on oublie le caractère fondamental de l’accueil de l’autre.
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Quand les voix font le mur
Evelyne Dal
La Belgique compte sur son territoire cinq centres fermés pour étrangers : le Caricole, le 127bis, les centres de Merksplas, Bruges et Vottem. À cela s’ajoutent les maisons de retour, les centres ouverts, les zones de transit dans les différents aéroports etc., qui participent au contrôle des migrant(e)s et à leur enfermement. Getting the Voice Out est un site Internet qui entend faire sortir la voix de ces enfermé(e)s en relayant leurs témoignages sur leurs conditions d’enfermement et d’expulsion. Il témoigne aussi des résistances qu’ils et elles mènent dans ces prisons. À l’origine de cette initiative, Evelyne Dal nous a accueillis chez elle pour un entretien.
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Ce que j’ai vu n’a pas fini de vous rencontrer
Mathieu Bietlot
Un spectateur – éclairé et actif dans le domaine dont il est question – donne son point de vue, critique et enthousiaste, sur le spectacle du Nimis Groupe, Ceux que j’ai rencontrés ne m’ont peut-être pas vu. Il y insiste: ce travail, ce témoignage sont une contribution à un combat exemplaire.
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