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Dossier

Idéologies du « bien manger » et mépris de classe

Entretien avec Nora Bouazzouni, journaliste, traductrice et écrivaine

13-08-2024

Tout le monde est-il égal devant le « bien manger » ? Quand la gastronomie envahit les médias l’insécurité alimentaire touche de plus en plus de personnes (16 % à Bruxelles, 13 % en Wallonie). S’appuyant sur les food studies, Nora Bouazzouni, autrice de Mangez les riches, s’insurge contre les sentences morales : se nourrir correctement serait donné à tout le monde, à condition de le vouloir ! Elle analyse les ressorts de la précarité alimentaire, via les logiques de marché et la fabrication de la précarité économique ; elle éclaire les logiques de domination – genrées et coloniales – d’un « véritable système de pénurie organisée ». Un exercice critique qui devrait aider à solutionner les « violences alimentaires » qui minent notre société de la bonne chère !

Propos recueillis par Hélène Hiessler, coordinatrice à Culture & Démocratie.

Vous êtes notamment spécialiste des questions de genre et d’alimentation : d’où vient votre préoccupation pour les questions liées à l’alimentation en particulier ?
En France, médiatiquement, on parle moins d’alimentation que de gastronomie : restaurants, Top Chef, chefs étoilés, produits d’exception du « terroir »… C’est un vrai problème, car ce sont des choses qui concernent les personnes privilégié·es. Et quand on parle réellement d’alimentation, c’est plutôt de consommation, un terme qui englobe tout, y compris les produits d’hygiène, les cosmétiques, etc. J’ai donc été frappée de voir à quel point les food studiesn étaient un champ relativement mineur dans l’espace médiatique. Il y a une certaine France qui veut cultiver l’image du pays inventeur des restaurants [en Europe], de la gastronomie, du guide Michelin, une vitrine touristique du luxe, et pour laquelle parler d’alimentation sous un angle économique et surtout social est trop prosaïque, presque « vulgaire ». Ça nuit à l’image du pays de dire que plusieurs millions de personnes y dépendent de l’aide alimentaire, qu’un·e Français·e sur trois se prive d’un repas par jour, que la moitié des Français·es n’ont pas les moyens de manger quotidiennement des fruits et des légumes. On préfère inviter [le chef] Thierry Marx – par ailleurs président de l’UMIH, puissant syndicat patronal des métiers de l’hôtellerie et de la restauration – à la télé pour nous dire que bien manger, c’est facile et ça coute pas cher. Il y a donc l’alimentation d’un côté et la gastronomie de l’autre.
L’alimentation est un objet d’étude infini, qui croise de nombreux enjeux : genre, classe sociale, race, économie, sexe, arts, pop culture… Dans Mangez les richesn, j’ai voulu décortiquer le système alimentaire, en montrant notamment comment des millions de gens n’ont pas le choix de ce qu’ils mangent, ou à quel point nos choix sont orientés par un nombre de facteurs considérable dont on n’a pas forcément conscience. Les food studies se développent mais il y a encore peu de ressources accessibles au grand public. Pour ma part, en tant que journaliste, j’essaie de proposer des bouquins qui soient comme des boites à outils : j’y rassemble un maximum de données, de recherches, de concepts, de réflexions pour que les lecteur·ices puissent ensuite aller plus loin s’ils et elles le veulent. Plus on sera nombreuses et nombreux
à écrire sur ce sujet, plus on pourra pointer les responsabilités et les pistes de solutions.

Dans Mangez les riches, en partant de l’exemple de la France, vous montrez en effet que tout cela relève d’un système alimentaire mondialisé, mais aussi que l’alimentation constitue un autre théâtre des rapports de domination qui traversent nos sociétés. Le bon gout est-il une affaire de portefeuille ?
J’ai écrit ce livre pendant la période inflationniste [2022-2023] et j’ai donc commencé par là. Je voulais expliquer comment les prix sont structurés, qui sont les acteurs du système alimentaire, à qui profite l’inflation, etc., lever le rideau sur ce qu’on nous cache sciemment pour nous culpabiliser et se dédouaner, montrer que tout ça c’est un Jenga® [un jeu d’adresse consistant à construire une tour en briques, dont on doit, sans la faire tomber, retirer des pièces à tour de rôle pour les replacer au sommet]. J’aime bien l’image du Jenga®, qui montre bien que c’est un édifice fait de nombreuses petites briques. Le système tient grâce à elles, et en général il ne suffit pas d’en enlever une seule pour que la tour s’effondre. Le système alimentaire ce n’est pas que la finance ou la spéculation, ce sont aussi des politiques agricoles inefficaces, de puissants oligopoles, l’appropriation des terres ou l’expropriation d’habitant·es : tout est interconnecté.
L’aspect sociologique est l’une des briques. Le discours du « bien manger, ça coute pas cher » est le produit d’idéologies libérales, capitalistes et individualistes culpabilisantes, d’idéologies politiques anti-pauvres, de politiques du toujours plus d’argent pour une petite poignée de gens. La santé en est une autre, qui fait partie des couts cachés de ce système tentaculaire. Et de tout ça on ne parle presque jamais.
Je cite souvent l’exemple du traitement de la période inflationniste sur les plateaux télé en France, aussi bien sur les chaines publiques que privées. Pour parler d’inflation on appelait la grande distribution : les patrons de Super U, Carrefour, Leclerc venaient en plateau et on les laissait dérouler leur argumentaire populiste qui disait « Nous on est là pour votre pouvoir d’achat, on se bat contre les méchants industriels qui augmentent leurs prix », sans que jamais personne ne les contredise, journaliste ou autre invité·e porteur·se d’un contre-discours. Seulement récemment, la directrice générale de l’ONG foodwatch Karine Jacquemart a été finalement invitée dans un débat sur France 2 aux côtés notamment de Bruno Le Maire [alors ministre français de l’Économie], et de représentants de la grande distribution et de l’agro-alimentaire qui se renvoyaient la patate chaude les uns aux autres. Enfin, on a pu l’entendre les mettre face à leurs responsabilités en leur parlant de leurs marges et en rappelant que ce sont eux qui fixent les prix.

Le discours du « bien manger, ça coute pas cher » est le produit d’idéologies libérales, capitalistes et individualistes culpabilisantes, d’idéologies politiques anti-pauvres, de politiques du toujours plus d’argent pour une petite poignée de gens.

Qui sont les acteurs et actrices les moins visibles du système alimentaire ?
Les agriculteur·ices, pour commencer : on les a vu·es récemment parce qu’il y a eu des mouvements de protestation. Mais en France en temps normal on les voit trois fois par an : au salon de l’agriculture, dans « L’amour est dans le prén » − un programme de dating au passage très problématique en termes de mépris de classe −, où très peu racontent la difficulté de leur métier parce que c’est une émission feel-good, ou quand il·elles sont en colère, qu’il·elles montent à Paris avec les tracteurs déverser du lisier.
Mais on ne leur donne quasiment pas la parole. Quand c’est le cas, on n’entend presque jamais la Confédération paysanne [syndicat minoritaire classé à gauche], qui est traitée avec mépris et condescendance, et presque toujours la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), le syndicat majoritaire au discours néolibéral qui a l’oreille des puissants. Il faut lire à ce sujet Silence dans les champs de Nicolas Legendre, qui vient de recevoir le prix Albert Londres.

Parmi les acteur.ices les moins visibles il y a aussi les traders, les lobbies,…
En effet, il y a différents niveaux dans le système. Certains sont très visibles comme la FNSEA et la grande distribution. Mais quand le Fonds monétaire international (FMI) et d’autres institutions sortent des rapports expliquant que l’inflation est largement due au comportement de marge des entreprises, pourquoi ça ne fait pas l’ouverture de tous les journaux télévisés ? Pourquoi n’a-t-on pas de véritables débats télévisés sur ce sujet ? Parce qu’on veut soigner la grande distribution, comme on veut soigner la FNSEA et pas les agriculteur.ices. La PAC est une autre brique du système alimentaire. Il faut savoir que la Cour des comptes, pas spécialement connue pour être à gauche, affirme qu’elle est inefficace, qu’elle favorise celles et ceux qui ont déjà le plus d’argentn, le plus de rentrées fiscales et qui utilisent le plus de produits phytosanitaires.
Le système alimentaire est mondialisé, mais il est surtout financiarisé. On considère aujourd’hui les denrées alimentaires comme on considère le pétrole : comme des choses dématérialisées qui ont une valeur marchande. En conséquence, on oublie ce qu’elles représentent pour les populations. Le blé ou le riz, par exemple, cotés en bourse, ne sont pas que des valeurs sur un marché, ce sont les aliments de base d’une immense partie de la population mondialen.

L’insécurité alimentairen est-elle avant tout liée à la précarité économique ?
Bien manger, ce n’est pas qu’une question d’argent. L’insécurité alimentaire se manifeste sous plusieurs formes. Elle peut être l’absence de choix : une personne n’a pas les moyens ou la possibilité, parce qu’elle n’a pas assez d’argent, parce que les lieux [où acheter de la nourriture] ne sont pas suffisamment accessibles ou qu’il n’y en a pas. Aux États-Unis par exemple, il y a beaucoup de « déserts alimentaires », des zones où il faut parcourir de nombreux kilomètres pour pouvoir faire des courses dignes de ce nom, pour acheter des fruits et légumes, alors que tout autour il y a de la fast food. Le manque de transports en commun est un autre obstacle à une sécurité alimentaire.
L’insécurité alimentaire, c’est aussi ne pas savoir si on va trouver à manger. Il existe des famines organisées, appelées « man-made famines », notamment en temps de guerre, via des blocus ou des embargos, pour faire pression sur la population et donc sur le gouvernement en place. La famine à Gaza, par exemple, est organisée par l’État d’Israël qui bloque les livraisons de colis alimentaires ou tire à vue sur les civils rassemblé·es pour les distributions de denrées. L’Holodomor, cette famine provoquée contre le peuple ukrainien par l’Union soviétique en 1933, a été reconnue comme un crime contre l’humanité par le Parlement européen en 2008 – qui l’a même qualifiée de génocide en 2022.

Le colonialisme passe systématiquement par l’exploitation et l’appropriation par l’expropriation et le pillage, qui reposent sur et sont justifiés par l’idée que certains territoires seraient à la disposition des États riches et puissants, comme des sortes de greniers, de réserves où l’on peut venir piocher comme bon nous semble.

L’insécurité alimentaire découle aussi de la gestion des ressources environnementales – par exemple quand on décide d’exproprier des gens qui vivaient de la culture de leurs terres pour installer une usine ou vendre le terrain à une multinationale, ou que l’on détourne des ressources en eau pour servir à tel ou tel nouvel aménagement. Elle se présente sous différentes formes selon les pays, mais en tout cas, il y a aujourd’hui un véritable système de pénurie organisée.

Organisée par les acteur.ices les moins visibles de ce système alimentaire ?
Pas forcément : l’État est très visible par exemple. Organiser une précarité, comme le fait l’État français aujourd’hui en appauvrissant les gens (en conditionnant le RSA [revenu de solidarité active, aide sociale permettant à ses bénéficiaires d’avoir un revenu minimal] à des jours de travail obligatoires, en baissant les aides sociales, en diminuant le nombre de jours et le montant du chômage, etc.), entraine aussi l’insécurité alimentaire : la précarité alimentaire découle de la précarité tout court. L’anthropologue Bénédicte Bonzi a créé le concept de « violences alimentaires » et il n’y a pas de violences sans auteurn. Avec l’aide alimentaire, qui fait un peu tampon, la France se croit à l’abri des émeutes alimentaires qu’on a vues dans beaucoup de pays dans les années 2000, mais je crois au contraire qu’on en est très près.
L’inflation ajoutée à la politique pauvrophobe, prolophobe du gouvernement Macron (et d’autres avant lui mais exacerbée pendant ses mandats), nous approche du point de rupture.

Comment la question de l’insécurité alimentaire rejoint-elle celles des dominations de genre et de race ?
Il y a cette phrase de Nicole Darmon, directrice de recherche à l’INRAE, spécialiste des inégalités sociales en matière d’alimentation, dans le livre Je mange pour le futurn : « Tant que ce seront les femmes qui, majoritairement, s’occuperont de faire à manger dans le foyer, toute injonction à manger maison sera une injonction sexiste. » Ça résume très bien. Toutes les campagnes de prévention, toutes les injonctions « Mangez, bougez », « Mangez 5 fruits et légumes par jour », « Mangez maison », « Pas de produits transformés », faites comme ci faites comme ça, sont des injonctions culpabilisantes qui touchent en premier lieu les femmes puisque ce sont elles qui, dans plus de 85 % des ménages hétérosexuels en France (et dans les familles monoparentales où elles sont le plus largement représentées), préparent la nourriture du quotidien. Ce sont elles qui sont perçues comme responsables de la santé de leur famille.
Ça se passe aussi au niveau du système agricole : les femmes sont les travailleuses précaires de l’agriculture. Dans certains pays des Suds elles constituent la moitié de la main-d’œuvre mais seule une minorité sont propriétaires terriennes. Les banques rechignent à prêter de l’argent aux femmes, elles ont accès à moins d’intrants ou de machines et sont moins scolarisées que les hommes. Elles sont aussi plus souvent saisonnières que les hommes, plus exposées aux risques environnementaux en cas de catastrophe, parce qu’elles travaillent beaucoup plus dans les campagnes où elles sont moins protégées. Elles doivent parcourir des distances de plus en plus grandes pour aller chercher du bois ou de l’eau à cause du changement climatique, ne sont pas rémunérées pour les tâches indispensables qu’elles exécutent pendant ou après les récoltes, notamment en terme de préparation et de conservation des aliments, etc.

Dans votre livre vous évoquez aussi les rapports coloniaux : comment se jouent-ils dans le système alimentaire mondial ?
Au départ il y a une politique/philosophie occidentale utilitariste et extractiviste qui part du principe que toute terre, tout fleuve, tout animal, toute plante est une ressource et doit « servir à quelque chose », c’est-à-dire générer du profit. Le colonialisme passe systématiquement par l’exploitation et l’appropriation par l’expropriation et le pillage, qui reposent sur et sont justifiés par l’idée que certains territoires seraient à la disposition des États riches et puissants, comme des sortes de greniers, de réserves où l’on peut venir piocher comme bon nous semble. Par exemple quand des multinationales sud-coréennes viennent planter du riz à Madagascar, un des pays les plus pauvres du monde, et qu’ensuite quasiment toute la production repart en Corée du Sud. Tous les pays qui ont l’argent et le pouvoir pratiquent cette forme de colonisation, souvent avec la complicité des gouvernements en place qui ne redistribuent pas les richesses.
[L’écrivaine et militante écoféministe indienne] Vandana Shiva parle aussi d’une forme de néocolonialisme pour désigner la biopiraterie, soit le fait de s’approprier de manière agressive et illégitime des savoirs ancestraux autochtones, des espèces endémiques ou des ressources cruciales pour l’économie d’un pays. Je donne dans mon livre l’exemple de l’entreprise RiceTec, basée au Texas mais propriété de la famille royale du Lichtenstein, qui, dans les années 1990, a tenté de breveter du riz basmati indien au prétexte de la souveraineté alimentaire. L’Inde, qui se fait piller depuis des années par les États occidentaux, a obtenu gain de cause au bout de plusieurs années et fait annuler le brevet, et a désormais des organisations pour lutter contre la biopiraterie mais de nombreux pays n’ont pas les moyens de se défendre.

 


📻 👂 Un résumé de l’article de Nora Bouazzouni par Basile Godts, étudiant en master 1 de journalisme à l’ULB réalisé dans le cadre de la Matinale du lundi 25/11/24 sur Radio Campus, est à écouter par ici !

1

NDLR : un pan des cultural studies qui a trait à l’alimentation.

2

Nora Bouazzouni, Mangez les riches. La lutte des classes par l’assiette, Nouriturfu, 2023.

3

NDLR : Émission de télé-réalité française « permettant à des agriculteurs àla recherche d’un conjoint, de faire la rencontre de téléspectateurscélibataires ». Source : Wikipédia.

4

NDLR : Par exemple, avant le Brexit, la couronne d’Angleterre touchait des centaines de milliers d’euros de subvention grâce à la PAC. [Voir Mangez les riches, p. 37.]

5

Lire à ce sujet l’article « Le pain nourricier » de ce Journal.

6

Existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, la possibilité physique, sociale et économique de se procurer une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins et préférences alimentaires pour mener une vie saine et active.

7

Bénédicte Bonzi, La France qui a faim, Seuil, 2023.

8

Manon Dugré, Clémence Gouy, Benjamin Hoguet, Aurélie Zunino, Je mange pour le futur, Ulmer, 2024.

PDF
Journal 58
Nourrir | Se nourrir
Pour un système alimentaire durable et démocratique

Pierre Hemptinne pour la rédaction

Le pain nourricier

Lou Chaussebourg, doctorante en agroécologie au Laboratoire d’Économie et Développement Rural à Gembloux Agro-Bio Tech, ULiège
Noémie Maughan, bio-ingénieure et chercheuse au Laboratoire d’Agroécologie de l’ULB

Les pieds nus dans le plat

Valérie Vanhoutvinck, artiste, autrice, cinéaste, meneuse d’ateliers d’écriture multiformes et d’interventions artistiques In Situ. Écrivaine publique, formatrice à l’écoute active et à la création participative. Membre du réseau Art et Prison et de Culture & Démocratie.

Refonder notre système alimentaire : les voies d’une bifurcation vers la soutenabilité

Julien Fosse, docteur vétérinaire et docteur en biologie, inspecteur en chef de santé publique vétérinaire, ancien auditeur du Cycle des hautes études européennes de l’École nationale d’administration (ENA), chargé d’enseignements en géopolitique de l’environnement à l’Université Paris 1 et au Centre de formation sur l’environnement et la société (CERES)

Valoriser le métier d’agriculteur·ice en Wallonie et permettre la transition

Entretien avec Timothée Petel, chargé de mission Politique & Groupements de producteurs à la FUGEA

L’assiette et le local. Une alimentation soucieuse de la biodiversité et de la santé publique est possible, à grande échelle

Pierre Hemptinne, écrivain et membre de Culture & Démocratie

Le maraichage biologique sur petite surface : entre dévalorisation économique et symbolique

Nicolas Loodts, doctorant en anthropologie, Laboratoire d’anthropologie prospective, UCLouvain

L’agriculture urbaine : une autre vision de la ville

Entretien avec Léna De Brabandere et Francisco Dávila, chercheur·es au Laboratoire d’Agroécologie de l’ULB sur le projet L[ag]UM (FEDER).

Idéologies du « bien manger » et mépris de classe

Entretien avec Nora Bouazzouni, journaliste, traductrice et écrivaine

Pour une approche systémique de l’alimentation

Entretien avec Line Nguyen, animatrice et formatrice à Rencontre des Continents asbl

Le projet de sécurité sociale de l’alimentation : le gout de l’avenir

Inès Barfleur, FIAN Belgium

Démocratie alimentaire et droit à l’alimentation

Thibault Galland, chargé de recherche à Culture & Démocratie

Alimentation et manque de ressources financières : le bât blesse. Récit d’un atelier sur les colis alimentaires

Rémi Pons en discussion avec Hugo Fortunato, Étienne Vincke et Enzo Fati

Protection des consommateur·ices et sécurité alimentaire

Awilo Ochieng Pernet, licenciée en droit, Master of science (MSc), certificat d’université en nutrition humaine, présidente de la Commission FAO/OMS du Codex Alimentarius (2014-2017)

Brigades d’actions paysannes

Entretien avec Damien Charles, chargé de mobilisation chez Quinoa asbl, Brigades d’observation au Chiapas et Brigades d’actions paysannes

Quels soulèvements démocratiques ?

Pierre Hemptinne, écrivain et membre de Culture & Démocratie

Zone sensible : nature/culture/nourriture

Entretien avec Lucas Vachez, chargé de développement au parti poétique et coordinateur des activités de Zone Sensible

Pour une maison de la souveraineté alimentaire : la Ferme du Chaudron

Entretien avec Clara Dinéty, coordinatrice de l’asbl Ferme du Chaudron et Louise Martin Loustalot, coordinatrice et co-fondatrice des Gastrosophes.

Genèse du productivisme : la croissance sans limite

Thibault Scohier, critique culturel, rédacteur chez Surimpressions et membre de Culture & Démocratie.

La croisée des chemins : fin ou faim démocratique ?

Isabelle Ferreras, professeure à l’Université de Louvain, maitre de recherches du FNRS, membre de l’Académie royale de Belgique, senior research associate, Labor and Worklife Program, Harvard University

Émilie Gaid

Marcelline Chauveau, chargée de communication et de diffusion à Culture & Démocratie