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Dossier

Le maraichage biologique sur petite surface : entre dévalorisation économique et symbolique

Nicolas Loodts, doctorant en anthropologie, Laboratoire d’anthropologie prospective, UCLouvain

12-08-2024

Le bio, c’est trop cher ! C’est un constat récurrent. Mais c’est quoi un prix juste ? Qu’est-ce qui le conditionne ? Réponse avec un anthropologue étudiant une coopérative de maraichage bio. Les raisons systémiques qui fragilisent l’accès aux produits de l’agroécologie, respectueuse de la biodiversité, sont à replacer dans une histoire de l’industrialisation au service d’une alimentation de bas cout, dévalorisant au passage les métiers de la terre, mécanisés. Cette immersion dans la ferme du Héron clarifie les freins à l’émergence d’un nouveau modèle agricole. Elle nous fait découvrir aussi l’inventivité et le militantisme pour que s’enracine une alternative, un marché parallèle écoresponsable, accessible à tou·tes, démocratique. Des éléments d’espoir, fragiles.

La ferme du Héron est une ferme coopérative située en région wallonne dont les maraicher·es-coopérateur·ices cultivent ensemble une terre d’un hectare et demi selon les principes de l’agroécologie et de la réglementation bio. Cette ferme, dont le nom a été anonymisé, a constitué une grande part de mon terrain de recherche doctorale en anthropologie sur le maraichage biologique. Lorsque vous quittez la route bétonnée et vous engagez sur le chemin caillouteux qui mène à la ferme, vous apercevrez rapidement les premiers jardins et serres qui composent cette ferme maraichère. En été, vous serez frappé·e par le foisonnement de vie sur ce champ, entre les multiples cultures qui y sont développées et les bandes fleuries qui ne manquent pas d’accueillir leur lot d’insectes. À ce foisonnement de vie répond un foisonnement d’activités humaines. Au cœur de la saison de production, les tâches sont nombreuses et les maraicher·es travaillent à un rythme soutenu, entre le soin aux différentes cultures (désherbage, travail du sol, tuteurage…), les récoltes et la commercialisation des légumes par divers canaux en circuit court.
Il n’est pas rare qu’un·e maraicher·e preste une cinquantaine d’heures de travail par semaine durant l’été.

Mais le projet de cette ferme coopérative va bien plus loin que la production nourricière en circuit court. D’une part, un soin particulier est accordé à la biodiversité sur le champ. Outre la plantation de bandes fleuries, les maraicher·es tendent à minimiser le travail du sol afin de ne pas perturber la vie de celui-ci. D’autre part, les maraicher·es-coopérateur·ices ont placé la décision collective au cœur de leur projet.
Les décisions de gestion de la coopérative y sont prises selon une approche sociocratique dans laquelle les solutions développées doivent rencontrer l’approbation de tou·tes. Le fonctionnement en coopérative permet également une flexibilité dans la gestion du temps, permettant par exemple aux différents membres de prendre chacun·e deux semaines de congés au cœur de l’été quand les besoins en main-d’œuvre sont les plus importants.
Alors que ce projet rencontre bon nombre de préoccupations sociétales contemporaines et malgré une grande efficacité dans les pratiques culturales, cette ferme coopérative doit se battre pour assurer sa pérennité. La structure peine à fixer ses membres et le nombre de maraicher·es oscille entre deux et six depuis sa création en 2016. L’actualité récente, avec les manifestations des agriculteur·ices, ne cesse de nous rappeler à quel point le monde agricole est en crise et peine à s’assurer une juste rémunération. Même dans le circuit court et les agricultures dites alternatives, la rémunération des agriculteur·ices reste problématique, ce qui questionne les conditions d’émergence de nouveaux modèles agricoles. Pour avoir davantage de rentrées financières, la ferme du Héron est obligée d’avoir recours à des pratiques d’achat-revente. Sur ses marchés, la coopérative va non seulement commercialiser ses propres produits, mais également les fruits et légumes de partenaires commerciaux, produits ailleurs. Au-delà de la ferme du Héron, j’ai étendu mon terrain de recherche à une vingtaine de maraicher·es en agriculture biologique et circuit court situé·es en Wallonie. J’ai pu y constater, à l’instar d’autres recherches, que cette pratique d’achat-revente était particulièrement répandue et constituait un pilier de la viabilité économique des fermes maraichères. Peu importe le modèle, qu’il s’agisse d’un indépendant unique ou d’une ferme constituée en société, le degré de mécanisation (avec ou sans tracteur) ou la surface exploitée (entre un et une vingtaine d’hectares), le constat partagé est que la production propre ne paie pas et ne suffit pas à assurer la pérennité d’une ferme maraichère. Pourquoi le prix que les consommateur·ices estiment juste quand il·elles font leurs courses en circuit court ne permet-il pas de réellement vivre de sa production? Dans ce texte, j’aimerais proposer une double interprétation de ce constat. Je commencerai par mettre en évidence une connexion de la production alternative à la production conventionnelle par le mécanisme de fixation des prix. Au-delà de ce constat, j’interrogerai ce que signifie symboliquement cette dévalorisation des métiers de production nourricière.

Le Marché et les marchés
Quand Max, un maraicher de la ferme du Héron, fixe les prix de vente de ses produits en prévision des marchés hebdomadaires, il va appliquer une marge au prix des légumes achetés chez un grossiste bio ou auprès d’une coopérative partenaire.

Max : « Si tu veux […] dans notre environnement commercial, les marges qui sont appliquées sur des produits comme les nôtres varient entre 1.5 et 2, grosso modo dans la région dans laquelle on se trouve. Et donc […] on a choisi d’appliquer ces marges-là. On a choisi d’appliquer la marge de 1.8 sur les produits [du grossiste] et une marge de 1.6 sur les produits de [la coopérative partenaire]. Moi j’estime qu’en dessous de 1.6, c’est trop risqué. Disons que cette marge-là […] sert à couvrir tous les frais qui sont liés à l’activité de commercialisation.
Donc le temps qu’il faut pour faire les commandes, le temps qu’il faut pour faire les prix, toute la gestion administrative et comptable et surtout le risque qu’on prend de ne pas vendren

Cette approche est également utilisée pour les produits propres de la ferme du Héron. Autrement dit, les prix des légumes produits au sein de la ferme vont être calqués sur les prix pratiqués par le grossiste bio dont les légumes, malgré leur certification en agriculture biologique, sont produits dans des conditions très différentes (grande surface, pas de respect des principes agroécologiques…). Comme l’explique Max, la marge ne peut pas être trop basse, car elle permet de couvrir les risques liés à la pratique d’achat-revente. Mais elle est plafonnée par les concurrent·es présent·es dans l’environnement commercial de la ferme comme les revendeur·ses de légumes bio sur le marché, les magasins bio ou les magasins à la ferme situés dans le voisinage. Louis, maraicher dans le Brabant wallon sur moyenne surface (9 hectaresn), commercialisant ses fruits et légumes en Région bruxelloise va dans le même sens.

Louis : « Je suis dépendant des prix du marché. […] On n’est pas tout seul sur le marché et donc je me vois mal pratiquer un prix qui serait cinquante pour cent plus élevé que les gens qui font les marchés à Bruxelles. Et puis bah je pense d’une part qu’on perdrait des clients, que les gens iraient simplement ailleurs. Et puis on perdrait tout un public aussi quoi. C’est compliqué, hein. Parce qu’à titre individuel, je ne vois pas comment je peux faire quelque chose au niveau des prix. Et je pense qu’en fait le problème est situé tout à fait en amont de ça, c’est qu’il y a une volonté politique depuis des années et des années, de réduire dans le budget des ménages la part consacrée à l’alimentation. C’est une volonté politique, ça.
[…] Nous, on n’a aucune prise là-dessus. À partir du moment où les gens auraient aujourd’hui encore 50 % de leur budget consacré à l’alimentation, la question se poserait complètement différemment que maintenant qu’ils n’ont même plus 10 % à y consacrern. »

Maraichères et maraichers bio sont donc connecté·es par les prix à des fermes, certes biologiques, mais qui ne répondent pas nécessairement aux mêmes contraintes en termes de mécanisation, de cout du travail, de financement par la PAC ou de climat, sans parler de respect de principes agroécologiques comme l’attention à la biodiversité.

Maraichers et maraichères disposent donc d’une liberté très relative pour fixer leur prix. Ils et elles sont tenu·es par un environnement économique – le Marché – où la « cheapisation », pour reprendre le terme de Jason Moore et Raj Patel, règne en maitren. Selon l’approche de ces auteurs, le capitalisme et son expansion, depuis ses premières heures et la colonisation des Amériques, reposent sur la mise à disponibilité à bas prix de différentes ressources, dont la nourriture. Au-delà de cette interprétation située dans le temps long, il est clair que la mise en place de la politique agricole commune en Europe (PAC) s’est construite pour garantir un « approvisionnement stable en denrées alimentaires à un prix abordablen ». Maraichères et maraichers bio sont donc connecté·es par les prix à des fermes, certes biologiques, mais qui ne répondent pas nécessairement aux mêmes contraintes en termes de mécanisation, de cout du travail, de financement par la PAC ou de climat, sans parler de respect de principes agroécologiques comme l’attention à la biodiversité. Il suffit pour s’en rendre compte de penser aux courgettes ou tomates bio en provenance d’Espagne, dont la vaste étendue de serres produit des tomates toute l’année dans des conditions environnementales problématiques, ou simplement aux carottes, produites sur de grandes surfaces qui bénéficient de ce fait de davantage de financements européens. La pression sur les prix est importante et implique de fortes exigences de productivité sur le terrain.

Louis : « Tu vois, la pression sur les prix est tellement grande que cette efficacité est obligatoire et t’es obligé tout le temps de revenir avec ça avec les gens avec qui tu travailles… Ouais il y’a un aspect pas sympa par rapport à ça. Donc si nous on voulait simplement, je vais dire, être à l’aise de pouvoir travailler, sans devoir tout le temps se mettre la pression, en pouvant profiter du travail qu’on fait. Beh pour bien faire, faudrait que les prix des légumes soient multipliés par 1,5. n»

Une dévaluation symbolique des métiers de la terre
Mais ce constat d’un environnement économique qui ne favorise pas l’émergence d’une production nourricière plus artisanale est accompagné à mon sens d’une dévaluation symbolique des métiers de la terre. Dans son livre Bullshit jobs, l’anthropologue David Graeber estime que plus un métier fait sens sociétalement, moins il sera économiquement valorisén. Plusieurs explications sont à aller chercher chez Graeber. D’une part, l’idée qui se popularise à partir du début du XXe siècle que la véritable valeur n’est pas créée par le travail, comme on le pensait, mais par le capital. Cette attaque, pour Graeber, va s’appuyer sur une dévalorisation générale du travail de production. Les ouvrier·es, autrefois vus comme les héritier·es d’une tradition fondée sur un corpus de connaissances, deviennent des extensions des machines. Une telle disqualification a évidemment eu lieu également dans le monde agricole et paysan à partir de la Première, mais surtout de la Deuxième Guerre mondiale. Comme nous le rappellent les sociologues Pierre Bitoun et Yves Dupont au sujet de l’intensification de l’agriculture après la Deuxième Guerre mondiale :
« Le mot paysan, par lequel l’écrasante majorité d’entre eux continuait à se qualifier, devint alors, bien davantage encore que par le passé, synonyme de “plouc”, “péquenaud”, “cul-terreux”, “bouseux”, au fur et à mesure qu’ils furent sommés de se transformer en agriculteursn

Encore aujourd’hui, malgré les appels au changement et la nécessité de revoir nos modes de production, avoir les mains dans la terre n’est pas valorisé dans notre société.

Peu importe la richesse et la diversité des pratiques, la dévalorisation du travail manuel a été large et sans nuance. En dévalorisant la production vue comme une simple manière de produire pouvant être réalisée par des machines, on a dévalorisé de la même manière toutes les autres dimensions du travail ouvrier et manuel au sens large, lui déniant toute intelligence. Enfin, Graeber estime que nous portons en Occident l’idée des stoïciens de l’Antiquité selon laquelle « toutes les vertus portent leur récompense en elles-mêmesn » et qu’un métier qui fait sens est par essence valorisant pour la personne qui le pratique et ne doit donc pas être trop rémunéré. Le maraichage biologique se situe totalement à l’intersection de ces deux visions du travail. Doté d’un capital social très haut, vu comme le métier qui fait sens par excellence, il est particulièrement dévalorisé économiquement. Il combine les deux biais, le fait d’être énormément porteur de sens et le fait d’être assimilé à un travail productif, dénoué d’intelligence, après une centaine d’années de dénigrement de l’activité agricole.
Les financements de la PAC prolongent cette disqualification symbolique en établissant une classification des agriculteur·ices, influençant la conception de ce qu’est le bon agriculteur, le « good farmer » pour reprendre un concept de la sociologie ruralen. Plus une entreprise agricole est mécanisée et sur grande surface, plus elle sera récompensée. Au plus elle sera modeste et peu mécanisée, paysanne pour reprendre un terme revendiqué sur le terrain, au moins elle sera rémunérée.
Symboliquement, les maraicher·es sur petite surface s’insèrent dans une place laissée vide par les paysanneries passées et souffrent des mêmes disqualifications. Encore aujourd’hui, malgré les appels au changement et la nécessité de revoir nos modes de production, avoir les mains dans la terre n’est pas valorisé dans notre société. Les pistes sont multiples pour favoriser l’émergence d’agricultures alternatives. Premièrement, il s’agit par exemple de permettre un financement de la PAC qui ne repose plus sur la surface cultivée comme critère majoritaire, mais sur le nombre d’emplois générés par la production agricole ou sur les modes de commercialisation. Deuxièmement, il faut redonner une place de choix à l’alimentation afin que celle-ci ne soit plus une variable d’ajustement dans le budget des ménages. Ce chantier est particulièrement vaste à cette époque où la précarité ne cesse de croitre. Enfin, au-delà du seul domaine agricole, une meilleure reconnaissance du maraichage biologique s’inscrit dans une revalorisation plus large des métiers manuels et des métiers du care, tous ces métiers « essentiels » durant la pandémie de Covid-19 mais qui tendent à nouveau à disparaitre de notre attention alors qu’ils sont pourtant fondamentaux. Quelles que soient les pistes, l’émergence d’une agriculture plus respectueuse du vivant et en phase avec les défis environnementaux et sociétaux ne pourra s’épanouir qu’à travers une revalorisation du métier d’agriculteur·ice, à la fois économique et symbolique.

1

Interview du 02/08/2019.

2

Il s’agit de « moyenne surface » en maraichage mais cela reste une petite surface par rapport à à la taille moyenne des exploitations agricoles wallonnes qui est de l’ordre de 58 hectares : (etat-agriculture.wallonie.be)

3

Interview du 16/02/2022.

4

Jason W. Moore, Raj Patel, Comment le monde est devenu cheap. Une histoire inquiète de l’humanité, trad. Pierre Vesperini, Flammarion, 2018.

5

La PAC en bref - Commission européenne (europa.eu)

6

Interview du 16/02/2022.

7

David Graeber, Bullshit jobs, trad. Élise Roy, Les liens qui libèrent, 2019.

8

Pierre Bitoun, Yves Dupont, Le sacrifice des paysans. Une catastrophe sociale et anthropologique. L’échappée, 2016, p. 10.

9

David Graeber, op.cit., p. 323.

10

Rob J.-F. Burton, Jérémie Forney, Paul Stock, Lee-Ann Sutherland, The Good Farmer. Culture and Identity in Food and Agriculture, Routledge, 2021.

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