48 Résultats
Du livre imprimé, à l’ère nucléaire
Roland de Bodt
Depuis 1985, les Éditions du Cerisier publient « par privilège et prédilection, des romans, des nouvelles, du théâtre, des essais qui, sans fard, traitent de la société d’aujourd’hui ». Donner une place aux voix du monde populaire face à celles d’une « aristocratie omniprésente, sûre d’elle et monopolisant le verbe » est depuis 40 ans, pour celles et ceux qui font Le Cerisier, un combat politique et un enjeu de démocratie culturelle, mais aussi d’intérêt général. Cet engagement, partagé par Culture & Démocratie, a donné lieu à plus d’une décennie de collaboration entre nos deux structures. À l’occasion de ce quarantième anniversaire, Roland de Bodt, auteur du Cerisier, nous rappelle que le livre imprimé, dans la diversité des écritures qu’il rend accessible de par le monde, est un précieux instrument de liberté. Une invitation à se (re)plonger dans le foisonnant catalogue de cette maison d’édition.
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🎧 Création sonore | Quand la fiction dépasse la réalité
Leslie Doumerx
Leslie Doumerx vous invite à tendre les oreilles en prolongement du dossier « Mensonges ! » du Journal de Culture & Démocratie. Elle a rencontré Laura Di Spurio, historienne à l’ULB et créatrice du podcast « Qui a tué Jeanneke ? ». Dix épisodes entre enquête historique et true crime autour de la mort non élucidée d’une enfant dans les rues de Bruxelles en 1906. L’occasion d’interroger la posture de l’historienne et son rapport à la vérité. Comment raconter une histoire dont on ne sait pas tout ? Peut-on mentir ou inventer les manques ? Quel rapport entretenir avec le vrai ?
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Complot : de la dissonance cognitive à la fascination
Wu Ming 1
Chemtrails, reptiliens, QAnon… l’époque semble particulièrement propice aux « fantasmes de complot ». Wu Ming 1, auteur notamment de l’ouvrage Q comme Qomplotn, a consacré plusieurs décennies à une recherche extrêmement documentée sur certains de ces fantasmes. Au fil de cet entretien, il revient sur les mécanismes à l’œuvre dans l’élaboration de ces croyances. Autour de quel « noyau de vérité » se forment-elles ? À quels besoins répondent-elles ? Quels affects suscitent-elles ? En s’interrogeant également sur les moyens de démantèlement de ces narrations toxiques, Wu Ming 1 invite à remplacer l’émerveillement du complot par la fascination de la lutte.
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Le rôle des émotions dans la construction de nos croyances
Séverine Falkowicz, Alexander Samuel
Séverine Falkowicz et Alexander Samuel croisent les apports de la psychologie sociale et des sciences pour interroger les liens entre émotions, esprit critique et adhésion aux fausses croyances. À travers une analyse des biais cognitifs, des mécanismes de viralité sur les réseaux sociaux et des logiques de manipulation émotionnelle, tou·tes deux explorent les conditions qui favorisent la désinformation, le complotisme et certaines formes de radicalisation politique. Il·elle plaident également pour une approche plus nuancée des émotions, envisagées comme des facteurs de vulnérabilité, mais aussi comme des leviers de compréhension, de dialogue et d’exercice critique.
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Le champ d’influences comme organologie anti-démocratique
Pierre Hemptinne
Les influenceur·ses sont souvent présenté·es comme des héros et héroïnes de la réussite individuelle sur un marché de l’emploi précarisé. Pourtant, leur succès fulgurant ne vient pas de nulle part et n’est pas dû qu’à leur talent seul. Consciemment ou non, ils et elles contribuent à faire vivre une idéologie du marketing qui travaille l’imaginaire individuel et collectif depuis des décennies. Ils et elles propagent le « capitalisme linguistique », des modes d’expression de soi au profit d’une économie consumériste qui ouvre la voie aux « faits alternatifs » et aux biais négatifs, plus rentables et plus en phase avec l’extractivisme numérique. Une dérive qui n’a cessé d’être pensée pour aider la démocratie à se défendre.
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Happy No Ending
Pierre Cassou-Noguès
Pouvons-nous imaginer une fin heureuse au capitalisme ? Pour le philosophe Pierre Cassou-Noguès, inventer d’autres possibles est un premier pas pour lutter contre l’imaginaire dominant de l’effondrement. Ce texte, en forme de fiction exploratoire, nous propose de ralentir pour sortir de ces représentations cadenassantes, reprendre la main sur nos émotions, notre attention et nos savoirs et retrouver notre capacité à imaginer d’autres « régimes de vérité ».
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🌐 Attachement, patrimoine et vérité
Thibault Galland, Manon Istasse
Cet article interroge la manière dont se posent des questions liées à la vérité dans différentes réalités patrimoniales en Fédération Wallonie-Bruxelles et au Maroc. À travers des exemples concrets de polémiques autour de formes de patrimoine, Thibault Galland et Manon Istasse proposent d’éclairer les relations, les affects, les influences et les formes d’autorité qui traversent les communautés patrimoniales grâce aux notions d’attachement, de prises et de boites noires. Ces dernières permettent de rendre compte de la circulation des significations selon des modalités plus ou moins libératrices.  
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🌐Towards a culture of joyful ecology. Reflections on new cultural institutions to help us in our struggles
Kilian Jörg, -h-
Discussions about the environment are too rarely accompanied by positive representations. Yet joy and desire are powerful levers for action. Artists Kilian Jörg and -h- propose, through two examples chosen in France and Austria, to reclaim ecological and social victories in order to build new cultural institutions that are positive and inspire hope.
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« Qu’est-ce que l’enfance selon toi ? »
Comité éditorial invité
Enfants et adolescents ont répondu à la question « Qu’est-ce que l’enfance selon toi ? » posée dans un cadre d’atelier de collecte de parole ou lors de rencontres informelles, par l’adulte Valérie V. entre avril et septembre 2025, à Asse, Anderlues, Bruxelles, Chassepierre, De Panne, Incourt, La Louvière, Liège, Mouscron, Namur, Virton.
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🌐L’enfant trouble
Catherine De Poortere
La manière dont le cinéma représente l’enfance reflète le concept d’enfant pris dans une relation de domination naturalisée avec les adultes. Un être en devenir, instrumentalisé. Heureusement, des cinéastes élaborent des narrations où l’enfant devient personnage à part entière. Avec Hirokazu Kore-eda, où la matrice des récits enchevêtrés, formant intrigue, est un lieu où deux enfant échappent aux adultes, peuvent tomber les masques. Être eux-mêmes. Avec Idrissa Ouedraogo, où un jeune garçon résiste aux superstitions et pressions de sa communauté. Avec Céline Sciamma où l’on arpente les lisières où des enfants, affranchis de l’imposition autoritaire du genre, explore le trouble des identités et de l’intime. Jonanthan Glazer convoque le merveilleux et l’irrationnel pour perturber complètement la séparation entre monde adulte et imaginaire d’enfant, questionnant le statut de la parole des jeunes, le poids des illusions adultes. Exemples de fictions qui décortiquent la complexité des relations entre générations et ouvrent la voie à des regards et écoutes différenciés, conscientisés, disponibles pour d’autres schémas relationnels.
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« L’enfance majeure » : rituels de réparation de la communauté
Emmanuelle Nizou, Julien Fournet
Et si l’enfance pouvait devenir le moteur d’une micro-utopie, une piste de déblocage face à des horizons qui semblent se refermer sur nous ? C’est l’hypothèse qui a animé Julien Fournet tout au long de L’enfance majeure, un projet de recherche et de création qui a donné lieu à des conférences, des ateliers, un spectacle, des jeux, des gouters et des arpentages. Emmanuelle Nizou, qui l’a accompagné sur le volet dramaturgique, l’invite à partager ici une partie des réflexions qui ont porté sa démarche, celle d’un artiste, philosophe et père convaincu de la puissance de l’enfance comme force politique face au monde qui vient.
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Infantes poetae
Medeber Teatro
Le Medeber Teatro, fondé par Serenella Martufi et Francesco Moraca, est un projet de recherche, de pédagogie et de création artistique pluridisciplinaire qui explore les liens entre poésie, politique et transformation du réel. Serenella propose ici un récit, de 2014 à aujourd’hui : dans les pas de Sofia, de Sarwar, d’enfants de Pirri ou de Gaza, elle interroge la poiesis – cet acte de création qui fait du geste, de la parole et du rêve une manière d’habiter le monde autrement. L’enfant y devient poète·sse et bâtisseur·se d’avenir, porteur·se d’un « je peux » fragile et révolutionnaire.
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Comme des baleines échouées
Eva Kavian
Avec son livre L’engravement (La contre allée, 2022), Eva Kavian nous emmène avec une extrême délicatesse au cœur d’un monde encore trop étranger, celui d’une institution de santé mentale pour jeunes patient·es. Un texte qui bouscule et raconte le désarroi et la solitude des patient·es et de leurs proches. Et qui dévoile le beau qui peut aussi se dégager de la souffrance extrême.
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🌐 Inhabiting worlds attentively
Tim Ingold, Jan Masschelein
Can childhood, in its modest way, help us find our way in the world to come, making trouble, questioning our dominant categories? This is the question we put to Tim Ingold and Jan Masschelein, who, from their respective fields of social anthropology and philosophy of education, agreed to engage in a written dialogue. Through nine key words —attention, childhood, experience, freedom, generation, present/presence, relationship/encounter, response-ability, vulnerability—, they discuss how these concepts can provide avenues for addressing current and future crises.
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Habiter attentivement les mondes
Tim Ingold, Jan Masschelein
L’enfance peut-elle, modestement, nous permettre de nous orienter dans le monde qui vient et faire trembler-troubler nos catégories dominantes ? Nous avons posé la question à Tim Ingold et Jan Masschelein, qui depuis leurs champs respectifs de l’anthropologie sociale et de la philosophie de l’éducation, ont accepté de se prêter à l’exercice d’un dialogue croisé. À travers neuf mots clés – attention, enfance, expérience, liberté, génération, présent/présence, relation/rencontre, respons-(h)abilité, vulnérabilité – ils évoquent comment ces notions, ensemble, peuvent figurer des pistes pour affronter les crises présentes et à venir.
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🎧 Création sonore | Des jours nouveaux pour un calendrier positif
Leslie Doumerx
Voici les nouveaux rendez-vous à mettre dans votre agenda pour des centaines d’années. À graver dans le marbre. Ces capsules sonores présentées par Leslie Doumerx sont le prolongement de l’article Pour une culture de l’écologie joyeuse à lire dans le Journal de Culture & Démocratie n°60. Les artistes Kilian Jörg et -h- y proposent de se réapproprier des victoires écologiques et sociales pour construire de nouveaux rites culturels positifs et porteurs d’espoir. Le dossier s’est intéressé à l’écologisation, de Belœil aux Antilles, entre haies et technologies « intelligentes ». Recherches, luttes écologiques, héritages anarchistes et créations artistiques s’entremêlent..
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Firmament : la première fête de notre nouveau monde
Esther Sfez
Quand certain·es en appellent à un retour aux savoirs ancestraux pour prendre soin de la planète, le collectif Hold Up imagine, avec le spectacle Firmament, l’effondrement du système capitaliste extractiviste et de ses excès et fait table rase de ce monde dont il ne veut plus. Ce spectacle déambulatoire proposera, à partir du printemps 2026, une cérémonie de passage vers un monde nouveau. Entretien avec Esther Sfez, porteuse du projet, qui nous invite à (re)prendre le temps de la réflexion collective pour imaginer ensemble cet autre futur.
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Pour une culture de l’écologie joyeuse. Réflexions sur des nouvelles institutions culturelles pour nos luttes
Kilian Jörg, -h-
Les discours écologiques s’accompagnent trop rarement de représentations positives. Pourtant la joie et le désir sont de puissants leviers de mobilisation. Les artistes Kilian Jörg et -h- proposent, au fil de deux exemples choisis en France et en Autriche, de se réapproprier des victoires écologiques et sociales pour construire de nouvelles institutions culturelles qui soient positives et porteuses d’espoir.
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Écologisation : une belle vie pour tou·tes
Pierre Hemptinne
« N’oublions pas que les dispositions humaines à l’intelligence collective sont enracinées dans des bases neurales solides et qu’elles demeurent prêtes à sortir du sommeil pour être utilisées. Nous héritons d’un dialogue long de 2,4 millions d’années entre les humains et leur environnement, bien plus robuste que les formations politiques et les réseaux étalés actuels, vieux de quelques siècles seulement. » Charles Stépanoff, Attachements. Enquête sur nos liens au-delà de l’humainn
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L’ouverture utopique d’un recommencement
Pierre Hemptinne
Faut-il accepter les règles de la guerre culturelle néofasciste ? Elle attise les peurs, les fragilités. Si l’on déplaçait le terrain des enjeux en soignant blessures et haines ? Ouvrir un autre champ des possibles, une utopie qui rebattrait les cartes du désir et du sensible, avec les savoirs et savoir-faire développés, préservés au sein de l’associatif et de l’éducation populaire ? Un vrai recommencement politique.
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Émilie Gaid
Marcelline Chauveau
Objets de rebut plantés de graines de sésames, chimères dessinées à partir d’observations au microscope, bombes à graines, champignons et aliments en évolution, l’univers d’Émilie Gaid transposé en bichromie peuple les pages de ce numéro. L’alimentation est au cœur de nos vies humaines quotidiennes et renvoie à des questions sociales, économiques, politiques et écologiques. Émilie Gaid s’en saisit artistiquement à travers la question plus vaste du vivant. Son travail mêle cuisine et chimie, comme une réappropriation des codes scientifiques sauce humour et poésie. Le protocole créatif de l’artiste commence par des déambulations pendant lesquelles sont récoltés des éléments qui seront par la suite échantillonnés. Puis, elle expérimente avec ces matériaux, les observe pour enfin les mettre en forme artistiquement. Bon appétit !
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Écosophie des sound systems. Suivi de la soirée « Sound System Culture »
Jean-Christophe Sevin
La soirée « Sound System Culture » organisée au Cinéma Nova de Bruxelles le 2 décembre 2023, en partenariat avec Culture & Démocratie, Osmose, Sonic Street Technologies et PointCulture, s’ouvrait par une discussion « Ritualités collectives », suivie par la projection de Babylon, le film de référence de Franco Rosso sur les sound systems dans le Londres de 1980, et était suivie d’une session reggae avec le 54sound system. J’aimerais revenir ici sur les pratiques évoquées durant la discussion à laquelle j’ai participé en compagnie de membres de collectifs, sound systems, ateliers et associations qui interviennent ou animent des évènementsn. Ces pratiques tracent ce qu’on pourrait appeler, en écho à Félix Guattari, une perspective écosophiquen, en ce qu’elles s’attellent à prendre soin des modalités de fonctionnement des soirées sound system et de la subjectivité individuelle et collective du public. Plus particulièrement je vais mettre en avant ce qui me semble relever à la fois d’une écologie mentale et d’une écologie sociale, soit deux des trois écologies qui composent, avec l’écologie environnementale, l’écosophie guattarienne.
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Ritualités collectives
Culture & Démocratie questionne la culture sound system dans le cadre d’une interrogation plus globale : comment peut-on se donner de la force et se doter d’outils d’émancipation par des actions, créations, moments collectifs musicaux ritualisés ? À travers un panel d’invité·es engagé·es dans diverses actions, ce sont les enjeux et problématiques des deux numéros du Journal de Culture & Démocratie consacrés aux rituels qui ont été étudiés. Quelles pratiques sont susceptibles de réparer le monde, d’inventer d’autres modes d’existences collectifs pour mieux vivre ensemble demain ? Introduction : Dany Ben Felix (médiateur culturel à la Médiathèque Nouvelle et membre de l’équipe bénévole du cinéma Nova), Sara Lovisetto (collectif Osmose), Margaux Notarianni (collectif Osmose), Hélène Hiessler (coordinatrice à Culture & Démocratie) Discussion : Souria Cheurfi (rédactrice pour Vice, membre du collectif Psst Mlle), Dries Talloen (fondateur du Roots Explosion Soundsystem à Bruges, historien, étudiant la culture des sound systems reggae), Jean-Christophe Sevin (maitre de conférence à l’Université d’Avignon et chercheur associé à Sonic Street Technologies), Maxime Lacôme (artiste sonore, coordinateur de l’Axoso – Atelier de Création Sonore et Sauvage), Rrita Jashari (membre du 54 Kolaktiv et du 54Sound) Modération : Emmanuelle Nizou (coordinatrice artistique de projets collectifs, membre de Culture & Démocratie)
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Solastalgie ? C’est grave, mais ça se soigne !
Pierre Hemptinne
En compilant ses innombrables randonnées parmi plusieurs centaines de films, en dialoguant avec d’autres randonneur·ses qui racontent leurs bifurcations, Frédérique Müller publie une boite à outil pour soigner les angoisses du futur, échapper à la fatalité de l’Anthropocène, se substituer collectivement à l’inertie politique.
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Écoscopie sorcière
Jean-Baptiste Molina
Voyage en une fiction prospective au-delà de la catastrophe : dialogue entre un·e jeune et un·e ancien·ne. Comment on est-on arrivé·es là ? Contre la machine infernale du techno-capitalisme, les grèves, blocages, insurrections se sont multipliées. Des militant.es ont réactivé des savoirs « non rationnels », organisé la survie autour de rituels bons pour l’imaginaire collectif. Jusqu’au rituel d’écoscopie, où s’éprouver au sein des milliards d’êtres qui nous constituent, là où les capitalistes suicidaires s’obstinaient à poser l’être humain hors du vivant.
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Émeute de soins dans l’art contemporain
Marcelline Chauveau, Fen D. Touchemoulin
Dans un monde, où les mutantxesn peuvent exister.
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Le jeu de rôle grandeur nature et ses potentialités transformatrices
Rachel Hoekendijk
Le jeu, simple divertissement ? Rachel Hoekendijk propose ici de le replacer dans l’histoire longue de nos cultures, de ses liens tant avec le sacré qu’avec le sacrilège. Voici le cercle magique des jeux de rôles grandeur nature, à connotation militante. Basés sur l’expérience des pouvoirs de la bienveillance, ce sont des pratiques ritualisées qui ouvrent d’autres perspectives relationnelles. En proposant des immersions dans diverses problématiques sociales, leurs protocoles aident à transformer les idées reçues. Autant de dispositifs pour s’essayer à co-construire un nouveau champ des possibles.
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Rituels, résistance, réciprocité et régénération
Jay Jordan
Dans nos sociétés modernes, le désir d’explorer des rationalités non-scientifiques trouve un écho dans des pratiques de rituels qui font dialoguer le matériel et l’imaginaire, le physique et le symbolique. Pour Jay Jordan, les rituels sont un outil de résistance et de rassemblement. En permettant la sublimation de l’oppression et des traumatismes, ils peuvent devenir une force pour souder une communauté et lui redonner sens.
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Olivia Sautreuil
Marcelline Chauveau
Pour créer la série d’images du Journal de Culture & Démocratie n°56 sur les rituels, Olivia Sautreuil, dessinatrice et sérigraphe, est partie d’une réflexion sur le temps et sur la façon dont celui-ci ritualise nos journées à partir du livre River of Shadows: Eadweard Muybridge and the Technological Wild West de Rebecca Solnit. Elle s’est aussi intéressée au Kibbot Kift, un mouvement du XXème siècle opposé à la vision militariste de certains groupes scouts, dont l’univers et les pratiques rituelles mêlaient mythes, artisanat et art de la vie dans la nature. Comment s’émanciper de l’ordre par l’invention de nouvelles ritualités ? Finalement, l’univers de l’enfance est omniprésent dans cette série d’images, univers familier pour Olivia qui travaille régulièrement pour l’édition et la presse jeunesse. Comment les enfants s’approprient-il·elles les objets du quotidien en les détournant pour apprendre et pour imaginer d’autres possibles ?
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L’objet à l’œuvre
Marcelline Chauveau
La relation que nous entretenons aux objets qui nous entourent dit beaucoup de nous et de notre rapport au monde. Au-delà de leur aspect strictement fonctionnel, nos objets sont aussi des médiateurs de savoirs, de mémoires et d’imaginaire. En soignant notre rapport à eux nous prenons finalement soin de nous-mêmes et de nos histoires. Pour Marcelline Chauveau nous pouvons sortir d’un modèle de société basée sur la consommation excessive en inventant de nouvelles ritualités et de nouveaux liens aux choses. Et si nous faisions de notre rapport aux objets un « moyen de résistance à un monde homogène et formaté » ?
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