Articles avec tag « arts visuels »
49 Résultats
🌐 Peindre la Toile
Emmanuelle Quertain
À partir de son œuvre My Address, Emmanuelle Quertain propose une réflexion sur notre rapport aux images à l’heure du numérique. Elle explore les liens entre peinture, attention, mémoire et langage, tout en interrogeant les effets de la surabondance des contenus et des images générées par l’intelligence artificielle sur notre perception du réel, de la vérité et des autres.
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Emmanuelle Quertain
Emmanuelle Quertain
Les images qui introduisent ce dossier sont quelques-unes des 465 aquarelles qui constituent l’œuvre My Address de l’artiste belge Emmanuelle Quertain. Dans cette pièce monumentale, elle propose un geste pictural qui traduit l’ensemble des datas – non écrites – qu’elle a consommées sur une période de cinq mois sur son ordinateur. Ces aquarelles – qu’elle nomme datas painting – recouvrent les murs des lieux où elles s’exposent dans l’idée de rappeler la notion de quantité et que les spectateur·ices aient la sensation – comme en ligne – d’être immergé·es dans cet ensemble. Libre à chacun·e de les lire toutes, comme un film, en les suivant les unes après les autres ou, de façon plus onirique, de laisser une image arriver, puis une autre, avec l’impression toutefois qu’on ne pourra pas tout voir.
Face à la surabondance d’images auxquelles nous sommes chaque jour confronté·es, cette œuvre questionne notre capacité d’attention, de concentration et de discernement. À une époque de surconsommation d’images et de dissolution permanente, qu’est-on encore capable de distinguer ? À l’heure où les algorithmes associent pour nous les contenus qu’ils nous proposent, quelle est notre réelle part de décision ? Plus qu’un autoportrait numérique de l’artiste, My Address se veut plus globalement un portrait des médias dans leur ensemble, mêlant indistinctement des images de drones, d’incendie et de canadairs, de figures de musique pop féministe, ou encore le portait du footballeur Benjamin Mendy.
Cet ultra-morcellement associé à la rapidité du geste pictural est une façon pour Emmanuelle Quertain de portraiturer notre époque tout en s’interrogeant sur sa posture d’artiste : « En tant que peintre, si je ne choisis plus ce que je regarde, est-ce que je suis encore capable d’avoir un point de vue ? Et est-ce que chercher à en avoir un a du sens, dans un monde où les gens ne s’inquiètent pas de savoir s’ils sont dans un espace fermé ou dans un espace ouvert ? »
Le travail d’Emmanuelle Quertain questionne aussi les rapports sociaux de notre temps. À l’heure où l’intime est exposé en continu, la peinture est pour l’artiste à la fois une forme d’exhibition par excellence mais aussi une manière de se cacher. En disant « regardez ici », Emmanuelle Quertain choisit ce qu’elle montre ou ce qu’elle ne montre pas. L’architecture participe de la monstration tout comme l’époque définit notre capacité à voir, à participer à un espace public ou à un espace de société.
Ainsi, plus largement l’œuvre pointe la tendance à l’actuelle objectivisation des individus, dont l’attention n’est qu’une ressource parmi d’autres, et nous propose de conscientiser la manière dont on devient objet derrière un écran, notamment en nous interrogeant sur notre relation à notre propre langage. Le travail d’Emmanuelle Quertain nous invite ainsi à retrouver notre condition de sujet ainsi que notre capacité à faire société.
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Métamorphose graphique du Journal avec le studio WIP Office
Julie Bassinot, Marie Damageux
Fin 2025, Françoise Vercruysse, graphiste des éditions du Cerisier qui s’occupait de la maquette du Journal de Culture & Démocratie depuis 2015, a pris sa pension. Merci Françoise pour ces dix années à nos côtés ! Ce 62ème numéro inaugure une nouvelle collaboration avec l’atelier WIP Office, constitué des graphistes Marie Damageux et Julie Bassinot. Pour mieux les connaitre, nous leur avons posé quelques questions. Portrait.
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🌐L’enfant trouble
Catherine De Poortere
La manière dont le cinéma représente l’enfance reflète le concept d’enfant pris dans une relation de domination naturalisée avec les adultes. Un être en devenir, instrumentalisé. Heureusement, des cinéastes élaborent des narrations où l’enfant devient personnage à part entière. Avec Hirokazu Kore-eda, où la matrice des récits enchevêtrés, formant intrigue, est un lieu où deux enfant échappent aux adultes, peuvent tomber les masques. Être eux-mêmes. Avec Idrissa Ouedraogo, où un jeune garçon résiste aux superstitions et pressions de sa communauté. Avec Céline Sciamma où l’on arpente les lisières où des enfants, affranchis de l’imposition autoritaire du genre, explore le trouble des identités et de l’intime. Jonanthan Glazer convoque le merveilleux et l’irrationnel pour perturber complètement la séparation entre monde adulte et imaginaire d’enfant, questionnant le statut de la parole des jeunes, le poids des illusions adultes. Exemples de fictions qui décortiquent la complexité des relations entre générations et ouvrent la voie à des regards et écoutes différenciés, conscientisés, disponibles pour d’autres schémas relationnels.
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3ème et de 4ème primaire de l’école communale de Boncelles 2
Sébastien Marandon, école communale de Boncelles 2
Les élèves de 3ème et de 4ème primaire de l’école communale autonome de Boncelles à Seraing ont réalisé les images de ce Journal avec leurs institeur·ices Chloé Bosman et Rodrigue Willem, accompagné·es de leur référente culturelle du Conseil de l’enseignement des communes et des provinces, Christine Lambot. Nous sommes allé·es les rencontrer dans leur classe, où ils et elles nous ont parlé de leurs dessins et de leur vision de l’enfance.
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Nathan Vandenberghe
Marcelline Chauveau
L’ornementation, l’action d’orner une architecture ou un objet d’un détail décoratif, interroge notamment la possession et son pouvoir. Son utilité est questionnable au sens où l’ornement ne sert pas la fonction d’usage mais les fonctions esthétiques et symboliques. « Trop chargé, ou minimaliste ! », « Kitsch ou chic ! », « Lourd ! », « Froid ou chaleureux ! »… L’ornement montre, par son abondance ou son absence, une volonté de distinction : « Je possède donc je suis. » Il représente la richesse ou la pauvreté, entérine les bons et les mauvais gouts. Maitriser les codes esthétiques dominants transmis par les ornements est un marqueur social et culturel, et donc une démonstration de pouvoir. Nathan Vandenberghe se saisit de la question de l’ornement à travers sa production industrielle. Dans les deux séries présentes dans les pages de ce Journal, il s’interroge : comment politiser par l’art le modèle de pouvoir capitaliste et productiviste qu’incarne l’ornementation ?
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Ateliers Par Où On Passe & Ninon Mazeaud
Maryline le Corre
« Les hommes et les femmes de passage laissent des traces.
Qui parfois s’effacent. »
Cristina Del Biaggio
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Les Ateliers de la Banane
Rédaction
« S’inscrire à un atelier, c’est s’offrir un temps pour soi ; c’est rechercher, expérimenter, apprendre avec d’autres. C’est inventer et participer collectivement à la vie sociale et culturelle. »
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Petrus De Man
Sabine de Ville
« Le dessin et la pointe sèche me plaisent parce que ce sont des moyens d’expressions très directs. En travaillant, je cherche à saisir le temps qui m’échappe. Ma figuration n’est qu’une métaphore pour visualiser mon monde intérieur (colère, peur ou solitude). L’art populaire, l’art brut et les dessins d’enfants m’ont depuis toujours influencé par leur caractère spontané et parfois brutal, dépourvu de “chichis” et hors des conventions. »
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Émilie Gaid
Marcelline Chauveau
Objets de rebut plantés de graines de sésames, chimères dessinées à partir d’observations au microscope, bombes à graines, champignons et aliments en évolution, l’univers d’Émilie Gaid transposé en bichromie peuple les pages de ce numéro. L’alimentation est au cœur de nos vies humaines quotidiennes et renvoie à des questions sociales, économiques, politiques et écologiques. Émilie Gaid s’en saisit artistiquement à travers la question plus vaste du vivant. Son travail mêle cuisine et chimie, comme une réappropriation des codes scientifiques sauce humour et poésie. Le protocole créatif de l’artiste commence par des déambulations pendant lesquelles sont récoltés des éléments qui seront par la suite échantillonnés. Puis, elle expérimente avec ces matériaux, les observe pour enfin les mettre en forme artistiquement. Bon appétit !
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Artistes et paysan·nes : cultiver et nourrir autrement
Pierre Hemptinne
Aux Abattoirs de Toulouse, une exposition sur les convergences entre travail de la terre et travail de l’imaginaire. Y sont rassemblés les éléments indispensables à inventer une chaine alimentaire autour du récit collectif d’une planète à rendre à nouveau habitable. Toute une poétique et une politique du vivant, dont dépend notre futur, et incompatibles avec les narratifs de l’extrême droite.
À paraitre : le prochain numéro du Journal de Culture & Démocratie sera consacré à la même thématique, une réflexion sur le devenir souhaité de notre chaine alimentaire.
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Rituels d’artistes à la Maison des Arts
Pierre Hemptinne
La Maison des Arts à Schaerbeek expose une constellation de rituels d’artistes, beaux, simples, narratifs et pas du tout hors-sol. Ils éclairent nos propres besoins de prise sur un quotidien anxiogène. Ils inspirent toutes sortes de petites inventions pour amorcer une nouvelle harmonie intérieure/extérieure. Ils veulent faire du bien, pas du tout verticalement, avec des esthétiques qui brassent émotions universelles, matériaux ordinaires, rebuts, gestes coutumiers.
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Émeute de soins dans l’art contemporain
Marcelline Chauveau, Fen D. Touchemoulin
Dans un monde, où les mutantxesn peuvent exister.
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Artivisme, rituels de conjuration, du SIDA au COVID
Antoine Pickels
L’épidémie de SIDA dans les années 1990 a fait naitre de nouvelles façons de manifester. Le corps et l’art sont devenus les médiums des revendications politiques de la communauté queer de l’époque, dans un contexte où l’action politique classique était limitée par l’atmosphère homophobe. Cet art performance activiste revêtait souvent un caractère symbolique et ritualisé, à la façon d’une cérémonie. Quels enseignements pouvons-nous en tirer ? Quelles formes de rituels développées par l’artivisme des années 1990 peuvent inspirer de nouvelles stratégies résilientes face à d’autres épidémies ?
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Olivia Sautreuil
Marcelline Chauveau
Pour créer la série d’images du Journal de Culture & Démocratie n°56 sur les rituels, Olivia Sautreuil, dessinatrice et sérigraphe, est partie d’une réflexion sur le temps et sur la façon dont celui-ci ritualise nos journées à partir du livre River of Shadows: Eadweard Muybridge and the Technological Wild West de Rebecca Solnit. Elle s’est aussi intéressée au Kibbot Kift, un mouvement du XXème siècle opposé à la vision militariste de certains groupes scouts, dont l’univers et les pratiques rituelles mêlaient mythes, artisanat et art de la vie dans la nature. Comment s’émanciper de l’ordre par l’invention de nouvelles ritualités ? Finalement, l’univers de l’enfance est omniprésent dans cette série d’images, univers familier pour Olivia qui travaille régulièrement pour l’édition et la presse jeunesse. Comment les enfants s’approprient-il·elles les objets du quotidien en les détournant pour apprendre et pour imaginer d’autres possibles ?
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L’objet à l’œuvre
Marcelline Chauveau
La relation que nous entretenons aux objets qui nous entourent dit beaucoup de nous et de notre rapport au monde. Au-delà de leur aspect strictement fonctionnel, nos objets sont aussi des médiateurs de savoirs, de mémoires et d’imaginaire. En soignant notre rapport à eux nous prenons finalement soin de nous-mêmes et de nos histoires. Pour Marcelline Chauveau nous pouvons sortir d’un modèle de société basée sur la consommation excessive en inventant de nouvelles ritualités et de nouveaux liens aux choses. Et si nous faisions de notre rapport aux objets un « moyen de résistance à un monde homogène et formaté » ?
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Rituels et musées
Anne Françoise Rasseaux, Virginie Mamet, Patricia Balletti, Laura Pleuger, Stéphanie Masuy
La notion de rituel partage avec le musée la mise en tension entre temps passés et horizons communs, la continuité et le changement, quelque chose aussi de l’ordre du passage au sens de transformation et de transmission. Les mots rituel et musée posent les questions associées du comment hériter, comment transmettre ce qui demeure tout en permettant à chacun·e de changer d’état au fil du temps : s’enraciner pour mieux « s’encommunern » et dans le même temps se mettre en mouvement ? Enfin tous les deux mettent en scène un rapport au corps, mettent en geste ce qui les traverse – ces corps –, ce qui demeure, ce qui change et ce qui disparait ? Le rituel a toujours été un moyen pour les sociétés de « s’ouvrir à des échanges multiples avec leur milieu et les existants visibles et invisibles qui l’occupent » dit Myriam Wathee-Delmotte dans le catalogue de l’exposition du Musée L, Art & rite. Le pouvoir des objetsn, qui nous servira de fil rouge dans ce texte collectif. Cet article choral montre comment la notion de rituel traverse les pratiques et dispositifs de médiation culturelle dans le quotidien de quatre musées, et s’interroge donc sur les formes et les effets des rituels qui accompagnent la monstration des œuvres.
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Art en milieux de soins : pour qui, pourquoi, comment ?
Laurent Bouchain, Fabienne Audureau, Catherine Vanandruel, Barbara Roman, Aurélie Ehx, Bart Walter, Thierry Boivin
Le groupe Art et santé de Culture & Démocratie a conçu, organisé et proposé, entre décembre 2021 et mai 2022, la formation « Art en milieux de soins : pour qui, pourquoi, comment ? » à destination des artistes, personnels soignants, travailleuses et travailleurs sociaux, étudiant·es de tous ces secteurs, ainsi qu’à toute personne concernée par les questions de l’art en milieux de soins.
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Parole et Dominique Mangeot
Sébastien Marandon
« J’imagine un livre conçu comme un théâtre mais délabré, où tous les actes du drame seraient livrés simultanément, discontinûement, et en désordre. C’est là que parait un vieux peintre, assailli de voix étranges, contradictoires, interrompues par des visions. Le réitératif et le décousu est la tournure de sa pensée et, s’il émet quelques finesses d’observation sur son art, le ressassement est la forme d’attaque par laquelle son esprit se cherche », dit Mallarmé dans Divagations.
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Bruxelles : identité, hybridité, créolisation
Nedjma Hadj Benchelabi, Hadassah Emmerich, Lisa Ahenkona, Rachida Lamrabet
Propos en anglais traduits par Hélène Hiessler (Culture & Démocratie)
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Questionner l’autorité : regards d’artistes
Younes Baba-Ali, Jean-Marie Vanoirbeek, Aleksandra Chaushova, Eric Corijn, Anna Raimondo, Aïda Yancy, Fabrice Kada
« La rencontre va se décliner en deux parties. Nous allons d’abord présenter les démarches singulières des artistes présent·es dans le cadre de l’exposition BXL UNIVERSEL II : multipli.city. Un panel d’artistes cosmopolites qui questionnent, chacun·e à leur manière, le pouvoir et l’autorité. Dans un second temps, nous échangerons autour de la manière de questionner notre rapport à l’autorité et au pouvoir, et plus généralement, autour de la place actuelle des artistes et de la culture dans la ville.
Anna Raimondo, vous êtes une artiste italienne : pourquoi avez-vous choisi de vous installer à Bruxelles pour vivre et pour travailler ? »
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Joseph Obanubi
Joseph Obanubi est né à Lagos (Nigeria). Après des études de design graphique, il a travaillé un temps comme directeur artistique dans la publicité avant de se consacrer entièrement aux arts visuels à partir de 2018. Ses travaux mêlent la photographie aux images digitales qu’il colle et superpose, composant des « bricolages visuels » de sujets isolés qui « participent à reconstruire une autre réalité dans une esthétique Afro-futuriste ». C’est l’une de ses créations qui figure sur l’affiche du festival Africa is/in the future, programmation artistique multidisciplinaire initialement inspirée par le courant et l’esthétique afro-futuristes, à laquelle Culture & Démocratie a collaboré en 2020 et 2021, et de nouveau cette année alors que le thème de l’édition 2022, « Adventures in Speculative fiction », rejoint en partie celui du dossier «Récits» tout récemment paru. Nous lui avons adressé quelques questions en lien avec ce dossier, autour de sa manière de pratiquer la fiction spéculative.
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Joanna Lorho
Marcelline Chauveau
Les images qui accompagnent ce Journal, ont été spécialement créées par Joanna Lorho.
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Louis Pelosse
Maryline Le Corre
Les images qui accompagnent ce Journal, ont été exclusivement conçues par Louis Pelosse, inspiré par la thématique du dossier : le temps.
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Collages et scènes de recommencement
Pierre Hemptinne
Pierre Hemptinne revient sur l’œuvre d’Emelyne Duval, dont une nouvelle phase était montrée au musée des Beaux-Arts de Mons (BAM) jusqu’à la fin du mois de mai 2022, sous le titre « Souviens-toi ».
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#5 − Journée transversale
Laurent Bouchain, Fabienne Audureau, Catherine Vanandruel, Barbara Roman, Aurélie Ehx, Bart Walter, Thierry Boivin, Pauline Duclaud-Lacoste, Alfred Fadonougbo, Marlon Santana Da Silva
@Centre culturel et sportif Tour à Plomb, 1000 Bruxelles
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#3 − Journée focus « Pont des Arts »
Fabienne Audureau, Régine Galle, Nicolas Castiaux, Gauvain Duffy, Margarita Dakou, Véronique Vandegh, Maxime Loye
@ Centre socioculturel Garcia Lorca, 1000 Bruxelles
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Benjamin Monteil
Thibault Scohier
Le paysage n’est plus un sujet en vogue. Alors qu’il a été, de la Renaissance au XIXe siècle, l’un des principaux thèmes de la peinture, réinventé toujours par les écoles qui se succédaient, on lui préfère de nos jours d’autres territoires, plus abstraits ou plus intérieurs. Le travail de Benjamin Monteil lui redonne sa centralité, explore son héritage, tout en lui appliquant un traitement tout à fait neuf et propre à l’époque.
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Ce qui est étranger et ce qui est soi
Entretien avec Benjamin Monteil
Marqué par ses origines franco-sénégalaises, Benjamin Monteil, aime brouiller les codes et les limites entre les territoires − entre Occident et Afrique, entre mainstream et contre- cultures, entre intériorité et extériorité, entre le corps et la prothèse, entre des représentations contemporaines de nos paysages et d’autres du passé ou de futurs imaginés. Ses gravures et dessins puisent aussi bien dans la gravure occidentale du XIXe siècle que dans l’univers du jeu vidéo ou encore des mangas, et dans les frictions qui naissent de la rencontre de tous ces courants. Ces constants déplacements le poussent à penser, dans sa pratique, à comment bricoler le monde de demain dans nos ruines actuelles. Comment à partir d’éléments hétérogènes fabriquer un monde habitable ?
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