Articles avec tag « identité »
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« Qu’est-ce que l’enfance selon toi ? »
Comité éditorial invité
Enfants et adolescents ont répondu à la question « Qu’est-ce que l’enfance selon toi ? » posée dans un cadre d’atelier de collecte de parole ou lors de rencontres informelles, par l’adulte Valérie V. entre avril et septembre 2025, à Asse, Anderlues, Bruxelles, Chassepierre, De Panne, Incourt, La Louvière, Liège, Mouscron, Namur, Virton.
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Tal Piterbraut-Merx : la domination oubliée. Politiser les rapports adultes-enfants
Lola Massinon
La domination oubliée présente les fragments d’une thèse, interrompue par le suicide de son auteur. Au scalpel, autopsie du pouvoir disproportionné de l’adulte sur l’enfant, comme construction systémique, historique, institutionnelle, par une personne qui en a subi les abus et trace la voie pour exorciser l’origine des violences sur mineur·es, soit la naturalisation de l’enfant fragile, de sa dépendance, prétexte à exploiter plutôt qu’à protéger. Qu’on y adhère ou pas, les propositions secouantes, nourries d’un vécu ainsi théorisé, éclairent ce que signifie politiser l’enfance : réfléchir à l’enfance dans notre société comme classe dominée, à affranchir.
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L’infans, l’enfant-roi et l’enfant-coéquipier. Autour d’une lecture de « Philosophie de l’enfance » de Gareth B. Matthews
Baptiste De Reymaeker
Comment repenser la relation entre adultes et enfants ? De la « matrice de toutes les dominations » décrite par Bernard Lahire au mythe contemporain de l’enfant-roi, Baptiste De Reymaeker interroge les représentations qui enferment l’enfance entre dépendance et toute-puissance. Tout autant critique de l’autorité verticale que de l’illusion d’une liberté totale, il invite, à la suite du philosophe Gareth B. Matthews, à une relation qui serait fondée sur la coopération et la responsabilité partagée.
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Infantes poetae
Medeber Teatro
Le Medeber Teatro, fondé par Serenella Martufi et Francesco Moraca, est un projet de recherche, de pédagogie et de création artistique pluridisciplinaire qui explore les liens entre poésie, politique et transformation du réel. Serenella propose ici un récit, de 2014 à aujourd’hui : dans les pas de Sofia, de Sarwar, d’enfants de Pirri ou de Gaza, elle interroge la poiesis – cet acte de création qui fait du geste, de la parole et du rêve une manière d’habiter le monde autrement. L’enfant y devient poète·sse et bâtisseur·se d’avenir, porteur·se d’un « je peux » fragile et révolutionnaire.
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Comme des baleines échouées
Eva Kavian
Avec son livre L’engravement (La contre allée, 2022), Eva Kavian nous emmène avec une extrême délicatesse au cœur d’un monde encore trop étranger, celui d’une institution de santé mentale pour jeunes patient·es. Un texte qui bouscule et raconte le désarroi et la solitude des patient·es et de leurs proches. Et qui dévoile le beau qui peut aussi se dégager de la souffrance extrême.
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Lutter contre la disparition. Fierté culturelle et nationalisme minoritaire dans le rap turc allemand
Renaud-Selim Sanli
À la suite de son article « L’arabesk, un déracinement oriental », Renaud-Selim Sanli, suit les traces de cette musique turque jusqu’en Allemagne, auprès des travailleurs immigrés arrivés de Turquie dans les années 1960. Au cours des années 1990, avec l’émergence d’une nouvelle mondialisation, les Turcs d’Allemagne s’emparent du rap comme outil de contestation et de revendication culturelle. L’arabesk y joue, là encoren, un rôle de liant communautaire, mais ses déplacements produisent aussi d’autres formes d’identités et de récits des origines, fantasmées ou non. Le rap turc allemand devient un vecteur de reconstruction identitaire dans une Allemagne en proie à un regain nationaliste excluant, alors même que la diaspora turque considère ce pays comme le sien. La musique devient le lieu d’une construction tant d’un autre chez-soi que d’une fierté culturelle du pays d’où l’on vient. Renaud-Selim Sanli montre comment, dans ce contexte tendu, des tendances majoritaires comme la globalisation américaine ou le nationalisme turc peuvent devenir des outils de luttes minoritaires pour s’opposer aux désirs d’homogénéisation et d’effacement des identités non-hégémoniques.
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L’arabesk, un déracinement oriental
Renaud-Selim Sanli
L’arabesk, musique de variété turque aux influences variées, a connu comme nombre d’autres musiques dites populaires, une trajectoire mouvementée. Celle-ci raconte « une histoire affective et politique du pays », des radiocassettes de bus de campagne à l’Eurovision puis aux soirées de la jet-set turque dans les années 2000, et se poursuit en Europe avec les migrations de travail. Cette trajectoire est le témoignage d’une pratique culturelle d’origine populaire d’abord méprisée et disqualifiée par les élites de la Turquie de Kemal Atatürk, puis récupérée et appropriée dans de nouveaux contextes politiques où sa dimension contestataire s’en trouve diminuée ou détournée. L’histoire de l’arabesk nous rappelle que les cultures populaires sont « une question politique de premier rang, qui touche à la structure d’ensemble de la société », comme l’écrivait Jan Baetens dans nos pagesn il y a quelques années – une question qui ne cesse de s’illustrer aujourd’hui avec la folklorisation des musiques traditionnelles et leur commercialisation.
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Résister et désobéir. Petit état des lieux des luttes écologistes en Belgique
Laïss Barkouk
Face à l’immobilisme politique, certain·es citoyen·nes se réapproprient les ressources énergétiques quand d’autres organisations choisissent des formes de résistance et de désobéissance plus radicales. Laïss Barkouk est allée à la rencontre de certaines de ces associations pour comprendre leurs revendications et modes d’action. Et puisque la lutte écologique est au cœur des problématiques liées à la production alimentaire, nous retrouverons notamment dans ce panorama Les Brigades d’Action Paysannes déjà rencontrées dans notre dossier « Nourrir/Se nourrir» (Journal n°58, 2024).
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Écologisation : l’exemple antillais
Anagram asbl (Sarah Aucagos et Guillaume Moreau – co-fondateur·ices)
Les territoires post-coloniaux cristallisent souvent les fractures sociales et les inégalités. Leur éloignement géographique a longtemps facilité leur mécompréhension, participé à un manque de visibilité et à une certaine forme de dénigrement. Du seul point de vue écologique, les départements ultramarins représentent pourtant 80% de la biodiversité française. Cette richesse inouïe, comme nombre de zones tropicales et subtropicales, est particulièrement fragilisée par les conséquences du réchauffement climatique, de l’augmentation des températures marines, de la montée des eaux ou encore des évènements climatiques extrêmes. À cela s’ajoute une histoire (coloniale) qui a largement déstabilisé la biodiversité et creusé les inégalités sociales, et dont il est difficile de s’extraire sans trouver une autre manière d’habiter la Terre. Le philosophe martiniquais Malcom Ferdinand, dans ses écrits Écologie Décolonialen et S’aimer la Terren, suggère ainsi de marquer la rupture avec « l’habiter colonial », cette manière destructrice, raciste et patriarcale d’habiter la Terre.
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Le nous de la crise
Dipesh Chakrabarty
Le temps des humains n’est pas le temps de la planète. Or, restaurer l’habitabilité de la Terre implique de penser en fonction de cette temporalité planétaire. Mais comment réduire la crise climatique qui impacte toutes les sociétés tout en tenant compte des différences et différends irréductibles à l’intérieur même de chaque société ? En croisant histoire mondiale, temporalités multiples et responsabilités partagées, l’historien Dipesh Chakrabarty propose dans cet entretien une réflexion sur les manières de faire lien à l’échelle de l’humanité.
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The “we” that speaks of a crisis
Dipesh Chakrabarty
Human time isn’t planetary time. Yet, to restore Earth’s habitability means thinking in terms of this planetary temporality. So how can we reduce the climate crisis that impacts humanity as a whole, while taking into account the differences between and within all societies? In this interview, historian Dipesh Chakrabarty combines world history, multiple temporalities and shared responsibilities to explore ways of forging links on a global scale.
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Faire du soin féministe pour aspirer à une inconditionnalité de l’accueil
Jo Millinship-Brisard
La déshumanisation des exilé·es va de pair avec une prise en charge institutionnelle où s’exercent souvent plusieurs formes de violence : coloniale, genrée, sexiste… Femmes, hommes, LGBTI+, tout le monde est traité comme de la matière anonyme, indistincte. Un accueil digne de ce nom devrait être attentif aux différences et traduire ce soin dans la moindre de ses procédures, depuis l’écoute des histoires individuelles jusqu’à la mise en place d’infrastructures adaptées aux besoins spécifiques. Le care féministe indique la voie à suivre.
Des lieux alternatifs existent, laboratoires d’un tel accueil inconditionnel, citoyen, adapté à tou·tes.
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Écosophie des sound systems. Suivi de la soirée « Sound System Culture »
Jean-Christophe Sevin
La soirée « Sound System Culture » organisée au Cinéma Nova de Bruxelles le 2 décembre 2023, en partenariat avec Culture & Démocratie, Osmose, Sonic Street Technologies et PointCulture, s’ouvrait par une discussion « Ritualités collectives », suivie par la projection de Babylon, le film de référence de Franco Rosso sur les sound systems dans le Londres de 1980, et était suivie d’une session reggae avec le 54sound system. J’aimerais revenir ici sur les pratiques évoquées durant la discussion à laquelle j’ai participé en compagnie de membres de collectifs, sound systems, ateliers et associations qui interviennent ou animent des évènementsn. Ces pratiques tracent ce qu’on pourrait appeler, en écho à Félix Guattari, une perspective écosophiquen, en ce qu’elles s’attellent à prendre soin des modalités de fonctionnement des soirées sound system et de la subjectivité individuelle et collective du public. Plus particulièrement je vais mettre en avant ce qui me semble relever à la fois d’une écologie mentale et d’une écologie sociale, soit deux des trois écologies qui composent, avec l’écologie environnementale, l’écosophie guattarienne.
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Ritualités collectives
Culture & Démocratie questionne la culture sound system dans le cadre d’une interrogation plus globale : comment peut-on se donner de la force et se doter d’outils d’émancipation par des actions, créations, moments collectifs musicaux ritualisés ? À travers un panel d’invité·es engagé·es dans diverses actions, ce sont les enjeux et problématiques des deux numéros du Journal de Culture & Démocratie consacrés aux rituels qui ont été étudiés.
Quelles pratiques sont susceptibles de réparer le monde, d’inventer d’autres modes d’existences collectifs pour mieux vivre ensemble demain ?
Introduction : Dany Ben Felix (médiateur culturel à la Médiathèque Nouvelle et membre de l’équipe bénévole du cinéma Nova), Sara Lovisetto (collectif Osmose), Margaux Notarianni (collectif Osmose), Hélène Hiessler (coordinatrice à Culture & Démocratie)
Discussion : Souria Cheurfi (rédactrice pour Vice, membre du collectif Psst Mlle), Dries Talloen (fondateur du Roots Explosion Soundsystem à Bruges, historien, étudiant la culture des sound systems reggae), Jean-Christophe Sevin (maitre de conférence à l’Université d’Avignon et chercheur associé à Sonic Street Technologies), Maxime Lacôme (artiste sonore, coordinateur de l’Axoso – Atelier de Création Sonore et Sauvage), Rrita Jashari (membre du 54 Kolaktiv et du 54Sound)
Modération : Emmanuelle Nizou (coordinatrice artistique de projets collectifs, membre de Culture & Démocratie)
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Politique de non-accueil en Belgique : hypocrisie politique, instrumentalisation du système judiciaire et déni des droits fondamentaux
Hélène Crokart, Nina Jacqmin
L’État belge a fait le choix d’une politique de non-accueil, bafouant sciemment droits fondamentaux et obligations légales. Il a été, pour cela, condamné par les Tribunaux et par la Cour européenne des Droits de l’Homme. Ce dont il ne tient pas compte. Dès lors, sa politique migratoire relève de l’arbitraire et s’affranchit des règles démocratiques. À l’encontre du grand n’importe quoi sur les migrations, deux avocates du cabinet ARADIA effectuent une salutaire mise au point. Écrit en 2022, ce texte n’a, hélas, pas pris une ride. Indispensable pour comprendre que ceux et celles qui s’efforcent d’accueillir les exilé·es, tentant de réparer une défaillance de l’État.
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Émeute de soins dans l’art contemporain
Marcelline Chauveau, Fen D. Touchemoulin
Dans un monde, où les mutantxesn peuvent exister.
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Miroir, mon beau miroir, dis-moi...
Ivy, Freddy
Il paraît que l’art peut aider à voir, à mieux comprendre l’état de notre monde. Mais si nous, Européens, sommes nous-mêmes les actants qui proposent à nos regardants d’explorer notre vision de notre nombril… Peut-être faut-il oser la parole des autres? Ivan Bielinski alias Ivy, poète et slammeur à Montréal, et Alfred L. Fadonougbo alias Freddy LC2, comédien à Cotonou, nous livrent leur vision de l’Europe.
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Se souvenir d’où l’on vient
Martine de Michele
Entre 2007 et 2017, En Compagnie du Sud a présenté trois œuvres théâtrales traversées par la thématique de l’immigration, et portées par les voix d’hommes et de femmes aux origines éclatées. Montenero et Les Fils de Hasard, Espérance et Bonne Fortune donnent voix aux Italien-ne-s qui sont arrivé-e-s en Belgique après la Seconde Guerre mondiale – et à leurs enfants. La Rive, en 2017, raconte le voyage de personnages partis à la découverte de « l’autre rive ». La metteuse en scène Martine De Michele, elle-même fille d’immigrés italiens, nous parle ici du cheminement qui a donné naissance à ces créations, de leurs sources d’inspiration et des tensions qui les parcourent.
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Faire vivre les rituels, l’espace public et la démocratie
Jan Vromman
Comment vivre le rituel aujourd’hui dans l’espace public ? Voilà une question que nous pose le dernier documentaire de Jan Vromman, intitulé Als reuzen sterven (Quand les géants meurentn).
Avec humilité mais sans concession, le réalisateur explore la thématique des rituels et des manifestations populaires à travers des images d’archives et des captations sur le vif du folklore des Géants en Belgique. À l’heure du déclin de ces représentations patrimoniales en Flandre et en Wallonie, le documentaire interroge ces formes, leur capacité à mobiliser des communautés et la pertinence de le faire. Via un travail aux allures d’enquête, Jan Vromman montre comment ces rassemblements collectifs constituent autant de manières d’occuper les rues et les places, autant d’occasions de se rencontrer au sein de l’espace public mais aussi les conflits qui s’y développent. Cet entretien revient sur des éléments du film autour de l’actualité des rituels et du rôle que ces organisations sociales ont dans la vitalité de nos espaces démocratiques pour faire émerger une nouvelle société, un nouveau modèle culturel.
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Benjamin Monteil
Thibault Scohier
Le paysage n’est plus un sujet en vogue. Alors qu’il a été, de la Renaissance au XIXe siècle, l’un des principaux thèmes de la peinture, réinventé toujours par les écoles qui se succédaient, on lui préfère de nos jours d’autres territoires, plus abstraits ou plus intérieurs. Le travail de Benjamin Monteil lui redonne sa centralité, explore son héritage, tout en lui appliquant un traitement tout à fait neuf et propre à l’époque.
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Ce qui est étranger et ce qui est soi
Entretien avec Benjamin Monteil
Marqué par ses origines franco-sénégalaises, Benjamin Monteil, aime brouiller les codes et les limites entre les territoires − entre Occident et Afrique, entre mainstream et contre- cultures, entre intériorité et extériorité, entre le corps et la prothèse, entre des représentations contemporaines de nos paysages et d’autres du passé ou de futurs imaginés. Ses gravures et dessins puisent aussi bien dans la gravure occidentale du XIXe siècle que dans l’univers du jeu vidéo ou encore des mangas, et dans les frictions qui naissent de la rencontre de tous ces courants. Ces constants déplacements le poussent à penser, dans sa pratique, à comment bricoler le monde de demain dans nos ruines actuelles. Comment à partir d’éléments hétérogènes fabriquer un monde habitable ?
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La mascarade, pratique populaire universelle
Entretien avec Clémence Mathieu
Les traditions carnavalesques sont par essence des traditions populaires – portées par les populations. À Binche, un musée y est consacré : le Musée international du Carnaval et du Masque, qui fait la part belle au carnaval de Binche et à ses objets rituels, mais aussi aux folklores et carnavals de Wallonie et du reste du monde. Clémence Mathieu évoque sa genèse et la place de ces rituels folkloriques dans la société, de l’Antiquité à nos jours.
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Plasticité culturelle
David Berliner
La réflexion sur la notion de culture est fondamentale en anthropologie. De manière classique, l’anthropologue considère que la culture est constituée d’un ensemble de représentations, de pratiques et de valeurs partagées par des humain·es, traits qui vont les différencier d’autres groupes d’humain·es. Elle rassemble dans le même temps qu’elle distingue.
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On les imagine dansant
Entretien avec Emine Karali
Emine Karali a grandi avec pas mal d’étiquettes, des identités qu’elle ne s’est pas choisies. Dans son travail d’illustratrice, dessiner des masques lui permet de brouiller les pistes : plus de visage ou de genre identifiable mais des identités multiples que chacun·e reconnait selon son cœur. Elle imagine des histoires qui interrogent nos représentations de l’Autre et invite chacun·e à en inventer.
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Ouvrir de nouveaux lieux communs
Roland de Bodt
Ascanio Celestini est un poète et conteur italien. L’acteur belge David Murgia a favorisé la diffusion de son œuvre en Belgique, une œuvre qui interroge les notions de nation, de domination et qui entend susciter la redécouverte de nouveaux lieux communs.
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Bagarres au King Créole
Pierre Hemptinne
L’art contemporain renouvelle-t-il les imaginaires des humanités ? Les artistes peuvent-ils transmuer la mondialisation en mondialité ? Comment l’exposition Mondialité, conçue par Hans Ulrich Obrist et Asad Raza, montrée à la Villa Empain à Bruxelles du 19 avril au 10 septembre 2017, peut-elle aider à répondre à ces questions ?
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Dessiner les uns contre les autres
Thisou Dartois
Professeure à l’École supérieure des arts de Saint-Luc à Bruxelles (ESA Saint-Luc), Thisou Dartois a travaillé pendant plusieurs mois avec ses étudiants du BAC 3 en illustration et des résidents du centre pour réfugiés du Samu social d’Ixelles. Ensemble, ils ont organisé et participé à une série de workshops qui a abouti à une exposition et une publication, Une pomme parce que c’est doux. Thisou Dartois nous en dit plus sur cette aventure, ou comment parvenir, par le dessin, à se parler, se raconter.
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Eloquentia la parole au centre
Valérie Vanhoutvinck
Dans l’accès à la parole, les dés sont pipés. L’étrangeté de l’autre tient à sa langue, qui s’intercale, l’éloigne. Eloquentia, programme de formation et concours d’éloquence organisé à l’Université Paris 8, apprend à poser sa voix, à trouver les mots pour convaincre. La maîtrise de la langue, celle des forts, est-elle la condition nécessaire pour se faire reconnaître et pouvoir dire sa profondeur ?
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Edito
Sabine de Ville, Nicolas Roméas
Nous le voyons par défaut, surtout quand ça n’a pas lieu. Nous voyons apparaître le visage hideux d’une humanité qui refuse l’autre, avec la plus extrême violence ou à force de dénégations et de mensonges, suivant les époques, ou par un savant mélange des deux. Quelle que soit la méthode, le but est toujours le même : réduire l’être humain, déchiré, replié sur lui-même, recroquevillé, contracté, traversé par ce mépris de l’autre, effrayant instrument du pouvoir.
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