Le vivant, le climat
Écriture collective dePierre Hemptinne (PointCulture)Sabine de Ville (Culture & Démocratie)Luc Malghem (Centre régional du Libre examen)
Restaurer l’importance de l’entraide, d’une cohabitation intelligente entre l’humain et le reste du vivant
La rencontre d’un virus tel que celui du Covid-19 avec l’humain est largement conditionnée par la manière dont l’être humain pense sa place au sein du vivant, au service de ses propres besoins.
Il n’y aura pas de solution sans s’attaquer aux « perturbations que notre monde globalisé exerce sur les environnements naturels et la diversité biologique. » (Jean-François Guégan, directeur de recherche à l’INRAE)
Il faut déconstruire des siècles de connaissances qui ont placé l’être humain au centre de l’univers, avec l’archétype de la nature vue comme une jungle où prime la lutte de tou·tes contre tou·tes. Démonter ce présupposé ancestral qui fonde l’esprit de compétitivité au cœur du néolibéralisme. Restaurer l’importance de l’entraide, d’une cohabitation intelligente entre l’humain et le reste du vivant.
Nous avons besoin d’« une politique de la Terre entendue comme une maison commune dont l’usage n’est plus réservé aux seuls humains. » (Philippe Descola, Le Monde, 20/05/20)
L’édification de cette maison commune aidera la mise en place de politiques plus radicales quant au changement climatique. Les solutions en la matière nécessitent en effet un bouleversement culturel des modes de vie.

